Dialogue islamo-chrétien
Rejoignez nous vite

Sur le Forum Dialogue Islamo-Chrétien !!!

Dans les convictions et le respect de chacun.

BIENVENUE PARMI NOUS

Dialogue islamo-chrétien

CE FORUM A POUR VOCATION LE DIALOGUE ENTRE CHRÉTIENS ET MUSULMANS DANS LE RESPECT DES CONVICTIONS DE L'AUTRE
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Marhaba wa s-salam/Bienvenue et Paix
"Ce site se veut être un espace de dialogue entre Chrétiens et Musulmans. Les débats entre Chrétiens ( Catholiques versus Protestants ) comme entre Musulmans ( Sunnites versus Chiites ) ne sont donc pas admis sur nos différents forums. Il est interdit de contester publiquement la modération sauf par MP

Partagez
 

 Saints du jour- année 2016

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, ... 10, 11, 12  Suivant
AuteurMessage
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyLun 07 Déc 2015, 23:02

Rappel du premier message :

Saint Noël Chabanel
Prêtre s.j. et martyr  au Canada


Noël Chabanel naît à Saugues (Haute-Loire, France) le 2 février 1613.
Il entre au noviciat de Toulouse le 9 février 1630. Il enseigne au collège de cette même ville (1632–1639), y étudie la théologie (1639–1641), y fait sa troisième probation (1641–1642).
Après avoir été professeur de rhétorique au collège de Rodez, il arrive à Québec le 15 août 1643, y reste un an, puis monte en Huronie.
Des huit Martyrs canadiens, il est le seul qui n’eut pas de facilité pour l’étude des langues.
Brillant professeur de rhétorique en France, il éprouvait une indicible répugnance pour les us et coutumes des sauvages. « Jamais pour tout cela, écrit le père Ragueneau, il n’a voulu se détacher de la Croix où Dieu l’avait mis ; jamais il n’a demandé d’en sortir. Mais au contraire, pour s’y attacher plus inviolablement, il s’obligea par vœu d’y demeurer jusqu’à la mort, afin de mourir sur la Croix ». La Relation de 1650 nous a conservé le texte de ce vœu héroïque.
Au début de décembre 1649, il était à la mission Saint-Jean, chez les Pétuns, quand il reçut l’ordre de se rendre à la résidence centrale Sainte-Marie II de l’île Saint-Joseph. Parti le 7 décembre, il était le lendemain traîtreusement assassiné par un Huron apostat. La Relation de 1650 raconte la mort de Chabanel, mais ignore les motifs de l’assassinat. Dans le « Manuscrit de 1652 », le père Ragueneau est mieux renseigné : il fait état de l’aveu du meurtrier, Louis Honarreennha, qui a déclaré avoir tué Chabanel en haine de la foi.
Noël Chabanel et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés le 29 juin 1930, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939). 
Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.
La célébration liturgique des 8 saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l'Église universelle.
Pour un approfondissement biographique sur les martyrs, cliquer sur les noms ci-dessous :
Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant 
Isaac Jogues
Jean Brébeuf 
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil


Les autres saints du jour :


BBx Paul Yun Ji-Chung  et 123 comp. († entre 1791 et 1888)
Ste Narcisa de Jesús Martillo Morán, laïque (1832-1869)
St Macaire, martyr († 250)
St Eutychien, pape (27e) du 275 à 283 et martyr
St Euchaire, Ier évêque de Trèves († 250)
St Patapios, ermite († Ve ou VIe s.)
St Romaric, père de famille puis abbé († 653) 
St Thibaud de Marly, abbé († 1247)
Bx Joseph-Marie Zabal Blasco, laïc et martyr († 1936) 
Bx Alojzy Liguda, prêtre s.v.d. et martyr (1898-1942)


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas

AuteurMessage
Julie
Moderateur
Moderateur



Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyMar 19 Jan 2016, 23:40

20 janvier

Saint Sébastien
Martyr
(† 288)

Sébastien, né à Narbonne, a reçu le glorieux titre de Défenseur de l'Église romaine. On pense que, renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l'armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans la foi.

Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour; il s'y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes. Cette position favorisa ses desseins. Bon nombre de chrétiens lui durent de ne pas faiblir devant les supplices. Il fut pour les païens l'occasion d'une foule de conversions : la grâce de Dieu était en lui, et le Ciel confirmait son zèle par les miracles.

Un apostat le trahit enfin, et il fut traduit comme chrétien devant l'empereur. Sébastien parut sans frayeur en face du tyran, et se proclama disciple de Jésus-Christ : « Quoi! lui dit Dioclétien, je t'ai comblé de mes faveurs, tu habites mon palais, et tu es l'ennemi de l'empereur et des dieux? “J'ai toujours invoqué Jésus-Christ pour votre salut et la conservation de l'empire, reprit Sébastien, et j'ai toujours adoré le Dieu du Ciel. ”»

L'empereur, écumant de rage, le livra à une troupe d'archers pour être percé de flèches. Tout couvert de blessures, on le laissa pour mort, baigné dans son sang. Mais, recueilli par une dame chrétienne, il fut bientôt providentiellement guéri. Il alla lui-même se présenter devant Dioclétien, qui, stupéfait de le voir, lui dit : « Quoi! Tu es Sébastien, que j'avais ordonné de faire mourir à coups de flèches? “Le Seigneur, dit Sébastien, m'a guéri, afin de protester, en présence de tout le peuple, contre l'injuste persécution dont vous accablez les chrétiens, qui sont les meilleurs et les plus fidèles citoyens de l'empire.”

L'empereur le fit traîner dans le cirque, pour y être assommé à coups de bâton. Ce fut le 20 janvier 288 qu'il acheva son sacrifice. On l'invoque avec succès contre la peste et les maladies contagieuses.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

Ste Maria Cristina Brando, vierge et fond. (1856-1906)
Bx Basile Moreau, prêtre et fondateur (1799-1873)
St Fabien, Pape (20e) de 236 à 250 et martyr
St Asclas, martyr († v. 287)
St Néophyte, martyr († v. 303)
St Euthyme, abbé et anachorète († 473)
St Wulstan, évêque de Worcester († 1095)
Bx Benoît (Benedetto) Ricasoli, ermite († v. 1107)
St Henri, évêque et martyr († v. 1157)
Ste Eustochie (Eustochia) Calafato, abbesse († 1494)
St Étienne Min Kuk-ka, catéchiste et martyr (1788-1840)
Bx Cyprien Michael Iwene Tansi, moine o.cist. († 1964)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyMer 20 Jan 2016, 23:35

21 janvier

Sainte Agnès
Vierge et martyre
(† 304)

La fête de ce jour nous rappelle un des plus touchants et des plus beaux triomphes de la foi chrétienne ; elle nous montre une faible enfant sacrifiant, pour l'amour de Jésus-Christ, tout ce que le monde a de plus séduisant : noblesse, fortune, jeunesse, beauté, plaisirs, honneurs.

Agnès, enfant de l'une des plus nobles familles de Rome, se consacra au Seigneur dès l'âge de dix ans. Elle avait à peine treize ans quand un jeune homme païen, fils du préfet de Rome, la demanda en mariage ; mais Agnès lui fit cette belle réponse : « Depuis longtemps je suis fiancée à un Époux céleste et invisible ; mon cœur est tout à lui, je lui serai fidèle jusqu'à la mort. En l'aimant, je suis chaste ; en l'approchant, je suis pure ; en le possédant, je suis vierge. Celui à qui je suis fiancée, c'est le Christ que servent les anges, le Christ dont la beauté fait pâlir l'éclat des astres. C'est à lui, à lui seul, que je garde ma foi. »

Peu après, l'enfant est traduite comme chrétienne devant le préfet de Rome, dont elle avait rebuté le fils ; elle persévère dans son refus, disant : « Je n'aurai jamais d'autre époux que Jésus-Christ. » Le tyran veut la contraindre d'offrir de l'encens aux idoles, mais sa main ne se lève que pour faire le signe de la croix.

Supplice affreux pour elle : on l'enferme dans une maison de débauche. « Je ne crains rien, dit-elle ; mon époux, Jésus-Christ, saura garder mon corps et mon âme. » Et voici, ô miracle, que ses cheveux, croissant soudain, servent de vêtement à son corps virginal, une lumière éclatante l'environne, et un ange est à ses côtés. Seul le fils du préfet ose s'approcher d'elle, mais il tombe foudroyé à ses pieds. Agnès lui rend la vie, et nouveau prodige, le jeune homme, changé par la grâce, se déclare chrétien.

Agnès est jetée sur un bûcher ardent, mais les flammes la respectent et forment comme une tente autour d'elle et au-dessus de sa tête. Pour en finir, le juge la condamne à avoir la tête tranchée. Le bourreau tremble ; Agnès l'encourage : « Frappez, dit-elle, frappez sans crainte, pour me rendre plus tôt à Celui que j'aime ; détruisez ce corps qui, malgré moi, a plu à des yeux mortels. »

Le bourreau frappe enfin, et l'âme d'Agnès s'envole au ciel.

Les autres saints du jour :

BBx Jean Baptiste du Cormier et 13 comp., martyrs († 1794)
St Publius, évêque et martyr († 180)
Sts Fructueux, Augure et Euloge, Martyrs († 259)
St Patrocle ou Parre, martyr († IIIe siècle)
St Épiphane (Epifanio), évêque († 496)
St Meinrad, prêtre, ermite, martyr († v. 864)
St Zacharie, ermite, moine en Lucanie († v. 950)
BBx Edouard Stransham et Nicolas Wheeler, martyrs
St Alban Roe, bénédictin et martyr († 1642)
Bx Thomas Green, prêtre et martyr († 1642)
Bse Joseph-Marie de Saint-Agnès, vierge († 1696)
St Jean Yi Yun-il, père de famille et martyr († 1867)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyJeu 21 Jan 2016, 22:55

22 janvier

Saint Vincent Pallotti
Prêtre et fondateur de la
« Societas Apostolatus Cattolici »

Vincent (Vincenzo) Pallotti naît a Rome, le 21 avril 1795, troisième de dix enfants de Pietro Paolo et Maria Maddalena De Rossi. Ses premières études eurent lieu à l'école de San Pantaleone, puis il alla au collège à Rome.

C'est à l'âge de 16 ans qu'il souhaita devenir prêtre. Le 16 mai 1820, il était ordonné et célébrait sa première messe dans l’église du Gesù, à Frascati.

Le 25 juillet, il devenait docteur es théologie, et fut nommé professeur de théologie. Il était un excellent théologien, et aurait pu faire une brillante carrière dans l'enseignement de cette discipline, mais sa vocation le porta plutôt vers l'apostolat.

Il parcourait la ville de Rome, apportant aide matérielle et réconfort à la population misérable, prêchant l'évangile, vivant de peu, et partageant le peu qu'il avait, écoutant les confessions, et aidant spirituellement tous les fidèles qui venaient à lui.
Parallèlement, dans le contexte qui était celui où il vivait, avec l'aide de quelques collaborateurs, il œuvrait à la coordination de toutes les initiatives apostoliques qui impliquaient les chrétiens, religieux et laïcs, afin que la mission et l'action de l'Église se propagent partout.

Le père Pallotti était persuadé de l'importance de la charité et de sa mise en œuvre par tous les catholiques afin d'apporter la Bonne Nouvelle à tous.
C'est ainsi qu'en 1835, il fonda la Pieuse Société des Missions qui deviendra la « Societas Apostolatus Cattolici » (Société de l'Apostolat Catholique - congrégation connue sous l'appellation des Pallottins), mise en place pour animer des groupes de prêtres et de laïcs œuvrant à l'action catholique.

Par ailleurs, le Père Pallotti, dès 1836, a commencé à promouvoir l'observance de l'octave de l'Épiphanie, qui est toujours célébrée ; son but étant d'être un signe de rapprochement avec les églises orientales.

Don Vincenzo meurt prématurément d’un refroidissement, le 22 janvier 1850 ; il n'avait que 55 ans. Il fut inhumé dans église de San Salvatore à Onda.

Déclaré Vénérable en 1887 par le pape Léon XIII (Vincenzo Pecci, 1878-1903), qui le considérait déjà comme un saint, Vincenzo Pallotti fut béatifié le 22 janvier 1950 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), et canonisé le 20 janvier 1963 par St Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).

Les Pallottins sont voués aux missions, à l'apostolat de la jeunesse à travers des œuvres d'éducation, à l'apostolat de la presse et à diverses œuvres d'assistance. Ils attachent de l'importance à la participation commune des prêtres, des laïcs et des religieux et à la promotion du laïcat.
Des missions existent notamment en Amérique du Sud, Australie, Inde, Afrique, Océanie. La congrégation compte 2391 membres en 2008, dont 1640 prêtres en 2005, répartis en 407 maisons.
Il existe aussi une congrégation des Sœurs de l'Apostolat catholique, appelées pallottines.

Les Pères Pallotins œuvrent en France à la diffusion des messages reçus par Sainte Faustine Kowalska. Ils éditent une très belle petite revue trimestrielle le « Messager de la Miséricorde Divine ». Pour aller plus loin : >>> Divine Miséricorde.

Pour un approfondissement biographique, lire :
>>> Vincent Pallotti

Sources principales : nouvl.evangelisation.free.fr/ ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Vincent diacre à Saragosse, martyr († 304)
Bx László Batthyány-Strattmann, médecin (1870-1931)
Bse Laure (Laura) Vicuña, jeune martyre de 13 ans
St Valère, évêque de Saragosse († 315)
St Gaudence, 1er évêque de Novare († 418)
St Anastase, moine et martyr († 628)
St Bernard, évêque de Vienne († 844)
St Dominique (Domenico), moine bénédictin († 1034)
Bse Marie (Maria) Mancini, dominicaine (1355-1431)
Bx Antoine (Antonio) della Chiesa, prêtre o.p. († 1459)
Bx William Patenson, prêtre et martyr († 1592)
Sts François Gil et Matthieu Alphonse, prêtres et martyrs
Bx Guillaume-Joseph Chaminade, prêtre et fond.
Bx Joseph (Giuseppe) Nascimbeni, prêtre et fond.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptySam 23 Jan 2016, 00:24

23 janvier

Ste Marianne Cope de Molokai
« religieuse exemplaire, au cœur extraordinaire »

Marianne Cope (Barbara Koob) de Molokai naît le 23 janvier 1838 à Heppenheim, Hessen-Darmstadt (Allemagne) dans une famille d'agriculteurs, ses parents émigrèrent alors qu'elle était enfant aux États-Unis et s'établirent à Utica (État de New York).

Dès l'âge de 15 ans elle souhaita entrer au couvent, mais elle dut s'occuper de ses plus jeunes frères car ses parents étaient gravement malades. Elle dut donc repousser son projet de quelques années.

En 1860, une branche des Soeurs de Saint François de Philadelphie s'établit à Utica et à Syracuse, près de New York et, à l'âge de 24 ans elle entra dans cet ordre et prononça ses vœux.
L'apostolat de cette Congrégation se consacrait avant tout à l'éducation des enfants des immigrés allemands ; elle fut donc chargée d'ouvrir et de diriger de nouvelles écoles. Plus tard sa communauté fonda les premiers des cinquante hôpitaux généraux des États-Unis qui connurent une grande renommée, offrant leur assistance à tous les malades sans aucune distinction. Mère Cope s'occupa en particulier des alcooliques et des filles mères, car elle souhaitait accomplir son service parmi les plus pauvres d'entre les pauvres.

En 1877, elle fut élue provinciale de sa Congrégation, ainsi qu'en 1881.
En 1883, elle fut la seule à accepter de se rendre aux Iles Hawaï pour assister les lépreux, alors que cinquante autres communautés contactées avaient refusé. Son œuvre en faveur des malades et des sans-abri dans les Iles Hawaï fut très importante, si bien qu'en 1884 le gouvernement lui demanda de créer le premier hôpital général sur l'île de Maui.

En 1889, après la mort du Père Damien de Veuster (canonisé le 11 octobre 2009), grand apôtre des lépreux, elle accepta de se charger du foyer pour les garçons en plus de son travail auprès des femmes et des petites filles. Elle vécut pendant trente ans dans un lieu isolé de l'île Molokai, exilée volontaire avec ses patients. Grâce à elle le gouvernement promulgua des lois pour protéger les enfants, et les malades de la lèpre retrouvèrent leur dignité et la joie de vivre.
Les historiens de son temps parlent d'elle comme d'une « religieuse exemplaire, au cœur extraordinaire ». Elle ne cherchait qu'à accomplir la volonté de Dieu, ne souhaitant aucunement obtenir des reconnaissances ; sa devise était : « Seulement pour Dieu ».
Elle meurt le 9 août 1918 après une longue vie au service des malades de la lèpre.

Marianne Cope de Molokai a été béatifiée le 14 mai 2005 à Rome, par le card. José Saraiva Martins (>>> Homélie), Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, et canonisée, à Rome, la 21 octobre 2012, par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Marie-Antonie (Teresa Grillo), veuve, fond. (1855-1944)
Sts Sévérien et Aquila, époux et martyrs († 303 ou 305)
Ste Émérentienne, martyre († 304)
Sts Clément d'Ancyre et Agathange, martyrs († 309)
St Amasius, évêque en Campanie († v. 356)
St Ildefonse, évêque de Tolède (607-667)
St Mainboeuf, pèlerin, ermite et martyr († IXe s.)
St André Chong (Tyong) Hwa-gyong, martyr († 1840)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptySam 23 Jan 2016, 23:54

24 janvier

Saint François de Sales
Évêque et Docteur de l'Église
(mémoire)

François naît le 21 août 1567 au château de Sales, en Savoie. Nommer ce saint, c'est personnifier la vertu de douceur ; il fut le saint aimable par excellence et le parfait imitateur de Celui qui a dit : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. »

Jeune homme, il mena la vie des anges. Ordonné prêtre, le 18 décembre 1593, il se montra digne émule des plus grands apôtres, par ses travaux et par les innombrables conversions qu'il opéra parmi les protestants.

Évêque, il fut le rempart de la foi, le père de son peuple, le docteur de la piété chrétienne, un pontife incomparable. « On disait communément, écrit sainte Jeanne de Chantal, qu'il n'y avait pas de meilleur moyen de gagner sa faveur que de lui faire du mal, et que c'était la seule vengeance qu'il sût exercer. » -- « Il avait un cœur tout à fait innocent, dit la même sainte ; jamais il ne fit aucun acte par malice ou amertume de cœur. Jamais on n'a vu un cœur si doux, si humble, si débonnaire, si gracieux et si affable qu'était le sien. »

Citons quelques paroles de François lui-même : « Soyez, disait-il, le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous que l'on prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre. S'il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur. » -- « Je le veux tant aimer, ce cher prochain, je le veux tant aimer ! Il a plu à Dieu de faire ainsi mon cœur ! Oh ! Quand est-ce que nous serons tout détrempés en douceur et en charité ! »
Il meurt à Lyon le 28 décembre 1622, le jour des saints Innocents.

François de Sales a été béatifié en 1661 et canonisé en 1665 par le pape Alexandre VII (Fabio Chigi, 1655-1667).

Le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le proclama Docteur de l’Église en 1887 ; Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) le proclama Patron des journalistes en 1923.

On célèbre sa mémoire au jour anniversaire du transfert de son corps de Lyon à Annecy, le 24 janvier 1623.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint François de Sales
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Les autres saints du jour :

Bse Marie Poussepin, vierge et fondatrice (1653-1744)
St Félicien (Feliciano), 1er évêque de Foligno († 251)
St Sabinien, martyr († 275)
St Babylas, évêque et martyr († 250)
St Exupérance, évêque à Cingoli († Ve siècle)
Bse Paule (Paola) Gambara Costa, veuve († 1515)
BBx Guillaume Ireland et Jean Grove, martyrs († 1679)
Sts Vincent Lewoniuk et 12 comp., martyrs († 1874)
Bx Timothée (Timoteo) Giaccardo, prêtre († 1948)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyDim 24 Jan 2016, 23:49

25 janvier

Bienheureux Henri Suso
Prêtre dominicain
(† 1366)

Henri Suso naît sur les bords du lac de Constance (situé à la frontière entre la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche), à la fin du XIIIe siècle. Un père mondain et violent, une mère douce et pieuse d'où lui vient cette nature tendre et aimante que nous trouvons dans ses écrits.

Il entre chez les dominicains de Constance à l'âge de 13 ans. Pendant cinq ans il y mène une vie plutôt médiocre et relâchée et, à l'âge de 18 ans, ayant été favorisé d'une vision, il se convertit. Dès lors il se livre à de très rudes austérités pour réduire son corps en servitude, si bien qu'à 40 ans il était proche de la mort. Sur un signe du Très-Haut, il jeta dans le Rhin tous ses instruments de pénitence.
Après ses premières études théologiques, on l'avait envoyé à Cologne où il connut Maître Eckart vers 1320-1325. Devenu lecteur, il revient à Constance de 1329 à 1336. Il y est lecteur conventuel, puis prieur ; il y écrit, pour la défense d'Eckart, "Le livre de la vérité". Cet ouvrage lui vaut de grands ennuis de la part du Chapitre provincial, puis du Chapitre général qui le dépose de sa charge priorale. Il reste alors dans son couvent et travaille à son "Livre de la Sagesse" dédié au Maître de l'Ordre sous le titre "L'Horloge de la Sagesse". Il se donne également à la prédication dans toute la région.

S'il a mis fin volontairement à ses mortifications corporelles, le Seigneur ne lui épargne pas les autres : il devient l'objet de calomnies et de détractions de toutes sortes. De nature extrêmement sensible et aimante, il se voit abandonné par plusieurs de ses amis. Il exerce pourtant un ministère très apprécié auprès de plusieurs couvents de religieuses dominicaines. C'est à l'une d'elles, Élisabeth Stagel, qu'il confie l'histoire de sa vie qu'elle mettra par écrit.

Refusant d'obéir aux ordres schismatiques de Louis de Bavière, les dominicains quittent Constance et se réfugient à Diessenhoven. Suso est envoyé à Ulm. On ne sait que très peu de choses sur les dernières années de sa vie.
Il y meurt en 1366 vers sa 70ème année. Le concile de Constance le considéra comme bienheureux, mais sa béatification officielle est due à Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1831-1846) en 1831.

Il nous reste de lui sa Vie, sous la forme que nous avons dite, avec quelques retouches postérieures à la révision qu'il en fit, le Livre de la Vérité, l'Horloge de la Sagesse, deux collections de lettres et quelques Sermons. Le succès du Livre de la Sagesse fut énorme : aux XIVe et XVe siècles, ce fut le livre le plus lu en Allemagne ; aucun autre n'est représenté par autant de manuscrits, pas même l'Imitation de Jésus-Christ

Après Maître Eckart et Jean Tauler, Henri Suso est représentatif de l'Ecole de spiritualité dominicaine des "mystiques rhénans" du XIVe siècle. Elle garde la vision de l'univers que lui donne saint Thomas, exalte le primat de la contemplation et, pour y arriver, le dépouillement progressif du sensible, la purification de ce qui agite et distrait, le regard sur le Christ, Vérité éternelle.
Suso insiste sur l'union au Christ par la contemplation de ses perfections et de ses souffrances. Après lui, l'accent sera mis davantage sur l'affection que sur la connaissance : on cherche ce qui émeut, on s'applique à méditer les plaies du Crucifié, les sept douleurs de la Vierge : c'est l'ère des représentations tragiques de la Passion, des Pietà, des descentes de croix... L'œuvre de Suso annonce déjà ce tournant à la fin du XIVe et au XVe siècle.

Source principale: dominicains.ca/Histoire/Figures/suso.htm (“Rév./gpm”).

Les autres saints du jour :

Bse Marie-Antonie (Teresa Grillo), veuve, fond. (1855-1944)
Bx Francesco Zirano, prêtre o.f.m. conv. et martyr († 1306)
St Ananie, compagnon de saint Paul († 60)
St Arthème, martyr († 304)
St Agilée (ou Agileus) martyr († v. 300)
St Grégoire de Naziance, naissance au ciel († 390)
St Bretannion, évêque en Scythie au IVe siècle
St Palémon, anachorète en Thébaïde au IVe siècle
Sts Prix, évêque, et Amarin, martyrs en 676
St Poppon, abbé de Stavelot († 1048)
Bx Antoine (Antonio) Migliorati, prêtre o.e.s.a. († 1450)
Bse Archangèle (Arcangela) Girlani, prieure († 1495)
Bx Emmanuel Domingo y Sol, prêtre et fond. († 1909)
Bx Antoine Swiadek, prêtre et martyr († 1945)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyLun 25 Jan 2016, 23:46

26 janvier

Saints Timothée et Tite
Évêques

Saint Timothée et saint Tite, compagnons de voyage et amis de saint Paul, furent choisis par l’Apôtre pour gouverner, l’un l’Église d’Éphèse et l’autre l’Église de Crète. Autrefois, le premier était fêté le 24 janvier et le second le 4 janvier.

Timothée, né à Lystres d’un père païen, fut, avec sa mère (Eunice) et sa grand-mère (Loïs), juives et croyantes, converti par saint Paul qui, sur la recommandation des prophètes de la communauté de Lystres, le prit comme compagnon de voyage. Saint Paul lui confia des missions près des communautés (Thessalonique, Macédoine, Corinthe) et l’utilisa comme secrétaire pour rédiger les épîtres.

Après avoir partagé sa première captivité, il accompagna saint Paul jusqu’à ce que celui-ci lui demandât de rester à Éphèse dont il fut le premier évêque. Le corps de saint Timothée fut enterré près de celui de saint Jean, à Éphèse, où il resta jusqu’à ce qu’on le transportât à Constantinople (356).

Tite né dans le paganisme, aurait été, selon une ancienne tradition, de parents nobles, de la race royale de Minos, roi de Crète. Cette même tradition ajoute qu’il aurait fait de solides études en lettres profanes quand il aurait entendu une voix mystérieuse lui ordonnant de quitter son pays et de sauver son âme, ajoutant que la science profane des Grecs lui serait peu utile pour son salut. Il aurait attendu un an au bout duquel la même voix lui aurait dit de lire les Écritures des Hébreux.
Son oncle, proconsul de Crète, ayant appris la naissance du Messie d’Israël, l’aurait envoyé à Jérusalem où il aurait connu le Seigneur qui l’aurait compté parmi ses soixante-douze disciples. Témoin de la vie publique de Jésus, de sa Passion, de sa Résurrection et de son Ascension, il aurait été consacré par les Apôtres et adjoint à saint Paul.

Plus probablement, on pense que Tite, né païen, fut converti par saint Paul qui, quatorze ans plus tard, l’ayant rencontré à Antioche, l’emmène jusqu’à Jérusalem où il assiste au fameux « concile » qui rejette la circoncision des païens. A partir de ce moment là, il accompagne saint Paul dans ses voyages et lui sert de messager, singulièrement vers les communautés de Corinthe et d’Éphèse.

Après la première captivité de saint Paul, il aborda en Crète avec l’Apôtre qui l’y laissa jusqu’à ce qu’il l’envoie en Dalmatie. Après le martyre de saint Paul, Tite revint en Crète où, disent les byzantins, il mourut dans un âge très avancé (quatre-vingt-quatorze ans). Le corps de saint Tite resta dans la cathédrale de Gortyne jusqu’à ce que la cité fût détruite par les musulmans (823) ; on ne retrouva que la tête de Tite qui fut transportée à Venise où elle est vénérée à Saint Marc.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Timothée et Tite
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Sources principales : missel.free.fr ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :


Bx Gabriele Maria Allegra, missionnaire o.f.m. (1907-1976)
St Théogène, évêque d'Hippone et martyr († v. 257)
Ste Paule (Paola), veuve romaine (347-404)
Sts Xénophon, Marie, Jean et Arcada, moines († Ve s.)
St Albéric, abbé de Citeaux († 1109)
St Augustin (Eystein) Erlandssön, évêque († 1188)
Bse Marie de la Dive, veuve et martyre († 1794)
Bx Michel Kozal, évêque et martyr († 1943)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyMar 26 Jan 2016, 22:53

27 janvier

Sainte Angèle Merici
Vierge, fondatrice de la
« Congrégation des Ursulines »

Angèle (Angela) Merici naît le 21 mars 1474 à Desenzano, sur le lac de Garde. Ses parents, profondément chrétiens, désiraient que leurs enfants trouvent leur bonheur dans la gloire de Dieu. Pour réaliser cet idéal, ils avaient fait un vrai sanctuaire de la maison paternelle où chacun travaillait sous le regard de Dieu et récitait la prière en commun. Une lecture dans un livre de piété ou dans la Vie des saints terminait la journée.

À ces pieuses pratiques, Angèle ajoutait les rigueurs de la pénitence. Elle voua sa virginité au Seigneur à l'âge de neuf ans et renonça le jour même à toute parure. Elle perdit son père vers l'âge de treize ans ; sa mère mourut deux ans plus tard. Un oncle nommé Barthélémy la prit alors chez lui et s'attacha à favoriser ses pratiques de dévotion. Six ans s'écoulèrent avant que Dieu vienne lui ravir son unique sœur de sang et de sentiments ; le décès de l'oncle Barthélémy suivit de près cette perte vivement ressentie.

Doublement orpheline, Angèle rentra à la maison paternelle, acheva de se dépouiller de tout ce qu'elle possédait et se livra aux plus grandes austérités. Elle était alors âgée de vingt-deux ans. Afin de se sanctifier plus sûrement, elle s'affilia au Tiers-Ordre de Saint-François d'Assise.

En 1506, un jour qu'elle travaillait aux champs, une lumière éclatante l'environna soudain. Angèle vit une échelle s'élever du sol jusqu'au ciel et une troupe innombrable de vierges qui en parcouraient les échelons, soutenues par des anges. Une des vierges se tourna vers elle et lui dit : « Angèle, sache que Dieu t'a ménagé cette vision pour te révéler qu'avant de mourir tu fonderas, à Brescia, une société de vierges semblable à celles-ci. »
Dieu fournit à sa servante les moyens de réaliser cet oracle, seulement vingt ans après la mémorable vision.

La réputation de sainteté d'Angèle Merici s'était répandue jusque dans la ville de Brescia. Les Patengoli, riche famille et grands bienfaiteurs des œuvres pies, habitaient cette cité. En 1516, ayant perdu coup sur coup leurs deux fils, ils invitèrent Angèle à venir habiter avec eux pour les consoler dans leur peine. À partir de ce moment, Angèle se fixa à Brescia, édifiant la ville par ses vertus. Chaque jour, on la voyait en compagnie de jeunes filles de son âge, rassembler les fillettes et leur enseigner la doctrine chrétienne, visiter les pauvres et les malades, instruire les grandes personnes qui venaient, en foule, écouter leurs conférences. Ces pieuses filles s'ingéniaient à rechercher les pécheurs jusque dans leur lieu de travail.

Suivant une pratique très usitée à cette époque, Angèle entreprit plusieurs pèlerinages. Comme elle se rendait un jour à Jérusalem avec un groupe de pèlerins, une mystérieuse cécité se déclara dans la ville de Candie, l'affligeant tout le reste du parcours, pour ne cesser qu'à son retour exactement au même endroit où elle avait perdu l'usage de la vue. Dans cette pénible circonstance, Angèle vit comme un symbole du renoncement qui devait être à la base de tous ses projets. En 1525, le pape Clément VII (Giulio de' Medici, 1523-1534), instruit des vertus et des miracles d’Angèle, lui réserva un accueil des plus bienveillants.

Le souvenir de la merveilleuse vision demeurait toujours au fond de son cœur. Un jour, Angèle réunit douze jeunes filles qui désiraient tendre à la vie parfaite. Elle leur proposa de mener une vie retirée dans leurs demeures et les rassemblaient fréquemment pour les former à la pratique des vertus chrétiennes. En 1533, ce noviciat achevé, Angèle Merici leur révéla son plan, leur démontrant que l'ignorance religieuse était la cause des ravages exercés par le protestantisme et que la fondation d'une société de religieuses d'une forme nouvelle pour l'époque, unissant la vie contemplative à l'instruction des enfants, constituerait un remède efficace à l'état déplorable qui régnait dans l'Église.

Afin de mieux atteindre toutes les âmes dans le besoin, la fondatrice implanta les bases d'un Ordre sans clôture. Ses sœurs parcouraient les prisons et les hôpitaux, recherchaient les pauvres pour les instruire et rompaient généreusement leur pain avec eux. Remontant le cours du mal jusqu'à sa source, Angèle Merici pensait qu'on ne pouvait réformer les mœurs que par la famille, laquelle dépendait surtout de la mère. Elle réalisait que la mauvaise éducation des jeunes filles provenait de la carence de mères chrétiennes. Dans les desseins de Dieu, la Congrégation des Ursulines devait rayonner à travers le monde par l'éducation des jeunes filles.

Le 25 novembre 1535, à Brescia, les premières religieuses du nouvel institut prononcèrent les trois vœux traditionnels de pauvreté, chasteté et obéissance, ajoutant celui de se consacrer exclusivement à l'enseignement. Mère Angèle Merici plaça sa congrégation sous le patronage de sainte Ursule.

Dieu l'avait gratifiée des dons éminents de science infuse et de prophétie. Elle parlait latin sans l'avoir étudié, expliquait les passages les plus difficiles des Livres Saints et traitait les questions théologiques avec une si admirable fermeté et précision, que les plus doctes personnages recouraient volontiers à ses lumières. Ses dernières années furent marquées par de fréquentes extases.

Elle meurt le 27 janvier 1540. Pendant trois nuits, toute la ville de Brescia contempla une lumière extraordinaire au-dessus de la chapelle où reposait son corps qui s'est conservé intact de toute corruption.

Angela Merici a été béatifiée, le 30 avril 1768, par Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769), et canonisée, le 24 mai 1807, par Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) dans la Basilique de saint Pierre.

Pour un approfondissement :
>>> Figlie di S. Angela Merici

Source principale : paroissesainteangele.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Dévote, vierge et martyre († début IVe siècle)
St Julien (Giuliano) de Sora, martyr († IIe s.)
St Julien, premier évêque du Mans († IIIe s.)
St Marius, abbé du monastère de Bodon († v. 650)
St Vitalien (Vitaliano), pape (76e) de 657 à 672
St Thierry (Theodoricus), évêque d’Orléans († 1022)
St Gilduin, diacre de Dol († 1077)
Bx Jean de Warneton, évêque († 1130)
Bx Manfredo Settala, prêtre et ermite († 1217)
Bse Rosalie du Verdier de la Sorinière, martyre († 1794)
St Jean-Marie, surnommé Muzei, martyr († 1887)
St Enrique de Ossó y Cervelló, prêtre (1840-1896)
Bx Georges Matulaitis, évêque et fondateur († 1927)
Bx Paul Josef Nardini, prêtre et fondateur (1821-1862)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyJeu 28 Jan 2016, 00:05

28 janvier

Saint Thomas d'Aquin
Prêtre dominicain, Docteur de l'Église

Tommaso d’Aquino naît en 1225 dans une noble famille napolitaine.

Élevé à l'abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas choisit, cependant, à 19 ans, d'entrer chez les Frères prêcheurs. Ce n'est guère du goût de sa famille, qui le fait enlever et enfermer. L'ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n'avait pas bonne presse dans l'aristocratie.

Au bout d'un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation. On l'envoie à Paris pour y suivre les cours de la bouillonnante Université. Il a comme professeur saint Albert le Grand. Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l'intelligence de l'homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote. Thomas retient la leçon.

Devenu professeur, il s'attelle à un gigantesque travail pour la mettre en œuvre. Connaissant très bien Aristote et ses commentateurs, mais aussi la Bible et la tradition patristique chrétienne, il élabore une pensée originale, qu'il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la « Summa Theologiae» (Somme Théologique).

Comme professeur, il doit aussi soutenir de véhémentes controverses avec des intellectuels chevronnés. Il voyage aussi à la demande des papes. Mais c'est l'étude qui a toute sa faveur : à la possession de « Paris la grande ville », il dit préférer « le texte correct des homélies de saint Jean Chrysostome sur l'évangile de saint Matthieu ».

Il meurt sur la route qui le conduisait au Concile de Lyon, le 7 mars 1274, dans l'abbaye cistercienne de Fossanova (dans la région du Latium).

On célèbre sa mémoire au jour anniversaire du transfert de son corps au couvent des dominicains de Toulouse, les Jacobins, en 1369.

Il est le saint patron de l'Enseignement catholique.

Pour approfondir, lire les Catéchèses du pape Benoît XVI :
>>> 02 juin 2010, Saint Thomas d'Aquin (1)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
>>> 16 juin 2010, Saint Thomas d'Aquin (2)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
>>> 23 juin 2010, Saint Thomas d'Aquin (3)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Les autres saints du jour :

St Joseph Freinademetz, missionnaire en Chine († 1908)
St Jean de Réomé, ermite († v. 554)
St Jacques, ermite en Palestine (VIe s.)
St Julien de Burgos, évêque de Cuença († v. 1207)
Bx Bartolomeo Aiutamicristo, religieux († 1224)
Bx Julien Maunoir, prêtre s.j. et missionnaire († 1683)
Ste Agathe Lin Zhao, vierge et martyre († 1858)
Sts Jérôme Lu Tingmei, Laurent Wang Bing, martyrs († 1858)
Bse Marie-Louise Montesinos Orduña, vierge et martyre
Bse Olympie (Olga) Bida, vierge et martyre († 1952)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyJeu 28 Jan 2016, 23:09

29 janvier

Beata Bolesława Maria Lament
Vierge et fondatrice :
“Sœurs missionnaires de la Sainte-Famille”

Bolesława Maria Lament naît à Łowiczu (Pologne) le 3 juillet 1862, première de huit enfants. Son père était Marcina Lament, sa mère Łucji Cyganowska.
Encore petite, elle eut la douleur d'assister à la mort de deux petites sœurs, Elena et Léocodia, ainsi que du petit frère Martin. Après avoir fréquenté l'école primaire et le collège, elle alla à Varsovie dans une école d'arts et métiers, où elle obtint le diplôme de tailleur. De retour à Łowiczu elle ouvrit un atelier de couture avec sa sœur Stanisława.Pendant tout ce temps, elle vivait une vie intérieure intense, profondément marquée de spiritualité.

En 1884, elle décida d'entrer dans la Congrégation de la Famille de Marie, qui était en train de s'organiser à Varsovie, clandestinement à cause des persécutions tsaristes. C'était une sœur pleine de zèle ; elle se distinguait particulièrement dans la prière, le recueillement, le sérieux et la fidélité avec laquelle elle remplissait toutes ses tâches. Après le noviciat et les vœux simples, elle travailla comme maîtresse de couture, enseignante et éducatrice en différentes maisons de la Congrégation, disséminées dans l'empire russe.
Mais après neuf années, juste avant de prononcer les vœux solennels, elle eut une crise profonde : elle n'avait plus la certitude de sa vocation dans cette Congrégation, au point qu'elle la quitta pour rentrer chez elle à Łowiczu, dans l'intention de rejoindre un monastère cloîtré, dès que possible ; mais sur le conseil de son confesseur, elle choisit plutôt les œuvres d'assistance auprès des sans-logis, activité qu'elle poursuivit à Varsovie, quand sa famille s'y transféra ; là, pour vivre, elle ouvrit avec sa petite sœur Maria un atelier de couture.

En 1894, une énième épidémie de choléra lui enleva son père, en lui ajoutant de nouvelles charges et responsabilités familiales ; elle prit chez elle sa mère et son frère Stephan, de treize ans, qui fréquentait le collège à Varsovie et désirait être prêtre. Mais en 1900, le jeune Stephan mourait à son tour ; devant son cercueil, Bolesława promit de revenir à la vie religieuse.

En octobre 1905, avec Leocidia Gorczynska et Łucji Czechowska, avec l'aide du père jésuite Félix Wierciński,Bolesława donna naissance à la Congrégation appelée "Société de la Sainte Famille", qui ensuite prit le nom de "Sœurs Missionnaires de la Sainte Famille", dont la première supérieure fut Bolesława.
A l'automne de 1907, en compagnie des six sœurs de la communauté d'alors, Bolesława se déplaça à Saint-Pétersbourg, où elle déploya une large activité d'instruction et d'éducation, dédiée surtout aux jeunes, et dès 1913 elle pouvait étendre cette activité en Finlande, en ouvrant à Wyborg un collège pour jeunes filles.
Il y eut ensuite d'autres maisons dans l'archidiocèse de Vilnius et le diocèse de Pinsk ; en 1935, il y avait jusqu'à 33 maisons un peu partout en Pologne, et même une à Rome.

En 1935, mère Bolesława Maria Lament décida de renoncer à la charge de Supérieure Générale pour de graves motifs de santé et, en accord avec la nouvelle Supérieure, elle se retira à Białystok; là, malgré son âge et sa pénible maladie, elle s'employa à ouvrir des écoles, des asiles, un hospice pour dames seules et une cantine pour les chômeurs.
En 1941, ce fut la paralysie complète : sa vie devint plus ascétique encore, tandis qu'elle communiquait de précieux conseils aux consœurs.

Elle mourut saintement à Białystok le 29 janvier 1946 à 84 ans ; sa dépouille fut transférée au couvent de Ratow, et ensevelie dans la crypte de l'église Saint-Antoine.
Le Congrégation des Sœurs Missionnaires de la Sainte Famille se répandit largement en Pologne, en Russie, en Zambie, en Lybie, aux Etats-Unis, à Rome.

Bolesława Maria Lament a été proclamé Bienheureuse le 05 juin 1991, par Saint Jean-Paul II (Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005), durant son voyage apostolique en Pologne.

Source principale : nouvl.evangelisation.free.fr/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Aphraate le Perse, anachorète († v. 378)
Sts Sarbel, prêtre, et Bébaia, sa sœur, martyrs († IIIe s.)
Sts Papias et Maur, soldats et martyrs († IIIe s.)
St Constance (Costanzo), évêque († 180)
Sts Juventin et Maximin, martyrs († 363)
St Valère, 2e évêque de Trèves († IIIe s.)
St Gildas le Sage, abbé en Bretagne († 570)
St Sulpice Sévère, disciple de saint Martin († 410)
Bse Villane (Villana) de Bottis, tertiaire dominicaine
Bx Bronisław Markiewicz, prêtre et fondateur (1842-1912)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyVen 29 Jan 2016, 23:37

30 janvier

Saint Mutien-Marie Wiaux
Frère des Écoles chrétiennes

Mutien-Marie (dans le siècle Louis-Joseph) Wiaux naît le 20 mars 1841 à Mellet, en Belgique, et fut baptisé le jour même.

Ayant reçu de ses parents une éducation profondément chrétienne, appuyée d'exemples, il devint vite lui-même un modèle pour ses compagnons, particulièrement par sa dévotion à la Vierge. Après ses études primaires, il alla travailler à l'atelier de son père, forgeron de Mellet. Peu de mois après, le Seigneur l'appela à une vie toute consacrée à son service.

À quinze ans, le 7 avril 1856, il entre au noviciat des Frères des Écoles Chrétiennes. Le jour de la fête de la Visitation, il revêt l'habit religieux et reçoit le nom de frère Mutien Marie.

Le champ de son premier apostolat catéchétique et pédagogique fut une classe d'enfants à Chimay. Pendant un an, il enseigne à Bruxelles. En 1859, il est transféré au collège de Malonne : il y restera jusqu'à sa mort survenue en 1917.

Ayant trouvé des difficultés d'ordre professionnel, attribuables à son jeune âge et à son inexpérience, il court le risque d'être écarté de la Congrégation comme inapte à l'apostolat de l'école. Après cette dure épreuve, il est affecté à des activités humbles et cachées dans des fonctions plutôt modestes : surveillances, leçons élémentaires de dessin et de musique, sans être particulièrement doué pour ces deux disciplines.

Toujours obéissant et serviable, il s'applique à l'étude du piano, de l'harmonium et des autres instruments, et il puise dans l'amour de Dieu, la force d'une constante assiduité au travail, et cela pendant plus de cinquante ans ! Se rappelant que sa Congrégation a été fondée pour l'éducation chrétienne des pauvres, il demande aux supérieurs la faveur de se rendre à l'école gratuite, annexée au Collège, pour enseigner le catéchisme aux enfants de la classe populaire, dont il se sent très proche : pendant de longues années, il se consacra avec une ardeur extraordinaire à leur faire découvrir les richesses de la foi.

Pour tous ses élèves, riches ou pauvres, grands ou petits, le frère Mutien est un modèle, un signe de la présence de Dieu et de sa bonté. Le bien qu'il réalise est incalculable : les jeunes dont il s'est occupé en témoignent.

Le trait caractéristique du frère Mutien est une obéissance, poussée jusqu'à l'héroïsme, à toutes les prescriptions de la règle. Un des Frères qui vécut de longues années avec lui en communauté donne de lui ce témoignage : « Prenez la Règle, du premier Chapitre jusqu'au dernier, et, sous chaque article, écrivez : le frère Mutien l'a observé à la lettre ! Ce sera sa biographie la plus fidèle ! ». Dans une sereine et confiante adhésion à la volonté des supérieurs, pendant plus de cinquante ans, il exécute fidèlement les tâches qui lui sont confiées. Le frère Mutien s'est fixé un choix précis : faire en tout et avec la plus grande perfection, la volonté de Dieu.

Conformément aux enseignements de son Fondateur, il se laisse guider par la foi, qui lui fait voir Dieu en toutes ses actions ; il vit constamment avec le Seigneur sans jamais perdre le sentiment de sa présence. À quatre heures et demie du matin, il est déjà à genoux devant le Tabernacle. Puis, il se rend à l'autel de Marie. Pendant la journée, il égrène son chapelet : le mouvement de ses lèvres révèle sa prière continuelle. Ses visites au Saint Sacrement sont fréquentes pendant la journée ; il y ajoute les pèlerinages à la grotte de la Vierge de Lourdes et à d'autres lieux de dévotion.

Les élèves, témoins de son admirable piété, l'appellent « le Frère qui prie toujours ». Il leur recommande avec insistance la dévotion à l'Eucharistie et à la Très Sainte Vierge, et tous savent que l'invitation résulte d'une pratique personnelle journalière et persévérante. En toute humilité et avec une extrême gratitude, il dira, à la fin de sa vie : « Qu'on est heureux quand on est, comme moi, sur le bord de la tombe, d'avoir toujours eu une grande dévotion à la Très Sainte Vierge ! ». Ce fut le dernier message de sa vie, alors qu'il entrait en agonie.

Au matin du 30 janvier 1917, il rendit sa belle âme à Dieu. Le jour même de sa mort, on signalait des faveurs, attribuées à son intercession. Et, bientôt, se fut un défilé de pèlerins venant prier sur sa tombe ; les miracles se multiplient.
Six ans plus tard, un tribunal ecclésiastique est établi pour la procédure canonique en vue de la béatification et de la canonisation.

Mutien-Marie Wiaux a été élévé à la gloire des autels le 30 octobre 1977 par le Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978).

Lors de sa canonisation le 10 décembre 1989, St Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) le présenta comme modèle à tous les chrétiens et, tout particulièrement, à ses confrères et aux éducateurs, auxquels est confiée la tâche délicate de former des citoyens honnêtes pour les réalités terrestres et des élus pour le ciel.

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :


Bse Maria Bolognesi, laïque et mystique (1924-1980)
Ste Bathilde, reine de France et moniale à Chelles
Bse Maria (Marie) Mancini, dominicaine (1355-1431)
St Matthias, évêque de Jérusalem (IIe s.)
St Barsimée, évêque à Édesse (IIIe s.)
Ste Martine, vierge et martyre († 226)
Ste Aldegonde, abbesse à Maubeuge († v. 684)
St Armentaire, évêque de Pavie († après 734)
St Théophile le Jeune, chef militaire et martyr († 792)
St Adelelm, abbé à Burgos († 1097)
Bx François Taylor, père de famille et martyr († 1621)
Ste Hyacinthe (Giacinta) Marescotti, religieuse († 1640)
Bx Sébastien (Sebastiano) Valfré, oratorien († 1710)
St Paul Ho Hyob, soldat et martyr (1796-1840)
St Thomas Khuông, prêtre o.p. et martyr († 1860)
St David Galvan, prêtre et martyr († 1915)
Bx Columba (Joseph) Marmion, abbé († 1923)
Bse Carmen Garcia Moyon, enseignante et martyre († 1936)
Bx Zygmunt Pisarski, Prêtre et martyr (1902-1943)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyDim 31 Jan 2016, 03:07

31 janvier

Saint Jean (Giovanni) Bosco
Fondateur de la
« Congrégation salésienne (SDB) »
et de l'Institut des
« Filles de Marie-Auxiliatrice (FMA) »

Jean (Giovanni) Bosco naît le 16 août 1815 aux Becchi, groupe de petites fermes du hameau de Castelnuovo d’Asti (maintenant Castelnuovo Don Bosco), au Piemont.

Ses parents étaient de pauvres paysans ; mais sa mère, demeurée veuve avec trois enfants, était une sainte femme. Le caractère jovial de Jean lui donnait une grande influence sur les enfants de son âge. Il les attirait par ses manières aimables et il entremêlait avec eux les divertissements et la prière. Doué d'une mémoire extraordinaire, il se plaisait à leur répéter les sermons qu'il avait entendus à l'église. C'étaient là les premiers signes de sa vocation apostolique. Son cœur, soutenu par celui de sa mère et d'un bon vieux prêtre, aspirait au sacerdoce. La pauvreté, en l'obligeant au travail manuel, semblait lui interdire l'étude. Mais, par la grâce de Dieu, son courage et sa vive intelligence surmontèrent tous les obstacles.

En 1835, il était admis au grand séminaire. « Jean, lui dit sa mère, souviens-toi que ce qui honore un clerc, ce n'est pas l'habit, mais la vertu. Quand tu es venu au monde je t'ai consacré à la Madone ; au début de tes études je t'ai recommandé d'être son enfant ; sois à elle plus que jamais, et fais-la aimer autour de toi. »
Au grand séminaire, comme au village et au collège, Jean Bosco préludait à sa mission d'apôtre de la jeunesse et donnait à ses condisciples l'exemple du travail et de la vertu dans la joie.

Prêtre le 5 juin 1841, il vint à Turin. Ému par le spectacle des misères corporelles et spirituelles de la jeunesse abandonnée, il réunit, le dimanche, quelques vagabonds qu'il instruisait, moralisait, faisait prier, tout en leur procurant d'honnêtes distractions. Mais cette œuvre du dimanche ne suffisait pas à entretenir la vie chrétienne, ni même la vie corporelle, de ces pauvres enfants.

Jean Bosco, bien que dépourvu de toute ressource, entreprit donc d'ouvrir un asile aux plus déshérités. Il acheta pour 30.000 francs une maison payable dans la quinzaine. « Comment ! lui dit sa mère devenue son auxiliaire, mais tu n'as pas un sou vaillant ! » - « Voyons ! reprit le fils, si vous aviez de l'argent, m'en donneriez-vous ? Eh bien, mère, croyez-vous que la Providence, qui est infiniment riche, soit moins bonne que vous ? »

Voilà le trésor divin de foi, d'espérance et de charité dans lequel Jean Bosco, malgré toutes les difficultés humaines, ne cessa de puiser, pour établir ses deux Sociétés Salésiennes de religieux (SDB 1859) et de religieuses (FMA 1872), avec des établissements charitables multipliés aujourd'hui dans le monde entier.

Don Bosco, épuisé par le travail, rejoint la Maison du Père le 31 janvier 1888 ; il laisse, à son successeur don Michele Rua (béatifié le 29 octobre 1972), 773 Salésiens et 393 Filles de Marie-Auxiliatrice.

Giovanni Bosco fut béatifié le 2 juin 1929 et canonisé le 1er avril 1934, dimanche de Pâques, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).

Pour un approfondissement biographique : >>> SDB.ORG

Source principale : sdb.org ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Francesco Saverio Bianchi, prêtre barnabite (1743-1815)
Bse Maria Cristina de Savoie, reine de Naples et (1812-1836)
Sts Claude, Diodore, Sérapion et Papias, martyrs († 250)
Sts Victorin, Victor et Nicéphore, martyrs († 250)
St Métran d'Alexandrie, martyr († 249)
Sts Cyr et Jean d'Alexandrie, martyrs († IVe s.)
St Géminien (Geminiano), évêque de Modène († IVe s.)
St Abraham le Perse, évêque d'Arbel et martyr († 345)
St Jules (Giulio), prêtre à Novare († IVe s.)
St Marcelle (Marcella), veuve romaine († 410)
St Maedhoc, Ier évêque de Fern en Irlande († v. 626)
St Waldo, évêque d'Évreux († sec. VII)
St Eusèbe, ermite en Bavière († 884)
Bse Louise (Ludovica) Albertoni, veuve († 1533)
Sts Augustin Pak Chong-won et 5 comp., martyrs († 1840)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyDim 31 Jan 2016, 23:07

1 février

Bienheureux Benedict Daswa
Catéchiste et martyr en Afrique du Sud
Premier martyr sud-africain reconnu par l’Église

Benedict (à la naissance Bakali) Daswa naît le 16 juin 1946 dans le village de Mbahe au sein d’une famille non chrétienne ; il était l’aîné de cinq enfants. Il a été élevé dans la religion traditionnelle, au sein de son clan de la tribu Bakali Lemba.

C’est au lycée que Benedict a reçu une instruction dans la foi catholique, par son catéchiste, le P. Benoît Risimati : c’est pour lui rendre hommage qu’il a choisi Benoît comme prénom de baptême et qu’il a faite sienne la devise de saint Benoît, « Prie et travaille ».
Il a été baptisé le 21 avril 1963 par le Père Augustin O’Brien m.s.c., qui lui a donné la première communion. Trois mois plus tard, il était confirmé par l’évêque bénédictin de Pietersburg, Mgr Van Hoeck.

Il est ensuite devenu instituteur et directeur de l’école primaire de Nweli. Benedict invitait les élèves qui ne pouvaient pas payer les frais de scolarité à travailler dans son jardin. Il rendait visite aux familles des absents pour offrir son aide ; il travaillait au potager et il plantait des arbres.
Il a été le premier de son village à construire une maison en briques avec ses économies et grâce à la vente des fruits et des légumes du potager et du verger. Grâce à des prévisions budgétaires prudentes, il pu acheter une voiture, un poste de télévision et il avait le téléphone.
Son succès attira des jalousies: il fut même accusé de faire usage de zombies, des soi-disant cadavres ramenés à la vie par la sorcellerie.

En 1980, Benedict épousa une luthérienne, Shadi Eveline Monyai, qui a ensuite été reçue dans l’Église catholique. Ils eurent huit enfants, le dernier naquit quatre mois après sa mort.
Il lui est tout naturel d’aider sa femme dans l’éducation des enfants et dans les tâches ménagères, et il encourageait les autres pères de famille à en faire autant: « Vous devriez aider votre femme dans les tâches ménagères ». Il enseignait à ses enfants à participer aussi aux tâches de la maison, à être assidus à l’école et au travail du jardin.
Mais surtout, sa famille était une école de prière. Tous les soirs, ils lisaient la bible ensemble et ils participaient aux assemblées dominicales.
Il avait aussi institué ce qu’il appelait le « jour des Daswa », le jour de la fête de Noël: la famille et tous leurs proches parents passaient cette journée ensemble. Les enfants recevaient comme cadeau de Noël du matériel scolaire.

Le chef du village l’avait choisi comme secrétaire et conseiller. Son honnêteté, son intégrité, sa sincérité et son humilité le faisaient respecter.
Catéchiste et membre du Conseil pastoral de la paroisse, il aida à la création de la communauté ecclésiale, en particulier en préparant les candidats au baptême.
Il dirigeait l’office dominical, quand le prêtre ou un agent pastoral n’était pas disponible. Il aida dans la construction, à Nweli, de la première église catholique de la région ; il était très impliqué dans la pastorale des jeunes: il les voulait occupés et disciplinés, et il créa pour eux des clubs de football.

Lors d’une sécheresse survenue dans la région de Venda, dans les années quatre-vingt, il réussit à obtenir des fournitures et des vivres pour les enfants de l’école.
On le respectait aussi en tant qu’homme de prière et pour sa compassion et sa générosité pour les malades, les pauvres et les prisonniers qu’il visitait.

Le 25 janvier 1990, au cours d’un violent orage, la foudre tomba plusieurs fois sur les cases rondes, les ‘rondavels’ couvertes de chaume la population locale pensa que ces phénomènes étaient dus à des actes de sorcellerie. Le conseil des anciens décida donc de consulter un guérisseur et demanda pour cela aux habitants une contribution individuelle de pour lui payer ses émoluments. Benedict répondit que les éclairs étaient des phénomènes naturels et que sa foi catholique lui interdisait d’offrir sa contribution afin de payer un sorcier, suscitant ainsi la colère de nombreux habitants.

Dans l’après-midi du 2 février 1990, alors qu’il travaillait dans son verger, sa belle sœur l’appelle de toute urgence, lui demandant d’emmener son enfant très malade chez le médecin, à Makwarela (Sibasa).
Il lui dit: « Avant de partir, prions ». Sur la route du retour à Mbahe, il s’arrêta pour emmener aussi un habitant d’un village voisin. Celui-ci portait un sac de farine de maïs et il ne voulait pas prendre les transports publics en raison des troubles dans la région.
Mais la route se trouva bloquée à un certain endroit par des troncs d’arbres. Lorsqu’il descendit pour dégager la route, une foule de jeunes garçons et d’hommes dissimulés derrière les buissons se ruèrent sur lui, lui jetant de grosses pierres. Blessé et saignant abondamment, il traversa le terrain de football, espérant trouver de l’aide auprès d’un “Shebeen”, un débit illégal de boissons alcoolisées.
Il finit par trouver refuge dans la cuisine d’une ‘rondavel’ mais sort quand ses poursuivants menacent de tuer l'habitante. Il meurt assassiné à coups de couteau et de ‘knobkerrie’ (type de bâton africain principalement utilisé dans l'Est et le Sud de l'Afrique) disant : « Dieu, je remets mon esprit entre tes mains ».
Lors de ses funérailles, le 10 février 1990, les prêtres portaient des vêtements liturgiques rouges, sûrs que Benedict était mort pour sa foi dans le Christ, du fait de son refus héroïque de la sorcellerie.

Benedict Daswa a été beatifié le 13 septembre 2015, au sanctuaire de Tshitanini, dans la province du Limpopo, par le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, qui représentait le Pape François.
Sa commémoration a été fixée au premier février.

Sources principales : fides.org/fr/news/40646 ; fr.zenit.org/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Louis Variara, prêtre s.d.b. et fond. (1875-1923)
Bse Candelaria de San José, vierge et fond. (1863-1940)
St Tryphon, martyr († v. 251)
St Sévère (Severo), évêque de Ravenne († v. 389)
St Paul, évêque († IVe s.)
Ste Brigitte, abbesse de Kildare en Irlande († 523)
St Ours (Orso), prêtre à Aoste (VIe siècle)
St Agrève, évêque du Puy en Auvergne († VIIe s.)
St Sigebert III, fils de Dagobert I († 656)
St Raymond, abbé du monastère de Fitero († 1163)
St Jean de La Grille, évêque d'Aleth († 1163)
Bx Réginald de Saint Gilles, prêtre o.p. († 1220)
Ste Véridienne (Verdiana), vierge et recluse (1178-1242)
Bx André (Andrea) Conti, prêtre o.f.m. († 1302)
BBx Conor O'Devany et Patrick O'Lougham, martyrs († 1612)
St Henri Morse, prêtre s.j. et martyr († 1645)
BBses Marie-Anne Vaillot et 46 compagnes, martyres († 1794)
Sts Paul Hong Yong-ju et Jean Yi Mun-u, martyrs († 1840)
Ste Barbara Ch'oe Yong-i, martyre († 1840)
Bse Anne (Anna) Michelotti, vierge et fondatrice († 1888)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyLun 01 Fév 2016, 23:41

2 février

Saint Jean-Théophane Vénard
Missionnaire m.e.p. et martyr

Jean-Théophane Vénard, fils d'un maître d'école, naît à Saint-Loup-sur-Thouet (Deux-Sèvres), le 21 novembre 1829.
Il fit ses études classiques au collège de Doué-la-Fontaine, puis sa philosophie au petit séminaire de Montmorillon. Il entra au grand séminaire de Poitiers en 1848, reçut le sous-diaconat en décembre 1850 et demanda aussitôt après à entrer au séminaire des Missions Étrangères de Paris, où il arriva le 3 mars 1851. Sa vocation missionnaire remontait à l'enfance : il la trouva, à l'âge de neuf ans en lisant la notice sur la vie et la mort de Jean-Charles Cornay.
À Paris, Théophane fut dirigé par M. Barran, qui lui enseigna la voie d'enfance spirituelle.

Ordonné prêtre le 5 juin 1852, le jeune missionnaire s'embarqua le 19 septembre suivant, à destination de la Chine, car là Propagande avait demandé à la Société des Missions Étrangères de prendre la charge d'un nouveau territoire. Ce projet ayant été ajourné, Jean-Théophane, après un an et demi d'attente à Hong-Kong, fut envoyé au Tonkin, où il arriva en juillet 1854.

Après avoir étudié la langue dans deux chrétientés, il fut chassé par la persécution et se réfugia à But-Dong, où il tomba dangereusement malade.
En 1857, on lui confia la direction d'un district et, malgré une santé toujours chancelante, il traduisit la Concordance des Évangiles de l'abbé Migne, les Actes des Apôtres, les Épîtres et l'Apocalypse.

Les persécutions le contraignirent à une vie clandestine et incroyablement pénible dans d'obscures cachettes. Son évêque l'avait nommé supérieur du séminaire, mais la persécution ne lui permit pas d'exercer ces fonctions.
Dénoncé, il fut arrêté à Ke-Beo, le 30 novembre 1860, enfermé dans une cage et conduit à Hanoï où il fut décapité le 2 février 1861.

Dès 1864, l'abbé Eusèbe Vénard, frère du martyr, publiait un ouvrage intitulé : Vie et correspondance de J. Théophane Vénard, qui a connu quatorze éditions. Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus lut cet ouvrage, en fut très touchée et vécut dès lors dans une véritable intimité spirituelle avec le jeune martyr.
Théophane Vénard écrivait admirablement. Ses lettres si belles, manifestant la paix de son âme, et, d'autre part, la vénération que lui a manifestée sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus en ont fait le martyr le plus populaire de la Société des Missions Étrangères.

Jean-Théophane Vénard a été béatifié en 1909, par Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), avec plusieurs chrétiens du Tonkin, de Cochinchine ou de Chine.
Il a été canonisé, le 19 juin 1988, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) avec cent-seize autres martyrs vietnamiens.

Source principale : missel.free.fr (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :


Ste Jeanne de Lestonnac, veuve et fond. (1556-1640)
Bse Maria Domenica Mantovani, vierge (1862-1934)
St Floscule, évêque d'Orléans († v. 480)
St Laurent, évêque de Cantorbéry († 619)
St Burchard, évêque de Wurtzbourg († 754)
Bx Simon (Simone) Fidati, prêtre o.e.s.a. († 1348)
Bx Pierre (Pietro) Cambiani, prêtre o.p. et martyr († 1365)
St Nicola Saggio de Longobardi, religieux o.f.m. († 1709)
Bx Etienne (Stefano) Bellesini, prêtre o.s.a. († 1840)
Bse Maria Katharina Kasper, vierge et fondatrice († 1898)
Bx André Charles (Andrea Carlo) Ferrari, cardinal († 1921)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyMer 03 Fév 2016, 00:16

3 février

Saint Blaise
Évêque et martyr
(† v. 320)

Blaise fut l'un des saints autrefois les plus populaires et les plus célèbres par l'efficacité de leur intercession. D'abord très habile médecin, et en même temps très vertueux chrétien, il devint évêque de Sébaste, en Arménie, par le choix du peuple, qui l'entourait d'une grande estime. Mais Blaise, inspiré de Dieu, quitta bientôt son siège épiscopal pour s'enfuir sur une montagne solitaire ; il y avait pour compagnie les bêtes fauves qui venaient chaque jour visiter et caresser l'homme de Dieu, et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de leurs maux.

Il fut rencontré en son désert par des païens qui, surpris de trouver un homme familièrement entouré de lions, de tigres, de loups et d'ours, allèrent raconter cette nouvelle au gouverneur. Blaise saisi peu de temps après comme chrétien, exprima sa joie profonde, à la pensée de souffrir pour Jésus-Christ. Arrivé devant le gouverneur : « Insensé, lui dit-il, penses-tu me séparer de Dieu par tes tourments ? Non, non, le Seigneur est avec moi, c'est Lui qui me fortifie ! »

Les bourreaux le frappèrent à coups de verges et le jetèrent en prison. Quelques jours après, est rappelé au tribunal : “Choisis, Blaise, lui dit le juge, choisis entre deux partis : ou bien adore nos dieux, et alors tu seras notre ami, ou bien, si tu refuses, tu seras livré aux supplices et tu périras d'une mort cruelle” « Ces statues que tu adores, reprend l'évêque, ne sont pas des dieux, mais les organes du démon, je ne puis donc les adorer. »

Le tyran, le voyant inflexible, ordonna de l'attacher à un chevalet, puis il fit apporter des peignes de fer, avec lesquels on lui déchira le dos et tout le corps. La victime, se tournant toute sanglante vers le gouverneur, lui dit : « Déjà voisin du ciel, je méprise toutes les choses de ce monde ; je me ris de vous et de vos supplices. Ces tourments ne dureront qu'un instant, tandis que la récompense sera éternelle. »

Après de nouveaux interrogatoires inutiles, Blaise fut jeté dans le lac voisin pour y être noyé ; mais il fit le signe de la croix et marcha sur les eaux comme sur un terrain solide. Le glorieux martyr eut enfin la tête tranchée.

Tandis qu'il était en prison on lui avait amené un enfant sur le point d'être étouffé par une arête de poisson. Blaise le guérit. C'est sans doute pour ce fait qu'on l'invoque spécialement pour les maux de gorge.

Les autres saints du jour :


Ste Claudine Thévenet, vierge et fondatrice (1774-1837)
Bse Marie-Anne Rivier, vierge et fondatrice († 1838)
Bse Joséphine (Giuseppina) Nicoli, F.d.I.C. († 1924)
St Anschaire, évêque de Hambourg et de Brême († 865)
Sts Symeon vieillard juste et Anne prophétesse
St Célerin, lecteur et martyr (v. 280)
St Lienne, prêtre à Poitiers († IVe s.)
Sts Tigris et Remèze, évêques de Gap († IVe s.)
St Lupicin, évêque de Lyon († Ve s.)
St Adelin, prêtre et abbé († v. 700)
Ste Werburge, abbesse d'Ely en Angleterre († v. 700)
Ste Berlinde, vierge à Merbeck  († v. 700)
Bx Hélinand, moine à Froidmont († v. 1237)
Bx Jean Nelson, prêtre s.j. et martyr († 1578)
Bse Marie-Hélène Stollenwerk, vierge et cofondatrice
Bx Alois Andritzki, prêtre et martyr (1914-1943)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyMer 03 Fév 2016, 23:31

4 février

Sainte Jeanne de Valois
Reine de France

Jeanne de Valois, fille du roi Louis XI, vint au monde, le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi, laide et contrefaite, mais, en revanche, le Ciel révéla en elle, dès ses plus tendres années, une âme d'élite. Sa piété envers la Sainte Vierge marquait son âme du sceau des prédestinés. Elle avait cinq ans lorsque la Mère de Dieu daigna lui apprendre qu'elle était appelée à fonder en son honneur un ordre dont le but principal serait l'imitation de ses vertus.

Jeanne fut mariée malgré elle à un prince qui l'avait en aversion et ne la regarda jamais comme son épouse. Après quelques années pleines d'épreuves pour elle, le roi Louis XI étant mort, ce mariage, contracté en des conditions déplorables, fut, à la demande du mari, déclaré nul par le souverain pontife : « Que Dieu soit glorifié, dit alors la sainte, mes chaînes sont brisées ; c'est Lui qui l'a voulu, afin que désormais je puisse mieux Le servir que je ne l'ai fait jusqu'ici. »

Ses adieux au prince furent touchants : « Je vous dois, dit-elle, une grande reconnaissance, puisque vous me retirez de la servitude du siècle. Pardonnez-moi mes torts ; désormais, ma vie se passera à prier pour vous et pour la France. »
Dès lors la prière devint la compagne inséparable de Jeanne. Son ardent amour pour Jésus-Christ lui fit embrasser les mortifications volontaires, et plus d'une fois on la vit, à genoux au pied d'une croix, se frapper la poitrine avec une pierre et répandre un torrent de larmes, à la pensée de ses péchés et des souffrances de Jésus-Christ.

Consoler les pauvres, les servir à table, laver et baiser leurs pieds, voilà quelles étaient les occupations chères à son cœur. Son humilité aurait voulu cacher à tous les yeux les prodiges de sa charité ; elle n'aurait désiré que Dieu seul pour témoin, car elle ne cherchait que Lui dans la pratique de toutes les vertus.

L'eucharistie était sa force mystérieuse ; elle ne la recevait jamais que toute baignée de larmes, et c'est au pied du tabernacle qu'elle trouvait tous les trésors de dévouement qu'elle prodiguait autour d'elle.

Elle put, avant sa mort, fonder, selon la promesse de la Sainte Vierge, l'ordre des Annonciades. Une clarté extraordinaire parut pendant plus d'une heure dans sa chambre, au moment de sa mort, le 4 février 1505 à Bourges. On trouva son corps couvert d'un cilice, avec une chaîne de fer.

Les autres saints du jour :

St Raban surnommé Maure, évêque († 856)
Ste Catherine (Caterina) de' Ricci, vierge et mystique († 1590)
St Giuseppe de Leonessa, prêtre o.f.m. cap. († 1612)
St Eutyche, martyr († v. 304)
Sts Papias, Diodore et Claudien, martyrs († v. 250)
Sts Philéas, évêque, et Philorome, militaire, martyrs
St Isidore de Peluse, prêtre († v. 449)
St Aventin, évêque à Chartres († v. 528)
St Aventin de Troyes, prêtre († v. 537)
St Nicolas le Studite, moine à Constantinople († 868)
St Gilbert de Sempringham, prêtre et fond. († 1190)
Bx Jean (John) Speed, laïc et martyr († 1594)
St Jean de Britto, prêtre s.j. et martyr († 1693)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyJeu 04 Fév 2016, 23:20

5 février

Sainte Agathe
Vierge et martyre
(† 251)

Deux villes de Sicile, Palerme et Catane, se disputent l'honneur d'avoir donné naissance à sainte Agathe ; ce qui est certain, c'est qu'elle fut martyrisée à Catane, sous l'empereur Dèce.

Dénoncée au préteur Quintianus, comme chrétienne, Agathe lui fut amenée. La beauté de la jeune fille le séduisit ; il conçut pour elle une passion criminelle et crut venir à bout de son dessein en la remettant aux mains d'une femme débauchée, nommée Aphrodisia. Celle-ci employa son art et son artifice afin de séduire Agathe, sans pouvoir y réussir ; et après un mois de tentatives, elle s'en fut trouver le préfet pour lui annoncer l'inutilité de ses efforts.

Le juge alors fit comparaître la servante du Seigneur devant son tribunal.
« Qui es-tu ?
- Je suis noble et d'une illustre famille, toute ma parenté le fait assez connaître.
- Pourquoi donc suis-tu la chétive condition des chrétiens ?
- Parce que la véritable noblesse s'acquiert avec Jésus-Christ dont je me dis la servante.
- Quoi donc ! Sommes-nous dégradés de noblesse pour mépriser ton Crucifié ?
- Oui, tu perds la véritable liberté en te faisant esclave du démon jusqu'au point d'adorer des pierres pour lui faire honneur. »

Afin d'apprendre à la jeune fille à mieux parler, Quintianus la fit frapper sur la joue, et commanda qu'on la conduisît en prison, lui disant qu'elle eut à se préparer à renier Jésus-Christ ou à mourir dans les tourments. Le lendemain, le juge essaya de gagner Agathe par des promesses, mais il la trouva inébranlable, et ses réponses excitèrent tellement la rage du persécuteur, que, sur son ordre, on lui arracha un sein. Elle dit à Quintianus : « N'as-tu pas honte, ô cruel tyran, de me faire souffrir de cette façon, toi qui as sucé ta première nourriture du sein d'une femme ? »

Quand elle fut rentrée dans la prison, où le préfet avait défendu de lui rien donner, saint Pierre lui apparut et la guérit au nom du Sauveur ; la Sainte s'écria : « Je vous rends grâces, ô mon Seigneur Jésus-Christ, de ce qu'il vous a plu de m'envoyer votre Apôtre afin de guérir mes plaies et de me rendre ce que le bourreau m'avait arraché » et la prison fut remplie d'une si éclatante lumière que les gardiens s'enfuirent épouvantés, laissant les portes ouvertes.

Les autres prisonniers conseillaient à Agathe de prendre la fuite, mais elle répondit : « Dieu me garde de quitter le champ de bataille et de m'enfuir en voyant une si belle occasion de remporter la victoire sur mes ennemis. »

Quatre jours après, Agathe fut ramenée devant le juge qui, la voyant saine et sauve, fut rempli d'étonnement ; sa rage n'en devint que plus grande. Par son ordre, on roula Agathe sur des têts de pots cassés et sur des charbons, en même temps que l'on perçait son corps de pointes aiguës. Pendant ce supplice, un tremblement de terre survint, et les principaux ministres de la cruauté de Quintianus furent écrasés. La ville, épouvantée, vit là un châtiment du Ciel, et le persécuteur, craignant qu'on ne lui enlevât sa victime, se hâta de la renvoyer en prison. Quand elle y fut rentrée, Agathe dit : « Ouvrez, Seigneur, les bras de votre miséricorde, et recevez mon esprit qui désire vous posséder avec tous les transports d'amour dont il est capable » et en achevant ces mots elle expira.

Aussitôt que la nouvelle de cette mort se fut répandue, toute la ville accourut pour honorer les restes de sainte Agathe, et au moment où on voulut la mettre dans le tombeau, cent Anges, sous la figure de jeunes hommes, apparurent, et au front d'Agathe inscrivirent ces mots : « C'est une âme sainte ; elle a rendu un honneur volontaire à Dieu et elle est la rédemption de sa patrie. » Quintianus, de son côté, était parti pour se mettre en possession des biens de la servante de Dieu, mais au passage d'une rivière, un cheval le mordit au visage et un autre, à coups de pieds, le précipita dans l'eau où il se noya.

La dévotion à sainte Agathe ne tarda pas à se répandre partout, mais nulle part elle ne fut plus honorée qu'à Catane. Plusieurs fois sa protection a sauvé cette ville des éruptions de l'Etna, et pour cela il suffisait aux habitants de donner, comme barrière aux torrents de lave qui descendaient de la montagne, un objet qui avait touché le corps de la Sainte.

Les autres saints du jour :

Ste Agathe, vierge et martyre († 251)
St Jésus Mendez Montoya, prêtre et martyr († 1928)
St Avit, évêque de Vienne († 518)
St Génuin, Ier évêque à Seben en Rhétie († v. 605)
St Luc (Luca), abbé en Lucanie († 995)
St Sabas le jeune, moine à Rome († 995)
St Albuin de Brixen, évêque dan le Tyrol († 1005 ou 1006)
Ste Adélaïde, première abbesse de Villich († v. 1025)
Bse Françoise Mézière, vierge et martyre († 1794)
Bse Elisabetta Canori Mora, mère de famille († 1825)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]




Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyVen 05 Fév 2016, 23:36

6 février

Sts Paul Miki et ses Compagnons
Martyrs (memoire)
(† 1597)

Une des plus dures persécutions qu'aient essuyées les chrétiens du Japon est celle de Taicosama.
La mission du Japon avait débuté avec succès en 1549 avec saint François-Xavier, mais en 1582 l'empereur voulut faire partir les Jésuites, considérés par certains comme un danger national. La méfiance s'accrut encore lorsqu'une quinzaine de Franciscains débarquèrent en 1593 et construisirent deux couvents, prêchèrent et baptisèrent de nombreux Japonais.
L'empereur du Japon ordonna en 1596 d'arrêter tous les missionnaires qu'on trouverait et de les mettre à mort. Ainsi furent arrêtés six franciscains ; trois jésuites dont Paul Miki et dix-sept laïcs tertiaires franciscains. Ils furent exposés de ville en ville pendant des semaines à la vindicte populaire afin de faire un exemple. L'empereur les envoya alors à Nagasaki où il avait fait dresser 26 croix sur lesquelles ils furent crucifiés face à la mer (face à l'Occident, comme un défi lancé à la chrétienté).

Ces vingt-six martyrs étaient :

Trois jésuites :
Paul Miki, frère jésuite, fils d'un général, premier jésuite japonais et grand prédicateur, Jean Soan (de Goto), frère jésuite japonais, Jacques Kisoï, frère jésuite japonais.

Six franciscains :
Pierre Baptiste de Saint-Esteban, prêtre espagnol, chef de la mission franciscaine au Japon, Martin d'Aguirré, prêtre espagnol, professeur de théologie, François Blanco, prêtre espagnol, Philippe de Las Casas, mexicain, frère convers, Gonzalve García, des Indes Orientales, frère convers, François de Saint-Michel, frère convers.

Dix-sept laïcs tertiaires franciscains, tous japonais et membres de la communauté de Méaco, (arrêtés le 31 décembre 1596) :
Côme Tachegia, Michel et Thomas Cozaki, Paul Ibarki, Léon Carasumo (catéchiste et interprète), Mathias, Bonaventure, Joachim Saccakibara (mèdecin), François de Méaco (médecin), Thomas Dauki (interprète), Jean Kinoia, Gabriel de Duisco, Paul Suzuki (catéchiste et interprète) ; François Danto et Pierre Sukejiro n’étaient pas sur la liste des arrestations mais, comme ils s’obstinaient à suivre les prisonniers et à les soigner, ils furent arrêtés à leur tour ; Louis (11 ans) et Antoine (13 ans).

Du haut de sa croix, Paul Miki continuait à prêcher pardonnant à ses bourreaux et invitant à la conversion : « Arrivé au terme où vous me voyez, dit-il, je ne pense pas qu'aucun de vous me croie capable de trahir la vérité. Eh bien ! Je vous le déclare, il n'y a pas d'autre moyen de salut que la religion chrétienne. Je pardonne aux auteurs de ma mort ; je les conjure de recevoir le baptême. »
Un autre, suspendu à une croix, n'osait se servir que des paroles du bon larron : « Seigneur, souvenez-vous de moi ! »
Les enfants ne furent pas moins admirables. Louis, répondit à un païen qui l'engageait à renoncer à sa foi : « C'est vous qui devriez vous faire chrétien, puisqu'il n'y a pas d'autre moyen de salut. »
Antoine, résista aux larmes de ses parents et aux promesses du magistrat : « Je méprise, dit-il, vos promesses et la vie elle-même : je désire d'être attaché à la croix pour l'amour de Jésus crucifié. » Du haut de sa croix, il chanta d'une voix angélique le psaume : Laudate, pueri, Dominum, Enfants, louez le Seigneur, et il eut le cœur percé d'une lance au Gloria Patri, qu'il alla chanter dans le Ciel.
Ils furent tous achevés d'un coup de lance dans le cœur. Les fidèles recueillirent le sang et les vêtements des martyrs, dont l'attouchement opéra des miracles.

Paul Miki et ses Compagnons ont été béatifiés, par le pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644), le 14 septembre 1627 et canonisés, par le bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878), le 8 juin 1862, dans une solennité sans exemple, au milieu d'un grand concours d'évêques de toutes les parties du monde.
Ce furent les premiers martyrs du Japon.
En Belgique, cette mémoire est reportée au 7 février.

Sources principales : forumreligioncatholique.com ; missel.free.fr (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Maria Theresia Bonzel, religieuse et fond. (1830-1905)
Bx Alfonso Maria Fusco, prêtre et fondateur (1839-1910)
St Antolien (ou Antholien), martyr († v. 265)
St Silvain, évêque d'Émèse et martyr († v. 311)
Sts Dorothée (vierge), Théophile (avocat), martyrs († 304)
St Mel, évêque en Irlande († fin Ve s.)
St Vaast (Gaston), évêque d'Arras († 540)
St Amand d'Elnone, évêque et fondateur († 675 ou 676)
Ste Renule ou Renilde, abbesse à Eiken. († VIIIe s.)
St Guérin, évêque o.s.a. (1080-1158)
St Brynolphe, évêque de Skara, en Suède († 1319)
Bx Ange (Angelo) de Furci, prêtre o.s.a. (1246-1327)
Bx Francesco Spinelli, prêtre et fondateur (1853-1913)
St Matthieu Correa, prêtre mexicain et martyr († 1927)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptySam 06 Fév 2016, 22:58

7 février

Bse Rosalie Rendu
Sœur de Saint-Vincent-de-Paul

Rosalie (nom de baptême Jeanne-Marie), fille de Antoine Rendu et Marie-Anne Laracine, naît le 9 septembre 1786 à Confort, au canton de Gex, dans le Jura. Elle est l'aînée de quatre filles.

Jeanne-Marie Rendu a trois ans lorsqu'éclate en France la Révolution. Dès 1790, l'adhésion par serment à la Constitution civile du clergé est imposée. De nombreux prêtres, fidèles à l'Église, refusent ce serment. Ils sont chassés de leurs paroisses, certains sont mis à mort, d'autres doivent se cacher pour se soustraire aux poursuites. La maison de la famille Rendu devient un refuge pour ces prêtres réfractaires. L'évêque d'Annecy y trouve asile sous le nom de Pierre.

C'est dans cette atmosphère de foi solide, sans cesse exposée au danger de dénonciation, que Jeanne-Marie est éduquée. Elle fera sa première communion une nuit, dans la cave de sa maison, à la lueur d'une bougie. Ce climat exceptionnel forge son caractère.

La mort du père, le 12 mai 1796, et celle de la dernière petite sœur âgée de quatre mois, le 19 juillet de la même année, bouleversent toute la famille. Jeanne-Marie, consciente de sa responsabilité d'aînée, aide sa mère, spécialement dans la garde de ses petites sœurs.

Au lendemain de la Terreur, les esprits s'apaisent et, petit à petit, la vie reprend son cours normal. Sa mère consent à ce que Jeanne-Marie, malgré son jeune âge, fasse un stage dans l'hôpital où les Filles de la Charité assurent les soins aux malades. L'appel de Dieu, qu'elle pressentait depuis plusieurs années, se précise : elle sera Fille de la Charité.

Le 25 mai 1802, Jeanne Marie arrive à la maison mère des Filles de la Charité, rue du Vieux Colombier à Paris. Elle va avoir 16 ans ! La réouverture du Séminaire (noviciat supprimé par les Révolutionnaires) a eu lieu en décembre 1800.

En 1802 Jeanne-Marie est envoyée à la maison des Filles de la Charité du quartier Mouffetard pour être au service des pauvres. Elle y restera cinquante-quatre ans !
Les dates importantes de sa vie :
- 1803 : reçoit l’habit et est placée dans la maison Saint-Martin ;
- 1807 : prononce ses vœux pour la première fois ;
- 1815 : devient supérieure (Sœur Servante) de la maison Saint-Martin ;
- 1833 : encadrement des premiers membres de la société de Saint Vincent de Paul ;
- 1840 : travaille avec les Dames de la Charité nouvellement nommées ;
entreprend les travaux d’expansion de la maison ;
- 1848 : la maison est devenue un refuge et un hôpital de campagne ;
- 1852 : décorée de la croix de la Légion d’honneur par Napoléon III ;
- 1853 : sa vue commence à baisser.

Elle meurt le 7 février 1856, après une courte maladie.

Des journaux de toute tendance se font l'écho des sentiments du peuple. Le Constitutionnel, journal de la gauche anticléricale, n'hésite pas à annoncer la mort de cette Fille de la Charité : « Les malheureux du 12ème arrondissement viennent de faire une perte bien regrettable : la sœur Rosalie, Supérieure de la communauté de la rue de l'Épée de Bois, est décédée hier à la suite d'une longue maladie. Depuis de longues années, cette respectable religieuse était la providence des classes nécessiteuses et nombreuses dans ce quartier ».

Des visiteurs affluent nombreux au cimetière Montparnasse. Ils viennent se recueillir sur la tombe de celle qui fut leur Providence. Mais comme il est difficile de trouver l'enclos réservé aux Filles de la Charité ! Le corps est alors transporté dans un lieu beaucoup plus accessible, plus près de l'entrée du cimetière. Sur la tombe toute simple, surmontée d'une grande croix, sont gravés ces mots : « À la bonne mère Rosalie, ses amis reconnaissants, les riches et les pauvres ». Des mains anonymes ont fleuri et continuent de fleurir cette sépulture : hommage discret mais durable rendu à cette humble Fille de Saint Vincent de Paul.

Rosalie (Jeanne-Marie) Rendu a été béatifiée le 9 novembre 2003, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Bienheureuse Rosalie Rendu (site Filles de la Charité)
>>> Rosalie Rendu, biographie (site du Vatican)

Sources principales : filles-de-la-charite.org/fr ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Sts Paul Miki et ses comp., martyrs (mémoire en Belgique)
St Egidio Maria di S. Giuseppe, religieux o.f.m. (1729-1812)
Bse Klara (Ludwika) Szczesna, cofondatrice (1886-1916)
St Maxime, évêque de Nole en Campanie († IIIe s.)
St Partène, évêque à Lampsaque († IVe siècle)
St Moise, évêque († v. 389)
Ste Julienne (Giuliana), mère et veuve († IVe s.)
St Laurent, évêque de Siponto († v. 545)
St Richard, père de trois saints († v. 720)
St Luc le Jeune, ermite en Grèce († 945)
Bx Rizzier (Rizziero), disciple de saint François († 1236)
Bx Antoine (Antonio) de Stroncone, religieux o.f.m. († 1461)
Bx Thomas Sherwood, marchand drapier et martyr († 1578)
Bx Guillaume Saultemouche, religieux s.j. et martyr († 1593)
Bx Jacques Salès, prêtre s.j. et martyr († 1593)
St Jean de Triora, prêtre o.f.m. et martyr († 1816)
Bse Marie de la Providence (Eugénie Smet), vierge et fond.
Bx Pie IX, Pape (255e) de 1846 à 1878
BBx Anselme Polanco et Philippe Ripoll, martyrs († 1936)
Bx Adalbert Nierychlewski, prêtre et martyr († 1942)
Bx Pierre Verhun, prêtre ukrainien et martyr († 1955)
Bse Anna Maria Adorni, veuve et fondatrice (1805-1893)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyDim 07 Fév 2016, 23:23

8 février

Saint Jérôme Émiliani
Fondateur des
« Clercs réguliers de Somasque »

Girolamo Emiliani, né à Venise en 1486, passa sa jeunesse dans le métier des armes.
Il avait reçu une éducation chrétienne, mais se laissa bientôt entraîner par le torrent des passions.

Fait prisonnier et chargé de fers, en 1511, après une courageuse défense de la place de Castelnuovo, qui lui avait été confiée, voyant la mort proche de lui, il sentit une vive crainte de paraître devant Dieu en état de péché mortel. Les yeux pleins de larmes, Jérôme fit alors un vœu à Marie ; aussitôt, la Mère de Dieu lui apparut, l'appela par son nom, lui donna les clefs de ses fers et de son cachot et lui fit traverser sain et sauf les rangs de l'armée ennemie.

Le jeune converti alla suspendre ses chaînes et les clefs de sa prison à l'autel de la Madone de Trévise, et publia partout les miséricordes de Marie à son égard.

Dès lors, à l'admiration de Venise entière, qui l'avait connu si mondain, il change de vie et passe son temps dans l'exercice de la prière, de la mortification et des bonnes œuvres, visite les hôpitaux, panse les plaies des malades, et se montre le père de tous les malheureux. Il fit surtout éclater sa charité durant une famine et une maladie épidémique ; il vendit jusqu'à ses meubles, et sa maison devint un hôpital où personne n'était rebuté.

Touché du sort des enfants que la mort avait privés de leurs parents, il loua une maison où il les réunit, et où il se chargea de leur nourriture, de leur entretien et de leur instruction ; il devenait ainsi le père de ceux qui n'en avaient plus ; il allait les chercher par les rues et les places, les amenait dans son pieux asile, et leur inspirait une piété qui fit bientôt l'admiration de Venise.
Le zèle ne connaît pas de limites : Jérôme trouva encore le temps de s'occuper des jeunes gens et des vieillards, de diriger l'hôpital des Incurables, de fonder une œuvre pour réunir les pécheresses converties par ses prédications, de parcourir les campagnes, la clochette à la main, pour apprendre aux enfants et au peuple les éléments de la religion.

Il meurt, le 8 février 1537, au service des pestiférés, laissant la congrégation (fondée en 1532) des « Clercs réguliers de Somasque » pour continuer son œuvre.
Les clercs réguliers, très nombreux au XVIIe siècle, ils ne sont pas aujourd'hui implantés en France mais sont encore environ 500 répartis dans 88 maisons en Italie, Espagne, Pologne, Roumanie, Salvador, Guatemala, Honduras, Mexique, USA, Colombie, Brésil, Équateur, Philippines, Inde et Sri Lanka.

Girolamo Emiliani a été béatifié en 1747 par Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) et canonisé par Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769) en 1767.
En 1928 Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) le proclama « Patron universel des orphelins et de la jeunesse abandonnée ».

Les autres saints du jour :

Ste Joséphine Bakhita, esclave soudanaise puis religieuse
Bse Esperanza de Jesús, religieuse et fondatrice (1893-1983)
Ste Coïnte, martyre († 249)
St Juvence (Invenzio), évêque de Pavie († 397)
Sts Martyrs du monastère de Die à Constantinople († v. 485)
St Jacut, abbé en Bretagne au VIe siècle
St Honorat (Onorato), évêque de Milan († Gênes v. 570)
St Nicet, évêque de Besançon († VIIe s.)
St Paul, évêque de Verdun († v. 647)
Bx Pietro d'Igneo, évêque d'Albano († 1089)
St Étienne de Grandmont, abbé et fondateur († 1124)
Bse Giuseppina Gabriella Bonino, vierge († 1906)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]




Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyLun 08 Fév 2016, 15:07

9 février

Bse Anna Katharina Emmerick
« Mystique du Land de Münster »

Anna Katharina Emmerick naît le 8 septembre 1774, dans la communauté d'agriculteurs de Flamschen près de Coesfeld (Allemagne).

Elle grandit au sein d'une famille de neuf frères et sœurs. Dès sa plus tendre enfance elle dut aider aux travaux domestiques et agricoles. Elle ne fréquenta que quelques temps l'école, mais elle possédait une bonne instruction dans le domaine religieux. Très rapidement ses parents s'aperçurent de sa vocation à la prière et à la vie religieuse.

Elle travailla trois ans dans une grande ferme des environs, puis apprit la couture et retourna vivre chez ses parents. Elle demanda ensuite à être admise dans divers monastères, mais elle fut refusée car elle ne possédait pas de don particulier. Toutefois, les clarisses de Münster l'acceptèrent à la condition qu'elle apprenne à jouer de l'orgue. Ses parents l'autorisèrent alors à aller vivre dans la famille de l'organiste Söntgen de Coesfeld pour faire son apprentissage ; mais elle n'eut jamais la possibilité d'apprendre l'orgue, car la pauvreté de la famille la poussa à travailler afin de les aider à vivre.

En 1802, elle réussit finalement à entrer au monastère d'Agnetenberg, près de Dülmen, avec son amie Klara Söntgen. Elle prononça ses vœux l'année suivante, participant à la vie monastique avec ferveur, toujours prête à accomplir les travaux les plus durs que personne ne voulait faire. Mais, de 1802 à 1811, elle tomba fréquemment malade et dut supporter de grandes douleurs.

En 1811, le monastère d'Agnetenberg fut fermé, elle devint alors domestique chez l'abbé Lambert, un prêtre qui avait fui la Révolution française et qui vivait à Dülmen. Mais elle tomba à nouveau malade et ne quitta plus son lit. Elle fit alors venir sa plus jeune sœur qui, sous sa direction, s'occupait de la maison.

C'est au cours de cette période qu'elle reçut les stigmates. Ce fait ne pouvait pas rester caché ; le docteur Franz Wesener l'examina et en resta profondément impressionné, devenant son ami fidèle au cours des années qui suivirent.

Une caractéristique de sa personnalité était l'amour qu'elle éprouvait pour son prochain. Elle cherchait toujours à aider les autres, même sans pouvoir se lever de son lit, où elle cousait des vêtements pour les enfants pauvres. De nombreuses personnalités, qui participaient au mouvement de renouveau de l'Église au début du XIX siècle, cherchèrent à la rencontrer.

La rencontre avec Clemens Brentano (poète et écrivain allemand) fut particulièrement significative. A partir de 1818, il lui rendit visite chaque jour pendant cinq ans, dessinant ses visions qu'il publia ensuite. Au cours de l'été 1823, la santé d'Anna Katharina déclina et, la mort approchant, elle décida d'unir sa souffrance à celle de Jésus, en l'offrant pour la rédemption des hommes.

Elle meurt le 9 février 1824.

La vie d'Anna Katharina fut caractérisée par une profonde union avec le Christ ; les stigmates qu'elle portait en furent la preuve. Elle éprouva également une profonde dévotion à l'égard de Marie. À travers la foi et l'amour elle servit l'œuvre de la rédemption, disant à ce propos : « J'ai toujours considéré le service au prochain comme la plus haute vertu. Dans ma jeunesse, j'ai prié Dieu afin qu'il veuille bien me donner la force de servir mon prochain et d'être utile. A présent je sais qu'il a exaucé ma prière. »

Anna Katharina Emmerick a été béatifiée le 3 octobre 2004, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Apolline, vierge et martyre († 249)
Bx Léopold d'Alpandeire, religieux o.f.m. cap. (1866-1956)
Bx Luís Magaña Servín, laïc mexicain et martyr († 1928)
Sts martyrs à Alexandrie († v. 375)
Sts Prime et Donat, diacres et martyrs († v. 361)
St Maron, patron des catholiques maronites
St Théliau, évêque gallois de Llandaff († 560)
St Sabin (Sabino), évêque à Canossa († v. 566)
St Ansbert, évêque de Rouen († v. 695)
St Alton, moine irlandais au VIIIe s.
St Raynald (Rainaldo), moine puis évêque († v. 1222)
St Michel (Miguel) Cordero, f.e.c. (1854-1910)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyMar 09 Fév 2016, 23:25

10 février

Sainte Scholastique
Moniale, sœur de saint Benoît
(480-543)

Scholastique était la sœur de saint Benoît, patriarche des moines d'Occident.
Jeune encore, elle fit, au foyer paternel, de grands progrès dans la vertu. Loin d'imiter les illusions des filles du siècle, elle méprisa la beauté, les richesses, l'alliance des plus grands princes pour s'allier à Jésus-Christ. Suivre Benoît dans la solitude était son unique aspiration. Elle se consacra à Dieu dès sa plus tendre jeunesse, et elle se rapprocha de son frère, quand il se fut établi au Mont-Cassin, afin de profiter de ses leçons et de ses exemples.

Benoît ne consentait à voir sa sœur qu'une fois par an, avant le carême, et alors la sainte sortait de son cloître, et le frère, de son côté, allait au-devant de la sœur ; ils se rejoignaient sur le flanc de la montagne, et on voit encore le petit sanctuaire érigé, croit-on, sur les ruines de la chaumière où saint Benoît et sainte Scholastique eurent leur suprême entretien resté si célèbre.

Le 9 février 543, Scholastique était allée visiter son frère, comme de coutume. La journée se passa dans de grandes conversations, et la nuit arriva sans qu'ils s'en aperçussent. « Il est trop tard pour vous retirer, dit la sainte à son frère ; parlons jusqu'à l'aurore des joies de la vie céleste. “Que dites-vous là, ma sœur ? reprit Benoît ; je ne puis passer la nuit hors de mon couvent” ».

Scholastique, affligée de ce refus, se pencha sur la table, et, la tête entre ses mains, pria Dieu en versant d'abondantes larmes. Sa prière fut si promptement exaucée, que le tonnerre grondait déjà quand elle releva la tête, et que la pluie tombait par torrents, bien que le ciel fût auparavant serein et sans nuage : « Qu'avez-vous fait, ma sœur ? dit l'homme de Dieu.
“Je vous ai supplié, dit Scholastique, et vous n'avez pas voulu m'écouter ; j'ai invoqué Notre-Seigneur, et voilà qu'il m'exauce.” »

Dans l'impossibilité de sortir, Benoît resta par force ; les deux saints veillèrent toute la nuit, s'entretenant du bonheur des élus. Le lendemain, la vierge retourna à son couvent, et, Benoît à son monastère ; mais le troisième jour, l'homme de Dieu, dans sa cellule, élevant les yeux en haut, vit l'âme de sa sœur s'envoler dans les airs sous la forme d'une colombe.

Benoît voulut faire déposer le corps de sa sœur dans le tombeau qu'il avait préparé pour lui, afin que leurs corps fussent unis dans la mort comme leurs âmes l'avaient été dans la vie.

Les autres saints du jour :

Bse Eusébie Palomino Yenes, religieuse (1899-1935)
Sts Charalampe, Porphyre, Daucte, martyrs († 202)
Sts Zotique et Amance, soldats et martyrs († 304)
St Silvain, évêque à Terracine en Campanie († Ve s.)
St Trojan, évêque en Aquitaine († v. 550)
St Prothade, évêque de Besançon († v. 624)
Ste Austreberte, vierge et abbesse († 704)
St Guillaume (Guglielmo), ermite en Toscane († 1157)
Bx Hugues de Fosses, abbé de Prémontré († 1163)
Bse Claire (Chiara) Agolanti, recluse (1280-1326)
BBx Pierre Frémond et 5 compagnes, martyrs († 1794)
Bx Alojzije Stépinac, cardinal et martyr († 1960)
Bx José Luis Sánchez del Río, martyr (1913-1928)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyMer 10 Fév 2016, 23:32

11 février

Saint Pedro de Jésus Maldonado Lucero
Prêtre et martyr au Mexique

Pedro de Jésus Maldonado naît à Sacramento, Chihuahua, le 8 juin 1892. À l’âge de 17 ans, il répond à l’appel de Dieu et entre au séminaire de Chihuahua. De santé fragile, il souffre des mauvaises conditions sanitaires prévalant à l’époque dans cette institution.

En 1918, il est envoyé à El Paso, au Texas, pour y recevoir les Ordres; il est ordonné prêtre le 25 janvier 1918 dans la Cathédrale St. Patrick, par Jésus Schuler s.j., évêque de El Paso.
Le Père Maldonado célèbre sa première Messe dans la paroisse Sagrada Familia de Chihuahua le 11 février, jour de la Fête de Notre-Dame de Lourdes.

Le 1er janvier 1924, il est nommé curé de la paroisse Santa Isabel, où il suscite l’enthousiasme de ses paroissiens ; l’Adoration au Saint Sacrement, ainsi que d’autres pratiques religieuses, prirent de l’essor. Le Père Maldonado avait aussi encouragé ses ouailles à plus d’Amour et de dévotion envers la Vierge Marie.

En 1926, le gouvernement mexicain entame une persécution à l’encontre de l’Église. Le culte public est suspendu ; les églises, séminaires et écoles religieuses sont fermées. L’État de Chihuahua est en partie épargné des hostilités, grâce aux mesures prudentes instituées par les autorités locales.
Avant 1931 il y a une nouvelle vague de persécution religieuse ; l’état de Chihuahua aussi est embrasé par la violence. Des prêtres sont persécutés et exilés. Des responsables et des enseignants catholiques sont forcés de signer des déclarations indiquant qu’ils renonçaient à leur Foi. Toute manifestation publique, visant à dénoncer l’action du gouvernement, était aussi interdite.

En 1934, le P. Maldonado, arrêté et expulsé d’El Paso, demande de réintégrer sa paroisse le plus tôt possible.

Revenu au Mexique en 1936 à Boquilla del Rio, une ville situé près de Santa Isabel, il réside là bas en compagnie d’une famille catholique qui avait transformé une partie de sa maison en lieu où célébrer la Messe.

Le 10 février 1937, Mercredi des cendres, Pedro de Jésus confessaitdes gens lorsqu’un groupe d’hommes ivres et armés part à sa recherche à travers la ville.
Bien que des fidèles tentent de le cacher, le Père fut capturé. Ses ravisseurs le firent marcher pieds nus jusqu’au centre de la ville. Tout au long du trajet, le prisonnier récita le rosaire à voix haute, accompagné par ses paroissiens qui marchèrent et prièrent à ses côtés.
Lorsque le groupe arriva à l’hôtel de ville, un fonctionnaire municipal attrapa le Père Maldonado par les cheveux et le frappa d’un coup de poing. Un leader politique dégaine son pistolet et vise le Père Maldonado qui s’effondre ; son crâne troué et l’œil gauche pratiquement sorti de son orbite.
Voyant qu’il vivait toujours, ses persécuteurs le frappèrent avec la crosse de leurs fusils et le trainèrent jusqu’au deuxième étage du bâtiment, l’abandonnant, inconscient, dans la mare formée par son propre sang. Découvert par un groupe de femmes on l’amena à l’hôpital où on lui donna l’extrême-onction ainsi que la Bénédiction.

Le Père Maldonado est mort en martyr, le 11 février 1937, et son sacrifice n’a pas été vain. Le 26 avril 1937, le gouverneur de Chihuahua signe, en effet, une requête autorisant la reprise du culte public dans son État.
Le 1er mai, les cloches de la Cathédrale sonnèrent à nouveau, appelant les fidèles à la Messe. Le jour du premier anniversaire de la mort du père Maldonado, le culte public avait repris partout dans l’État de Chihuahua. Le gouvernement venait de mettre un terme à toutes persécutions à l’encontre des Catholiques.

Pedro de Jesus Maldonado Lucero, victime de la ‘Guerre Cristera’ a été reconnu comme un authentique martyr de la foi et, comme tel, a été béatifié le 22 novembre 1992 et canonisé, avec 24 autres martyrs mexicains, le 21 mai 2000, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005)

Canonisés le 21 mai 2000 :

Prêtres : Cristobal Magallanes Jara, Agustin Caloca Cortes, Roman Adame Rosales, Rodrigo Aguilar Aleman, Julio Alvarez Mendoza, Luis Batis Sainz, Mateo Correa Magallanes, Atilano Cruz Alvarado, Miguel De La Mora, Pedro Esqueda Ramirez, Margarito Flores Garcia, Jose Isabel Flores Varela, David Galvan Bermudez, Pedro de Jesus Maldonado Lucero, Jesús Méndez Montoya, Justino Orona Madrigal, Jose Maria Robles Hurtado, Toribio Romo Gonzalez, Jenaro Sanchez Delgadillo, Sabas Reyes Salazar, David Uribe Velasco, Tranquilino Ubiarco Robles.

Laïcs : Salvador Lara Puente, Manuel Morales, David Roldan Lara.

Source principale : reflexionchretienne.e-monsite.com (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Séverin, abbé de St-Maurice († 507)
Ste Sotére, vierge et martyre, († 304)
Sts martyrs en Numidie († 304)
St Castrensis, évêque africain et martyr († 450)
St Secondin (Secondino), évêque en Apulie († V/VIe s.)
St Grégoire II, Pape (89e) de 715 à 731
St Pascal I, Pape (98e) de 817 à 824
St Ardaing, abbé de l'abbaye de Tournus († 1056)
Bx Tobie, religieux o.h. et martyr (1861-1937)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyJeu 11 Fév 2016, 23:41

12 février

Commémoraison des saints martyrs d’Abitène
(† 304)

Saturnin, prêtre, avec ses quatre enfants : Saturnin le jeune et Félix, tous deux lecteurs, Marie, vierge consacrée, et le petit Hilarion. Le sénateur Dativus, Félix ; un autre Félix, Émérite et Ampelius, lecteurs. Rogatien, Quintus, Maximien ou Maxime, Telica ou Tazelita, un autre Rogatien, Rogatus, Janvier, Cassien, Victorien, Vincent, Cécilien, Restitute, Prima, Éve, encore un autre Rogatien, Givalius, Rogatus, Pomponia, Secunde, Januaria, Saturnine, Martin, Clautus, Félix le jeune, Marguerite, Major, Honorata, Regiola, Victorin, Peluse, Fauste, Dacien, Matrone, Cécile, Victoire, vierge de Carthage, Berectina, Secunde, Matrone, Januaria. (Martyrologe Romain)

Visite Pastorale du Pape Benoît XVI
à Bari pour la Clôture du
XXIV Congrès Eucharistique Italien
Esplanade de Marisabella
Dimanche 29 mai 2005

Extraits de l’Homélie du Pape

Très chers frères et sœurs,

[...] Ce Congrès eucharistique, qui arrive aujourd'hui à sa conclusion, a voulu présenter le dimanche comme la « Pâque hebdomadaire », expression de l'identité de la communauté chrétienne et centre de sa vie et de sa mission.
Le thème choisi - « Sans le dimanche nous ne pouvons pas vivre » - nous ramène à l'an 304, lorsque l'empereur Dioclétien interdit aux chrétiens, sous peine de mort, de posséder les Écritures, de se réunir le dimanche pour célébrer l'Eucharistie et de construire des lieux pour leurs assemblées.
A Abitène, une petite ville située dans l'actuelle Tunisie, 49 chrétiens furent surpris un dimanche alors que, réunis dans la maison d'Octave Félix, ils célébraient l'Eucharistie, bravant ainsi les interdictions impériales. Arrêtés, ils furent conduits à Carthage pour être interrogés par le Proconsul Anulinus. La réponse, parmi d'autres, qu'un certain Eméritus donna au Proconsul qui lui demandait pourquoi ils avaient transgressé l'ordre sévère de l'empereur, est significative. Il répondit : « Sine dominico non possumus » : sans nous réunir en assemblée le dimanche pour célébrer l'Eucharistie, nous ne pouvons pas vivre.
Les forces nous manqueraient pour affronter les difficultés quotidiennes et ne pas succomber. Après d'atroces tortures, ces 49 martyrs d'Abitène furent mis à mort. Ils confirmèrent ainsi leur foi, à travers l'effusion de leur sang. Ils moururent, mais ils vainquirent : nous les rappelons à présent dans la gloire du Christ ressuscité.
Les martyrs d'Abitène représentent une expérience sur laquelle nous, chrétiens du XXI siècle, nous devons réfléchir. Pour nous non plus, il n'est pas facile de vivre en chrétiens, même s'il n'y a pas ces interdictions de l'empereur. Mais, d'un point de vue spirituel, le monde dans lequel nous nous trouvons, souvent marqué par une consommation effrénée, par l'indifférence religieuse, par un sécularisme fermé à la transcendance, peut apparaître comme un désert aussi aride que celui « grand et redoutable » (Dt 8, 15) dont nous a parlé la première lecture, tirée du Livre du Deutéronome. [...]

« Comment pourrions-nous vivre sans Lui ? ». Nous entendons retentir dans ces paroles de saint Ignace l'affirmation des martyrs d'Abitène : « Sine dominico non possumus ». C'est précisément de là que jaillit notre prière : que nous aussi, chrétiens d'aujourd'hui, retrouvions la conscience de l'importance décisive de la Célébration dominicale et sachions tirer de la participation à l'Eucharistie l'élan nécessaire pour un nouvel engagement dans l'annonce au monde du Christ « notre paix » (Ep 2, 14). Amen !

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Réginald de Saint Gilles, prêtre o.p. († 1220)
St Mélèce, évêque d'Antioche († 381)
St Benoît d'Aniane, abbé et réformateur († 821)
St Antoine, surnommé Cauléas, évêque († 901)
Bse Ombeline, moniale cistercienne († 1136)
St Ludan, pèlerin venu d'Écosse († 1202)
Bx Thomas Hemerford, prêtre et martrys († 1584)
BBx Jean Munden et Georges Haydock, martyrs († 1584)
BBx Jacques Fenn et Jean Nutter, martyrs († 1584)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptySam 13 Fév 2016, 00:05

13 février

Bx Jourdain de Saxe
Premier successeur de saint Dominique

Jourdain de Saxe a donné à l'Ordre une impulsion décisive. C'est l'un des témoins les plus prestigieux de la ferveur que suscita l'Ordre au XIIIe siècle.

Il était né vers 1190, en Saxe, dans la famille des comtes d'Eberstein. Dès sa jeunesse - et il continua quand il fut étudiant - il avait prit l'habitude de donner chaque jour une aumône au premier pauvre qu'il rencontrerait. Envoyé à Paris pour y prendre ses grades, il y mena une vie pieuse : chaque nuit il allait à Notre-Dame pour l'office de matines.

En 1219 il est sous-diacre et bachelier en théologie. Les frères viennent de s'installer à Saint Jacques et sont dans un dénuement extrême. Saint Dominique les visite et les réconforte à son retour d'Espagne. Sa parole suscite l'enthousiasme dans le monde universitaire. Emporté par le courant, Jourdain vient l'entendre, se confesse à lui et lui confie son âme. Cependant il n'entre pas de suite dans l'Ordre. C'est au bienheureux Réginald qui, à son tour en 1220, bouleverse l'Université de Paris, que revient la joie de donner l'habit à Jourdain. Il ne le reçoit pas seul : son ami frère Henri de Cologne, et frère Léon, entrent avec lui au couvent de Saint Jacques, le mercredi des Cendres, au moment où les frères chantent « Immutemur habitu... »

Deux mois plus tard, saint Dominique réunit à Bologne le premier Chapitre général de l'Ordre. Jourdain est l'un des quatre frères de Saint Jacques désigné pour y prendre part. Quand il revint à Paris, ce fut pour enseigner l'Écriture Sainte.

En 1221, saint Dominique le nomme premier provincial de Lombardie et, quelques mois plus tard, il est élu par les frères pour succéder au Père qui vient de mourir. Il va gouverner l'Ordre seize ans pendant lesquels il attira à la suite de saint Dominique une multitude de vocations, étudiants et maîtres, séduits par sa parole. Tel jour, à Saint Jacques, il donne l'habit à vingt novices. Une autre fois, à Verceil, en quelques jours, il attire « treize clercs renommés et savants » ; c'est là que Maître Walter, régent ès-arts, disait à ses collègues et à ses élèves « Prenez garde d'aller à ses sermons : comme une courtisane il polit ses discours de manière à séduire les hommes ! » - mais lui-même s'y rendit et fut prit dans les filets... Au Chapitre général on reprocha même à Jourdain de Saxe d'aller un peu vite en besogne et de recevoir de trop jeunes frères : « Laissez ces enfants, répondit-il. Vous verrez qu'ils étendront leur action sur des hommes plus instruits ».

Pendant son généralat, quatre nouvelles provinces furent établies, 240 nouveaux couvents de frères ou de sœurs furent créés. On sait la part importante qu'il prit dans la mise au point des Constitutions de l'Ordre ; comment il institua à Bologne le chant du Salve Regina après les Complies, coutume qui se répandit rapidement en Lombardie, puis dans tout l'Ordre ; comment il procéda à la translation du corps de saint Dominique en 1233, puis présida aux fêtes de la canonisation en 1234.

C'est alors qu'il rédigea le « Libellus de principiis Ordinis Praedicatorum »(texte qui est à la fois un récit documenté de la vie de Dominique de Guzmán et des débuts de l'ordre des Prêcheurs).
Dans la lutte entre le sacerdoce et l'empire, Jourdain joua un rôle de premier plan. Pacifique par tempérament, il fut intrépide quand il le fallut, n'hésitant pas à aller au camp de Frédéric II pour lui reprocher sa conduite et l'adjurer de mettre fin au scandale que provoquait son opposition.

Pauvre à l'extrême, il aimait la compagnie des pauvres. Doux pour les frères, compatissant à leurs infirmités, il les aidait de tout son pouvoir. Mais il était ferme aussi, parfois avec humour. Un procureur lui ayant demandé d'être relevé de sa charge, il lui répondit : « Mon fils, cette charge a quatre annexes : la négligence, l'impatience, le travail et le mérite ; je vous décharge des deux premières et je vous laisse les deux autres. »

En 1236, il alla en Terre Sainte pour visiter les couvents de l'Ordre qui y étaient établis. Au retour, le navire fut englouti par une furieuse tempête à proximité des côtes de Syrie. La mer rejeta son corps, qui fut enseveli au couvent de Ptolémaïs. C'était le 13 février 1237, il n'avait pas 50 ans. Raymond de Peñafort (canonisé le 29 avril 1601) prend sa suite comme maître général des Dominicains.

On a attendu jusqu'au XIXe siècle sa béatification qui a eu lieu en 1825 par le Pape Léon XII (Annibale Sermattei Della Genga, 1823-1829).
Jourdain de Saxe est aujourd'hui vénéré comme le patron des vocations dominicaines.

Source principale : dominicains.ca/Histoire/Figures/jourdain.htm (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Ange (Angelo) Tancredi, frère mineur († 1257)
St Martinien, ermite († v. 398)
St Castor l'Aquitain, prêtre et ermite. († v. 389)
St Bénigne (Benigno), prêtre et martyr († IVe s.)
St Etienne, évêque de Lyon († v. 515)
St Étienne (Stefano), abbé à Rieti (VIe siècle)
St Gosbert, évêque († 874)
St Gimer, évêque de Carcassonne († v. 931)
St Fulcran de Lodève, évêque († 1006)
St Gilbert, évêque de Meaux († 1009)
Bse Christine (Cristina) de Spolète, pénitente († 1458)
Bse Eustochium (Lucrezia Bellini), vierge († 1469)
St Paul Liu Hanzuo, prêtre et martyr (1778-1818)
St Paul Lê-Van-Lôc, prêtre et martyr (1830-1859)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptySam 13 Fév 2016, 23:40

14 février

Saints Cyrille et Méthode
Apôtres des slaves
Patrons de l'Europe
(† IXe siècle)

Jusqu'à ces derniers temps, saint Cyrille (son nom de baptême était Constantin) et saint Méthode n'étaient honorés qu'en certains lieux, surtout aux divers pays slaves, qu'ils avaient évangélisés, et à Rome. Le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) étendit leur culte à toute l'Église.

Ces deux nobles frères, nés à Thessalonique, allèrent s'instruire à Constantinople. Après de profondes études, Méthode se fit moine ; Cyrille reçut de l'impératrice Théodora la mission de christianiser certains peuples voisins de la Grèce ; de là, il fut appelé avec son frère à l'évangélisation de la Moravie, où leur zèle produisit des merveilles de conversions.

Ils traduisirent la Bible en langue slave, langue qui leur doit sa formation régulière. Leur renommée les fit appeler à Rome par le pape Nicolas Ier ; ils y arrivèrent porteurs des reliques du pape saint Clément Ier, que Cyrille avait découvertes dans la Chersonèse.

Revenus à leur apostolat, ils furent accusés d'employer la langue slave dans les cérémonies liturgiques ; mais ils se défendirent victorieusement auprès du pape Adrien II. Cyrille étant mort à Rome, dans la force de l'âge, eut son tombeau auprès de celui de saint Clément ; son frère évangélisa la Pannonie, la Bulgarie, la Dalmatie, la Carinthie.

Accusé de nouveau à Rome, il se justifia si bien qu'il revint à son apostolat revêtu du caractère épiscopal. Après avoir prêché l'Évangile à la Bohême et à la Pologne, il alla mourir en Moravie, chargé de mérites et de gloire.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saints Cyrille et Méthode
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Les autres saints du jour :

St Valentin, martyr († v. 273)
Bx Nicola (Nicolas) Paglia, prêtre o.p. († 1256)
St Vitale (Vital) de Spolète (I), martyr († s. inc.)
St Zénon, martyr († s. inc.)
Sts Bassien, Tanion, Protus et Lucius, martyrs († s. inc.)
Sts Cyrion, Agathon, Moïse, Denys et Ammonius, martyrs
St Éleucade (Eleucadio), évêque de Ravenne († IIIe s.)
St Auxence, prêtre et archimandrite († Ve s.)
St Nostrien (Nostriano), évêque de Naples († v. 450)
St Antonin, abbé à Sorrente, en Campanie († v. 830)
St Jean-Baptiste de La Conception, prêtre o.ss.t. († 1613)
Bx Vicente (Vincent) Vilar David, martyr (1889-1937)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]




Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyLun 15 Fév 2016, 00:36

15 février

Saint Claude La Colombière
Prêtre s.j.

Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naît le 2 février 1641 à St. Symphorien d'Ozon dans le Dauphiné.

Quatre des six enfants de cette famille profondément chrétienne entrent dans la vie religieuse, dont Claude. Un de ses frères, Joseph La Colombière, fut vicaire général au Canada.

Après des études au collège de la Sainte Trinité de Lyon, Claude entra le 25 octobre 1658 au noviciat de la Compagnie de Jésus. Après quinze ans de vie religieuse, cherchant la plus haute perfection spirituelle, il fit le vœu d'observer fidèlement la règle et les constitutions de son ordre sous peine de péché. Ceux qui vécurent avec lui purent certifier que ce vœu fut observé avec la plus grande exactitude.

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.
« Mon fidèle serviteur et parfait ami » : c’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal : « Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs ». Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage.

Mais dès l’année suivante, il part pour Londres en qualité de prédicateur de Marie Beatrice de Modène, duchesse d’York. Bientôt éclate en Angleterre la « Terreur papiste » : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage.

Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682, il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.

Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie (canonisée le 13 mai 1920) et au message du Cœur de Jésus.

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) instituera la fête du Sacré-Cœur.

Claude La Colombière a laissé de très nombreux écrits :
Sermons (3 vol.), Lyon, 1684.
Réflexions chrétiennes, Lyon, 1684.
Retraite spirituelle, Lyon, 1684.
Lettres spirituelles, Lyon, 1715.
Des éditions complètes de ses œuvres ont été publiées plusieurs fois :
Œuvres du R. P. Claude de la Colombière, Avignon, 1832 ; Paris, 1864.
Œuvres complètes (6 vol.), Grenoble, 1900-1902.
Écrits spirituels (éd. par André Ravier), Collection 'Christus', Paris, 1962

Claude La Colombière a été béatifié, le 16 juin 1929, par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) et canonisé, le 31 mai 1992, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement : >>> Claude La Colombière

Source principale : jesuites.com ; vatican.va ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :


Bx Michel (Michał) Sopoćko, prêtre (1888-1975)
BBx Fréderic Bachstein et 13 comp., martyrs († 1611)
Sts Faustin et Jovite, martyrs († s. inc.)
St Onésime, converti par saint Paul († 95)
Sts Isice, Josippe, Zosime, Baral et Agapè, martyrs
Ste Géorgie, vierge en Auvergne († Ve ou VIe s.)
St Quinide, évêque à Vaison-la-Romaine († v. 578)
St Sévère (Severo), prêtre dans les Abruzzes († VIe s.)
St Décorose (Decoroso), évêque de Capoue († après 680)
St Walfrid (Valfredo), ermite en Toscane († VIIIe s.)
St Siegfrid, évêque anglais († v. 1045)
Bx Ange (Angelo) Scarpetti, prêtre o.e.s.a. († v. 1306)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyLun 15 Fév 2016, 22:11

16 février

Bx Joseph Allamano
Prêtre et fondateur de deux Congregations :
« Missionnaires de la Consolata »
« Sœurs Missionnaires de la Consolata »

Joseph (Giuseppe) Allamano naît le 21 janvier 1851 dans une petite ville du nord de l’Italie (Castelnuovo d’Asti, aujourd’hui : Castelnuovo Don Bosco); sa mère était la sœur de saint Joseph Cafasso, alors recteur du sanctuaire de Notre-Dame de la Consolata à Turin.

Il fréquenta l’école de saint Jean Bosco et devint en 1873 prêtre du diocèse de Turin. Sept ans plus tard, son évêque le nomme recteur du sanctuaire de Notre-Dame de la Consolata et responsable de la formation permanente des prêtres du diocèse. C’est ainsi que l’abbé Allamano se rend compte qu’il y a beaucoup de prêtres en Italie.

Dans les années 1890, avec son fidèle collaborateur Jacques Camisassa, il tente de fonder une communauté de missionnaires pour aller évangéliser l’Afrique, mais tous ses projets échouent.
Le 29 janvier 1900, il guérit miraculeusement d’une maladie grave et son évêque lui dit : « C’est pour que tu fondes un institut missionnaire ! »
Joseph Allamano se met tout de suite à la tâche et, en mai 1902, le premier groupe de quatre missionnaires (dont un laïque) part pour le Kenya.
En 1910, il fondera un deuxième institut, les « Sœurs Missionnaires de la Consolata ».

Il passe le reste de sa vie à diriger ses deux instituts missionnaires, à coordonner la pastorale au sanctuaire de Notre-Dame de la Consolata et à la formation des prêtres de son diocèse.
Il meurt à Turin le 16 février 1926.

Dans son homélie à la messe de la béatification de Joseph Allamano, le 7 octobre 1990, Saint Jean-Paul II a déclaré :
« En ce moment où il est accueilli parmi les bienheureux, Joseph Allamano nous rappelle que, pour rester fidèles à notre vocation chrétienne, nous devons savoir partager les dons reçus de Dieu avec nos frères et sœurs, sans discrimination de race ou de culture. »

Pour un approfondissement : >>> Missionnaires de la Consolata

Source principale : consolata.qc.ca (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Mariano Arciero, prêtre (1707-1788)
Bx Nicola (Nicolas) Paglia, prêtre o.p. († 1256)
Ste Julienne de Nicomédie, vierge et martyre († 310)
Sts Élie, Jérémie, Isaïe, Samuel et David, martyrs
St Marutha, évêque († v. 420)
Bse Philippa (Filippa) Mareri, vierge († 1230)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyMar 16 Fév 2016, 23:15

17 février

Saint Alexis Falconieri
et les sept fondateurs de l’Ordre
« Servites de Marie »

Alexis, en italien Alessio, Falconieri, né en 1200 à Florence (Toscane), où il est mort le 17 février 1310, est l'un des sept fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.
Il est fêté dans l’Église catholique le 17 février, date de sa mort, en même temps que ses autres compagnons, canonisés ensemble « comme un seul homme » par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), le 15 janvier 1888.

Alexis était le fils de Bernard Falconieri, riche négociant de Florence. Sa famille appartenait au parti des Guelfes, favorable à la papauté, et opposé aux tenants du Saint-Empire romain germanique. Il grandit dans une atmosphère pieuse, cultivant l'humilité et la charité et rejoignit, ensuite, une confraternité religieuse dédiée à la Vierge Marie, où il rencontra ses six futurs compagnons : Bonfils (Bonfilio), Bienvenu (Bonagiunta), Manet (Manetto), Amédée (Amadeo), Sosthène (Sostegno) et Hugues (Uguccione).
Tous les sept fondèrent l’Ordre des Servites de Marie.

Ses biographes ont relaté l'apparition qu'il eut de la Vierge Marie, le 15 août 1233.
Il ne voulut jamais être ordonné prêtre, ne s'estimant pas digne de cette fonction, et préféra rester frère lai, occupé aux basses besognes, allant mendier la subsistance de ses frères.

En 1252, avec l'aide financière de Chiarissimo Falconieri, il acheva la construction de l'église de Cafaggio, dans les faubourgs de Florence. Il fut le directeur spirituel de sa nièce, Julienne Falconieri, qui fut canonisée en 1737.

À la fin de sa vie, Alexis Falconieri se retira d'abord à La Camarzia, une maison à l'extérieur de la ville, et enfin à l’abbaye de Monte Senario où il mourut, âgé de 110 ans, le 17 février 1310.
Ses six compagnons étaient partis vers la maison du Père bien des années avant lui :
- Bonfilio († 1er janvier 1262)
- Bonagiunta († 31 août 1267)
- Manetto († 20 août 1268)
- Amadio († 18 aprile 1266)
- Sostegno et Uguccione († 3 mai 1282)

Les sept fondateurs des Servites de Marie sont habituellement représentés ensemble, vêtus de bure noire, en contemplation devant la Vierge Marie.
Comme un même lien de vraie fraternité avait uni ces sept hommes durant leur vie, ainsi la postérité les embrassa dans une seule et même vénération.
Leurs corps sont ensevelis au Mont Sénario, près de l’église de l’Annonciation, à Florence, dans le même sépulcre, afin qu'une même châsse conserve, une fois morts, ceux que la vie fraternelle avait unis.

Pour un approfondissement : >>> OSM

Sources principales : servidimaria.net. wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Antoni Leszczewicz, prêtre et martyr (1890-1943)
BBx Frédéric de Berga et XXV compagnons, martyrs
St Théodore le conscrit, martyr († 306)
St Bonose, évêque de Trèves († v. 306)
St Mesrop, docteur des Arméniens († v. 440)
St Fintan, abbé en Irlande († 603)
St Flavien, évêque de Constantinople († 449)
St Finan, évêque et évangélisateur († 656)
St Silvin, évêque à Auchy († v. 717)
Bx Constable (Costabile), abbé en Campanie († 1124)
St Evermode, évêque dans le Holstein († 1178)
Bx Luc (Luca) Belludi, prêtre o.f.m. († 1286)
St Pierre Yu Chong-nyul, martyr († 1866)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyJeu 18 Fév 2016, 00:40

18 février

Sainte Bernadette Soubirous
Vierge
(1844-1879)

Cette date a été choisie car c'est un 18 février que la Vierge Marie lui dit : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'autre. » Bernadette avait quatorze ans lorsqu'elle vit pour la première fois la Vierge.

Fille aînée d'une famille de meuniers que l'arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l'Hospice de Lourdes dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion.

En février 1858, alors qu'elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes.
Dix-huit apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains.

En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées.

Elle meurt le 16 avril 1879 à trente-cinq ans.

Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933, par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939). Son corps retrouvé intact, repose depuis 1925, dans une châsse en verre dans la chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs, se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.

Pour un approfondissement : >>>Sainte-Bernadette

Les autres saints du jour :

Bx Fra' Angelico, prêtre o.p. et peintre (1387-1455)
Sts Sadoth (évêque) et 128 comp., martyrs († 342)
St Hellade, évêque de Tolède († 632)
St Taraise, patriarche de Constantinople († 806)
St Angilbert, abbé dans le Ponthieu († 814)
St Théotone, prieur et fondateur († v. 1162)
Bx Guillaume Harrington, prêtre et martyr († 1594)
Bx Jean Pibush, prêtre à Londres et martyr († 1601)
St François-Régis Clet, prêtre et martyr († 1820)
St Jean-Pierre Néel, prêtre m.e.p. († 1862)
Ste Gertrude (Caterina) Comensoli, vierge et fond. († 1903)
Bx Georges Kaszyra, prêtre et martyr († 1943)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]







Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyVen 19 Fév 2016, 00:27

19 février

Bse Élisabeth (Elisabetta) Picenardi
Servite de Marie

Élisabeth (nom de baptême Bartolomea) naît à Crémone (en Lombardie) entre 1428 et 1430, de Leonardo Picenardi et Paola Nuvoloni.

Peu après sa naissance, son père déménage avec sa famille à Mantoue pour être au service du marquis de Gonzague. Élisabeth est donc élevée dans cette ville. Elle demeure dans une maison proche de l’église Saint-Barnabé desservie par les frères Serviteurs de Marie de l’Observance. Elle a donc souvent l’occasion de rencontrer des membres de l’Ordre, ce qui sans aucun doute influence sa formation spirituelle de jeune fille.

Comme son père voulait la marier à l’un des princes de la ville, Élisabeth, qui désirait garder la virginité, refuse ce mariage. À l’âge de vingt ans, elle se consacre à Dieu et revêt l’habit des mantelées, comme on disait alors. D’abord, dans la maison paternelle, elle mène une vie quasi religieuse. Puis, à la mort de son père, elle va vivre chez sa sœur Orsina. Jusqu’à sa mort, elle demeure chez elle, non loin de l’église des Servites, dans une cellule qui lui était réservée.

Élisabeth rend témoignage par son amour de la Vierge Marie, sa chasteté, sa pénitence, son esprit de prière et son amour de l’eucharistie.
Elle est tellement attachée à la Mère du Christ qu’elle décide de garder la virginité à son exemple. Dans sa dernière agonie, elle remercie Dieu et la Vierge de mourir en ayant gardé la virginité qu’elle estime tant. Bien qu’accablée de plusieurs maladies, elle s’impose de rudes pénitences, portant continuellement un cilice et une chaîne de fer.

Dans la veille et la prière, elle attend le Christ, son Époux. Elle chante les louanges de Dieu et intercède pour le salut des hommes, en célébrant l’Office divin, répandu par les frères mendiants.
Contrairement à l’usage de son temps, elle communie souvent des mains du frère Barnabé de Mantoue. Vers la fin de sa vie, elle reçoit tous les jours le sacrement de pénitence.

Sa réputation de sainteté se répand si bien que ses concitoyens viennent la consulter. Leur ayant souvent obtenu des faveurs de Dieu par l’intercession de notre Dame, elle est considérée comme leur porte-parole auprès de la Mère de Dieu.
Plusieurs jeunes filles suivent son exemple et imitent son mode de vie. Elles constitueront plus tard un groupe du Tiers-Ordre régulier.

Favorisée du don de prophétie, Élisabeth prédit le jour et l’heure de sa mort. Avant de s’en aller vers le Seigneur, raconte l’auteur de sa Legenda, alors qu’elle souffre de violentes douleurs, on la voit réconfortée comme par une vision de Jésus et de sa Mère et par une musique céleste.

Elle manifeste de diverses manières son amour de l’Ordre. En particulier, un an avant sa mort, le 19 février 1468, elle lègue par testament aux frères du couvent Saint-Barnabé le bréviaire dont elle se servait pour célébrer la louange divine et une somme de 300 ducats.
D’abord enseveli dans l’église Saint-Barnabé, son corps est transféré au village de Tordei Picenardi, dans la région de Crémone, après la destruction du couvent.
Le 20 novembre 1804, le pape Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) accorde à tout l’Ordre des Servites la faculté de célébrer la messe et l’office de la bienheureuse.

Source principale : servidimaria.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Conrad (Corrado) Confalonieri, ermite en Sicile († 1351)
Bx Álvaro de Córdoba, prêtre o.p. (1360-1430)
St Quodvultdeus, évêque de Carthage († Naples v. 450)
Sts moines et autres martyrs en Palestine († 507)
St Mansuet, évêque († v. 680)
St Barbat (Barbato), évêque en Campanie († 682)
St Georges, moine au pays de Rodez († 877)
St Proclus (Proclo), moine en Calabre († v. 970)
St Boniface, évêque de Lausanne († 1260)
Ste Lucie Yi Zhenmei, vierge et martyre († 1862)
Bx Joseph Zaplata, religieux et martyr († 1945)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyVen 19 Fév 2016, 23:45

20 février

BBx Jacinthe et Francisco Marto
Voyants de Fatima

Jacinthe (Jacinta de Jesus) Marto, la plus jeune des visionnaires des apparitions de Notre-Dame de Fatima, en 1917, avec son frère Francisco Marto et leur cousine Lúcia dos Santos, est née le 11 mars 1910 à Aljustrel au Portugal. Elle est la  fille légitime de Manuel Pedro Marto et d’Olímpia de Jésus. Le 19 mars, elle reçoit le sacrement du baptême à l’église paroissiale de Fatima.

De  caractère joyeux et insouciant, elle aime à danser - ce qu'elle fait avec grâce - et ce jusque dans la prison de Vila Nova de Ourém ! Très marquée par la vision de l'enfer (montré lors des apparitions de  Fatima), elle s'attache spécialement à prier et à se sacrifier pour la conversion des pécheurs. Elle redit souvent la prière enseignée par Notre Dame et elle invite son frère et sa cousine à prier « pour sauver les âmes de l'enfer ».

Le 13 octobre 1917, un ecclésiastique lui demande de prier pour le Saint-Père. Elle lui demande qui est le Saint-Père, et dès lors, à chaque prière ou sacrifice, elle ajoute « …et pour le Saint-Père ». Après chaque chapelet, elle ajoute trois Ave pour lui. Elle aurait tant aimé le voir ! « Beaucoup de personnes viennent ici, dit-elle, mais jamais le Saint-Père ». À deux reprises, elle aura une vision du pape Benoît XV, priant et souffrant.
Elle tremble devant la perspective de la deuxième guerre mondiale « pire encore que la première » (apparition du 13 juillet 1917) qui arrivera si l'on n'écoute pas les  demandes de la Vierge, et dont les horreurs lui paraissent présentes. « Tant de gens qui vont mourir. Et presque tous vont en enfer ! Beaucoup de maisons seront détruites et beaucoup de prêtres tués ».

Ainsi offre-t-elle généreusement ses sacrifices : repas donnés aux brebis, puis aux pauvres - support des visiteurs qui la questionnent - mauvais  traitements, moqueries - maladie et séparation des siens. Elle dit aussi : « J'aime tellement le Cœur Immaculé de Marie. C'est le Cœur de notre petite maman du Ciel ! » Et elle chante sur des airs à elle : « Doux cœur de Marie, soyez mon salut ! Cœur Immaculé de Marie, convertissez les pécheurs, sauvez les âmes de l'enfer ».

Elle regrette de ne pouvoir communier à ces intentions. Devant partir à l'hôpital, elle fait ses dernières recommandations à Lucie, inspirées des messages de la Vierge, et elle annonce qu'elle ira dans deux  hôpitaux, non pas pour guérir mais « pour souffrir davantage » et qu'elle mourra « toute seule ».

Elle reçoit plusieurs visites de la Sainte Vierge et meurt, en odeur de sainteté mais seule, le 20 février 1920.

Francisco Marto naît à Aljustrel, Fátima (Portugal) le 11 juin 1908. Il était le fils de Manuel Pedro Marto et de Olímpia de Jesus, frère de Jacinta Marto (1910-1920) et cousin de Lúcia de Jesus (1907-2005).

C’est à ceux-là qu’est apparu un Ange, au printemps, en été et à l’automne 1916, à la Loca do Cabeço et sur le Puits de la Maison de Lúcia et Notre-Dame du Rosaire les 13 mai, juin, juillet, septembre et octobre 1917, aux Valinhos.

Il est tombé malade le 23 décembre 1918 avec une grippe/pneumonie et est décédé le 4 avril 1919, après s’être confessé et communié. Il fut enterré dans le cimetière paroissial de Fátima le 5 avril. Le prêtre de la paroisse en complément au procès paroissial, organisé par l’archevêque de Mitilene en octobre 1917 et envoyé au Patriarcat de Lisbonne, le 28 avril 1919, a écrit en date du 18 avril : « Francisco – voyant – est décédé à dix heures de la nuit du 4 avril, victime d’une pneumonie avec un alitement prolongé de cinq mois, ayant reçu les sacrements avec une grande lucidité et piété. Et il a confirmé qu’il avait vu une Dame à la Cova da Iria et Valinhos ». Ses restes mortels ont été exhumés d’où ils se trouvaient, en février 1952 et transférés le 13 mars de la même année dans la basilique de Fátima, où ils ont été ensevelis, du côté droit du transept.

Son  procès de béatification a débuté le 30 avril de la même année 1952, conjointement avec celui de sa sœur Jacinta, mais envoyé à la Congrégation pour la Cause des Saints, seulement le 3 août 1979. Il fut ouvert le 20 décembre de cette année. En avril 1981 un avis positif a été donné sur la possibilité de reconnaître la pratique de vertus héroïques, de la part des enfants et pour cela, pouvant être béatifiés et canonisés en tant qu’enfants non martyres. Le décret sur les vertus héroïques des deux pastoureaux a été signé par saint Jean Paul II, le 13 mai 1989, leur accordant le titre de vénérables.

Le 28 juin 1999, fut promulgué, en présence du Pape, le décret de la Congrégation pour la Cause des Saints sur le miracle attribué à Francisco et Jacinta en faveur de Maria Emilia Santos.

Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), à Fátima le 13 mai 2000, a béatifié les pastoureaux Francisco et Jacinthe Marto et a choisi la date à fêter leur béatification, le 20 février (jour du décès de Jacinthe).(>>> Homélie du Pape).

Pour des approfondissements :
>>> Les petits pastoureaux
>>> Vie de Jacinthe
>>> Vie de François
>>> Vie de Lucie

Source principale : fatima.be/fr/ ; santuario-fatima.pt/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Julia Rodzińska, sœur o.p. et martyre (1899-1945)
St Sérapion, martyr († v. 248)
BBx Martyrs de Tyr, dans l'actuel Liban († 303)
St Tyranion, évêque de Tyr et martyr († 311)
St Éleuthère, évêque de Tournai († v. 531)
St Eucher, évêque d'Orléans († v. 738)
St Léon (Leone), évêque de Catane († 787)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptySam 20 Fév 2016, 23:53

21 février

Saint Pierre Damien
Évêque et docteur de l'Église

Pierre Damien (en italien Pier Damiani) est né à Ravenne (Italie) en 1007 dans une famille noble, mais pauvre. Devenu orphelin de ses deux parents, il vécut une enfance marquée par les privations et les souffrances, même si sa sœur Roselinda s'engagea à lui servir de mère et son grand frère Damien l'adopta comme son enfant. C'est précisément pour cela qu'il sera appelé par la suite Pierre de Damien, Pierre Damien.

Grâce à son frère, Damien, il put faire des études. Il choisit ensuite d'être moine et fut admis au monastère de Fonte Avellana (Marches, Italie) dont il devint abbé.

Sa réputation s'amplifiant, il fut sollicité par plusieurs papes pour réformer l'Église et voyagea pendant six ans comme légat du pape.
Il fut promu, malgré lui, cardinal évêque d'Ostie mais abandonna ses titres dès qu'il put pour retourner à Fonte Avellana.

C'est sur le trajet du retour qu'il mourut, à Faenza, la nuit entre le 22 et le 23 février 1072.

Grace à ses nombreux écrits à caractère théologique, Pierre Damien fut proclamé Docteur de l’église le premier octobre 1828 par le Pape Léon XII (Annibale Sermattei della Genga, 1823-1829).

Son œuvre consiste surtout en une imposante correspondance (158 lettres) et des sermons (75). Il est également l’auteur d’hagiographies et de traités, parmi lesquels :

De divina omnipotentia, sur la puissance de Dieu (Lettre sur la toute-puissance divine, Paris: Cerf, 1972 (texte avec traduction))
Une disputatio avec un Juif sur le problème de la Trinité et du Messie ;
Liber gratissimus, dédié à l’archevêque Henri de Ravenne, contre la simonie ;
De brevitate vitæ pontificum romanorum, sur la courte vie accordée aux papes.

On le fête le 21 février. On l'invoque pour les migraines et tous les maux de tête, en rapport avec ses nombreuses études.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>Saint Pierre Damien
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Les autres saints du jour :

Bx Noël Pinot, prêtre et martyr (1747-1794)
St Eustathe, patriarche d'Antioche († v. 338)
Sts Germain et Randoald, abbé et moine, martyrs († v. 667)
Bx Thomas Pormort, prêtre et martyr († 1592)
St Robert Southwell, prêtre s.j. et martyr († 1595)
Bse Marie-Henriette (Anna Caterina) Dominici, vierge
Frère Didace Pelletier, franciscain récollet (1657-1699)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyDim 21 Fév 2016, 22:34

22 février

Bse Isabelle de France
Vierge et fondatrice des
« Clarisses urbanistes »
(1225-1270)

Isabelle de France, fille du roi de France Louis VIII, le Lion, et de Blanche de Castille, est morte sans alliance ni postérité.

Sœur cadette de saint Louis IX, Isabelle reçut, comme son frère, une éducation chrétienne très forte : dès son plus jeune âge elle se fit remarquer par sa piété et sa tempérance.

Pour des raisons politiques, son père voulait la marier au comte Hugues de la Marche qui préféra épouser Yolande, la fille du comte de Bretagne. Le pape Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254) souhaitait la voir épouser le fils de Frédéric II de Hohenstaufen, empereur du Saint Empire. Ce prince Conrad était en titre mais non en fait, roi de Jérusalem, et devait hériter de l'Empire. Isabelle refusa ce parti et fit connaître à sa famille et au Pape qu'elle souhaitait garder la virginité. Le Pape comprit son dessein, et lui accorda, par bulle (26 mai 1254) l'autorisation de se mettre sous la tutelle spirituelle de religieux franciscains.

Un an plus tard, elle entreprit la construction d'un monastère, dans la forêt de Rouvray (le bois de Boulogne), proche de Paris, sur un terrain concédé par son frère, le roi Louis IX.
Celui-ci, très attaché à sa sœur, l'avait autorisée à consacrer une somme de trente mille livres, soit la somme qu'elle aurait eue comme dot, pour la construction du monastère. Le monastère de Longchamp fut achevé en 1259, et accueillit les premières clarisses (de l'obédience de Saint-Damien), venues du monastère de Reims, le 23 juin 1260. En s'inspirant de la Règle écrite par Claire d'Assise, elle avait composé elle-même une règle, un peu moins sévère, qui fut approuvée par Alexandre IV (2 février 1259). Saint Bonaventure, ministre général des Franciscains et d'autres frères l'avaient conseillée ; il prêcha plusieurs fois à Longchamp et rédigea un traité de vie spirituelle dédié à Isabelle : de Perfectione vitae ad sorores (La vie parfaite, pour les sœurs). Le monastère fut consacré à l'humilité de la Bienheureuse Vierge Marie.

À partir de 1260, Isabelle vint s'installer dans une petite maison, construite pour elle dans l'enclos du monastère, pour partager la vie et la prière des sœurs, mais elle ne fit jamais profession religieuse. En 1263, elle obtint du pape Urbain IV, un remaniement de la Règle. Cette dernière rédaction fut adoptée par plusieurs monastères, en France et en Italie (clarisses urbanistes).

Isabelle mourut le 22 février 1270 et fut enterrée dans l'église du monastère. Après la mort de saint Louis (à Tunis, la même année), Charles d'Anjou, frère du roi et d'Isabelle, demanda à une dame de compagnie d'Isabelle d'écrire sa vie, en vue de sa canonisation.
Agnès d'Harcourt publia ce récit hagiographique, vers 1280, mais Isabelle ne fut béatifiée qu'en 1521, par le pape Léon X (bulle Piis omnium).

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :


Bse Marie de Jésus (Émilie d'Oultremont), fond. († 1878)
St Papias, évêque de Hiérapolis au IIe siècle
St Paschase, évêque à Vienne en Gaule (IVe s.)
St Maximien, évêque de Ravenne (498-556)
Ste Margherita, pénitente en Toscane († 1297)
Bx Didace Carvalho, prêtre s.j. et martyr († 1624)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyLun 22 Fév 2016, 17:48

23 février

Saint Polycarpe
Évêque et martyr
(† 167)

Polycarpe fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne.

Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. L'hérétique Marcion s'approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit : « Ne me connaissez-vous pas ? “Si, répondit l'évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan.” » Une telle âme était préparée au martyre.

Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l'histoire aux premiers siècles. À l'entrée de ce saint vieillard dans l'amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait : « Courage, Polycarpe, combats en homme de cœur ! »
Le proconsul lui demanda : « Es-tu Polycarpe ? “Oui, je le suis.” Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. “Il y quatre-vingt-six ans que je le sers et il ne m'a fait que du bien ; comment pourrais-je le maudire ? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur.” Sais-tu que j'ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer ? “Fais-les venir ! ” Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. “Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s'éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout.” »

De toutes parts, dans l'amphithéâtre, la foule s'écrie : « Il est digne de mort. Polycarpe aux lions ! » Mais on arrêta qu'il serait brûlé vif.
Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit : « C'est inutile, laissez-moi libre, le ciel m'aidera. » Le saint lève les yeux au ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs. À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée.

Les autres saints du jour :

Bse Giovannina Franchi, religieuse et fondatrice (1807-1872)
St Sérène ou Sénère, jardinier et martyr († v. 307)
Ste Mildburge, abbesse en Angleterre († v. 722)
St Willigise, évêque († 1011)
St Jean (Giovanni) le Moissonneur, moine († v. 1127)
Bse Raphaëlle Ybarra de Villalonga, fondatrice († 1900)
Bx Nicolas Tabouillot, prêtre et martyr († 1795)
Bse Joséphine Vannini, vierge et fondatrice († 1911)
Bx Louis Mzyk, prêtre s.v.d. et martyr († 1942)
Bx Etienne Frelichowski, prêtre et martyr (1913-1945)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyMar 23 Fév 2016, 23:12

24 février

Bse Ascensión del Corazón de Jesús
Vierge et co-fondatrice des
« Missionnaires dominicaines du Très Saint Rosaire »

Ascensión del Corazón de Jesús, dans le siècle Florentina Nicol Goñi, dernière fille de Juan Nicol, commerçant de chaussures, et Agueda Goñi, naît à Tafalla (Navarre, Espagne) le 14 mars 1868.
Elle découvrit, encore enfant, sa vocation en fréquentant l’école des Dominicaines du Tiers Ordre à Huesca, où elle suivit des études.

Le 22 octobre 1885, elle entra au noviciat de la communauté des religieuses de Santa Rosa de Huesca, puis elle devint enseignante dans l'école de la communauté.
En 1912, le gouvernement ferma l'école et Mère Ascension accepta de partir travailler avec les autres sœurs de la Communauté des Mères de Huesca dans la mission d’Urubamba y Madre de Dios, au Pérou à la suite de l'invitation missionnaire du Père dominicain Ramón Zubieta. Au Pérou, les religieuses espagnoles entrèrent dans la Communauté de Notre-Dame du Patrocinio de Lima, où la Mère Ascensión fut nommée prieure, malgré de nombreuses difficultés dues à l'intégration des nouvelles venues.

En 1918, le Père Theissling, de l'Ordre des Frères prêcheurs, suggéra la fondation d'une nouvelle Congrégation, qui prit le nom de « Missionnaires dominicaines du Très Saint Rosaire », dont les premières constitutions furent approuvées le 27 septembre et qui fut érigée le 5 octobre de la même année à Lima. La Mère Ascensión en fut nommé Supérieure générale.
Le 25 mars de l'année suivante le Pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) annexa l'Ordre à la Congrégation des Frères prêcheurs.

L'inauguration du Collège de Sonsonete, au Salvador, marqua le moment de l'autonomie de la Congrégation qui accomplissait une œuvre remarquable d'éducation à une époque où le monde fut successivement tourmenté par la Guerre civile espagnole, la Deuxième Guerre mondiale et la révolution communiste en Chine.

Au cours des années, la Congrégation prit la forme d'une institution internationale ; en 1926 elle accepta de diriger le Collège national de Cuzco, ainsi que diverses écoles et le Collège national d'Arequipa, jouant un rôle important dans l'éducation civile en plus de l'éducation religieuse. En 1932, l'appel missionnaire conduisit les sœurs de la Congrégation en Chine avec Mère Ascensión à leur tête, qui se rendit dans ce pays à plusieurs reprises. Lors du troisième Chapitre général celle-ci fut à nouveau élue supérieure générale, mais quelques temps plus tard se déclara la maladie qui devait la conduire à la mort.
Elle s'éteignit à Pampelune le 24 février 1940, entourée d'une grande réputation de sainteté.

Ascensión del Corazón de Jesús a été béatifiée le 14 mai 2005, dans la basilique de saint Pierre à Rome, par le Card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, qui représentait le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).
(>>> Homélie du Cardinal José Saraiva Martins)

Lors de la béatification de Mère Ascensión del Corazón de Jesús, la Congrégation comptait 785 religieuses dans 21 pays des cinq continents.

Pour un approfondissement :
>>> Biographie
>>> La Congrégation

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Costanzo (Constant) Servoli, prêtre o.p. (1410-1481)
Bx Tommaso Maria Fusco, prêtre et fondateur († 1891)
St Evèce, martyr sous Dioclétien († 303)
St Modeste, évêque de Trèves († 480)
St Éthelbert, premier roi chrétien du Kent († 616)
Bx Marc (Marco) de Marconi, religieux o.s.h. († 1510)
Bse Josèphe Naval Girbès, vierge laïque († 1893)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyMer 24 Fév 2016, 23:38

25 février

Bse Maria Ludovica De Angelis
Fille de Notre-Dame de la Misericorde

Maria Ludovica De Angelis naît le 24 octobre 1880 en Italie, à San Gregorio, petit village des Abruzzes. Elle fut l'aînée de huit enfants et ses parents la baptisèrent du prénom d'Antonina.

Elle vécut toute son enfance à la campagne, et dut travailler durement dès son plus jeune âge, mais elle manifesta toujours une profonde sensibilité.

Le 7 décembre de l'année de sa naissance, devait s'éteindre à Savone une femme exceptionnelle qui avait choisi de donner un sens à sa vie en suivant les traces de Celui qui avait dit : « Soyez miséricordieux... » et « tout ce que vous ferez à un seul parmi mes frères, c'est à moi que vous le ferez...». Il s'agissait de Sœur Maria Giuseppa Rossello (canonisée le 12 juin 1949), qui avait fondé en 1837, à Savone, l'Institut des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde, dont le charisme agissait dans le monde.

Les propositions de vie de la Mère Rossello trouvèrent un écho dans le cœur d'Antonina qui entra chez les Filles de la Miséricorde le 14 novembre 1904, et prit le nom de Sœur Maria Ludovica. Trois ans après son entrée, le 14 novembre 1907, elle fut envoyée à Buenos Aires, où elle arriva le 4 décembre suivant. A partir de ce moment, sa vie fut une floraison continue d'humbles gestes silencieux, d'actes discrets et généreux.
Sœur Ludovica ne possédait pas une grande culture, toutefois, elle arriva à réaliser de grandes choses sous les yeux émerveillés de ceux qui l'entouraient. Elle ne formulait pas de programmes ou de stratégies, mais elle se donnait de toute son âme.

Elle fut affectée à l'hôpital des enfants, qu'elle adopta comme sa famille. Elle y occupa tout d'abord la fonction de cuisinière ; puis, elle devint l'administratrice et enfin, responsable de la communauté. Elle réussit à faire en sorte que le personnel de l'hôpital se transforme progressivement en une grande famille unie par un seul but : le bien des enfants. Sereine, active, décidée, courageuse dans les initiatives, forte dans les épreuves et dans la maladie, son inséparable chapelet entre les mains, le regard et le cœur tournés vers Dieu, toujours souriante, Sœur Ludovica devint à son insu, par sa bonté sans limite, un inlassable instrument de miséricorde, œuvrant pour que le message de l'amour de Dieu parvienne à chacun de ses fils.

Son seul programme était une phrase qui revenait sans cesse : « Faire du bien à tous, à n'importe qui ». Réussissant à obtenir des aides financières avec l'assistance de Dieu, Sœur Ludovica fit réaliser des salles d'opérations, des chambres pour les malades ; elle acheta de nouveaux équipements et fit construire un bâtiment neuf à Mar del Plata pour la convalescence des enfants, ainsi qu'une Chapelle, aujourd'hui devenue paroisse. Pour finir, elle créa une ferme à City Bell, afin que les enfants malades aient toujours une nourriture saine.

Sœur Maria Ludovica fut une amie et une confidente, une conseillère et une mère, un guide et un réconfort pour des centaines et des centaines de personnes de toutes les conditions sociales, pendant 54 ans.

Elle mourut le 25 février 1962, mais son souvenir resta bien vivant, en particulier au sein de tout le personnel médical de l'Hôpital des Enfants, qui a aujourd'hui pris le nom d'Hôpital « Supérieure Ludovica ».

Maria Ludovica De Angelis a été béatifiée le 3 octobre 2004, dans la Chapelle Papale à Rome, avec quatre autres serviteurs de Dieu (Pierre Vigne, Joseph-Marie Cassant, Anna Katharina Emmerick, Charles d'Autriche), par St Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Robert d'Arbrissel, prêtre et fondateur (v. 1047-1117)
St Nestor de Pamphylie, évêque et martyr († 250)
St Césaire de Nazianze, medecin († 369)
Ste Adeltrude, vierge et abbesse († 696)
Ste Walburge, abbesse à Heidenheim († 779)
St Gerland(o), évêque à Agrigente en Sicile († 1100)
Bx Avertan, pèlerin et carme († v. 1385)
St Sebastián de Aparicio, frère o.f.m. (1502-1600)
Bx Dominique (Domenico) Lentini, prêtre († 1828)
Bse Marie Adéodate Pisani, abbesse à Malte († 1855)
St Laurent Bai Xiaoman, ouvrier et martyr († 1856)
St Turibio Romo, prêtre et martyr (1900-1928)
Sts Louis Versiglia et Calliste Caravario, s.d.b. et martyrs
Bx Ciriaco María Sancha Hervás, cardinal et fondateur

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyJeu 25 Fév 2016, 23:27

26 février

Sainte Paule de Saint Joseph de Calasanz
Religieuse et fondatrice des :
« Hijas de María, Religiosas Escolapias »
(Filles de Marie, religieuses scolopes)

Paule de Saint Joseph de Calasanz, (dans le siècle Paula Montal Fornés), naît le 11 octobre 1799 à Arenys del Mar (Barcelone) dans une famille chrétienne modeste. Elle est baptisée le jour même.

Aînée de cinq enfants, elle doit, dès l'âge de dix ans, aider sa mère qui est veuve et elle comprend que les filles, et les femmes en général, ont peu d'accès à l'éducation et à la culture. Elle se sent poussée par Dieu à agir en leur faveur. Son projet sera de « sauver la famille en éduquant les petites filles dans la sainte crainte de Dieu ».

En 1829, elle se rend à Figueras (Gerone, Catalogne) suivie de son amie inconditionnelle Inés Busquets, pour ouvrir une première école de filles fondée sur un vaste projet éducatif, lequel dépasse largement le système pédagogique de l'époque, même en ce qui concerne les garçons. Elle veut une éducation complète, humaine et chrétienne, des femmes, sachant que cela ne peut avoir qu'une influence bénéfique sur la société. Elle prévoit un quatrième vœu pour les religieuses à venir : celui d'enseigner.

En 1837, elle se transfère à Sabadel (Barcelone). Cette femme, cette « mystique enracinée dans l'action », déploie une intense activité. A partir de cette époque, elle s'identifie entièrement avec le charisme de Saint Joseph de Calasanz (le saint espagnol fondateur des Scolopes, qui s'est voué à la scolarisation des enfants pauvres à Rome au XVIIe siècle). Elle veut vivre selon la spiritualité de ce grand éducateur et selon sa règle qui se résume par la devise : « piété et instruction ».

Elle fonde une deuxième école à Arenys del Mar, sa ville d'origine, en 1842, puis une troisième à Sabadell en 1846. Elle est toujours en contact avec les Pères Scolopes et grâce à l'aide de deux d'entre eux, elle réussit à obtenir rapidement la structure canonique des Scolopes pour sa Congrégation naissante.

Le 2 février 1847, avec trois autres compagnes dont Inés, elle prononce ses vœux comme « Fille de Marie, religieuse scolope ». En tout, de 1829 à 1859, elle a fondé 7 écoles et aidé à la fondation de 4 autres. De plus, elle a été la formatrice de 130 sœurs de la Congrégation.

En 1859, elle fonde sa dernière école dans le petit village de Olesa de Montserrat, au pied du Monastère et de la Vierge de Montserrat à laquelle elle est particulièrement attachée. Là, pendant une trentaine d'années jusqu'à sa mort, elle mène une vie retirée. Elle donne alors la preuve de l'authenticité, du courage et de la tendresse de son esprit : un esprit modelé par Dieu. Dans ce collège qui bénéficie de sa présence et auquel va sa préférence, elle est entourée de l'affection et de la vénération de toutes ses Filles.
Lorsqu'elle meurt, très âgée, le 26 février 1889, la Congrégation compte 346 religieuses réparties dans 19 collèges en Espagne. Aujourd'hui elles sont 800, qui enseignent à environ 30.000 élèves dans 19 pays et sur 4 continents.

Paula Montal Fornés de San José de Calasanz a été béatifiée le 18 avril 1993, à Rome, et canonisée, toujours à Rome, par le même Pape, Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 25 novembre 2001.

Source principale : abbaye-saint-benoit.ch (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Piedad de la Cruz Ortíz Real, vierge (1842-1916)
St Porphyre, évêque de Gaza († 420)
St Alexandre, évêque d'Alexandrie († 326)
St Faustinien (Faustiniano), évêque († IVe s.)
St Agricole, évêque de Nevers († v. 594)
St Victor, ermite en Champagne († VIe s.)
St André (Andrea), évêque de Florence († IXe s.)
Bx Robert Drury, prêtre et martyr († 1607)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptySam 27 Fév 2016, 00:31

27 février

Saint Gabriel (Gabriele) de l'Addolorata
Acolyte passioniste

Gabriel de l'Addolorata (dans le siècle Francesco Possenti), onzième de treize enfants, naît le 1er mars 1838 à Assise, en Ombrie, alors États pontificaux.

Son père, Sante, était gouverneur des États pontificaux. Lorsque ce dernier fut nommé assesseur à Spolète, le jeune Francesco y fit ses études chez les Frères des écoles chrétiennes puis au collège des Jésuites.

Il entre à dix-huit ans au noviciat des Passionistes où il reçoit le nom de frère Gabriel de l'Addolorata (en français « Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ») pour laquelle il avait une dévotion particulière. De constitution fragile il développa une attention fidèle à la Règle et un amour joyeux envers Jésus crucifié. Il eut comme compagnon de noviciat Bernardo Maria di Gesù (Cesare) Silvestrelli (béatifié le 16 octobre 1988).

Il fit ses études de philosophie en 1858 à Pieve Torina (Macerata) auprès du Vénérable Norberto Cassinelli qui le suivit toute sa vie.
En 1859 il poursuivit ses études de théologie à Isola del Gran Sasso.
En 1861 il reçut les ordres mineurs à la cathédrale de Penne (Pescara).

Il mourut de tuberculose le 27 février 1862 demandant à la Vierge de la rejoindre vite.

Gabriele dell’Addolorata a été béatifié le 30 mai 1908 par saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914) et canonisé par le Pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) le 13 mai 1920. Il est le co-patron de l'Action catholique et des Abruzzes.

Son sanctuaire à Isola del Gran Sasso est visité chaque année par un million de pèlerins.

Les autres saints du jour :

Bse María Caridad Brader, religieuse et fond. († 1943)
Sts Julien et Eunus, martyrs († 250)
St Bésam, soldat et martyr († 250)
Ste Honorine, vierge et martyre († IVe s.)
St Galmier (ou Baldomer), sous-diacre († 650)
Sts Basile et Procope, moines à Constantinople († 741)
St Grégoire de Narek, moine, docteur de l'église († v. 1005)
St Luc (Luca), abbé à Messine en Sicile († 1140)
Ste Anne Line, veuve et martyre († 1601)
Bx William Richardson, prêtre et martyr († 1603)
Bse Françoise-Anne de la Vierge des Douleurs, vierge
Bse Marie de Jésus, vierge, fondatrice et martyre

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptySam 27 Fév 2016, 22:47

28 février

Saint Auguste Chapdelaine
Prêtre et martyr
(1814-1856)

Dans la ville de Xilinxian, dans la province de Kouang-Si en Chine, l'Église commémore le souvenir de saint Auguste Chapdelaine, prêtre des Missions Étrangères de Paris.

Auguste naît à La Rochelle (La Rochelle-Normande dans le département de la Manche en France) en 1814 et il fut un des premiers à semer la graine de la foi chrétienne dans la terre de Chine.
Arrêté par les soldats avec un groupe de chrétiens convertis, il fut frappé de trois cents coups de nerf de bœuf, enfermé dans une cage minuscule et finalement décapité.

Béatifié par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le 27 mai 1900, il fut canonisé par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) le 1er octobre 2000.

Les autres saints du jour :

Bx Daniel Brottier, missionnaire spiritain (1876-1936)
Sts Martyrs d'Alexandrie († 262)
St Romain, prêtre et abbé de Condat († 461)
Stes Marane et Cyre, vierges en Syrie († 455)
St Hilaire, Pape (46e) de 461 à 468
St Oswald, évêque en Angleterre († 992)
Bse Antonie (Antonia) de Florence, abbesse († 1472)
Bx Tymoteusz Trojanowski, o.f.m. conv. et martyr († 1942)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 EmptyDim 28 Fév 2016, 23:33

29 février

Martyrologe Romain : À Rome sur la voie Tiburtine, près de saint Laurent, en 468, la mise au tombeau du pape saint Hilaire, qui succéda à saint Léon le Grand, et écrivit des lettres confirmant la foi catholique des Conciles de Nicée, Éphèse et Chalcédoine, et mettant en lumière le primat du siège de Rome. (éloge omis le 28 février les années bissextiles).

Les autres saints du jour :

St Hilaire, Pape (46e) de 461 à 468 
St Auguste Chapdelaine, prêtre et martyr (1814-1856)
St Oswald, évêque en Angleterre († 992)
Bse Antonie (Antonia) de Florence, abbesse († 1472)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 2 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Saints du jour- année 2016
Revenir en haut 
Page 2 sur 12Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, ... 10, 11, 12  Suivant
 Sujets similaires
-
» Saints du jour- 30 mai
» Nouvelle année ! Les voeux 2016
» Textes Liturgiques du jour : 3 Mars 2016, Temps de Carême
» Textes Liturgiques du jour : 23 Mars 2016, Semaine Sainte
» Textes Liturgiques du jour : 15 Avril 2016, Temps Pascal

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dialogue islamo-chrétien :: SPIRITUALITE CHRETIENNE et THEOLOGIE CHRETIENNE-
Sauter vers: