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 Saints du jour- année 2016

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MessageSujet: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyLun 07 Déc 2015, 23:02

Rappel du premier message :

Saint Noël Chabanel
Prêtre s.j. et martyr  au Canada


Noël Chabanel naît à Saugues (Haute-Loire, France) le 2 février 1613.
Il entre au noviciat de Toulouse le 9 février 1630. Il enseigne au collège de cette même ville (1632–1639), y étudie la théologie (1639–1641), y fait sa troisième probation (1641–1642).
Après avoir été professeur de rhétorique au collège de Rodez, il arrive à Québec le 15 août 1643, y reste un an, puis monte en Huronie.
Des huit Martyrs canadiens, il est le seul qui n’eut pas de facilité pour l’étude des langues.
Brillant professeur de rhétorique en France, il éprouvait une indicible répugnance pour les us et coutumes des sauvages. « Jamais pour tout cela, écrit le père Ragueneau, il n’a voulu se détacher de la Croix où Dieu l’avait mis ; jamais il n’a demandé d’en sortir. Mais au contraire, pour s’y attacher plus inviolablement, il s’obligea par vœu d’y demeurer jusqu’à la mort, afin de mourir sur la Croix ». La Relation de 1650 nous a conservé le texte de ce vœu héroïque.
Au début de décembre 1649, il était à la mission Saint-Jean, chez les Pétuns, quand il reçut l’ordre de se rendre à la résidence centrale Sainte-Marie II de l’île Saint-Joseph. Parti le 7 décembre, il était le lendemain traîtreusement assassiné par un Huron apostat. La Relation de 1650 raconte la mort de Chabanel, mais ignore les motifs de l’assassinat. Dans le « Manuscrit de 1652 », le père Ragueneau est mieux renseigné : il fait état de l’aveu du meurtrier, Louis Honarreennha, qui a déclaré avoir tué Chabanel en haine de la foi.
Noël Chabanel et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés le 29 juin 1930, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939). 
Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.
La célébration liturgique des 8 saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l'Église universelle.
Pour un approfondissement biographique sur les martyrs, cliquer sur les noms ci-dessous :
Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant 
Isaac Jogues
Jean Brébeuf 
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil


Les autres saints du jour :


BBx Paul Yun Ji-Chung  et 123 comp. († entre 1791 et 1888)
Ste Narcisa de Jesús Martillo Morán, laïque (1832-1869)
St Macaire, martyr († 250)
St Eutychien, pape (27e) du 275 à 283 et martyr
St Euchaire, Ier évêque de Trèves († 250)
St Patapios, ermite († Ve ou VIe s.)
St Romaric, père de famille puis abbé († 653) 
St Thibaud de Marly, abbé († 1247)
Bx Joseph-Marie Zabal Blasco, laïc et martyr († 1936) 
Bx Alojzy Liguda, prêtre s.v.d. et martyr (1898-1942)


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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyVen 19 Aoû 2016, 00:09

19 août

Saint Jean-Eudes
Prêtre et fondateur des :
« Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes)
« Institut Notre-Dame de Charité »

Jean Eudes, né le 14 novembre 1601, dans le petit village normand de Ri, était l´aîné de six enfants ; l´historien Eudes de Mézerai était son frère. Son père, Isaac, qui avait été arrêté au seuil du sacerdoce par des devoirs impérieux, possédait une science religieuse au-dessus de la moyenne ; aussi en fit-il largement bénéficier ses enfants.
Aucun ne profita mieux de cette éducation que Jean. Il n´était encore qu´un enfant quand, un jour, ayant reçu un soufflet d´un de ses camarades, il se mit à genoux, et tendit l´autre joue, selon le conseil évangélique. À quatorze ans, il faisait le vœu de chasteté et montrait déjà cette ténacité de volonté qui sera sa note caractéristique. Au collège de Caen, sa dévotion envers Marie le poussa à se passer naïvement un anneau de fiançailles au doigt.

Ses études terminées, il se décida à entrer dans l´état ecclésiastique. Pour le faire avec plus de perfection, il se mit sous la direction du Père de Bérulle, entra à l´Oratoire et fut ordonné prêtre à Paris, le 24 décembre 1625.

Le nouveau prêtre inaugura son ministère en se dévouant au soulagement des populations de Normandie alors décimées par la peste. Il poussa si loin le dévouement envers les pestiférés qu´il ne se trouva personne à Caen pour oser lui prêter asile, et que pendant plusieurs semaines il en fut réduit à se loger hors de la ville, dans un grand tonneau.

Mais l´œuvre principale du Père Eudes fut l´œuvre des missions. Au sortir des guerres religieuses, en France, l´ignorance de la religion et le relâchement des mœurs étaient extrêmes. Pour y porter remède, le Père Eudes parcourut la Normandie, la Bourgogne, l´Île de France et maints autres lieux ; son éloquence populaire, servie par un bel organe, et accompagnée d´une sainteté authentique, exerça un ascendant considérable sur toutes les classes de la société. Depuis saint Vincent Ferrier on n´avait point vu de missionnaire qui exerçât une telle action sur les foules.

Dans le but de travailler au relèvement du Clergé, « le plus grand ennemi de l´Église », selon lui, le Père Eudes ouvrit à Caen un séminaire qui fut l´embryon d´une nouvelle famille religieuse, consacrée aux Cœurs de Jésus et de Marie, et appelée « Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes). Le succès vint aussitôt : les diocèses de Normandie furent bientôt pourvus de prêtres instruits et vertueux. Le Père Eudes ajouta à la formation du clergé les missions dans les campagnes.

En même temps, il fondait à Caen un Institut pour assurer la persévérance des « Repenties ». Selon l´usage du temps, chaque maison était indépendante ; à la mort du Père Eudes, il y en avait quatre ; à la veille de la Révolution, il y en avait huit. En 1835, la supérieure du Refuge d´Angers, sainte Marie-Euphrasie Pelletier, femme « de taille à gouverner un royaume », obtint que les nouvelles maisons fondées par son monastère restassent sous la dépendance de la Maison-Mère et donna à sa Congrégation le nom de « Bon-Pasteur ». Cette branche a eu un grand succès, et possède des ramifications dans les cinq parties du monde.

Arrivé à un âge avancé, le saint fondateur déposa sa charge de Supérieur et mourut saintement le 19 août 1680.

Une des gloires du Père Eudes est d´avoir été le précurseur de la dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie. Quarante ans avant les apparitions de Paray-le-Monial, il faisait célébrer par ses prêtres l´Office solennel de ces très saints Cœurs et s´en faisait l´Apôtre dans ses missions. Aussi le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) appela le Père Eudes « Auteur du culte liturgique des SS. Cœurs de Jésus et de Marie ».

Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), en le béatifiant, le 25 avril 1909, a dit qu´il devait être regardé comme « Père, docteur et apôtre » de cette dévotion.

Jean-Eudes a été canonisé le 31 mai 1925 par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939).

Pour un approfondissement biographique :
>>>  Jean Eudes : Fondateur - Les Eudistes

Sources principales : J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 332 (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Giordano de Pise, prêtre o.p. (1260-1311)
St Magne, évêque d’Anagni et martyr († IIe/IIIe s.)
St Magin, martyr († v. 304)
St Timothée, martyr († v. 305)
Sts André, tribun, et ses compagnons soldats  († v. 305)
St Sixte III, Pape (44e) de 432 à 440
St Donat, prêtre et ermite près de Sisteron  († VIe s.)
St Bertolfo, abbé à Bobbio en Émilie († 639)
St Sebald, ermite à Nuremberg († IXe ou Xe s.)
Bx Bartolomeo, prêtre et abbé en Calabre († 1130)
Bx Guerric, abbé d'Igny (1080-1155)
St Léon II, abbé en Campanie († 1295)
St Louis, évêque de Toulouse († 1297)
Bx Angelo, moine et ermite dans les Pouilles († 1313)
Bx Louis Florès, prêtre o.p. et martyr, († 1622)
Bx Pierre de Zuñiga, o.e.s.a. et comp., martyrs († 1622)
Bx Hugues Green, prêtre et martyr († 1642)
St Ezequiel Moreno y Díaz, évêque (1848-1906)
Bx François Ibañez Ibañez, prêtre et martyr († 1936)
Bx Thomas Sitjar Fortia, prêtre s.j. et martyr († 1936)
BBses Elvire de la Nativité et 8 comp., martyres († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptySam 20 Aoû 2016, 00:02

20 août

Saint Bernard
Abbé et docteur de l'Église
(1090-1153)

Bernard, le prodige de son siècle, naît au château de Fontaines, près de Dijon, d'une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël ; il s'endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie.
À dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l'appel de Dieu, qui le voulait dans l'Ordre de Cîteaux ; mais il n'y entra pas seul ; il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L'exemple de cette illustre jeunesse et l'accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d'autres vocations, qu'on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu'on envoya fonder à Clairvaux un monastère qui devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint.
Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu'es-tu venu faire ici ? » Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu'il semblait n'être plus de la terre ; voyant, il ne regardait point, entendant, il n'écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C'est ainsi qu'après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non ; côtoyant un lac, il ne s'en aperçut même pas ; un jour, il but de l'huile pour de l'eau, sans se douter de rien.

Bernard avait laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : « Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t'abandonnons tout notre héritage. “Oui, je comprends, avait répondu l'enfant, vous prenez le Ciel et vous me laissez la terre ; le partage n'est pas juste.” » Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux.

Le Saint n'avait point étudié dans le monde ; mais l'école de l'oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l'ami des Papes, l'oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d'autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Bernard
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

St Samuel, prophète de l’A.T. († v. 1030 av. J.C.)
St Maxime (ou Mesme), abbé à Chinon  († Ve s.)
St Philibert (Filibert), abbé (†  v. 684)
Sts Léovigilde et Christophe, moines et martyrs († 852)
St Bernardo Tolomei, abbé et fond. à Sienne († 1348)
Bx Louis-François Le Brun, moine et martyr († 1794)
Bx Gervais Brunel, prieur trappiste et martyr († 1794)
Ste Marie De Mattias, vierge et fondatrice (1805-1866)
Bx Matthias Cardona, prêtre s.p. et martyr († 1936)
Bse Marie Clément Mateu, vierge et martyre († 1936)
Bx Ladislas Maczkowski, prêtre et martyr († 1942)
Bx Georg Häfner, prêtre et martyr (1900-1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptySam 20 Aoû 2016, 23:58

21 août

Saint Pie X
Joseph Sarto
Pape (257e) - Mémoire

Giuseppe Sarto, tel était son nom, naît à Riese (Trévise, Italie) le 2 juin 1835 et baptisé à la paroisse Saint-Matthieu le lendemain. Après deux ans dans la petite école de Riese, il poursuit ses études primaires à Castelfranco de Vénitie. Il reçoit sa première communion à Riese, aux Pâques 1847 (6 avril).
Il entre au séminaire de Padoue, le 13 novembre 1850, où il reste neuf ans. Tonsuré à la cathédrale d'Asolo, le 20 septembre 1851, il reçoit les deux premiers ordres mineurs en novembre 1856 et les deux autres le 6 juin 1857.

Il est ordonné sous-diacre le 19 septembre 1857 et diacre le 27 février 1858.

Il reçoit l'ordination sacerdotale dans la cathédrale de Castelfranco le 18 septembre 1858 ; célèbre sa première messe, le lendemain, à Riese et, le 29 novembre 1858, prend son poste de vicaire à Tombolo.

Nommé curé de Salzano, le 21 mai 1867, don Giuseppe Sarto quitte sa paroisse le 16 septembre 1875 pour devenir chanoine de Trévise.

Directeur du séminaire et chancelier épiscopal (28 novembre 1875). Primicier de la cathédrale le 12 juin 1879, il est, à la mort de l'évêque, élu par le chapitre vicaire capitulaire (27 novembre 1879).

Nommé à l'évêché de Mantoue en septembre 1884, il est sacré à Rome, dans l'église Saint-Apollinaire, le 23 novembre 1884, et entre à Mantoue le 18 avril 1885.

Créé cardinal du titre de Saint-Bernard des Thermes au Consistoire secret du 12 juin 1893, il est trois jours après promu patriarche de Venise où il ne peut entrer que le 24 novembre 1894 puisque le gouvernement italien n'a donné son exequatur que le 5 septembre 1894.

Élu pape le 4 août 1903, il prend le nom de Pie X, il est couronné le 9 août 1903.

Pie X passa de la terre au ciel durant la nuit entre le 20 et 21 août 1914 ; sa dépouille est déposée dans les Grottes vaticanes le 23 août 1914.

Pie X a été béatifié le 03 juin 1951 par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et proclamé saint, le 29 mai 1954, par le même Pape.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Pie X
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]



Sources principales : missel.free.fr/ ; vatican.va  (« Rév. x gpm »).

Prière à la Vierge Marie
Vierge très-sainte,
qui avez plu au Seigneur et êtes devenue sa Mère,
Vierge immaculée dans votre corps, dans votre âme,
dans votre foi et dans votre amour,
de grâce, regardez avec bienveillance les malheureux
qui implorent votre puissante protection.
Le serpent infernal,
contre lequel fut jetée la première malédiction,
continue, hélas ! à combattre et à tenter les pauvres fils d'Eve.
Ah ! vous, ô notre Mère bénie, notre Reine et notre Avocate,
vous qui avez écrasé la tête de l'ennemi
dès le premier instant de votre Conception, accueillez nos prières,
et, - nous vous en conjurons unis à vous en un seul coeur -
présentez-les devant le trône de Dieu,
afin que nous ne nous laissions jamais prendre aux embûches
qui nous sont tendues,
mais que nous arrivions tous au port du salut,
et qu'au milieu de tant de périls,
l'Eglise et la société chrétienne chantent encore une fois
l'hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix.

Saint Pie X

Les autres saints du jour :

Bx Władysław Findysz, prêtre et martyr (1907-1964)
Bx Ramón Peiró Victorí , prêtre o.p. et martyr († 1936)
Sts Agathonique, Zotique et d’autres martyrs († IVe s.)
Ste Cyriaque (Ciriaca), martyre († IIIe s.)
St Quadratus, évêque d'Utique et martyr († 259 ou 260)
St Euprépius, Ier évêque de Vérone († IIIe ou IVe s.)
St Luxorius, martyr († IV s.)
Sts Bassa et ses trois fils, martyrs († IVe s.)
St Privat, évêque dans le Gévaudan et martyr († v. 407)
St Sidoine Apollinaire, évêque à Clermont († v. 479)
Sts Bernard (ex Ahmed), moine et ses sœurs martyrs
St Joseph Dang Dinh Viên, prêtre et martyr († 1838)
Bse Victoire Rasoamanarivo, laïque malgache († 1894)
Bx Sauveur Estrugo Solvès, prêtre et martyr († 1936)
Bx Bruno Zembol, religieux o.f.m. et martyr († 1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyDim 21 Aoû 2016, 23:08

22 août

Saint Symphorien
Martyr
(† IIIe ou IV siècle)

Symphorien, né à Autun, appartenait à l'une des familles de cette ville les plus illustres par ses ancêtres, par ses richesses et par ses fonctions. Il resta pur au milieu des dangers de la jeunesse ; avec le rayonnement de la vertu, son beau front reflétait la noblesse et l'intelligence ; il était déjà l'ornement de la cité.
Un jour que le peuple, en grande partie païen, célébrait la fête de la déesse Cybèle, Symphorien témoigna hautement son mépris pour ces démonstrations ridicules et refusa de joindre ses hommages à ceux de la foule. Il n'en fallait pas davantage pour être saisi et traîné devant les tribunaux :
« Déclare ton nom et ta condition, lui dit le juge.
- Je m'appelle Symphorien, et je suis chrétien.
- Pourquoi n'as-tu pas voulu adorer la déesse ?
- Je n'adore que le Dieu vivant; quant à votre déesse, donnez-moi un marteau, et je la briserai en mille pièces.
- Si tu ne veux pas obéir à l'édit des empereurs, tu paieras ta révolte de ton sang.
- Dieu punit les méchants, mais Il récompense les justes en proportion de leurs mérites ; je n'ai donc point lieu de craindre tes supplices ; plus je souffrirai, plus ma couronne sera belle. »

Après une sanglante flagellation, le jeune martyr fut jeté dans un noir cachot ; quelques jours après, non seulement on ne le trouva pas amolli, mais il se montra plus ferme encore. Comme le juge l'exhortait à sacrifier aux idoles :

« Ne perdez pas votre temps en discours vains et frivoles » lui dit Symphorien.
Le juge insistant, pour le flatter, sur les honneurs qui l'attendaient : « Les biens des chrétiens, dit-il, leurs honneurs, ne sont pas de ce monde; le monde passe comme une ombre ; Dieu seul donne le vrai bonheur.
- Obéis, dit le juge furieux, ou je te condamne à mort !
- Je crains Dieu seul ; vous avez pouvoir sur mon corps, mais vous ne pouvez rien sur mon âme.
- Symphorien, vous êtes condamné à périr par le glaive ! »

C'est alors qu'eut lieu une scène sublime. La mère du jeune martyr avait assisté à sa glorieuse confession de foi; elle voulait assister à son couronnement et suivit le cortège jusqu'aux murailles de la cité, près du lieu où devait s'accomplir le sacrifice. Là, du haut des remparts, cette femme, digne émule de la mère des Macchabées, fit entendre à son fils cette exhortation touchante :
« Courage, mon fils, courage, la mort nous conduit à la vie. Regardez en haut, mon enfant, regardez Celui qui règne au Ciel ! »

Fortifié par ces paroles, le jeune chrétien livra sans hésiter sa tête au fer du bourreau.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

St Philippe (Filippo) Benizi, prêtre o.s.m. (1233-1285)
Bx Giacomo (Jacques) Bianconi, prêtre o.p. (1220-1301)
St Timothée (Timoteo), martyr († 303 ou 306)
Bx Timoteo de Monticchio (I), prêtre o.f.m. (1444-1504)
Bx Thomas Percy, comte et martyr († 1572)
Bx Richard Kirkman, prêtre et martyr († 1592)
Bx Guillaume Lacey, prêtre et martyr († 1592)
St Jean Wall, prêtre o.f.m. et martyr († 1679)
St Jean Kemble,  prêtre et martyr († 1679)
Bx Bernard (Domenico Peroni), o.f.m. cap. († 1694)
Bx Élie Leymarie de Laroche, prêtre et martyr († 1794)
Bx Siméon Lukac, prêtre et martyr († 1964)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyLun 22 Aoû 2016, 23:39

23 août

Sainte Rose de Lima
Vierge
(1586-1617)

Rose naît à Lima, au Pérou, le 20 avril 1586, et reçut au Baptême le nom d´Isabelle. Sa mère, penchée sur son berceau, ayant cru apercevoir une rose épanouie sur son visage, s´écria : « Désormais, tu seras ma ‘Rose’ », changement de nom qui fut confirmé par la Sainte Vierge dans une vision qu´eut plus tard la jeune fille.
La vie de cette petite Sainte a été une suite ininterrompue de souffrances volontairement acceptées et héroïquement supportées. Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d´état. Une source de difficultés lui vint de concilier l´obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait. Elle s'ingénia à trouver le moyen d'obéir à la fois à Dieu et à sa mère. Décidée à ne chercher à plaire à personne qu'à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère ; mais elle sut y cacher à l'intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice.

À l´exemple de sainte Catherine de Sienne, Rose se voua à une vie de pénitence. Dès son enfance, elle s´exerça au jeûne et put le pratiquer à un degré héroïque. Elle ne mangeait jamais de fruits. À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi. À quinze ans, elle fit vœu de ne jamais manger de viande. À 20 ans, elle prend l'habit des tertiaires dominicaines. Plus tard, elle ne mangea qu´une soupe faite de pain et d´eau, sans sel ni autre assaisonnement. Toutes les nuits, elle se frappait cruellement avec des chaînettes de fer, s´offrant à Dieu comme une victime sanglante pour l'Église, l'État, les âmes du purgatoire et les pécheurs. Non contente du lit de planches sur lequel elle reposa longtemps, elle se fit un lit avec des morceaux de bois liés avec des cordes ; elle remplit les intervalles avec des fragments de tuiles et de vaisselle, les acuités tournées vers le haut. Rose coucha sur ce lit pendant les seize dernières années de sa vie.

La vraie sainteté ne réside pas dans la pénitence du corps, mais dans celle du coeur, qui est impossible sans l´humilité et l´obéissance. Toutes les austérités de Rose étaient soumises à l´obéissance ; et elle était toujours prête à tout abandonner. On s´étonnera que ses directeurs aient pu approuver dans une si frêle enfant d´aussi cruelles macérations ; mais il faut savoir que chaque fois que des confesseurs voulurent s´y opposer, ils en furent empêchés par une lumière intérieure.

Toute la personne de Rose, défigurée par la pénitence, attirait l'attention du public et la faisait vénérer comme une Sainte. Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n'altérassent pas les traits de son visage. Chose admirable ! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs ; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu'après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l´eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d´elle en disant : « Voyez cette religieuse si célèbre par sa pénitence ! Elle revient sans doute d'un festin. C'est édifiant, vraiment, en ce saint temps ! » Rose en remercia Dieu.

La charité de Rose pour le salut des âmes était en proportion de son amour pour Jésus-Christ. Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdent après avoir été si chèrement achetées. Elle pleurait sur le sort des Chinois, des Turcs, et des nombreuses sectes hérétiques qui désolaient l´Europe.

Elle passe de la terre au ciel le 24 août 1617, à l'âge de trente et un ans.

Rose de Lima a été béatifiée en 1668 par Clément IX (Giulio Rospigliosi, 1667-1669) et canonisée, le 12 avril 1671, par Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676).

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 345

Les autres saints du jour :

Sts Claude, Astèrius et Néon, martyrs († v. 303)
St Zachée, Ve évêque de Jérusalem († 116)
Sts Abondius et Irénée, martyrs († v. 258)
Sts Cyriaque et Archélaüs, martyrs († IIIe s.)
St Louppos, martyr († siècle inc.)
St Flavien, évêque à Autun († Ve-VIe s.)
St Eugène, Ier évêque à Ard Sratha († VIe s.)
St Antonio de Gerace, ermite en Calabre († Xe s.)
Bx Jean Bourdon, prêtre o.f.m. et martyr († 1794)
Bx Constantin Carbonell Sempere, prêtre s.j. et martyr
Bx Pierre Gelabert Amer, religieux s.j. et martyr († 1936)
Bx Raymond Grimaltos Monllor, religieux s.j. et martyr
Bx Florentin Pérez Romero, prêtre o.f.m. et martyr
Bx Urbain Gil Saez, religieux et martyr († 1936)
Bx Jean-Marie de la Croix, prêtre et martyr († 1936)
Bse Rosalie et Séraphine, martyres († 1936)
Bx François Dachtera, prêtre et martyr († 1944)

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23 août

Sainte Rose de Lima
Vierge
(1586-1617)

Rose naît à Lima, au Pérou, le 20 avril 1586, et reçut au Baptême le nom d´Isabelle. Sa mère, penchée sur son berceau, ayant cru apercevoir une rose épanouie sur son visage, s´écria : « Désormais, tu seras ma ‘Rose’ », changement de nom qui fut confirmé par la Sainte Vierge dans une vision qu´eut plus tard la jeune fille.
La vie de cette petite Sainte a été une suite ininterrompue de souffrances volontairement acceptées et héroïquement supportées. Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d´état. Une source de difficultés lui vint de concilier l´obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait. Elle s'ingénia à trouver le moyen d'obéir à la fois à Dieu et à sa mère. Décidée à ne chercher à plaire à personne qu'à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère ; mais elle sut y cacher à l'intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice.

À l´exemple de sainte Catherine de Sienne, Rose se voua à une vie de pénitence. Dès son enfance, elle s´exerça au jeûne et put le pratiquer à un degré héroïque. Elle ne mangeait jamais de fruits. À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi. À quinze ans, elle fit vœu de ne jamais manger de viande. À 20 ans, elle prend l'habit des tertiaires dominicaines. Plus tard, elle ne mangea qu´une soupe faite de pain et d´eau, sans sel ni autre assaisonnement. Toutes les nuits, elle se frappait cruellement avec des chaînettes de fer, s´offrant à Dieu comme une victime sanglante pour l'Église, l'État, les âmes du purgatoire et les pécheurs. Non contente du lit de planches sur lequel elle reposa longtemps, elle se fit un lit avec des morceaux de bois liés avec des cordes ; elle remplit les intervalles avec des fragments de tuiles et de vaisselle, les acuités tournées vers le haut. Rose coucha sur ce lit pendant les seize dernières années de sa vie.

La vraie sainteté ne réside pas dans la pénitence du corps, mais dans celle du coeur, qui est impossible sans l´humilité et l´obéissance. Toutes les austérités de Rose étaient soumises à l´obéissance ; et elle était toujours prête à tout abandonner. On s´étonnera que ses directeurs aient pu approuver dans une si frêle enfant d´aussi cruelles macérations ; mais il faut savoir que chaque fois que des confesseurs voulurent s´y opposer, ils en furent empêchés par une lumière intérieure.

Toute la personne de Rose, défigurée par la pénitence, attirait l'attention du public et la faisait vénérer comme une Sainte. Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n'altérassent pas les traits de son visage. Chose admirable ! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs ; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu'après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l´eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d´elle en disant : « Voyez cette religieuse si célèbre par sa pénitence ! Elle revient sans doute d'un festin. C'est édifiant, vraiment, en ce saint temps ! » Rose en remercia Dieu.

La charité de Rose pour le salut des âmes était en proportion de son amour pour Jésus-Christ. Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdent après avoir été si chèrement achetées. Elle pleurait sur le sort des Chinois, des Turcs, et des nombreuses sectes hérétiques qui désolaient l´Europe.

Elle passe de la terre au ciel le 24 août 1617, à l'âge de trente et un ans.

Rose de Lima a été béatifiée en 1668 par Clément IX (Giulio Rospigliosi, 1667-1669) et canonisée, le 12 avril 1671, par Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676).

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 345

Les autres saints du jour :

Sts Claude, Astèrius et Néon, martyrs († v. 303)
St Zachée, Ve évêque de Jérusalem († 116)
Sts Abondius et Irénée, martyrs († v. 258)
Sts Cyriaque et Archélaüs, martyrs († IIIe s.)
St Louppos, martyr († siècle inc.)
St Flavien, évêque à Autun († Ve-VIe s.)
St Eugène, Ier évêque à Ard Sratha († VIe s.)
St Antonio de Gerace, ermite en Calabre († Xe s.)
Bx Jean Bourdon, prêtre o.f.m. et martyr († 1794)
Bx Constantin Carbonell Sempere, prêtre s.j. et martyr
Bx Pierre Gelabert Amer, religieux s.j. et martyr († 1936)
Bx Raymond Grimaltos Monllor, religieux s.j. et martyr
Bx Florentin Pérez Romero, prêtre o.f.m. et martyr
Bx Urbain Gil Saez, religieux et martyr († 1936)
Bx Jean-Marie de la Croix, prêtre et martyr († 1936)
Bse Rosalie et Séraphine, martyres († 1936)
Bx François Dachtera, prêtre et martyr († 1944)

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24 août

Saint Barthélemy
Apôtre et martyr
(† vers l'an 71)

Barthélemy, appelé par le Sauveur, vécut avec lui, assista à ses prédications, entendit ses paraboles, fut le témoin de ses vertus divines.
Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l'Évangile dans l'Inde, au-delà du Gange. Dans tous les pays qu'il dut traverser, il annonça Jésus-Christ, Rédempteur du monde. Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées ; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des prêtres pour le seconder et consacra des évêques. Quand, plus tard, saint Pantène évangélisa ce pays, il y trouva l'Évangile de saint Matthieu, apporté là par Barthélemy.

En quittant les Indes, l'Apôtre vint dans la grande Arménie. Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l'on rendait les honneurs divins à l'idole Astaroth, et où l'on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles ; le prédicateur de la foi s'y rendit, et aussitôt l'idole devint muette et ne fit plus de guérisons. Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélemy, et leur donnèrent son signalement ; mais l'Apôtre se fit assez connaître par ses miracles ; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l'idole, en présence d'une foule immense, l'aveu public de ses fourberies ; après quoi le démon s'éloigna en grinçant des dents. Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes ; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le baptême.

Le démon résolut de se venger ; l'Apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif. Les bourreaux inhumains s'armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête aux pieds ; de telle sorte que, n'ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os. Il eut ensuite la tête tranchée. Le corps écorché et la peau sanglante de l'Apôtre furent enterrés à Albane, en la haute Arménie ; il s'y opéra tant de miracles, que les païens furieux, enfermèrent le corps du bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer. Mais le cercueil, flottant sur l'onde, vint heureusement à l'île de Lipari, près de la Sicile.

Plus tard, les Sarrasins s'emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques ; mais un moine reçut, dans une vision, l'ordre de recueillir les ossements de l'Apôtre. Le corps de saint Barthélemy est aujourd'hui à Rome, son chef à Toulouse.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>   Barthélemy  
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints...) ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Jeanne-Antide Thouret, v. et fond. (1765-1826)
Bx Miroslav Bulešić, prête croate et martyr (1920-1947)
St Tatien, martyr († 304)
St Ouen, évêque de Rouen († 684)
St Georges Limniote, moine et martyr († v. 730)
Ste Rose de Lima, vierge († 1617)
Bx André Fardeau, prêtre et martyr († 1794)
Ste Émilie de Vialar, vierge et fond. († 1856)
Ste Marie-Michelle du Saint-Sacrement, vierge († 1866)
Bse Marie de l’Incarnation, vierge et fond. († 1886)
Bx Maximilien Binkiewiecz, prêtre et martyr († 1942)
Bx Édouard Kazmierski, élève s.d.b. et martyr († 1942)
Bx Ceslas Jozwiak, élève s.d.b. et martyr († 1942)
BBx François Kesy et Édouard Klinik, martyrs († 1942)
Bx Iaroniev Wojciechowski, martyr († 1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMer 24 Aoû 2016, 23:40

25 août

Saint Louis (Louis IX)
Roi de France
(1215-1270)

Louis a frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres ; sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe.
Il fut baptisé à Poissy, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du baptême comme son plus glorieux titre de noblesse. Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine : « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses ; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel. »
Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices : « Les hommes sont étranges, disait-il ; on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux. »

Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, auquel sont indéfectiblement liés le Roi et la France. Il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et chrétien. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu.

Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la sainte Couronne d'épines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale. Il fonde des hôpitaux et des monastères. Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir les saintes reliques, surtout la Couronne d'épines. Il donne à sa sœur, la bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. « Si je dépense beaucoup d'argent quelquefois, j'aime mieux le faire en aumônes faites pour l'amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m'a tout donné ce que j'ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé. » (Saint Louis au sire de Joinville)

À vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal ; il avait fait graver sur son anneau cette devise : « Dieu, France et Marguerite. »

À la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Croisades. Il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la libération des Lieux Saints, faire des actes de bravoure qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang. Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage.

Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire.

Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique.

Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.

Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Égypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 août 1270.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. et Nominis.

Prière dite de St Louis*
Dieu Tout-Puissant et éternel, qui avez établi l'empire des Francs pour être dans le monde l'instrument de votre divine volonté, le glaive et le bouclier de votre sainte Église, nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière, les fils suppliants des Francs, afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde, et que pour accomplir ce qu'ils ont vu, ils soient remplis de charité, de force et de persévérance, par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Amen.
--------
*ou “ prière des Francs ” : oraison tirée en fait d'un missel carolingien.

Prière qu'affectionnait le bienheureux Charles de Foucauld
Prière officielle des scouts de France.

Les autres saints du jour :

St Joseph Calasanz, prêtre et fond. (1557-1648)
Bx Luigi Bordino, religieux 'cottolenghino' (1922-1977)
Bx Alessandro Dordi, prêtre missionnaire et martyr († 1991)
Bse Maria Troncatti, religieuse FMA (1883-1969)
Sts Eusèbe, Pontien, Vincent et Pèlerin, martyrs († IIe s.)
St Genès, catéchumène en Arles et martyr († v. 303)
St Géronce, évêque à Talco, Espagne († v. 100)
St Sever, abbé du monastère d’Agde († v. 500)
St Ménas, évêque de Constantinople († 582)
St Yrieix (Arèdius), abbé († 591)
St Grégoire, abbé à Utrecht en Hollande († 775)
St Thomas de Canteloup, évêque d’Hereford († 1282)
Bx Louis Sasanda, prêtre o.f.m. et martyr († 1624)
Bx Michel Carvalho,  prêtre s.j. et martyr († 1624)
Bx Pierre Vasquez, prêtre o.p. et martyr († 1624)
Bx Louis Sotelo, prêtre o.f.m. et martyr († 1624)
Bx Louis Baba, religieux o.f.m. et martyr († 1624)
Bx Paul-Jean Charles, prêtre et martyr († 1794)
Bse María del Tránsito, vierge et fondatrice (1821-1885)
Bx Luis Urbano Lanaspa, prêtre o.p. et martyr († 1936)
Bx Vicente Álvarez Cienfuegos, prêtre o.p., martyr († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyJeu 25 Aoû 2016, 23:38

26 août

Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges
Vierge et co-fondatrice de la Congrégation des :
« Filles de la Croix »
(1773-1838)

Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges naît le 5 juillet 1773, au Blanc (Indre). Dans son milieu familial, elle développe une relation intime au Seigneur et un amour profond des pauvres.
Pendant la révolution, son désir de participer à la messe et de communier lui fait prendre de nuit le chemin périlleux vers la grange des Marsyllis. C'est en ce lieu que se situe la rencontre avec le Père André Fournet.
André Hubert Fournet est né le 6 décembre 1752, à St Pierre de Maillé (Vienne) et ordonné prêtre en 1776. Vigoureusement converti par l'intempestive réplique d'un mendiant, il s'ouvre totalement à Dieu et aux pauvres. Exilé cinq ans en Espagne pendant la Révolution, contraint à son retour de célébrer l'Eucharistie clandestinement, c'est dans la grange des Marsyllis qu'il rencontre Élisabeth Bichier des Ages.
De cette rencontre, naît la Congrégation des « Filles de la Croix ».

Élisabeth et ses quatre premières compagnes prononcent leurs premiers vœux en 1806, devant le Père André Fournet. La Congrégation s'étend rapidement en Poitou, Région parisienne, Sud-ouest. C'est en 1820 que les sœurs s'établissent à la Puye, dans l'ancien monastère fontevriste qui devient la Maison-Mère.

« Glorifier Dieu et le faire Glorifier par les petits et les pauvres » était l’esprit de la congrégation.

Sœur Élisabeth, malgré un tempérament robuste, est affaiblie par la maladie et la souffrance ; le 26 août 1838, elle quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Jeanne-Élisabeth a été béatifiée le 13 mai 1934, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) et canonisée le 06 juillet 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Filles de la Croix  

Source principale : fillesdelacroix.net/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Teresa de Jesús Jornet, vierge et cofondatrice († 1897)
Bse Maria Corsini, mère de famille (1884-1965)
Bx Ceferino Namuncurá, religieux s.d.b. argentin († 1905)
Ste Mariam de Jésus Crucifié, vierge carmélite (1846-1878)
St Melchisédek, roi de Salem et prêtre du Dieu Très Haut
St Maximilien, martyr († v. 295)
St Anastase le foulon, martyr († v. 304)
St Victor, martyr de la foi († siècle inc.)
St Alessandro de Bergame, martyr († IV s.)
St Éleuthère, évêque à Auxerre († VI s.)
Bx Jacques Retouret, prêtre et martyr († 1794)
St Césaire, évêque en Arles (470-543)
Bx Ambroise (Matamales), prêtre o.f.m. et martyr († 1936)
Bx Pierre (Ginestar), prêtre o.f.m. et martyr († 1936)
Bx Félix Vivet Trabal religieux s.d.b. et martyr († 1936)
Bse Laurence (Harasymiv), vierge et martyre († 1952)
St Mercurial, martyr († 1010)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptySam 27 Aoû 2016, 00:21

27 août

Sainte Monique
Mère de saint Augustin
(332-388)

À l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétienne, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.

Monique naît à Tagaste, en Afrique, l'an 332. Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante. Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières. Son cœur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille ; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs. Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix. À toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.
Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère. Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu. C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.

Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit : « Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! » Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints.

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tombe malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et meurt à l'âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.

Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430. Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

Bse María Pilar Izquiardo Albero, vierge, fond. (1906-1945)
St Ruf (Rufo), martyr († siècle inc.)
St Marcellin, sa femme, son fils et comp., martyrs († 303)
St Narnus, premier évêque de la cité († IVe s.)
St Poemen, abbé et anachorète († v. 450)
St Lizier, évêque  à Couserans († v. 450)
St Jean (Giovanni), évêque de Pavie († 825)
St Gebhard, évêque de Constance († 995)
St Guérin, évêque de Sion († 1150)
St Amédée, évêque de Lausanne († 1159)
Bx Ange (Angelo) Conti, prêtre o.e.s.a. († 1312)
Bx Roger Cadwallador, prêtre et martyr († 1610)
BBx François de Sainte-Marie et 14 comp. martyrs
St David Lewis, prêtre s.j. et martyr († 1679)
Bx Jean-Baptiste de Souzy, prêtre et martyr († 1794)
Bx Udalric, frère s.p. et martyr († 1794)
Bx Dominique Barberi, prêtre c.p. († 1849)
Bx Ferdinand Gonzalez Añon, prêtre et martyr  († 1936)
Bx Raymond Marti Soriano, prêtre et martyr  († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyDim 28 Aoû 2016, 00:40

28 août

Saint Augustin
Évêque d'Hippone, Docteur de l'Église
(354-430)

Augustin est l'un des plus grands génies qui aient paru sur la terre et l'un des plus grands saints dont Dieu ait orné son Église. Moine, pontife, orateur, écrivain, philosophe, théologien, interprète de la Sainte Écriture, homme de prière et homme de zèle, il est une des figures les plus complètes que l'on puisse imaginer. Ce qu'il y a de plus admirable, c'est que Dieu tira cet homme extraordinaire de la boue profonde du vice pour l'élever presque aussi haut qu'un homme puisse atteindre ; c'est bien à son sujet qu'on peut dire : « Dieu est admirable dans ses saints ! »  
Augustin naît à Tagaste, en Afrique, l'an 354, et, s'il reçut de la part de sa sainte mère, Monique, les leçons et les exemples de la vertu, il reçut les exemples les plus déplorables de la part d'un malheureux père, qui ne se convertit qu'au moment de la mort. À l'histoire des égarements de cœur du jeune et brillant étudiant se joint l'histoire des égarements étranges de son esprit ; mais enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère, Dieu fit éclater invinciblement aux yeux d'Augustin les splendeurs de la vérité et les beautés seules vraies de la vertu, et le prodigue se donna tout à Dieu : « Le fils de tant de larmes ne saurait périr ! » avait dit un prêtre vénérable à la mère désolée. Parole prophétique, qui renferme de grands enseignements pour les nombreuses Moniques des Augustins modernes.  

C'est à Milan, sous l'influence d'Ambroise, qu'Augustin était rentré en lui-même. La voix du Ciel le rappela en Afrique où, dans une retraite laborieuse et paisible, avec quelques amis revenus à Dieu avec lui, il se prépara aux grandes destinées qui l'attendaient. Augustin n'accepta qu'avec larmes l'évêché d'Hippone, car son péché était toujours sous ses yeux, et l'humilité fut la grande vertu de sa vie nouvelle. Il fut le marteau de toutes les hérésies de son temps ; ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l'intelligence humaine éclairée par la foi, et ils demeurent comme la source obligée de toutes les études théologiques et philosophiques.  

Si les écrits d'Augustin sont admirables par leur science, ils ne le sont pas moins par le souffle de la charité qui les anime ; nul cœur ne fut plus tendre que le sien, nul plus compatissant au malheur des autres, nul plus sensible aux désastres de la patrie, nul plus touché des intérêts de Dieu, de l'Église et des âmes. Il passa les dix derniers jours de sa vie seul avec Dieu, dans le silence le plus absolu, goûtant à l'avance les délices de l'éternité bienheureuse.

Pour approfondir, lire le Catéchèses du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Augustin (1)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
>>> Saint Augustin (2)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
>>> Saint Augustin (3)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
>>> Saint Augustin (4)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
>>> Saint Augustin (5)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Et plus encore >>> Œuvres complètes de Saint Augustin  

Sources principales : livres-mystiques.com ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Juniper (Miquel) Serra, prêtre o.f.m. (1713-1784)
Notre-Dame de Maillane (Aix-en-Provence)
Bx Charles-Arnaud Hanus, prêtre et martyr († 1794)
Bx Alphonse-Marie Mazurek, prêtre et martyr († 1944)
St Hermès, martyr († IIe s.)
St Pelage, martyr († IIIe s.)
St Julien de Brioude, soldat et martyr († IIIe s.)
St Alexandre, évêque à Constantinople († v. 336)
St Restitut, évêque à Carthage († v. 350)
St Vicinius, évêque à Sarsina en Romagne († v. IV s.)
St Vivien, évêque à Saintes († Ve s.)
St Moïse l'Éthiopien, anachorète en Égypte († v. 400)
Ste Florentine, vierge à Séville († VII s.)
Bx Guillaume Dean et 7 comp., martyrs († 1588)
Bx Edmond Arrowsmith, prêtre s.j. et martyr († 1628)
Ste Joaquina de Vedruna, veuve et fondatrice (1783-1854)
Bx Arthur Ros Montalt, martyr († 1936)
Bx Jean-Baptiste Faubel Cano, martyr († 1936)
Bx Aurèle Ample Alcaide, o.f.m. cap. et martyr († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyDim 28 Aoû 2016, 23:13

29 août

Martyre de
Saint Jean-Baptiste

Jean-Baptiste, inspiré par l'Esprit de Dieu, se retira au désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé. Il y vécut, depuis son enfance jusqu'à trente ans, dans la pénitence, la prière et la contemplation. Sa trentième année, il parut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.
Déjà le Sauveur lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages. La vie du saint Précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu'à sceller de son sang la divinité de sa mission. Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-sœur ; saint Jean, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale ; aussi Hérodiade cherchait-elle l'occasion de se venger.

Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison ; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle. Un jour qu'Hérode, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d'Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu'Hérode s'engagea par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume. La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d'être l'objet : « Que dois-je demander ? dit-elle à Hérodiade. - Demande la tête de Jean-Baptiste » répond la haineuse femme. Salomé vint aussitôt annoncer à Hérode le choix qu'elle avait fait. Hérode était plus corrompu que cruel ; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande ; mais il mit un fatal point d'honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l'assistance, et il envoya un garde trancher la tête de Jean-Baptiste ; celui-ci vint présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, qu'elle alla aussitôt montrer à sa mère. Quand cette nouvelle fut annoncée à Jésus, qui la connaissait déjà par sa science divine, il manifesta une profonde douleur.

Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement. La fin d'Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse. Il est à remarquer que la plupart de ceux qui ont joué un rôle odieux, dans l'Évangile, ont subi dès cette vie le châtiment de leur impiété et de leurs crimes.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

Ste Jeanne Jugan, vierge et fondatrice (1792-1879)
Bx Pedro de Asúa y Mendía, prêtre et martyr († 1936)
Bx Flavien Michel Melkī, évêque et martyr (1858-1915)
Bse Sancie (Janine Szymkowiak), vierge (1910-1942)
Ste Basille († siècle incertain)
Ste Sabine, martyre († IIe s.)
St Adelphe, Xe évêque de Metz († Ve s.)
St Victor, solitaire au pays nantais († VI ou VII s.)
St Sebbe, roi d'Essex en Angleterre († v. 693)
St Merry (Médéric), prêtre et abbé à Autun († v. 700)
Bx Jean de Pérouse, prêtre o.f.m. et martyr († 1231)
Bx Pierre de Sassoferrato, o.f.m. et martyr († 1231)
Bse Bronislava, vierge de l’Ordre de Prémontré († 1259)
Bx Richard Herst, père de famille et martyr († 1618)
Bx Louis-Wulphy Huppy, prêtre et martyr († 1794)
Bx Ignace (Edmond) Rice, fondateur († 1844)
Bx Constantino Fernández Álvarez, o.p. et martyr († 1936)
Bx Francisco Monzón Romeo, prêtre o.p. et martyr († 1936)
Bx Dominique Jedrzejewski, prêtre et martyr († 1942)
Bse Teresa Bracco, vierge et martyre († 1944)
BBses Fidela Oller, Josefa M., Facunda M, martyres († 1936)
Ste Euphrasie du Sacré-Cœur, religieuse indienne († 1952)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMar 30 Aoû 2016, 00:42

30 août

Bse María de los Ángeles Ginard Martí
Religieuse de la Congrégation :
« Hermanas Celadoras del Culto Eucarístico»
Martyre
Photo

María de los Ángeles  (au baptême : Ángela Benita Sebastiana Margarita), naît le 3 avril 1894 dans  la ville de Llucmayor, dans le diocèse de Majorque en Espagne.
Elle était la troisième de neuf enfants, dans une famille profondément religieuse, de Sebastián Ginard García et Margarita Martí Canals. Son enfance se déroula à Llucmayor, Las Palmas de Gran Canaria et Benisalem, en raison des déplacements de son père qui était « Guardia civil ».

Durant sa jeunesse à Palma de Majorque, où sa famille s'était installée à la recherche d'une vie digne malgré sa pauvreté, elle commença à travailler dans la broderie et la confection de chapeaux pour dames, se consacrant dans le même temps à une communion intime avec Dieu. Elle s'occupait également de ses frères les plus jeunes, les éduquant dans la religion et les formant à la connaissance de l'Écriture Sainte et de la vie des premiers martyrs de l'Église chrétienne.

Elle ressentit très tôt la vocation religieuse, mais pour aider ses parents qui avaient besoin de son assistance économique elle retarda son entrée en religion. Ce n'est que quelques temps plus tard, qu'elle entra chez les Sœurs zélatrices du Culte eucharistique, à Palma de Majorque, où elle pratiquait l'adoration de Jésus Sacrement, ainsi que la broderie des vêtements liturgiques. Elle s'occupa ensuite des fournitures et de l'administration de la communauté.

A l'époque de la persécution religieuse en Espagne elle resta sereine, ayant pour seul désir d'accueillir la volonté de Dieu. Elle fut arrêtée le 25 août 1936 et tuée dans la nuit, ayant consacré toute sa vie à l'adoration du Très Saint Sacrement et donné le témoignage suprême de la foi au prix du sacrifice de sa vie.

María de los Ángeles Ginard Martí a été déclarée Bienheureuse le 29 octobre 2005 au cours d’une cérémonie, célébrée dans la Basilique de Saint Pierre au Vatican, présidée par le card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI.

Selon la demande de Joan Enric Vives Sicilia, évêque d’Urgell, et du card. Antonio María Rouco Varela, archevêque de Madrid, la mémoire a été fixée au 30 août.

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Les autres saints du jour :

St Fiacre, abbé au pays de Meaux († 670)
Sts Félix et Adauctus, martyrs († v. 304)
Sts Martyrs (60) de Colonia Suffetana († 399)
St Pammaque, sénateur de Rome († 410)
St Aile, premier abbé de Rebais († v. 650)
St Fantin le jeune, moine basilien († 1000)
St Bononius, abbé († 1026)
St Pierre (Pietro), analphabète et ermite († 1050)
Ste Marguerite Ward, martyre († 1588)
Bx Giovanni Giovenale Ancina, évêque († 1604)
Bse Marie Rafols, vierge et fondatrice (1781-1853)
Bx Didace Ventaja Milan, évêque et martyr († 1936)
Bx Emmanuel Medina Olmos, évêque et martyr († 1936)
Bx Joachim (Ferrer Adell), o.f.m. et martyr († 1936)
Bx Vincent Cabanes Badenas, o.f.m. et martyr († 1936)
Bx Alfred-Ildefonse Schuster, évêque de Milan († 1954)
Bx Eustaquio Van Lieshout, missionnaire au Brésil († 1943)
Bx Estephan Nehmeh, moine de l'Ordre Libanais Maronite

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMar 30 Aoû 2016, 23:07

31 août

Saint Raymond Nonnat
Cardinal
(1200-1240)

Raymond Nonnat perdit sa mère dès sa naissance. Dès l'usage de la raison, se voyant sans mère ici-bas, il se choisit Marie pour Mère. La Sainte Vierge et son dévot serviteur rivalisaient de dévouement l'un pour l'autre. Partout le pieux enfant saluait l'image de sa Mère céleste, il trouvait chaque jour mille moyens de l'honorer. Le démon lui étant apparu un jour sous la forme d'un berger, pour le tenter, Raymond le reconnut, appela Marie à son aide, et le tentateur disparut avec un cri horrible. Son père, ayant entendu dire que la dévotion de son fils lui faisait négliger la garde de son troupeau, vint un jour l'épier et fut ravi d'admiration de voir un beau jeune homme éclatant de lumière garder le troupeau pendant que Raymond se livrait à la prière dans une chapelle voisine, aux pieds de l'image de la Vierge.
Raymond était arrivé à l'âge de fixer son avenir. Marie calma ses inquiétudes en lui révélant qu'il devait aller à Barcelone et se faire recevoir dans l'Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci pour la rédemption des captifs.

Après un noviciat plein de ferveur, il fut envoyé en Afrique, où, n'ayant pas assez d'argent pour racheter tous les prisonniers, il se donna lui-même en otage, afin de les mettre tous en liberté, et ne fut délivré que quand le surplus du payement fut arrivé. Il souffrit avec joie tous les outrages de la captivité en union avec le Rédempteur des âmes outragé pour les péchés du monde. Un jour, il faillit être empalé pour avoir instruit et converti plusieurs infidèles ; mais le supplice fut changé en coups de bâton. La bouche cadenassée, il chantait encore les louanges divines, ce qui fut attribué à des enchantements et donna lieu à une persécution nouvelle.

Après sa délivrance, qui fut moins pour lui un sujet de joie qu'un sujet de tristesse, il fut élevé au cardinalat ; mais, rentré dans son couvent, il y mena la même vie simple qu'auparavant, et ne consentit à changer ni d'habit, ni de logement, ni de genre de vie. Un jour très froid d'hiver, il avait donné son chapeau à un pauvre vieillard mendiant ; la nuit suivante, la Sainte Vierge vint, accompagnée de plusieurs Saints, déposer une couronne sur sa tête.
Près de mourir, il reçut la Communion des mains de Jésus-Christ.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

Bx Pedro Tarrés y Claret, médecin et prêtre († 1950)
BBx Miguel Menéndez García et comp., o.p., martyrs († 1936)
Sts Joseph d’Arimathie et Nicodème († Ier s.)
St Aristide, philosophe  très célèbre († v. 150)
St Paulin de Trèves, évêque et martyr († 358)
St Aidan, évêque et abbé († 653)
Bx André (Andrea) Dotti, prêtre o.s.m. († 1315)
Bx Edmige (Rodriguez), frère s.p. et martyr († 1936)
Bx Amalius (Mendoza), frère s.p. et martyr († 1936)
Bx Valère-Bernard (Martinez), frère s.p. et martyr († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyJeu 01 Sep 2016, 03:39

1 septembre

Sainte Teresa Margherita del Sacro Cuore
Vierge o.c.d. (1747-1770)
Commémorée le 07 mars (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le Ier septembre par l’Ordre Carmélitain.

Teresa Margherita del Sacro Cuore, dans le siècle Anna Maria Redi, deuxième des treize enfants de Ignazio et Camilla Ballati, naît à Arezzo en Toscane (I), le 15 juillet 1747.

Dès son jeune âge, elle est habitée par une profonde piété et elle manifeste un grand désir d’entendre parler de Dieu. On peut même la qualifier de « petite contemplative » quand à l’âge de 6 ans, elle pose la question : « Dites-moi, qui est ce Dieu? » à qui peut lui répondre!
Son penchant au recueillement et à la prière s’accentue au cours des années vécues au pensionnat des bénédictines de Florence. Durant ses jeux d’enfant (car elle demeure une enfant enjouée, espiègle et normale), elle passe cette réflexion tout imprégnée de Celui qui l’habite : « Pendant que nous nous amusons, Jésus pense à nous! » C’est aussi durant cette période chez les Bénédictines que sa vie eucharistique et mariale, de même que sa dévotion au Sacré-Cœur s’épanouiront malgré le contexte janséniste de l’époque.

A son retour dans le cercle familial, elle attend une année avant de révéler son désir de vie religieuse au Carmel. Cette vocation, elle l’a découverte durant les derniers mois de ses études chez les sœurs Bénédictines. Son directeur spirituel et son confident,  son pieux père Ignazio, ne s’oppose pas à la vocation de sa fille bien qu’il en ait le cœur brisé.  Anne Marie entre donc au Carmel de Florence, le 1er septembre 1764. Elle prend l’habit le 11 mars 1765 et devient sœur Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus. Elle reçoit comme maîtresse de novices une carmélite digne de former les « anciens Pères du désert ». Mais jamais Thérèse Marguerite ne manifestera de mouvements d’impatience, de susceptibilité ou d’amertume. A l’âge de 23 ans, deux péritonites viennent écourter sa vie sur terre. Elle meurt le 7 mars 1770.

Teresa Margherita del Sacro Cuore a été béatifiée le 9 juin 1929 et canonisée le 13 mars 1934, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).

Qu’a donc fait sœur Thérèse Marguerite Redi pour que l’Église reconnaisse sa sainteté quelques 150 ans plus tard ? Le fondement de sa vie religieuse repose sur sa foi profonde et vivante; et cette foi vivante provient de ce qu’elle demeure constamment en présence du Seigneur. Son leitmotiv « Dieu est Amour » est le résumé de toute sa vie. Rendre à Dieu amour pour amour, mais cachée dans le cœur du Christ. La pensée de ce que le Seigneur a souffert, éveille en elle le « désir de souffrir aussi un peu pour lui ». Aucune épreuve ne lui semble trop pénible à cause de l’Amour qui l’habite. Mais cet amour pour Dieu passe aussi par l’amour bien concret de chacune de ses sœurs. Après sa profession, elle reçoit le travail d’infirmière dans la communauté. Elle prodigue les soins avec patience et sans mouvement d’humeur. Au travers de ce quotidien, aucune de ses sœurs ne soupçonne le feu d’Amour qui la brûle et commence à la consumer de plus en plus en vue du grand passage!

Le témoignage de son directeur spirituel, le père Ildephonse de St-Aloysius Gonzaga, au procès canonique, nous permet de pénétrer le silence de la vie cachée de sainte Thérèse Marguerite et de retrouver son itinéraire spirituel. Elle a été conduite sur le véritable chemin thérésien d’une contemplation assidue de la sainte humanité de Jésus, Verbe incarné. En fait, sa dévotion au Sacré-Cœur explique tous les aspects de sa spiritualité et de sa vie religieuse.

Elle considère le Sacré-Cœur comme le « centre de l’amour » par lequel la Parole de Dieu, dès le sein du Père, nous a aimés de toute éternité, et avec lequel il a tant mérité pour nous. Elle fait l’expérience, par le Sacré Cœur de Jésus, de « l’Habitation divine », comme le dit saint Paul « vous êtes le temple de Dieu ». Et sa grande épreuve intérieure sera d’aimer cet Amour mais de ne plus le sentir; ce sera d’aimer sans croire qu’elle aime!

Une grande grâce contemplative, reçue le dimanche après la Pentecôte de 1767, lui fait expérimenter en toute vérité, dans son être de chair ce « Dieu est Amour » et il deviendra la source de sa vie et de sa sainteté. C’est ce feu de l’Amour qui consume par la suite la vie toute simple et cachée de sœur Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur. Sa vie humaine et spirituelle est brûlée par cette charité vécue à « l’extrême ».

Thérèse Marguerite avait une santé forte et solide. Mais le 7 mars 1770, quelques douleurs mal diagnostiquées la conduisent à la mort après 18 heures de souffrances affreuses. Elle meurt à 23 ans après 6 ans de vie au Carmel. Durant sa courte maladie, à travers une douleur intolérable, elle trouve encore la patience et la charité de conseiller une sœur sur les soins à donner à des sœurs malades. Elle meurt paisiblement le regard fixé sur son crucifix qu’elle tient en ses mains et qu’elle baise avec amour.

Le corps de la jeune carmélite défunte était déjà très altéré et enflé après sa mort, à un point tel qu’on songeait à ne pas exposer sa dépouille à la grille du parloir comme c’était la coutume. Mais dès qu’on commença à la transporter un changement étonnant se produisit. La couleur bleuâtre de son visage et de son cou fit place à une délicate pâleur, le visage prit un éclat rosé, le corps devint mince et souple. La défunte semblait d’une beauté rayonnante plus qu’elle ne l’avait été de son vivant. On retarda l’inhumation de 15 jours et le corps demeura dans le même état en répandant un parfum agréable. Son corps est demeuré intact jusqu’à nos jours. Il repose maintenant dans une châsse en verre au monastère de Florence.

La fonction de Thérèse Marguerite Redi dans l’histoire de la spiritualité ne consiste pas à être « un maître » mais « un témoin ». Elle a témoigné par sa vie au Carmel, que lorsque cette vie est vécue sans compromis, dans son expression ascétique et contemplative la plus pure, cette vie est capable de conduire l’âme à l’union la plus intime avec Dieu. Le Sacré-Cœur de Jésus, où elle a su se cacher pour aimer, est la demeure où elle nous invite.

Source principale : lecarmel.org/saints/saints-et-saintes/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Gilles, ermite (VIe ou VIIe s.)
St Josué, patriarche († v. 1220 av. J.C.)
St Sixte, Ier évêque de Reims († IIIe s.)
St Prisque (Prisco), martyr († v. le IVe s.)
St Térentien, évêque en Ombrie († v. IVe s.)
St Vincent, évêque à Dax et martyr († v. IV s)
Ste Vérène, vierge († IV s)
St Victeur, évêque au Mans († v. 490)
St Costanzo, évêque dans le Latium († v. 570)
St Loup, évêque de Sens († v. 623)
Bse Julienne de Collalto, abbesse bénédictine († 1262)
Bse Jeanne Soderini, vierge o.s.m. († v. 1367)
BBx Christin (prêtre) et 11 comp., martyrs († 1936)
Bx Alphonse Sebastia Viñals, prêtre et martyr († 1936)
BBx Pierre Rivera, o.f.m., et comp., martyrs († 1936)
Bx Josep Samsó i Elías, prêtre et martyr (1887-1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptySam 03 Sep 2016, 00:13

3 septembre

Saint Grégoire le Grand
Pape et docteur de l'Église  
(537 - 604)

C'est à bon droit que cet illustre Pape est appelé le Grand; il fut, en  effet, grand par sa naissance, - fils de sénateur, neveu d'une sainte,  la vierge Tarsille; - grand par sa science et par sa sainteté; - grand  par les merveilles qu'il opéra; - grand par les dignités de cardinal,  de légat, de Pape, où la Providence et son mérite l'élevèrent  graduellement.

Grégoire était né à Rome. Il en occupa quelques  temps la première magistrature, mais bientôt la cité, qui avait vu cet  opulent patricien traverser ses rues en habits de soie, étincelants de  pierreries, le vit avec bien plus d'admiration, couvert d'un grossier  vêtement, servir les mendiants, mendiant lui-même, dans son palais  devenu monastère et hôpital. Il n'avait conservé qu'un seul reste de son  ancienne splendeur, une écuelle d'argent dans laquelle sa mère lui  envoyait tous les jours de pauvres légumes pour sa nourriture; encore ne  tarda-t-il pas de la donner à un pauvre marchand qui, après avoir tout  perdu dans un naufrage, était venu solliciter sa charité si connue.

Grégoire se livra avec ardeur à la lecture des Livres Saints; ses  veilles, ses mortifications étaient telles, que sa santé y succomba et  que sa vie fut compromise. Passant un jour sur le marché, il vit de  jeunes enfants d'une ravissante beauté que l'on exposait en vente.  Apprenant qu'ils étaient Angles, c'est-à-dire du pays, encore païen,  d'Angleterre: "Dites plutôt des Anges, s'écria-t-il, s'ils n'étaient pas  sous l'empire du démon." Il alla voir le Pape, et obtint d'aller  prêcher l'Évangile à ce peuple; mais les murmures de Rome forcèrent le  Pape à le retenir.

Le Souverain Pontife étant venu à mourir,  Grégoire dut courber ses épaules sous la charge spirituelle de tout  l'univers. L'un des faits remarquables de son pontificat, c'est  l'évangélisation de ce peuple anglais dont il eût voulu lui-même être  l'apôtre.

Grégoire s'est rendu célèbre par la réforme de la  liturgie et le perfectionnement du chant ecclésiastique. Il prêchait  souvent au peuple de Rome, et lorsque la maladie lui ôtait cette  consolation, il composait des sermons et des homélies qui comptent parmi  les chefs-d'oeuvre de ce grand docteur. Son pontificat fut l'un des  plus féconds dont s'honore l'Église. Grégoire mourut le 12 mars 604. On  le représente écoutant une colombe qui lui parle à l'oreille. Il est  regardé comme le patron des chantres.

Les autres saints du jour :

BBx André-Abel Alricy et 71 comp., martyrs († 1792)
Bx Guala, évêque o.p. de Brescia (1180-1244)
Ste Phoebé, ministre de l’Église de Cenchrées († Ier siècle)
Ste Basilisse, vierge et martyre († IVe siècle)
St Sandale, martyr († v. IVe s.)
St Mansuy, Ier évêque de Toul († IV siècle)
St Marin (Marino), diacre et ermite († IVe/Ve s.)
St Macanisius (Oengus Mac Nisse), évêque († v. 514)
St Auxence, évêque à Milan († v. 559)
St Vitalien, évêque en Campanie († VIIe ou VIIIe s.)
St Remacle, évêque et abbé († entre 671 et 679)
St Ayoul (Aygulf), abbé et martyr († v. 675)
St Chrodegang, évêque et martyr († VIIIe s.)
BBx Barthélemy Gutierrez et 5 comp., prêtres et martyrs
Bse Brigitte de Jésus (Morello), veuve et fond. († 1679)
Bx Jean-Baptiste Bottex et 2 comp., prêtres et martyrs
Sts Jean Pak Hu-jae et 5 compagnes, martyrs († 1839)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptySam 03 Sep 2016, 23:30

4 septembre

Saint Moïse
Prophète  de l’A.T.
(XIVe-XIIIe s. av. J.C.)

Début de la catéchèse du 1er juin 2011 du Pape Benoît XVI

« En lisant l’Ancien Testament, une figure ressort parmi les autres: celle de Moïse, précisément comme homme de prière. Moïse, le grand prophète et « condottiere » du temps de l’Exode, a exercé sa fonction de médiateur entre Dieu et Israël en se faisant le messager, auprès du peuple, des paroles et des commandements divins, en le conduisant vers la liberté de la Terre promise, en enseignant aux juifs à vivre dans l’obéissance et dans la confiance envers Dieu au cours de leur long séjour dans le désert, mais également, et je dirais surtout, en priant. Il prie pour le pharaon lorsque Dieu, avec les plaies, tentait de convertir le cœur des Égyptiens (cf. Ex 8-10); il demande au Seigneur la guérison de sa sœur Marie frappée par la lèpre (cf. Nb 12, 9-13), il intercède pour le peuple qui s’était rebellé, effrayé par le compte-rendu des explorateurs (cf. Nb 14, 1-19), il prie quand le feu va dévorer le campement (cf. Nb 11, 1-2) et quand les serpents venimeux font un massacre (cf. Nb 21, 4-9); il s’adresse au Seigneur et réagit en protestant quand le poids de sa mission devient trop lourd (cf. Nb 11, 10-15); il voit Dieu et parle avec Lui «face à face, comme un homme parle à son ami» (cf. Ex 24, 9-17; 33, 7-23; 34, 1-10. 28-35). »

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>  Moïse  
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

>>> Moïse en images  

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Rosalie (Rosalia), vierge et ermite (v. 1130-1160)
Bx Nicolò Rusca, archiprêtre et martyr (1563-1618)
Bse Dina Bélanger, religieuse québécoise (1897-1929)
St Marcel, diacre et martyr († IIIe ou IVe s.)
St Boniface Ier, pape (42e) de 418 à 422
St Calétric, évêque de Chartres († v. 573)
Ste Ide d'Herzfeld, veuve du duc Ecbert († 825)
St Frézal, évêque de Mende et martyr  († v. IX s.)
Ste Irmgarde, comtesse de Süchteln († v. 1089)
Bse Caterina (Catherine) Mattei, vierge († 1547)
Bx Scipion-Jérôme Brigéat, prêtre et martyr († 1794)
Bx Joseph-Pascal Carda Saporta, prêtre et martyr († 1936)
Bx François Sendra Ivars, prêtre et martyr († 1936)
Bx Bernard (Joseph Bieda Grau), o.f.m. cap. et martyr

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyDim 04 Sep 2016, 23:50

5 septembre

Ste Mère Teresa de Calcutta
Religieuse et fondatrice des
« Missionnaires de la Charité »

« Par mon sang, je suis Albanaise. Par ma nationalité, Indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique. Pour ce qui est de mon appel, j’appartiens au monde. Pour ce qui est de mon cœur, j’appartiens entièrement au Cœur de Jésus. »

Mère Teresa, de son nom patronymique Anjezë Gonxha Bojaxhiu, naît le 26 août 1910 à Üsküb, Empire ottoman (actuellement Skopje, Macédoine)
Cadette de Nikola et Drane Bojaxhiu, famille d’origine albanaise, elle reçut sa première communion à l’âge de cinq ans et demi et fut confirmée en novembre 1916.

À l'âge de douze ans, Agnès commence à ressentir l'appel de se consacrer à Dieu.
La vie de mère Teresa comporte alors deux périodes bien tranchées : sa vie dans l'institut de sœurs de Lorette et sa vie dans l'ordre des Missionnaires de la charité.

À l'âge de dix-huit ans, en 1928, elle entre à l'Institut des « Sœurs de Lorette », en Irlande. En 1929 elle est envoyée à Calcutta. En 1931, après deux années de noviciat, elle fait sa première profession de foi et elle prend le nom de Teresa. Elle enseigne la géographie à l'école Sainte-Marie à Calcutta où elle est nommée directrice en 1944.

Elle reçoit l'appel de consacrer sa vie aux pauvres des bidonvilles. En 1946, avec le soutien de l'archevêque de Calcutta, elle obtient, du vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958),  la permission de quitter l'ordre des « Sœurs de Lorette ».

En 1948, la vie de Mère Teresa se transforme ; c’est un tournant dans sa vie. Elle s'installe dans un bidonville (à Taltola, en Inde) avec quelques autres religieuses qui l'ont suivie. Elle fait la fondation des « Missionnaires de la Charité », établie officiellement dans le diocèse de Calcutta en 1950.

Elle prend désormais le nom de Mère Teresa, car elle a choisi la petite Thérèse comme patronne et guide vers la sainteté ; sa vie est consacrée aux pauvres, aux malades, aux laissés-pour-compte et aux mourants. Cela commença avec l'ouverture du « mouroir » de Calcutta pour assurer une fin digne à ceux qui, leur vie durant, avaient vécu « comme des bêtes ».

En 1996, la congrégation des « Missionnaires de la Charité » comptait 517 missions dans plus d'une centaine de pays. Il y a actuellement près de 4 000 sœurs Missionnaires de la Charité.

Elle a reçu plusieurs récompenses pour son travail, notamment le Prix de la Paix Jean XXIII en 1971 ; le Prix Nobel de la Paix en 1979 pour son action en faveur des déshérités en Inde. Elle a utilisé sa notoriété mondiale pour attirer l'attention du monde sur des questions morales et sociales importantes.

Pendant 50 ans la vie de Mère Teresa de Calcutta a été marquée par la grande épreuve spirituelle de la nuit de la foi. Elle était assaillie par le doute concernant l'existence de Dieu. Ces années de nuit intérieure constituent un trait important de sa figure spirituelle. C'était un supplice secrètement enfoui en elle et dissimulé derrière un visage paisible qu'elle avait en public. Personne ne savait qu'elle était aussi tourmentée. Cette épreuve de la nuit de la foi apparaît avec une précision jusque-là inédite avec la publication en 2007 d'un ouvrage compilant 40 lettres rédigées au cours des soixante dernières années de sa vie et qu'elle voulait voir détruites pour certaines.

Après un premier infarctus en 1983, sa santé se détériore sérieusement à partir de 1990. Suite à une crise de paludisme et à un arrêt cardiaque, elle abandonne ses responsabilités à la tête de la communauté en mars 1997. Pendant ses dix dernières années elle a été souvent malade et hospitalisée.

La vie de Mère Teresa a été assez longue : 87 ans. Son départ pour les demeures éternelles eu lieu, dans son couvent de Calcutta, le 5 septembre 1997.

L’Inde a déclaré le lendemain de sa mort Jour de deuil national. Elle a offert des funérailles nationales à sa plus grande héroïne depuis Gandhi. La mort de Mère Teresa a été l'occasion d'un hommage unanime ; ses obsèques ont rassemblé des croyants de toutes les religions. Les funérailles ont été célébrées dans le Stade de Calcutta ; les sœurs avaient préparé l'autel pour la Messe.

Monseigneur Henri de Souza, archevêque de Calcutta est à l’origine de la demande de canonisation de Mère Teresa. Le processus de béatification a été particulièrement rapide : il a débuté en 1999, seulement deux ans après sa mort, grâce à une dérogation du pape permettant d'écourter le délai habituel de cinq ans. Celle-ci a bénéficié d'un traitement de faveur de la part de saint Jean-Paul II, fervent admirateur. Ses lettres, qui révèlent ses doutes, étaient connues au moment du procès de béatification de Mère Teresa. Elles ont été pris en compte pour sa béatification.

Mère Teresa de Calcutta a été béatifiée le 19 octobre 2003 à Rome, place Saint-Pierre, devant 300 000 fidèles, par saint Jean-Paul II.

>>> Homélie du Pape Jean-Paul II
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Pour un approfondissement biographique :
>>> Mère Teresa de Calcutta, biographie
[Albanais, Anglais, Espagnol, Français, Italien]

Mère Teresa de Calcutta a été déclarée Sainte le dimanche 4 septembre 2016 par le Pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013) au commencement d'une messe de canonisation célébrée sur la place Saint-Pierre devant quelque 100 000 fidèles.
« Nous déclarons la bienheureuse Teresa de Calcutta sainte et nous l'inscrivons parmi les saints, en décrétant qu'elle soit vénérée en tant que telle par toute l'Église », a déclaré le Pape François, en prononçant en latin la formule de canonisation rituelle.
Le jour de sa fête dans le calendrier catholique des saints a été fixé au 5 septembre, jour anniversaire de sa mort.

Sources principales : 92.catholique.fr/ ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Jean-Joseph Lataste, prêtre o.p. et fond. (1832-1869)
Bse Marie Madeleine de la Passion, fondatrice (1845-1921)
Sts Acontius, Nonnus, Herculan et Taurin, martyrs († 172)
St Quinctius, martyr († siècle inc.)
Sts Urbain, Théodore, Ménédème et comp., martyrs († 370)
St Bertin, abbé de Sithiu († v. 698)
St Alpert de Cessima (Piémont), abbé († v. 1073)
Bx Jean le Bon, abbé en Dalmatie († XIIe s.)
Bx Guillaume (William) Brown, martyr († 1605)
Bx Florent Dumontet, prêtre et martyr  († 1794)
St Pierre Nguyen Van Tu, prêtre o.p. et martyr († 1838)
St Joseph Hoang Luong Canh, médecin et martyr († 1838)
BBses Marie-Stella et 10 comp., v. et martyres († 1943)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMar 06 Sep 2016, 00:50

6 septembre

Bx Bertrand de Garrigues
Prieur dominicain († 1230)

Bertrand naît à Garrigues (Gard). Il entra dans l’Ordre en 1215 et fut en 1216 le premier prieur du premier couvent dominicain : Saint-Romain de Toulouse.
Saint Dominique l’envoya à Paris en 1217, où il fonda avec le frère Mannès le couvent Saint-Jacques (aujourd'hui rue des Tanneries, dans le XIIIème) au cœur de l'Université qui était alors la première de l'Europe chrétienne. Il fonda plusieurs autres couvents à Montpellier, à Avignon et ailleurs.

De retour à Toulouse en 1219, il fut nommé, en 1221, premier Provincial de Provence. Âme de grande pénitence et de singulière innocence, dans sa profonde humilité il ne cessait de pleurer abondamment sur ses péchés, au point que St Dominique, jugeant ces pleurs excessifs, lui demanda de se contenter de pleurer pour la conversion des pécheurs. Jourdain de Saxe le décrit ainsi: « Compagnon de St Dominique dans les voyages, dans la sainteté et dans la ferveur ». Beaucoup de ses attitudes reflétaient, jusque dans les traits extérieurs, le comportement de son maître Dominique qu’il s’était proposé d’imiter et qu’il avait suivi dans ses voyages. Après la mort de St Dominique, il veilla sur les sœurs de Prouille, ces anciennes cathares converties dont la prière soutenait la prédication des frères.

Il meurt le 18 avril 1230 au cours d'une retraite, qu'il prêchait aux cisterciennes de Bouchet, près d’Orange. Son tombeau y devint un lieu de pèlerinage. Son corps, enlevé par les Frères Prêcheurs d’Orange en 1414, fut vénéré dans leur église jusqu’en 1561, date à laquelle il fut jeté au feu lors des guerres de religion.
Au 18ème siècle, sa statue, placée dans l'église, était encore vénérée par les fidèles qui en avaient fait un saint.
Culte approuvé en 1881 par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).

Source principale : cite-catholique.org/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Éleuthère (Eleuterio), abbé à Rome († VIe s.)
St Zacharie, prophète (VIe s. av. JC)
St Onésiphore, martyr († Ier s.)
Sts Donatien  et ses compagnons, martyrs († 484)
St Cagnoald, évêque de Laon († v. 632)
Ste Bègue, religieuse ermite († VIIe s.)
St Magne, abbé en Bavière († VIIe s.)
Bse Julia Rodzińska, sœur o.p. et martyre (1899-1945)
Bx Didace Llorca Llopis, prêtre et martyr († 1936)
Bx Pascal Torres Lloret, laïc et martyr († 1936)
Bx Michel Czartoryski, prêtre o.p. et martyr (1897-1944)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMar 06 Sep 2016, 23:38

7 septembre

Sainte Reine (Régine)
Vierge et martyre
(† IIIe siècle)

Son culte est ancien mais on ne sait plus rien d'elle. Ste Reine est vénérée depuis au moins 628 à Alise-Sainte-Reine (Côte d'Or), près d'Alésia. On y trouve une basilique mérovingienne ainsi qu'un monastère qui lui sont consacrés.

Ses reliques sont à Flavigny-sur-Ozerain (Côte d'Or).

Les autres saints du jour :

St Clodoald (Cloud), prêtre (515-560)
St Sozon, martyr († siècle inc.)
Sts Festus (diacre) et Didier (lecteur), martyrs († IVe s.)
St Euverte, évêque d’Orleans († IVe siècle)
St Grat, évêque d'Aoste dans les Alpes († Ve s.)
Sts Memorius et compagnons, martyrs († Ve s.)
St Alpin, évêque de Châlons en Champagne († Ve s.)
Ste Carissime, vierge recluse († VIe ou VII s.)
Ste Madelberte, abbesse († v. 705)
St Hilduard, évêque en Flandre († v. 760)
St Gauzelin, évêque de Toul († 962)
St Jean de Lodi, évêque en Ombrie († v. 1106)
St Étienne de Châtillon, évêque de Die († 1208)
St Marc Crisin, prêtre d’Esztergom et martyr († 1619)
St Étienne Pongracz, prêtre s.j. et martyr († 1619)
St Melchior Grodziscki, prêtre s.j. et martyr († 1619)
Bx Thomas Tsuji, prêtre s.j. et martyr  († 1627)
Bx Louis Maki et son fils Jean, martyr  († 1627)
BBx Raoul Corby et Jean Duckett, prêtres et martyrs
Bx Claude-Barnabé Laurent, prêtre et martyr († 1794)
Bx François d’Oudinot de la Boissière, prêtre et martyr
Bx Giovanni Mazzuconi, prêtre et martyr († 1865)
Bse Eugénie (Eugenia) Picco, vierge († 1921)
Bse Ascension Lloret Marco, vierge et martyre († 1936)
Bx Ignatius Kłopotowski, prêtre et fond. (1866-1931)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMer 07 Sep 2016, 23:28

8 septembre

Bx Frédéric Ozanam
« Apôtre de la charité »
« Époux et père de famille exemplaire »
Cofondateur de la « Société de Saint-Vincent-de-Paul »

Frédéric Ozanam naît le 23 avril 1813 à Milan, cinquième d’une famille nombreuse. Son enfance est marquée par la mort de onze de ses quatorze frères et sœurs. Le chagrin de ses parents marquera fortement sa sensibilité, en le rendant particulièrement attentif à la vie et aux douleurs de ses semblables. En 1815, la famille Ozanam rentre en France et finit par s’installer définitivement à Lyon en 1817.
Frédéric, étudiant, est un fervent catholique qui s’affirme comme tel : il n'hésite pas à intervenir en cours pour dénoncer, avec conviction et courage, les thèses rationalistes de professeurs athées qui, à ses yeux, portaient atteinte à Dieu et à son amour pour l’humanité. Il fréquente les catholiques libéraux comme Montalembert et participe aux Conférences d'Histoire fondée par Emmanuel Bailly, où de jeunes étudiants catholiques retrouvent des camarades incroyants pour discuter de sujets divers.

Docteur en droit en 1836, Frédéric devient avocat à la Cour royale de Lyon. Mais, plus attiré par le professorat, il obtient en 1839 la chaire de droit commercial de Lyon. Passionné par la littérature et l’histoire (il avait obtenu son doctorat de lettres en janvier 1839), il est reçu en 1840 à l’agrégation ; on lui propose alors d’être professeur suppléant de littérature comparée à la Sorbonne. Il exercera ce métier avec passion et rigueur, affirmant toujours sa foi. En 1846, il tombe malade et doit arrêter ses cours.

Un jour, lors de l'une de ces conférences, quelqu’un l'apostrophe : « Votre Foi, dit-il, est dans les livres, non dans les œuvres ; que faites-vous pour aider les pauvres, les déshérités ? ».

Timide, mais bien documenté, aussi se lève-t-il d'un bond : « L'Église a toujours été l'amie des pauvres, répond-il. Le Christ est venu pour sauver tous les hommes. Des débuts du christianisme jusqu'à nos jours, l'Église a conjugué tous ses efforts pour bannir l'esclavage, c'est elle qui... ». Mais son adversaire l’interrompt : « Vous parlez du passé, M. Ozanam, moi je vous demande ce que font les catholiques d'aujourd'hui, vous, vos compagnons ? ». Cette conversation fait réfléchir le jeune Frédéric qui choisit de joindre l'action à la parole, en démontrant, par une œuvre concrète, la vitalité de la foi catholique.

Il décide de s'engager en aidant les plus démunis. Accompagné par sept amis, il fonde, le 23 avril 1833, une « Société de charité » dont les membres rendent visite à domicile à des familles pauvres et établissent ainsi une relation directe avec ceux qui souffrent. Il a alors tout juste 20 ans.
Avec l’aide et sur les conseils de Sœur Rosalie, Fille de la Charité proche des pauvres du quartier Mouffetard, cette société deviendra, en 1835, la « Société de Saint-Vincent-de-Paul ».

Aujourd'hui, la SSVP est répandue sur tous les continents et compte 800.000 bénévoles agissant dans près de 150 pays.

En cette période troublée de la Révolution de février 1848, Frédéric Ozanam défend la situation des plus pauvres et des ouvriers. Selon lui, cette révolte engendrera « un progrès qu’il faut soutenir. J’y reconnais l’avènement temporel exprimé par ces trois mots : Liberté, Égalité, Fraternité. Je veux donc la souveraineté du peuple.»

Il avance des idées qui, cinquante ans plus tard, seront reprises par l’Église et la société : « La question qui divise les hommes de nos jours n’est plus une question de formes politiques, c’est une question sociale, c’est de savoir qui l’emportera de l’esprit d’égoïsme ou de l’esprit de sacrifice. Il y a beaucoup d’hommes qui ont trop et qui veulent avoir encore ; il y en a beaucoup plus d’autres qui n’ont pas assez, qui n’ont rien et qui veulent prendre si on ne leur donne pas. Entre ces deux classes d’hommes, une lutte se prépare ; et cette lutte menace d’être terrible : d’un côté la puissance de l’or, de l’autre la puissance du désespoir. »

« Il faut donc qu’avec son salaire, l’ouvrier puisse pourvoir aux frais d’éducation et d’instruction de ses enfants. Sa force active est un capital qui doit tarir un jour. L’invalidité et la vieillesse viendront. L’ouvrier a donc droit à la retraite. Car si un travailleur ne trouvait pas dans son salaire les éléments de sa retraite, il aurait placé sa vie à fonds perdus. »

En juin 1841, Frédéric se marie avec Amélie Soulacroix. De leur union naîtra « petite Marie » en août 1845. Malgré leur désir, ce sera leur seul enfant. Le couple Ozanam est rayonnant d’amour, et le restera jusqu’au bout. Frédéric est éperdument amoureux de sa femme : « Je me laisse être heureux, je ne compte plus les moments ni les heures, le cours du temps n’est plus pour moi, que m’importe l’avenir ? Le bonheur dans le présent, c’est l’éternité, je comprends le Ciel ». Amélie est une compagne qui partage tous les choix de son mari ; ce fut un couple d’une belle fécondité que l’amour réciproque et le soutien mutuel n’ont pas rendu sourd aux détresses des pauvres.

La sensibilité et le charisme de Frédéric impressionneront beaucoup ses contemporains. Toute sa vie, familiale, professionnelle et civique, sera tournée vers le profond désir de se mettre au service de la vérité et « d’enserrer le monde d’un réseau de charité. »

À Marseille, le 8 septembre 1853, à l’âge de 40 ans, il quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Le diocèse de Paris a entamé la procédure de béatification de Frédéric Ozanam en 1925. La cause de béatification a été conclue en juin 1996 et saint Jean Paul II l'a proclamé « bienheureux » le 22 août 1997, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, au cours des Journées mondiales de la jeunesse de Paris. Il a déclaré alors : « On peut voir en Frédéric Ozanam un précurseur de la doctrine sociale de l’Église, que le pape Léon XIII  développera quelques années plus tard dans l'encycliqueRerum Novarum ».
Ces idées seront reprises dans les encycliques Quadragesimo Anno de Pie XI, écrite en 1931 au lendemain de la grande crise économique de 1929, et Centesimus Annus (1er mai 1991) de saint Jean Paul II.

Œuvres de Frédéric Ozanam

Son œuvre imprimée est importante. Entre 1855 et 1865 ont été publiées en 11 tomes ses Œuvres complètes.
I et II : La Civilisation au Ve siècle. Leçons faites à la Sorbonne en 1850-1851 avec en appendice une étude de 1850 Des écoles et de l'instruction publique en Italie aux temps barbares.
III et IV : Études germaniques dont Les Germains avant le Christianisme (1847) et La civilisation chrétienne chez les Francs(1849). Leçons faites à la Sorbonne et publiées.
V : Les Poètes franciscains en Italie au treizième siècle, réimpression du livre de 1852, suivie d'un mémoire sur Les sources poétiques de la Divine Comédie.
VI : Dante et la philosophie catholique au treizième siècle, thèse du doctorat ès-lettres soutenue en 1839. Essai sur la philosophie de Dante, complétée et remaniée en 1845.
VII et VIII : Mélanges, comprenant de nombreuses études dont Réflexions sur la doctrine de Saint-Simon (1831), Du progrès par le christianisme (1835), Deux chanceliers d'Angleterre : Bacon de Vérulam et St Thomas de Cantorbéry (1836), Discours sur la puissance du travail (1843), La littérature allemande au Moyen Age (1841), Des Niebelungen et de la Poésie lyrique (1842), Sur le bouddhisme (1842), Du divorce, Extraits de l'Ère nouvelle, Un pèlerinage au pays du Cid (1853), Discours aux Conférences de Saint-Vincent-de-Paul (Florence et Livourne, 1853), etc.
IX : Le Purgatoire de Dante, traduction et commentaires, leçons de Sorbonne de 1847 à 1850.
X et XI : Lettres.

Sa correspondance a fait l'objet d'une édition critique, Lettres de Frédéric Ozanam (beaucoup plus complète que les tomes X et XI précédemment cités) en 5 tomes (un sixième est en préparation) à partir de 1960.

Tome I, Lettres de jeunesse, (1819-1840), publiées avec le concours des descendants d'Ozanam par Léonce Celier, Jean-Baptiste Duroselle, Didier Ozanam. Paris, Bloud & Gay 1960.
Tome II, Premières années à la Sorbonne, (1841-1844), édition critique de Jeanne Caron ; préface de J.-B. Duroselle. Paris, Celse 1971. Réédition, Paris, Société de Saint-Vincent-de-Paul, 2013.
Tome III, L'engagement, (1845-1849), édition critique sous la direction de Didier Ozanam, Paris, Celse, 1978.
Tome IV, Les dernières années, (1850-1853), édition critique par Christine Franconnet. Paris, Éditions Klincksieck, 1992.
Tome V, Supplément et Tables, édition critique sous la direction de Didier Ozanam. Paris, Éditions Klincksieck, 1997.
Tome VI, Deuxième Supplément, édition critique sous la direction de Didier Ozanam. Paris, Société de Saint-Vincent-de-Paul, 2013.

Sources principales : ssvp.fr/dossier-actualites ; wikipédia (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Thomas de Villeneuve, évêque (1488-1555)
Bx Alain de la Roche, dominicain (1428-1475)
St Serge Ier, pape (84e) de 687 à 701
Sts Adrien et Nathalie, époux et martyrs († IV s.)
Sts Fauste, Dius et Ammon, prêtres et martyrs († v. 311)
St Isaac, évêque en Grande Armenie († 438)
St Corbinien, évêque de Freising, en Bavière († 725)
St Pierre de Chavanon, prêtre à Pébrac († v. 1080)
Bse Serafina Sforza, pénitente, clarisse à Pesaro († 1478)
BBx Thomas Palaser, Jean Norton, Jean Talbot, martyrs
Bx Antoine de Saint-Bonaventure et comp., martyrs († 1628)
BBx Joseph-Cécile, Théodemire, Evence-Richard, martyrs
Bx Marin Blanes Gimer, père de 9 enfants et martyr († 1936)
Bx Ismaël Escrihuela Esteve, laïc et martyr († 1936)
Bx Pascal Fortuño Almela, prêtre o.f.m. et martyr († 1936)
Bse Josèphe de Saint-Jean de Dieu, v. et martyre († 1936)
Bse Dolorès de Sainte-Eulalie, vierge et martyre († 1936)
Bx Adam Bargielski, prêtre polonais et martyr († 1942)
Bx Ladislas Bladzinski, prêtre et martyr († 1944)

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10 septembre

Saint Nicolas de Tolentino
Prêtre o.s.a.
(1245-1305)

La mère de ce saint dut sa naissance à un pèlerinage qu'elle fit à Saint-Nicolas-de-Myre. L'enfant reçut au baptême, en reconnaissance, le nom de Nicolas. Son patron continua de le protéger, et bientôt le petit Nicolas devint son émule dans la sainteté, jeûnant, dès l'âge de sept ans, trois fois la semaine, et aimant les pauvres d'une affection incroyable.

À onze ans, il fut reçu dans l'ordre des ermites de Saint-Augustin, où il se fit admirer de tous par la modestie de son maintien, sa parfaite obéissance, son humeur douce et toujours égale, surtout sa chasteté, gardée par d'effrayantes mortifications. À quinze ans, il usait des chaînes, des ceintures de fer et des cilices ; il jeûnait quatre fois la semaine, mangeait peu et des mets les plus grossiers, ne couchait que par terre ou sur une paillasse.

On raconte plusieurs visions d'âmes du purgatoire qui lui devaient leur délivrance. Après avoir édifié successivement plusieurs couvents, le fervent religieux est envoyé à Tolentino, où il passe les trente dernières années de sa vie. Là il s'occupe à catéchiser les ignorants, à prêcher la parole de Dieu, à confesser les pécheurs ; les cœurs les plus rebelles se rendent à ses exhortations, il embrase les plus indifférents du feu de l'amour divin, il ébranle les plus obstinés, sa douceur ramène les plus désespérés dans la voie du salut. Le salut des autres ne lui fait pas négliger le sien. On ne saurait dire quand il terminait son oraison; on le trouvait toujours absorbé en Dieu ; il aimait surtout à méditer les souffrances de Jésus-Christ.

Nicolas était la terreur du démon, qui venait souvent troubler son oraison en imitant devant lui le cri de tous les animaux, en ébranlant la charpente de la maison, en faisant trembler sa cellule. Un jour l'esprit de ténèbres entra près de lui sous la forme d'un oiseau énorme, qui éteignit, renversa et brisa la lampe par un mouvement de ses ailes ; Nicolas ramassa les morceaux et les rejoignit si merveilleusement, qu'il ne parut pas trace de l'accident. Le démon alla jusqu'à le frapper et à le laisser pour mort ; le saint demeura boiteux toute sa vie des coups qu'il avait reçus. Il partageait avec les pauvres le pain qu'on lui donnait à ses repas, et, un jour, son supérieur lui demandant ce qu'il portait : « Ce sont des fleurs » dit-il, et il montra le pain changé en roses. Pendant les six derniers mois de sa vie, les anges descendaient toutes les nuits dans sa chambre et le réjouissaient de leurs chants.

Le 10 septembre 1305, dans le couvent de Saint-Augustin de Tolentino, Nicolas quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Les autres saints du jour :

St Aubert, évêque d'Avranches († v. 725)
Bx Leoncio Arce Urrutia, prêtre o.p. et martyr († 1936)
St Némésion, martyr († 250)
Sts Némésianus (évêque) et compagnons, martyrs († 256-259)
Ste Pulchérie, impératrice de Byzance († 453)
St Agabius, évêque de Novare en Italie († Ve s.)
St Salvi, évêque d'Albi († 584)
St Théodard, évêque de Tongres et martyr († v. 670)
Bx Ogler (Oglerio), abbé de Lucedio en Italie († 1214)
Bx Sébastien Kimura, prêtre s.j. et martyr († 1622)
Bx François Morales, o.p. et 50 comp., martyrs († 1622)
St Ambroise Edouard Barlow, prêtre et martyr († 1641)
Bx Jacques Gagnot, prêtre et martyr († 1794)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptySam 10 Sep 2016, 22:57

11 septembre

Saint Jean-Gabriel Perboyre
Prêtre de la Congrégation de la Mission
Martyr en Chine
(1802-1840)

Jean-Gabriel Perboyre naît à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802. Il est l'aîné d'une famille de paysans assez aisés dont six des huit enfants entreront en religion.
On le destinait à reprendre la ferme, mais il accompagne son frère Louis, âgé de neuf ans, qui doit continuer ses études à Montauban, afin de l'aider à s'acclimater à la vie du pensionnat. L'école avait été fondée et est dirigée par son oncle Jacques, lazariste, qui avait traversé la tourmente révolutionnaire comme prêtre réfractaire. Devant ses aptitudes, on lui demande de rester aussi au pensionnat.

À la fin de ses études, il suit une mission prêchée par un lazariste et il entre dans la Compagnie de la Mission en 1818. Justement son oncle vient de créer un séminaire, car il n'y en avait plus depuis la Révolution ; Jean-Gabriel est son premier élève.
Il prononce ses vœux en 1820 et en 1823, avant même d'être ordonné, il est nommé professeur à Montdidier, près d'Amiens, où il réussit très bien auprès des jeunes, créant un comité de classe, organisant la visite des pauvres.

Il est ordonné prêtre en 1826 à la Rue du Bac. On l'envoie alors à Saint-Flour dans le Cantal comme professeur de théologie, où il réussit si bien que son évêque le demande comme directeur du Séminaire. Notons qu'il avait suivi les idées de La Mennais sur l'éducation, mais quand celui-ci est condamné (1832), il s'incline. Il est nommé en 1832 assistant du Directeur du Séminaire interne de Paris, c'est le noviciat des Lazaristes. C'est l'époque où l'on ramène les reliques du bienheureux François-Régis, martyrisé en Chine. Cela fait naître en lui le désir de le suivre sur cette voie, d'autant plus que son frère Louis est mort avant d'arriver en Chine.

En 1835, on accepte enfin de le laisser partir pour la Chine. (Le médecin qui s'y était opposé revient sur son verdict…après une nuit blanche!). Son long et pénible voyage dure de mars 1835 à la mi-août 1836, où il arrive à son Poste dans la Province du Ho Nan. Il accomplit plusieurs missions sur ce territoire très vaste. L'année suivante il est Curé dans la Province du Hou Péi.

En 1839, il est livré par un catéchumène. Il subit plusieurs séances de torture qui font de lui un être pantelant, mais il refuse de piétiner la croix. Ses bourreaux sont impressionnés par sa politesse et son calme. Condamné, il doit attendre encore longtemps la confirmation du verdict par l'Empereur. Il meurt par strangulation sur un gibet en forme de croix, le vendredi après-midi 11 septembre 1840. Les chrétiens réussissent par un subterfuge à prendre son corps et l'enterrent à côté du bienheureux François-Régis qui avait été martyrisé 20 ans auparavant.

Jean-Gabriel Perboyre a été béatifie le 10 novembre 1889 par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) et canonisé, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 2 juin 1996.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Jean-Gabriel Perboyre

Sources principales : abbaye-saint-benoit.ch ; vatican.va  (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Maria Pierina De Micheli, religieuse (1890-1945)
Bse Maria Celeste Crostarosa, moniale et fondatrice († 1755)
Sts Prote et Hyacinthe, martyrs († IIIe s.)
Sts Félix et Regula, martyrs († IIIe s.)
St Paphnuce, évêque en Égypte († IVe s.)
St Patient, évêque de Lyon († v. 480)
St Sacerdos, évêque de Lyon († 552)
St Daniel Wyn, Ier évêque de Bangor († 554)
St Adelphe, abbé de Remiremont († v. 670)
St Leudin, dit Bodon, évêque de Toul († avant 680)
St Elia, surnommé le Spéléote, ermite en Calabre  († 960)
Bx Gaspar Koteda et François Takeya, martyrs († 1622)
Bx Pierre Shichiemon et 2 enfants, martyrs († 1622)
Bx Bonaventure de Barcelone, religieux o.f.m. († 1684)
Bx François Mayaudon, prêtre et martyr († 1794)
Bx Pierre d’Alcantara, religieux o.h. et martyr († 1936)
Bx Joseph-Marie Segura Penadès, prêtre et martyr

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMer 14 Sep 2016, 23:39

15 septembre

Sainte Catherine de Gênes
Veuve
Patronne de Gênes

Commémorée le 15 septembre (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 12 septembre par le Diocèse de Gênes et par l’Église locale.

Caterina Fieschi, fille d'un vice-roi de Naples, naît à Gênes le 5 avril 1447. Sa famille, féconde en grands hommes, avait donné à l'Église deux papes, neuf cardinaux et deux archevêques. Dès l'âge de huit ans, conduite par l'Esprit de Dieu, elle se mit à pratiquer de rudes mortifications ; elle dormait sur une paillasse, avec un morceau de bois pour oreiller ; mais elle avait soin de cacher ses pénitences. Elle pleurait toutes les fois qu'elle levait les yeux sur une image de Marie tenant Jésus mort dans ses bras.
Malgré son vif désir du cloître, elle se vit obligée d'entrer dans l'état du mariage, où Dieu allait la préparer par de terribles épreuves à une vie d'une incroyable sainteté. Après cinq ans d'abandon, de mépris et de froideur de la part de son mari, après cinq ans de peines intérieures sans consolation, elle fut tout à coup éclairée de manière définitive sur la vanité du monde et sur les joies ineffables de l'amour divin : « Plus de monde, plus de péché » s'écria-t-elle. Jésus lui apparut alors chargé de sa croix, et couvert de sang de la tête aux pieds : « Vois, ma fille, lui dit-il, tout ce sang a été répandu au calvaire pour l'amour de toi, en expiation de tes fautes ! » La vue de cet excès d'amour alluma en Catherine une haine profonde contre elle-même : « Ô amour ! Je ne pécherai plus » s'écria-t-elle.

Trois jours après, elle fit sa confession générale avec larmes, et désormais elle communia tous les jours. L'Eucharistie devint la nourriture de son corps et de son âme, et pendant vingt-trois ans il lui fut impossible de prendre autre chose que la Sainte Communion ; elle buvait seulement chaque jour un verre d'eau mêlée de vinaigre et de sel, pour modérer le feu qui la dévorait, et, malgré cette abstinence, elle jouissait d'une forte santé.

À l'abstinence continuelle se joignaient de grandes mortifications ; jamais de paroles inutiles, peu de sommeil ; tous les jours six à sept heures de prière à genoux ; jamais Catherine ne se départit de ces règles ; elle était surtout si détachée d'elle-même, qu'elle en vint à n'avoir plus de désir et à se trouver dans une parfaite indifférence pour ce qui n'était pas Dieu.

Ses trois maximes principales étaient de ne jamais dire : Je veux, je ne veux pas, mien, tien, de ne jamais s'excuser, de se diriger en tout par ces mots : Que la Volonté de Dieu soit faite ! Elle eut la consolation de voir son époux revenir à Dieu, dans les derniers jours de sa vie, et de l'assister à sa mort. À partir de ce moment, Catherine se donna tout entière au soin des malades, et y pratiqua les actes les plus héroïques jusqu’au jour de son départ pour les demeures éternelles : le 15 septembre 1510 à Gênes.

Catherine de Gênes a été béatifiée le 06 avril 1675 par le pape Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676) et canonisée, le 23 avril 1737, par le pape Clément XII (Lorenzo Corsini, 1730-1740).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Catherine de Gênes
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Source principale : magnificat.ca/cal/fr/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Paolo Manna, missionnaire en Birmanie (1872-1952)
St Nicomède, prêtre et martyr († IIe s.)
St Valérien, martyr († 178)
Sts Stratone, Valère, Macrobe et Gordien, martyrs
St Nicétas le Goth, martyr († v. 370)
St Albin (ou Alpin), évêque de Lyon († IVe s.)
St Epvre (Aper), évêque de Toul (†VIe s.)
St Achard, abbé de Jumièges († VIIe s.)
St Émile et Jérémie, martyrs († 852)
Bx Roland de Médicis, anachorète en Émilie († 1386)
Bx Camille Costanzo, prêtre s.j. et martyr († 1622)
BBx Jean Baptiste et Hyacinthe des Anges, martyrs
Bx Antoine-Marie Schwartz, prêtre et fondateur († 1929)
Bx Pascal Penades Jornet, prêtre et martyr († 1936)
Bx Ladislas Miegon, aumonier militaire et martyr († 1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyVen 16 Sep 2016, 00:23

16 septembre

Saints Corneille et Cyprien
Martyrs

Corneille et Cyprien sont associés dans une vénération commune parce qu'ils avaient eu entre eux des liens d'amitié. Cyprien était évêque de Carthage et Corneille était pape à Rome.  Ils sont morts tous les deux au cours de la même persécution, Corneille en 253, à Civitavecchia et Cyprien vers 258.

Corneille fut le 21e Pape en 251, seulement deux années. Nous savons de lui peu de choses sinon l'essentiel, à savoir qu'il fut bon et généreux. Il eut du mérite à l'être car il se trouvait en face d'un antipape, Novatien. Lors de la persécution déclenchée par l'empereur Gallien, le Pape Corneille fut condamné à l'exil où il mourut en 253, considéré comme martyr, à Civitavecchia.

Cyprien est l'illustre évêque de Carthage, en Afrique du nord, à la même époque du IIIe siècle. Figure admirable de l'évêque berger de son peuple, Cyprien fut toujours sur la brèche pour soutenir les courages défaillants, réconforter les chrétiens condamnés aux mines ou à l'exil et pour appeler au pardon et à la réconciliation les baptisés qui avaient failli à leurs promesses.

On a conservé de l'évêque Cyprien 65 de ses Lettres. Il y manifeste, comme saint Paul, la sollicitude de toutes les Églises et la hantise de leur unité. Une de ces lettres atteste qu'il s'était lié d'une grande amitié avec le pape Corneille ; il y déclarait : « Si le Seigneur fait à l'un de nous la grâce de le rejoindre bientôt, que notre amitié se continue auprès de Lui ». L'évêque Cyprien de Carthage, véritable chef de l'Église d'Afrique du Nord, fut arrêté et exilé le 30 août 257 puis exécuté le 16 septembre 258.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Saints Corneille et Cyprien

Source principale : lejourduseigneur.com (« Rév. x gpm »).  

Les autres saints du jour :

Ste Édith fille d’Edgar, abbesse de Wilton (961-984)
St Juan Macías, religieux o.p. au Pérou († 1645)
Ste Euphémie de Chalcedoine, vierge et martyr († v. 303)
Sts Abondius et ses compagnons, martyrs († v. 304)
Sts Victor, Félix, Alexandre et Papias, martyrs († IVe s.)
St Prisque (Prisco), évêque et martyr († IVe s.)
St Ninian, évêque en Écosse († v. 432)
Sts Roger et Serdieu (Abdallah), martyrs († 852)
Ste Ludmila, duchesse de Bohême et martyre († 921)
St Victor III, pape (156e) de 1085 à 1087  
St Vital de Savigny, abbé († 1122)
St Martin de Huerta, abbé et évêque († 1213)
Bx Louis Aleman, évêque d’Arles  († 1450)
Bx Dominique Shobioye, martyr († 1628)
BBx Michel Himonoya et son fils Paul, martyrs († 1628)
St André Kim Taegon, prêtre et martyr († 1846)
Bx Ignace Casanovas, prêtre s.p. († 1936)
Bx Lauréan (Sauveur Ferrer Cardet), prêtre et martyr
BBx Benoît et Bernardin, o.f.m. et martyrs († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptySam 17 Sep 2016, 01:21

17 septembre

Saint Robert Bellarmino
Jésuite, Cardinal, Docteur de l'Église
(1542-1621)

Roberto Bellarmino, naît à Montepulciano, non loin de Florence, le 4 octobre 1542. La maison paternelle fut pour lui une école de vertu, où sa piété se développa promptement, et plus d'une fois, dès l'âge de six ans, les gens du voisinage se réunissaient autour de lui pour l'entendre prêcher la Passion de Notre-Seigneur.
À quatorze ans, il commença ses études chez les jésuites de sa ville natale, où il remporta de vrais triomphes. Il entra ensuite dans la Compagnie de Jésus. Après plusieurs années d'éloquentes et fructueuses prédications, et deux ans de professorat au collège romain, il fut quelques années provincial à Naples, bientôt rappelé à Rome auprès du souverain pontife et enfin nommé cardinal, puis archevêque de Capoue.

Partout Bellarmino brilla par sa vertu comme par sa science ; dans les plus hautes situations, il vivait toujours comme un religieux austère, fidèle à sa règle, ami de la simplicité et de la pauvreté.
L'innocence de sa vie lui faisait aimer les cœurs purs ; c'est ainsi qu'il entoura d'une affection toute paternelle saint Louis de Gonzague et après lui saint Jean Berchmans.

S'il consentait à dire la Messe pour un malade, le malade guérissait ; il délivra des possédés, il discernait l'intérieur des âmes, arrêtait des incendies. Son humilité ne lui permettait pas de s'attribuer ces miracles, et il disait : « Ce n'est pas moi, c'est la signature que j'ai du bienheureux Ignace. »

Saint François de Sales disait de lui : « Il sait tout, excepté faire le mal. » Il fut aussi l'ami de saint Philippe Néri et de saint Charles Borromée. Henri IV conseillait aux cardinaux français partant au conclave de donner un saint pape à l'Église en la personne du cardinal Bellarmin.

Il y aurait beaucoup à dire sur sa science et sur ses ouvrages d'une haute science théologique.

Roberto Bellarmino a été beatifié le 13 mai 1923 et canonisé le 29 juin 1930 par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) qui  aussitôt après le proclama docteur de l'Église.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>  Saint Robert Bellarmin
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

©Evangelizo.org

Les autres saints du jour :

Ste Hildegarde de Bingen, mystique et docteur de l'Église
St Zygmunt Szczęsny Feliński, évêque et  fond. († 1895)
St Stanisław od Jezusa i Maryi, prêtre et martyr (1631-1701)
St Satiro, frère de saint Ambroise († v. 377)
St Lambert, évêque de Tongres et martyr († v. 705)
St Rouin, fond. et abbé de Beaulieu († VIIe s.)
Ste Colombe de Cordoue, vierge et martyr († 853)
St Renaud, solitaire dans la forêt de Craon († v. 1104)
St Cherubino Testa d'Avigliana, prêtre o.e.s.a. († 1479)
St Pierre d'Arbués, prêtre et martyr († 1485)
St Emmanuel Nguyen Van Trieu, prêtre et martyr († 1798)
St Francesco Maria de Camporosso, o.f.m. cap. († 1866)
Bx Jean Ventura Solsona, prêtre et martyr († 1936)
Bx Timothée Valero Perez, prêtre o.f.m. et martyr († 1936)
Bx Sigismond Sajna, prêtre et martyr († 1940)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptySam 17 Sep 2016, 22:55

18 septembre

Sainte Richarde
Impératrice
(† 896)

Richarde, fille du comte d'Alsace, épousa Charles le Gros, arrière petit-fils de Charlemagne, en 862.
Charles, avec l'appui du pape Jean VIII, devint empereur d'Occident, roi de Germanie, roi de France et protecteur de la papauté. Il fut pourtant déposé en 887 car il permit aux Sarrasins de piller l'Italie et abandonna Jean VIII qui l'appelait au secours. Il mourut l'année suivante.

À cette période, Richarde n'était déjà plus à ses côtés, ayant été répudiée puis condamnée pour adultère quelques années auparavant. Elle protesta alors de son innocence, pardonna à son mari et se retira en Alsace, à l'abbaye d'Andliau (Bas-Rhin) qu'elle avait elle-même fondée.

Saint Léon IX (1049-1054) la canonisa en 1049.

Les autres saints du jour :

St Giuseppe de Copertino, prêtre o.f.m. conv.
St Océan, martyr († IIIe s.)
Ste Ariadne, esclave en Asie et martyre († siècle inc.)
St Ferréol, martyr (IIIe s.)
St Eustorge Ier, évêque de Milan († v. 355)
St Senier, évêque de Coutances et d'Avranches († VIe s.)
St Ferréol, évêque de Limoges († VIe s.)
St Eumène, évêque en Crète († VIIe s.)
St Dominique Trach Doai, prêtre o.p. et martyr († 1843)
BBx David Okelo et Gildas Irwa, martyrs († 1918)
Bx Charles Eraña Guruceta, religieux et martyr († 1936)
Bx Ferdinand Garcia Sendra, prêtre et martyr († 1936)
Bx Joseph Garcia Mas, prêtre et martyr († 1936)
Bx Ambroise (Chulia Ferrandis), prêtre et martyr († 1936)
Bx Valentin (Jaunzarás Gomez), prêtre et martyr († 1936)
BBx François, Richard et Modeste, martyrs († 1936)
Bx Joseph Kut, prêtre polonais et martyr († 1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyDim 18 Sep 2016, 23:21

19 septembre

Saint Janvier
Évêque et martyr à Naples
(† 305)

Janvier vivait au IIIe siècle. Sa piété et sa science l'avaient fait élever au siège épiscopal de Bénévent, qu'il n'accepta que par ordre du pape. Au temps de la persécution de Dioclétien, saint Janvier se multipliait pour soutenir le courage des chrétiens et les exhorter au martyre. Le préfet de la province l'apprit et le fit comparaître à son tribunal : « Offrez de l'encens aux idoles ou renoncez à la vie, lui dit-il. “Je ne puis immoler des victimes au démon, répond le saint, moi qui ai l'honneur de sacrifier tous les jours au vrai Dieu.” » Il passa de l'interrogatoire à la fournaise ; mais il en sortit saint et sauf. Puis vint le supplice des ongles de fer, qui mit en lambeaux le corps du martyr. Jeté ensuite en prison : « Courage, dit-il à ses compagnons ; combattons généreusement contre le démon. Le Seigneur m'a réuni à vous pour que le pasteur ne soit point séparé de son troupeau. »
Le lendemain, Janvier et les autres martyrs sont exposés aux bêtes dans l'amphithéâtre de Pouzzoles, en présence d'une foule de peuple. Tous ces héros du Christ se munissent du signe de la croix ; ils chantent des hymnes, en attendant que la dent des lions permette à leur âme de s'envoler vers le ciel. Les bêtes sont lâchées. Ô prodige ! Lions et tigres, se couchent comme des agneaux aux pieds de leurs victimes et caressent ceux qu'ils devaient dévorer. Janvier et ses compagnons sont alors condamnés à avoir la tête tranchée. Le supplice fut accompagné de grands miracles. À un vieillard chrétien qui lui demandait un morceau de ses vêtements comme relique, il promit le linge qui devait servir à lui bander les yeux ; et comme, après sa mort, le bourreau piétinait le bandeau sanglant en disant au martyr décapité : « Porte donc ce bandeau à celui à qui tu l'as promis » la victime obéit, et le bandeau, à l'étonnement de tous, se trouva entre les mains du vieillard chrétien.

L'histoire des reliques de saint Janvier est encore plus extraordinaire que celle de sa vie. Par saint Janvier, Naples fut délivrée de la peste, l'an 1497 et l'an 1529 ; un enfant fut ressuscité par le contact de l'image du glorieux martyr ; la cité napolitaine fut plusieurs fois préservée de l'éruption du Vésuve. Mais un miracle qui se renouvelle trois fois chaque année à époques fixes, c'est le miracle célèbre de la liquéfaction et de l'ébullition du sang de saint Janvier. Ce saint est la grande célébrité de Naples, qui l'invoque comme son puissant protecteur.

Pour un approfondissement :
>>> Miracle de san Gennaro....

Les autres saints du jour :

Ste Émilie de Rodat, vierge et fondatrice (1787-1852)
Bx Pio Alberto Del Corona, évêque et fond. (1837-1912)
St Trophime, martyr († IIIe s.)
Sts Pélée et Nil, évêques et leurs comp., martyrs († 310)
St Eustoche, évêque de Tours († 461)
St Seine, prêtre et abbé († VIe s.)
St Marien, ermite († VIe s.)
St Goëry, 30e évêque de Metz († 642)
St Théodore, évêque de Cantorbéry († 690)
Ste Pomposa, vierge et martyre († 853)
St Lantbert, évêque en Bavière († 957)
St Cyriaque (Ciriaco), abbé en Calabbre († 1030)
St Arnoul, évêque de Gap († v. 1075)
Ste María de Cervelló (E), vierge O.de.M. († 1290)
St Alonso de Orozco, prêtre o.e.s.a. († 1591)
St Charles Hyon Song-mun, martyr en Corée († 1846)
Bx Hyacinthe Hoynelos, religieux o.h. et martyr († 1936)
Bse Françoise Cuallado Baixauli, vierge et martyre († 1936)
Bse Marie de Jésus, vierge et martyre († 1936)
BBses Dolorès et Consolata Aguiar, martyres († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyLun 26 Sep 2016, 22:56

27 septembre

Saint Vincent de Paul
Prêtre, Fondateur d'Ordres
(1581-1660)

Ce saint, dont le nom est devenu synonyme de charité, est l'une des plus pures gloires de la France et de l'humanité tout entière.

Vincent naît à Pouy, près de Dax (France), le 24 avril 1581. Ses parents faisaient valoir une petite ferme et vivaient du travail de leurs mains. Les premières années de Vincent se passèrent à la garde des troupeaux. Un jour qu'il avait ramassé jusqu'à trente sous, somme considérable pour lui, il la donna au malheureux qui lui parut le plus délaissé. Quand ses parents l'envoyaient au moulin, s'il rencontrait des pauvres sur sa route, il ouvrait le sac de farine et leur en donnait à discrétion.
Son père, témoin de sa charité et devinant sa rare intelligence, résolut de s'imposer les plus durs sacrifices pour le faire étudier et le pousser au sacerdoce : « Il sera bon prêtre, disait-il, car il a le cœur tendre. » À vingt ans, il étudie la théologie à Toulouse et reçoit bientôt le grade de docteur.

Ordonné en 1600, à l’âge de 19 ans, un an après son ordination il se rend à Marseille pour recueillir un legs que lui a laissé un de ses amis. Au retour, voyageant par mer pour se rendre à Narbonne, il est pris par des pirates et emmené captif en Afrique. Sa captivité, d'abord très dure et accompagnée de fortes épreuves pour sa foi, se termina par la conversion de son maître, qui lui rendit la liberté.

Les circonstances le font nommer aumônier général des galères, et il se dévoue au salut de ces malheureux criminels avec une charité couronnée des plus grands succès. La Providence semble le conduire partout où il y a des plaies de l'humanité à guérir.

À une époque où la famine et les misères de toutes sortes exercent les plus affreux ravages, il fait des prodiges de dévouement; des sommes incalculables passent par ses mains dans le sein des pauvres, il sauve à lui seul des villes et des provinces entières. Ne pouvant se multiplier, il fonde, en divers lieux, des Confréries de Dames de la Charité, puis l'ordre des Filles de la Charité (1623), plus connues sous le nom des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Nulle misère ne le laisse insensible ; il trouve le moyen de ramasser lui-même et de protéger partout des multitudes d'enfants exposés à l'abandon et à la mort, et mérite le nom de Père des enfants trouvés.

Il a formé des légions d'anges de charité ; mais il lui faut des légions d'apôtres, et il fonde les Prêtres de la Mission (1625), destinés à évangéliser la France et même les peuples infidèles.

En 1638 débute l'œuvre des « Enfants Trouvés ». Il créa pour cela un établissement pour les enfants trouvés.
Son action ne s'arrêtait jamais. Il envoyait ses missionnaires dans tout le royaume et à l'étranger:
- 1639 voit Vincent organisé les secours en Lorraine (ravagée par la guerre, la peste et la famine).
- 1646 Fondation de la mission d'Alger.
- 1648 Fondation de la mission de Madagascar.
- 1649 Démarche de Saint Vincent auprès de la Reine et Mazarin en faveur de la paix.
- 1651 Vincent organise des secours en Picardie, Champagne et Ile-de France, dévastées par la guerre. C'est l'année de la Fondation de la mission de Pologne.

Accablé d'infirmités et de souffrances à la fin de sa vie, il meurt à Saint-Lazare le 27 septembre 1660. Louise de Marillac était décédée peu de temps avant lui le 15 mars 1660. On lui fit des funérailles exceptionnelles. Toutes les œuvres qu'il avait créées étaient représentées, Les princes se mêlaient aux pauvres dans la foule venue honorer le bienfaiteur que l'on vénéra comme un saint.

Il fut béatifié par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730) le 12 août 1729 et canonisé par Clément XII (Lorenzo Corsini, 1730-1740) le 16 juin 1737. Actuellement son corps est exposé dans la Chapelle des Lazaristes, 95, rue de Sèvres, à Paris-VIe.

Pour un approfondissement :
>>> œuvres et biographies  

Source principale : viechretienne.catholique.org ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Lorenzo (Laurent) de Ripafratta (I), prêtre o.p. († 1456)
St Caïus, évêque de Milan († IIIe s.)
Sts Florentin et Hilaire, martyrs († Ve s.)
Ste Hiltrude, vierge († après 800)
Sts Adolphe et Jean, frères et martyrs († v. 845)
St Bonfils (Bonfilio), ancien évêque de Foligno († v. 1115)
St Elzéar de Sabran et la Bse Delphine († 1323)
Bx Jean-Baptiste Laborier du Vivier, martyr († 1794)
Bx Joseph Fenollosa Alcayna, o.f.m. et martyr († 1936)
Bx Fidèle (Marien Clément Sanchés), o.f.m. et martyr
Bse Françoise-Xavière (Marie Fenollosa Alcayna), martyre
Bse Hermie Martinez Amigo, laïque et martyre († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMer 28 Sep 2016, 23:08

29 septembre

Saints Michel, Gabriel et Raphaël
Archanges
(Fête)

Avec saint Michel, l'Église, en ce jour, honore tous les bons anges, dont il a été le chef et le modèle au jour de la révolte de Lucifer et des mauvais anges. D'après nos Saints Livres, ils sont divisés en neuf chœurs et en trois hiérarchies : les anges, les archanges et les vertus ; les puissances, les principautés et les dominations ; enfin, plus haut encore, les trônes, les chérubins et les séraphins. Leur occupation est de contempler Dieu, de L'aimer, de Le louer et d'exécuter ses volontés pour la conduite de l'univers et pour le salut des hommes. Aussi les voyons-nous chargés de différentes missions sur la terre, auprès des personnes, des familles, des paroisses, des diocèses, des royaumes, de l'Église entière.

Ceux dont l'écriture fait une mention particulière sont, outre saint Michel, l'archange Gabriel, à qui semble avoir été confié le soin de tout ce qui regarde le mystère de l'Incarnation, et l'archange Raphaël, qui conduisit et ramena si merveilleusement le jeune Tobie.

Saint Michel a été fait non seulement prince des anges, mais aussi prince des âmes qui doivent remplir les places demeurées vides par la chute des démons. Son nom marque son humilité, car il signifie : « Qui est semblable à Dieu ? »

Les saints lui attribuent la plupart des apparitions mentionnées dans l'Ancien Testament. C'est lui, disent-ils, qui retint la main d'Abraham prêt à immoler son fils Isaac ; c'est lui qui apparut à Josué et le rendit maître de Jéricho par la chute de ses tours et de ses murailles ; c'est lui qui dirigea l'arche de Noé par-dessus les eaux du déluge ; c'est lui qui lutta contre Jacob et le bénit ; c'est lui qui donna la loi à Moïse sur la montagne du Sinaï ; qui rendit David victorieux de Goliath et le préserva de la persécution de Saül, etc. Il a été le protecteur de la synagogue ; il est le protecteur de l'Église.

L'histoire nous rapporte tant de merveilles de cet ange sublime, qu'on ne peut douter qu'il ne soit, dans les desseins de Dieu, l'un des principaux instruments de sa puissance et de sa bonté. L'assistance que la France a souvent reçue de lui le fait regarder comme le protecteur spécial de ce pays.



©Evangelizo.org

Prière à Saint Michel Archange
Saint Michel Archange, défendez-nous dans les combats.
Soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu lui commande, nous L'en supplions,
et vous, prince de la milice céleste,
par le pouvoir qui vous a été confié,
précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais
qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Ainsi soit-il.

Prière rédigée par le pape Léon XIII, le 13 octobre 1884.

Les autres saints du jour :

Bx Charles de Blois, duc de Bretagne († 1364)
St René Goupil, frère s.j., chirurgien et martyr (1608-1642)
St Eutychès, évêque et martyr († siècle inc.)
Stes Ripsime, Gaïane et leurs comp., martyres († IVe s.)
St Fraterne, évêque d'Auxerre († 450)
St Cyriaque, anachorète en Palestine († 557)
St Litwin, évêque de Trèves († v. 717)
St Alaric, prêtre et ermite († fin Xe s.)
St Maurice, abbé en Bretagne († 1194)
Bx Jean de Montmirail,  moine († 1217)
St Nicola de Forca, prêtre o.s.h. et fond. († 1449)
St Jan de Dukla, prêtre o.f.m. conv. († 1484)
Sts Martyrs à Nagasaki, prêtres et laïcs († 1636)
Bx Jacques Mestre Iborra, prêtre o.f.m. et martyr († 1936)
Bx Paul Bori Puig, prêtre s.j. et martyr († 1936)
Bx Vincent Sales Genovés, religieux s.j. et martyr († 1936)
Bx Darius Hernandez Morato, prêtre s.j. et martyr († 1936)
Bx François de Paule Castello y Aleu, martyr († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyJeu 29 Sep 2016, 23:17

30 septembre

Saint Jérôme de Stridon
Père de l'Église
Auteur de la « Vulgate »

Jérôme, en latin : Eusebius Sophronius Hieronymus Stridonensis,  naît à Stridon (actuelle Croatie) vers 347 dans une famille chrétienne, qui lui assura une formation soignée, l'envoyant également à Rome pour perfectionner ses études. Dès sa jeunesse, il ressentit l'attrait de la vie dans le monde (cf. Ep 22, 7), mais en lui prévalurent le désir et l'intérêt pour la religion chrétienne. Après avoir reçu le Baptême vers 366, il s'orienta vers la vie ascétique et, s'étant rendu à Aquilée, il s'inséra dans un groupe de fervents chrétiens, qu'il définit comme un « chœur de bienheureux » (Chron. ad ann. 374) réuni autour de l'Évêque Valérien. Il partit ensuite pour l'Orient et vécut en ermite dans le désert de Calcide, au sud d'Alep (cf. Ep 14, 10), se consacrant sérieusement aux études. Il perfectionna sa connaissance du grec, commença l'étude de l'hébreu (cf. Ep 125, 12), transcrivit des codex et des œuvres patristiques (cf. Ep 5, 2). La méditation, la solitude, le contact avec la Parole de Dieu firent mûrir sa sensibilité chrétienne. Il sentit de manière plus aiguë le poids de ses expériences de jeunesse (cf. Ep 22, 7), et il ressentit vivement l'opposition entre la mentalité païenne et la vie chrétienne: une opposition rendue célèbre par la « vision » dramatique et vivante, dont il nous a laissé le récit. Dans celle-ci, il lui sembla être flagellé devant Dieu, car « cicéronien et non chrétien » (cf. Ep 22, 30).
En 382, il partit s'installer à Rome : là, le Pape Damase, connaissant sa réputation d'ascète et sa compétence d'érudit, l'engagea comme secrétaire et conseiller; il l'encouragea à entreprendre une nouvelle traduction latine des textes bibliques pour des raisons pastorales et culturelles. Quelques personnes de l'aristocratie romaine, en particulier des nobles dames comme Paola, Marcella, Asella, Lea et d'autres, souhaitant s'engager sur la voie de la perfection chrétienne et approfondir leur connaissance de la Parole de Dieu, le choisirent comme guide spirituel et maître dans l'approche méthodique des textes sacrés. Ces nobles dames apprirent également le grec et l'hébreu.

Après la mort du Pape Damase, Jérôme quitta Rome en 385 et entreprit un pèlerinage, tout d'abord en Terre Sainte, témoin silencieux de la vie terrestre du Christ, puis en Égypte, terre d'élection de nombreux moines (cf. Contra Rufinum 3, 22; Ep 108, 6-14). En 386, il s'arrêta à Bethléem, où, grâce à la générosité de la noble dame Paola, furent construits un monastère masculin, un monastère féminin et un hospice pour les pèlerins qui se rendaient en Terre Sainte, « pensant que Marie et Joseph n'avaient pas trouvé où faire halte » (Ep 108, 14). Il resta à Bethléem jusqu'à sa mort, en continuant à exercer une intense activité : il commenta la Parole de Dieu ; défendit la foi, s'opposant avec vigueur à différentes hérésies ; il exhorta les moines à la perfection ; il enseigna la culture classique et chrétienne à de jeunes élèves ; il accueillit avec une âme pastorale les pèlerins qui visitaient la Terre Sainte. Il s'éteignit dans sa cellule, près de la grotte de la Nativité, le 30 septembre 419/420.

Pour approfondir, lire les Catéchèses du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Jérôme (1)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
>>> Saint Jérôme (2)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).    

Les autres saints du jour :

St Francisco de Borja, général de la s.j. (1510-1572)
St Antonin (Antonino) de Plaisance, martyr († IIIe s.)
Sts Ours et Victor, martyrs († IV s.)
St Grégoire l'Illuminateur, apôtre de l'Arménie († v. 326)
Ste Eusébie de Marseille, vierge († v. 497)
St Honorius, 5e archevêque de Cantorbéry († 653)
St Simone, moine à Rome († entre 1080 et 1082)
St Aimé, évêque en Campanie († 1093)
St Ismidon, évêque de Die († 1115)
Bse Félicia Meda, abbesse des Clarisses († 1446)
Bx Jean-Nicolas Cordier, prêtre et martyr († 1794)
Bx Federico Albert, prêtre et fond. († 1876)
Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus (anniversaire dies natalis)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptySam 01 Oct 2016, 23:36

2 octobre

Les Saints Anges Gardiens

C'est une vérité de foi que les anges, tout bienheureux qu'ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes ; les paroles de Notre-Seigneur, l'enseignement des Docteurs et des saints, l'autorité de l'Église, ne nous permettent pas d'en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.

C'est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d'un esprit céleste ; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des anges ; l'Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

Les anges nous préservent d'une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché ; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges ; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion : ils portent nos bonnes œuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes ; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l'heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire.

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots : « Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges ! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. » Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.

Les autres saints du jour :

Ste Jeanne-Émilie de Villeneuve, fond. des ‘sœurs bleues’
Bx Jean Beyzym, prêtre s.j. (1850-1912)
St Éleuthère, martyr († IIIe ou IVe siècle)
St Saturius, ermite en Espagne († 606)
St Gérin frère de st Leger, martyr († 677)
St Léger (Leodegarius), évêque et martyr († 679 ou 680)
St Bérégise, abbé à Andain († après 725)
St Ursicin, évêque de Coire († VIIIe s.)
St Théophile, moine o.s.b. († v. 795)
BBx Louis Yakichi, son épouse et ses deux fils, martyrs
Bx Georges-Edmond René, prêtre et martyr († 1794)
Bx Antoine Chevrier, prêtre et fond. († 1879)
BBx François Carceller et Isidore Bover, martyrs († 1936)
Bx Élie Carbonell Molla, prêtre et martyr († 1936)
Bx Jean-Baptiste Carbonell Molla, prêtre et martyr († 1936)
Bse Marie-Guadeloupe, religieuse  et martyre  († 1936)
Bse Marie-Antonine Kratochwil, vierge et martyre († 1942)
Bx Szilárd Ignác Bogdánffy, évêque et martyr († 1953)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyDim 02 Oct 2016, 23:21

3 octobre

Saint François de Borgia
Prêtre de la Compagnie de Jesus
(1510-1572)

Il est fêté le 30 septembre au martyrologe romain, le 3 octobre chez les Jésuites et le 10 octobre dans l'ancien calendrier.

François de Borgia (en espagnol : Francisco de Borja y Trastámara), duc de Gandie, grand d'Espagne, naît à Gandie, dans le royaume de Valence (Espagne), le 28 octobre 1510. Il était le fils de Juan Borgia, le 3e duc de Gandie, et de Jeanne d'Aragon, fille d'Alphonse d'Aragon (1470-1520) ; François était aussi arrière-petit-fils du pape Alexandre VI.
À peine put-il articuler quelques mots, que sa pieuse mère lui apprit à prononcer les noms sacrés de Jésus et de Marie. Âgé de cinq ans, il retenait avec une merveilleuse mémoire les sermons, le ton, les gestes des prédicateurs, et les répétait dans sa famille avec une onction touchante. Bien que sa jeunesse se passât dans le monde, à la cour de Charles-Quint, et dans le métier des armes, sa vie fut très pure et toute chrétienne ; il tenait même peu aux honneurs auxquels l'avaient appelé son grand nom et ses mérites.

À vingt-huit ans, la vue du cadavre défiguré de l'impératrice Isabelle le frappa tellement, qu'il se dit à lui-même : « François, voilà ce que tu seras bientôt... À quoi te serviront les grandeurs de la terre ?... » Toutefois, cédant aux instances de l'empereur, qui le fit son premier conseiller, il ne quitta le monde qu'à la mort de son épouse, Éléonore de Castro. Il avait trente-six ans ; encore dut-il passer quatre ans dans le siècle, afin de pourvoir aux besoins de ses huit enfants.

François de Borgia fut digne de son maître saint Ignace ; tout son éloge est dans ce mot. L'humilité fut la vertu dominante de ce prince revêtu de la livrée des pauvres du Christ. À plusieurs reprises, le pape voulut le nommer cardinal ; une première fois il se déroba par la fuite ; une autre fois, saint Ignace conjura le danger.

Plus l'humble religieux s'abaissait, plus les honneurs le cherchaient. Celui qui signait toutes ses lettres de ces mots : François, pécheur ; celui qui ne lisait qu'à genoux les lettres de ses supérieurs, devint le troisième général de la Compagnie de Jésus.

François de Borgia meurt à Rome, à l’âge de 62 ans, le 30 septembre 1572 et sera canonisé en 1671 par le pape Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676).

Les autres saints du jour :

St Gérard, Ier abbé de Brogne († 959)
Bx Domenico Spadafora, prêtre o.p. (1450-1521)
St Denys l'aréopagite, évêque d'Athènes (Ier s.)
Ste Bianca (ou Candide), martyre  († IIe s.)
Sts Fauste, Caïus, Pierre et compagnons († IIIe s.)
St Hésychius, moine à Maïouma en Palestine († IVe s.)
St Maximien, évêque en Numidie († v. 410)
St Cyprien, évêque de Toulon († après 543)
Sts Ewald le Noir et le Blanc, prêtres et martyrs († 695)
Bx Utto, abbé en Bavière († 802)
Bx Adalgott, abbé en Suisse († 1160)
BBx Ambroise-François Ferro et 27 comp., martyrs († 1645)
Bx Crescence Garcia Pobo, prêtre et martyr († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMar 04 Oct 2016, 00:06

4 octobre

Saint François d'Assise
Fondateur
"Ordre des frères mineurs" (o.f.m.)

La vie de saint François d'Assise est la condamnation des sages du monde, qui regardent comme un scandale et une folie l'humilité de la croix.
« Surgit au monde un soleil ». À travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François.

François naît en Assise, en Ombrie, à la fin de 1181 ou au début de 1182. Comme ses parents, qui étaient marchands, faisaient beaucoup de commerce avec les français, ils lui firent apprendre la langue française et il parvint à la parler si parfaitement, qu'on lui donna le nom de François, quoiqu'il eût reçu celui de Jean au baptême.

Sa naissance avait été marquée par une merveille : d'après un avis du Ciel, sa mère le mit au monde sur la paille d'une étable. Dieu voulait qu'il fût, dès le premier moment, l'imitateur de Celui qui eut pour berceau une crèche et est mort sur une croix.
Les premières années de François se passèrent pourtant dans la dissipation ; il aimait la beauté des vêtements, recherchait l'éclat des fêtes, traitait comme un prince ses compagnons, avait la passion de la grandeur ; au milieu de ce mouvement frivole, il conserva toujours sa chasteté.

Il avait une grande compassion pour les pauvres. Ayant refusé un jour l'aumône à un malheureux, il s'en repentit aussitôt et jura de ne plus refuser à quiconque lui demanderait au nom de Dieu. Après des hésitations, François finit par comprendre la volonté de Dieu sur lui et se voua à la pratique de cette parole qu'il a réalisée plus que tout autre saint : « Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour et qu'il me suive ! » (Lc 9,23).

Sa conversion fut accompagnée de plus d'un prodige : un crucifix lui adressa la parole ; un peu plus tard, il guérit plusieurs lépreux en baisant leurs plaies. Son père fit une guerre acharnée à cette vocation extraordinaire, qui avait fait de son fils, si plein d'espérance, un mendiant jugé fou par le monde. François se dépouilla de tous ses vêtements, ne gardant qu'un cilice, et les remit à son père en disant : « Désormais je pourrai dire avec plus de vérité : Notre Père, qui êtes aux cieux. »

Un jour, il entendit, à l'évangile de la messe, ces paroles du sauveur : « N'emportez ni or ni argent, ni aucune monnaie dans votre bourse, ni sac, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâtons. » (Mt 10,9-10). Dès lors, il commença cette vie tout angélique et tout apostolique dont il devait lever l'étendard sur le monde. On vit, à sa parole, des foules se convertir ; bientôt les disciples affluèrent sous sa conduite ; il fonda un ordre de religieux qui porta son nom, et un ordre de religieuses qui porte le nom de sainte Claire, la digne imitatrice de François.

En 1224, dans l'ermitage de la Verna, François vit le Crucifié sous la forme d'un séraphin et de cette rencontre avec le séraphin crucifié, il reçut les stigmates ; il devint ainsi un avec le Christ crucifié : un don qui exprime donc son intime identification avec le Seigneur.

La mort de François - son transitus - advint le soir du 3 octobre 1226, à la Portioncule. Après avoir béni ses fils spirituels, il mourut, étendu sur la terre nue.
Deux années plus tard, le Pape Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) l'inscrivit dans l'album des saints. Peu de temps après, une grande basilique fut élevée en son honneur, à Assise, destination encore aujourd'hui de nombreux pèlerins, qui peuvent vénérer la tombe du saint et jouir de la vision des fresques de Giotto, le peintre qui a illustré de manière magnifique la vie de François.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI
>>> Saint François d'Assise
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Les autres saints du jour :

Bx Franz Xaver Seelos, prêtre c.ss.r. († 1867)
St Pétrone (Petronio), évêque de Bologne († v. 450)
St Quintin, martyr († VIe s.)
Ste Aure, abbesse († v. 666)
Bx Enrique Morant Pellicer, prêtre et martyr († 1936)
Bx José Canet Giner, prêtre et martyr († 1936)
Bx Alfredo Pellicer Muñoz, o.f.m. et martyr († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMar 04 Oct 2016, 23:36

5 octobre

Sainte Faustine Kowalska
« Apôtre de la Miséricorde Divine »

Faustine Kowalska, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd'hui parmi les Saints les plus célèbres de l'Église. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain.
Faustine naît le 25 août 1905, troisième des dix enfants de Marianna et Stanisław Kowalski, agriculteurs dans le village de Głogowiec. Au baptême, dans l'église paroissiale de Świnice Warckie, elle reçoit le prénom d'Hélène. Depuis son enfance, elle se distingua par l'amour de la prière, l'assiduité, l'obéissance et par une grande sensibilité à la misère des hommes.

À neuf ans, elle fait sa Première Communion qu'elle a profondément vécue, consciente de la présence de l'Hôte Divin dans son âme. Elle fréquente l'école pendant moins de trois ans. Adolescente, elle quitte la maison familiale pour gagner sa vie et pour aider ses parents comme servante dans des familles aisées à Aleksandrów, Łódź et Ostrówek.

Elle a senti la vocation dans son âme dès l'âge de sept ans, mais ses parents n'étant pas d'accord pour qu'elle entre dans les ordres, elle a essayé d'étouffer cette voix intérieure. Cependant, exhortée par la vision du Christ souffrant, elle est partie pour Varsovie où, le 1er août 1925, elle a rejoint la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde.

Devenue sœur Marie-Faustine, elle a passé au couvent treize ans, en remplissant les fonctions de cuisinière, de jardinière et de sœur portière dans plusieurs maisons de la Congrégation, le plus souvent à Płock, Wilno et Cracovie.

Rien ne trahissait à l'extérieur sa vie mystique d'une extrême richesse. C'est avec zèle qu'elle remplissait toutes ses tâches, elle observait fidèlement les règles, recueillie et silencieuse, mais en même temps naturelle, pleine d'un amour bienveillant et désintéressé. Sa vie, très ordinaire, monotone et grise en apparence, cachait la profondeur extraordinaire de l'union à Dieu.

Sa spiritualité reposait sur la Miséricorde Divine à laquelle elle réfléchissait et qu'elle contemplait dans la parole de Dieu et dans l'aspect quotidien de sa vie. La connaissance et la contemplation du mystère de la Miséricorde Divine développaient chez elle une attitude de confiance d'enfant face à Dieu et de miséricorde envers les autres.

« Ô mon Jésus, chacun de Tes saints reflète en sa personne l'une de tes vertus, moi, je désire refléter Ton Cœur compatissant et plein de miséricorde, je veux le glorifier. Que Ta miséricorde, ô Jésus, soit imprimée dans mon cœur et dans mon âme, tel un sceau, ce sera là mon emblème en cette vie et en l'autre » (P.J. 1242). Sœur Marie Faustine était une fidèle fille de l'Église qu'elle aimait comme une Mère et comme le Corps Mystique de Jésus Christ. Consciente de son rôle au sein de cette l'Église, elle a collaboré avec la Miséricorde Divine dans l'œuvre du salut des âmes égarées. Sur le souhait et en suivant l'exemple du Seigneur Jésus, elle a sacrifié sa vie en holocauste. Dans sa vie spirituelle, elle se distinguait aussi par son amour de l'Eucharistie et par sa dévotion profonde pour Notre Dame de la Miséricorde.

Les années passées au couvent abondaient en grâces extraordinaires : révélations, visions, stigmates cachés, participation à la Passion du Seigneur, don de bilocation, de pénétrer le cœur des autres, de la prophétie, ou bien le don rarissime de fiançailles et d'épousailles mystiques. Le vif contact avec Dieu, Notre Dame, les anges, les saints, les âmes au purgatoire – tout cet univers surnaturel – lui apparaissait comme étant non moins réel et vrai que celui qu'elle percevait par ses sens. Malgré cette abondance de grâces extraordinaires accordées, elle savait que celles-ci ne décidaient pas de l'essence de la sainteté. « Ce ne sont ni les grâces, ni les apparitions, ni les ravissements, ni aucun don accordé qui la rendent parfaite, mais l'union intérieure de mon âme avec Dieu. Ces dons ne sont que des ornements de l'âme, mais ils ne constituent ni le contenu, ni la perfection. Ma sainteté et ma perfection consistent en une étroite union de ma volonté avec celle de Dieu » (P.J. 1107).

Sœur Marie-Faustine a été élue par le Seigneur Jésus secrétaire et apôtre de sa Miséricorde pour transmettre au monde entier son grand message. « Dans l'ancien Testament, lui dit-Il, j'ai envoyé à mon peuple des prophètes et avec eux la foudre. Aujourd'hui, je t'envoie vers toute l'humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l'humanité endolorie, mais je désire la guérir en l'étreignant sur mon cœur miséricordieux » (P.J. 1588).

La mission de sœur Marie Faustine consistait en trois tâches :

1) rendre proche et annoncer au monde entier la vérité révélée dans les Écritures Saintes sur l'amour miséricordieux de Dieu envers tout homme ;

2) implorer la Miséricorde Divine pour le monde entier, en particulier pour les pécheurs, notamment par la pratique des formes nouvelles, annoncées par le Seigneur Jésus, du culte de la Miséricorde Divine, qui sont les suivantes :

Ø  le tableau du Christ avec l'inscription Jésus, j'ai confiance en Toi !,

Ø  la Fête de la Miséricorde Divine le premier dimanche après Pâques,

Ø  le Chapelet à la Miséricorde Divine et la prière à l'heure de la Miséricorde Divine (15 heures).

Le Seigneur Jésus liait à ces formes du culte, ainsi qu'à la propagation de la dévotion à la Miséricorde, de grandes promesses à condition de se fier à Dieu et de pratiquer un amour actif envers le prochain,

3) la troisième tâche que comportait la mission de sœur Marie-Faustine consistait à inspirer le mouvement apostolique de la Miséricorde, qui est chargé de propager et d'obtenir par la prière la Miséricorde Divine pour le monde et qui tend à la perfection sur le chemin montré par sœur Faustine. Ce chemin est celui d'une confiance d'enfant en Dieu, laquelle s'exprime dans l'accomplissement de Sa volonté et dans une attitude de miséricorde envers les autres. À l'heure actuelle, ce mouvement au sein de l'Église concerne des millions de personnes à travers le monde, à savoir : des congrégations, des instituts laïques, des prêtres, des confréries, des associations, différentes communautés d'apôtres de la Miséricorde Divine et des particuliers qui se chargent, à titre individuel, des tâches transmises par le Seigneur Jésus par l'intermédiaire de sœur Marie-Faustine.

Le message de sœur Faustine a été noté dans son Petit Journal qu'elle rédigea par la volonté du Seigneur Jésus et de ses confesseurs. Elle y a fidèlement noté tous les souhaits de Jésus, de même qu'elle a décrit l'union intime de son âme avec Dieu. « Secrétaire de mon plus profond mystère, disait le Seigneur Jésus à sœur Faustine, ton devoir est d'écrire tout ce que je te fais connaître à propos de ma miséricorde au profit des âmes qui en lisant ces écrits seront consolés et auront le courage de s'approcher de moi(P.J. 1693). Cet ouvrage nous rend proche d'une manière extraordinaire le mystère de la Miséricorde Divine. Il enchante non seulement les gens simples, mais aussi les scientifiques qui y découvrent une source supplémentaire de recherche théologique. Le Petit Journal a été traduit en plusieurs langues, entre autres en anglais, allemand, italien, espagnol, français, portugais, russe, hongrois, tchèque et slovaque.

Ravagée par la maladie et par de nombreuses souffrances qu'elle a supportées en tant que sacrifice bénévole pour les pécheurs, entièrement épanouie spirituellement et unie à Dieu, sœur Marie-Faustine est morte à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée à peine de 33 ans. La gloire de la sainteté de sa vie a crû rapidement avec la propagation de la dévotion pour la Miséricorde Divine et au fur et à mesure des grâces obtenues par son intercession. De 1965 à 1967, à Cracovie s'est déroulé le procès diocésain sur sa vie et ses vertus et en 1968, à Rome, a été ouvert le procès de béatification, clos en décembre 1992.

Marie-Faustine Kowalska a été béatifiée le 18 avril 1993 et canonisée le 30 avril 2000, sur la Place Saint-Pierre de Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) qui institua, au cours de la célébration, la Fête de la Miséricorde Divine (le premier dimanche après Pâques).

Les reliques de sainte Faustine reposent au sanctuaire de la Miséricorde Divine de Cracovie-Łagiewniki ; une partie est dispersée dans le monde entier.

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Les autres saints du jour :

Bx Alberto Marvelli, laïc, membre de l'A.C. (1918-1946)
Ste Anne Schäffer, invalide et mystique (1882-1925)
Bx Bartolo Longo, laïc et fond. à Pompéi (1841-1926)
Sts Martyrs de Trèves († début IVe s.)
Ste Charitine, martyre († IVe siècle)
Ste Mamlacha, vierge et († 343)
St Apollinaire, évêque de Valence († v. 520)
Sts Maur et Placide, moines († VIe s.)
St Jérôme, évêque de Nevers († 816)
St Meinulphe, diacre en Saxe († v.  857)
St Froilan, évêque à Léon en Espagne († 905)
St Attila, évêque à Zamora, en Espagne († 1009)
Bx Pierre (Pietro) d'Imola, chevalier o.h. († XIVe s.)
Ste Fleur (Flore), religieuse o.h. (1300-1347)
Bx Sanctès (Santo), prêtre o.e.s.a. († 1392)
Bx Raimondo de Capoue (Italie), prêtre o.p. († 1399)
Bx Matteo (Matthieu) Carreri, prêtre o.p. (1420-1470)
BBx Guillaume Hartley et Jean Hewett, martyrs († 1588)
St Tranquillin Ubiarco Robles, prêtre et martyr († 1928)
Bx Marien Skrzypczak, prêtre de Gniezno et martyr († 1939)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyJeu 06 Oct 2016, 23:10

7 octobre

Bx Joseph Toniolo
Grand sociologue et économiste
« Apôtre de la Rerum Novarum »

Giuseppe Toniolo, né à Trévise (Vénétie, Italie) le 07 mars 1845, reçut en famille et dans la paroisse une formation catholique solide et ouverte. A l’école, il fut un étudiant brillant, sérieux, joyeux, entraînant et engagé.
En 1873 il défend sa thèse en économie à l’Université de Padoue dont le titre est d’une actualité bouleversante : « L’élément éthique comme facteur intrinsèque dans les lois économiques ». Il devient professeur d’économie, de sciences politiques et de sociologie à l’Université de Venise, Padoue, Modène et surtout Pise où il garda la chair de l’enseignement pendant 40 ans. Enseignement qu’il donna avec un sens académique et professionnel très sérieux, uni à un style de vie chrétien et de pensée évangélique presque impossibles dans ces milieux et en ces temps-là.

Très engagé à l’université, il se montra aussi actif dans beaucoup d’autres domaines : il anticipa les intuitions de la Rerum Novarum de Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) et réalisa ensuite ses programmes ; il fut le théoricien du nouveau « Parti Populaire », qui marqua l’entrée officielle des catholiques italiens dans la politique ; il promut les « Semaines sociales » qui sont toujours bien florissantes en Italie ; il fonda des revues scientifiques de sociologie et d’économie ; il eut l’idée et prépara le projet de la future « Université Catholique »; il favorisa fortement à l’intérieur de l’Église l’associationnisme qui deviendra plus tard « l’Action Catholique ». Il déploya toute cette activité dans une cohérence chrétienne incroyablement édifiante et dans un attachement fidèle à l’Église qui lui causa beaucoup de problèmes dans certains milieux. Malgré ses engagements extérieurs, il fut un homme de profonde prière et de vie intérieure solide.

Il se maria en 1877 et eut 7 enfants. Malgré ses continuels déplacements et ses multiples engagements extérieurs il ne renonça jamais à ses devoirs d’époux et de père de famille qu’il accomplit avec une fidélité chrétienne exemplaire. Une de ses filles devint religieuse. Après son mariage il s’installa à Pieve di Soligo, dans le diocèse de Vittorio Veneto, où il meurt le 7 octobre 1918. Ses dépouilles mortelles sont gardées, et maintenant aussi vénérées, dans l’église paroissiale.

Giuseppe Toniolo a été béatifié le 29 avril 2012, à Rome, dans la Basilique de St Paul-hors-les-murs ; la cérémonie a été présidée par le card. Salvatore De Giorgi, archevêque de Palerme et assistant général de l’Action Catholique Italienne, qui représentait le Pape Benoît XVI.

Source principale : fr.lpj.org (« Rév. x gpm »).  

Les autres saints du jour :

Ste Justine (Giustina), vierge et martyre († 304)
St Marc, pape (34e) en 336
St Marcel (Marcello), martyr († s. inc.)
Sts Serge et Bacchus, martyrs († IIIe/IVe s.)
St Auguste, prêtre et abbé à Bourges († v. 560)
St Palais (Palladius ou Pallais), évêque de Saintes († après 596)
Bx Martin, surnommé Cid, abbé et fond. († 1152)
Bx Jean Hunot, prêtre et martyr († 1794)
Bx Joseph Llosa Balaguer, religieux et martyr († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyDim 09 Oct 2016, 23:23

10 octobre

Saint Daniel Comboni
Évêque missionnaire et fondateur des :
« Missionnaires Comboniens »
« Missionnaires Comboniennes ».

Daniele Comboni naît à Limone sul Garda (Brescia - Italie) le 15 mars 1831, dans une famille de paysans au service d'un riche seigneur de la région. Son père Louis et sa mère Dominique sont très attachés à Daniel, le quatrième de huit enfants, morts presque tous en bas âge. Ils forment une famille unie, riche de leur foi et de valeurs humaines, mais pauvre en moyens économiques. C'est justement la pauvreté de la famille Comboni qui pousse Daniel à quitter son village pour aller fréquenter l'école à Vérone, auprès de l'Institut de l'Abbé Nicola Mazza.
Ordonné prêtre en 1854, il part trois ans plus tard pour le Soudan. Le choc initial est rude : climat, pauvreté. En assistant à la mort en Afrique d'un jeune compagnon missionnaire, Comboni, au lieu de se décourager, se sent encore plus intérieurement confirmé dans sa décision de continuer sa mission : « Ou l'Afrique ou la mort » dit-il. Pour cette grande entreprise du « salut des âmes les plus abandonnées du monde », il est prêt à tout, même s’il doit revenir en Italie momentanément pour raison de santé.

En 1864, alors qu'il était en prière sur la tombe de S. Pierre à Rome, Daniel est frappé par une illumination fulgurante qui le pousse à élaborer son fameux « Plan pour la régénération de l'Afrique », un projet missionnaire qui peut être synthétisé en une phrase: « Sauver l'Afrique par l'Afrique », fruit de sa confiance sans limites dans les capacités humaines et religieuses des peuples africains.

Plusieurs fois, le Père Comboni revient d’Afrique en Europe et, aidé par sa connaissance des langues, il visite plusieurs pays européens pour faire connaître la mission de l’Afrique Centrale.

Sa foi inébranlable dans le Seigneur et dans l'Afrique le conduit à fonder, respectivement en 1867 et en 1872, les Instituts masculin et féminin de ses missionnaires, connus plus tard sous le nom de « Missionnaires Comboniens » et de sœurs « Missionnaires Comboniennes ».

Entre temps, il assiste au Concile Vatican I comme théologien et fait signer par 70 Pères conciliaires une pétition en faveur de l’évangélisation de l’Afrique Centrale. Les souffrances ne lui sont pas épargnées, ni les calomnies, mais il reçoit la croix avec un esprit de foi.

Évêque de Khartoum en 1877, il affronte, avec ses missionnaires hommes et femmes, la sécheresse et la famine des années 1877-78 qui réduisent de moitié la population locale et épuisent le personnel et l'activité missionnaire.

En 1880, avec toujours le même courage, Mgr Comboni revient en Afrique, pour la huitième et dernière fois, à côté de ses missionnaires, décidé à continuer la lutte contre la plaie de l'esclavage et à consolider l'activité missionnaire avec les africains eux-mêmes. L'année suivante, éprouvé par la fatigue, les morts fréquentes et récentes de ses collaborateurs, l'amertume des accusations et des calomnies, le grand missionnaire tombe malade.

Le 10 octobre 1881, à l'âge de cinquante ans, marqué par la croix qui jamais ne l'a abandonné comme une épouse fidèle et aimée, il meurt à Khartoum, parmi ses gens, conscient que son œuvre missionnaire ne mourra pas. « Je meurs, dit-il, mais mon œuvre, qui est oeuvre de Dieu, ne mourra pas ».

Daniele Comboni a été beatifié le 17 mars 1996 et canonisé le 20 décembre 2002, sur la Place Saint-Pierre de Rome (dans les deux cas), par le même pape, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Daniel Comboni
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien]

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Les autres saints du jour :

Bse María des Épousailles, religieuse (1848-1918)
St Pinytos, évêque de Cnossos en Crète († v. 180)
Sts Eulampios et Eulampie, martyrs († débuts IVe s.)
Sts Géréon et ses compagnons, martyrs († v. IVe s.)
Sts Victor et Mallosus, martyrs († v. IVe s.)
Sts Cassius, Florent et plusieurs autres, martyrs († IIIe s.)
St Clair, Ier évêque de Nantes († IVe s.)
St Cerbonius, évêque à Populonia en Toscane († v. 575)
Ste Tanche, vierge et martyre († VIe ou VIIe s.)
St Paulin, évêque d'York († 644)
Ste Telchilde, abbesse au pays de Meaux  († v. 670)
Sts Sept Premiers Martyrs o.f.m. († 1227)
St Jean, prêtre à Brindlington en Angleterre († 1379)
Bse Angèle-Marie Truszkowska, vierge et fond. († 1899)
Bx Léon Wetmanski, évêque et martyr († 1941)
Bx Édouard Detkens, prêtre de Varsovie et martyr († 1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyLun 10 Oct 2016, 23:18

11 octobre

Saint Jean XXIII
Pape (261e) de 1958 à 1963
Surnom affectueux : « Le Bon Pape »

« Au vu de la dimension extraordinaire avec laquelle ces Souverains Pontifes ont offert au clergé et aux fidèles un modèle singulier de vertu et ont promu la vie dans le Christ, tenant compte des innombrables requêtes partout dans le monde, le Saint-Père François, faisant siens les désirs unanimes du peuple de Dieu, a disposé que les célébrations de saint Jean XXIII, Pape, et de saint Jean-Paul II, Pape, soient inscrites dans le Calendrier Romain général, la première le 11, la deuxième le 22 octobre, avec le degré de mémoire facultative. […] »

De la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, 29 mai 2014, solennité de l’Ascension du Seigneur.

Jean XXIII (au siècle : Angelo Giuseppe Roncalli) est né le 25 novembre 1881, à Sotto il Monte près de Bergame, dans une famille nombreuse de milieu modeste. Il entre au séminaire à l'âge de douze ans. Il y suit le cursus ecclésiastique classique.

En 1904, il est ordonné prêtre. Peu après, il est nommé secrétaire de Mgr Giacomo Radini Tedeschi, nouvel évêque de Bergame, et reste à son service jusqu'à la mort de ce dernier en 1914. Pendant cette période, il s'occupe aussi de l'enseignement auprès du séminaire de Bergame.

En 1915, il est incorporé dans le service des santés des armées, avant de devenir aumônier militaire. Après la guerre, il devient directeur spirituel du séminaire de Bergame.

En 1921, il entre dans la Curie romaine, dans la Congrégation pour la propagation de la foi (plus connue sous le nom de Propaganda Fide).

En 1925, Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le promut évêque et l'envoie en Bulgarie, terre orthodoxe, en tant que visiteur, puis délégué apostolique. Il occupe ensuite le même poste à Istanbul entre 1935 et 1944, ce qui lui permet de sauver, pendant l'occupation, des victimes du nazisme.

En 1945, il succède comme nonce apostolique de Paris à Mgr Valeri, compromis avec le régime de Vichy. Il règle avec succès le problème des autres évêques compromis avec le régime de Vichy, dont le gouvernement français demandait la substitution. Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) devra accepter seulement les démissions de trois prélats : les évêques de Mende, Aix-en-Provence et Arras.

En 1953, sa carrière diplomatique s'achève, et il retourne à sa première vocation pastorale : il est nommé patriarche de Venise, puis cardinal.

Le 9 octobre 1958 le pape Pie XII vient de mourir. Le cardinal Angelo Roncalli, patriarche de Venise, âgé et malade, se rend à la Cité du Vatican pour participer au conclave qui élira un nouveau pontife. À mesure que le conclave se déroule Roncalli revoit très clairement des images de son passé, comme lorsque, jeune prêtre, il soutenait des ouvriers en grève ; ou bien cette fois où, délégué apostolique en Turquie, il a négocié secrètement avec un ambassadeur nazi afin de sauver des juifs arrivant dans les trains bondés; ou encore en France, devant un de Gaulle autoritaire, qu'il a convaincu de ne pas expulser plusieurs évêques contestés.

Au douzième tour du scrutin, le 28 octobre 1958, Angelo Giuseppe Roncalli est élu pape et prend le nom de Jean XXIII : il est couronné le 4 novembre. On s'attendait à ce qu'il soit un pape de transition sans grand éclat. Mais il surprend le monde entier en convoquant, le 25 janvier 1959, le Concile Vatican II. Cette démarche audacieuse vers une importante modernisation de l'église vise à assurer que cette institution, l'une des plus vielle au monde, continuera de s'épanouir jusqu'à la fin du 20e siècle et bien au-delà. Il se préoccupe aussi du conflit entre les États-Unis et l'Union soviétique, qui devient de plus en plus pressant.

Le 11 octobre 1962, le concile, couramment désigné depuis lors sous le nom de « Vatican II », est ouvert. Jean XXIII y prononce un important >>> Discours. À la fin de la journée d’ouverture du Concile, était organisée une procession aux flambeaux entre le château Saint-Ange et la place Saint-Pierre. Le pape Jean XXIII, attiré par la prière de la foule, était apparu à sa fenêtre, improvisant une allocution connue aujourd’hui comme le >>> Discours à la lune. Le passage qui a fait éclater les applaudissements est celui de la larme d’un enfant : « En rentrant chez vous, vous trouverez vos enfants. Donnez une caresse à vos enfants, et dites-leur : c’est la caresse du pape. Vous trouverez peut-être quelque larme à essuyer. Ayez une bonne parole pour celui qui souffre : Le pape est avec nous, spécialement aux heures de tristesse et d’amertume ».

Vers la fin de 1962, un cancer de l’estomac est diagnostiqué. Jean XXIII s’efforce cependant de permettre au concile de continuer son travail. Le 11 avril 1963, il promulgue une encyclique qui est perçue comme étant son testament spirituel : >>> Pacem in Terris. Au-delà du monde catholique elle est adressée à tous les hommes de bonne volonté, fait l’apologie de la démocratie, affirme que la guerre ne peut être un instrument de justice et préconise que ce soit désormais la « loi morale » qui régisse la relation entre les états, prônant la solidarité, la justice et la liberté. Le 11 mai il reçoit le prix Balzan pour son engagement en faveur de la paix : c’est là sa dernière apparition publique.

Le 28 mai 1963 il est victime d'une hémorragie. À ce moment Radio Vatican transmet chaque jour l'état de santé du Pape en indiquant sa température et son pouls défaillants. Jean XXIII, entre lucidité et inconscience, continue toutefois de tenir son rôle jusqu'aux derniers moments. À l'issu d'une longue agonie il meurt le 3 juin 1963, jour de la fête de la Pentecôte. Il voulait être un prêtre ordinaire, mais il a changé la face du monde à jamais.

Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli) a été béatifié le 3 septembre 2000 par saint Jean-Paul II.

Le 27 avril 2014 sa Sainteté le pape Francesco a proclamé saints ses prédécesseurs Jean XXIII et Jean-Paul II. Un moment de joie et de prière pour les 800.000 et plus fidèles qui du monde entier ont conflué dans la place Saint-Pierre, mais aussi le début d'un voyage éternel dans la gloire de l'Église catholique.

Pour un approfondissement :
>>> Canonisation des bienheureux Jean XXIII et Jean-Paul II

Sources principales : paroissejeanxxiii.org/; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Nicaise, prêtre, Quirin et Scubicule, martyrs († s. inc.)
Bx Jakob Griesinger d'Ulm, religieux o.p. (1407-1491)
St Philippe, diacre « Apôtre de la Palestine » († 80)
Sts Tharace, Probus et Andronic, martyrs († v. 304)
St Saintin, évêque à Verdun († IVe siècle)
St Sarmata, abbé en Thébaïde et martyr († 357)
St Firmin, évêque à Uzès († après 552)
St Canice (Kenneth), abbé en Irlande († v. 600)
St Anastase, apocrisiaire de l’Église romaine († 666)
St Gommaire, soldat dévoué à Dieu († v. 775)
St Bruno, évêque à Cologne en Rhénanie († 965)
St Gaudence ou Radzim (Gaudentius), évêque († 1011)
St Meinard, évêque de Lettonie († 1196)
St Alexandre Sauli, évêque (1534-1592)
St Pierre Lê Tuy, prêtre et martyr († 1833)
Ste María de Soledad Torrès Acosta, vierge et fond. († 1887)
Bx Ange Ramos Velasquez, s.d.b. et martyr († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMar 11 Oct 2016, 23:32

12 octobre

Saint Séraphin de Montegranaro
Religieux o.f.m. cap.
(1540-1604)

Serafino (au baptême : Felice) naît à Montegranaro, dans les Marches (Italie), vers 1540, de Girolamo Rapagnano et Teodora Giovannuzzi.
Félix fut berger et aide-maçon, mais son désir était de vivre seul au fond des bois et de prier. Une dame le recommanda aux Capucins de Tolentino qui hésitèrent beaucoup à accepter ce jeune homme illettré, maladroit et de mauvaise santé ; ils s'y résignèrent cependant en 1556 et lui donnèrent le nom de Séraphin.

Ses confrères ne lui épargnèrent ni les moqueries ni les persécutions, mais il restait humble, simple et serviable envers tous. Sa vie mystique, sa dévotion eucharistique, et surtout les prodiges qu'il réalisait provoquèrent le respect et l'admiration pour cet illettré qui commentait l'Évangile avec une clarté peu commune.

Il passa les dernières années de sa vie au couvent d'Ascoli où il quitta sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, le 12 octobre 1604.

Serafino fut canonisé le 16 juillet 1767 par le Pape Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769).

Lettre de Saint Jean-Paul II
à l’Évêque d'Ascoli Piceno (Italie)
à l'occasion du IV centenaire de la mort
de Saint Séraphin de Montegranaro

(Extraits)

[...]
2. Saint Séraphin de Montegranaro appartient de plein droit à l'assemblée des saints qui ont enrichi l'Ordre capucin dès ses débuts. Il avait assimilé si profondément l'exhortation évangélique de « prier toujours, sans se lasser » (cf. Lc 18, 1; 21, 36), que son esprit restait généralement plongé dans les choses de l'esprit, si bien qu'il s'isolait souvent du monde qui l'entourait. Il s'arrêtait en contemplation devant la présence divine dans la création et en tirait son inspiration pour une union constante avec Dieu.

Sa prière se prolongeait pendant des heures dans le silence de la nuit, à la lumière tremblante de la lampe qui brûlait devant le Tabernacle, dans l'église conventuelle. Avec quelle dévotion l'humble frère participait à la célébration eucharistique! Et que de temps passait-il en adoration pleine d'extase devant le Très Saint Sacrement, laissant sa prière s'élever comme un encens agréable au Seigneur!

Animé par un intense amour pour la Passion du Christ, il s'arrêtait pour méditer sur les souffrances du Seigneur et de la Très Sainte Vierge. Il aimait répéter le Stabat Mater et, en le récitant, il s'effondrait en larmes, suscitant une profonde émotion chez ceux qui l'écoutaient. Il portait toujours avec lui un Crucifix de laiton, qui est conservé aujourd'hui encore comme une précieuse relique; il avait l'habitude de bénir les malades avec celui-ci, en implorant pour eux la guérison physique et spirituelle.

3. Le style de vie humble et essentiel qu'il menait dans une petite cellule austère et étroite, ses vêtements pauvres et rapiécés, constituent un témoignage éloquent de l'amour qu'il nourrissait pour la « Mère de la pauvreté ». La profonde conscience de sa petitesse, qui lui était devenue naturelle au fil des ans, laissait transparaître la véritable grandeur de son âme. Il avait bien compris la page évangélique qui proclame: « Celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l'esclave de tous » (Mc 10, 43-44).

A des pénitences incessantes, librement choisies, parmi lesquelles figurait également l'usage du cilice et de la discipline, il unissait la pratique quotidienne des sacrifices et des renoncements, alors qu'il parcourait en mendiant les sentiers poussiéreux sous le soleil, partageant les difficultés d'un grand nombre de ses contemporains. Il aimait côtoyer les classes sociales les plus pauvres et abandonnées de la population, afin d'en percevoir les exigences, parfois cachées, et d'en adoucir les peines physiques et spirituelles. Il faisait preuve de la même disponibilité à l'égard de ceux qui frappaient à la porte du couvent. Il fut un grand pacificateur des familles, alternant avec sagesse, selon les circonstances, des rappels à l'ordre énergiques, des gestes de solidarité pleine d'amour et des paroles encourageantes de réconfort. [...]

Du Vatican, le 3 juin 2004

IOANNES PAULUS II

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).    

Les autres saints du jour :

Bx Louis Brisson, prêtre et fond. (1817-1908)
St Félix IV, pape (54e) de 526 à 530
Bse Maria Teresa Fasce, abbesse o.s.a. (1881-1947)
St Hédiste, martyr († siècle incertain)
Ste Domnine, martyre († v. 304)
Sts Martyrs (4966) dans la région de Tunis  († 483)
St Opilion, diacre à Plaisance en  Émilie († Ve s.)
St Maximilien, évêque de Lorch († IIIe siècle)
St Rodobalde, évêque à Pavie en Lombardie († 1254)
Bx Thomas Bullaker, prêtre o.f.m. et martyr († 1642)
Bx Joseph Gonzalez Huguet, prêtre et martyr († 1936)
Bx Pacifique (Pedro), religieux o.f.m. et martyr († 1936)
Bx Romain Sitko, prêtre de Tarnow et martyr († 1942)
St Wilfrid, évêque d'York (634-709)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyLun 17 Oct 2016, 00:15

17 octobre

Saint Ignace
Patriarche d'Antioche, martyr
Docteur de l'Église
(† v. 115)

Certains auteurs assurent qu'Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d'humilité, Il leur dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des Cieux ». Ce qui est certain, c'est qu'il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l'apôtre bien-aimé.

Ignace fut un grand évêque, un homme d'une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l'empereur Trajan, il subit un long interrogatoire :
« C'est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux?
“ Nul autre que vous n'a jamais appelé Théophore un mauvais démon.
Qu'entends-tu par ce mot Théophore ?
Celui qui porte Jésus-Christ dans son cœur.
Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre cœur ?
Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n'y a qu'un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.
Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.
Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ.”»

Trajan, irrité, le fait conduire en prison. « Quel honneur pour moi, Seigneur, s'écrie le martyr, d'être mis dans les fers pour l'amour de Vous ! » et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux.

L'interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d'Ignace : « Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j'ai hâte d'aller à Dieu. »

Condamné aux bêtes, il fut conduit d'Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d'admiration :
« Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m'est indifférent, hors l'espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j'expire sur le gibet d'une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ. »

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu'au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Ignace d'Antioche
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Les autres saints du jour :

Bx Balthasar de Clavario, prêtre o.f.m. (1419-1492)
St Osée, prophète A.T. († v. 750 av. JC)
Sts Zozime et Rufus, martyrs († 107)
Sts Martyrs de Voli, en Afrique († IIIe s.)
St Jean, ermite à Lycopolis en Égypte († IVe s.)
St Dulcide, évêque à Agen († début Ve s.)
St Florent, évêque d'Orange († v. 524)
Bx Gilbert, abbé de Cîteaux († 1168)
St Richard Gwyn, père de famille et martyr († 1584)
Bx Pierre (Pietro) Casani, prêtre s.p. († 1627)
Ste Marguerite-Marie Alacoque, mémoire dies natalis
Bx Jacques Burin, prêtre et martyr († 1794)
BBses Marie-Nathalie et 4 comp., martyres († 1794)
St Isidore Gagelin, prêtre m.e.p. et martyr († 1833)
Bx Contardo Ferrini, tertiaire o.f.m. († 1902)
Bx Fidèle Fuidio Rodriguez, religieux et martyr († 1936)
Bx Raymond-Étienne Bou Pascual, prêtre, martyr († 1936)
Bse Tarsilla Cordoba Belda, mère et martyre († 1936)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 7 EmptyMar 18 Oct 2016, 23:22

19 octobre

Saints Martyrs canadiens
Missionnaires jésuites

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l'Église universelle.
Les saints martyrs canadiens : Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église Universelle.

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) une vaillante légion de Jésuites travaillait, dans le Canada encore à peu près sauvage, à la conversion de peuplades féroces, parmi lesquelles étaient surtout les Iroquois. Alors s'ouvrit pour les missionnaires ce que l'on a justement appelé « l'ère des martyrs ».

Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer de ses chrétiens, prisonniers des Iroquois. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme d'un martyre glorieux. Parmi ses compagnons d'apostolat, les coadjuteurs René Goupil et Jean de La Lande, tombèrent aussi sous la hache des iroquois, en haine de la religion chrétienne.

En 1648, le Père Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d'un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes.

Quelques mois plus tard, le Père Jean Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices. On pique d'abord le Père de Brébeuf avec des alènes rougies au feu, on promène sur ses membres des tisons embrasés, on lui enlève la peau de la tête en forme de couronne. Pour l'empêcher d'exhorter ses fidèles, les bourreaux lui coupent les lèvres, la langue et le nez, lui fendent la bouche jusqu'aux oreilles, enfoncent un fer rouge dans sa gorge ; ils coupent des lambeaux de sa chair, les font rôtir et les mangent sous ses yeux. Ils jettent ensuite de l'eau bouillante sur sa tête, enduisent son corps de résine et le font griller lentement ; enfin, un chef iroquois lui arrache le cœur, le dévore et boit le sang du martyr. Le Père Lalemant subit un supplice du même genre pendant seize heures et eut enfin le crâne fracassé à coups de hache.

Au nombre des autres victimes des Iroquois furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l'héroïque exercice de leur apostolat.

Le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) béatifia ces admirables martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930. Le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.

>>> Pour un approfondissement biographique des martyrs, cliquer sur les noms ci-dessus ou ci-dessous :

Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant
Isaac Jogues
Jean Brébeuf
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil
Autre approfondissement :
 >>>Saints Martyrs Canadiens

Sources principales : Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Paul de la Croix, fond. des Passionnistes (1694-1775)
Bse Agnès de Jésus Galand, vierge o.p. (1602-1634)
Bx Jerzy Popiełuszko, prêtre et martyr (1947-1984)
St Joël, prophète de l'A.T. († v. 350 av. J.C.)
Sts Ptolémée, Lucius et comp., martyrs († v. 160)
St Astérius, martyr († au IIIe ou IVe siècle)
Sts Savinien et Potentien, évêques et martyrs († IVe s.)
St Varus, soldat et martyr († 307)
St Grat, évêque à Oloron († après 506)
St Ethbin, solitaire en Bretagne († v. VIe s.)
St Véran, évêque à Cavaillon († après 589)
St Aquilin, évêque d'Évreux († v. 690)
Ste Frideswide, abbesse à Oxford († v. 730)
Bx Thomas Hélye, prêtre en Normandie († 1257)
St Philippe Howard, comte d'Arundel et martyr († 1595)
St Luc-Alphonse Gorda, prêtre o.p. et martyr († 1634)
St Matthieu Kohioye, religieux o.p. et martyr († 1634)
St Gérin, martyr († 466) - patron d’Aureilhan

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