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 Saints du jour- année 2016

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Julie
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MessageSujet: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyLun 07 Déc 2015, 23:02

Rappel du premier message :

Saint Noël Chabanel
Prêtre s.j. et martyr  au Canada


Noël Chabanel naît à Saugues (Haute-Loire, France) le 2 février 1613.
Il entre au noviciat de Toulouse le 9 février 1630. Il enseigne au collège de cette même ville (1632–1639), y étudie la théologie (1639–1641), y fait sa troisième probation (1641–1642).
Après avoir été professeur de rhétorique au collège de Rodez, il arrive à Québec le 15 août 1643, y reste un an, puis monte en Huronie.
Des huit Martyrs canadiens, il est le seul qui n’eut pas de facilité pour l’étude des langues.
Brillant professeur de rhétorique en France, il éprouvait une indicible répugnance pour les us et coutumes des sauvages. « Jamais pour tout cela, écrit le père Ragueneau, il n’a voulu se détacher de la Croix où Dieu l’avait mis ; jamais il n’a demandé d’en sortir. Mais au contraire, pour s’y attacher plus inviolablement, il s’obligea par vœu d’y demeurer jusqu’à la mort, afin de mourir sur la Croix ». La Relation de 1650 nous a conservé le texte de ce vœu héroïque.
Au début de décembre 1649, il était à la mission Saint-Jean, chez les Pétuns, quand il reçut l’ordre de se rendre à la résidence centrale Sainte-Marie II de l’île Saint-Joseph. Parti le 7 décembre, il était le lendemain traîtreusement assassiné par un Huron apostat. La Relation de 1650 raconte la mort de Chabanel, mais ignore les motifs de l’assassinat. Dans le « Manuscrit de 1652 », le père Ragueneau est mieux renseigné : il fait état de l’aveu du meurtrier, Louis Honarreennha, qui a déclaré avoir tué Chabanel en haine de la foi.
Noël Chabanel et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés le 29 juin 1930, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939). 
Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.
La célébration liturgique des 8 saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l'Église universelle.
Pour un approfondissement biographique sur les martyrs, cliquer sur les noms ci-dessous :
Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant 
Isaac Jogues
Jean Brébeuf 
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil


Les autres saints du jour :


BBx Paul Yun Ji-Chung  et 123 comp. († entre 1791 et 1888)
Ste Narcisa de Jesús Martillo Morán, laïque (1832-1869)
St Macaire, martyr († 250)
St Eutychien, pape (27e) du 275 à 283 et martyr
St Euchaire, Ier évêque de Trèves († 250)
St Patapios, ermite († Ve ou VIe s.)
St Romaric, père de famille puis abbé († 653) 
St Thibaud de Marly, abbé († 1247)
Bx Joseph-Marie Zabal Blasco, laïc et martyr († 1936) 
Bx Alojzy Liguda, prêtre s.v.d. et martyr (1898-1942)


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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptySam 21 Jan 2017, 00:42

21 janvier

Sainte Agnès
Vierge et martyre
(† 304)

La fête de ce jour nous rappelle un des plus touchants et des plus beaux triomphes de la foi chrétienne ; elle nous montre une faible enfant sacrifiant, pour l'amour de Jésus-Christ, tout ce que le monde a de plus séduisant : noblesse, fortune, jeunesse, beauté, plaisirs, honneurs.

Agnès, enfant de l'une des plus nobles familles de Rome, se consacra au Seigneur dès l'âge de dix ans. Elle avait à peine treize ans quand un jeune homme païen, fils du préfet de Rome, la demanda en mariage ; mais Agnès lui fit cette belle réponse : « Depuis longtemps je suis fiancée à un Époux céleste et invisible ; mon cœur est tout à lui, je lui serai fidèle jusqu'à la mort. En l'aimant, je suis chaste ; en l'approchant, je suis pure ; en le possédant, je suis vierge. Celui à qui je suis fiancée, c'est le Christ que servent les anges, le Christ dont la beauté fait pâlir l'éclat des astres. C'est à lui, à lui seul, que je garde ma foi. »

Peu après, l'enfant est traduite comme chrétienne devant le préfet de Rome, dont elle avait rebuté le fils ; elle persévère dans son refus, disant : « Je n'aurai jamais d'autre époux que Jésus-Christ. » Le tyran veut la contraindre d'offrir de l'encens aux idoles, mais sa main ne se lève que pour faire le signe de la croix.

Supplice affreux pour elle : on l'enferme dans une maison de débauche. « Je ne crains rien, dit-elle ; mon époux, Jésus-Christ, saura garder mon corps et mon âme. » Et voici, ô miracle, que ses cheveux, croissant soudain, servent de vêtement à son corps virginal, une lumière éclatante l'environne, et un ange est à ses côtés. Seul le fils du préfet ose s'approcher d'elle, mais il tombe foudroyé à ses pieds. Agnès lui rend la vie, et nouveau prodige, le jeune homme, changé par la grâce, se déclare chrétien.

Agnès est jetée sur un bûcher ardent, mais les flammes la respectent et forment comme une tente autour d'elle et au-dessus de sa tête. Pour en finir, le juge la condamne à avoir la tête tranchée. Le bourreau tremble ; Agnès l'encourage : « Frappez, dit-elle, frappez sans crainte, pour me rendre plus tôt à Celui que j'aime ; détruisez ce corps qui, malgré moi, a plu à des yeux mortels. »

Le bourreau frappe enfin, et l'âme d'Agnès s'envole au ciel.

Les autres saints du jour :

BBx Jean Baptiste du Cormier et 13 comp., martyrs († 1794)
St Publius, évêque et martyr († 180)
Sts Fructueux, Augure et Euloge, Martyrs († 259)
St Patrocle ou Parre, martyr († IIIe siècle)
St Épiphane (Epifanio), évêque († 496)
St Meinrad, prêtre, ermite, martyr († v. 864)
St Zacharie, ermite, moine en Lucanie († v. 950)
BBx Edouard Stransham et Nicolas Wheeler, martyrs
St Alban Roe, bénédictin et martyr († 1642)
Bx Thomas Green, prêtre et martyr († 1642)
Bse Joseph-Marie de Saint-Agnès, vierge († 1696)
St Jean Yi Yun-il, père de famille et martyr († 1867)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyDim 22 Jan 2017, 22:54

23 janvier

Ste Marianne Cope de Molokai
« religieuse exemplaire, au cœur extraordinaire »

Marianne Cope (Barbara Koob) de Molokai naît le 23 janvier 1838 à Heppenheim, Hessen-Darmstadt (Allemagne) dans une famille d'agriculteurs, ses parents émigrèrent alors qu'elle était enfant aux États-Unis et s'établirent à Utica (État de New York).

Dès l'âge de 15 ans elle souhaita entrer au couvent, mais elle dut s'occuper de ses plus jeunes frères car ses parents étaient gravement malades. Elle dut donc repousser son projet de quelques années.

En 1860, une branche des Soeurs de Saint François de Philadelphie s'établit à Utica et à Syracuse, près de New York et, à l'âge de 24 ans elle entra dans cet ordre et prononça ses vœux.
L'apostolat de cette Congrégation se consacrait avant tout à l'éducation des enfants des immigrés allemands ; elle fut donc chargée d'ouvrir et de diriger de nouvelles écoles. Plus tard sa communauté fonda les premiers des cinquante hôpitaux généraux des États-Unis qui connurent une grande renommée, offrant leur assistance à tous les malades sans aucune distinction. Mère Cope s'occupa en particulier des alcooliques et des filles mères, car elle souhaitait accomplir son service parmi les plus pauvres d'entre les pauvres.

En 1877, elle fut élue provinciale de sa Congrégation, ainsi qu'en 1881.
En 1883, elle fut la seule à accepter de se rendre aux Iles Hawaï pour assister les lépreux, alors que cinquante autres communautés contactées avaient refusé. Son œuvre en faveur des malades et des sans-abri dans les Iles Hawaï fut très importante, si bien qu'en 1884 le gouvernement lui demanda de créer le premier hôpital général sur l'île de Maui.

En 1889, après la mort du Père Damien de Veuster (canonisé le 11 octobre 2009), grand apôtre des lépreux, elle accepta de se charger du foyer pour les garçons en plus de son travail auprès des femmes et des petites filles. Elle vécut pendant trente ans dans un lieu isolé de l'île Molokai, exilée volontaire avec ses patients. Grâce à elle le gouvernement promulgua des lois pour protéger les enfants, et les malades de la lèpre retrouvèrent leur dignité et la joie de vivre.
Les historiens de son temps parlent d'elle comme d'une « religieuse exemplaire, au cœur extraordinaire ». Elle ne cherchait qu'à accomplir la volonté de Dieu, ne souhaitant aucunement obtenir des reconnaissances ; sa devise était : « Seulement pour Dieu ».
Elle meurt le 9 août 1918 après une longue vie au service des malades de la lèpre.

Marianne Cope de Molokai a été béatifiée le 14 mai 2005 à Rome, par le card. José Saraiva Martins (>>> Homélie), Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, et canonisée, à Rome, le 21 octobre 2012,  par le pape Benoît XVI  (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Marie-Antonie (Teresa Grillo), veuve, fond. (1855-1944)
Sts Sévérien et Aquila, époux et martyrs († 303 ou 305)
Ste Émérentienne, martyre († 304)
Sts Clément d'Ancyre et Agathange, martyrs († 309)
St Amasius, évêque en Campanie († v. 356)
St Ildefonse, évêque de Tolède (607-667)
St Mainboeuf, pèlerin, ermite et martyr († IXe s.)
St André Chong (Tyong) Hwa-gyong, martyr († 1840)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMer 25 Jan 2017, 23:24

26 janvier

Saints Timothée et Tite
Évêques

Saint Timothée et saint Tite, compagnons de voyage et amis de saint Paul, furent choisis par l’Apôtre pour gouverner, l’un l’Église d’Éphèse et l’autre l’Église de Crète. Autrefois, le premier était fêté le 24 janvier et le second le 4 janvier.

Timothée, né à Lystres d’un père païen, fut, avec sa mère (Eunice) et sa grand-mère (Loïs), juives et croyantes, converti par saint Paul qui, sur la recommandation des prophètes de la communauté de Lystres, le prit comme compagnon de voyage. Saint Paul lui confia des missions près des communautés (Thessalonique, Macédoine, Corinthe) et l’utilisa comme secrétaire pour rédiger les épîtres.

Après avoir partagé sa première captivité, il accompagna saint Paul jusqu’à ce que celui-ci lui demandât de rester à Éphèse dont il fut le premier évêque. Le corps de saint Timothée fut enterré près de celui de saint Jean, à Éphèse, où il resta jusqu’à ce qu’on le transportât à Constantinople (356).

Tite né dans le paganisme, aurait été, selon une ancienne tradition, de parents nobles, de la race royale de Minos, roi de Crète. Cette même tradition ajoute qu’il aurait fait de solides études en lettres profanes quand il aurait entendu une voix mystérieuse lui ordonnant de quitter son pays et de sauver son âme, ajoutant que la science profane des Grecs lui serait peu utile pour son salut. Il aurait attendu un an au bout duquel la même voix lui aurait dit de lire les Écritures des Hébreux.
Son oncle, proconsul de Crète, ayant appris la naissance du Messie d’Israël, l’aurait envoyé à Jérusalem où il aurait connu le Seigneur qui l’aurait compté parmi ses soixante-douze disciples. Témoin de la vie publique de Jésus, de sa Passion, de sa Résurrection et de son Ascension, il aurait été consacré par les Apôtres et adjoint à saint Paul.

Plus probablement, on pense que Tite, né païen, fut converti par saint Paul qui, quatorze ans plus tard, l’ayant rencontré à Antioche, l’emmène jusqu’à Jérusalem où il assiste au fameux « concile » qui rejette la circoncision des païens. A partir de ce moment là, il accompagne saint Paul dans ses voyages et lui sert de messager, singulièrement vers les communautés de Corinthe et d’Éphèse.

Après la première captivité de saint Paul, il aborda en Crète avec l’Apôtre qui l’y laissa jusqu’à ce qu’il l’envoie en Dalmatie. Après le martyre de saint Paul, Tite revint en Crète où, disent les byzantins, il mourut dans un âge très avancé (quatre-vingt-quatorze ans). Le corps de saint Tite resta dans la cathédrale de Gortyne jusqu’à ce que la cité fût détruite par les musulmans (823) ; on ne retrouva que la tête de Tite qui fut transportée à Venise où elle est vénérée à Saint Marc.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Timothée et Tite
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Sources principales : missel.free.fr ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Gabriele Maria Allegra, missionnaire o.f.m. (1907-1976)
St Théogène, évêque d'Hippone et martyr († v. 257)
Ste Paule (Paola), veuve romaine (347-404)
Sts Xénophon, Marie, Jean et Arcada, moines († Ve s.)
St Albéric, abbé de Citeaux († 1109)
St Augustin (Eystein) Erlandssön, évêque († 1188)
Bse Marie de la Dive, veuve et martyre († 1794)
Bx Michel Kozal, évêque et martyr († 1943)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMar 31 Jan 2017, 23:12

1 février

Bienheureux Benedict Daswa
Catéchiste et martyr en Afrique du Sud
Premier martyr sud-africain reconnu par l’Église

Benedict (à la naissance Bakali) Daswa naît le 16 juin 1946 dans le village de Mbahe au sein d’une famille non chrétienne ; il était l’aîné de cinq enfants. Il a été élevé dans la religion traditionnelle, au sein de son clan de la tribu Bakali Lemba.

C’est au lycée que Benedict a reçu une instruction dans la foi catholique, par son catéchiste, le P. Benoît Risimati : c’est pour lui rendre hommage qu’il a choisi Benoît comme prénom de baptême et qu’il a faite sienne la devise de saint Benoît, « Prie et travaille ».
Il a été baptisé le 21 avril 1963 par le Père Augustin O’Brien m.s.c., qui lui a donné la première communion. Trois mois plus tard, il était confirmé par l’évêque bénédictin de Pietersburg, Mgr Van Hoeck.

Il est ensuite devenu instituteur et directeur de l’école primaire de Nweli. Benedict invitait les élèves qui ne pouvaient pas payer les frais de scolarité à travailler dans son jardin. Il rendait visite aux familles des absents pour offrir son aide ; il travaillait au potager et il plantait des arbres.
Il a été le premier de son village à construire une maison en briques avec ses économies et grâce à la vente des fruits et des légumes du potager et du verger. Grâce à des prévisions budgétaires prudentes, il pu acheter une voiture, un poste de télévision et il avait le téléphone.
Son succès attira des jalousies: il fut même accusé de faire usage de zombies, des soi-disant cadavres ramenés à la vie par la sorcellerie.

En 1980, Benedict épousa une luthérienne, Shadi Eveline Monyai, qui a ensuite été reçue dans l’Église catholique. Ils eurent huit enfants, le dernier naquit quatre mois après sa mort.
Il lui est tout naturel d’aider sa femme dans l’éducation des enfants et dans les tâches ménagères, et il encourageait les autres pères de famille à en faire autant: « Vous devriez aider votre femme dans les tâches ménagères ». Il enseignait à ses enfants à participer aussi aux tâches de la maison, à être assidus à l’école et au travail du jardin.
Mais surtout, sa famille était une école de prière. Tous les soirs, ils lisaient la bible ensemble et ils participaient aux assemblées dominicales.
Il avait aussi institué ce qu’il appelait le « jour des Daswa », le jour de la fête de Noël: la famille et tous leurs proches parents passaient cette journée ensemble. Les enfants recevaient comme cadeau de Noël du matériel scolaire.

Le chef du village l’avait choisi comme secrétaire et conseiller. Son honnêteté, son intégrité, sa sincérité et son humilité le faisaient respecter.
Catéchiste et membre du Conseil pastoral de la paroisse, il aida à la création de la communauté ecclésiale, en particulier en préparant les candidats au baptême.
Il dirigeait l’office dominical, quand le prêtre ou un agent pastoral n’était pas disponible. Il aida dans la construction, à Nweli, de la première église catholique de la région ; il était très impliqué dans la pastorale des jeunes: il les voulait occupés et disciplinés, et il créa pour eux des clubs de football.

Lors d’une sécheresse survenue dans la région de Venda, dans les années quatre-vingt, il réussit à obtenir des fournitures et des vivres pour les enfants de l’école.
On le respectait aussi en tant qu’homme de prière et pour sa compassion et sa générosité pour les malades, les pauvres et les prisonniers qu’il visitait.

Le 25 janvier 1990, au cours d’un violent orage, la foudre tomba plusieurs fois sur les cases rondes, les ‘rondavels’ couvertes de chaume la population locale pensa que ces phénomènes étaient dus à des actes de sorcellerie. Le conseil des anciens décida donc de consulter un guérisseur et demanda pour cela aux habitants une contribution individuelle pour lui payer ses émoluments. Benedict répondit que les éclairs étaient des phénomènes naturels et que sa foi catholique lui interdisait d’offrir sa contribution afin de payer un sorcier, suscitant ainsi la colère de nombreux habitants.

Dans l’après-midi du 2 février 1990, alors qu’il travaillait dans son verger, sa belle sœur l’appelle de toute urgence, lui demandant d’emmener son enfant très malade chez le médecin, à Makwarela (Sibasa).
Il lui dit: « Avant de partir, prions ». Sur la route du retour à Mbahe, il s’arrêta pour emmener aussi un habitant d’un village voisin. Celui-ci portait un sac de farine de maïs et il ne voulait pas prendre les transports publics en raison des troubles dans la région.
Mais la route se trouva bloquée à un certain endroit par des troncs d’arbres. Lorsqu’il descendit pour dégager la route, une foule de jeunes garçons et d’hommes dissimulés derrière les buissons se ruèrent sur lui, lui jetant de grosses pierres. Blessé et saignant abondamment, il traversa le terrain de football, espérant trouver de l’aide auprès d’un “Shebeen”, un débit illégal de boissons alcoolisées.
Il finit par trouver refuge dans la cuisine d’une ‘rondavel’ mais sort quand ses poursuivants menacent de tuer l'habitante. Il meurt assassiné à coups de couteau et de ‘knobkerrie’ (type de bâton africain principalement utilisé dans l'Est et le Sud de l'Afrique) disant : « Dieu, je remets mon esprit entre tes mains ».
Lors de ses funérailles, le 10 février 1990, les prêtres portaient des vêtements liturgiques rouges, sûrs que Benedict était mort pour sa foi dans le Christ, du fait de son refus héroïque de la sorcellerie.

Benedict Daswa a été beatifié le 13 septembre 2015, au sanctuaire de Tshitanini, dans la province du Limpopo, par le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, qui représentait le Pape François.
Sa commémoration a été fixée au premier février.

Sources principales : fides.org/fr/news/40646 ; fr.zenit.org/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Louis Variara, prêtre s.d.b. et fond. (1875-1923)
Bse Candelaria de San José, vierge et fond. (1863-1940)
St Tryphon, martyr († v. 251)
St Sévère (Severo), évêque de Ravenne († v. 389)
St Paul, évêque († IVe s.)
Ste Brigitte, abbesse de Kildare en Irlande († 523)
St Ours (Orso), prêtre à Aoste (VIe siècle)
St Agrève, évêque du Puy en Auvergne († VIIe s.)
St Sigebert III, fils de Dagobert I († 656)
St Raymond, abbé du monastère de Fitero († 1163)
St Jean de La Grille, évêque d'Aleth († 1163)
Bx Réginald de Saint Gilles, prêtre o.p. († 1220)
Ste Véridienne (Verdiana), vierge et recluse (1178-1242)
Bx André (Andrea) Conti, prêtre o.f.m. († 1302)
BBx Conor O'Devany et Patrick O'Lougham, martyrs († 1612)
St Henri Morse, prêtre s.j. et martyr († 1645)
BBses Marie-Anne Vaillot et 46 compagnes, martyres († 1794)
Sts Paul Hong Yong-ju et Jean Yi Mun-u, martyrs († 1840)
Ste Barbara Ch'oe Yong-i, martyre († 1840)
Bse Anne (Anna) Michelotti, vierge et fondatrice († 1888)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptySam 04 Fév 2017, 23:23

5 février

Sainte Agathe
Vierge et martyre
(† 251)

Deux villes de Sicile, Palerme et Catane, se disputent l'honneur d'avoir donné naissance à sainte Agathe ; ce qui est certain, c'est qu'elle fut martyrisée à Catane, sous l'empereur Dèce.

Dénoncée au préteur Quintianus, comme chrétienne, Agathe lui fut amenée. La beauté de la jeune fille le séduisit ; il conçut pour elle une passion criminelle et crut venir à bout de son dessein en la remettant aux mains d'une femme débauchée, nommée Aphrodisia. Celle-ci employa son art et son artifice afin de séduire Agathe, sans pouvoir y réussir ; et après un mois de tentatives, elle s'en fut trouver le préfet pour lui annoncer l'inutilité de ses efforts.

Le juge alors fit comparaître la servante du Seigneur devant son tribunal.
« Qui es-tu ?
- Je suis noble et d'une illustre famille, toute ma parenté le fait assez connaître.
- Pourquoi donc suis-tu la chétive condition des chrétiens ?
- Parce que la véritable noblesse s'acquiert avec Jésus-Christ dont je me dis la servante.
- Quoi donc ! Sommes-nous dégradés de noblesse pour mépriser ton Crucifié ?
- Oui, tu perds la véritable liberté en te faisant esclave du démon jusqu'au point d'adorer des pierres pour lui faire honneur. »

Afin d'apprendre à la jeune fille à mieux parler, Quintianus la fit frapper sur la joue, et commanda qu'on la conduisît en prison, lui disant qu'elle eut à se préparer à renier Jésus-Christ ou à mourir dans les tourments. Le lendemain, le juge essaya de gagner Agathe par des promesses, mais il la trouva inébranlable, et ses réponses excitèrent tellement la rage du persécuteur, que, sur son ordre, on lui arracha un sein. Elle dit à Quintianus : « N'as-tu pas honte, ô cruel tyran, de me faire souffrir de cette façon, toi qui as sucé ta première nourriture du sein d'une femme ? »

Quand elle fut rentrée dans la prison, où le préfet avait défendu de lui rien donner, saint Pierre lui apparut et la guérit au nom du Sauveur ; la Sainte s'écria : « Je vous rends grâces, ô mon Seigneur Jésus-Christ, de ce qu'il vous a plu de m'envoyer votre Apôtre afin de guérir mes plaies et de me rendre ce que le bourreau m'avait arraché » et la prison fut remplie d'une si éclatante lumière que les gardiens s'enfuirent épouvantés, laissant les portes ouvertes.

Les autres prisonniers conseillaient à Agathe de prendre la fuite, mais elle répondit : « Dieu me garde de quitter le champ de bataille et de m'enfuir en voyant une si belle occasion de remporter la victoire sur mes ennemis. »

Quatre jours après, Agathe fut ramenée devant le juge qui, la voyant saine et sauve, fut rempli d'étonnement ; sa rage n'en devint que plus grande. Par son ordre, on roula Agathe sur des têts de pots cassés et sur des charbons, en même temps que l'on perçait son corps de pointes aiguës. Pendant ce supplice, un tremblement de terre survint, et les principaux ministres de la cruauté de Quintianus furent écrasés. La ville, épouvantée, vit là un châtiment du Ciel, et le persécuteur, craignant qu'on ne lui enlevât sa victime, se hâta de la renvoyer en prison. Quand elle y fut rentrée, Agathe dit : « Ouvrez, Seigneur, les bras de votre miséricorde, et recevez mon esprit qui désire vous posséder avec tous les transports d'amour dont il est capable » et en achevant ces mots elle expira.

Aussitôt que la nouvelle de cette mort se fut répandue, toute la ville accourut pour honorer les restes de sainte Agathe, et au moment où on voulut la mettre dans le tombeau, cent Anges, sous la figure de jeunes hommes, apparurent, et au front d'Agathe inscrivirent ces mots : « C'est une âme sainte ; elle a rendu un honneur volontaire à Dieu et elle est la rédemption de sa patrie. » Quintianus, de son côté, était parti pour se mettre en possession des biens de la servante de Dieu, mais au passage d'une rivière, un cheval le mordit au visage et un autre, à coups de pieds, le précipita dans l'eau où il se noya.

La dévotion à sainte Agathe ne tarda pas à se répandre partout, mais nulle part elle ne fut plus honorée qu'à Catane. Plusieurs fois sa protection a sauvé cette ville des éruptions de l'Etna, et pour cela il suffisait aux habitants de donner, comme barrière aux torrents de lave qui descendaient de la montagne, un objet qui avait touché le corps de la sainte.

Les autres saints du jour :

St Jésus Mendez Montoya, prêtre et martyr († 1928)
St Avit, évêque de Vienne († 518)
St Génuin, Ier évêque à Seben en Rhétie († v. 605)
St Luc (Luca), abbé en Lucanie († 995)
St Sabas le jeune, moine à Rome († 995)
St Albuin de Brixen, évêque dan le Tyrol († 1005 ou 1006)
Ste Adélaïde, première abbesse de Villich († v. 1025)
Bse Françoise Mézière, vierge et martyre († 1794)
Bse Elisabetta Canori Mora, mère de famille († 1825)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMar 07 Fév 2017, 23:09

8 février

Saint Jérôme Émiliani
Fondateur des
« Clercs réguliers de Somasque »

Girolamo Emiliani, né à Venise en 1486, passa sa jeunesse dans le métier des armes.
Il avait reçu une éducation chrétienne, mais se laissa bientôt entraîner par le torrent des passions.

Fait prisonnier et chargé de fers, en 1511, après une courageuse défense de la place de Castelnuovo, qui lui avait été confiée, voyant la mort proche de lui, il sentit une vive crainte de paraître devant Dieu en état de péché mortel. Les yeux pleins de larmes, Jérôme fit alors un vœu à Marie ; aussitôt, la Mère de Dieu lui apparut, l'appela par son nom, lui donna les clefs de ses fers et de son cachot et lui fit traverser sain et sauf les rangs de l'armée ennemie.

Le jeune converti alla suspendre ses chaînes et les clefs de sa prison à l'autel de la Madone de Trévise, et publia partout les miséricordes de Marie à son égard.

Dès lors, à l'admiration de Venise entière, qui l'avait connu si mondain, il change de vie et passe son temps dans l'exercice de la prière, de la mortification et des bonnes œuvres, visite les hôpitaux, panse les plaies des malades, et se montre le père de tous les malheureux. Il fit surtout éclater sa charité durant une famine et une maladie épidémique ; il vendit jusqu'à ses meubles, et sa maison devint un hôpital où personne n'était rebuté.

Touché du sort des enfants que la mort avait privés de leurs parents, il loua une maison où il les réunit, et où il se chargea de leur nourriture, de leur entretien et de leur instruction ; il devenait ainsi le père de ceux qui n'en avaient plus ; il allait les chercher par les rues et les places, les amenait dans son pieux asile, et leur inspirait une piété qui fit bientôt l'admiration de Venise.
Le zèle ne connaît pas de limites : Jérôme trouva encore le temps de s'occuper des jeunes gens et des vieillards, de diriger l'hôpital des Incurables, de fonder une œuvre pour réunir les pécheresses converties par ses prédications, de parcourir les campagnes, la clochette à la main, pour apprendre aux enfants et au peuple les éléments de la religion.

Il meurt, le 8 février 1537, au service des pestiférés, laissant la congrégation (fondée en 1532) des « Clercs réguliers de Somasque » pour continuer son œuvre.
Les clercs réguliers, très nombreux au XVIIe siècle, ils ne sont pas aujourd'hui implantés en France mais sont encore environ 500 répartis dans 88 maisons en Italie, Espagne, Pologne, Roumanie, Salvador, Guatemala, Honduras, Mexique, USA, Colombie, Brésil, Équateur, Philippines, Inde et Sri Lanka.

Girolamo Emiliani a été béatifié en 1747 par Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) et canonisé par Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769) en 1767.
En 1928 Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) le proclama « Patron universel des orphelins et de la jeunesse abandonnée ».

Les autres saints du jour :

Ste Joséphine Bakhita, esclave soudanaise puis religieuse
Bse Esperanza de Jesús, religieuse et fondatrice (1893-1983)
Ste Coïnte, martyre († 249)
St Juvence (Invenzio), évêque de Pavie († 397)
Sts Martyrs du monastère de Die à Constantinople († v. 485)
St Jacut, abbé en Bretagne au VIe siècle
St Honorat (Onorato), évêque de Milan († Gênes v. 570)
St Nicet, évêque de Besançon († VIIe s.)
St Paul, évêque de Verdun († v. 647)
Bx Pietro d'Igneo, évêque d'Albano († 1089)
St Étienne de Grandmont, abbé et fondateur († 1124)
Bse Giuseppina Gabriella Bonino, vierge († 1906)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyVen 10 Fév 2017, 00:07

10 février

Sainte Scholastique
Moniale, sœur de saint Benoît
(480-543)

Scholastique était la sœur de saint Benoît, patriarche des moines d'Occident.
Jeune encore, elle fit, au foyer paternel, de grands progrès dans la vertu. Loin d'imiter les illusions des filles du siècle, elle méprisa la beauté, les richesses, l'alliance des plus grands princes pour s'allier à Jésus-Christ. Suivre Benoît dans la solitude était son unique aspiration. Elle se consacra à Dieu dès sa plus tendre jeunesse, et elle se rapprocha de son frère, quand il se fut établi au Mont-Cassin, afin de profiter de ses leçons et de ses exemples.

Benoît ne consentait à voir sa sœur qu'une fois par an, avant le carême, et alors la sainte sortait de son cloître, et le frère, de son côté, allait au-devant de la sœur ; ils se rejoignaient sur le flanc de la montagne, et on voit encore le petit sanctuaire érigé, croit-on, sur les ruines de la chaumière où saint Benoît et sainte Scholastique eurent leur suprême entretien resté si célèbre.

Le 9 février 543, Scholastique était allée visiter son frère, comme de coutume. La journée se passa dans de grandes conversations, et la nuit arriva sans qu'ils s'en aperçussent. « Il est trop tard pour vous retirer, dit la sainte à son frère ; parlons jusqu'à l'aurore des joies de la vie céleste. “Que dites-vous là, ma sœur ? reprit Benoît ; je ne puis passer la nuit hors de mon couvent” ».

Scholastique, affligée de ce refus, se pencha sur la table, et, la tête entre ses mains, pria Dieu en versant d'abondantes larmes. Sa prière fut si promptement exaucée, que le tonnerre grondait déjà quand elle releva la tête, et que la pluie tombait par torrents, bien que le ciel fût auparavant serein et sans nuage : « Qu'avez-vous fait, ma sœur ? dit l'homme de Dieu.
“Je vous ai supplié, dit Scholastique, et vous n'avez pas voulu m'écouter ; j'ai invoqué Notre-Seigneur, et voilà qu'il m'exauce.” »

Dans l'impossibilité de sortir, Benoît resta par force ; les deux saints veillèrent toute la nuit, s'entretenant du bonheur des élus. Le lendemain, la vierge retourna à son couvent, et, Benoît à son monastère ; mais le troisième jour, l'homme de Dieu, dans sa cellule, élevant les yeux en haut, vit l'âme de sa sœur s'envoler dans les airs sous la forme d'une colombe.

Benoît voulut faire déposer le corps de sa sœur dans le tombeau qu'il avait préparé pour lui, afin que leurs corps fussent unis dans la mort comme leurs âmes l'avaient été dans la vie.

Les autres saints du jour :

Bx Alojzije Stépinac, cardinal et martyr (1898-1960)
Bse Eusébie Palomino Yenes, religieuse (1899-1935)
St José Luis Sánchez del Río, martyr (1913-1928)
Sts Charalampe, Porphyre, Daucte, martyrs († 202)
Sts Zotique et Amance, soldats et martyrs († 304)
St Silvain, évêque à Terracine en Campanie († Ve s.)
St Trojan, évêque en Aquitaine († v. 550)
St Prothade, évêque de Besançon († v. 624)
Ste Austreberte, vierge et abbesse († 704)
St Guillaume (Guglielmo), ermite en Toscane († 1157)
Bx Hugues de Fosses, abbé de Prémontré († 1163)
Bse Claire (Chiara) Agolanti, recluse (1280-1326)
BBx Pierre Frémond et 5 compagnes, martyrs († 1794)
Bx Mikel Beltoja, prêtre et martyr (1935-1974)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptySam 11 Fév 2017, 22:52

12 février

Commémoraison des saints martyrs d’Abitène
(† 304)

Saturnin, prêtre, avec ses quatre enfants : Saturnin le jeune et Félix, tous deux lecteurs, Marie, vierge consacrée, et le petit Hilarion. Le sénateur Dativus, Félix ; un autre Félix, Émérite et Ampelius, lecteurs. Rogatien, Quintus, Maximien ou Maxime, Telica ou Tazelita, un autre Rogatien, Rogatus, Janvier, Cassien, Victorien, Vincent, Cécilien, Restitute, Prima, Éve, encore un autre Rogatien, Givalius, Rogatus, Pomponia, Secunde, Januaria, Saturnine, Martin, Clautus, Félix le jeune, Marguerite, Major, Honorata, Regiola, Victorin, Peluse, Fauste, Dacien, Matrone, Cécile, Victoire, vierge de Carthage, Berectina, Secunde, Matrone, Januaria. (Martyrologe Romain)

Visite Pastorale du Pape Benoît XVI
à Bari pour la Clôture du
XXIV Congrès Eucharistique Italien
Esplanade de Marisabella
Dimanche 29 mai 2005

Extraits de l’Homélie du Pape

Très chers frères et sœurs,

[...] Ce Congrès eucharistique, qui arrive aujourd'hui à sa conclusion, a voulu présenter le dimanche comme la « Pâque hebdomadaire », expression de l'identité de la communauté chrétienne et centre de sa vie et de sa mission.
Le thème choisi - « Sans le dimanche nous ne pouvons pas vivre » - nous ramène à l'an 304, lorsque l'empereur Dioclétien interdit aux chrétiens, sous peine de mort, de posséder les Écritures, de se réunir le dimanche pour célébrer l'Eucharistie et de construire des lieux pour leurs assemblées.
A Abitène, une petite ville située dans l'actuelle Tunisie, 49 chrétiens furent surpris un dimanche alors que, réunis dans la maison d'Octave Félix, ils célébraient l'Eucharistie, bravant ainsi les interdictions impériales. Arrêtés, ils furent conduits à Carthage pour être interrogés par le Proconsul Anulinus. La réponse, parmi d'autres, qu'un certain Eméritus donna au Proconsul qui lui demandait pourquoi ils avaient transgressé l'ordre sévère de l'empereur, est significative. Il répondit : « Sine dominico non possumus » : sans nous réunir en assemblée le dimanche pour célébrer l'Eucharistie, nous ne pouvons pas vivre.
Les forces nous manqueraient pour affronter les difficultés quotidiennes et ne pas succomber. Après d'atroces tortures, ces 49 martyrs d'Abitène furent mis à mort. Ils confirmèrent ainsi leur foi, à travers l'effusion de leur sang. Ils moururent, mais ils vainquirent : nous les rappelons à présent dans la gloire du Christ ressuscité.
Les martyrs d'Abitène représentent une expérience sur laquelle nous, chrétiens du XXI siècle, nous devons réfléchir. Pour nous non plus, il n'est pas facile de vivre en chrétiens, même s'il n'y a pas ces interdictions de l'empereur. Mais, d'un point de vue spirituel, le monde dans lequel nous nous trouvons, souvent marqué par une consommation effrénée, par l'indifférence religieuse, par un sécularisme fermé à la transcendance, peut apparaître comme un désert aussi aride que celui « grand et redoutable » (Dt 8, 15) dont nous a parlé la première lecture, tirée du Livre du Deutéronome. [...]

« Comment pourrions-nous vivre sans Lui ? ». Nous entendons retentir dans ces paroles de saint Ignace l'affirmation des martyrs d'Abitène : « Sine dominico non possumus ». C'est précisément de là que jaillit notre prière : que nous aussi, chrétiens d'aujourd'hui, retrouvions la conscience de l'importance décisive de la Célébration dominicale et sachions tirer de la participation à l'Eucharistie l'élan nécessaire pour un nouvel engagement dans l'annonce au monde du Christ « notre paix » (Ep 2, 14). Amen !

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Réginald de Saint Gilles, prêtre o.p. († 1220)
St Mélèce, évêque d'Antioche († 381)
St Benoît d'Aniane, abbé et réformateur († 821)
St Antoine, surnommé Cauléas, évêque († 901)
Bse Ombeline, moniale cistercienne († 1136)
St Ludan, pèlerin venu d'Écosse († 1202)
Bx Thomas Hemerford, prêtre et martrys († 1584)
BBx Jean Munden et Georges Haydock, martyrs († 1584)
BBx Jacques Fenn et Jean Nutter, martyrs († 1584)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyLun 13 Fév 2017, 23:33

14 février

Saint Valentin
Évêque et martyr
(† v. 273)

Valentin était évêque de Terni, dans les monts Sabin (Italie).
Le philosophe romain Craton vint un jour le voir pour qu'il guérisse son fils mourant. Valentin accepta s'il promettait, si son fils guérissait, de ne plus chasser les chrétiens mais de chercher à les comprendre. Craton accepta et Valentin, après une prière, guérit le malade. Aussitôt Craton et sa famille se convertirent non sans que cela ne fît beaucoup de bruit.

Valentin fut décapité vers 273 pour avoir refusé de renier sa foi. Saint Valentin est devenu le patron des amoureux à partir d'un proverbe du Moyen Âge :
« À la Saint-Valentin, les oiseaux commencent à roucouler ».

Les autres saints du jour :

Sts Cyrille et Méthode, patrons de l'Europe - fête -
Bx Nicola (Nicolas) Paglia, prêtre o.p. († 1256)
St Vitale (Vital) de Spolète (I), martyr († s. inc.)
St Zénon, martyr († s. inc.)
Sts Bassien, Tanion, Protus et Lucius, martyrs († s. inc.)
Sts Cyrion, Agathon, Moïse, Denys et Ammonius, martyrs
St Éleucade (Eleucadio), évêque de Ravenne († IIIe s.)
St Auxence, prêtre et archimandrite († Ve s.)
St Nostrien (Nostriano), évêque de Naples († v. 450)
St Antonin, abbé à Sorrente, en Campanie († v. 830)
St Jean-Baptiste de La Conception, prêtre o.ss.t. († 1613)
Bx Vicente (Vincent) Vilar David, martyr (1889-1937)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMer 15 Fév 2017, 21:46

16 février

Bx Joseph Allamano
Prêtre et fondateur de deux Congregations :
« Missionnaires de la Consolata »
« Sœurs Missionnaires de la Consolata »

Joseph (Giuseppe) Allamano naît le 21 janvier 1851 dans une petite ville du nord de l’Italie (Castelnuovo d’Asti, aujourd’hui : Castelnuovo Don Bosco); sa mère était la sœur de saint Joseph Cafasso, alors recteur du sanctuaire de Notre-Dame de la Consolata à Turin.

Il fréquenta l’école de saint Jean Bosco et devint en 1873 prêtre du diocèse de Turin. Sept ans plus tard, son évêque le nomme recteur du sanctuaire de Notre-Dame de la Consolata et responsable de la formation permanente des prêtres du diocèse. C’est ainsi que l’abbé Allamano se rend compte qu’il y a beaucoup de prêtres en Italie.

Dans les années 1890, avec son fidèle collaborateur Jacques Camisassa, il tente de fonder une communauté de missionnaires pour aller évangéliser l’Afrique, mais tous ses projets échouent.
Le 29 janvier 1900, il guérit miraculeusement d’une maladie grave et son évêque lui dit : « C’est pour que tu fondes un institut missionnaire ! »
Joseph Allamano se met tout de suite à la tâche et, en mai 1902, le premier groupe de quatre missionnaires (dont un laïque) part pour le Kenya.
En 1910, il fondera un deuxième institut, les « Sœurs Missionnaires de la Consolata ».

Il passe le reste de sa vie à diriger ses deux instituts missionnaires, à coordonner la pastorale au sanctuaire de Notre-Dame de la Consolata et à la formation des prêtres de son diocèse.
Il meurt à Turin le 16 février 1926.

Dans son homélie à la messe de la béatification de Joseph Allamano, le 7 octobre 1990, Saint Jean-Paul II a déclaré :
« En ce moment où il est accueilli parmi les bienheureux, Joseph Allamano nous rappelle que, pour rester fidèles à notre vocation chrétienne, nous devons savoir partager les dons reçus de Dieu avec nos frères et sœurs, sans discrimination de race ou de culture. »

Pour un approfondissement : >>> Missionnaires de la Consolata

Source principale : consolata.qc.ca (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Mariano Arciero, prêtre (1707-1788)
Bx Nicola (Nicolas) Paglia, prêtre o.p. († 1256)
Ste Julienne de Nicomédie, vierge et martyre († 310)
Sts Élie, Jérémie, Isaïe, Samuel et David, martyrs
St Marutha, évêque († v. 420)
Bse Philippa (Filippa) Mareri, vierge († 1230)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyJeu 16 Fév 2017, 23:10

17 février

Saint Alexis Falconieri
et les sept fondateurs de l’Ordre
« Servites de Marie »

Alexis, en italien Alessio, Falconieri, né en 1200 à Florence (Toscane), où il est mort le 17 février 1310, est l'un des sept fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.
Il est fêté dans l’Église catholique le 17 février, date de sa mort, en même temps que ses autres compagnons, canonisés ensemble « comme un seul homme » par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), le 15 janvier 1888.

Alexis était le fils de Bernard Falconieri, riche négociant de Florence. Sa famille appartenait au parti des Guelfes, favorable à la papauté, et opposé aux tenants du Saint-Empire romain germanique. Il grandit dans une atmosphère pieuse, cultivant l'humilité et la charité et rejoignit, ensuite, une confraternité religieuse dédiée à la Vierge Marie, où il rencontra ses six futurs compagnons : Bonfils (Bonfilio), Bienvenu (Bonagiunta), Manet (Manetto), Amédée (Amadeo), Sosthène (Sostegno) et Hugues (Uguccione).
Tous les sept fondèrent l’Ordre des Servites de Marie.

Ses biographes ont relaté l'apparition qu'il eut de la Vierge Marie, le 15 août 1233.
Il ne voulut jamais être ordonné prêtre, ne s'estimant pas digne de cette fonction, et préféra rester frère lai, occupé aux basses besognes, allant mendier la subsistance de ses frères.

En 1252, avec l'aide financière de Chiarissimo Falconieri, il acheva la construction de l'église de Cafaggio, dans les faubourgs de Florence. Il fut le directeur spirituel de sa nièce, Julienne Falconieri, qui fut canonisée en 1737.

À la fin de sa vie, Alexis Falconieri se retira d'abord à La Camarzia, une maison à l'extérieur de la ville, et enfin à l’abbaye de Monte Senario où il mourut, âgé de 110 ans, le 17 février 1310.
Ses six compagnons étaient partis vers la maison du Père bien des années avant lui :
- Bonfilio († 1er janvier 1262)
- Bonagiunta († 31 août 1267)
- Manetto († 20 août 1268)
- Amadio († 18 aprile 1266)
- Sostegno et Uguccione († 3 mai 1282)

Les sept fondateurs des Servites de Marie sont habituellement représentés ensemble, vêtus de bure noire, en contemplation devant la Vierge Marie.
Comme un même lien de vraie fraternité avait uni ces sept hommes durant leur vie, ainsi la postérité les embrassa dans une seule et même vénération.
Leurs corps sont ensevelis au Mont Sénario, près de l’église de l’Annonciation, à Florence, dans le même sépulcre, afin qu'une même châsse conserve, une fois morts, ceux que la vie fraternelle avait unis.

Pour un approfondissement : >>> OSM

Sources principales : servidimaria.net. wikipédia.org (« Rév. x gpm »).  

Les autres saints du jour :

Bx Antoni Leszczewicz, prêtre et martyr (1890-1943)
BBx Frédéric de Berga et XXV compagnons, martyrs
Bse Elisabetta Sanna, laïque et veuve (1788-1857)
St Théodore le conscrit, martyr († 306)
St Bonose, évêque de Trèves († v. 306)
St Mesrob, docteur des Arméniens († v. 440)
St Fintan, abbé en Irlande († 603)
St Flavien, évêque de Constantinople († 449)
St Finan, évêque et évangélisateur († 656)
St Silvin, évêque à Auchy († v. 717)
Bx Constable (Costabile), abbé en Campanie († 1124)
St Evermode, évêque dans le Holstein († 1178)
Bx Luc (Luca) Belludi, prêtre o.f.m. († 1286)
St Pierre Yu Chong-nyul, martyr († 1866)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyDim 19 Fév 2017, 23:32

20 février

BBx Jacinthe et Francisco Marto
Voyants de Fatima

Jacinthe (Jacinta de Jesus) Marto, la plus jeune des visionnaires des apparitions de Notre-Dame de Fatima, en 1917, avec son frère Francisco Marto et leur cousine Lúcia dos Santos, est née le 11 mars 1910 à Aljustrel au Portugal. Elle est la  fille légitime de Manuel Pedro Marto et d’Olímpia de Jésus. Le 19 mars, elle reçoit le sacrement du baptême à l’église paroissiale de Fatima.

De  caractère joyeux et insouciant, elle aime à danser - ce qu'elle fait avec grâce - et ce jusque dans la prison de Vila Nova de Ourém ! Très marquée par la vision de l'enfer (montré lors des apparitions de  Fatima), elle s'attache spécialement à prier et à se sacrifier pour la conversion des pécheurs. Elle redit souvent la prière enseignée par Notre Dame et elle invite son frère et sa cousine à prier « pour sauver les âmes de l'enfer ».

Le 13 octobre 1917, un ecclésiastique lui demande de prier pour le Saint-Père. Elle lui demande qui est le Saint-Père, et dès lors, à chaque prière ou sacrifice, elle ajoute « …et pour le Saint-Père ». Après chaque chapelet, elle ajoute trois Ave pour lui. Elle aurait tant aimé le voir ! « Beaucoup de personnes viennent ici, dit-elle, mais jamais le Saint-Père ». À deux reprises, elle aura une vision du pape Benoît XV, priant et souffrant.
Elle tremble devant la perspective de la deuxième guerre mondiale « pire encore que la première » (apparition du 13 juillet 1917) qui arrivera si l'on n'écoute pas les  demandes de la Vierge, et dont les horreurs lui paraissent présentes. « Tant de gens qui vont mourir. Et presque tous vont en enfer ! Beaucoup de maisons seront détruites et beaucoup de prêtres tués ».

Ainsi offre-t-elle généreusement ses sacrifices : repas donnés aux brebis, puis aux pauvres - support des visiteurs qui la questionnent - mauvais  traitements, moqueries - maladie et séparation des siens. Elle dit aussi : « J'aime tellement le Cœur Immaculé de Marie. C'est le Cœur de notre petite maman du Ciel ! » Et elle chante sur des airs à elle : « Doux cœur de Marie, soyez mon salut ! Cœur Immaculé de Marie, convertissez les pécheurs, sauvez les âmes de l'enfer ».

Elle regrette de ne pouvoir communier à ces intentions. Devant partir à l'hôpital, elle fait ses dernières recommandations à Lucie, inspirées des messages de la Vierge, et elle annonce qu'elle ira dans deux  hôpitaux, non pas pour guérir mais « pour souffrir davantage » et qu'elle mourra « toute seule ».

Elle reçoit plusieurs visites de la Sainte Vierge et meurt, en odeur de sainteté mais seule, le 20 février 1920.

Francisco Marto naît à Aljustrel, Fátima (Portugal) le 11 juin 1908. Il était le fils de Manuel Pedro Marto et de Olímpia de Jesus, frère de Jacinta Marto (1910-1920) et cousin de Lúcia de Jesus (1907-2005).

C’est à ceux-là qu’est apparu un Ange, au printemps, en été et à l’automne 1916, à la Loca do Cabeço et sur le Puits de la Maison de Lúcia et Notre-Dame du Rosaire les 13 mai, juin, juillet, septembre et octobre 1917, aux Valinhos.

Il est tombé malade le 23 décembre 1918 avec une grippe/pneumonie et est décédé le 4 avril 1919, après s’être confessé et communié. Il fut enterré dans le cimetière paroissial de Fátima le 5 avril. Le prêtre de la paroisse en complément au procès paroissial, organisé par l’archevêque de Mitilene en octobre 1917 et envoyé au Patriarcat de Lisbonne, le 28 avril 1919, a écrit en date du 18 avril : « Francisco – voyant – est décédé à dix heures de la nuit du 4 avril, victime d’une pneumonie avec un alitement prolongé de cinq mois, ayant reçu les sacrements avec une grande lucidité et piété. Et il a confirmé qu’il avait vu une Dame à la Cova da Iria et Valinhos ». Ses restes mortels ont été exhumés d’où ils se trouvaient, en février 1952 et transférés le 13 mars de la même année dans la basilique de Fátima, où ils ont été ensevelis, du côté droit du transept.

Son  procès de béatification a débuté le 30 avril de la même année 1952, conjointement avec celui de sa sœur Jacinta, mais envoyé à la Congrégation pour la Cause des Saints, seulement le 3 août 1979. Il fut ouvert le 20 décembre de cette année. En avril 1981 un avis positif a été donné sur la possibilité de reconnaître la pratique de vertus héroïques, de la part des enfants et pour cela, pouvant être béatifiés et canonisés en tant qu’enfants non martyres. Le décret sur les vertus héroïques des deux pastoureaux a été signé par saint Jean Paul II, le 13 mai 1989, leur accordant le titre de vénérables.

Le 28 juin 1999, fut promulgué, en présence du Pape, le décret de la Congrégation pour la Cause des Saints sur le miracle attribué à Francisco et Jacinta en faveur de Maria Emilia Santos.

Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), à Fátima le 13 mai 2000, a béatifié les pastoureaux Francisco et Jacinthe Marto et a choisi la date à fêter leur béatification, le 20 février (jour du décès de Jacinthe).(>>> Homélie du Pape).

Pour des approfondissements :
>>> Les petits pastoureaux
>>> Vie de Jacinthe
>>> Vie de François
>>> Vie de Lucie

Source principale : fatima.be/fr/ ; santuario-fatima.pt/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Julia Rodzińska, sœur o.p. et martyre (1899-1945)
St Sérapion, martyr († v. 248)
BBx Martyrs de Tyr, dans l'actuel Liban († 303)
St Tyranion, évêque de Tyr et martyr († 311)
St Éleuthère, évêque de Tournai († v. 531)
St Eucher, évêque d'Orléans († v. 738)
St Léon (Leone), évêque de Catane († 787)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyLun 20 Fév 2017, 23:54

21 février

Saint Pierre Damien
Évêque et docteur de l'Église

Pierre Damien (en italien Pier Damiani) est né à Ravenne (Italie) en 1007 dans une famille noble, mais pauvre. Devenu orphelin de ses deux parents, il vécut une enfance marquée par les privations et les souffrances, même si sa sœur Roselinda s'engagea à lui servir de mère et son grand frère Damien l'adopta comme son enfant. C'est précisément pour cela qu'il sera appelé par la suite Pierre de Damien, Pierre Damien.

Grâce à son frère, Damien, il put faire des études. Il choisit ensuite d'être moine et fut admis au monastère de Fonte Avellana (Marches, Italie) dont il devint abbé.

Sa réputation s'amplifiant, il fut sollicité par plusieurs papes pour réformer l'Église et voyagea pendant six ans comme légat du pape.
Il fut promu, malgré lui, cardinal évêque d'Ostie mais abandonna ses titres dès qu'il put pour retourner à Fonte Avellana.

C'est sur le trajet du retour qu'il mourut, à Faenza, la nuit entre le 22 et le 23 février 1072.

Grace à ses nombreux écrits à caractère théologique, Pierre Damien fut proclamé Docteur de l’église le premier octobre 1828 par le Pape Léon XII (Annibale Sermattei della Genga, 1823-1829).

Son œuvre consiste surtout en une imposante correspondance (158 lettres) et des sermons (75). Il est également l’auteur d’hagiographies et de traités, parmi lesquels :

De divina omnipotentia, sur la puissance de Dieu (Lettre sur la toute-puissance divine, Paris: Cerf, 1972 (texte avec traduction))
Une disputatio avec un Juif sur le problème de la Trinité et du Messie ;
Liber gratissimus, dédié à l’archevêque Henri de Ravenne, contre la simonie ;
De brevitate vitæ pontificum romanorum, sur la courte vie accordée aux papes.

On le fête le 21 février. On l'invoque pour les migraines et tous les maux de tête, en rapport avec ses nombreuses études.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>Saint Pierre Damien
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Les autres saints du jour :

Bx Noël Pinot, prêtre et martyr (1747-1794)
St Eustathe, patriarche d'Antioche († v. 338)
Sts Germain et Randoald, abbé et moine, martyrs († v. 667)
Bx Thomas Pormort, prêtre et martyr († 1592)
St Robert Southwell, prêtre s.j. et martyr († 1595)
Bse Marie-Henriette (Anna Caterina) Dominici, vierge

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMar 21 Fév 2017, 23:22

22 février

Bse Isabelle de France
Vierge et fondatrice des
« Clarisses urbanistes »
(1225-1270)

Isabelle de France, fille du roi de France Louis VIII, le Lion, et de Blanche de Castille, est morte sans alliance ni postérité.

Sœur cadette de saint Louis IX, Isabelle reçut, comme son frère, une éducation chrétienne très forte : dès son plus jeune âge elle se fit remarquer par sa piété et sa tempérance.

Pour des raisons politiques, son père voulait la marier au comte Hugues de la Marche qui préféra épouser Yolande, la fille du comte de Bretagne. Le pape Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254) souhaitait la voir épouser le fils de Frédéric II de Hohenstaufen, empereur du Saint Empire. Ce prince Conrad était en titre mais non en fait, roi de Jérusalem, et devait hériter de l'Empire. Isabelle refusa ce parti et fit connaître à sa famille et au Pape qu'elle souhaitait garder la virginité. Le Pape comprit son dessein, et lui accorda, par bulle (26 mai 1254) l'autorisation de se mettre sous la tutelle spirituelle de religieux franciscains.

Un an plus tard, elle entreprit la construction d'un monastère, dans la forêt de Rouvray (le bois de Boulogne), proche de Paris, sur un terrain concédé par son frère, le roi Louis IX.
Celui-ci, très attaché à sa sœur, l'avait autorisée à consacrer une somme de trente mille livres, soit la somme qu'elle aurait eue comme dot, pour la construction du monastère. Le monastère de Longchamp fut achevé en 1259, et accueillit les premières clarisses (de l'obédience de Saint-Damien), venues du monastère de Reims, le 23 juin 1260. En s'inspirant de la Règle écrite par Claire d'Assise, elle avait composé elle-même une règle, un peu moins sévère, qui fut approuvée par Alexandre IV (2 février 1259). Saint Bonaventure, ministre général des Franciscains et d'autres frères l'avaient conseillée ; il prêcha plusieurs fois à Longchamp et rédigea un traité de vie spirituelle dédié à Isabelle : de Perfectione vitae ad sorores (La vie parfaite, pour les sœurs). Le monastère fut consacré à l'humilité de la Bienheureuse Vierge Marie.

À partir de 1260, Isabelle vint s'installer dans une petite maison, construite pour elle dans l'enclos du monastère, pour partager la vie et la prière des sœurs, mais elle ne fit jamais profession religieuse. En 1263, elle obtint du pape Urbain IV, un remaniement de la Règle. Cette dernière rédaction fut adoptée par plusieurs monastères, en France et en Italie (clarisses urbanistes).

Isabelle mourut le 22 février 1270 et fut enterrée dans l'église du monastère. Après la mort de saint Louis (à Tunis, la même année), Charles d'Anjou, frère du roi et d'Isabelle, demanda à une dame de compagnie d'Isabelle d'écrire sa vie, en vue de sa canonisation.
Agnès d'Harcourt publia ce récit hagiographique, vers 1280, mais Isabelle ne fut béatifiée qu'en 1521, par le pape Léon X (bulle Piis omnium).

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Marie de Jésus (Émilie d'Oultremont), fond. († 1878)
St Papias, évêque de Hiérapolis au IIe siècle
St Paschase, évêque à Vienne en Gaule (IVe s.)
St Maximien, évêque de Ravenne (498-556)
Ste Margherita, pénitente en Toscane († 1297)
Bx Didace Carvalho, prêtre s.j. et martyr († 1624)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMer 22 Fév 2017, 23:51

23 février

Saint Polycarpe
Évêque et martyr
(† 167)

Polycarpe fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne.

Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. L'hérétique Marcion s'approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit : « Ne me connaissez-vous pas ? “Si, répondit l'évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan.” » Une telle âme était préparée au martyre.

Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l'histoire aux premiers siècles. À l'entrée de ce saint vieillard dans l'amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait : « Courage, Polycarpe, combats en homme de cœur ! »
Le proconsul lui demanda : « Es-tu Polycarpe ? “Oui, je le suis.” Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. “Il y quatre-vingt-six ans que je le sers et il ne m'a fait que du bien ; comment pourrais-je le maudire ? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur.” Sais-tu que j'ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer ? “Fais-les venir ! ” Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. “Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s'éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout.” »

De toutes parts, dans l'amphithéâtre, la foule s'écrie : « Il est digne de mort. Polycarpe aux lions ! » Mais on arrêta qu'il serait brûlé vif.
Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit : « C'est inutile, laissez-moi libre, le ciel m'aidera. » Le saint lève les yeux au ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs. À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée.

Les autres saints du jour :

Bse Giovannina Franchi, religieuse et fondatrice (1807-1872)
St Sérène ou Sénère, jardinier et martyr († v. 307)
Ste Mildburge, abbesse en Angleterre († v. 722)
St Willigise, évêque († 1011)
St Jean (Giovanni) le Moissonneur, moine († v. 1127)
Bse Raphaëlle Ybarra de Villalonga, fondatrice († 1900)
Bx Nicolas Tabouillot, prêtre et martyr († 1795)
Bse Joséphine Vannini, vierge et fondatrice († 1911)
Bx Louis Mzyk, prêtre s.v.d. et martyr († 1942)
Bx Etienne Frelichowski, prêtre et martyr (1913-1945)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptySam 25 Fév 2017, 23:31

26 février

Sainte Paule de Saint Joseph de Calasanz
Religieuse et fondatrice des :
« Hijas de María, Religiosas Escolapias »
(Filles de Marie, religieuses scolopes)

Paule de Saint Joseph de Calasanz, (dans le siècle Paula Montal Fornés), naît  le 11 octobre 1799 à Arenys del Mar (Barcelone) dans une famille chrétienne modeste. Elle est baptisée le jour même.

Aînée de cinq enfants, elle doit, dès l'âge de dix ans, aider sa mère qui est veuve et elle comprend que les filles, et les femmes en général, ont peu d'accès à l'éducation et à la culture. Elle se sent poussée par Dieu à agir en leur faveur. Son projet sera de « sauver la famille en éduquant les petites filles dans la sainte crainte de Dieu ».

En 1829, elle se rend à Figueras (Gerone, Catalogne) suivie de son amie inconditionnelle Inés Busquets, pour ouvrir une première école de filles fondée sur un vaste projet éducatif, lequel dépasse largement le système pédagogique de l'époque, même en ce qui concerne les garçons. Elle veut une éducation complète, humaine et chrétienne, des femmes, sachant que cela ne peut avoir qu'une influence bénéfique sur la société. Elle prévoit un quatrième vœu pour les religieuses à venir : celui d'enseigner.

En 1837, elle se transfère à Sabadel (Barcelone). Cette femme, cette « mystique enracinée dans l'action », déploie une intense activité. A partir de cette époque, elle s'identifie entièrement avec le charisme de Saint Joseph de Calasanz (le saint espagnol fondateur des Scolopes, qui s'est voué à la scolarisation des enfants pauvres à Rome au XVIIe siècle). Elle veut vivre selon la spiritualité de ce grand éducateur et selon sa règle qui se résume par la devise : « piété et instruction ».

Elle fonde une deuxième école à Arenys del Mar, sa ville d'origine, en 1842, puis une troisième à Sabadell en 1846. Elle est toujours en contact avec les Pères Scolopes et grâce à l'aide de deux d'entre eux, elle réussit à obtenir rapidement la structure canonique des Scolopes pour sa Congrégation naissante.

Le 2 février 1847, avec trois autres compagnes dont Inés, elle prononce ses vœux comme « Fille de Marie, religieuse scolope ». En tout, de 1829 à 1859, elle a fondé 7 écoles et aidé à la fondation de 4 autres. De plus, elle a été la formatrice de 130 sœurs de la Congrégation.

En 1859, elle fonde sa dernière école dans le petit village de Olesa de Montserrat, au pied du Monastère et de la Vierge de Montserrat à laquelle elle est particulièrement attachée. Là, pendant une trentaine d'années jusqu'à sa mort, elle mène une vie retirée. Elle donne alors la preuve de l'authenticité, du courage et de la tendresse de son esprit : un esprit modelé par Dieu. Dans ce collège qui bénéficie de sa présence et auquel va sa préférence, elle est entourée de l'affection et de la vénération de toutes ses Filles.
Lorsqu'elle meurt, très âgée, le 26 février 1889, la Congrégation compte 346 religieuses réparties dans 19 collèges en Espagne. Aujourd'hui elles sont 800, qui enseignent à environ 30.000 élèves dans 19 pays et sur 4 continents.

Paula Montal Fornés de San José de Calasanz a été béatifiée le 18 avril 1993, à Rome, et canonisée, toujours à Rome, par le même Pape, Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 25 novembre 2001.

Source principale : abbaye-saint-benoit.ch (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Piedad de la Cruz Ortíz Real, vierge (1842-1916)
St Porphyre, évêque de Gaza († 420)
St Alexandre, évêque d'Alexandrie († 326)
St Faustinien (Faustiniano), évêque († IVe s.)
St Agricole, évêque de Nevers († v. 594)
St Victor, ermite en Champagne († VIe s.)
St André (Andrea), évêque de Florence († IXe s.)
Bx Robert Drury, prêtre et martyr († 1607)
St Denis d'Augsbourg, évêque et martyr († v. 303)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyLun 27 Fév 2017, 23:28

28 février

Saint Auguste Chapdelaine
Prêtre et martyr
(1814-1856)

Dans la ville de Xilinxian, dans la province de Kouang-Si en Chine, l'Église commémore le souvenir de saint Auguste Chapdelaine, prêtre des Missions Étrangères de Paris.

Auguste naît à La Rochelle (La Rochelle-Normande dans le département de la Manche en France) en 1814 et il fut un des premiers à semer la graine de la foi chrétienne dans la terre de Chine.
Arrêté par les soldats avec un groupe de chrétiens convertis, il fut frappé de trois cents coups de nerf de bœuf, enfermé dans une cage minuscule et finalement décapité.

Béatifié par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le 27 mai 1900, il fut canonisé par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) le 1er octobre 2000.

Les autres saints du jour :

Bx Daniel Brottier, missionnaire spiritain (1876-1936)
Sts Martyrs d'Alexandrie († 262)
St Romain, prêtre et abbé de Condat († 461)
Stes Marane et Cyre, vierges en Syrie († 455)
St Hilaire, Pape (46e) de 461 à 468
St Oswald, évêque en Angleterre († 992)
Bse Antonie (Antonia) de Florence, abbesse († 1472)
Bx Tymoteusz Trojanowski, o.f.m. conv. et martyr († 1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMar 28 Fév 2017, 22:49

1 mars

Saint Aubin
Évêque d'Angers
(469-549)

La vie admirable et pleine de faits merveilleux de ce saint évêque d'Angers a été écrite par saint Fortunat sur des témoignages contemporains de la plus haute valeur. Son récit est corroboré par celui de saint Grégoire de Tours et offre par conséquent les garanties de l'authenticité la plus exacte.

Albinus, - dont nous avons fait Aubin, - naquit près d'Hennebont, à Languidic, sur les bords du Blavet. Son père, d'une noblesse incontestée, était peut-être le fameux chef des Armoricains, nommé aussi Albinus, assez puissant pour s'opposer aux desseins d'Aetius. L'enfant fut, dès ses premières années, animé d'une foi vive et pratique, dont les fruits ne tardèrent pas à éclore.

Tout jeune homme, il renonça vaillamment aux avantages de la noblesse et de la fortune, il brisa même avec l'affection maternelle et vint s'enfermer dans un monastère dont le nom, défiguré sans doute par une erreur de copiste, doit très probablement être reconnu comme celui du monastère de Nantilly, près de Saumur.

Saint Benoît venait de naître. La règle suivie à Nantilly fut la sienne plus tard. Au temps où le jeune Aubin s'y présenta, c'était celle de saint Augustin, presque la seule adoptée en Occident. Les religieux qui la professaient portaient le titre de chanoines réguliers ; mais ils étaient astreints à une stricte pauvreté, à une austère pénitence. À Nantilly, toutes les vertus étaient en grand honneur.

Aubin, dès le premier moment, se signala entre tous par sa ferveur, en particulier par l'humilité sous laquelle il cachait soigneusement sa naissance. Aussi, également aimé et estimé, il fut, en 504, à l'âge de trente-cinq ans, élu à la charge d'abbé. Il s'en acquitta pour le plus grand bien de ses frères, qui, sous son gouvernement tendre et ferme, marchaient joyeusement vers la sainteté.

Il y avait vingt-cinq ans qu'il dirigeait Nantilly, lorsque l'évêque d'Angers, Adolphe, vint à mourir ; les électeurs furent unanimes pour lui donner Aubin comme successeur. Ce ne fut pas sans peine néanmoins qu'ils lui arrachèrent son consentement. Il ne céda que devant leurs instances et sur l'avis des évêques de la contrée, qui depuis longtemps appréciaient la distinction de ses talents et la hauteur de ses vertus. Saint Mélaine, évêque de Rennes, en particulier, fut ravi de ce choix ; uni depuis, longtemps au nouveau prélat par une étroite amitié, ce fut lui sans doute qui le consacra. Cette année-là même (529), en effet, on le voit à Angers en compagnie de trois autres saints évêques : saint Laud de Coutances, saint Victorius du Mans, saint Mars de Nantes.

Dès lors Aubin, se modelant sur le divin Pasteur, Jésus-Christ, se livra tout entier au soin de son troupeau. Sa charité se portait surtout sur les pauvres et les malades ; il s'abaissait pour eux aux soins les plus humiliants. Mais une autre classe de misérables excita aussi sa paternelle compassion : à cette époque, à la suite de l'invasion des barbares, beaucoup de chrétiens étaient tombés dans l'esclavage. Le bon évêque ne pourrait les voir sans larmes ; il consacra, à en racheter le plus grand nombre possible, toutes les ressources que lui fournirent les biens de son église, sa propre fortune, les aumônes qu'il sollicitait. Il fut ainsi le digne prédécesseur des Jean de Matha, des Pierre Nolasque, des Vincent de Paul.

Cette tendre charité, Dieu la montrait par des miracles continuels, combien elle était agréable à son cœur. Il semble, à lire la Vie d'Aubin, que le saint évêque les obtint particulièrement pour les aveugles! Mais il guérit aussi nombre d'autres malades, des paralytiques, des possédés ; il ressuscita même un mort, le jeune Alexandre, pour le rendre à ses parents désolés.

Pourtant la bonté de saint Aubin s'alliait très bien à une fermeté apostolique, qui ne reculait, quand le devoir était en jeu, devant aucune puissance humaine. Dans ces cas même, parfois, il recourait au don des miracles, que Dieu lui avait si libéralement accordé.
Dans le bourg de Douille vivait une jeune fille, nommée Ëtheria, dont la beauté avait séduit le roi Childebert ; il ordonna de la saisir et de la lui amener. Aubin fut averti de cette violence infâme et aussitôt accourut au secours de sa brebis. Il pénétra sous un déguisement dans la ville où les satellites du roi s'étaient emparés de la malheureuse enfant. En vain elle se débattait, implorant secours. En apercevant l'évêque, que son œil reconnut en son vêtement d'emprunt, elle fait effort, s'échappe avec un cri des mains de la soldatesque et vient tomber en larmes aux pieds du saint. Un tel secours n'était pas pour intimider ces barbares ; l'un d'eux s'avance insolemment et veut arracher la jeune fille à son protecteur. Mais Aubin, indigné, le traitant comme, au rite du baptême, le démon qu'on chasse du néophyte, lui souffle à la face. L'homme recule comme frappé de la foudre et roule mort sur le sol. Ses compagnons, épouvantés, prirent la fuite et vinrent raconter au roi le terrible miracle. Childebert n'osa pas poursuivre son entreprise malhonnête ; mais, en digne barbare, il exigea une rançon. L'évêque, généreux, voulut encore la payer, trop heureux de sauver ainsi la vertu d'une vierge.
A cette époque grossière, elle n'était guère respectée. Les violents fils de Clovis, incapables de maîtriser leurs passions, autorisaient par leur exemple les vices de leurs courtisans et de leurs guerriers. Le concubinage, les mariages incestueux étaient la plaie gangreneuse de cette société ; et trop souvent des évêques mêmes, se sentant impuissants à la guérir, n'osaient pas employer les remèdes énergiques. Saint Aubin ne fut pas de leur nombre. Avec le zèle de saint Jean-Baptiste, à toute occasion, malgré les colères, les haines, les attentats mêmes contre sa vie, il revendiqua hautement les droits de la pureté et châtia les coupables.

Ainsi agit-il contre un des principaux seigneurs de Neustrie, qui, habitant en Anjou, y donnait le scandale d'une de ces unions criminelles. L'ayant vainement exhorté, averti plusieurs fois, il prononça enfin sur lui la sentence d'excommunication.
Ce fut un frémissement dans la France entière, et il se trouva des évêques pour taxer cette juste sévérité d'excessive rigueur.

Peut-être, pour venger sa cause, ou plutôt celle de Dieu, Aubin provoqua-t-il le troisième concile d'Orléans, en 538, qui fut présidé par l'archevêque de Lyon. Il y prononça du moins un discours également éloquent et énergique contre le désordre qui allumait son zèle. Et les Pères du concile ne purent que l'applaudir et voter un canon où était fait droit aux justes réclamations du Saint. Mais ils n'allèrent pas plus loin et, contents d'avoir donné raison en principe à leur collègue, ils l'engagèrent à user de modération et, en signe d'absolution, d'envoyer, comme ils allaient le faire eux-mêmes, au coupable qu'il avait excommunié, des eulogies, sorte de pains bénits à l'offertoire de la messe et distribués en signe d'amitié et de communion. Aubin refusa d'abord ; il céda enfin à leurs injonctions expresses. « Mais, ajouta-t-il, je suis contraint par votre ordre de bénir et d'envoyer cette eulogie ; vous refusez de défendre la cause de Dieu : il est assez puissant pour la venger lui-même. » Dieu la vengea en effet ; avant même de recevoir les eulogies, le coupable fut frappé par la mort.

Douloureusement atteint par le blâme de ses collègues, Aubin voulut savoir s'il avait outrepassé les droits de la douceur. Il se rendit, en compagnie de saint Lubin, auprès de saint Césaire d'Arles, pour le consulter à ce sujet. Saint Césaire, en effet, jouissait alors dans toute la France de la plus haute réputation de talent et de sainteté. Il n'est pas douteux, quand on sait quelle conduite il a tenu lui-même dans des circonstances pareilles, qu'il n'ait pleinement approuvé l'évêque d'Angers.

Saint Aubin allait atteindre sa quatre-vingtième année, lorsqu'un nouveau concile fut convoqué à Orléans. Mais l'âge et les infirmités l'empêchèrent d'y assister. II ne tarda pas, en effet, à expirer : c'était le 1er mars 549, ou, selon d'autres, 550.
A son tombeau se multiplièrent les miracles. Non moins grand thaumaturge que de son vivant, saint Aubin a laissé parmi son peuple un souvenir toujours entouré de reconnaissance et de vénération.

Source principale : liberius.net/.../(« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Cristoforo (Christophe) de Milan, prêtre o.p. († 1484)
St Léon, évêque de Rouen et martyr (v. 856 † v. 890)
St Félix III, pape (48e) de 483 à 492
St David, évêque au pays de Galles († v. 601)
St Siviard, abbé d'Anisole († v. 680)
St Switbert, évêque († 713)
St Léon Luc (Leone Luca) abbé de Corléon († v. 900)
St Rudesinde, évêque et abbé († 977)
Bse Jeanne-Marie Bonomo, abbesse en Vénétie († 1670)
Ste Agnès Cao Kuiying, veuve et martyre († 1856)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMer 01 Mar 2017, 23:30

2 mars

Sainte Agnès de Bohême
Clarisse
(1211-1282)

Agnès de Bohême (en tchèque Svatá Anežka Česká) naÏt à Prague en 1211 du roi de Bohême Přemysl Otakar I et de Constance de Hongrie. Son frère deviendra le roi de Bohême Venceslas Ier.

À l'âge de trois ans, elle est confiée, pour son éducation, au monastère cistercien de Třebnice où vit sa tante sainte Edwige, laquelle lui enseigne les vérités de la foi et les premières prières. L'exemple de sa tante s'imprime profondément dans le cœur d'Agnès et l'accompagnera toute sa vie durant.

Fiancée en 1220 à Henri, le fils de Frédéric II du Saint-Empire, elle va vivre à sa cour à Vienne. Elle y reste jusqu'en 1225, quand ses fiançailles sont rompues pour revenir vers Prague. Otakar essaie par la suite de la marier à Henri III d'Angleterre. Agnès qui a voué depuis longtemps sa virginité entre les mains de la Vierge Marie, alerte le pape Grégoire IX, lequel fait intervenir son légat, et le projet tourne court.

Agnès décide alors de se consacrer totalement dans la vie religieuse. Ayant entendu parler de saint François et du nouvel Ordre de sainte Claire, elle désire elle-aussi suivre dans une totale pauvreté le Christ pauvre. Grâce à l'appui du pape Grégoire IX, elle fonde à Prague un couvent de Clarisses et un hôpital, avec cinq sœurs envoyées par sainte Claire.
Claire entretiendra une correspondance suivie avec Agnès. Il reste encore de nos jours quatre lettres envoyées par sainte Claire qui reflètent l'affection et la sollicitude de la pauvre dame d'Assise pour Agnès en même temps qu'elles sont un trésor de la spiritualité franciscaine.

À la suite de Claire, Agnès obtient du Pape pour son monastère le privilège de la pauvreté, c'est-à-dire la renonciation à toute propriété. Le monastère de Prague est le seul avec celui d'Assise à suivre la règle écrite par Claire en 1253 incluant ce privilège.
Sainte Agnès rejoint son Seigneur en mars 1282.

Elle a été canonisée le 12 novembre 1989, à Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005); est la sainte patronne de la Bohême.

Les autres saints du jour :


Ste Ángela de la Cruz, religieuse (1846-1932)
Bx Engelmar (Hubert) Unzeitig, prêtre et martyr († 1945)
St Troadius, martyr († 251)
St Céadde ou Chad, évêque en Angleterre († 677)
St Luc Casale de Nicosie, abbé († IXe s.)
Bx Charles le Bon, prince et martyr († 1127)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyJeu 02 Mar 2017, 23:15

3 mars

Sainte Teresa Eustochio Verzeri
Religieuse et fondatrice des
« Filles du Sacré-Cœur de Jésus »

Teresa Eustochio (au baptême Ignazia) Verzeri naît le 31 juillet 1801 à Bergame, première des sept enfants de Antonio Verzeri et de la Comtesse Elena Pedrocca-Grumelli. Son frère, Jérôme, sera évêque de Brescia.

Toute petite, elle apprend de sa mère, qui est profondément chrétienne, à connaître et aimer Dieu de façon ardente. Le Chanoine Giuseppe Benaglio, vicaire général du diocèse de Bergame, qui était déjà le directeur spirituel de la famille, devient particulièrement celui de la petite Ignazia.
Celle-ci reçoit sa formation scolaire à la maison. Elle est intelligente, elle a l'esprit ouvert, attentif, droit ; elle apprend le discernement, toujours à la recherche de valeurs éternelles et fidèle à l'intervention de la grâce divine. Son chemin spirituel est tout dans le dépouillement de soi-même, la pureté de l'intention, la droiture et la simplicité. Elle recherche « Dieu seul ».

En son for interne, Ignazia ressent l'expérience mystique de l'absence de Dieu, un peu ce qu'éprouve l'homme de notre époque : le poids de la solitude humaine devant l'impression inquiétante de l'éloignement de Dieu. Mais Ignazia vit cet éloignement dans une foi inaltérable, sans perdre un instant la confiance et l'abandon dans le Dieu vivant, Père miséricordieux et Providence, à qui elle offre sa vie dans un acte total d'obéissance, comme Jésus qui s'est offert totalement par amour.

Voulant plaire à Dieu et ne faire que Sa volonté, elle réfléchit sur sa vocation et s'oriente d'abord vers les Bénédictines de sainte Grata, qu'elle quitte pour fonder à Bergame les Filles du Sacré-Cœur de Jésus, aidée en cela par le Chanoine Benaglio.
La fondation est du 8 février 1831. Ignazia s'appellera désormais Teresa Eustochio.

Il faut rappeler ici que, durant cette première moitié du XIXe siècle, l'Italie passe par de grandes transformations ; à Bergame en particulier Teresa vit les changements politiques, les révoltes et les révolutions, et même les persécutions qui n'épargnent pas l'Église, sans parler du Jansénisme et de la crise des valeurs, héritée de la Révolution Française.
Au moment où la dévotion au Sacré-Cœur trouve bien des résistances, elle laisse aux premières Filles du Sacré-Cœur cet écrit qui aura valeur de testament spirituel : « A vous et à votre Institut, Jésus Christ a fait le don précieux de son Cœur, pour que vous appreniez de Lui et de personne d'autre, la sainteté, car c'est Lui la source inépuisable de la vraie sainteté. »

Teresa se rend bien compte des urgences de son temps. Avec une parfaite disponibilité devant toute situation où l'appelle la charité, affrontant même les dangers de toute sorte, elle s'adonne avec ses premières compagnes à diverses occupations apostoliques. Dans sa mission se révèlent ses dons particuliers de maîtresse spirituelle, d'apôtre et de pédagogue. L'éducation de la jeunesse doit s'appuyer sur la liberté et l'esprit de persuasion, dans le respect de l'individualité, c'est pourquoi elle recommande de laisser aux jeunes une sainte liberté qui les laisse faire volontiers ce qu'elles feraient au contraire de mauvaise grâce si on le leur imposait de façon autoritaire. Ailleurs elle fait observer que le choix des moyens pour convaincre cette jeunesse, doit tenir compte du tempérament, du caractère, des inclinations, de l'entourage de chacune d'elles, et que la façon de la traiter doit s'appuyer sur la connaissance profonde qu'on doit avoir de chacune (cf. Libro dei Doveri – Livre des Devoirs, vol.1, pp. 447 et 349).

Après une vie de donation intense d'elle-même, Teresa meurt à 51 ans, à Brescia, le 3 mars 1852, laissant à l'Institut et à l'Église un patrimoine spirituel fondé sur la spiritualité du Cœur de Jésus.

La Congrégation est approuvée par les autorités civiles et par l'Église ; on dispose d’une immense documentation, dont les Constitutions contenues dans le Livre des Devoirs et plus de 3500 lettres, qui nous font découvrir toute la richesse de l'expérience spirituelle et humaine de Teresa ; elle repose dans la chapelle de la Congrégation des Filles du Sacré Cœur de Jésus, à Bergame.

Teresa Eustochio Verzeri a été béatifiée, le 27 octobre 1946, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), et canonisée, le 10 juin 2001, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Les Filles du Sacré Cœur de Jésus sont présentes en Italie et en Albanie, en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Bolivie), en Afrique (République Centrafricaine, Cameroun), en Asie (Inde).

Source principale : nouvl.evangelisation.free.fr (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Cunégonde, impératrice, veuve, religieuse
Bx Pietro Geremia (Pierre Jérémie), prêtre o.p. (1399-1452)
Sts Marin et Astère, martyrs († v. 260)
Sts Hémétère et Chélidoine, martyrs († IVe s.)
Sts Cléonique et Eutrope, martyrs († v. 306)
St Titien, évêque de Brescia († v. 526)
St Guénolé, abbé († 532)
Ste Arthellaïs, vierge en Campanie († v. 670)
St Anselme, abbé en Émilie (720-803)
Bx Frédéric, prêtre et abbé († 1175)
Bx Jacquot (Giacomino) de Canepacci, o.c. († 1508)
Bx Michel-Pie Fasoli, prêtre o.f.m. et martyr († 1716)
Bx Samuel Marzorati, prêtre o.f.m. et martyr(† 1716)
Bx Libérat Weiss, prêtre o.f.m. et martyr († 1716)
Bx Pierre-René Rogue, prêtre et martyr († 1796)
Bx Innocent de Berzo, prêtre o.f.m. cap. († 1890)
Ste Catherine-Marie Drexel, vierge et fond. († 1955)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyDim 05 Mar 2017, 23:08

6 mars

Bse Rose de Viterbe
Vierge du Tiers Ordre de Saint-François
(† v. 1251)

À l'époque où Frédéric II d'Allemagne persécutait l'Église et s'emparait des États pontificaux, Dieu suscitait Rose pour la défense de Viterbe, capitale du patrimoine de saint Pierre et du territoire qui appartenait au souverain pontife.

Les noms de Jésus et Marie furent les premiers mots qui sortirent de la bouche de cette candide créature. Elle avait trois ans lorsque Dieu manifesta sa toute-puissance en ressuscitant par son intermédiaire une de ses tantes qu'on portait au cimetière. Lorsqu'elle fut capable de marcher, elle ne sortait que pour aller à l'église ou pour distribuer aux pauvres le pain qu'on lui donnait. Un jour son père la rencontra en chemin et lui demanda d'ouvrir son tablier pour voir ce qu'elle portait. Ô prodige ! Des roses vermeilles apparurent à la place du pain.

Au lieu de s'amuser comme toutes les fillettes de son âge, Rose passait la plus grande partie de son temps en prière devant de saintes images, les mains jointes, immobile et recueillie. À l'âge de sept ans, elle sollicita instamment la permission de vivre seule avec Dieu dans une petite chambre de la maison. La petite recluse s'y livra à une oraison ininterrompue et à des austérités effrayantes qu'elle s'imposait, disait-elle, pour apaiser la colère de Dieu. Entre autres mortifications, sainte Rose marchait toujours les pieds nus et dormait sur la terre.

Dieu lui révéla les châtiments éternels réservés aux pécheurs impénitents. Rose en fut toute bouleversée. La Très Sainte Vierge Marie lui apparut, la consola, la bénit et lui annonça que le Seigneur l'avait choisie pour convertir les pauvres pécheurs. « Il faudra t'armer de courage, continua la Mère de Dieu, tu parcourras des villes pour exhorter les égarés et les ramener dans le chemin du salut. » Une autre vision la fit participer au drame du Calvaire ; dès lors, la soif de sauver les âmes ne la quitta plus. Sa pénitence aussi austère que précoce, réduisit le frêle corps de Rose à un tel état de faiblesse qu'on désespérait de sauver sa vie. La Très Sainte Vierge la visita de nouveau, la guérit miraculeusement et lui dit d'aller visiter l'église de St-Jean-Baptiste le lendemain, puis celle de St-François où elle prendrait l'habit du Tiers Ordre.

Obéissante à la voix du ciel, elle commença à parcourir les places publiques de la ville de Viterbe vêtue de l'habit de pénitence, pieds nus, un crucifix à la main, exhortant la foule à la pénitence et à la soumission au Saint-Siège. Des miracles éclatants vinrent confirmer l'autorité de sa parole. Instruit de ce qui se passait, le gouverneur impérial de la ville de Viterbe craignit que cette enfant extraordinaire ne détruisît complètement le prestige de l'empereur Frédéric et que l'autorité du pape s'affirmât à nouveau. Il fit comparaître Rose à son tribunal et menaça de la jeter en prison si elle continuait à prêcher. La servante de Dieu lui répondit : « Je parle sur l'ordre d'un Maître plus puissant que vous, je mourrai plutôt que de Lui désobéir. » Sur les instances d'hérétiques obstinés, sainte Rose est finalement chassée de Viterbe avec toute sa famille, en plein cœur de l'hiver.

Peu après, Rose annonça le trépas de l'ennemi de Dieu, Frédéric II d'Allemagne. En effet, il ne tarda pas à expirer étouffé dans son lit. À cette nouvelle, les habitants de Viterbe s'empressèrent de rappeler leur petite Sainte, absente depuis dix-huit mois. Celle que tous regardaient comme la libératrice de la patrie, la consolatrice des affligés et le secours des pauvres fut reçue en triomphe dans sa ville natale, tandis que le pape Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254) ramené à Rome, rentrait en possession de Viterbe.

Sa mission apostolique terminée, sainte Rose songea à réaliser son vœu le plus cher. Elle se présenta au couvent de Ste-Marie-des-Roses, mais n'y fut pas acceptée, probablement à cause du genre de vie extraordinaire qu'elle avait menée auparavant. Rose vécut donc en recluse dans la maison paternelle, se vouant à la contemplation et aux plus rigoureuses pénitences. Plusieurs jeunes filles dont elle s'était déjà occupée la supplièrent de les prendre sous sa conduite. La demeure de la Sainte devint un véritable couvent où des âmes généreuses se livrèrent à l'exercice des plus sublimes vertus.

À l'heure de son glorieux trépas, les cloches sonnèrent d'elles-mêmes. Sainte Rose de Viterbe apparut au souverain pontife pour lui demander de transporter son corps au monastère de Ste-Marie-des-Roses, translation qui eut lieu six mois après sa mort. À cette occasion, son corps fut trouvé intact. Il se conserve encore, au même endroit, dans toute sa fraîcheur et sa flexibilité. D'innombrables miracles ont illustré son tombeau.

À Viterbe, elle est fêtée le 4 septembre, jour de la translation de son corps.

Les autres saints du jour :

Ste Colette de Corbie, clarisse (1380-1447)
St Marcien (Marciano), évêque et martyr († 120)
St Victorin de Nicomédie, martyr († s. inc.)
St Quiriaque, prêtre à Trèves en Allemagne († IVe siècle)
St Évagre, évêque de Constantinople († 378)
St Julien, évêque à Tolède en Espagne († 690)
St Fridolin de Säckingen, abbé en Allemagne († VIe s.)
St Chrodegand (ou Chrodegang), évêque de Metz († 766)
Sts Martyrs d'Amorium de Phrygie  († 848)
St Ollégaire, évêque à Barcelone en Catalogne († 1137)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMar 07 Mar 2017, 00:18

7 mars

Sainte Teresa Margherita del Sacro Cuore
Vierge o.c.d. (1747-1770)
Commémorée le 07 mars (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le Ier septembre par l’Ordre Carmélitain.

Teresa Margherita del Sacro Cuore, dans le siècle Anna Maria Redi, deuxième des treize enfants de Ignazio et Camilla Ballati, naît à Arezzo en Toscane (I), le 15 juillet 1747.

Dès son jeune âge, elle est habitée par une profonde piété et elle manifeste un grand désir d’entendre parler de Dieu. On peut même la qualifier de « petite contemplative » quand à l’âge de 6 ans, elle pose la question : « Dites-moi, qui est ce Dieu? » à qui peut lui répondre!
Son penchant au recueillement et à la prière s’accentue au cours des années vécues au pensionnat des bénédictines de Florence. Durant ses jeux d’enfant (car elle demeure une enfant enjouée, espiègle et normale), elle passe cette réflexion tout imprégnée de Celui qui l’habite : « Pendant que nous nous amusons, Jésus pense à nous! » C’est aussi durant cette période chez les Bénédictines que sa vie eucharistique et mariale, de même que sa dévotion au Sacré-Cœur s’épanouiront malgré le contexte janséniste de l’époque.

A son retour dans le cercle familial, elle attend une année avant de révéler son désir de vie religieuse au Carmel. Cette vocation, elle l’a découverte durant les derniers mois de ses études chez les sœurs Bénédictines. Son directeur spirituel et son confident,  son pieux père Ignazio, ne s’oppose pas à la vocation de sa fille bien qu’il en ait le cœur brisé.  Anne Marie entre donc au Carmel de Florence, le 1er septembre 1764. Elle prend l’habit le 11 mars 1765 et devient sœur Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus. Elle reçoit comme maîtresse de novices une carmélite digne de former les « anciens Pères du désert ». Mais jamais Thérèse Marguerite ne manifestera de mouvements d’impatience, de susceptibilité ou d’amertume. A l’âge de 23 ans, deux péritonites viennent écourter sa vie sur terre. Elle meurt le 7 mars 1770.

Teresa Margherita del Sacro Cuore a été béatifiée, par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939), le 9 juin 1929 et canonisée le 13 mars 1934.

Qu’a donc fait sœur Thérèse Marguerite Redi pour que l’Église reconnaisse sa sainteté quelques 150 ans plus tard ? Le fondement de sa vie religieuse repose sur sa foi profonde et vivante; et cette foi vivante provient de ce qu’elle demeure constamment en présence du Seigneur. Son leitmotiv « Dieu est Amour » est le résumé de toute sa vie. Rendre à Dieu amour pour amour, mais cachée dans le cœur du Christ. La pensée de ce que le Seigneur a souffert, éveille en elle le « désir de souffrir aussi un peu pour lui ». Aucune épreuve ne lui semble trop pénible à cause de l’Amour qui l’habite. Mais cet amour pour Dieu passe aussi par l’amour bien concret de chacune de ses sœurs. Après sa profession, elle reçoit le travail d’infirmière dans la communauté. Elle prodigue les soins avec patience et sans mouvement d’humeur. Au travers de ce quotidien, aucune de ses sœurs ne soupçonne le feu d’Amour qui la brûle et commence à la consumer de plus en plus en vue du grand passage!

Le témoignage de son directeur spirituel, le père Ildephonse de St-Aloysius Gonzaga, au procès canonique, nous permet de pénétrer le silence de la vie cachée de sainte Thérèse Marguerite et de retrouver son itinéraire spirituel. Elle a été conduite sur le véritable chemin thérésien d’une contemplation assidue de la sainte humanité de Jésus, Verbe incarné. En fait, sa dévotion au Sacré-Cœur explique tous les aspects de sa spiritualité et de sa vie religieuse.

Elle considère le Sacré-Cœur comme le « centre de l’amour » par lequel la Parole de Dieu, dès le sein du Père, nous a aimés de toute éternité, et avec lequel il a tant mérité pour nous. Elle fait l’expérience, par le Sacré Cœur de Jésus, de « l’Habitation divine », comme le dit saint Paul « vous êtes le temple de Dieu ». Et sa grande épreuve intérieure sera d’aimer cet Amour mais de ne plus le sentir; ce sera d’aimer sans croire qu’elle aime!

Une grande grâce contemplative, reçue le dimanche après la Pentecôte de 1767, lui fait expérimenter en toute vérité, dans son être de chair ce « Dieu est Amour » et il deviendra la source de sa vie et de sa sainteté. C’est ce feu de l’Amour qui consume par la suite la vie toute simple et cachée de sœur Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur. Sa vie humaine et spirituelle est brûlée par cette charité vécue à « l’extrême ».

Thérèse Marguerite avait une santé forte et solide. Mais le 7 mars 1770, quelques douleurs mal diagnostiquées la conduisent à la mort après 18 heures de souffrances affreuses. Elle meurt à 23 ans après 6 ans de vie au Carmel. Durant sa courte maladie, à travers une douleur intolérable, elle trouve encore la patience et la charité de conseiller une sœur sur les soins à donner à des sœurs malades. Elle meurt paisiblement le regard fixé sur son crucifix qu’elle tient en ses mains et qu’elle baise avec amour.

Le corps de la jeune carmélite défunte était déjà très altéré et enflé après sa mort, à un point tel qu’on songeait à ne pas exposer sa dépouille à la grille du parloir comme c’était la coutume. Mais dès qu’on commença à la transporter un changement étonnant se produisit. La couleur bleuâtre de son visage et de son cou fit place à une délicate pâleur, le visage prit un éclat rosé, le corps devint mince et souple. La défunte semblait d’une beauté rayonnante plus qu’elle ne l’avait été de son vivant. On retarda l’inhumation de 15 jours et le corps demeura dans le même état en répandant un parfum agréable. Son corps est demeuré intact jusqu’à nos jours. Il repose maintenant dans une châsse en verre au monastère de Florence.

La fonction de Thérèse Marguerite Redi dans l’histoire de la spiritualité ne consiste pas à être « un maître » mais « un témoin ». Elle a témoigné par sa vie au Carmel, que lorsque cette vie est vécue sans compromis, dans son expression ascétique et contemplative la plus pure, cette vie est capable de conduire l’âme à l’union la plus intime avec Dieu. Le Sacré-Cœur de Jésus, où elle a su se cacher pour aimer, est la demeure où elle nous invite.

Source principale : lecarmel.org/saints/saints-et-saintes/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Thérèse Marguerite du Sacré-Coeur, o.c.d. (1747-1770)
Bse María Antonia de San José, laïque consacrée († 1799)
Bx José Olallo Valdés, frère o.h. (1820-1889)
Sts Saturus, Saturnin, Révocat et Secondin, martyrs († 203)
St Eubule, martyr († 309)
Sts Basile, Eugène, Agthodore, évêques et martyrs († IVe s.)
Sts Elpide, Ethère, Capiton, Ephrem, martyrs († IVe s.)
St Paul, surnommé le Simple, ermite († IVe s.)
St Gaudiosus, évêque de Brescia en Lombardie († Ve s.)
St Ardon (Smaragde), prêtre († 843)
St Paul, évêque de Pruse en Bithynie († 850)
St Thomas (Tommaso) d'Aquino, prêtre o.p. († 1274)
Bx Germain Gardiner, martyr († 1544)
BBx Jean Larke et Jean Ireland, prêtres et martyrs († 1544)
St Jean-Baptiste Nam Chong-sam, martyr († 1866)
St Just Ranfer de Bretenières, prêtre et martyr († 1866)
St Siméon Berneux, évêque et martyr († 1866)
Sts Louis Beaulieu, Pierre-Henri Dorie, martyrs († 1866)
Bx Léonide Féodorov, prêtre et martyr († 1935)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMar 07 Mar 2017, 22:59

8 mars

Saint Jean de Dieu
Fondateur des Frères de la Charité
(Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu)

Jean de Dieu, de son vrai nom Joao Ciudad, est né le 8 mars 1495 à Montémor o Novo au Portugal.

À  l’âge de huit ans, il quitte brusquement sa famille pour suivre un  mystérieux gyrovague et commence une vie errante. Les raisons de ce départ restent un mystère. Il arrive assez rapidement en Espagne, à  Oropesa (Tolède) où il est accueilli dans la famille de Francisco Cid,  dénommé « el Mayoral ». La famille du Mayoral fait de l’élevage, et jusqu’à l’âge de 20 ans  Jean se consacre au métier de berger. Il est apprécié de tous.

À la recherche d'aventures, il décide ensuite de s’enrôler dans les troupes que lève Charles Quint pour combattre François 1er. Après cette expérience militaire, il redevient berger mais, très vite, nous le retrouvons aux portes de Vienne en Autriche avec l'armée impériale qui entend stopper l'invasion des Turcs de Soliman le Magnifique. Il ira même jusqu'aux Pays-Bas avec sa compagnie.

Quittant  définitivement l’armée, il se met au service d’une noble famille espagnole condamnée à l’exil à Ceuta, sur la côte marocaine. De retour en Espagne après un passage sur sa terre natale, il erre sur les routes d’Andalousie, s’installe à Grenade et se fait marchand ambulant de livres de piété et de chevalerie.

Un jour de 1539, il écoute une prédication du célèbre Jean d’Avila qu’on surnomme l’apôtre de l’Andalousie. Et c’est la conversion. Bouleversé par ce qu'il vient d'entendre, il parcourt les rues de la ville en criant « Miséricorde ! Miséricorde ! », il arrache ses vêtements, se roule dans la boue. Les enfants le poursuivent en criant « el loco ! el loco ! », « le fou ! le fou ! ». Il est alors enfermé à l’hôpital Royal de Grenade. Il connaît le sort des malades mentaux de l’époque : jeûne, coups de fouets, jets d’eau glacée… pour chasser le mal. C’est à ce moment que naît sa vocation. Il  décide de passer le reste de sa vie à secourir ceux qu’il a côtoyés à  l’hôpital Royal :
paralytiques, vagabonds, prostituées, et surtout malades mentaux.

Il fonde une première « maison de Dieu » qui s’avère très vite trop petite, il en fonde donc une deuxième plus grande. Pour subvenir aux besoins de sa «maison de Dieu », il quête chaque jour en criant : « Frères, faites-vous du bien à vous-mêmes en donnant aux pauvres ! » Très vite, les habitants de Grenade le surnomment Jean de Dieu. Cinq compagnons, gagnés par son exemple, le rejoignent.

Il meurt le 8 mars 1550, laissant derrière lui une renommée de sainteté qui traverse les frontières. Ses compagnons vont très vite se réunir pour fonder l’Ordre Hospitalier des frères de Saint Jean de Dieu, grâce au pape saint Pie V (Antonio Michele Ghislieri, 1566-1572) qui, le 1er janvier 1572, approuve la congrégation et lui donne la règle de saint Augustin, et au pape Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590) qui, le 1er octobre 1586, l’élève au rang d’Ordre religieux.

>>> Six lettres manuscrites de saint Jean de Dieu ont été conservées précieusement. Parmi les nombreuses citations, on peut y lire notamment «Dieu avant tout et par-dessus tout ce qui est au monde ! », « Je suis endetté et captif pour Jésus-Christ seul ! », ou encore, « Mettez votre confiance en Jésus-Christ seul ! »

Jean de Dieu est canonisé en 1690 par le pape Alexandre VIII (Pietro Vito Ottoboni, 1689-1691), déclaré  patron des malades et des hôpitaux en 1886 et protecteur des infirmiers et infirmières en 1930.

Aujourd’hui, l’Ordre Hospitalier est présent sur les cinq continents : les frères y ont fondé des hôpitaux, des maisons de santé, des centres de réhabilitation, des accueils de nuit, des écoles de formation…

Les autres saints du jour :

Bx Faustino Míguez, prêtre scolope et fondateur (1831-1925)
St Ponce, diacre de saint Cyprien († IIIe s.)
Sts Apollonius et Philémon, martyrs († 287)
St Provin, évêque de Come en Lombardie († v. 420)
St Senan, abbé en Irlande († VIe s.)
St Félix, évêque en Angleterre († v. 646)
St Théophylacte, évêque de Nicomédie († v. 840)
St Humphroy, évêque de Thérouanne († 871)
St Litfred (Litifredo) évêque de Pavie en Lombardie († 874)
St Duthac, évêque de Ross en Écosse († v. 1065)
St Vérémond, abbé d'Hyracha en Navarre († v. 1095)
St Étienne, premier abbé d'Aubazine († 1159)
Bx Vincent Kadlubeck, évêque de Cracovie († 1223)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMer 08 Mar 2017, 23:07

9 mars

Le jeudi de la 1re semaine de Carême

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,7-12.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ?
ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !
Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »

Commentaire du jour

Saint Benoît (480-547), moine, copatron de l'Europe
Règle de Saint Benoît, XX (trad. Dom Schmitz, Maredsous, p. 86, rev.)

Efficacité de la prière


     Si, lorsque nous avons une requête à présenter aux puissants de la terre, nous ne les abordons qu’avec humilité et respect, à plus forte raison faut-il supplier le Seigneur Dieu de l’univers en toute humilité et pureté de dévotion. Sachons bien que ce n’est pas l’abondance des paroles mais la sincérité du cœur et les larmes de la componction qui nous rendront dignes d’être exaucés. La prière doit donc être brève et pure, à moins que, peut-être, la grâce de l’inspiration divine ne nous incline à la prolonger.

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyJeu 09 Mar 2017, 22:24

10 mars

Ste Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des :
« Religieuses de l'Assomption »

Marie-Eugénie de Jésus, née Anne-Eugénie Milleret de Brou, naquit à Metz le 26 août 1817, elle partagea son enfance entre l'hôtel particulier des Milleret de Brou et la vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l'Allemagne et de la France.
Comblée, dans une famille non-croyante dont le père voltairien est un haut-fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus Christ le jour de sa première communion, à Noël, en 1829.

Après 1830, son père, ruiné, doit vendre la propriété de Preisch, puis l'hôtel de Metz. Ses parents se séparent; elle va à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832. Elle est recueillie dans une riche famille d'amis, à Châlons. L'adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l'entourent: « Je passai quelques années à me questionner sur la base et l'effet des croyances que je n'avais pas comprises... Mon ignorance de l'enseignement de l'Église était inconcevable et pourtant j'avais reçu les instructions communes du catéchisme » (Lettre à Lacordaire - 1841)

Son père la fait revenir à Paris. Durant le carême 1836, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. « Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller ». « Ma vocation date de Notre-Dame » dira-t-elle plus tard. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamenais, de Montalembert et de ses amis.
Parmi eux, l'abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Sulpice en mars 1837. C'est à Saint-Eustache qu'elle le rencontre pour la première fois. Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, non-croyants pour la plupart. Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse mais elle hésite d'abord à le suivre, puis elle accepte.
Il l'envoie en formation chez les Visitandines de la Côte Saint-André (Isère) qui la marquent de l'esprit et de la spiritualité de saint François de Sales.

En octobre 1838, c'est la rencontre avec l'abbé d'Alzon qui fondera les Pères de l'Assomption en 1845. Cette grande amitié durera 40 ans. Elle a déjà, précises dans son esprit, les bases de sa pédagogie: elle récuse une éducation mondaine où l'instruction profane est au rabais; elle veut un christianisme authentique et non un vernis superficiel; elle entend donner aux jeunes filles une formation de tout l'être à la lumière du Christ.

En avril 1839, elles sont deux jeunes filles à se réunir dans ce but, dans un petit appartement, rue Férou, à Paris; en octobre, elles se retrouvent bientôt à quatre dans une maison de la rue de Vaugirard, étudiant la théologie, l'Écriture Sainte et les sciences profanes. Kate O'Neill, une irlandaise, est déjà là, elle qui prendra le nom religieux de Thérèse-Emmanuel; sa forte personnalité accompagnera Marie-Eugénie de Jésus de son amitié et de son aide durant toute sa vie. Les sœurs se séparent définitivement de l'abbé Combalot en mai 1841. Sa direction fantasque et son manque de mesure vis-à-vis de l'Archevêque de Paris risquaient de tout compromettre.

Mgr Affre leur offre l'appui de son Vicaire général, Mgr Gros. C'est une libération. Les sœurs reprennent leurs études et font leur profession religieuse le 14 août 1841.
Leur pauvreté est grande et la communauté ne se développe pas. Ce qui n'empêche pas sœur Marie-Eugénie, d'ouvrir une première école, au printemps 1842, impasse des Vignes. Puis elle s'installe à Chaillot, car la communauté grandit, toujours plus internationale. Elle se plaint parfois des prêtres et des laïcs trop repliés sur leur piété: « Leur cœur ne bat pour rien de large ».
Sa relation avec l'Abbé d'Alzon s'approfondit. Pétri des idées de Lamennais, fort de Jésus Christ, attaché à l'Église, il l'entraîne; elle le modère. Il est combatif; elle le nuance.

Les fondations se multiplient à travers le monde. Rome reconnaît la Congrégation des Religieuses de l'Assomption en 1867. Les Constitutions seront définitivement approuvées le 11 avril 1888. La mort du P. d'Alzon, en 1880, est l'annonce du dépouillement qu'elle avait reconnu nécessaire en 1854: « Dieu veut que tout tombe autour de moi ». Sœur Thérèse-Emmanuel disparaît à son tour le 3 mai 1888, et sa solitude se creuse davantage. La croissance de la Congrégation est une lourde charge pour elle.

Entre 1854 et 1895, de nouvelles communautés naissent en France, puis des fondations en Angleterre, en Espagne, en Nouvelle-Calédonie, en Italie, en Amérique latine et aux Philippines. Elle enchaîne voyages, constructions, consultations, décisions...
Les religieuses seront des enseignantes s'adaptant aux besoins devant lesquels les place l'évolution de la vie et de l'Église, sans pour autant se départir des observances monastiques.

Quand elle découvre l'impuissance de la vieillesse, « un état où ne reste plus que l'amour », elle s'efface peu à peu. « Je n'ai plus qu'à être bonne ». Sa santé s'altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n'aura plus que son regard pour le dire.
Le 10 mars 1898, elle rejoint le Christ ressuscité qui, sur terre, était son unique passion.

Marie Eugénie de Jésus a été élevé à la gloire des autels le 9 février 1975, à Rome, par le Bx  Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisée, place Saint-Pierre, par le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013), le 3 juin 2007.

Pour approfondissements :
>>> Bienheureuse Marie-Eugénie de Jésus

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St John (Jean) Ogilvie, prêtre s.j. martyr († 1615)
Sts Caïus et Alexandre, martyrs († après l'an 171)
St Victor, martyr africain († IIIe s.)
St Macaire, évêque de Jérusalem († v. 325)
St Simplice (Simplicio), pape (47e) de 468 à 483
St Droctovée, abbé à Paris († v. 580)
St Attale (Attala), abbé dans le Piémont († 628)
Bx Elias do Socorro Nieves, prêtre et martyr († 1928)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyVen 10 Mar 2017, 23:46

11 mars

José Aparicio Sanz et ses 232 compagnons
Martyrs de la Guerre Civile Espagnole (1936-1939)
Béatification record du 11 mars 2001 par saint Jean-Paul II
Mémoire commune : 11 mars
Mémoire individuelle : ‘dies natalis’ de chacun

Fruit du grand Jubilé de l'An 2000, cette béatification du 11 mars 2001 est la première du nouveau siècle et du nouveau millénaire. Jamais autant de serviteurs de Dieu n'ont été béatifiés à la fois. (Il faut remonter au Bx Pie IX - Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878, en 1867, pour avoir la béatification de 205 martyrs du Japon.) Chaque cause a été étudiée individuellement. Chacun de ces martyrs avait déjà mené une vie sainte digne de béatification avant que le martyr ne vienne couronner leur carrière. L'Église de Valence, suivie par celles de Barcelone et de Lérida, a commencé à instruire les procès de béatification depuis 50 ans déjà. Une masse de documents a été recueillie.
Avant cette béatification, saint Jean Paul II avait déjà célébré 10 béatifications pour des martyrs de la guerre civile espagnole, soit, avec ceux de ce jour, 471 martyrs. A savoir: 4 évêques, 43 prêtres séculiers, 379 religieux, 45 laïcs.

La seconde République instaurée en 1931 amène le "Frente popular" (Front populaire) au pouvoir. Composée de communistes, socialistes et anarchistes, elle est essentiellement anticléricale. Pourtant les évêques ont reconnu au début sa légitimité. Si les violences ne se déclenchent pas tout de suite, néanmoins ce gouvernement révolutionnaire entame d'emblée une persécution juridique : dissolution des ordres religieux et nationalisation de tous leurs biens, approbation du divorce, crucifix retirés des classes.

Après les lois restrictives vient la persécution sanglante avec la "Révolution des Asturies" en 1934 et les martyrs de Turon.
En l'été 1936, les "Rouges", comme on les appelle, (à juste titre car leur but est de faire de l'Espagne un état satellite de la Russie), déclenchent la plus grande persécution religieuse qu'ait jamais connu l'Espagne. Sur la liste noire des personnes à abattre figurent en premier lieu tous les prêtres. A cause de sa brièveté dans le temps et de son intensité, c'est un ouragan révolutionnaire comparable à celui de la Révolution française qui s'abat sur toutes les régions où domine leur influence : incendie de couvents, d'évêchés, d'églises, destruction du patrimoine artistique sacré, bref, de tout ce qui rappelle la religion catholique. Mais les révolutionnaires ne sont pas suivis par tout le peuple ; au contraire, il se produit un sursaut de la conscience nationale.

Une partie de l'armée avec le général Francisco Franco se révolte et crée le "Mouvement national". C'est alors la guerre civile entre "Rouges" et "Nationaux" qui dure de 1936 à 1938. Les révolutionnaires ont vraiment l'intention d'éradiquer l'Église et ils procèdent à des exécutions massives, accompagnées d'une férocité inouïe.
Sont victimes: 13 évêques, 4184 prêtres, 2365 religieux, 283 religieuses, des milliers et des milliers de laïcs. Ils sont vraiment martyrs car ils ont été tués "en haine de la foi", ce ne sont pas des "victimes de guerre", car ils sont pacifiques et ne prennent pas part aux événements, ni des "victimes politiques ", car ils n'ont pas pris partie. (Notons à ce propos que le parti qui soutenait Franco, la "Phalange", influente surtout au début, avait certaines accointances avec les Nazis.). Conscients de mourir pour leur foi, beaucoup criaient « Vive le Christ-Roi! », ce qui n'est pas sans rappeler la guerre des "Cristeros" au Mexique (1926-1929), et tous, avant de mourir, pardonnaient de tout cœur à leurs bourreaux.

La liste de 233 martyrs, élevés le 11 mars 2001 aux honneurs des autels pour avoir professé leur foi et donné leur vie pour elle, est nombreuse :  Trente-huit prêtres de l'archidiocèse de Valence, avec un nombreux groupe d'hommes et de femmes de l'Action catholique, provenant également de Valence ; dix-huit Dominicains et deux prêtres de l'archidiocèse de Saragosse ; quatre Frères mineurs franciscains et six Frères mineurs franciscains conventuels ; treize Frères mineurs capucins avec quatre Religieuses capucines et une Augustine déchaussée ; onze Jésuites avec un jeune laïc ; trente-deux Salésiens et deux Filles de Marie Auxiliatrice ; dix-neuf Tertiaires capucins de la Vierge des Douleurs avec une collaboratrice laïque ; un prêtre déhonien ; l'aumônier du Collège La Salle de la Bonanova, de Barcelone, avec cinq Frères des Écoles chrétiennes ; vingt-quatre Carmélites de la Charité; une Religieuse servante ; six Religieuses Scolopes avec deux collaboratrices laïques, ces dernières provenant de l'Uruguay et étant les premières bienheureuses de ce pays latino-américain ; deux Petites sœurs des personnes âgées abandonnées; trois Tertiaires capucines de Notre-Dame des Douleurs ; une Missionnaire clarétienne et, enfin, le jeune Francisco Castelló i Aleu, de l'Action catholique de Lleida.

Les témoignages qui nous sont parvenus parlent de personnes honnêtes et exemplaires, dont le martyr a scellé des vies consacrées au travail, à la prière et à l'engagement religieux au sein de leurs familles, de leurs paroisses ou de leurs Congrégations religieuses. En une phrase, le Saint Père résume ainsi leur sainteté : « Ils vivent en aimant et meurent en pardonnant ».

Comment ne pas nous émouvoir profondément à l'écoute des récits de leur martyre ? En voici quelques-uns.
La vieille Maman Maria Teresa Ferragud, 83 ans, est arrêtée avec ses quatre filles religieuses contemplatives. Le 25 octobre 1936 - fête du Christ-Roi, notons-le! - elle demande à accompagner ses filles au martyre. Et pour les encourager jusqu'au bout, elle veut mourir la dernière: « Mes filles, leur dit-elle, restez fidèles à votre Époux Jésus Christ et ne cédez pas aux flatteries de ces hommes ». Sa mort a tant impressionné les bourreaux, qu'ils s'exclament: "C'est une vraie sainte !".
Le jeune Francisco Castello i Aleu, âgé de 22 ans, est chimiste de profession et membre de l'Action Catholique. Conscient de la gravité du moment, il ne veut pas se cacher mais offre sa jeunesse en sacrifice par amour pour Dieu et pour ses frères, laissant trois lettres, écrites quelques instants avant de mourir, à ses sœurs, à son directeur spirituel et à sa fiancée. Il est un exemple de force, de générosité, de sérénité et de joie.
Le jeune prêtre German Gozalbo, âgé de 23 ans, est fusillé seulement deux mois après avoir célébré sa première messe. Il subit nombre d'humiliations et de mauvais traitements.
Parmi les autres martyrs, citons le plus en vue à l'époque : Pablo Menendez Gonzallo, président de l'Action Catholique de Valence, député provincial pour la région de Valence, journaliste; ou encore un pyrotechnicien que l'Espagne se choisit comme patron des artificiers, etc.

Étonnante cérémonie de béatification, sous un beau soleil printanier précoce inondant la place Saint Pierre et qui a vu dans son assistance beaucoup de témoins encore vivants des événements : notamment un prêtre de 90 ans, Eugenio Laguanda, ayant survécu par miracle au peloton d'exécution après avoir reçu une balle dans la tête, beaucoup de femmes, veuves des martyrs ou leur ancienne fiancée, des enfants de martyrs dont certains ont été choisis pour porter les reliques de leurs parents à l'autel… Enfin, dans les procès de béatifications, ont même témoigné d'anciens bourreaux.

Avant la prière de l'Angélus qui clôtura cette béatification solennelle, saint Jean Paul II déclara encore : « Tournons à présent notre regard vers la Très Sainte Vierge Marie, que la foi nous fait contempler comme Reine des Saints et des Saintes de toute époque et de toute nation. Elle est, en particulier, Mère et Reine des Martyrs, présente auprès d'eux à l'heure de l'épreuve, de même qu'elle demeura sous la Croix auprès de son Fils Jésus. Ces nouveaux bienheureux ont placé leur confiance en Elle, la Vierge fidèle, au cours des moments dramatiques de la persécution. Lorsqu'on les empêcha d'exprimer librement leur foi, ou, par la suite, au cours de leur emprisonnement, pour affronter le moment suprême, ils trouvèrent un soutien constant dans le Saint Rosaire, le récitant seuls ou en petits groupes. Comme cette traditionnelle prière mariale est efficace dans sa simplicité et sa profondeur! Le Rosaire constitue à chaque époque une aide précieuse pour d'innombrables croyants. Qu'il en soit ainsi également pour nous ! ». (>>> Homélie complète de saint Jean-Paul II).

Fonte principale: w2.vatican.va/ (“RIV./gpm”).

Les autres saints du jour :

Bx John (Jean) Kearney, prêtre o.f.m. et martyr († 1653)
St Pione, prêtre et martyr († v. 250)
Sts Trophime et Thale, martyrs († v. 308)
St Constantin, roi et martyr au VIe siècle
St Sophrone, évêque de Jérusalem († 639)
St Vindicien, évêque de Cambrai et d'Arras († v. 712)
St Benoît (Benedetto) Crespi, évêque de Milan († 725)
St Oengus, dit le Culdée, moine irlandais († v. 824)
Bx Giovanni Battista Righi, prêtre o.f.m. († 1539)
Bx Thomas Atkinson, prêtre et martyr († 1616)
St Dominique Cam, prêtre et martyr († 1859)
Sts Marc Chong Ui-bae et Alexis U Se-yong, martyrs
St Euloge de Cordoue, prêtre et martyr († 859)
Bx Frano Gjini, éveque et martyr (1886-1948)
Bx Mati (Pal) Prennushi, prêtre o.f.m. et martyr († 1948)
Bx Cyprian (Dedë) Nika, prêtre o.f.m. et martyr († 1948)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptySam 11 Mar 2017, 23:38

12 mars

Saint Louis Orione
Prêtre et fondateur :
« Petite Œuvre de la divine Providence »
« Petites Sœurs Missionnaires de la Charité »
« Mouvement Laïcal Orioniste (MLO) »

Luigi Orione naît à Pontecurone, dans le diocèse de Tortona, le 23 juin 1872. Au début de son adolescence, il aida son père comme paveur jusqu'à treize ans. Louis voulait étudier pour devenir prêtre et fut accueilli dans le couvent franciscain de Voghera, mais il dut abandonner à cause d'une grave pneumonie.

Il fut alors accepté dans le collège de Valdocco, où il connut don Bosco, déjà âgé. Il parvint à obtenir le privilège de se faire confesser par lui et, après avoir préparé trois cahiers entiers de péchés, il vit le saint les déchirer, qui lui dit, entre autres choses: « Nous serons amis pour toujours ». À Turin il respira l'esprit salésien et connut l'œuvre du Cottolengo qui était proche.

En 1889 il commença ses études de philosophie au séminaire de Tortona. En 1892, alors qu'il est encore séminariste, il ouvrit un oratoire, et l'année suivante un collège. Il est ordonné prêtre en 1895. Dans la même célébration, l'évêque impose l'habit clérical à six élèves de son collège.

Il commença à ouvrir des œuvres dans toute l'Italie et en 1903 l'évêque de Tortona reconnut la congrégation religieuse masculine de la « Petite Œuvre de la divine Providence », composée de prêtres, de frères coadjuteurs et d'ermites, avec le charisme apostolique de « collaborer pour porter les petits, les pauvres et le peuple de l'Église au pape, moyennant les œuvres de charité. »

Après le terrible tremblement de terre de 1908, il secourut Messina e Reggio Calabria, assistant les orphelins et la population. Après avoir quitté la Sicile, il continua à s'occuper de l'expansion de sa Congrégation, en procurant des aides dans toute l'Italie à l'occasion de la Première Guerre mondiale.

En 1915 il fonda la branche féminine: les « Petites Sœurs Missionnaires de la Charité », à laquelle vinrent s'ajouter, en 1927, les « Adoratrices Sacramentines » pour les non-voyantes et, successivement, les « Sœurs Contemplatives de Jésus crucifié ». Plus tard surgiront également l'Institut Séculier et le Mouvement laïc don Orione.

Les fondations s'étendirent dans une grande partie du monde, en Amérique latine, dans les États-Unis d'Amérique, en Angleterre, en Albanie.

Au cours de l'hiver 1940, pour essayer de soulager les problèmes de cœur et de poumons, dont il souffrait, il se rendit à la maison de San Remo même si, comme il disait, « ce n'est pas entre les palmiers que je veux vivre et mourir, mais entre les pauvres qui sont Jésus-Christ ». Après seulement trois jours, entouré de l'affection de ses confrères, don Orione mourut le 12 mars 1940, en soupirant « Jésus ! Jésus ! Je viens vers toi ».

Luigi Orione a été béatifié le 26 octobre 1980 et canonisé le 16 mai 2004, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement :
>>> Luigi Orione (1872-1940), biographie

Source principale : sdb.org/fr/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Syméon le Nouveau Théologien, moine (949-1022)
St Maximilien de Thébeste, martyr († 295)
Sts Mygdon, Eugène, Maxime, Domna, martyrs († 303)
Sts Mardoine, Smaragde et Hilaire, martyrs († 303)
Sts Pierre, Dorothée et Gorgon, martyrs († 303)
St Innocent Ier, pape (40e) de 401 à 417
St Paul Aurélien, évêque en Bretagne au VIe s.
St Grégoire Ier, surnommé le Grand, déposition († 604)
St Théophane le Chronographe, moine († 817)
St Elphège, évêque de Winchester († 951)
Bse Fine (Fina), vierge en Toscane († 1253)
Bse Giustina Francucci Bezzoli, vierge, o.s.b. († 1319)
Bx Girolamo Gherarducci, prêtre o.e.s.a. († 1335)
Bx Joseph Zhang Dapeng, laïc et martyr († 1815)
Bse Angèle Salawa, vierge à Cracovie († 1922)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyDim 12 Mar 2017, 21:12

13 mars

Bse Irmã Dulce
Religieuse brésilienne
« Bon Ange de la Bahia »

Irmã Dulce (dans le siècle Maria Rita), deuxième fille de Lopes Pontes Augusto dentiste, professeur à l'École de médecine dentaire, et de Dulce Maria de Souza Brito Lopes Pontes,  naît le 26 mai 1914, à Salvador de Bahia.

À 13 ans, elle a déjà transformé la maison familiale, au 61, Rue de l´Indépendance, en un centre d´accueil de personnes en difficultés. C´est à cette époque qu´elle manifeste pour la première fois le désir de se dédier à la vie religieuse, après avoir visité l´une de ses tantes vivant avec d´autres personnes pauvres parmi les pauvres.
Sa vocation de travailler pour la population souffrante est due à une influence directe de sa famille, à un héritage de son père, et à un appui décisif de sa sœur, Dulcinha.

Le 8 février 1933, peu après avoir terminé sa formation de professeur, Maria Rita entre dans la Congrégation des Sœurs Missionnaires de l´Immaculée conception de la Mère de Dieu, dans la ville de São Cristóvão, dans l´état du Sergipe. Une année plus tard, le 15 août 1934, elle prononce ses vœux définitifs, à l´âge de 20 ans, recevant le nom de Irmã Dulce en hommage à sa mère, décédée quand elle avait 7 ans.

Sa première mission est d´enseigner dans un collège tenu par sa congrégation dans le quartier de Massaranduba, dans la ville basse à Salvador. Mais, très vite, elle songe de nouveau à œuvrer pour les plus pauvres. Dès 1935, elle commence à aider la communauté pauvre des Alagados (= des inondés) et d´Itapagipe, de la ville basse, lieux où vont se développer les principales activités des futures Œuvres sociales d´Irmã Dulce.
Les premières années de travail apostolique de la jeune missionnaire sont intenses. En 1936, elle fonde l´Union ouvrière de Saint François, premier mouvement ouvrier de la Bahia. En 1937, elle fonde, avec le Frère Hildebrando Kruthaup, son père spirituel, le Cercle ouvrier de Bahia, qui compte rapidement 3 cinémas, construits grâce à divers dons.

En Mai 1939, Irmã Dulce inaugure le Collège Saint Antoine, école publique destinée pour les ouvriers et leurs enfants, dans le quartier de Massaranduba.
La même année, elle fait construire cinq maisons dans l´île aux Rats, pour accueillir les malades qui errent dans les rues. Expulsée de ce lieu, elle déménage d´un endroit à l´autre, emmenant ses malades avec elle dans différents endroits. Finalement, elle s´installe dans le poulailler du Couvent Saint Antoine, qui s´improvise peu à peu en auberge et devient la base du futur hôpital Saint Antoine. Ce dernier s´agrandit et est aujourd´hui le centre d´un immense complexe médical, social et éducatif qui continue à ouvrir ses portes pour les pauvres de la Bahia et de tout le Brésil.

L´encouragement pour développer son œuvre, Irmã Dulce le tient du peuple bahianais, des brésiliens de tout le pays et de personnalités internationales. En 1988, elle est recommandée par le Président de la République de l´époque, José Sarney et la Reine Silvia de Suède, pour recevoir le prix Nobel de la Paix. Mais surtout, le 7 juillet 1980, elle reçoit les encouragements de saint Jean-Paul II, lors de sa première visite du pays, pour développer son œuvre.
Les deux se rencontreront de nouveau le 20 octobre 1991, lors de la seconde visite du Souverain Pontife au Brésil. Saint Jean-Paul II insiste alors pour bousculer son emploi du temps minuté pour visiter Irmã Dulce au Couvent Saint Antoine, déjà bien affaiblie dans son lit d´hôpital.

Cinq mois plus tard, le 13 Mars 1992, elle rejoint la Maison du Père. Le jour de ses obsèques, dans l´église Notre Dame de l´Immaculée Conception de la Plage, les hommes politiques, les industriels et les artistes, se mêlaient aux milliers de fidèles, souvent très pauvres, venus pleurer leur « Bon Ange de la Bahia ».

Son œuvre constitue l´une des plus grandes et des plus respectées institutions philanthropiques du pays. Toute sa vie, malgré sa santé fragile et son insuffisance respiratoire, elle courut d´un bureau à un autre, avec comme unique objectif de faire de sa vie un instrument vivant du Salut du Monde.

Irmã Dulce à été béatifiée le 22 mai 2011, au Parc des Expositions de Salvador de Bahia (Brésil), au cours d’une célébration, présidée par Mgr Murilo Krieger, archevêque et cardinal primat de Salvador.

Source principale : adveniat-regnum-tuum.blogspot.fr/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Sts Rodrigue et Salomon, martyrs († 857)
Sts Macédonius, Patricia et Modeste, martyrs († v. 304)
St Sabin, martyr († v. 303)
Ste Christine, vierge et martyre († 559)
St Pient, évêque à Poitiers († v. 564)
St Léandre, évêque à Séville († v. 600)
St Eldrade, abbé dans la vallée de Suse († v. 840)
St Ansovin, évêque dans les Marches († 868)
Bx Pierre II, abbé à Cava en Campanie († 1208)
Bx Agnel (Agnello) de Pise, frère o.f.m. (1194-1235)
Bse Françoise Tréhet, vierge et martyre († 1794)

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14 mars

Saint Lubin
Évêque de Chartres

Lubin naquit, sous le règne de Clovis, à la fin du V siècle, près de Poitiers, dans une famille d’agriculteurs. Il gardait les bœufs de ses parents quand il rencontra un moine de Nouaillé, Novigile, auquel il demanda d’écrire les lettres de l’alphabet sur sa ceinture pour qu’il pût les apprendre. Ayant ainsi appris à lire et à écrire, encouragé par son père, il entra à l’abbaye de Ligugé dont il devint règlementaire et cellérier, tout en continuant à étudier, singulièrement la nuit où il voilait la fenêtre de sa cellule pour ne pas déranger le sommeil de ses frères.
Après huit ans de vie monastique, il obtint, sur les conseils du diacre Nileffus, la permission d’aller dans le Perche pour visiter le saint ermite Avite près duquel il rencontra le saint diacre Calais qui lui conseilla de ne pas s’attacher à une église particulière, ni d’entrer dans un petit monastère.
Lubin conçut le projet d’imiter Avite en se retirant dans quelque solitude, mais le saint ermite lui conseilla d’attendre encore quelques temps dans un cloître avant de s’y résoudre. Lubin, sur la route du monastère de Lérins, rencontra un moine de cette abbaye qui le dissuada de s’y présenter et l’emmena à l’abbaye de Javoux, puis à l’abbaye de l’Ile-Barbe, près de Lyon, où il demeura cinq ans.

L’évêque Ethérius de Chartres, connaissant la réputation de sainteté de Lubin, qui avait miraculeusement arrêté un ouragan et un incendie, l’ordonna diacre et l’établit abbé du monastère de Brou où, devenu prêtre, il continuait à faire des miracles.
A la mort de l’évêque Ethérius (544), Lubin fut, contre sa volonté, élu évêque de Chartres, avec le consentement du roi Childebert.

Lubin fut un évêque attentif qui, après avoir organisé le service divin dans sa cathédrale confiée, dit-on, à soixante-douze chanoines, visita maintes fois son diocèse.

La grâce des santés rendit fort recommandable l’évêque Lubin. Il n’y eut en effet point de malades dans son diocèse qu’il ne guérît par le crédit qu’il avait auprès de Dieu.
Par sa seule prière : il remit en santé un hydropique désespéré des médecins ; un aveugle qui avait perdu la vue depuis huit ans, la recouvra aussitôt qu’il se fut mis en oraison pour lui ; une fille possédée du malin esprit fut délivrée en touchant avec foi le bord de son habit. Deux jeunes garçons possédés aussi du démon en furent garantis en usant d’un aliment que le saint avait béni. Il guérit encore par la prière et en la présence du roi Childebert plusieurs fébricitants et d’autres malades ; par le seul signe de la Croix, il éteignit un grand incendie qui s’était allumé dans Paris. Par ce même signe redoutable, il détourna de sa demeure et de toute la campagne voisine un horrible tourbillon qui ravageait les champs d’alentour.
Le bréviaire de Chartres dit qu’il ressuscita une fille de Châteaudun et la rendit en pleine santé à Baudelin son père.

Les sept dernières années de la vie de Lubin furent affligées d’une longue maladie qui ne l’empêcha pas de continuer ses visites pastorales ni de participer au cinquième Concile d’Orléans (28 octobre 549) et au second concile de Paris (552).
Il mourut le 14 mars 557 et fut inhumé dans l’église Saint-Martin du Val, dans les faubourgs de Chartres.

Source principale : missel.free.fr/calendrier.php?mois=3 (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Mathilde de Germanie, reine d'Allemagne († 968)
Bx Giacomo Cusmano, prêtre et fondateur (1834-1888)
St Alexandre, martyr († v. 309)
St Lazare (Lazzaro), évêque de Milan (438-449)
Ste Pauline, religieuse en Allemagne († 1107)
Bse Ève de Mont-Cornillon, recluse († v. 1205)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMar 14 Mar 2017, 22:31

15 mars

Sainte Louise de Marillac
Veuve et cofondatrice des :
« Filles de la Charité »

La date de célébration de la fête de Sainte Louise de Marillac (15/03), tombant toujours durant le Carême, temps liturgique pas très recommandé pour la célébration des solennités, elle a été déplacée, par sa Congrégation F.D.L.C., par Décret du 4 janvier 2016, au 9 mai, date de sa béatification.
Dans le Calendrier liturgique universel de l’Église, la fête, actuellement, reste au 15 mars.

Louise de Marillac, naît le 12 août 1591, à Ferrières-en-Brie où elle fut baptisée avant que son père, dont elle était la fille naturelle, ne s'installât à Paris. Après que son père se fut remarié, avec Antoinette La Camus (12 janvier 1595), elle fut mise, en 1602, en pension chez les Dominicaines du monastère royal Saint-Louis de Poissy où Louis de Marillac avait une tante religieuse ; elle fut ensuite confiée à un petit pensionnat, chez une bonne fille dévote, avec d’autres demoiselles, où elle fut initiée aux travaux ménagers et à la peinture.

Après la mort de son père (25 juillet 1604), Louise de Marillac avait songé à devenir capucine, mais elle fut refusée par le provincial des Capucins, Honoré de Champigny.
Le 6 février 1613, on lui fit épouser, à la paroisse Saint-Gervais de Paris, un secrétaire des commandements de Marie de Médicis, Antoine Le Gras, écuyer, homme de bonne vie, fort craignant Dieu et exact à se rendre irréprochable, dont, le 18 octobre 1613, lui naîtra un fils, Pierre-Antoine, qu'elle élèvera, à partir de 1619, avec les sept enfants d'une de ses cousines défunte.

Mélancolique, inquiète et scrupuleuse, Louise de Marillac était sans cesse agitée par le doute sur elle-même que Jean-Pierre Camus, son directeur spirituel, avait beaucoup de mal à apaiser. Son angoisse grandit encore lorsque son mari tomba malade d’un mal que l’on jugeait incurable et dont elle se croyait la cause pour n’être pas entrée en religion.
Le 4 juin 1623, jour de la Pentecôte, elle était à la messe, à Saint-Nicolas-des-Champs, lorsque, en un instant, elle fut libérée de ses doutes : « Je fus avertie que je devais demeurer avec mon mari et qu’un temps viendrait où je serai en état de faire vœu de pauvreté, chasteté et obéissance, et que ce serait avec des personnes dont quelques-unes feraient le semblable... »

Vers la fin de 1624, elle se mit sous la direction de saint Vincent de Paul qui s’était fait longtemps prier pour accepter. Après la mort de son mari, le 21 décembre 1625, elle fit vœu de viduité et mena dans le monde une vie toute religieuse où elle conjuguait, avec un règlement très strict, la prière et le secours des pauvres, sans cesser d'être attentive à l'éducation de son fils. Elle s’installa rue Saint-Victor, tout près du collège des Bons-Enfants que Mme de Gondi venait de donner à Vincent de Paul qui l’employait dans les Charités, ces groupements de dames et de filles pour l’assistance des malades dans les paroisses et les visites à domicile.

En 1628, lorsque son fils fut entré au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle disposa  davantage de temps pour se consacrer aux œuvres et Vincent de Paul la chargea de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des provinces. Elle n’eut aucun mal à persuader Vincent de Paul que les Dames associées ne pouvaient rendre aux malades les services pénibles qu’exigeait leur état, et qu’il fallait songer à réunir des personnes zélées pour se dévouer entièrement à l’œuvre sans autres devoirs et préoccupations au dehors. C’est ainsi que naquirent les Filles de la Charité.

Jusqu'à sa mort (15 mars 1660), elle gouverna les Filles de la Charité pour qui elle rédigea trois règlements successifs.

Son corps repose à Paris, au 140 rue du Bac, dans la Chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, où il y a aussi le corps de sainte Catherine Labourée et le cœur de saint Vincent de Paul.

Louise de Marillac fut béatifiée le 9 mai 1920 par Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) et canonisée le 11 mars 1934 par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).

Saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963) la proclama, en 1960, patronne de tous ceux qui s'adonnent aux œuvres sociales chrétiennes.

Source principale : missel.free.fr (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Klemens Maria Hofbauer, prêtre c.ss.r. (1751-1820)
Bx Jan Adalbert Balicki, prêtre en Pologne (1869-1948)
Bx Artemide Zatti, religieux s.d.b. (1880-1951)
St Ménigne, foulonnier et martyr († v. 250)
St Zacharie, pape (91e) de 741 à 752
Ste Léocritie, vierge et martyre († 859)
St Sisebut, abbé de Cardegna en Castille († 1086)
Bx William Hartley, prêtre et martyr (1558-1583)
Bx Pío Conde y Conde, prêtre sdb et martyr († 1937)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMer 15 Mar 2017, 21:54

16 mars

Saint Jean de Brébeuf
Prêtre s.j. et martyr

Né le 25 mars 1593 à Condé-sur-Vire en Normandie, Jean de Brébeuf est un des premiers pères jésuites à aller en Nouvelle-France. Il arrive à Québec en juin 1625, s'installe chez les Montagnais et plus tard, chez les Hurons.

Dans ses mémoires, il relate de façon admirable le mode de vie et les mœurs de ces peuples. Ces notes furent par la suite reproduites dans les « Relations des Jésuites » et sont aujourd'hui des sources d'information précieuses pour nous aider à comprendre la vie des Hurons avant les guerres et les épidémies qui décimeront leurs populations.

Il traduit un catéchisme et plusieurs prières dans la langue des Hurons et entreprend même la rédaction d'un dictionnaire et d'une grammaire. Brébeuf établit plusieurs missions en Huronie dont celle de Ihonatiria (Saint-Joseph). Peu après l'arrivée des Européens, les Hurons sont victimes de plusieurs épidémies de variole, de grippe et de dysenterie.

Le travail de conversion de Brébeuf est difficile et peu efficace. Lors d'une émeute en 1640, Brébeuf et d'autres Jésuites sont battus et la chapelle est détruite. C'est en 1642 que les vrais problèmes commencent. Soutenus par les Anglais dans leur entreprise, les Iroquois amorcent une vaste offensive contre leurs anciens ennemis les Hurons et leurs alliés français. Ils bloquent les routes commerciales en multipliant les pillages et les massacres sanglants. En 1647, la menace iroquoise est devenue telle que les Hurons refusent d'entreprendre des voyages vers Québec.

Le 4 juillet 1648, alors que les guerriers hurons sont absents, les Iroquois attaquent les missions de Saint-Joseph et Saint-Michel en Huronie. Plusieurs habitants sont massacrés dont le père Antoine Daniel qui sera criblé de flèches. Les Iroquois prennent 700 prisonniers.
Le 16 mars 1649, plus de 1000 Iroquois attaquent les missions de Saint-Ignace et de Saint-Louis où se trouvent alors les pères Brébeuf et Lalemant. Les deux hommes sont faits prisonniers et emmenés dans un village dans l'actuelle région de Midland, en Ontario.

Le père Jean de Brébeuf subit alors une des plus atroces tortures. Ces actes furent rapportés par Christophe Regnault qui put observer le cadavre. Le corps a été sauvagement battu et a reçu au moins 200 coups de bâtons. On avait arraché la chair des bras et des jambes de Brébeuf jusqu'aux os et on l'avait aspergé d'eau bouillante pour ridiculiser le sacre du baptême. Les Iroquois avaient également placé un collier de haches incandescentes autour de son cou et de son ventre et lui avaient arraché les lèvres pour qu'il cesse de parler de Dieu. Son crâne avait été scalpé et son cœur, arraché. Il est possible que les Iroquois l'aient dévoré, croyant ainsi absorber les qualités de leurs ennemis.

La nation huronne entière est bientôt décimée. Quelques survivants se réfugient chez des nations alliées du nord ou encore près de Québec où leurs descendants vivent toujours. Brébeuf fut proclamé Saint Patron du Canada en 1940.
Jean de Brébeuf, et ses compagnons martyrs (mémoire 19 octobre) ont été béatifiés le 21 juin 1925, par le « Pape des Missions » Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) et canonisés, par le même pape, le 29 juin 1930.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Jean de Brébeuf

Source principale : echo.franco.ca (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St José Gabriel del Rosario Brochero, prêtre (1840-1914)
Bse Bénédicte, clarisse (1214-1260)
Sts Hilaire, évêque, et Tatien, diacre, martyrs († 285)
St Papas, martyr († IVe s.)
St Julien d'Antioche, martyr († IVe s.)
Ste Eusébie, abbesse († v. 680)
St Héribert, évêque de Cologne († 1021)
Bx Jean (Giovanni) Sordi, évêque et martyr († 1181)
BBx Jean Amias et Robert Dalby, martyrs († 1589)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyVen 17 Mar 2017, 23:19

18 mars

Saint Cyrille de Jérusalem
Évêque, docteur de l'Église
(315-386)

Cyrille naquit autour de 315 à Jérusalem ou aux environs. Sa vie représente le mélange de deux dimensions: d'une part, le soin pastoral et, de l'autre, la participation, malgré lui, aux controverses enflammées qui troublaient alors l'Église d'Orient.
Il reçut une excellente formation littéraire; ce fut la base de sa culture ecclésiastique, centrée sur l'étude de la Bible.

Ordonné prêtre par l'Évêque Maxime, lorsque celui-ci mourut ou fut déposé, en 348, il fut ordonné Évêque par Acacius, Archevêque métropolitain influent de Césarée de Palestine, philo-arien, qui était convaincu d'avoir trouvé en lui un allié. Il fut donc soupçonné d'avoir obtenu la nomination épiscopale grâce à des concessions à l'arianisme.
En réalité, Cyrille se heurta très vite à Acacius non seulement sur le terrain doctrinal, mais également sur le terrain juridictionnel, car Cyrille revendiquait l'autonomie de son siège par rapport à l'Église métropolitaine de Césarée.

En vingt ans, Cyrille connut trois exils: le premier en 357, à la suite d'une déposition de la part d'un Synode de Jérusalem, suivi en 360 par un deuxième exil voulu par Acacius et, enfin, par un troisième, le plus long - il dura onze ans - en 367, à l'initiative de l'empereur philo-arien Valente.
Ce n'est qu'en 378, après la mort de l'empereur, que Cyrille put reprendre définitivement possession de son siège, en rétablissant l'unité et la paix entre les fidèles.

D'autres sources, également anciennes, appuient la thèse de son orthodoxie, mise en doute par plusieurs sources de l'époque. Parmi celles-ci, la lettre synodale de 382, après le deuxième Concile œcuménique de Constantinople (381), auquel Cyrille avait participé en jouant un rôle important, est celle qui fait le plus autorité. Dans cette lettre, envoyée au Pontife romain, les Évêques orientaux reconnaissent officiellement l'orthodoxie la plus absolue de Cyrille, la légitimité de son ordination épiscopale et les mérites de son service pastoral, que la mort conclura en 387.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Cyrille de Jérusalem
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

et des écrits >>> Cyrille de Jérusalem

Les autres saints du jour :

Bse Celestina Donati, vierge et fondatrice (1848-1925)
St Alexandre, évêque de Jérusalem et martyr († v. 250)
St Fridien (Frediano), évêque de Lucques († v. 588)
St Léobard, reclus dans une cellule († v. 593)
St Braulion, évêque à Saragosse († 651)
St Édouard, roi d'Angleterre et martyr († 978)
St Anselme, évêque de Lucques († 1086)
St Salvator de Horta, religieux o.f.m. († 1567)
BBx Jean Thules et Roger Wrenno, martyrs († 1616)
Bse Marthe (Aimée Le Bouteiller), vierge († 1883)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptySam 18 Mar 2017, 22:00

19 mars

SAINT JOSEPH
Époux de la Très Sainte Vierge Marie

Patron de l'Église universelle



Saint Joseph descendait de la race royale de David. On croit généralement qu'en vue de la mission sublime que le Ciel lui destinait, il fut sanctifié avant sa naissance. Nul ne peut douter que Joseph ne fût préparé à son sublime ministère, quand la Providence, qui dirige tous les événements, unit son sort à celui de Marie.

L'Évangile est très sobre de détails sur saint Joseph, et on y voit tout résumé en ces mots: "Il était juste." Mais que ces mots couvrent de merveilles, puisque les docteurs s'accordent à dire que saint Joseph tient le premier rang après Marie parmi tous les Saints!

Son père l'éleva, d'après la tradition, dans l'état modeste de charpentier; il pouvait avoir, selon de sérieux auteurs, une cinquantaine d'années, et il avait gardé une chasteté parfaite, lorsque la Volonté de Dieu lui confia la Très Sainte Vierge. Cette union, belle devant les anges, dit saint Jérôme, devait sauvegarder l'honneur de Marie devant les hommes.

Dieu voulut que le mystère de l'Annonciation demeurât quelques temps caché à saint Joseph, afin de nous donner, dans le trouble qui plus tard s'empara de lui, lorsqu'il s'aperçut de la grossesse de Marie, une preuve de la virginité de la Mère et de la conception miraculeuse du Fils. L'avertissement d'un ange dissipa toutes ses craintes.

Qui dira ce que Joseph, depuis lors, montra de respect, de vénération, de tendresse pour Celle qui bientôt allait donner au monde le Sauveur? Combien Joseph fut utile à Marie dans le voyage de Bethléem! Combien plus encore il Lui fut utile dans la fuite en Égypte! Joseph se montra pour la Mère de Dieu l'ami fidèle, le gardien vigilant, le protecteur dévoué.

Imaginons-nous les progrès en vertu que dut faire saint Joseph, vivant dans la compagnie de Jésus et de Marie. Quel délicieux intérieur! Quelle sainte maison que cette modeste demeure! Que de mystères dans cette vie cachée où un Dieu travaille sous la direction d'un homme, où un homme se sanctifie sous l'influence d'un Dieu visible à ses yeux et devenu son Fils adoptif! Après la plus heureuse des vies, Joseph eut la plus heureuse des morts, car il rendit son dernier soupir entre les bras de Jésus et de Marie.

Il est permis de croire, après saint François de Sales qui l'affirme, que saint Joseph est dès maintenant au Ciel en corps et en âme, avec Jésus et Marie. C'est à bon droit que saint Joseph porte le titre glorieux de Patron de l'Église universelle, et que son nom, dans la dévotion chrétienne, est devenu inséparable des noms de Jésus et de Marie.

On l'invoque aussi comme Patron de la bonne mort.

Les autres saints du jour :

Bx Marcel Callo, ouvrier et martyr († 1945)
Bx Vinçens (Kolë) Prennushi, évêque et martyr († 1949)
St Jean, abbé en Ombrie au VIe siècle
Bx Andrea Gallerani, fondateur à Sienne († 1251)
Bx Jean (Giovanni) Buralli, prêtre o.f.m. († 1289)
Bx Marco de Montegallo, prêtre o.f.m. († 1496)
Bx Narcisse Turchan, prêtre o.f.m. et martyr († 1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyLun 20 Mar 2017, 23:11

21 mars

Le mardi de la 3e semaine de Carême

Bienheureuse Clémence de Hohenberg
Religieuse bénédictine
(† 1176)

Clémence de Hohenberg naquit en Rhénanie au début du XIIe siècle. Elle épousa le comte de Spanheim (Allemagne), et devenue veuve elle distribua tous ses biens aux pauvres et se retira comme simple moniale à l'abbaye d'Horrès à Trèves, où elle vécut dans l'exercice constant de la plus fervente prière et de la plus profonde charité, jusqu'à sa mort, le 21 mars 1176.

Etymologie: du latin clemens, doux, indulgent.

Les autres saints du jour:

St Nicolas de Flüe, patron de la Suisse († 1487)
St Sérapion, évêque de Thmuis († après 362)
St Lupicin, abbé de Condat († 480)
St Endée, abbé et fondateur en Irlande († v. 542)
St Benoît, abbé au Mont Cassin († 547)
St Jacques, surnommé le Confesseur, martyr († v. 824)
St Jean, évêque de Valence († v. 1145)
Bx Thomas Pilchard, prêtre et martyr († 1501)
Bx Matthieu Flathers, prêtre et martyr († 1608)
St Augustin Zhao Rong, prêtre et martyr (1746-1815)
Ste Benedetta Cambiagio, fondatrice († 1858)
Bx Miguel Gómez Loza, laïc et martyr (1888-1928)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMer 22 Mar 2017, 00:19

22 mars

Sainte Léa
(† v. 383)

Elle faisait partie de ces nobles dames admiratrices de saint Jérôme. À la mort de son mari, elle se retira dans un monastère de Rome.
Devenue, par la suite, mère supérieure de son couvent, elle passait ses nuits en oraisons et tous l'admiraient pour sa foi et son humilité.

Saint Jérôme lui consacrera une lettre dithyrambique.

Les autres saints du jour :

Bx Clemens August Graf von Galen, cardinal († 1946)
St Épaphrodite, évêque († Ier s.)
St Paul, premier évêque de Narbonne au IIIe s.
Sts Callinique et Basilisse, martyrs († s. inc.)
St Basile d'Ancyre, prêtre et martyr († 362)
St Bienvenu Scotivoli, évêque († 1282)
St Nicolas Owen, religieux s.j. et martyr († 1606)
Bx François Chartier, prêtre et martyr († 1794)
Bx Bronislas Komorowski, prêtre et martyr († 1940)
Bx Marien Gorecki, prêtre et martyr († 1940)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMer 22 Mar 2017, 22:22

23 mars

Martyrologe Romain : Commémoraison des saints martyrs Victorien, proconsul de Carthage, et deux frères de la ville d’Aquarège; de plus, deux autres marchands nommés Frumence. Ces saints, à l’époque de la persécution des Vandales, sous le roi arien Hunnéric, en 434, souffrirent les plus cruelles tortures pour avoir confessé avec constance la foi catholique et reçurent la couronne de gloire.

Les autres Saints du jour :

Ste Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès, moniale libanaise († 1914)
Bx Pierre Higgins, prêtre o.p. et martyr. († 1642)
St Turibio de Mogrovejo, évêque de Lima († 1606)
St Fingar ou Guigner, martyr († Ve siècle)
St Gautier, premier abbé à Pontoise († v. 1035)
St Othon (Ottone), ermite († v. 1120)
Bx Pierre de Gubbio, prêtre o.s.a. († v. 1306)
Bx Edmond Sykes, prêtre et martyr († 1587)
St Joseph Oriol, prêtre en Catalogne († 1702)
Bse Annonciade Cocchetti, vierge († 1882)
Bx Méthode-Dominique Trcka, prêtre et martyr († 1959)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyJeu 23 Mar 2017, 22:33

24 mars

Sainte Catherine de Suède
(vierge)

Catherine de Suède, dans le siècle Katarina Ulfsdotter, appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte (Birgitta Birgersdotte) et par son père Ulf Gudmarson.

La fille devait être l'émule, sinon l'égale de sa mère, par ses vertus comme par les lumières qu'elle reçut du Ciel.

Après une sainte éducation dans un monastère, elle en sortit pour épouser, contre son gré, Edgar Lydersson, un jeune noble vertueux qui était invalide et qu'elle soigna avec un grand dévouement. Celui-ci accepta de garder avec elle une chasteté parfaite.

D'accord avec lui, en 1350, pour le jubilé, elle rejoint à Rome sa mère qui y a fait sa demeure depuis son veuvage. Catherine, pendant son séjour, apprend la mort de son jeune époux. Elle décide à son tour de rester à Rome.

Dans la Ville éternelle, on pouvait voir la mère et la fille visiter avec ferveur les églises et les tombeaux des martyrs et s'adonner ensemble à tous les exercices de la mortification et de la piété. Catherine sut résister aux obsessions de plusieurs seigneurs romains qui la recherchaient en mariage, et Dieu la défendit parfois d'une manière merveilleuse.

Quand sa mère meurt, Catherine revient en Suède pour l'ensevelir au couvent de Vadstena, où elle entre et dont elle sera bientôt l'abbesse. Elle retournera une fois encore à Rome pour obtenir la reconnaissance des religieuses de l'ordre du Très-Saint-Sauveur, les Brigittines, et pour la cause de la canonisation de sa mère. Celle-ci n'aura lieu qu'en 1384, trois ans après la mort de Catherine, le 24 mars 1381.

Katarina Ulfsdotter a été canonisée en 1484 par le pape Innocent VIII (Giovanni Battista Cybo, 1484-1492).

Les autres Saints du jour :

Bx Oscar Arnulfo Romero, évêque et martyr († 1980)
Bse Marie Karłowska, vierge et fondatrice (1865-1935)
Sts Timolaus, Denis, Pauside, Romulus, Alexandre, martyrs
St Secondule, martyr († siècle inc.)
St Mac Carthind, évêque en Irlande au Ve siècle
St Sévère (Severo) évêque à Catane († 814)
Bx Jean (Giovanni) de Bâton, prêtre et moine († 1290)
Bx Diègo-Joseph Lopez, prêtre o.f.m. cap. (1743-1801)
Bse Marie-Séraphine du Sacré Cœur, fond. (1849-1911)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyVen 24 Mar 2017, 23:08

25 mars

St Humbert, o.s.b.
Moine bénédictin à Laon puis à l'abbaye de Maroilles
(✝ 680)

Moine de l'abbaye de Laon, dans l'Aisne. Sa noble famille pensait qu'il ferait ainsi une bonne carrière dans l'Eglise en devenant un jour évêque. A la mort de ses parents, il revint dans ses domaines, à Mézières sur Oise, pour y régler quelques questions d'héritage. Il y trouva de nombreux esclaves de l'un et l'autre sexe, des lits moelleux et une table excellente, des distractions et des chasses à courre, tant de choses qui lui retirèrent le goût de la vie monastique. Il y passa de nombreuses années, jusqu'au jour où saint Amand l'emmena en pèlerinage à Rome. Il en revint totalement changé. L'abbaye de Laon lui étant fermée, il entra dans celle de Maroilles dont la pauvreté fut bien contente de trouver sa fortune. Et c'est là qu'il passa ses dernières années dans la pauvreté, la pénitence et la prière.

C’est au cours de son 2e voyage à Rome que Saint Humbert, fondateur de l’abbaye de Maroilles (en 652), revint avec des reliques et une statuette de 'Madame Marie' qui deviendra à Maroilles Notre Dame des Affligés, patronne de l’église abbatiale.
Saint Humbert mériterait d’être plus fréquenté. Solide moine, à la personnalité bien trempée, formé à l’école épiscopale de Laon, il fut compagnon de Saint Amand. Le pape Martin 1er l’ordonne évêque missionnaire, il n’a pas trente ans. Évangélisateur des Pays-Bas et du pays des Helpres (désigne 'le pays des deux Helpes', du nom de la rivière qui passe à Avesnes sur Helpe - 59440), il meurt à Maroilles vers l’an 682.

Les autres Saints du jour:

Bx Hilary Januszewski, prêtre o.c.d. et martyr († 1945)
Ste Marie-Alphonsine Danil Ghattas, cofond. († 1927)
Bx Ndre Zadeja, prêtre et martyr († 1945)
Bx Omeljan Kovč, prêtre et martyr (1884-1944)
St Dismas, le Bon Larron († Ier s.)
Ste Dule, esclave d'un soldat païen et martyre († IVe s.)
St Quirin, martyr († siècle inc.)
Ste Matrone, servante d'une juive et martyre († v. 304)
St Monas (Mona), évêque à Milan au IVe siècle
St Hermeland, abbé dans l'île d'Indre († v. 720)
St Nicodème, ermite en Calabre († 990)
St Procope, abbé au monastère de Sazava († 1053)
Bx Évrard, comte de Nellenbourg et moine († 1078)
Bx Thomas, ermite en Ombrie († 1337)
Ste Margaret Clitherow, martyre (1550/56-1586)
Bx Jacques Bird, jeune martyr anglais († 1592)
Ste Lucie (Lucia) Filippini, vierge et fondatrice († 1732)
Bx Placide (Placido) Riccardi, prêtre o.s.b. († 1915)
Bse Josaphata (Michaelina) Hordashevka, vierge et fond.
Bse Marie-Rose Flesch, vierge et fond. (1826-1906)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyDim 26 Mar 2017, 22:42

27 mars

Saint Rupert
Évêque de Salzbourg

Rupert, issu du sang royal de France, s'exerça, dès sa jeunesse, à la pratique du jeûne, des veilles et de plusieurs autres sortes de mortifications : il était aussi un modèle de chasteté, de tempérance et de charité envers les pauvres.

Son nom devint si célèbre, qu'on venait le consulter de toutes parts. Il éclaircissait les doutes qu'on lui proposait, consolait les affligés, et guérissait les maladies des corps et des âmes. Un mérite si distingué le fit élever sur le siège épiscopal de Worms (ville de Rhénanie-Palatinat, Allemagne) : mais les habitants de ce diocèse, dont la plupart étaient encore idolâtres, ne purent souffrir un pasteur dont l'éminente sainteté condamnait leurs désordres ; ils l'accablèrent d'outrages, et le chassèrent de la manière la plus indigne.

Théodon, duc de Bavière l’invita à venir dans son pays. Rupert arriva à Ratisbonne en 697, et y fut reçu par le duc et par sa cour avec la plus grande distinction. Ayant trouvé partout des cœurs dociles, il ralluma le flambeau de la foi, éteint par les superstitions et par les hérésies qui s'étaient élevées depuis la mort de saint Séverin.
Il convertit Ragrintrude, sœur de Théodon, et cette conversion fut suivie de celle du duc et de toute la Bavière. Dieu autorisa, par plusieurs miracles, la doctrine que prêchait le saint missionnaire. Le zèle de Rupert porta aussi la lumière de l'évangile chez les nations voisines.
Il continua ses prédications à Lorch et à Juvave ; il établit son siège épiscopal dans cette dernière ville. Elle était alors presque entièrement ruinée ; mais on la rebâtit, et elle prit le nom de Salzbourg. Le duc Théodon y fit beaucoup d'embellissements, avec de riches donations, qui mirent Rupert en état de fonder un grand nombre d'églises et de monastères. Théodebert ou Diotper, héritier de la piété de son père, augmenta considérablement les revenus de l'église de Salzbourg.

Rupert fit un voyage en France, dans le dessein de se procurer des missionnaires capables de le seconder dans ses travaux apostoliques : il en emmena douze, avec sainte Erentrude, sa nièce. Celle-ci ayant fait à Dieu le sacrifice de sa virginité, il lui donna le gouvernement du monastère de Numberg, dont il était fondateur.

Il mourut quelques années après, le jour de Pâques du 718 qui tombait, cette année, le 27 mars. Il venait de dire la messe et de prêcher. Il est nommé en ce jour dans les martyrologes.
En Autriche et en Bavière, on fait sa principale fête le 25 septembre : c'est le jour d'une des translations de ses reliques, que l'on voit à Salzbourg, dans l'église qui porte son nom.

Source principale : nouvl.evangelisation.free ; (« Rév. x gpm »).    

Les autres saints du jour :

Bx Francesco Faà di Bruno, prêtre et fondateur († 1888)
Bx Louis-Édouard Cestac, prêtre et fondateur (1801-1868)
Bx Pellegrino, disciple de saint François († v. 1233)
Bse Panacea de' Muzzi, vierge et martyre, (1368-1383)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMar 28 Mar 2017, 00:31

28 mars

Saint Gontran
(545-592)

Petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Il est, à 16 ans, roi d'Orléans, de Bourgogne, du Berry. Il connut cette époque féroce et cruelle où la reine Frédégonde fit assassiner sa sœur, son beau-frère, son mari et l'évêque Prétextat.

Clotaire II fit périr Brunehaut, reine d'Austrasie, en l'attachant à un cheval au galop. Gontran lui-même fit bien quelques écarts dans la fidélité conjugale, répudia sa femme, crime qu'il ajoutait à bien d'autres.

Et puis, il se convertit, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent « le bon roi Gontran ». Il essaya toujours de réconcilier ses frères et fit fonder de nombreux monastères.
Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint-Marcel de Chalon sur Saône. Peu après sa mort, il fut proclamé saint par son peuple.

Les autres saints du jour :

St Joseph Sébastien Pelczar, évêque et fonateur. († 1924)
Bx Dedë Maçaj, prêtre et martyr (1920-1947)
Bx Jean-Baptiste Malo, prêtre MEP et martyr (1899-1954)
Bx Venturino de Bergame, frère prêcheur (1304-1346)
St Castor, martyr († siècle inc.)
Sts Prisque, Malchus et Alexandre, martyrs († 260)
St Cyrille, diacre et martyr († 362)
St Protère, évêque et martyr († 454)
St Hilarion, higoumène († VIIIe s.)
St Étienne Harding, abbé en Bourgogne († 1134)
Bx Conon (Cono), anachorète en Sicile († 1236)
Bx Antoine (Antonio) Patrizi, prêtre o.e.s.a. († 1311)
Bse Jeanne-Marie de Maillé, veuve à Tours († 1414)
Bx Christopher Wharton, prêtre et martyr († 1600)
Bse Renée-Marie Feillatreau, veuve et martyre († 1794)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 9 EmptyMar 28 Mar 2017, 22:18

29 mars

Sainte Gladys
Veuve et ermite
(Ve s.)

Gladys, prénom toujours apprécié dans le monde anglo-saxon, était princesse du Pays de Galles.
Elle et son mari Gondlée étaient devenus des saints, non sans peine. Gondlée, chef de clan, avait enlevé sa future épouse, dont la fidélité conjugale fut loin d'être exemplaire.

Or le fils de tels parents, Cadoc, se manifesta très vite, au contraire, comme un saint authentique. Il eut assez d'influence pour amener ses parents à quitter leur existence brutale.

Devenue veuve, Gladys se convertit et se fit ermite, vivant dans la prière et la pénitence au bord de la rivière Ebbwé, dans l'Ouest de l'Angleterre. Elle termina sa vie dans la paix de la conversion du cœur.

Quant à son fils, devenu moine, il fonda un monastère dans la région de Cardiff, puis se réfugia avec ses moines en Armorique, notre Bretagne, lors de l'invasion des tribus saxonnes. Ayant rencontré saint Gildas, le moine Cadoc portera l'Évangile dans la région de Vannes en Morbihan.

Ainsi, le fils et la mère se sont retrouvés par la miséricorde du Seigneur qui « écrit droit avec les lignes courbes de nos vies ».

De retour en Angleterre, Cadoc prend soin de ses compatriotes, les Celtes des comtés orientaux combattant les conquérants saxons, qui le livrent au martyre à Weedon. Il avait mené jusqu'au bout le beau combat de la foi. Le prénom Cadoc, ou encore Kadeg, a d'ailleurs le sens, en celtique, de "combattant valeureux".

Cette notice fait référence au dictionnaire hagiographique intitulé Dix mille saints et rédigé par les bénédictins de Ramsgate en Angleterre (Éditions Brépols).

Source principale : lejourduseigneur.com (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Jean Hambley, prêtre et martyr († 1587)
St Eustase, évêque de Naples au IIIe siècle
St Marc, évêque d'Aréthuse en Syrie († 364)
Sts Armogaste, Archinime et Saturnin, martyrs († v. 462)
Bx Berthold, soldat puis prieur en Palestine († v. 1188)
St Guillaume Tempier, évêque à Poitiers († 1197)
St Ludolphe, évêque de Ratzbourg et martyr († 1250)

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