Dialogue islamo-chrétien
Rejoignez nous vite

Sur le Forum Dialogue Islamo-Chrétien !!!

Dans les convictions et le respect de chacun.

BIENVENUE PARMI NOUS

Dialogue islamo-chrétien

CE FORUM A POUR VOCATION LE DIALOGUE ENTRE CHRÉTIENS ET MUSULMANS DANS LE RESPECT DES CONVICTIONS DE L'AUTRE
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Marhaba wa s-salam/Bienvenue et Paix
"Ce site se veut être un espace de dialogue entre Chrétiens et Musulmans. Les débats entre Chrétiens ( Catholiques versus Protestants ) comme entre Musulmans ( Sunnites versus Chiites ) ne sont donc pas admis sur nos différents forums. Il est interdit de contester publiquement la modération sauf par MP

Partagez
 

 Saints du jour- année 2016

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4 ... 10, 11, 12  Suivant
AuteurMessage
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyLun 07 Déc 2015, 23:02

Rappel du premier message :

Saint Noël Chabanel
Prêtre s.j. et martyr  au Canada


Noël Chabanel naît à Saugues (Haute-Loire, France) le 2 février 1613.
Il entre au noviciat de Toulouse le 9 février 1630. Il enseigne au collège de cette même ville (1632–1639), y étudie la théologie (1639–1641), y fait sa troisième probation (1641–1642).
Après avoir été professeur de rhétorique au collège de Rodez, il arrive à Québec le 15 août 1643, y reste un an, puis monte en Huronie.
Des huit Martyrs canadiens, il est le seul qui n’eut pas de facilité pour l’étude des langues.
Brillant professeur de rhétorique en France, il éprouvait une indicible répugnance pour les us et coutumes des sauvages. « Jamais pour tout cela, écrit le père Ragueneau, il n’a voulu se détacher de la Croix où Dieu l’avait mis ; jamais il n’a demandé d’en sortir. Mais au contraire, pour s’y attacher plus inviolablement, il s’obligea par vœu d’y demeurer jusqu’à la mort, afin de mourir sur la Croix ». La Relation de 1650 nous a conservé le texte de ce vœu héroïque.
Au début de décembre 1649, il était à la mission Saint-Jean, chez les Pétuns, quand il reçut l’ordre de se rendre à la résidence centrale Sainte-Marie II de l’île Saint-Joseph. Parti le 7 décembre, il était le lendemain traîtreusement assassiné par un Huron apostat. La Relation de 1650 raconte la mort de Chabanel, mais ignore les motifs de l’assassinat. Dans le « Manuscrit de 1652 », le père Ragueneau est mieux renseigné : il fait état de l’aveu du meurtrier, Louis Honarreennha, qui a déclaré avoir tué Chabanel en haine de la foi.
Noël Chabanel et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés le 29 juin 1930, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939). 
Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.
La célébration liturgique des 8 saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l'Église universelle.
Pour un approfondissement biographique sur les martyrs, cliquer sur les noms ci-dessous :
Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant 
Isaac Jogues
Jean Brébeuf 
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil


Les autres saints du jour :


BBx Paul Yun Ji-Chung  et 123 comp. († entre 1791 et 1888)
Ste Narcisa de Jesús Martillo Morán, laïque (1832-1869)
St Macaire, martyr († 250)
St Eutychien, pape (27e) du 275 à 283 et martyr
St Euchaire, Ier évêque de Trèves († 250)
St Patapios, ermite († Ve ou VIe s.)
St Romaric, père de famille puis abbé († 653) 
St Thibaud de Marly, abbé († 1247)
Bx Joseph-Marie Zabal Blasco, laïc et martyr († 1936) 
Bx Alojzy Liguda, prêtre s.v.d. et martyr (1898-1942)


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas

AuteurMessage
Julie
Moderateur
Moderateur



Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyDim 28 Fév 2016, 23:33

29 février

Martyrologe Romain : À Rome sur la voie Tiburtine, près de saint Laurent, en 468, la mise au tombeau du pape saint Hilaire, qui succéda à saint Léon le Grand, et écrivit des lettres confirmant la foi catholique des Conciles de Nicée, Éphèse et Chalcédoine, et mettant en lumière le primat du siège de Rome. (éloge omis le 28 février les années bissextiles).

Les autres saints du jour :

St Hilaire, Pape (46e) de 461 à 468 
St Auguste Chapdelaine, prêtre et martyr (1814-1856)
St Oswald, évêque en Angleterre († 992)
Bse Antonie (Antonia) de Florence, abbesse († 1472)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyLun 29 Fév 2016, 23:43

1 mars

Saint Aubin
Évêque d'Angers
(469-549)

La vie admirable et pleine de faits merveilleux de ce saint évêque d'Angers a été écrite par saint Fortunat sur des témoignages contemporains de la plus haute valeur. Son récit est corroboré par celui de saint Grégoire de Tours et offre par conséquent les garanties de l'authenticité la plus exacte.

Albinus, - dont nous avons fait Aubin, - naquit près d'Hennebont, à Languidic, sur les bords du Blavet. Son père, d'une noblesse incontestée, était peut-être le fameux chef des Armoricains, nommé aussi Albinus, assez puissant pour s'opposer aux desseins d'Aetius. L'enfant fut, dès ses premières années, animé d'une foi vive et pratique, dont les fruits ne tardèrent pas à éclore.

Tout jeune homme, il renonça vaillamment aux avantages de la noblesse et de la fortune, il brisa même avec l'affection maternelle et vint s'enfermer dans un monastère dont le nom, défiguré sans doute par une erreur de copiste, doit très probablement être reconnu comme celui du monastère de Nantilly, près de Saumur.

Saint Benoît venait de naître. La règle suivie à Nantilly fut la sienne plus tard. Au temps où le jeune Aubin s'y présenta, c'était celle de saint Augustin, presque la seule adoptée en Occident. Les religieux qui la professaient portaient le titre de chanoines réguliers ; mais ils étaient astreints à une stricte pauvreté, à une austère pénitence. À Nantilly, toutes les vertus étaient en grand honneur.

Aubin, dès le premier moment, se signala entre tous par sa ferveur, en particulier par l'humilité sous laquelle il cachait soigneusement sa naissance. Aussi, également aimé et estimé, il fut, en 504, à l'âge de trente-cinq ans, élu à la charge d'abbé. Il s'en acquitta pour le plus grand bien de ses frères, qui, sous son gouvernement tendre et ferme, marchaient joyeusement vers la sainteté.

Il y avait vingt-cinq ans qu'il dirigeait Nantilly, lorsque l'évêque d'Angers, Adolphe, vint à mourir ; les électeurs furent unanimes pour lui donner Aubin comme successeur. Ce ne fut pas sans peine néanmoins qu'ils lui arrachèrent son consentement. Il ne céda que devant leurs instances et sur l'avis des évêques de la contrée, qui depuis longtemps appréciaient la distinction de ses talents et la hauteur de ses vertus. Saint Mélaine, évêque de Rennes, en particulier, fut ravi de ce choix ; uni depuis, longtemps au nouveau prélat par une étroite amitié, ce fut lui sans doute qui le consacra. Cette année-là même (529), en effet, on le voit à Angers en compagnie de trois autres saints évêques : saint Laud de Coutances, saint Victorius du Mans, saint Mars de Nantes.

Dès lors Aubin, se modelant sur le divin Pasteur, Jésus-Christ, se livra tout entier au soin de son troupeau. Sa charité se portait surtout sur les pauvres et les malades ; il s'abaissait pour eux aux soins les plus humiliants. Mais une autre classe de misérables excita aussi sa paternelle compassion : à cette époque, à la suite de l'invasion des barbares, beaucoup de chrétiens étaient tombés dans l'esclavage. Le bon évêque ne pourrait les voir sans larmes ; il consacra, à en racheter le plus grand nombre possible, toutes les ressources que lui fournirent les biens de son église, sa propre fortune, les aumônes qu'il sollicitait. Il fut ainsi le digne prédécesseur des Jean de Matha, des Pierre Nolasque, des Vincent de Paul.

Cette tendre charité, Dieu la montrait par des miracles continuels, combien elle était agréable à son cœur. Il semble, à lire la Vie d'Aubin, que le saint évêque les obtint particulièrement pour les aveugles! Mais il guérit aussi nombre d'autres malades, des paralytiques, des possédés ; il ressuscita même un mort, le jeune Alexandre, pour le rendre à ses parents désolés.

Pourtant la bonté de saint Aubin s'alliait très bien à une fermeté apostolique, qui ne reculait, quand le devoir était en jeu, devant aucune puissance humaine. Dans ces cas même, parfois, il recourait au don des miracles, que Dieu lui avait si libéralement accordé.
Dans le bourg de Douille vivait une jeune fille, nommée Ëtheria, dont la beauté avait séduit le roi Childebert ; il ordonna de la saisir et de la lui amener. Aubin fut averti de cette violence infâme et aussitôt accourut au secours de sa brebis. Il pénétra sous un déguisement dans la ville où les satellites du roi s'étaient emparés de la malheureuse enfant. En vain elle se débattait, implorant secours. En apercevant l'évêque, que son œil reconnut en son vêtement d'emprunt, elle fait effort, s'échappe avec un cri des mains de la soldatesque et vient tomber en larmes aux pieds du saint. Un tel secours n'était pas pour intimider ces barbares ; l'un d'eux s'avance insolemment et veut arracher la jeune fille à son protecteur. Mais Aubin, indigné, le traitant comme, au rite du baptême, le démon qu'on chasse du néophyte, lui souffle à la face. L'homme recule comme frappé de la foudre et roule mort sur le sol. Ses compagnons, épouvantés, prirent la fuite et vinrent raconter au roi le terrible miracle. Childebert n'osa pas poursuivre son entreprise malhonnête ; mais, en digne barbare, il exigea une rançon. L'évêque, généreux, voulut encore la payer, trop heureux de sauver ainsi la vertu d'une vierge.
A cette époque grossière, elle n'était guère respectée. Les violents fils de Clovis, incapables de maîtriser leurs passions, autorisaient par leur exemple les vices de leurs courtisans et de leurs guerriers. Le concubinage, les mariages incestueux étaient la plaie gangreneuse de cette société ; et trop souvent des évêques mêmes, se sentant impuissants à la guérir, n'osaient pas employer les remèdes énergiques. Saint Aubin ne fut pas de leur nombre. Avec le zèle de saint Jean-Baptiste, à toute occasion, malgré les colères, les haines, les attentats mêmes contre sa vie, il revendiqua hautement les droits de la pureté et châtia les coupables.

Ainsi agit-il contre un des principaux seigneurs de Neustrie, qui, habitant en Anjou, y donnait le scandale d'une de ces unions criminelles. L'ayant vainement exhorté, averti plusieurs fois, il prononça enfin sur lui la sentence d'excommunication.
Ce fut un frémissement dans la France entière, et il se trouva des évêques pour taxer cette juste sévérité d'excessive rigueur.

Peut-être, pour venger sa cause, ou plutôt celle de Dieu, Aubin provoqua-t-il le troisième concile d'Orléans, en 538, qui fut présidé par l'archevêque de Lyon. Il y prononça du moins un discours également éloquent et énergique contre le désordre qui allumait son zèle. Et les Pères du concile ne purent que l'applaudir et voter un canon où était fait droit aux justes réclamations du Saint. Mais ils n'allèrent pas plus loin et, contents d'avoir donné raison en principe à leur collègue, ils l'engagèrent à user de modération et, en signe d'absolution, d'envoyer, comme ils allaient le faire eux-mêmes, au coupable qu'il avait excommunié, des eulogies, sorte de pains bénits à l'offertoire de la messe et distribués en signe d'amitié et de communion. Aubin refusa d'abord ; il céda enfin à leurs injonctions expresses. « Mais, ajouta-t-il, je suis contraint par votre ordre de bénir et d'envoyer cette eulogie ; vous refusez de défendre la cause de Dieu : il est assez puissant pour la venger lui-même. » Dieu la vengea en effet ; avant même de recevoir les eulogies, le coupable fut frappé par la mort.

Douloureusement atteint par le blâme de ses collègues, Aubin voulut savoir s'il avait outrepassé les droits de la douceur. Il se rendit, en compagnie de saint Lubin, auprès de saint Césaire d'Arles, pour le consulter à ce sujet. Saint Césaire, en effet, jouissait alors dans toute la France de la plus haute réputation de talent et de sainteté. Il n'est pas douteux, quand on sait quelle conduite il a tenu lui-même dans des circonstances pareilles, qu'il n'ait pleinement approuvé l'évêque d'Angers.

Saint Aubin allait atteindre sa quatre-vingtième année, lorsqu'un nouveau concile fut convoqué à Orléans. Mais l'âge et les infirmités l'empêchèrent d'y assister. II ne tarda pas, en effet, à expirer : c'était le 1er mars 549, ou, selon d'autres, 550.
A son tombeau se multiplièrent les miracles. Non moins grand thaumaturge que de son vivant, saint Aubin a laissé parmi son peuple un souvenir toujours entouré de reconnaissance et de vénération.

Source principale : liberius.net/.../(« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Cristoforo (Christophe) de Milan, prêtre o.p. († 1484)
St Félix III, pape (48e) de 483 à 492 
St David, évêque au pays de Galles († v. 601)
St Siviard, abbé d'Anisole († v. 680)
St Switbert, évêque († 713)
St Léon, évêque de Rouen et martyr († IXe s.)
St Léon Luc (Leone Luca) abbé de Corléon († v. 900) 
St Rudesinde, évêque et abbé († 977)
Bse Jeanne-Marie Bonomo, abbesse en Vénétie († 1670)
Ste Agnès Cao Kuiying, veuve et martyre († 1856)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMar 01 Mar 2016, 23:51

2 mars

Sainte Agnès de Bohême
Clarisse 
(1211-1282)

Agnès de Bohême (en tchèque Svatá Anežka Česká) naÏt à Prague en 1211 du roi de Bohême Přemysl Otakar I et de Constance de Hongrie. Son frère deviendra le roi de Bohême Venceslas Ier.

À l'âge de trois ans, elle est confiée, pour son éducation, au monastère cistercien de Třebnice où vit sa tante sainte Edwige, laquelle lui enseigne les vérités de la foi et les premières prières. L'exemple de sa tante s'imprime profondément dans le cœur d'Agnès et l'accompagnera toute sa vie durant.

Fiancée en 1220 à Henri, le fils de Frédéric II du Saint-Empire, elle va vivre à sa cour à Vienne. Elle y reste jusqu'en 1225, quand ses fiançailles sont rompues pour revenir vers Prague. Otakar essaie par la suite de la marier à Henri III d'Angleterre. Agnès qui a voué depuis longtemps sa virginité entre les mains de la Vierge Marie, alerte le pape Grégoire IX, lequel fait intervenir son légat, et le projet tourne court.

Agnès décide alors de se consacrer totalement dans la vie religieuse. Ayant entendu parler de saint François et du nouvel Ordre de sainte Claire, elle désire elle-aussi suivre dans une totale pauvreté le Christ pauvre. Grâce à l'appui du pape Grégoire IX, elle fonde à Prague un couvent de Clarisses et un hôpital, avec cinq sœurs envoyées par sainte Claire.
Claire entretiendra une correspondance suivie avec Agnès. Il reste encore de nos jours quatre lettres envoyées par sainte Claire qui reflètent l'affection et la sollicitude de la pauvre dame d'Assise pour Agnès en même temps qu'elles sont un trésor de la spiritualité franciscaine.

À la suite de Claire, Agnès obtient du Pape pour son monastère le privilège de la pauvreté, c'est-à-dire la renonciation à toute propriété. Le monastère de Prague est le seul avec celui d'Assise à suivre la règle écrite par Claire en 1253 incluant ce privilège.
Sainte Agnès rejoint son Seigneur en mars 1282.

Elle a été canonisée le 12 novembre 1989, à Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005); est la sainte patronne de la Bohême.

Les autres saints du jour :

Ste Ángela de la Cruz, religieuse (1846-1932)
St Troadius, martyr († 251)
St Céadde ou Chad, évêque en Angleterre († 677) 
St Luc Casale de Nicosie, abbé († IXe s.)
Bx Charles le Bon, prince et martyr († 1127)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMer 02 Mar 2016, 23:58

3 mars 

Sainte Teresa Eustochio Verzeri
Religieuse et fondatrice des
« Filles du Sacré-Cœur de Jésus »

Teresa Eustochio (au baptême Ignazia) Verzeri naît le 31 juillet 1801 à Bergame, première des sept enfants de Antonio Verzeri et de la Comtesse Elena Pedrocca-Grumelli. Son frère, Jérôme, sera évêque de Brescia.

Toute petite, elle apprend de sa mère, qui est profondément chrétienne, à connaître et aimer Dieu de façon ardente. Le Chanoine Giuseppe Benaglio, vicaire général du diocèse de Bergame, qui était déjà le directeur spirituel de la famille, devient particulièrement celui de la petite Ignazia.
Celle-ci reçoit sa formation scolaire à la maison. Elle est intelligente, elle a l'esprit ouvert, attentif, droit ; elle apprend le discernement, toujours à la recherche de valeurs éternelles et fidèle à l'intervention de la grâce divine. Son chemin spirituel est tout dans le dépouillement de soi-même, la pureté de l'intention, la droiture et la simplicité. Elle recherche « Dieu seul ».

En son for interne, Ignazia ressent l'expérience mystique de l'absence de Dieu, un peu ce qu'éprouve l'homme de notre époque : le poids de la solitude humaine devant l'impression inquiétante de l'éloignement de Dieu. Mais Ignazia vit cet éloignement dans une foi inaltérable, sans perdre un instant la confiance et l'abandon dans le Dieu vivant, Père miséricordieux et Providence, à qui elle offre sa vie dans un acte total d'obéissance, comme Jésus qui s'est offert totalement par amour.

Voulant plaire à Dieu et ne faire que Sa volonté, elle réfléchit sur sa vocation et s'oriente d'abord vers les Bénédictines de sainte Grata, qu'elle quitte pour fonder à Bergame les Filles du Sacré-Cœur de Jésus, aidée en cela par le Chanoine Benaglio.
La fondation est du 8 février 1831. Ignazia s'appellera désormais Teresa Eustochio.

Il faut rappeler ici que, durant cette première moitié du XIXe siècle, l'Italie passe par de grandes transformations ; à Bergame en particulier Teresa vit les changements politiques, les révoltes et les révolutions, et même les persécutions qui n'épargnent pas l'Église, sans parler du Jansénisme et de la crise des valeurs, héritée de la Révolution Française.
Au moment où la dévotion au Sacré-Cœur trouve bien des résistances, elle laisse aux premières Filles du Sacré-Cœur cet écrit qui aura valeur de testament spirituel : « A vous et à votre Institut, Jésus Christ a fait le don précieux de son Cœur, pour que vous appreniez de Lui et de personne d'autre, la sainteté, car c'est Lui la source inépuisable de la vraie sainteté. »

Teresa se rend bien compte des urgences de son temps. Avec une parfaite disponibilité devant toute situation où l'appelle la charité, affrontant même les dangers de toute sorte, elle s'adonne avec ses premières compagnes à diverses occupations apostoliques. Dans sa mission se révèlent ses dons particuliers de maîtresse spirituelle, d'apôtre et de pédagogue. L'éducation de la jeunesse doit s'appuyer sur la liberté et l'esprit de persuasion, dans le respect de l'individualité, c'est pourquoi elle recommande de laisser aux jeunes une sainte liberté qui les laisse faire volontiers ce qu'elles feraient au contraire de mauvaise grâce si on le leur imposait de façon autoritaire. Ailleurs elle fait observer que le choix des moyens pour convaincre cette jeunesse, doit tenir compte du tempérament, du caractère, des inclinations, de l'entourage de chacune d'elles, et que la façon de la traiter doit s'appuyer sur la connaissance profonde qu'on doit avoir de chacune (cf. Libro dei Doveri – Livre des Devoirs, vol.1, pp. 447 et 349).

Après une vie de donation intense d'elle-même, Teresa meurt à 51 ans, à Brescia, le 3 mars 1852, laissant à l'Institut et à l'Église un patrimoine spirituel fondé sur la spiritualité du Cœur de Jésus.

La Congrégation est approuvée par les autorités civiles et par l'Église ; on dispose d’une immense documentation, dont les Constitutions contenues dans le Livre des Devoirs et plus de 3500 lettres, qui nous font découvrir toute la richesse de l'expérience spirituelle et humaine de Teresa ; elle repose dans la chapelle de la Congrégation des Filles du Sacré Cœur de Jésus, à Bergame.

Teresa Eustochio Verzeri a été béatifiée, le 27 octobre 1946, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), et canonisée, le 10 juin 2001, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Actuellement, les Filles du Sacré Cœur de Jésus sont présentes en Italie et en Albanie, en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Bolivie), en Afrique (République Centrafricaine, Cameroun), en Asie (Inde).

Source principale : nouvl.evangelisation.free.fr (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Cunégonde, impératrice, veuve, religieuse
Bx Pietro Geremia (Pierre Jérémie), prêtre o.p. (1399-1452)
Sts Marin et Astère, martyrs († v. 260)
Sts Hémétère et Chélidoine, martyrs († IVe s.)
Sts Cléonique et Eutrope, martyrs († v. 306)
St Titien, évêque de Brescia († v. 526)
St Guénolé, abbé († 532)
Ste Arthellaïs, vierge en Campanie († v. 670)
St Anselme, abbé en Émilie (720-803) 
Bx Frédéric, prêtre et abbé († 1175)
Bx Jacquot (Giacomino) de Canepacci, o.c. († 1508)
Bx Michel-Pie Fasoli, prêtre o.f.m. et martyr († 1716)
Bx Samuel Marzorati, prêtre o.f.m. et martyr(† 1716)
Bx Libérat Weiss, prêtre o.f.m. et martyr († 1716) 
Bx Pierre-René Rogue, prêtre et martyr († 1796)
Bx Innocent de Berzo, prêtre o.f.m. cap. († 1890)
Ste Catherine-Marie Drexel, vierge et fond. († 1955)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyJeu 03 Mar 2016, 22:41

4 mars

Saint Gérasime
L’anachorète du Jourdain
(† 475)

Commémoration : 
L’Église orthodoxe le 04 mars.
Martyrologium Romanum le 05 mars (dies natalis).

Gérasime naît dans la province de Lycie (Cappadoce), à la fin du IVe siècle, et entra dès son enfance dans un monastère cénobitique. Après avoir été initié aux règlements de la vie commune, le désir ardent de Dieu le conduisit en des lieux déserts où il se nourrissait de plantes poussant là naturellement, et il passait ses jours et ses nuits à lutter contre les esprits des ténèbres et les passions de la chair. De là, il se rendit en Terre Sainte pour entreprendre de plus grands combats dans les lieux sanctifiés par la présence de tant de saints ascètes et nouveaux Apôtres. Après avoir vénéré les sanctuaires de Jérusalem, il se dirigea vers l'âpre désert de la Mer Morte, qu'il civilisa par ses vertus, et attira à lui un grand nombre de disciples.

Pendant les temps troublés qui agitèrent les moines de Palestine, après le Concile de Chalcédoine (451) et entraînèrent vers l'hérésie plus de dix mille d'entre eux, Gérasime, victime de sa grande simplicité, se laissa séduire lui aussi quelque temps par l'éloquence trompeuse du monophysite Théodose qui s'était emparé du siège épiscopal de Jérusalem, à la place de St Juvénal. Mais, rencontrant St Euthyme dans le désert de Rouba, il réalisa son erreur, accueillit avec humilité son enseignement et revint à l'Orthodoxie pour devenir, tant par sa vie que par ses enseignements, un fervent défenseur de la Vraie Foi. Par la suite, il garda de fréquentes relations avec le grand Euthyme et, chaque année, il partait avec lui pour le désert profond, afin de passer tout le Carême, jusqu'au dimanche des Palmes, dans le jeûne le plus austère et la prière permanente. Pendant la semaine il s'abstenait de toute nourriture et ne se contentait, le dimanche, que de la Sainte Communion.

Comme ses disciples devenaient plus nombreux, il condescendit à leur faiblesse et alla fonder une laure dans un endroit plus clément, sur les rives du Jourdain, dans laquelle il alliait harmonieusement la vie communautaire et la solitude, offrant ainsi à tous une saine émulation dans les combats de la vertu. Le samedi et le dimanche, ermites et cénobites se réunissaient dans l'église pour célébrer la Divine Liturgie et participer aux Saints Mystères. Après le repas commun, suivi de quelque conversation spirituelle ou d'une conférence de leur Père Gérasime, ils recevaient les fournitures nécessaires à leur travail manuel, un pain, quelques dattes et une cruche d'eau, et chacun repartait en silence pour mener son combat, seul devant Dieu. Ces ermites menaient une vie si austère qu'ils n'avaient dans leur cellule ni lampe, ni rien pour allumer du feu. Gérasime leur enseignait comment mettre tout leur soin à cultiver « l'homme caché du cœur » et à élever leur âme vers la contemplation des mystères divins. Ils étaient si dépouillés de tout attachement aux choses du monde qu'ils avaient comme règle, quand ils sortaient, de laisser leur cellule ouverte à quiconque entrerait pour prendre ce dont il avait besoin.

St Cyriaque l'Anachorète qui, trop jeune encore pour entreprendre les combats du désert, avait été envoyé par St Euthyme auprès de Gérasime pour devenir son disciple, racontait qu'un jour, après avoir été averti de nuit par la vision d'une colonne de feu qui s'élevait au ciel, son Ancien lui annonça que St Euthyme venait de décéder et qu'ils devaient se rendre à ses funérailles, après une longue marche dans le désert jusqu'à Jéricho.

On rélie à Gérasime, l’histoire non moins célèbre du lion. Un jour il se promenait sur la rive du Jourdain quand, soudain, un lion terrifiant se présenta devant lui, hurlant de douleur et lui montrant sa patte enflée, car une pointe de roseau s'y était enfoncée. Plein de cette même compassion que Dieu éprouve envers toutes Ses créatures, Gérasime retira l'épine, nettoya la plaie et la banda, puis il congédia la bête. Mais le lion, plein de reconnaissance, ne voulut plus quitter l'homme de Dieu; il le suivait partout comme un disciple exemplaire et, converti de sa férocité naturelle, il ne mangeait plus que du pain et des légumes. Il avait même reçu une obédience et était chargé de conduire l'âne du monastère pour le faire paître sur les rives du fleuve. Un jour, échappant à la surveillance du lion, l'âne s'éloigna et fut capturé par des chameliers qui venaient d'Arabie. Le lion revint au monastère tout triste et la tête baissée. Gérasime, croyant qu'il avait mangé l'âne, le réprimanda sévèrement et le condamna à faire désormais le travail de la bête de somme, en portant l'eau du fleuve au monastère. Quelque temps après, le chamelier qui avait pris l'âne étant de nouveau de passage dans la région, se trouva par hasard en face du lion. En reconnaissant l'âne, le lion fonça aussitôt sur lui et, le prenant par la bride avec trois chameaux à la suite, il le ramena avec joie au monastère en frétillant de la queue de joie. Son innocence ayant été reconnue, le lion, qui avait reçu le nom de Jourdain, vécut dès lors dans la laure inséparable du Saint et ami de tous les moines.

Au bout de cinq ans, quand Gérasime s'endormit dans le Seigneur (5 mars 475), Jourdain était absent de la laure. Lorsqu'à son retour, les moines lui apprirent la mort de l'Ancien, il refusa de manger et, tournant çà et là, il poussait de grands rugissements de désespoir. Comme les moines ne parvenaient pas à le consoler, l'un d'eux l'invita à le suivre pour voir l'endroit où on avait enterré le Saint. Aussitôt qu'il approcha de la tombe, le lion se prosterna avec le moine et, frappant violemment sa tête contre terre, il mourut sur place en poussant un grand rugissement.

La laure de Gérasime est restée pendant longtemps un des hauts lieux du monachisme palestinien, jusqu'à sa destruction au XIIIe siècle. Prenant avec eux les reliques du Saint, les moines s'installèrent alors dans la laure de Calamon qui prit le nom de Saint Gérasime.

Source principale : calendrier.egliseorthodoxe.com (« Rév. x gpm »).  

Les autres saints du jour :

Bse Marie-Louise de Lamoignon, fond. (1763-1825)
St Casimir, prince de Pologne († 1484)
Sts Photius, Archélaüs, Quirin et 17 autres, martyrs
St Basin, évêque de Trèves († 705)
St Appien, moine à Comacchio en Flaminie († VIIIe s.)
St Pierre Ier, évêque et puis moine († 1123) 
Bx Humbert (Umberto) III, comte de Savoie (1136-1189)
BBx Alexandre Blake, Nicolas Horner, martyrs († 1590)
Bx Christophe Bales, prêtre et martyr († 1590)
Bse Placide (Eulalie Viel), vierge (1815-1877) 
St Giovanni Antonio Farina, évêque et fondateur († 1888)  
Bx Ladislas Mackowiak, prêtre et martyr († 1942)  
Bx Miecislas Bohatkiewicz, prêtre et martyr († 1942)  
Bx Stanislas Pyrtek, prêtre et martyr († 1942)  
Bx Zoltan Lajos Meszlenyi, évêque et martyr (1892-1951)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptySam 05 Mar 2016, 00:23

5 mars

Saint Jean-Joseph de la Croix
Prêtre o.f.m. 
(1654-1734)

Giovanni Giuseppe della Croce (dans le siècle Carlo Gaetano Calosinto) naît dans l'île d'Ischia, près de Naples, le jour de l'Assomption, 1654. Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter des églises et à y adorer le Sauveur.


Marie avait, après Jésus, toute sa prédilection ; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de Dieu et jeûnait en son honneur tous les samedis et aux vigiles de ses fêtes. Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer.

C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre d'Alcantara. Il s'acquitta avec succès des missions les plus difficiles ; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d'un couvent ; mais il n'accepta jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.

Il aimait Dieu d'un ardent amour : « Quand il n'y aurait ni ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours. »

Dieu opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de saint François d'Assise et de saint Pierre d'Alcantara. Prophéties, visions, extases, bilocation, sont des preuves étonnantes de sa sainteté. Il fut surtout un père spirituel voué à la direction des âmes.
Il meurt à Naples, où il est grandement vénéré, le 5 mars 1734.

Jean-Joseph de la Croix a été béatifié par Pie VI (Giovanni Angelo Braschi, 1775-1799), le 24 mai 1789, et canonisé, par Grégoire XVI (Bartolomeo Mauro Alberto Cappellari, 1831-1846), le 26 mai 1839.

Les autres saints du jour :

St Gérasime, l’anachorète du Jourdain († 475)
St Théophile de Césarée, évêque († v. 195)
St Conon le jardinier, martyr († v. 250)
St Lucius I, pape († 254)
St Phocas de Sinope, jardinier et martyr († IVe s.)
St Adrien de Césarée, martyr († 309)
St Kiéran, évêque d'Ossory en Irlande († v. 530)
St Virgile d'Arles, évêque († v. 618)
Bx Cristofaro Macassoli, prêtre o.f.m. († 1485)
Bx Jérémie de Valachie, o.f.m. roumain († 1625)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyDim 06 Mar 2016, 00:22

6 mars

Bse Rose De Viterbe
Vierge du Tiers Ordre de Saint-François 
(† v. 1251)

À l'époque où Frédéric II d'Allemagne persécutait l'Église et s'emparait des États pontificaux, Dieu suscitait Rose pour la défense de Viterbe, capitale du patrimoine de saint Pierre et du territoire qui appartenait au souverain pontife.

Les noms de Jésus et Marie furent les premiers mots qui sortirent de la bouche de cette candide créature. Elle avait trois ans lorsque Dieu manifesta sa toute-puissance en ressuscitant par son intermédiaire une de ses tantes qu'on portait au cimetière. Lorsqu'elle fut capable de marcher, elle ne sortait que pour aller à l'église ou pour distribuer aux pauvres le pain qu'on lui donnait. Un jour son père la rencontra en chemin et lui demanda d'ouvrir son tablier pour voir ce qu'elle portait. Ô prodige ! Des roses vermeilles apparurent à la place du pain.

Au lieu de s'amuser comme toutes les fillettes de son âge, Rose passait la plus grande partie de son temps en prière devant de saintes images, les mains jointes, immobile et recueillie. À l'âge de sept ans, elle sollicita instamment la permission de vivre seule avec Dieu dans une petite chambre de la maison. La petite recluse s'y livra à une oraison ininterrompue et à des austérités effrayantes qu'elle s'imposait, disait-elle, pour apaiser la colère de Dieu. Entre autres mortifications, sainte Rose marchait toujours les pieds nus et dormait sur la terre.

Dieu lui révéla les châtiments éternels réservés aux pécheurs impénitents. Rose en fut toute bouleversée. La Très Sainte Vierge Marie lui apparut, la consola, la bénit et lui annonça que le Seigneur l'avait choisie pour convertir les pauvres pécheurs. « Il faudra t'armer de courage, continua la Mère de Dieu, tu parcourras des villes pour exhorter les égarés et les ramener dans le chemin du salut. » Une autre vision la fit participer au drame du Calvaire ; dès lors, la soif de sauver les âmes ne la quitta plus. Sa pénitence aussi austère que précoce, réduisit le frêle corps de Rose à un tel état de faiblesse qu'on désespérait de sauver sa vie. La Très Sainte Vierge la visita de nouveau, la guérit miraculeusement et lui dit d'aller visiter l'église de St-Jean-Baptiste le lendemain, puis celle de St-François où elle prendrait l'habit du Tiers Ordre.

Obéissante à la voix du ciel, elle commença à parcourir les places publiques de la ville de Viterbe vêtue de l'habit de pénitence, pieds nus, un crucifix à la main, exhortant la foule à la pénitence et à la soumission au Saint-Siège. Des miracles éclatants vinrent confirmer l'autorité de sa parole. Instruit de ce qui se passait, le gouverneur impérial de la ville de Viterbe craignit que cette enfant extraordinaire ne détruisît complètement le prestige de l'empereur Frédéric et que l'autorité du pape s'affirmât à nouveau. Il fit comparaître Rose à son tribunal et menaça de la jeter en prison si elle continuait à prêcher. La servante de Dieu lui répondit : « Je parle sur l'ordre d'un Maître plus puissant que vous, je mourrai plutôt que de Lui désobéir. » Sur les instances d'hérétiques obstinés, sainte Rose est finalement chassée de Viterbe avec toute sa famille, en plein cœur de l'hiver.

Peu après, Rose annonça le trépas de l'ennemi de Dieu, Frédéric II d'Allemagne. En effet, il ne tarda pas à expirer étouffé dans son lit. À cette nouvelle, les habitants de Viterbe s'empressèrent de rappeler leur petite Sainte, absente depuis dix-huit mois. Celle que tous regardaient comme la libératrice de la patrie, la consolatrice des affligés et le secours des pauvres fut reçue en triomphe dans sa ville natale, tandis que le pape Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254) ramené à Rome, rentrait en possession de Viterbe.

Sa mission apostolique terminée, sainte Rose songea à réaliser son vœu le plus cher. Elle se présenta au couvent de Ste-Marie-des-Roses, mais n'y fut pas acceptée, probablement à cause du genre de vie extraordinaire qu'elle avait menée auparavant. Rose vécut donc en recluse dans la maison paternelle, se vouant à la contemplation et aux plus rigoureuses pénitences. Plusieurs jeunes filles dont elle s'était déjà occupée la supplièrent de les prendre sous sa conduite. La demeure de la Sainte devint un véritable couvent où des âmes généreuses se livrèrent à l'exercice des plus sublimes vertus.

À l'heure de son glorieux trépas, les cloches sonnèrent d'elles-mêmes. Sainte Rose de Viterbe apparut au souverain pontife pour lui demander de transporter son corps au monastère de Ste-Marie-des-Roses, translation qui eut lieu six mois après sa mort. À cette occasion, son corps fut trouvé intact. Il se conserve encore, au même endroit, dans toute sa fraîcheur et sa flexibilité. D'innombrables miracles ont illustré son tombeau.

À Viterbe, elle est fêtée le 4 septembre, jour de la translation de son corps.

Les autres saints du jour :

Ste Colette de Corbie, clarisse (1380-1447)
St Marcien (Marciano), évêque et martyr († 120)
St Victorin de Nicomédie, martyr († s. inc.)
St Quiriaque, prêtre à Trèves en Allemagne († IVe siècle)
St Évagre, évêque de Constantinople († 378)
St Julien, évêque à Tolède en Espagne († 690)
St Fridolin de Säckingen, abbé en Allemagne († VIe s.) 
St Chrodegan, évêque de Metz († 766)
Sts Martyrs d'Amorium de Phrygie  († 848)
St Ollégaire, évêque à Barcelone en Catalogne († 1137)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyDim 06 Mar 2016, 23:53

7 mars

Sainte Teresa Margherita del Sacro Cuore
Vierge o.c.d. (1747-1770)
Commémorée le 07 mars (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le Ier septembre par l’Ordre Carmélitain.

Teresa Margherita del Sacro Cuore, dans le siècle Anna Maria Redi, deuxième des treize enfants de Ignazio et Camilla Ballati, naît à Arezzo en Toscane (I), le 15 juillet 1747.

Dès son jeune âge, elle est habitée par une profonde piété et elle manifeste un grand désir d’entendre parler de Dieu. On peut même la qualifier de « petite contemplative » quand à l’âge de 6 ans, elle pose la question : « Dites-moi, qui est ce Dieu? » à qui peut lui répondre!
Son penchant au recueillement et à la prière s’accentue au cours des années vécues au pensionnat des bénédictines de Florence. Durant ses jeux d’enfant (car elle demeure une enfant enjouée, espiègle et normale), elle passe cette réflexion tout imprégnée de Celui qui l’habite : « Pendant que nous nous amusons, Jésus pense à nous! » C’est aussi durant cette période chez les Bénédictines que sa vie eucharistique et mariale, de même que sa dévotion au Sacré-Cœur s’épanouiront malgré le contexte janséniste de l’époque.

A son retour dans le cercle familial, elle attend une année avant de révéler son désir de vie religieuse au Carmel. Cette vocation, elle l’a découverte durant les derniers mois de ses études chez les sœurs Bénédictines. Son directeur spirituel et son confident,  son pieux père Ignazio, ne s’oppose pas à la vocation de sa fille bien qu’il en ait le cœur brisé.  Anne Marie entre donc au Carmel de Florence, le 1er septembre 1764. Elle prend l’habit le 11 mars 1765 et devient sœur Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus. Elle reçoit comme maîtresse de novices une carmélite digne de former les « anciens Pères du désert ». Mais jamais Thérèse Marguerite ne manifestera de mouvements d’impatience, de susceptibilité ou d’amertume. A l’âge de 23 ans, deux péritonites viennent écourter sa vie sur terre. Elle meurt le 7 mars 1770.

Teresa Margherita del Sacro Cuore a été béatifiée, par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939), le 9 juin 1929 et canonisée le 13 mars 1934.

Qu’a donc fait sœur Thérèse Marguerite Redi pour que l’Église reconnaisse sa sainteté quelques 150 ans plus tard ? Le fondement de sa vie religieuse repose sur sa foi profonde et vivante; et cette foi vivante provient de ce qu’elle demeure constamment en présence du Seigneur. Son leitmotiv « Dieu est Amour » est le résumé de toute sa vie. Rendre à Dieu amour pour amour, mais cachée dans le cœur du Christ. La pensée de ce que le Seigneur a souffert, éveille en elle le « désir de souffrir aussi un peu pour lui ». Aucune épreuve ne lui semble trop pénible à cause de l’Amour qui l’habite. Mais cet amour pour Dieu passe aussi par l’amour bien concret de chacune de ses sœurs. Après sa profession, elle reçoit le travail d’infirmière dans la communauté. Elle prodigue les soins avec patience et sans mouvement d’humeur. Au travers de ce quotidien, aucune de ses sœurs ne soupçonne le feu d’Amour qui la brûle et commence à la consumer de plus en plus en vue du grand passage!

Le témoignage de son directeur spirituel, le père Ildephonse de St-Aloysius Gonzaga, au procès canonique, nous permet de pénétrer le silence de la vie cachée de sainte Thérèse Marguerite et de retrouver son itinéraire spirituel. Elle a été conduite sur le véritable chemin thérésien d’une contemplation assidue de la sainte humanité de Jésus, Verbe incarné. En fait, sa dévotion au Sacré-Cœur explique tous les aspects de sa spiritualité et de sa vie religieuse.

Elle considère le Sacré-Cœur comme le « centre de l’amour » par lequel la Parole de Dieu, dès le sein du Père, nous a aimés de toute éternité, et avec lequel il a tant mérité pour nous. Elle fait l’expérience, par le Sacré Cœur de Jésus, de « l’Habitation divine », comme le dit saint Paul « vous êtes le temple de Dieu ». Et sa grande épreuve intérieure sera d’aimer cet Amour mais de ne plus le sentir; ce sera d’aimer sans croire qu’elle aime!

Une grande grâce contemplative, reçue le dimanche après la Pentecôte de 1767, lui fait expérimenter en toute vérité, dans son être de chair ce « Dieu est Amour » et il deviendra la source de sa vie et de sa sainteté. C’est ce feu de l’Amour qui consume par la suite la vie toute simple et cachée de sœur Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur. Sa vie humaine et spirituelle est brûlée par cette charité vécue à « l’extrême ».

Thérèse Marguerite avait une santé forte et solide. Mais le 7 mars 1770, quelques douleurs mal diagnostiquées la conduisent à la mort après 18 heures de souffrances affreuses. Elle meurt à 23 ans après 6 ans de vie au Carmel. Durant sa courte maladie, à travers une douleur intolérable, elle trouve encore la patience et la charité de conseiller une sœur sur les soins à donner à des sœurs malades. Elle meurt paisiblement le regard fixé sur son crucifix qu’elle tient en ses mains et qu’elle baise avec amour.

Le corps de la jeune carmélite défunte était déjà très altéré et enflé après sa mort, à un point tel qu’on songeait à ne pas exposer sa dépouille à la grille du parloir comme c’était la coutume. Mais dès qu’on commença à la transporter un changement étonnant se produisit. La couleur bleuâtre de son visage et de son cou fit place à une délicate pâleur, le visage prit un éclat rosé, le corps devint mince et souple. La défunte semblait d’une beauté rayonnante plus qu’elle ne l’avait été de son vivant. On retarda l’inhumation de 15 jours et le corps demeura dans le même état en répandant un parfum agréable. Son corps est demeuré intact jusqu’à nos jours. Il repose maintenant dans une châsse en verre au monastère de Florence.

La fonction de Thérèse Marguerite Redi dans l’histoire de la spiritualité ne consiste pas à être « un maître » mais « un témoin ». Elle a témoigné par sa vie au Carmel, que lorsque cette vie est vécue sans compromis, dans son expression ascétique et contemplative la plus pure, cette vie est capable de conduire l’âme à l’union la plus intime avec Dieu. Le Sacré-Cœur de Jésus, où elle a su se cacher pour aimer, est la demeure où elle nous invite.

Source principale : lecarmel.org/saints/saints-et-saintes/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Stes Perpétue et Félicité, martyres († 203) - Mémoire
Bx José Olallo Valdés, frère o.h. (1820-1889)
Sts Saturus, Saturnin, Révocat et Secondin, martyrs († 203)
St Eubule, martyr († 309)
Sts Basile, Eugène, Agthodore, évêques et martyrs († IVe s.) 
Sts Elpide, Ethère, Capiton, Ephrem, martyrs († IVe s.)
St Paul, surnommé le Simple, ermite († IVe s.) 
St Gaudiosus, évêque de Brescia en Lombardie († Ve s.) 
St Ardon (Smaragde), prêtre († 843) 
St Paul, évêque de Pruse en Bithynie († 850) 
St Thomas (Tommaso) d'Aquino, prêtre o.p. († 1274)
Bx Germain Gardiner, martyr († 1544)
BBx Jean Larke et Jean Ireland, prêtres et martyrs († 1544)
St Jean-Baptiste Nam Chong-sam, martyr († 1866) 
St Just Ranfer de Bretenières, prêtre et martyr († 1866)
St Siméon Berneux, évêque et martyr († 1866)
Sts Louis Beaulieu, Pierre-Henri Dorie, martyrs († 1866)
Bx Léonide Féodorov, prêtre et martyr († 1935)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyLun 07 Mar 2016, 19:21

8 mars

Saint Jean de Dieu 
Fondateur des Frères de la Charité
(Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu)

Jean de Dieu, de son vrai nom Joao Ciudad, est né le 8 mars 1495 à Montémor o Novo au Portugal.

A  l’âge de huit ans, il quitte brusquement sa famille pour suivre un  mystérieux gyrovague et commence une vie errante. Les raisons de ce  départ restent un mystère. Il arrive assez rapidement en Espagne, à  Oropesa (Tolède) où il est accueilli dans la famille de Francisco Cid,  dénommé « el Mayoral ». La famille du Mayoral fait de l’élevage, et jusqu’à l’âge de 20 ans  Jean se consacre au métier de berger. Il est apprécié de tous.

A la recherche d'aventures, il décide ensuite de s’enrôler dans les  troupes que lève Charles Quint pour combattre François 1er. Après cette  expérience militaire, il redevient berger mais, très vite, nous le  retrouvons aux portes de Vienne en Autriche avec l’armée impériale qui  entend stopper l’invasion des Turcs de Soliman le Magnifique. Il ira  même jusqu’aux Pays Bas avec sa compagnie.

Quittant  définitivement l’armée, il se met au service d’une noble famille  espagnole condamnée à l’exil à Ceuta, sur la côte marocaine. De retour  en Espagne après un passage sur sa terre natale, il erre sur les routes  d’Andalousie, s’installe à Grenade et se fait marchand ambulant de  livres de piété et de chevalerie.

Un jour de 1539, il écoute une prédication du célèbre Jean d’Avila qu’on surnomme l’apôtre de l’Andalousie. Et c’est la conversion. Bouleversé par ce qu'il vient d'entendre, il parcourt les rues de la ville en criant « Miséricorde ! Miséricorde ! », il arrache ses vêtements, se roule dans la boue. Les enfants le poursuivent en criant « el loco ! el loco ! », « le fou ! le fou ! ». Il est alors enfermé à l’hôpital Royal de Grenade. Il connaît le  sort des malades mentaux de l’époque : jeûne, coups de fouets, jets d’eau  glacée…pour chasser le mal. C’est à ce moment que naît sa vocation. Il  décide de passer le reste de sa vie à secourir ceux qu’il a côtoyés à  l’hôpital Royal :
paralytiques, vagabonds, prostituées, et surtout malades mentaux.

Il fonde une première « maison de Dieu » qui s’avère très vite trop petite, il en fonde donc une deuxième plus grande. Pour subvenir aux besoins de sa «maison de Dieu », il quête chaque jour en criant : « Frères, faites-vous du bien à vous-mêmes en donnant aux pauvres ! » Très vite, les habitants de Grenade le surnomment Jean de Dieu. Cinq compagnons, gagnés par son exemple, le rejoignent.

Il  meurt le 8 mars 1550, laissant derrière lui une renommée de sainteté  qui traverse les frontières. Ses compagnons vont très vite se réunir  pour fonder l’Ordre Hospitalier des frères de Saint Jean de Dieu,  grâce au pape saint Pie V (Antonio Michele Ghislieri, 1566-1572) qui, le 1er janvier 1572, approuve la congrégation et lui donne la règle de  saint Augustin, et au pape Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590) qui, le  1er octobre 1586, l’élève au rang d’Ordre religieux.

>>> Six lettres manuscrites de saint Jean de Dieu ont été conservées précieusement. Parmi les nombreuses citations, on peut y lire notamment «Dieu avant tout et par-dessus tout ce qui est au monde ! », « Je suis endetté et captif pour Jésus-Christ seul ! », ou encore, « Mettez votre confiance en Jésus-Christ seul ! »

Jean de Dieu est canonisé en 1690 par le pape Alexandre VIII (Pietro Vito Ottoboni, 1689-1691), déclaré  patron des malades et des hôpitaux en 1886 et protecteur des infirmiers  et infirmières en 1930.

Aujourd’hui,  l’Ordre Hospitalier est présent sur les cinq continents : les frères y ont fondé des hôpitaux, des maisons de santé, des centres de  réhabilitation, des accueils de nuit, des écoles de formation…

Les autres saints du jour :

Bx Faustino Míguez, prêtre scolope et fondateur (1831-1925)
St Ponce, diacre de saint Cyprien († IIIe s.)
Sts Apollonius et Philémon, martyrs († 287)
St Provin, évêque de Come en Lombardie († v. 420)
St Senan, abbé en Irlande († VIe s.)
St Félix, évêque en Angleterre († v. 646)
St Théophylacte, évêque de Nicomédie († v. 840)
St Humphroy, évêque de Thérouanne († 871)
St Litfred (Litifredo) évêque de Pavie en Lombardie († 874)
St Duthac, évêque de Ross en Écosse († v. 1065)
St Vérémond, abbé d'Hyracha en Navarre († v. 1095)
St Étienne, premier abbé d'Aubazine († 1159)
Bx Vincent Kadlubeck, évêque de Cracovie († 1223)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMer 09 Mar 2016, 00:24

9 mars

Sainte Françoise Romaine
Religieuse et fondatrice

Francesca Bussa de Leoni (ou sainte Françoise dite Françoise Romaine ou Françoise de Rome) naît à Rome en 1384, d'une famille très ancienne et non moins illustre. Son enfance, passée dans le recueillement et dans l'union avec Dieu, l'avait disposée à se consacrer à Jésus-Christ ; mais Dieu permit que ses parents l'engageassent, dans le mariage, pour donner aux personnes mariées un admirable modèle à imiter.

Sa maison fut l'école de toutes les vertus chrétiennes. Aimable pour tous, on ne sait laquelle fut la plus parfaite, de l'épouse, de la mère, de la maîtresse. Les obligations de son état n'étaient jamais sacrifiées au bonheur de prier Dieu, et elle en reçut la récompense ; car, un jour qu'elle avait été obligée de s'interrompre quatre fois pendant la récitation du même verset de son office, elle retrouva le verset écrit en lettres d'or.

Elle obtint de son mari, au bout de quelques années de mariage, de vivre en sa maison comme une véritable religieuse. Plus tard, son mari étant mort, elle put rejoindre les Sœurs Oblates, qu'elle avait fondées, et avec qui elle avait vécu jusque là en communauté d'œuvres et de prières. 

Parmi toutes les choses étonnantes de sa vie, on peut signaler surtout la présence ordinaire et visible de son ange gardien, et les luttes terribles qu'elle eut à soutenir contre le démon. Outre son ange gardien, Dieu lui avait donné un ange chargé de la punir ; cet ange était sévère ; car, à la moindre faute, il la frappait, même en public. L'ange restait invisible, mais les coups étaient entendus de tous. Ainsi, quelques personnes tenant un jour devant elle une conversation frivole, Dieu inspira à la sainte de les interrompre, et comme elle hésitait, elle reçut sur la joue un rude soufflet. Souvent, alors qu'elle était à genoux devant une statue de la Sainte Vierge, son ange s'approchait et continuait avec elle la prière.

On représente généralement sainte Françoise avec un ange à côté d'elle. Plus d'une fois l'ange dévoué eut à chasser les démons, qui ne cessaient de harceler la servante de Dieu. Une nuit, pendant qu'elle priait, le diable la prit par les cheveux, et, la portant sur la terrasse de la maison, la suspendit au-dessus de la rue ; mais Dieu la remit en sûreté dans sa cellule.

D'autres fois, elle était traînée violemment ; l'ennemi du salut prenait toutes les formes pour la tromper ou l'épouvanter ; le calme de Françoise excitait son dépit et le mettait en fuite.

Elle meurt le 9 mars 1440 en soignant son fils Jean-Baptiste, ses dernières paroles furent : « Le ciel s'ouvre, les anges descendent, l'archange a fini sa tâche, il est debout devant moi et me fait signe de le suivre ».

Françoise Romaine a été canonisée, le 29 mai 1608, par le pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621).

Les autres saints du jour :

St Dominique Savio, disciple de saint J. Bosco (1842-1857)
Sts Martyrs de Sébaste, soldats († 320)
St Pacien, évêque de Barcelone († v. 390)
St Vital (Vitale), ermite en Lucanie († 993)
St Bruno, évêque de Querfurt et martyr († 1009)
Ste Catherine (Caterina) de Bologne, clarisse (1413-1463)
St Jean-Baptiste Chon Chang-un, martyr († 1866) 
St Pierre Ch'oe Hyong, père de famille et martyr († 1866)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMer 09 Mar 2016, 23:16

10 mars

Ste Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des :
« Religieuses de l'Assomption »

Marie-Eugénie de Jésus, née Anne-Eugénie Milleret de Brou, naquit à Metz le 26 août 1817, elle partagea son enfance entre l'hôtel particulier des Milleret de Brou et la vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l'Allemagne et de la France.
Comblée, dans une famille non-croyante dont le père voltairien est un haut-fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus Christ le jour de sa première communion, à Noël, en 1829.

Après 1830, son père, ruiné, doit vendre la propriété de Preisch, puis l'hôtel de Metz. Ses parents se séparent; elle va à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832. Elle est recueillie dans une riche famille d'amis, à Châlons. L'adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l'entourent: « Je passai quelques années à me questionner sur la base et l'effet des croyances que je n'avais pas comprises... Mon ignorance de l'enseignement de l'Église était inconcevable et pourtant j'avais reçu les instructions communes du catéchisme » (Lettre à Lacordaire - 1841)

Son père la fait revenir à Paris. Durant le carême 1836, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. « Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller ». « Ma vocation date de Notre-Dame » dira-t-elle plus tard. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamenais, de Montalembert et de ses amis.
Parmi eux, l'abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Sulpice en mars 1837. C'est à Saint-Eustache qu'elle le rencontre pour la première fois. Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, non-croyants pour la plupart. Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse mais elle hésite d'abord à le suivre, puis elle accepte.
Il l'envoie en formation chez les Visitandines de la Côte Saint-André (Isère) qui la marquent de l'esprit et de la spiritualité de saint François de Sales.

En octobre 1838, c'est la rencontre avec l'abbé d'Alzon qui fondera les Pères de l'Assomption en 1845. Cette grande amitié durera 40 ans. Elle a déjà, précises dans son esprit, les bases de sa pédagogie: elle récuse une éducation mondaine où l'instruction profane est au rabais; elle veut un christianisme authentique et non un vernis superficiel; elle entend donner aux jeunes filles une formation de tout l'être à la lumière du Christ.

En avril 1839, elles sont deux jeunes filles à se réunir dans ce but, dans un petit appartement, rue Férou, à Paris; en octobre, elles se retrouvent bientôt à quatre dans une maison de la rue de Vaugirard, étudiant la théologie, l'Écriture Sainte et les sciences profanes. Kate O'Neill, une irlandaise, est déjà là, elle qui prendra le nom religieux de Thérèse-Emmanuel; sa forte personnalité accompagnera Marie-Eugénie de Jésus de son amitié et de son aide durant toute sa vie. Les sœurs se séparent définitivement de l'abbé Combalot en mai 1841. Sa direction fantasque et son manque de mesure vis-à-vis de l'Archevêque de Paris risquaient de tout compromettre.

Mgr Affre leur offre l'appui de son Vicaire général, Mgr Gros. C'est une libération. Les sœurs reprennent leurs études et font leur profession religieuse le 14 août 1841.
Leur pauvreté est grande et la communauté ne se développe pas. Ce qui n'empêche pas sœur Marie-Eugénie, d'ouvrir une première école, au printemps 1842, impasse des Vignes. Puis elle s'installe à Chaillot, car la communauté grandit, toujours plus internationale. Elle se plaint parfois des prêtres et des laïcs trop repliés sur leur piété: « Leur cœur ne bat pour rien de large ».
Sa relation avec l'Abbé d'Alzon s'approfondit. Pétri des idées de Lamennais, fort de Jésus Christ, attaché à l'Église, il l'entraîne; elle le modère. Il est combatif; elle le nuance.

Les fondations se multiplient à travers le monde. Rome reconnaît la Congrégation des Religieuses de l'Assomption en 1867. Les Constitutions seront définitivement approuvées le 11 avril 1888. La mort du P. d'Alzon, en 1880, est l'annonce du dépouillement qu'elle avait reconnu nécessaire en 1854: « Dieu veut que tout tombe autour de moi ». Sœur Thérèse-Emmanuel disparaît à son tour le 3 mai 1888, et sa solitude se creuse davantage. La croissance de la Congrégation est une lourde charge pour elle.

Entre 1854 et 1895, de nouvelles communautés naissent en France, puis des fondations en Angleterre, en Espagne, en Nouvelle-Calédonie, en Italie, en Amérique latine et aux Philippines. Elle enchaîne voyages, constructions, consultations, décisions...
Les religieuses seront des enseignantes s'adaptant aux besoins devant lesquels les place l'évolution de la vie et de l'Église, sans pour autant se départir des observances monastiques.

Quand elle découvre l'impuissance de la vieillesse, « un état où ne reste plus que l'amour », elle s'efface peu à peu. « Je n'ai plus qu'à être bonne ». Sa santé s'altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n'aura plus que son regard pour le dire.
Le 10 mars 1898, elle rejoint le Christ ressuscité qui, sur terre, était son unique passion.

Marie Eugénie de Jésus a été élevé à la gloire des autels le 9 février 1975, à Rome, par le Bx  Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisée, place Saint-Pierre, par le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013), le 3 juin 2007. 

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St John (Jean) Ogilvie, prêtre s.j. martyr († 1615)
Sts Caïus et Alexandre, martyrs († après l'an 171)
St Victor, martyr africain († IIIe s.)
St Macaire, évêque de Jérusalem († v. 325)
St Simplice (Simplicio), pape (47e) de 468 à 483 
St Droctovée, abbé à Paris († v. 580)
St Attale (Attala), abbé dans le Piémont († 628)
Bx Elias do Socorro Nieves, prêtre et martyr († 1928)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyJeu 10 Mar 2016, 22:53

11 mars

Bx Jean Kearney
Prêtre o.f.m. et martyr († 1653)

Jean (John en anglais ) Kearney (ou Seán O' Cearnaigh, en irlandais gaélique) naît dans le comté de Tipperary, en Irlande, en 1619.

Il entre au noviciat de Kilkenny (en irlandais Cill Chainnigh),puis au séminaire de Leuven en Belgique.
L'Irlande comme l'Angleterre avait été obligée de reconnaître, en 1570, l'Acte de Suprématie qui consacrait le roi comme chef suprême de l'Église anglicane. 
Il reçut l'ordination presbytérale en 1642 à Bruxelles, puisque les évêques irlandais ne pouvaient ordonner des prêtres catholiques.

A son retour vers son pays, en  1644, il est arrêté et torturé à Londres, en tant que catholique, mais il réussit à s'échapper vers la France et regagner Wexford à partir de Calais. 
Vivant sa vocation, comme un homme recherché, il enseigne la philosophie et est maître des novices à Waterford puis portier à Carric-on-Suir. Mais lorsqu’Oliver Cromwell arriva au pouvoir, la répression s'intensifia contre le catholicisme : il dut se cacher.

En mars 1653 il fut découvert et arrêté dans le comté de Tipperary. On l'accusa, à son procès, de prosélytisme et de pratiquer le culte catholique qui était interdit.
Il fut soumis au supplice du gibet le 11 mars 1653 à Clonmell, ville du comté de Tipperary en République d'Irlande.

John Kearney a été béatifié le 27 septembre 1992, à Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005) avec le groupe de 17 martyrs irlandais († entre 1579 et 1654) soit : 4 évêques, 6 prêtres, 1 religieux, 6 laïcs.

Sources principales : martyretsaint.com/ ; nominis.cef.fr/(« Rév. x gpm »).    

Les autres saints du jour :

St Euloge de Cordoue, prêtre et martyr († 859)
St Pione, prêtre et martyr († v. 250)
Sts Trophime et Thale, martyrs († v. 308)
St Constantin, roi et martyr au VIe siècle
St Sophrone, évêque de Jérusalem († 639)
St Vindicien, évêque de Cambrai et d'Arras († v. 712)
St Benoît (Benedetto) Crespi, évêque de Milan († 725)
St Oengus, dit le Culdée, moine irlandais († v. 824)
Bx Giovanni Battista Righi, prêtre o.f.m. († 1539)
Bx Thomas Atkinson, prêtre et martyr († 1616)
St Dominique Cam, prêtre et martyr († 1859)
Sts Marc Chong Ui-bae et Alexis U Se-yong, martyrs

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptySam 12 Mar 2016, 00:02

12 mars

Saint Syméon le Nouveau Théologien
Moine à Constantinople

Syméon naît en 949 à Galatai, en Paflagonie (Asie mineure), dans une famille noble de province. Encore jeune, il partit pour Constantinople pour y entreprendre des études et entrer au service de l'empereur. Mais il se sentit peu attiré par la carrière civile qui l'attendait et sous l'influence des illuminations intérieures dont il faisait l'expérience, il se mit à la recherche d'une personne qui l'orientât dans le moment de grands doutes et de perplexité qu'il était en train de vivre, et qui l'aidât à progresser sur le chemin de l'union avec Dieu.

Il trouva ce guide spirituel en Syméon le Pieux (Eulabes), un simple moine du monastère de Studios, à Constantinople, qui lui donna à lire le traité La loi spirituelle de Marc le Moine. Dans ce texte, Syméon le Nouveau Théologien trouva un enseignement qui l'impressionna beaucoup: « Si tu cherches la guérison spirituelle - y lit-il - sois attentif à ta conscience. Tout ce qu'elle te dit, fais-le et tu trouveras ce dont tu as besoin. » A partir de ce moment-là - raconte-t-il lui-même - il ne se coucha plus sans se demander si sa conscience n'avait pas quelque chose à lui reprocher.

Syméon entra dans le monastère des Studites, où, toutefois, ses expériences mystiques et son extraordinaire dévotion envers le Père spirituel lui causèrent des difficultés. Il partit pour le petit couvent de Saint Mamas, toujours à Constantinople, dont, après trois ans, il devint le chef, l'higoumène. Il y conduisit une intense recherche d'union spirituelle avec le Christ, qui lui conféra une grande autorité. Il est intéressant de noter qu'il lui fut donné le qualificatif de « Nouveau Théologien », bien que la tradition ne réserve le titre de Théologien qu'à deux personnalités: à l'évangéliste Jean et à Grégoire de Nazianze. Il endura des incompréhensions et souffrit l'exil, mais fut réhabilité par le patriarche de Constantinople, Serge II.

Syméon passa la dernière période de son existence dans le monastère de Sainte Marine, où il écrivit une grande partie de ses œuvres, en devenant de plus en plus célèbre en raison de ses enseignements et de ses miracles.
Il meurt le 12 mars 1022.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Syméon le Nouveau Théologien
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Luigi Orione, prêtre et fondateur (1872-1940)
St Maximilien de Thébeste, martyr († 295)
Sts Mygdon, Eugène, Maxime, Domna, martyrs († 303)
Sts Mardoine, Smaragde et Hilaire, martyrs († 303)
Sts Pierre, Dorothée et Gorgon, martyrs († 303)
St Innocent Ier, pape (40e) de 401 à 417 
St Paul Aurélien, évêque en Bretagne au VIe s.
St Grégoire Ier, surnommé le Grand, déposition († 604)
St Théophane le Chronographe, moine († 817)
St Elphège, évêque de Winchester († 951)
Bse Fine (Fina), vierge en Toscane († 1253)
Bse Giustina Francucci Bezzoli, vierge, o.s.b. († 1319)
Bx Girolamo Gherarducci, prêtre o.e.s.a. († 1335)
Bx Joseph Zhang Dapeng, laïc et martyr († 1815)
Bse Angèle Salawa, vierge à Cracovie († 1922)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptySam 12 Mar 2016, 23:53

13 mars

Bse Irmã Dulce
Religieuse brésilienne
« Bon Ange de la Bahia »

Irmã Dulce (dans le siècle Maria Rita), deuxième fille de Lopes Pontes Augusto dentiste, professeur à l'École de médecine dentaire, et de Dulce Maria de Souza Brito Lopes Pontes,  naît le 26 mai 1914, à Salvador de Bahia.

A 13 ans, elle a déjà transformé la maison familiale, au 61, Rue de l´Indépendance, en un centre d´accueil de personnes en difficultés. C´est à cette époque qu´elle manifeste pour la première fois le désir de se dédier à la vie religieuse, après avoir visité l´une de ses tantes vivant avec d´autres personnes pauvres parmi les pauvres.
Sa vocation de travailler pour la population souffrante est due à une influence directe de sa famille, à un héritage de son père, et à un appui décisif de sa sœur, Dulcinha.

Le 8 février 1933, peu après avoir terminé sa formation de professeur, Maria Rita entre dans la Congrégation des Sœurs Missionnaires de l´Immaculée conception de la Mère de Dieu, dans la ville de São Cristóvão, dans l´état du Sergipe. Une année plus tard, le 15 août 1934, elle prononce ses vœux définitifs, à l´âge de 20 ans, recevant le nom de Irmã Dulce en hommage à sa mère, décédée quand elle avait 7 ans.

Sa première mission est d´enseigner dans un collège tenu par sa congrégation dans le quartier de Massaranduba, dans la ville basse à Salvador. Mais, très vite, elle songe de nouveau à œuvrer pour les plus pauvres. Dès 1935, elle commence à aider la communauté pauvre des Alagados (= des inondés) et d´Itapagipe, de la ville basse, lieux où vont se développer les principales activités des futures Œuvres sociales d´Irmã Dulce.
Les premières années de travail apostolique de la jeune missionnaire sont intenses. En 1936, elle fonde l´Union ouvrière de Saint François, premier mouvement ouvrier de la Bahia. En 1937, elle fonde, avec le Frère Hildebrando Kruthaup, son père spirituel, le Cercle ouvrier de Bahia, qui compte rapidement 3 cinémas, construits grâce à divers dons.

En Mai 1939, Irmã Dulce inaugure le Collège Saint Antoine, école publique destinée pour les ouvriers et leurs enfants, dans le quartier de Massaranduba.
La même année, elle fait construire cinq maisons dans l´île aux Rats, pour accueillir les malades qui errent dans les rues. Expulsée de ce lieu, elle déménage d´un endroit à l´autre, emmenant ses malades avec elle dans différents endroits. Finalement, elle s´installe dans le poulailler du Couvent Saint Antoine, qui s´improvise peu à peu en auberge et devient la base du futur hôpital Saint Antoine. Ce dernier s´agrandit et est aujourd´hui le centre d´un immense complexe médical, social et éducatif qui continue à ouvrir ses portes pour les pauvres de la Bahia et de tout le Brésil.

L´encouragement pour développer son œuvre, Irmã Dulce le tient du peuple bahianais, des brésiliens de tout le pays et de personnalités internationales. En 1988, elle est recommandée par le Président de la République de l´époque, José Sarney et la Reine Silvia de Suède, pour recevoir le prix Nobel de la Paix. Mais surtout, le 7 juillet 1980, elle reçoit les encouragements de Jean-Paul II, lors de sa première visite du pays, pour développer son œuvre.
Les deux se rencontreront de nouveau le 20 octobre 1991, lors de la seconde visite du Souverain Pontife au Brésil. Jean-Paul II insiste alors pour bousculer son emploi du temps minuté pour visiter Irmã Dulce au Couvent Saint Antoine, déjà bien affaiblie dans son lit d´hôpital.

Cinq mois plus tard, le 13 Mars 1992, elle rejoint la Maison du Père. Le jour de ses obsèques, dans l´église Notre Dame de l´Immaculée Conception de la Plage, les hommes politiques, les industriels et les artistes, se mêlaient aux milliers de fidèles, souvent très pauvres, venus pleurer leur « Bon Ange de la Bahia ».

Son œuvre constitue l´une des plus grandes et des plus respectées institutions philanthropiques du pays. Toute sa vie, malgré sa santé fragile et son insuffisance respiratoire, elle courut d´un bureau à un autre, avec comme unique objectif de faire de sa vie un instrument vivant du Salut du Monde.

Irmã Dulce à été béatifiée le 22 mai 2011, au Parc des Expositions de Salvador de Bahia (Brésil), au cours d’une célébration, présidée par Mgr Murilo Krieger, archevêque et cardinal primat de Salvador.

Source principale : adveniat-regnum-tuum.blogspot.fr/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Sts Rodrigue et Salomon, martyrs († 857)
Sts Macédonius, Patricia et Modeste, martyrs († v. 304)
St Sabin, martyr († v. 303)
Ste Christine, vierge et martyre († 559)
St Pient, évêque à Poitiers († v. 564)
St Léandre, évêque à Séville († v. 600)
St Eldrade, abbé dans la vallée de Suse († v. 840)
St Ansovin, évêque dans les Marches († 868)
Bx Pierre II, abbé à Cava en Campanie († 1208)
Bx Agnel (Agnello) de Pise, frère o.f.m. (1194-1235)
Bse Françoise Tréhet, vierge et martyre († 1794)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyDim 13 Mar 2016, 22:18

14 mars

Sainte Mathilde (ou Maud) de Germanie
Veuve 
(875-968)

Épouse d'Henri Ier, roi de Germanie, ils formaient un couple très uni, priant ensemble. Ils eurent cinq enfants.

Devenue veuve en 936, elle chercha à réconcilier les deux ainés de ses enfants qui se disputaient la couronne de leur père. Ne pouvant être écoutée, elle se retira dans un monastère de Westphalie, jusqu'à ce que ses fils, honteux de leurs actes, la rappellent.

L'aîné Othon alla se faire sacrer Empereur d'Allemagne à Rome, et Mathilde profita de sa régence pour fonder nombre d'églises, de monastères et d'hôpitaux.

Les autres saints du jour :

Bx Giacomo Cusmano, prêtre et fondateur (1834-1888)
St Alexandre, martyr († v. 309)
St Lazare (Lazzaro), évêque de Milan (438-449)
St Lubin, évêque de Chartres († v. 557)
Ste Pauline, religieuse en Allemagne († 1107)
Bse Ève de Mont-Cornillon, recluse († v. 1205)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyLun 14 Mar 2016, 20:42

15 mars

Sainte Louise de Marillac
Veuve et cofondatrice des :
« Filles de la Charité »

Louise de Marillac, naît le 12 août 1591, à Ferrières-en-Brie où elle fut baptisée avant que son père, dont elle était la fille naturelle, ne s'installât à Paris. Après que son père se fut remarié, avec Antoinette La Camus (12 janvier 1595), elle fut mise, en 1602, en pension chez les Dominicaines du monastère royal Saint-Louis de Poissy où Louis de Marillac avait une tante religieuse ; elle fut ensuite confiée à un petit pensionnat, chez une bonne fille dévote, avec d’autres demoiselles, où elle fut initiée aux travaux ménagers et à la peinture.

Après la mort de son père (25 juillet 1604), Louise de Marillac avait songé à devenir capucine, mais elle fut refusée par le provincial des Capucins, Honoré de Champigny.
Le 6 février 1613, on lui fit épouser, à la paroisse Saint-Gervais de Paris, un secrétaire des commandements de Marie de Médicis, Antoine Le Gras, écuyer, homme de bonne vie, fort craignant Dieu et exact à se rendre irréprochable, dont, le 18 octobre 1613, lui naîtra un fils, Pierre-Antoine, qu'elle élèvera, à partir de 1619, avec les sept enfants d'une de ses cousines défunte.

Mélancolique, inquiète et scrupuleuse, Louise de Marillac était sans cesse agitée par le doute sur elle-même que Jean-Pierre Camus, son directeur spirituel, avait beaucoup de mal à apaiser. Son angoisse grandit encore lorsque son mari tomba malade d’un mal que l’on jugeait incurable et dont elle se croyait la cause pour n’être pas entrée en religion.
Le 4 juin 1623, jour de la Pentecôte, elle était à la messe, à Saint-Nicolas-des-Champs, lorsque, en un instant, elle fut libérée de ses doutes : « Je fus avertie que je devais demeurer avec mon mari et qu’un temps viendrait où je serai en état de faire vœu de pauvreté, chasteté et obéissance, et que ce serait avec des personnes dont quelques-unes feraient le semblable... »

Vers la fin de 1624, elle se mit sous la direction de saint Vincent de Paul qui s’était fait longtemps prier pour accepter. Après la mort de son mari, le 21 décembre 1625, elle fit vœu de viduité et mena dans le monde une vie toute religieuse où elle conjuguait, avec un règlement très strict, la prière et le secours des pauvres, sans cesser d'être attentive à l'éducation de son fils. Elle s’installa rue Saint-Victor, tout près du collège des Bons-Enfants que Mme de Gondi venait de donner à Vincent de Paul qui l’employait dans les Charités, ces groupements de dames et de filles pour l’assistance des malades dans les paroisses et les visites à domicile.

En 1628, lorsque son fils fut entré au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle disposa  davantage de temps pour se consacrer aux œuvres et Vincent de Paul la chargea de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des provinces. Elle n’eut aucun mal à persuader Vincent de Paul que les Dames associées ne pouvaient rendre aux malades les services pénibles qu’exigeait leur état, et qu’il fallait songer à réunir des personnes zélées pour se dévouer entièrement à l’œuvre sans autres devoirs et préoccupations au dehors. C’est ainsi que naquirent les Filles de la Charité.

Jusqu'à sa mort (15 mars 1660), elle gouverna les Filles de la Charité pour qui elle rédigea trois règlements successifs.

Son corps repose à Paris, au 140 rue du Bac, dans la Chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, où il y a aussi le corps de sainte Catherine Labourée et le cœur de saint Vincent de Paul.

Louise de Marillac fut béatifiée le 9 mai 1920 par Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) et canonisée le 11 mars 1934 par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).

Saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963) la proclama, en 1960, patronne de tous ceux qui s'adonnent aux œuvres sociales chrétiennes.

Source principale : missel.free.fr (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Klemens Maria Hofbauer, prêtre c.ss.r. (1751-1820)
Bx Jan Adalbert Balicki, prêtre en Pologne (1869-1948)
Bx Artemide Zatti, religieux s.d.b. (1880-1951)
St Ménigne, foulonnier et martyr († v. 250) 
St Zacharie, pape (91e) de 741 à 752 
Ste Léocritie, vierge et martyre († 859)
St Sisebut, abbé de Cardegna en Castille († 1086)
Bx William Hartley, prêtre et martyr (1558-1583)
Bx Pío Conde y Conde, prêtre sdb et martyr († 1937)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMar 15 Mar 2016, 22:38

16 mars

Saint Jean de Brébeuf
Prêtre s.j. et martyr

Né le 25 mars 1593 à Condé-sur-Vire en Normandie, Jean de Brébeuf est un des premiers pères jésuites à aller en Nouvelle-France. Il arrive à Québec en juin 1625, s'installe chez les Montagnais et plus tard, chez les Hurons.

Dans ses mémoires, il relate de façon admirable le mode de vie et les mœurs de ces peuples. Ces notes furent par la suite reproduites dans les « Relations des Jésuites » et sont aujourd'hui des sources d'information précieuses pour nous aider à comprendre la vie des Hurons avant les guerres et les épidémies qui décimeront leurs populations.

Il traduit un catéchisme et plusieurs prières dans la langue des Hurons et entreprend même la rédaction d'un dictionnaire et d'une grammaire. Brébeuf établit plusieurs missions en Huronie dont celle de Ihonatiria (Saint-Joseph). Peu après l'arrivée des Européens, les Hurons sont victimes de plusieurs épidémies de variole, de grippe et de dysenterie.

Le travail de conversion de Brébeuf est difficile et peu efficace. Lors d'une émeute en 1640, Brébeuf et d'autres Jésuites sont battus et la chapelle est détruite. C'est en 1642 que les vrais problèmes commencent. Soutenus par les Anglais dans leur entreprise, les Iroquois amorcent une vaste offensive contre leurs anciens ennemis les Hurons et leurs alliés français. Ils bloquent les routes commerciales en multipliant les pillages et les massacres sanglants. En 1647, la menace iroquoise est devenue telle que les Hurons refusent d'entreprendre des voyages vers Québec.

Le 4 juillet 1648, alors que les guerriers hurons sont absents, les Iroquois attaquent les missions de Saint-Joseph et Saint-Michel en Huronie. Plusieurs habitants sont massacrés dont le père Antoine Daniel qui sera criblé de flèches. Les Iroquois prennent 700 prisonniers.
Le 16 mars 1649, plus de 1000 Iroquois attaquent les missions de Saint-Ignace et de Saint-Louis où se trouvent alors les pères Brébeuf et Lalemant. Les deux hommes sont faits prisonniers et emmenés dans un village dans l'actuelle région de Midland, en Ontario.

Le père Jean de Brébeuf subit alors une des plus atroces tortures. Ces actes furent rapportés par Christophe Regnault qui put observer le cadavre. Le corps a été sauvagement battu et a reçu au moins 200 coups de bâtons. On avait arraché la chair des bras et des jambes de Brébeuf jusqu'aux os et on l'avait aspergé d'eau bouillante pour ridiculiser le sacre du baptême. Les Iroquois avaient également placé un collier de haches incandescentes autour de son cou et de son ventre et lui avaient arraché les lèvres pour qu'il cesse de parler de Dieu. Son crâne avait été scalpé et son cœur, arraché. Il est possible que les Iroquois l'aient dévoré, croyant ainsi absorber les qualités de leurs ennemis.

La nation huronne entière est bientôt décimée. Quelques survivants se réfugient chez des nations alliées du nord ou encore près de Québec où leurs descendants vivent toujours. Brébeuf fut proclamé Saint Patron du Canada en 1940.
Jean de Brébeuf, et ses compagnons martyrs (mémoire 19 octobre) ont été béatifiés le 21 juin 1925, par le « Pape des Missions » Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) et canonisés, par le même pape, le 29 juin 1930.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Jean de Brébeuf

Source principale : echo.franco.ca (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx José Gabriel del Rosario Brochero, prêtre (1840-1914)
Bse Bénédicte, clarisse (1214-1260)
Sts Hilaire, évêque, et Tatien, diacre, martyrs († 285)
St Papas, martyr († IVe s.)
St Julien d'Antioche, martyr († IVe s.)
Ste Eusébie, abbesse († v. 680) 
St Héribert, évêque de Cologne († 1021)
Bx Jean (Giovanni) Sordi, évêque et martyr († 1181)
BBx Jean Amias et Robert Dalby, martyrs († 1589)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMer 16 Mar 2016, 22:59

17 mars

Saint Patrick
Évêque
« Apôtre de l'Irlande » 
(385-461)

Patrick, jeune gallois d'une famille chrétienne, à 16 ans est enlevé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Il y passe six ans puis s'enfuit et retrouve ses parents.

Après un séjour en France où il est consacré évêque, il se sent appelé à revenir dans cette Irlande de sa servitude pour l'évangéliser. Il y débarque en 432 et multiplie prédications et conversions dans une population dont, par force, il connaît bien les coutumes et la langue.

Au Rock de Cashel, lors d'un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèroserouge : « Voilà la figure de la Sainte Trinité ». Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèroserouge deviendra le symbole de l'Irlande. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction.

Lorsque meurt Patrick, à Armagh, l'Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr et les monastères y sont très nombreux.

« Saint Patrick fut le premier Primat d'Irlande. Mais il fut surtout celui qui sut mettre dans l'âme irlandaise une tradition religieuse si profonde que chaque chrétien en Irlande peut à juste titre se dire l'héritier de saint Patrick. C'était un Irlandais authentique, c'était un chrétien authentique: le peuple irlandais a su garder intact cet héritage à travers des siècles de défis, de souffrances et de bouleversements sociaux et politiques, devenant ainsi un exemple pour tous ceux qui croient que le Message du Christ développe et renforce les aspirations les plus profondes des peuples à la dignité, à l'union fraternelle et à la vérité. »  (discours au Corps diplomatique - Jean-Paul II - 29 septembre 1979)

Les autres saints du jour :

St Gabriel Lalemant, prêtre s.j. et martyr (1610-1649)
Bx Juan Nepomuceno Zegrí y Moreno, prêtre et fondateur 
Sts Martyrs d'Alexandrie (un grand nombre), († v. 352)  
St Agricole, évêque de Chalon-sur-Saône († 580)
Ste Gertrude, abbesse († v. 659)  
St Paul de Chypre, moine et martyr († v. 770)
Bx Conrad, ermite en Palestine puis à Bari († 1620)
St Jean Sarkander, prêtre et martyr († 1620
Bse Maria Bárbara Maix, fondatrice brésilienne (1818-1873)
Bx Tommasello de Pérouse (Italie), dominicain (†1270)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyJeu 17 Mar 2016, 16:14

Joyeuse saint Patrick !

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyJeu 17 Mar 2016, 22:51

18 mars

Saint Cyrille de Jérusalem
Évêque, docteur de l'Église 
(315-386)

Cyrille naquit autour de 315 à Jérusalem ou aux environs. Sa vie représente le mélange de deux dimensions: d'une part, le soin pastoral et, de l'autre, la participation, malgré lui, aux controverses enflammées qui troublaient alors l'Église d'Orient.
Il reçut une excellente formation littéraire; ce fut la base de sa culture ecclésiastique, centrée sur l'étude de la Bible.

Ordonné prêtre par l'Évêque Maxime, lorsque celui-ci mourut ou fut déposé, en 348, il fut ordonné Évêque par Acacius, Archevêque métropolitain influent de Césarée de Palestine, philo-arien, qui était convaincu d'avoir trouvé en lui un allié. Il fut donc soupçonné d'avoir obtenu la nomination épiscopale grâce à des concessions à l'arianisme.
En réalité, Cyrille se heurta très vite à Acacius non seulement sur le terrain doctrinal, mais également sur le terrain juridictionnel, car Cyrille revendiquait l'autonomie de son siège par rapport à l'Église métropolitaine de Césarée.

En vingt ans, Cyrille connut trois exils: le premier en 357, à la suite d'une déposition de la part d'un Synode de Jérusalem, suivi en 360 par un deuxième exil voulu par Acacius et, enfin, par un troisième, le plus long - il dura onze ans - en 367, à l'initiative de l'empereur philo-arien Valente.
Ce n'est qu'en 378, après la mort de l'empereur, que Cyrille put reprendre définitivement possession de son siège, en rétablissant l'unité et la paix entre les fidèles.

D'autres sources, également anciennes, appuient la thèse de son orthodoxie, mise en doute par plusieurs sources de l'époque. Parmi celles-ci, la lettre synodale de 382, après le deuxième Concile œcuménique de Constantinople (381), auquel Cyrille avait participé en jouant un rôle important, est celle qui fait le plus autorité. Dans cette lettre, envoyée au Pontife romain, les Évêques orientaux reconnaissent officiellement l'orthodoxie la plus absolue de Cyrille, la légitimité de son ordination épiscopale et les mérites de son service pastoral, que la mort conclura en 387.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Cyrille de Jérusalem
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

et des écrits >>> Cyrille de Jérusalem

Les autres saints du jour :

Bse Celestina Donati, vierge et fondatrice (1848-1925)
St Alexandre, évêque de Jérusalem et martyr († v. 250)
St Fridien (Frediano), évêque de Lucques († v. 588)
St Léobard, reclus dans une cellule († v. 593) 
St Braulion, évêque à Saragosse († 651)
St Édouard, roi d'Angleterre et martyr († 978)
St Anselme, évêque de Lucques († 1086)
St Salvator de Horta, religieux o.f.m. († 1567)
BBx Jean Thules et Roger Wrenno, martyrs († 1616)
Bse Marthe (Aimée Le Bouteiller), vierge († 1883) 

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyVen 18 Mar 2016, 23:21

19 mars

Bse Sibillina (Sibylline) Biscossi
Vierge, aveugle, tertiaire dominicaine
Commémoration : 
Martyrologium Romanum le 19 mars (dies natalis). 
Ordo Fratrum Praedicatorum le 18 avril.

Sibylline Biscossi naît à Pavie (Lombardie, Italie) en 1287.

D’origine modeste, orpheline très jeune, elle était servante, mais devint aveugle à l'âge de douze ans. Au début elle priait Dieu de lui rendre la vue, dont elle avait besoin pour gagner sa vie ; puis une apparition de saint Dominique lui fit comprendre que cette cécité pouvait être une lumière pour les autres.

À quinze ans elle entra chez les sœurs de la Pénitence de Saint Dominique (Tertiaires dominicaines) et se fit recluse près de l'église des dominicains. Par l'une des lucarnes, elle devinait l'autel et recevait l'Eucharistie. Par l'autre, donnant sur l'extérieur, elle donnait des conseils et faisait la catéchèse aux enfants.

Elle vécut là de 15 à 80 ans, dans la plus sévère pénitence, vêtue en toute saison du même vêtement, mangeant peu, dormant sur une planche sans matelas ni couverture, et éclairant les nombreux visiteurs qui venaient lui demander des conseils spirituels et qu’elle écoutait avec une charité inlassable. 
Prélats et puissants, dévots et gens en recherche venaient la voir. Elle était la sibylle chrétienne qui répondait à toutes les demandes de conseils et de réconfort. Elle était l’œil lumineux de toute la ville de Pavie, qui reconnaissait dans cette voyante aveugle une maîtresse spirituelle. Le secret de tant de courage et de sagesse était puisé dans l’amoureuse contemplation de la Croix.

Les dominicains l’entourèrent à ses derniers moments, dont l’heure lui avait été révélée : le 19 mars 1367.
Le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) confirma son culte en 1854.

En Italie, elle est la sainte patronne des servantes et employées de maison.

Source principale : docteurangelique.forumactif.com/(« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :


Bx Marcel Callo, ouvrier et martyr (1921-1945)
Bx Isnardo (Isnard) de Chiampo (I), prêtre o.p. († 1244)
St Jean, abbé en Ombrie au VIe siècle
Bx Andrea Gallerani, fondateur à Sienne († 1251)
Bx Jean (Giovanni) Buralli, prêtre o.f.m. († 1289)
Bx Marco de Montegallo, prêtre o.f.m. († 1496)
Bx Narcisse Turchan, prêtre o.f.m. et martyr († 1942)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptySam 19 Mar 2016, 23:14

20 mars

Saint Jean Népomucène
Prêtre et martyr
(1330-1383)

Jean Népomucène, né à Népomuk, en Bohème, fut deux fois l'enfant du miracle, car ses parents, déjà vieux, l'obtinrent par l'intercession de Marie et ne le conservèrent, dans une grave maladie, que grâce aux ferventes prières qu'ils adressèrent à la Reine du Ciel. L'éducation de Jean fut soignée; sa piété faisait l'admiration de tous.

Il ne se présenta à l'ordination sacerdotale qu'après avoir purifié son âme par le jeûne et la prière, dans une profonde retraite. Son éloquence lui fit confier une chaire importante, à Prague, et cette ville fut bientôt remuée par la parole ardente du jeune apôtre. 

Jean se vit bientôt offrir un évêché, qu'il refusa; mais il accepta la charge d'aumônier de la cour, afin d'y exercer son zèle. L'impératrice le prit pour directeur de son âme. C'était une sainte. Cependant le roi, qui se livrait à toutes les débauches, osa concevoir d'odieux soupçons sur la conduite de sa vertueuse épouse, et un jour il fit venir le prêtre Jean et tenta de lui faire révéler le secret de la confession de son épouse. Le Saint recula d'horreur et refusa avec indignation.

Quelques jours après, on servit sur la table du prince une volaille qui n'était pas assez rôtie. Venceslas, furieux, ordonna de mettre à la broche le cuisinier maladroit et de le rôtir à petit feu. Les courtisans, devant cet ordre digne de Caligula, sont terrifiés et se taisent; mais l'aumônier de la cour est averti, et, nouveau Jean-Baptiste, il se présente devant ce nouvel Hérode pour lui reprocher sa cruauté. C'était mettre le comble à la rage du tyran.

Jean est jeté en prison; bientôt il comparaît devant le roi, qui de nouveau le supplie de lui faire connaître la confession de la reine. « Jamais! Jamais! » - répond le prêtre - le secret des consciences n'appartient qu'à Dieu. » Aussitôt il est mis à la torture et brûlé à petit feu avec des torches ardentes: « Jésus! Marie! », s'écriait le martyr dans cet affreux supplice. Divinement guéri de ses plaies, il comprit que le repos ne serait pas de longue durée. 

Amené une dernière fois en face du tyran, il entendit sortir de sa bouche cette menace définitive: « Parle, ou tu mourras! » Cette fois, Jean garda le silence, plus éloquent que toute réponse, et Venceslas ordonna de le mettre en un sac et de le jeter dans le fleuve pendant la nuit. Mais le corps du martyr suivit doucement le courant des eaux et fut toute la nuit environné de flambeaux, à la grande admiration de la ville entière.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour : 

St Joseph (Józef) Bilczewski, archevêque (1860-1923)
Bx Ambrogio Sansedoni, prêtre o.p. (1220-1286) 
St Archippe, disciple saint Paul apôtre († Ier s.)
Sts Paul, Cyrille et d'autres, martyrs († s. inc.)
St Urbice, 15e évêque de Metz († v. 450)
St Martin, évêque de Braga au Portugal († v. 579) 
St Cuthbert, évêque de Lindisfarne († 687)
St Vulfran, évêque de Sens († v. 700)
St Nicétas, évêque d'Apollonie en Macédoine († 733)
Sts Moines (20) de Saint Sabas, martyrs († 787)
Bx Battista Spagnoli, prêtre o.c. († 1516)
Bx Hippolyte (Ippolito) Galantini, fondateur (1565-1619)
Bse Jeanne Véron, vierge et martyre de la Révolution (1767-1794)
Bx François de Jésus-Marie-Joseph, fondateur († 1872)
Ste Marie du Cœur de Jésus, vierge et fondatrice († 1912)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyDim 20 Mar 2016, 23:38

21 mars

Sainte Bénédicte Cambiagio Frassinello
Épouse, religieuse et fondatrice des :
« Sœurs Bénédictines de la Providence »

En Bénédicte Cambiagio Frassinello, l'Église nous donne l'exemple d'une Sainte qui fut à la fois épouse, religieuse et fondatrice. Elle se laissa conduire par l'Esprit à travers ses différentes expériences: celle du mariage, celle d'éducatrice et celle de la consécration religieuse jusqu'à créer un Institut qu'elle a dirigé, cas unique dans l'hagiographie chrétienne, avec la collaboration généreuse et discrète de son mari.

Benedetta est née à Langasco (Gênes) le 2 octobre 1791 de Giuseppe et Francesca Ghiglione et elle a été baptisée deux jours plus tard. Ses parents lui donnent une profonde éducation chrétienne. Quand elle était encore une petite fille sa famille déménagea à Pavia.

À l'âge de 20 ans elle a une forte expérience intérieure qui fait grandir son amour pour la prière et la pénitence et son désir de tout abandonner pour se consacrer entièrement à Dieu. Mais ses parents s'opposent à ce projet et le 7 février 1816 elle se marie avec Giovanni Battista Frassinello.

Après deux ans de mariage, marqués par un approfondissement spirituel des deux époux, ils décident d'un commun accord de vivre comme frère et sœur. Ils s'occupent alors d'une des sœurs de Bénédicte atteinte d'un cancer. Et tous les deux se vouent généreusement à l'accueil et à l'éducation humaine et chrétienne des jeunes filles pauvres et abandonnées. L'œuvre de Bénédicte s'insère dans la vie sociale de Pavie à un moment où l'institution scolaire est perçue comme véritable source de bien-être. Bénédicte est la première femme de la ville et de la région qui a compris ce besoin; elle unit à l'enseignement scolaire, la catéchèse et la formation au travail.
Son dévouement perpétuel grandit par sa ferveur eucharistique, par sa contemplation du Crucifié et par sa certitude que Dieu seul est son soutien et sa défense. Avec une confiance illimitée dans la bonté du Seigneur, elle s'abandonne à sa Providence aimante et elle dit: « Lorsque Dieu veut une chose, il ne manque jamais d'accorder les moyens opportuns. » Durant sa vie les expériences mystiques vont se multiplier particulièrement pendant les fêtes liturgiques sans néanmoins la détourner de ses engagements quotidiens.

À Ronco Scrivia elle fonde l'école pour les jeunes filles du peuple et l'Institut des « Sœurs Bénédictines de la Providence », elle en écrit le règlement et les constitutions. Tout ceci révèle le développement de son charisme en étendant à toutes les jeunes filles l'éducation, l'instruction et la formation chrétienne ; l'institut se développe rapidement.

Le 21 mars 1858, Bénédicte meurt à Ronco Scrivia exactement au jour et à l'heure qu'elle avait prévu. Notons comment sa montée au ciel se fait sous les auspices de saint Benoît, car elle s'appelait Bénédicte, elle avait fondé des Bénédictines et elle meurt le jour de la fête de saint Benoît, plus exactement de son passage glorieux au ciel (transitus).

Benedetta Cambiagio Frassinello a été béatifiée le 10 mai 1987 et canonisée le 19 mai 2002, place Saint-Pierre, par le même pape : saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Bénédicte Cambiagio Frassinello

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Nicolas de Flüe, patron de la Suisse (1417-1487)
St Sérapion, évêque de Thmuis († après 362)
Sts Martyrs d'Alexandrie († 346)
St Lupicin, abbé de Condat († 480)
St Endée, abbé et fondateur en Irlande († v. 542)
St Benoît, abbé au Mont Cassin († 547) 
St Jacques, surnommé le Confesseur, martyr († v. 824) 
St Jean, évêque de Valence († v. 1145)
Bx Thomas Pilchard, prêtre et martyr († 1501)
Bx Matthieu Flathers, prêtre et martyr († 1608)
St Augustin Zhao Rong, prêtre et martyr (1746-1815)
Bx Miguel Gómez Loza, laïc et martyr (1888-1928)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyLun 21 Mar 2016, 17:21

22 mars

Bx Clemens August Graf von Galen
Cardinal, surnommé
« Le Lion de Münster »

Clemens August von Galen, onzième des 13 fils du comte Ferdinand Heribert Ludwig von Galen et de la comtesse Élisabeth von Spee, naquit le 16 mars 1878 dans le château de Dinklage dans la région de l'Oldenburg, aux alentours de Münster. Il grandit dans un milieu rural, au sein d'une grande famille reflétant la vie ecclésiale et sociale de son temps. Une fois l'école et ses études terminées, il fut ordonné prêtre en 1904. Pendant deux ans, il fut aumônier et secrétaire de son oncle, l'évêque auxiliaire Maximilian Gereon von Galen. L'un des plus grands changements de sa vie fut son transfert à Berlin. Pendant 23 ans, il dut affronter la difficile période de la Première Guerre mondiale et les désordres de la République de Weimar et leurs lourdes conséquences sociales. En 1929, il fut nommé curé de l'église paroissiale de saint Lambert à Münster. Le deuxième changement encore plus important de sa vie fut sa nomination inattendue comme évêque de Münster, à l'automne 1933.

L'évêque Clemens August Comte von Galen fut l'un des plus célèbres représentants de l'opposition de l'Église contre l'injuste régime national-socialiste. Si nous nous demandons d'où lui venait le courage de blâmer les nazis, en utilisant des arguments très clairs, dans la mesure où ils violaient les droits de l'homme fondamentaux, et comment il a réussi à persévérer dans cette dénonciation, nous devons prendre en considération trois grands facteurs qui ont contribué à sa forte personnalité d'homme, de croyant d'abord, puis d'évêque.

Il s'agit de la Famille, de la Foi et de la Politique, sans jamais, cependant, perdre de vue le fait que l'attitude du bienheureux naissait de ses profondes vertus chrétiennes.

Clemens August était issu d'une famille liée à l'Église et à la vie publique par une longue tradition. Son père s'intéressait aux affaires publiques et sa mère cultivait l'unité de la famille : ces réalités fournirent à Clemens August et à ses frères une certitude et une base pour leur vie, qui eut pour effet que plus tard, et de manière plutôt inattendue, il se dépassa lui-même et dépassa la tradition du milieu dans lequel il était né.

La vie de la famille von Galen était traditionnellement profondément orientée dans le sens de la responsabilité publique à l'égard de tous les hommes dans l'Église et dans la société. À la table familiale, dans le château de Dinklage, outre le dialogue familial et la prière du chapelet, on parlait également de politique, l'occasion en étant constamment offerte par l'activité de son père, qui était député au Reichstag à Berlin.

Il est certain qu'il ne put accomplir ce qu'il fit que grâce à une spiritualité profonde et en même temps très simple, fondée de manière évidente sur l'Eucharistie et sur la dévotion à la Mère de Dieu.

En contraste avec les bruits assourdissants de la musique martiale et des phrases vides de sens des haut-parleurs provenant des tribunes des orateurs, il opposa la vénération de la Sainte Eucharistie, l'adoration silencieuse et contemplative du Seigneur fait pain. Face au Seigneur présent sacramentellement dans le pain eucharistique, apparemment sans défense et si peu reconnaissable, il trouva la force et la nourriture, qui seules pouvaient remplir de façon durable le désir de vie des hommes. Toutes ses actions et toutes ses vertus émanaient de sa foi vécue.

Dès les débuts de son activité pastorale à Münster, Mgr von Galen avait déjà démasqué l'idéologie nazie et le mépris que celle-ci éprouvait pour les hommes. En pleine période de guerre, c'est-à-dire pendant l'été 1941, il la critiqua encore plus durement dans trois prédications tenues au mois de juillet et au mois d'août de cette même année, qui sont devenues célèbres. Dans celles-ci, il dénonça la fermeture forcée des couvents et l'arrestation des religieux. Il se prononça avec vigueur contre la déportation et la destruction des vies humaines que le régime affirmait ne pas être dignes d'être vécues, c'est-à-dire les handicapés mentaux. Les paroles enflammées de l'évêque frappèrent profondément la machine de mort du national-socialisme.

Ces argumentations aussi claires soulevèrent la colère des responsables nazis, qui ne savaient pas comment se comporter, en raison de l'extraordinaire autorité de l'évêque von Galen, et n'osaient pas l'arrêter ou le tuer.

Dans les mois difficiles de l’après-guerre, il s’opposa nettement aussi aux autorités d’occupation, quand il était nécessaire d’éliminer ou d’éviter les injustices.

Le 18 février 1946, le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) le créa cardinal au titre cardinalice de « San Bernardo alle Terme » pour sa conduite courageuse durant la période du national-socialisme. La basilique Saint-Pierre bondée de fidèles l’acclama comme « Le Lion de Münster ».

Le 16 mars 1946, le cardinal von Galen, de retour à Münster fut accueilli par une foule enthousiaste. Devant les ruines de la cathédrale, il donna son dernier discours ; le jour suivant, il tomba malade et mourut le 22 mars 1946. Il fut enterré dans le Ludgeruskapelle dans la cathédrale en ruines.

Clemens August Graf von Galen à été béatifié le  9 octobre 2005, à Rome, par le Card. José Saraiva Martins (>>> Homélie du Cardinal), Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Sources principales : vatican.va ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Bienvenu (Benvenuto) Scotivoli, évêque († 1282)
St Épaphrodite, évêque († Ier s.)
St Paul, premier évêque de Narbonne au IIIe s.
Sts Callinique et Basilisse, martyrs († s. inc.)
St Basile d'Ancyre, prêtre et martyr († 362)
Ste Léa, veuve romaine († v. 383)
St Nicolas Owen, religieux s.j. et martyr († 1606)
Bx François Chartier, prêtre et martyr († 1794)
Bx Bronislas Komorowski, prêtre et martyr († 1940)
Bx Marien Gorecki, prêtre et martyr († 1940)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMar 22 Mar 2016, 22:28

23 mars

Sainte Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès
Religieuse de l’Ordre Libanais Maronite
Ière sainte libanaise

Rafqa vit le jour le 29 Juin 1832 à Himlaya, village du Meten-Nord près de Bikfaya (Liban). Elle était fille unique de Mourad Saber al-Choboq al-Rayès et de Rafqa Gemayel. Elle fut baptisée le 7 Juillet 1832 et reçut le prénom de Boutrossieh (Pierrette). Ses Parents l'ont élevée dans l'amour de Dieu et l'assiduité à la prière.

Sa mère mourut en 1839 alors que Boutrossieh n'avait que sept ans. Ce fut pour elle une grande peine. Son père connut la misère et la nécessité. Il décida alors, en 1843, de l'envoyer à Damas pour travailler chez M. Asaad al-Badawi, d'origine libanaise. Elle y resta quatre ans.
Boutrossieh revint à sa maison en 1847 et trouva son père remarié. Boutrossieh était belle, de bon caractère et d'une humble piété. Sa tante maternelle voulait la marier à son fils et sa marâtre à son frère. Alors que le conflit entre les deux femmes grandissait, Boutrossieh, à l'écart de ces querelles, cultivait le désir d'embrasser la vie religieuse. Elle demanda à Dieu de l'aider à réaliser son désir. L'idée lui vint d'aller au couvent Notre-Dame de la Délivrance à Bikfaya pour se joindre aux Mariamettes, fondées par le Père Joseph Gemayel.

En entrant à l'église du couvent, elle sentit une joie intérieure indescriptible. Alors qu'elle priait devant l'icône de Notre-Dame de la Délivrance, elle entendit une voix qui lui dit: « Tu seras religieuse ».
La mère supérieure admit Boutrossieh sans l'interroger. En connaissant cette nouvelle, son père vint, avec sa femme, pour la ramener à la maison mais elle refusa de les rencontrer.

Après la période de postulat, Boutrossieh reçut l'habit de novice en la fête de Saint Joseph, le 19 mars 1861 et le prénom Anissa. L'année suivante, à la même date, elle prononça ses vœux temporaires.
La nouvelle professe fut envoyée au Séminaire de Ghazir où elle fut chargée de la cuisine. Parmi les séminaristes se trouvaient le Patriarche Élias Houayek et l'Évêque Boutros al-Zoghbi.
Durant son séjour à Ghazir, elle profitait de ses moments libres pour approfondir ses connaissances de la langue Arabe, de la calligraphie et du calcul.

En 1860, sœur Anissa fut transférée à Deir al-Qamar pour enseigner le catéchisme aux jeunes filles. Elle assista durant cette même année aux événements sanglants survenus au Liban. Il lui arriva de sauver la vie d'un petit enfant qu'elle cacha dans sa robe. Rafqa passa environ un an à Deir al-Qamar puis revint à Ghazir.
En 1863, sœur Anissa rejoignit une école de sa congrégation à Jbeil pour instruire des jeunes filles et les former aux principes de la foi chrétienne.
Un an après, elle fut transférée à Maad, sous la demande de M. Antoun Issa. Elle y passa sept ans, durant lesquels elle fonda une école pour l'éducation des jeunes filles.

Au cours de son séjour à Maad, vers 1871, une crise secoua la Congrégation des Mariamettes qui fut aussitôt dissoute ; ce fait troubla sœur Anissa. Elle entra à l'église Saint Georges pour prier le Seigneur et Lui demander de lui montrer la bonne voie. Elle entendit une voix disant: « Tu resteras religieuse ».
Le soir même de sa prière, elle rêva et vit en songe trois Saints: Saint Georges, Saint Siméon le Stylite et Saint Antoine le Grand, Père des moines, qui lui dit à deux reprises: « Entre dans l'Ordre Libanais Maronite ». M. Antoun Issa lui facilita le transfert de Maad au monastère de Mar Sémaan al-Qarn à Aito (Liban-Nord), où elle fut immédiatement acceptée.

Le 12 Juillet 1871, elle reçut l'habit de novice et le prénom de sa mère Rafqa. Elle fit sa profession solennelle le 25 août 1872.
Elle passa 26 ans au monastère Mar Sémaan al-Qam, Aito. Elle était un exemple vivant pour les moniales par son observation des Règles.

Le premier dimanche d'octobre 1885, en la fête de Notre Dame du Rosaire, Rafqa entra à l'église du monastère et se mit à prier, demandant au Seigneur de la faire participer à sa Passion Rédemptrice. Sa prière fut immédiatement exaucée. Le soir, avant de dormir, elle sentit un mal insupportable à la tête qui, par la suite, atteignit ses yeux.
Tous les soins utilisés étaient sans résultats. On consulta un médecin américain qui décida d'opérer Rafqa dans l'immédiat. Elle refusa l'anesthésie durant l'opération, au cours de laquelle le médecin lui arracha accidentellement son œil qui tomba par terre en palpitant. Rafqa ne se plaignit pas et lui dit : « Pour la Passion du Christ. Que Dieu bénisse tes mains et te récompense ». Puis le mal ne tarda pas à passer à l'œil gauche.

L'Ordre Libanais Maronite décida de fonder le monastère de Saint Joseph al-Dahr à Jrabta-Batroun en 1897. Six moniales furent transférées du monastère Saint Simon al-Qarn au nouveau monastère Saint Joseph à Jrabta. Parmi elles, figurait Rafqa, car les sœurs étaient très attachées à elle et espéraient la prospérité de leur monastère grâce à ses prières. Mère Ursula Doumit, originaire de Maad, fut nommée Supérieure.

En 1899, Rafqa devint complètement aveugle puis paralysée. Ses articulations se disloquèrent, son corps devint aride et sec: un squelette peu à peu décharné. Elle passa les sept dernières années de sa vie étendue seulement sur le côté droit de son corps. Sur son visage rayonnant et paisible, se lisait un sourire céleste.
Selon le jugement des médecins, Rafqa était atteinte d'une tuberculose ostéo-articulaire.
Rafqa vécut 82 ans, dont 29 dans les souffrances qu'elle supportait avec joie, patience et prière pour l'amour du Christ.

Le 23 mars 1914, Rafqa demanda la Sainte Communion puis remit son esprit en appelant Jésus, la Vierge Marie et Saint Joseph.
Enterrée au cimetière du monastère Saint Joseph-Jrabta, une lumière splendide apparut sur son tombeau pour deux nuits consécutives. Par l'intercession de Sainte Rafqa, Notre Seigneur a fait beaucoup de miracles et a accordé largement ses grâces.
Le 10 juillet 1927, la dépouille de Rafqa fut transférée dans un nouveau tombeau, dans l'église du monastère.

La cause de sa Béatification a été soumise au Vatican le 23 décembre 1925.
Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès a été béatifiée le 17 novembre 1985 et canonisée le 10 juin 2001, à Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Sainte Rafqa - BEAGG - Saint Rafqa

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Turibio de Mogrovejo, évêque de Lima († 1606)
Bx Peter (Pierre) Higgins, prêtre o.p. et martyr. († 1642)
St Fingar ou Guigner, martyr († Ve siècle)
Sts Victorien et compagnons, martyrs († 434)
St Gautier, premier abbé à Pontoise († v. 1035)
St Othon (Ottone), ermite († v. 1120)
Bx Pierre (Pietro) de Gubbio, prêtre o.s.a. († v. 1306)
Bx Edmond Sykes, prêtre et martyr († 1587)
St Joseph (José) Oriol, prêtre en Catalogne († 1702)
Bse Annonciade (Annunziata) Cocchetti, vierge († 1882)
Bx Méthode-Dominique Trcka, prêtre et martyr († 1959) 

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMer 23 Mar 2016, 23:10

24 mars

Sainte Catherine de Suède
(vierge)

Catherine de Suède, dans le siècle Katarina Ulfsdotter, appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte (Birgitta Birgersdotte) et par son père Ulf Gudmarson.

La fille devait être l'émule, sinon l'égale de sa mère, par ses vertus comme par les lumières qu'elle reçut du Ciel. 

Après une sainte éducation dans un monastère, elle en sortit pour épouser, contre son gré, Edgar Lydersson, un jeune noble vertueux qui était invalide et qu'elle soigna avec un grand dévouement. Celui-ci accepta de garder avec elle une chasteté parfaite.

D'accord avec lui, en 1350, pour le jubilé, elle rejoint à Rome sa mère qui y a fait sa demeure depuis son veuvage. Catherine, pendant son séjour, apprend la mort de son jeune époux. Elle décide à son tour de rester à Rome.

Dans la Ville éternelle, on pouvait voir la mère et la fille visiter avec ferveur les églises et les tombeaux des martyrs et s'adonner ensemble à tous les exercices de la mortification et de la piété. Catherine sut résister aux obsessions de plusieurs seigneurs romains qui la recherchaient en mariage, et Dieu la défendit parfois d'une manière merveilleuse.

Quand sa mère meurt, Catherine revient en Suède pour l'ensevelir au couvent de Vadstena, où elle entre et dont elle sera bientôt l'abbesse. Elle retournera une fois encore à Rome pour obtenir la reconnaissance des religieuses de l'ordre du Très-Saint-Sauveur, les Brigittines, et pour la cause de la canonisation de sa mère. Celle-ci n'aura lieu qu'en 1384, trois ans après la mort de Catherine, le 24 mars 1381.

Katarina Ulfsdotter a été canonisée en 1484 par le pape Innocent VIII (Giovanni Battista Cybo, 1484-1492).

Les autres saints du jour :

Bx Oscar Arnulfo Romero, évêque et martyr (1917-1980)
Bse Marie Karłowska, vierge et fondatrice (1865-1935)
Sts Timolaus, Denis, Pauside, Romulus, Alexandre, martyrs
St Secondule, martyr († siècle inc.)
St Mac Carthind, évêque en Irlande au Ve siècle
St Sévère (Severo) évêque à Catane († 814)
Bx Jean (Giovanni) de Bâton, prêtre et moine († 1290)
Bx Diègo-Joseph Lopez, prêtre o.f.m. cap. (1743-1801)
Bse Marie-Séraphine du Sacré Cœur, fond. (1849-1911)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyJeu 24 Mar 2016, 22:34

25 mars

Sainte Marie-Alphonsine Danil Ghaţţas
Religieuse et cofondatrice de la Congrégation
‘Sœurs du Saint-Rosaire’

Marie-Alphonsine, dans le siècle Maryam Sūltanah, Danil Ghaţţas naît à Jérusalem le 04 octobre 1843 dans une famille chrétienne de dix-neuf enfants.
À 14 ans prend l'habit des religieuses de Saint Joseph de l'Apparition, en dépit de la forte opposition initiale de son père.

C’est au couvent de Bethléem, le jour de l’Épiphanie 1874, que la Vierge Marie lui apparut pour la première fois. Notre-Dame lui confia, au cours d'apparitions,  son désir souverain et insistant de fonder une congrégation palestinienne qui porterait le nom de “Sœurs du Rosaire”. Elle vit même en songe des moniales revêtues d'un habit bleu, en même temps qu'elle entendait la Vierge lui reprocher sa lenteur à réagir à sa demande. Les apparitions de Notre-Dame la laissent toute assoiffée de se donner totalement pour Dieu. « J'étais assoiffée de supporter les épreuves. Je trouvais délicieux tout ce qui était amer et pénible. La solitude était le paradis de mon cœur et l'obéissance était le ciel de mon esprit. Je trouvais les ordres des Supérieures faciles à suivre », écrivit-elle dans son diaire.

La congrégation vit enfin le jour en 1880. Les premières moniales étaient au nombre de 7, le chiffre de la perfection.

Sœur Alphonsine fut conduite et assistée, dans son dessein, par un prêtre palestinien, le Père Joseph Tannous, dont les aïeux venaient d'une grande famille d'Ehden, les Yammine ; il mourut peu après  que la congrégation ait vu le jour, veillé par Sr Alphonsine.

La vie de Marie-Alphonsine fut marquée par la récitation méditée du rosaire. Tout comme elle avait eu des apparitions de la Vierge, elle accomplit des prodiges de son vivant. On rapporte qu'en 1885, une fillette de l'école des Sœurs de Jaffa de Galilée, près de Nazareth, Nazira Eid, étant tombée dans une citerne pleine d'eau, Sr Alphonsine la sauva en lui jetant son chapelet.
Le 25 mars 1927, en la fête de l'Annonciation, à l'heure qu'elle avait prédite, Mère Alphonsine s'endormit dans le Seigneur.

Les Sœurs du Rosaire comptent aujourd'hui plus de 300 religieuses et  sont présentes  en Terre sainte, en Jordanie, au Liban, au Caire, au Koweït, à Abou Dhabi, à Chardja et à Rome. Leurs fondations comprennent  orphelinats, maisons de repos pour le troisième âge, écoles et hôpitaux. La plupart des religieuses qui y prennent leurs vœux viennent du Liban, de Terre sainte et de Jordanie.

Au Liban, les Sœurs du Rosaire disposent de dix couvents et possèdent un hôpital (Gemmayzé).

Marie-AlphonsineDanil Ghaţţas a été déclarée : 
Vénérable le 15 décembre 1994 par Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005) ;
Bienheureuse le 22 novembre 2009 à Nazareth par le pape Benoît XVI (Joseph Aloisius Ratzinger, 2005-2013) ;
Sainte le 17 mai 2015 à Rome par le pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-) en même temps que Marie de Jésus Crucifié (Maryam Baouardy).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Les Sœurs du Rosaire de Jérusalem

Sources principales : avecmariepourjesus.net/ ; lorientlejour.com/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour : 

Bx Hilary Januszewski, prêtre o.c.d. et martyr († 1945)
Bx Omeljan Kovč, prêtre et martyr (1884-1944) 
St Dismas, le Bon Larron († Ier s.)
Ste Dule, esclave d'un soldat païen et martyre († IVe s.)
St Quirin, martyr († siècle inc.)
Ste Matrone, servante d'une juive et martyre († v. 304)
St Monas (Mona), évêque à Milan au IVe siècle
St Hermeland, abbé dans l'île d'Indre († v. 720)
St Nicodème, ermite en Calabre († 990)
St Procope, abbé au monastère de Sazava († 1053)
Bx Évrard, comte de Nellenbourg et moine († 1078)
Bx Thomas, ermite en Ombrie († 1337)
Ste Margaret Clitherow, martyre (1550/56-1586) 
Bx Jacques Bird, jeune martyr anglais († 1592) 
Ste Lucie (Lucia) Filippini, vierge et fondatrice († 1732)
Bx Placide (Placido) Riccardi, prêtre o.s.b. († 1915)
Bse Josaphata (Michaelina) Hordashevka, vierge et fond.
Bse Marie-Rose Flesch, vierge et fond. (1826-1906)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMar 29 Mar 2016, 23:49

30 mars

Saint Léonard Murialdo
Prêtre et fondateur de la :
« Congrégation de Saint-Joseph »

La mémoire liturgique de St Leonardo Murialdo n'a pas été placée au jour de sa mort (dies natalis : 30 mars) mais le 18 mai, pour éviter qu’elle tombe trop souvent pendant le Carême et donc sans pouvoir la célébrer.
Néanmoins, le Martyrologe Romain et plusieurs calendriers, plaçant cette mémoire le 30 mars,  votre serviteur (gpm) présente cette composition hagiographique aux deux dates.

Leonardo Murialdo nait à Turin, le 26 octobre 1828 : c'est la Turin de saint Jean Bosco, de saint Joseph Cottolengo lui-même, une terre fécondée par de si nombreux exemples de sainteté de fidèles laïcs et de prêtres.
Léonard est le huitième enfant d'une famille modeste. Enfant, avec son frère, il entra au collège des Pères scolopes de Savone, et suivit le cours élémentaire, le collège et le lycée : il trouva des éducateurs formés, dans une atmosphère de religiosité fondée sur une catéchèse sérieuse, avec des pratiques de piété régulières. Pendant son adolescence, il vécut toutefois une profonde crise existentielle et spirituelle qui le conduisit à anticiper le retour en famille et à conclure ses études à Turin, en s'inscrivant au cours biennal de philosophie.

Le « retour à la lumière » eut lieu - comme il le raconte - quelques mois plus tard, avec la grâce d'une confession générale, dans laquelle il redécouvrit l'immense miséricorde de Dieu ; il mûrit alors à 17 ans la décision de devenir prêtre, en réponse d'amour à Dieu dont l'amour l'avait saisi.

Il fut ordonné le 20 septembre 1851. C'est à cette époque que, comme catéchiste de l'Oratoire de l'Ange gardien, Don Bosco fit sa connaissance, l'apprécia et le convainquit d'accepter la direction du nouvel Oratoire de Saint-Louis à Porta Nuova, qu'il dirigea jusqu'en 1865. Là, il fut au contact des graves problèmes des classes sociales les plus pauvres, il visita leurs maisons, mûrissant une profonde sensibilité sociale, éducative et apostolique qui le conduisit à se consacrer de manière autonome à de multiples initiatives en faveur de la jeunesse. Catéchèse, école, activités récréatives furent les fondements de sa méthode éducative à l'Oratoire. Don Bosco le voulut à nouveau à ses côtés lors de l'audience accordée par le bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) en 1858.

En 1873, il fonda la « Congrégation de Saint-Joseph », dont l'objectif apostolique fut, dès le départ, la formation de la jeunesse, en particulier la plus pauvre et abandonnée. Le contexte turinois de l'époque fut marqué par l'intense floraison d'œuvres et d'activités caritatives promues par Léonard Murialdo jusqu'à sa mort, le 30 mars 1900.

Leonardo Murialdo a été béatifié le 03 novembre1963 et canonisé le 03 mai 1970, par le même pape : le Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Léonard Murialdo 
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).    

Les autres saints du jour :

St Jean, surnommé Climaque († après 650)
St Second (Secondo), converti et martyr († 134)
St Domnin, martyr au IVe siècle
St Rieul, Ier évêque de Senlis au IVe siècle
Sts Martyrs de Constantinople, († v. 350)
St Zosime, évêque à Syracuse en Sicile († 662)
Ste Osburge, première abbesse à Coventry († v. 1018)
St Cligne (Clinio), moine dans le Latium († après 1050)
St Pierre Régalado, prêtre o.f.m. († 1456)
Bx Amédée IX, 3e duc de Savoie (1435-1472)
Sts Antoine Daveluy, évêque et martyr († 1866)
Sts Pierre Aumaître, Martin-Luc Huin, martyrs († 1866)
St Joseph Chang Chu-gi, catéchiste et martyr († 1866)
St Luc Hwang Sok-tu, martyr († 1866)
St Thomas Son Cha-son, martyr († 1866)
St Ludovico de Casoria, prêtre o.f.m. († 1885)
St Jules Alvarez, prêtre et martyr († 1927)
Bse Hélène Kafka, vierge et martyre († 1943)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMer 30 Mar 2016, 23:07

31 mars

Saint Jonas de Kiev
Métropolite de Moscou

Jonas, métropolite de Moscou et thaumaturge de toute la Russie, naît dans la ville de Galich, dans une pieuse famille chrétienne ; le père s'appelait Théodore.

Le jeune homme reçut la tonsure monastique dans un des monastères de Galich alors qu'il n'avait que 12 ans. De là, il partit pour le monastère Simonov de Moscou, où il accomplit diverses tâches durant nombre d'années. 
Un jour, saint Photius, métropolite de Moscou, visita le monastère Simonov. Après le Moleben [office d'intercession et d'action de grâce], il bénit l'archimandrite et les frères, et souhaita bénir les moines qui étaient dans les divers services du monastère. 
Lorsqu'il parvint à la boulangerie, il vit Jonas dormant, épuisé par son travail. Saint Photius ne dit rien qui put le réveiller. Il bénit le moine endormit et prédit à ceux présents que ce moine serait un grand hiérarque de l'Église Russe, et qu'il guiderait nombre de gens sur le chemin du Salut. La prédiction de saint Photius s'accomplit. Nombre d'années plus tard, Jonas devint évêque de Ryazan et Murom.

Photius mourut en 1431. Cinq ans après sa mort, Jonas fut choisit comme métropolite de toute la Russie, pour sa vie vertueuse et sainte. Le métropolite nouvellement élu fit le voyage de Constantinople afin d'être confirmé comme métropolite par le patriarche Joseph 2 (1416-1439). Peu avant cela, l'abominable Isidore, un Bulgare, avait déjà été établit comme métropolite. Ayant effectué un bref séjour à Kiev et Moscou, Isidore vint au Concile de Florence (1438), où il embrassa le catholicisme-romain.  
Un concile des hiérarques russes et du clergé déposa le métropolite Isidore, et il fut forcé de fuir en secret vers Rome, où il mourut en 1462.

Jonas fut unanimement choisit comme métropolite de toute la Russie. Il fut consacré par les hiérarques russes à Moscou, avec la bénédiction du patriarche Grégoire 3 de Constantinople (1445-1450). C'était la première fois que les évêques russes consacraient leur propre métropolite : le 15 décembre 1448.  C'est avec un zèle pastoral qu'il guida son troupeau vers la vertu et la piété, répandant la foi orthodoxe par la parole et les actes.

En 1451, les Tatars firent une progression inattendue vers Moscou; ils brûlèrent la région avoisinante et préparèrent un assaut sur la ville. Le métropolite Jonas mena une procession le long des murs de la ville, suppliant Dieu dans les larmes, afin qu'Il sauve la ville et le peuple. Voyant que le moine Antoine du monastère Chudov était mourant, lui qui était connu pour sa vie vertueuse, Jonas dit : « Mon fils et mon frère Antoine! Prie le Dieu Miséricordieux et la Toute-Pure Mère de Dieu pour la délivrance de la ville et de tous les chrétiens orthodoxes. » L'humble Antoine répondit, “Grand hiérarque! Nous rendons grâce à Dieu et à Sa Toute-Pure Mère. Elle a entendu votre prière et a prié son Fils. La ville et tous les chrétiens orthodoxes seront sauvés par vos prières. L'ennemi s'enfuira bientôt. Le Seigneur a obtenu que moi seul soit tué par l'ennemi. ” À peine avait-il dit cela, qu'une flèche ennemi frappait l'Ancien. 
La prédiction du moine Antoine se réalisa le 2 juillet, lors d'une fête de la Mère de Dieu. La confusion éclata parmi les Tatars, et ils s'enfuirent dans la peur et la terreur. Dans sa cour, Jonas bâtit une église en l'honneur de la Mère de Dieu, pour commémorer la délivrance de Moscou de ses ennemis.

Jonas meurt en 1461, et des guérisons miraculeuses commencèrent à avoir lieu sur sa tombe. 
En 1472, les reliques incorrompues du métropolite Jonas furent découvertes et placées dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin. 
Un Concile de l'Église Russe en 1547 établit la commémoration de saint Jonas, métropolite de Moscou. 
En 1596, le patriarche Job rajouta saint Jonas à la synaxe des hiérarques de Moscou.

Source principale : histoire-russie.fr/icone/saints (« Rév. x gpm »).    

Les autres saints du jour :


Bse Natalia Tułasiewicz, laïque et martyre (1906-1945)
St Benjamin, diacre et martyr († v. 422)
Ste Balbine, vierge romaine et martyre († avant 595)
St Agilolf, évêque à Cologne († v. 751)
St Guy (Guido), abbé en Émilie-Romagne († 1046)
Bse Jeanne de Toulouse, carmélite tertiaire au XIVe s.
Bx Bonaventura Tornielli, prêtre o.s.m. († 1491)
Bx Christopher Robinson, prêtre et martyr (1568-1598)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyJeu 31 Mar 2016, 23:23

1 avril

Saint Hugues
Évêque de Grenoble 
(1053-1132)

Hugues naît à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que saint Pierre, accompagné d'autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées ; aussi soignèrent-ils son éducation et n'hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique.

Choisi, jeune encore, par l'évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d'accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l'onction épiscopale des mains de saint Grégoire VII (Ildebrando Aldobrandeschi di Soana, 1073-1085) qui, connaissant à l'avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l'Église et pour la sanctification du clergé.

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l'époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d'incroyables efforts pour raviver la foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.

C'est dans les années suivantes que saint Bruno vint fonder dans son diocèse l'admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d'entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu'il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. »

Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d'épiscopat, son diocèse avait changé de face.

Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu'à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d'une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l'Église ; il restera toujours comme l'un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s'opère souvent qu'au prix d'une longue persévérance et d'une grande abnégation.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

Bx Giuseppe Girotti, prêtre o.p. et martyr (1905-1943)
Bx Lodovico (Louis) Pavoni, prêtre et fondateur (1784-1849)
BBx José Anacleto...et 3 comp., martyrs († 1927)
Sts Venance et d'autres martyrs († III/IVe s.)
Stes Agapè et Chionia, vierges et martyres († 305)
Ste Marie l'Égyptienne, pécheresse, pénitente († 522)
St Valery, prêtre à Leuconay au VIIe siècle
St Celse, évêque en Irlande († 1129)
Bx Hugues, abbé au monastère de Bonnevaux († 1194)
St Gilbert, évêque en Écosse († v. 1245)
Bx Jean Bretton, père de famille et martyr († 1598)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyVen 01 Avr 2016, 23:58

2 avril

Saint Francesco de Paule
Ermite et fondateur de :
« Ordre des Minimes »

Francesco (François) naît, dans la petite ville de Paule (en Calabre), le 27 mars 1416, du couple Giacomo Alessio et Vienna di Fuscaldo. François fut plus l'enfant de la grâce que de la nature, car il vint au monde contre toute espérance de ses parents, et l'on aperçut, pendant la nuit de sa naissance, de vifs jets de lumière sur la toiture de la maison de ses parents, symbole du flambeau qui venait de paraître dans l'Église.

L'enfance de ce petit prédestiné fut tout extraordinaire. Il poussa l'humilité jusqu'à vouloir être appelé le plus petit, le minime, parmi les enfants de Jésus-Christ. Les veilles et les abstinences lui furent inspirées du Ciel dès l'âge le plus tendre ; aussitôt après son lever, sa première pensée était de courir à l'église, où il passait la grande partie de ses journées, ne s'ennuyant jamais avec le bon Dieu, comme il disait dans son naïf langage.

Admirons la belle réponse qu'il fit un jour à sa mère, qui le pressait, par un temps froid, de couvrir sa tête en récitant son rosaire : « Maman, lui dit-il, si je parlais à une reine, vous me commanderiez de me tenir nu-tête ; mais la Sainte Vierge n'est-elle pas plus que toutes les reines, puisqu'elle est la Mère de Dieu et la Souveraine de l'univers ? »

Quand il eut treize ans, ses parents le placèrent pour un an dans un couvent de saint François ; sa vertu et sa régularité y furent confirmées par des miracles. Un jour, le frère sacristain l'envoie chercher du feu pour l'encensoir ; il y court et, n'ayant pas d'instrument, remplit sa robe de charbons ardents, qu'il dépose avec les doigts un à un dans l'encensoir, sans avoir ni sur les doigts ni sur son vêtement la moindre trace de brûlure.

À quatorze ans, François se fit ermite et s'enfonça dans un rocher profond, au bord de la mer, résolu d'y vivre et d'y mourir oublié des hommes. Mais Dieu, qui le voulait fondateur d'un ordre religieux, lui envoya une foule de disciples, si bien qu'au bout de six ans il lui fallut bâtir un grand monastère où, nous dit un historien, François fit entrer plus de miracles que de pierres et de pièces de bois.

Il guérit tant de malades, qu'il faisait le désespoir des médecins ; il ressuscita plusieurs morts ; il traversa le bras de mer qui sépare la Calabre de la Sicile sur son manteau, avec deux de ses frères. Mais le plus grand des miracles, c'est sa sainteté elle-même. La nuit, pendant que ses frères dormaient, il priait encore. Il allait toujours nu-pieds, à travers les rochers, la neige et la boue ; le cilice était son vêtement, la terre son lit. À l'imitation de Notre-Seigneur, il passa des Carêmes entiers sans prendre de nourriture.

C'est un fait d'histoire que le roi Louis XI, instruit de sa puissance miraculeuse, le fit venir pour obtenir sa guérison d'une maladie mortelle. Le saint lui obtint plus que la santé du corps, il le prépara à mourir en chrétien.
François meurt en France, à Plessis-les-Tours, le vendredi saint, 2 avril 1507, à 3 heures de l'après-midi ; il avait 91 ans.

Francesco de Paule fut béatifié par le Pape Léon X (Giovanni de’ Medici, 1513-1521) en 1513 et canonisé, par le même pape, en 1519.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour : 

St François Coll, prêtre o.p. et fondateur (1812-1875)
St Apphien, martyr († 306)
Ste Théodora, vierge et martyre († 307)
St Abondius (Abbondio), évêque à Côme († 461)
St Victor (Vittore), évêque en Campanie († 554)
St Nizier, évêque de Lyon († 573)
St Eustase, abbé au monastère de Luxeuil († 629)
St Jean (John) Payne, prêtre et martyr († 1582)
Bx Diego Luis de San Vitores, martyr († 1672)
St Pedro Calungsod, prêtre s.j. et martyr († 1672)
Bx Leopoldo de Gaiche, prêtre o.f.m. († 1815)
St Dominique Tuóc, prêtre o.p. et martyr  († 1839) 
Bse Elisabetta Vendramini, religieuse et fondatrice († 1860)
St Guillaume Apor, évêque et martyr († 1945)
Bx Mykola Čarneckyj, évêque et martyr (1884-1959)
Bse Marie de Saint-Joseph, vierge et fond. († 1967)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyDim 03 Avr 2016, 00:22

3 avril

Saint Luigi Scrosoppi
Prêtre et fondateur de la Congrégation 
“Sœurs de la Providence”

Luigi Scrosoppi naît le 04 août 1804 à Udine (ville italienne située dans la région Frioul-Vénétie julienne). Son père Domenico était orfèvre, sa mère Antonia était issue d'une famille aisée. Le foyerétait très chrétien et très pieux, l'éducation religieuse y tenait une grande place, d'ailleurs, les deux frères, Carlo et Giovanni Battista, de Luigi devinrent prêtres comme lui.

Dans les années 1814-1816, la région du Frioul avait connu de grands désordres climatiques, fragilisant une population pauvre qui avait subi disettes et épidémies. De nombreux orphelins avaient été ainsi laissés à l'abandon après la mort de toute leur famille. Le petit Luigi, voyant la misère des gens qui l'entouraient, décida de consacrer toute sa vie à ces pauvres.

À l'âge de 12 ans il entra au petit séminaire. Et le 31 mars 1827 il reçut lui aussi l'ordination sacerdotale.
Il collabora à l'œuvre entreprise par son frère Carlo, qui venait en aide aux orphelines abandonnées, s'adonnant aux tâches les plus humbles, quêtant dans la rue pour l'éducation des petites filles qu'ils avaient rassemblées. Il consacra tous ses biens à son œuvre, ralliant aussi d'autres prêtres et des professeurs, afin d'éduquer ces enfants pour qu'ils aient une vie digne de ce nom.
C'est ainsi que naquit la Congrégation des “Sœurs de la Providence”, le 1er février 1837, placée sous la protection de saint Gaetano de Thiene (1480-1547), misant sur la tendre providence qui n'abandonne jamais ceux qui se confient à elle.

Tenté par la pauvreté et la fraternité universelle de saint François d'Assise, il suivra pourtant les pas de St Filippo Néri (1515-1595)et, en 1846, devint Oratorien.
Luigi Scrosoppi consacra toute sa vie à son œuvre, formant les jeunes maîtresses, fondant de nombreuses maisons, étant le guide spirituel de tous et de toutes dans la plus grande humilité et l'anonymat le plus total. Non content d'avoir fondé la congrégation des Sœurs de la Providence, Luigi participait à toutes les autres œuvres du diocèse, s'occupait des séminaristes pauvres, et créait un institut de sourds-muets.
Atteint d'une grave maladie de la peau, il mourut dans la nuit du 3 avril 1884, ses dernières paroles furent « Charité, charité ! ».

Quant aux Sœurs de la Providence, elles œuvrent encore aujourd'hui dans diverses parties du monde : au Brésil, en Uruguay, en Afrique, en Inde, en Bolivie, en Roumanie, en Birmanie et bien sûr en Italie.

Déclaré Vénérable le 12 juin 1978, par le Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978), Luigi Scrosoppi à été béatifié le 04 octobre 1981 et canonisé le 10 juin 2001, à Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005). 
Au cours de la même cérémonie ont été canonisés : Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès, première sainte du Liban ; Bernardo de Corleone (1605-1667), du Tiers-Ordre des capucins ; Agostino Roscelli (1818-1902), prêtre italien du diocèse de Gênes et Teresa Eustochio Verzeri (1801-1852), fondatrice de l'Institut des filles du Sacré-Cœur de Jésus (>>> Homélie du pape Jean-Paul II le 10 juin 2001).

Luigi Scrosoppi a été déclaré protecteur des malades atteints du SIDA.

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Richard, évêque (1197-1253)
Bse Teresa Casini, religieuse et fondatrice (1864-1937)
St Sixte Ier, pape (7e) de 115 à 125 († 128) 
Sts Crest et Poppon, martyrs († vers IV siècle) 
St Ulpien, adolescent, martyr († 306)
St Jean (Giovanni), évêque de Naples († 432)
St Nicétas, higoumène en Bithynie († 824) 
St Joseph l'Hymnographe, prêtre et moine († 886)
Bx Gandolphe (Gandolfo) Sacchi, prêtre o.f.m. († 1260)
Bx Giovanni de Penna, compagnon de saint François
BBx Robert Middleton et Trustan Hunt, martyrs († 1601)
Bx Edward Piotr Dankowski, prêtre et martyr († 1942)
Bx Salvador Huerta Gutiérrez, martyr († 1927)
BBx José Luciano Ezequiel, martyr († 1927)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyLun 04 Avr 2016, 01:54

4 avril

Saint Isidore
Évêque et docteur de l'Église
(* v. 560 - † 636)

L'Espagne s'honore d'avoir donné le jour à une famille de saints avec les frères Léandre, Fulgence, Isidore et leur sœur Florentine. Léandre l'aîné, qui devint évêque de Séville (vers 580), éleva son jeune frère Isidore, né entre 560 et 570.

A la mort de Léandre (601), Isidore lui succéda et il continua avec éclat l'organisation de l'Église d'Espagne dans le royaume wisigothique, que son frère avait entreprise. Léandre avait tenu à Tolède un important concile en 586 ; Isidore prolongea son action en de nombreux synodes et spécialement dans le célèbre IVe Concile de Tolède (633).

Durant un épiscopat de trente-cinq années, il s'adonna à la formation du peuple chrétien non seulement par la prédication, mais par l'instruction des jeunes. Il fonda pour eux un collège dans lequel il voulut enseigner lui-même. C'était là une préoccupation tout à fait en avance sur son temps. Elle est en partie à l'origine de la production littéraire d'Isidore, qui est une sorte d'inventaire de l'ensemble des connaissances humaines, auquel l'auteur fournit un apport original.
Isidore meurt à Séville en 636.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Isidore de Séville
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Daigne exaucer, Seigneur,
les prières que nous t'adressons 
en la fête de saint Isidore de Séville : 
que ton Eglise trouve en lui un défenseur 
après l'avoir écouté 
comme un maître spirituel.

Les autres saints du jour :

St Gaetano Catanoso, prêtre et fondateur (1879-1963)
Sts Agathopode et Théodore, martyrs († 303)
St Ambroise (mise au tombeau), évêque de Milan († 397)
St Platon, higoumène du monastère de Sakkoudion († 814)
St Pierre, évêque de Poitiers († 1115)
Bx Guillaume (Guglielmo) Cuffitelli, ermite. († 1404)
St Benoît (Benedetto) Massarari, religieux o.f.m. († 1589)
Bx Joseph-Benoît Dusmet, évêque o.s.b. († 1894)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyLun 04 Avr 2016, 18:57

5 avril

Saint Vincent Ferrier (Vicente Ferrer)
Missionnaire

Commémoration : 
Martyrologium Romanum le 05 avril (dies natalis). 
Ordo Fratrum Praedicatorum le 05 mai.

Vincent naît le 23 janvier 1350 à Valence, en Espagne. Sa mère, avant sa naissance, eut révélation de son avenir. Inquiète, elle consulta un saint personnage et en reçut l'assurance que cet enfant prédestiné serait un grand saint, dont l'éloquente parole ferait fuir les loups et ramènerait au bercail les brebis égarées.

Tout petit enfant, il réunissait ses camarades, leur parlait du bon Dieu et de la Sainte Vierge avec tant d'onction et d'amour, qu'ils en étaient touchés.

Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l'on accourut bientôt de loin pour l'entendre. Il puisait son éloquence dans les plaies sacrées du Sauveur et dans les lumières de l'oraison. Un jour qu'il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l'étude que par la prière ; son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d'onction. Le prince lui en demanda la raison : « Monseigneur, dit le Saint, c'est Vincent qui a prêché hier, et c'est Jésus-Christ qui a prêché aujourd'hui. »

Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d'une grave maladie par Notre-Seigneur. Un bâton d'une main, un crucifix de l'autre, il parcourut à pied presque toutes les provinces de l'Espagne, de la France et de l'Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules ; il alla jusqu'en Angleterre, en Écosse et en Irlande, répandre la semence de la parole divine.

Les églises ne suffisant pas à contenir la foule de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine campagne. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs. Dieu renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l'Église : Vincent ne prêchait qu'en latin et en espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu'ils fussent, le comprenaient dans leur langue.

Son triomphe était la prédication des fins dernières ; il fut l'apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient dès qu'il répétait les paroles du prophète : « Levez-vous, morts, et venez au jugement. »

Quand Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments de mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs. Tous les jours, après le sermon, son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule. Il mourut à Vannes (Bretagne) le 5 avril 1419.

Vicente Ferrer a été canonisé le 5 juin 1455, à Rome, par le pape Calixte III (Alonso de Borgia, 1455-1458).
Il est le saint patron des travailleurs de la construction en général, et plus particulièrement des constructeurs, fabricants de briques et de tuiles, poseurs de revêtements de sol.

Il est invoqué contre l'épilepsie et le mal de tête.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :


Ste Julienne, prieure du monastère du Mont-Cornillon
Ste Irène, vierge et martyre († 304)
Ste Pherbutha, veuve et martyre († v. 342)
BBx Martyrs en Perse, 111 H et 9 F († 344)
Sts Martyrs en Maurétanie († 459)
St Gérard, abbé en Aquitaine († 1095)
St Albert, évêque dans les Pouilles († 1127)
Ste Catherine Tomás, vierge († 1574)
Ste Maria Crescentia Höss, vierge (1682-1744)
Bx Mariano de la Mata, missionnaire o.s.a. († 1983)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMar 05 Avr 2016, 23:19

6 avril

St Pietro (Pierre) de Vérone
Prêtre, 1er martyr dominicain
Commémoration : 
Martyrologium Romanum le 06 avril (dies natalis). 
Ordo Fratrum Praedicatorum le 04 juin.

Pierre naît à Vérone, dans la région de Vénétie, vers le 1203/1205. Fils de cathares, il se convertit très jeune à la foi catholique. On dit que tout petit, malgré les réticences familiales, il récitait plusieurs fois par jour le Credo.

À Bologne où il faisait ses études, il rencontra les Frères prêcheurs et reçut l'habit dominicain des mains de st Dominique, à l’âge de 16 ans. 
Après son ordination, il prêcha surtout chez les cathares du nord de l’Italie, auprès desquels il pratiqua, à l'exemple de st Dominique, la méthode évangélique du dialogue. Puis sa renommée augmenta et il fut choisi comme prieur à Asti, Plaisance, Gênes, Aoste, Iesi, Côme. Toutefois, presque toute son activité se déroulera principalement à Milan, où il finit par fonder le couvent Saint Pierre in Campo Santo.

Tout en luttant contre les croyances des cathares, il se consacra à la formation chrétienne des laïcs, à la diffusion du culte de la Vierge, et à la création d'institutions visant à la défense de l'orthodoxie catholique. Ses prédications, renforcées par de solides connaissances de la Bible, s'accompagnaient d'une vie d'ascèse et de charité, des miracles lui sont aussi attribués. Par un travail apostolique inlassable, il obtint de nombreuses conversions et fut aussi le promoteur d'Associations de la foi et de Confréries de louange de la Vierge Marie.

À Florence, il noua de profondes amitiés avec les sept fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie, et finit même par devenir leur conseiller.
Nommé inquisiteur de Lombardie en 1242, puis en 1251 inquisiteur pour Milan et Côme (en cette dernière ville il fut aussi nommé prieur), il envoya au bûcher bon nombre de cathares et vit se concentrer sur lui la haine des ennemis de la foi catholique, ce qui lui fit dire qu'il s'attendait à mourir de mort violente. Et il avait raison, car le 6 avril 1252, jour de Pâques, il fut attaqué sur la route de Côme à Milan, en un lieu nommé Barlasina, par des assassins, notamment un certain Pietro de Balsamo, dit Carino, qui le blessa avec une serpe et le poignarda ensuite (par la suite, Carino se convertit). Avant de mourir, Pierre écrivit avec son sang le début du Credo. Son compagnon frère Dominique fut tué aussi.

Onze mois après sa mort, dès 1253, Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254) le canonisa, “pour exalter en lui le héros de la lutte contre l'hérésie cathare”. Dans sa Bulle de canonisation le Pape lui reconnaissait « dévotion, humilité, obéissance, bienveillance, piété, patience, charité » et le présentait comme un « amant fervent de la foi, son éminent connaisseur et son encore plus ardent défenseur». 
Sa vie fut écrite quelques années après sa mort par un de ses anciens compagnons d'apostolat, frère Thomas de Lentini, prieur et fondateur du couvent de Naples, qui donna l'habit à saint Thomas d'Aquin. 
Patron de Côme, Crémone, Modène, de la Lombardie ; des accouchées, des brasseurs à Cologne.

Source principale : docteurangelique.com/ (« Rév. x gpm »).  

Les autres saints du jour :

Bx Michele Rua, Ier successeur de don Bosco (1837-1910)
St Irénée, évêque de Sirmium et martyr († v. 305)
St Eutyque, évêque à Constantinople († 582)
Ste Galla, veuve romaine († VIe s.)
St Winebaud, abbé à Troyes († 620)
St Prudence, évêque de Troyes († 861)
St Méthode (dies natalis), évêque († 885)
Bx Notker le Bègue, moine en Suisse († 912) 
St Philarète, moine en Calabre († 1076)
St Guillaume, abbé au Danemark († 1203)
Bse Catherine (Caterina) de Pallanza, vierge († 1478)
St Paul Lê Bao Tinh, prêtre et martyr († 1857)
Bx Zefirino Agostini, prêtre et fondateur (1813-1896)
Bse Perrine (Pierina) Morosini, vierge et martyre († 1957)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyMer 06 Avr 2016, 23:57

7 avril

Saint Jean-Baptiste de La Salle
Fondateur de l’Institut des
« Frères des Écoles Chrétiennes »

Jean-Baptiste de La Salle naît à Reims le 30 avril 1651. Il est le premier né de dix enfants de Louis de La Salle et de Moët de Brouillet.

Destiné, par sa famille de juristes, à la prêtrise, dès l'âge de 11 ans, il reçut la tonsure et fut nommé chanoine de la Cathédrale de Reims à 15 ans. À la mort de ses parents, il dut assumer la gestion des affaires familiales ; il acheva ses études de théologie et fut ordonné prêtre le 9 avril 1678 à 27 ans. Deux ans plus tard, il fut reçu Docteur en Théologie. Il est promis à une belle carrière ecclésiastique.

En 1679, il rencontre Adrien Nyel venu à Reims pour y développer les écoles gratuites de garçons. Jean-Baptiste de La Salle le reçoit chez lui pour faciliter la réussite de cette mission à laquelle il est progressivement associé. 

En 1682, la famine sévit en France : ému par la condition des enfants pauvres, Jean-Baptiste de La Salle prit la décision de mettre ses talents et son éducation au service de ces enfants, « souvent laissés à eux-mêmes et mal élevés ». Pour être plus efficace, il renonça à la maison familiale et emménagea avec des professeurs, renonça à sa position de Chanoine et à sa fortune, puis il forma la communauté aujourd’hui appelée « Frères des Écoles Chrétiennes ».

Son entreprise rencontra de nombreuses oppositions tant au sein même de son Ordre qu’auprès des maîtres d’écoles l’accusant de concurrence illicite. 

Malgré tout, Jean-Baptiste et ses Frères réussirent, avec succès, à créer un réseau d’écoles de qualité, caractérisées par l’utilisation de la langue vernaculaire, par des groupes d’élèves réunis par niveau et résultats, par une instruction religieuse basée sur des thèmes originels, préparée par des professeurs ayant une vocation à la fois religieuse et missionnaire, et par l’implication des parents dans l’instruction.

De plus, il fut un précurseur en proposant des programmes pour former des professeurs laïques, des cours les dimanches pour les jeunes ouvriers, et l’une des premières institutions pour la prise en charge de jeunes délinquants.

Harassé par une vie faite d’austérités et de labeurs, il mourut à Saint Yon, près de Rouen, le 7 avril 1719, quelques semaines seulement avant son 68ème anniversaire.

Jean-Baptiste de La Salle est le premier à avoir mis en place des centres de formation pour les professeurs, des écoles d’apprentissage pour les délinquants, des écoles techniques, et des écoles secondaires pour les langues modernes, les arts et les sciences.

Son œuvre s’est répandue très rapidement en France et, après sa mort, à travers le monde entier.

Jean-Baptiste de la Salle a été béatifié le 19 février 1888 et canonisé le 24 mai 1900 par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).

Le 15 mai 1950, en raison de sa vie et de ses écrits inspirés, il fut fait Saint Patron de tous ceux travaillant dans le domaine de l’éducation.

Jean-Baptiste de La Salle a montré comment enseigner et s’occuper des jeunes, comment faire face au manque et à la faiblesse avec compassion, comment soutenir, affirmer et guérir. Aujourd’hui, des écoles lasalliennes existent dans 86 pays autour du monde.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Archives-lasalliennes.org/

Source principale : lasalle.org.

Les autres saints du jour :

St Hermann-Joseph, prêtre († entre 1241 et 1252) 
St Hégésippe, écrivain chrétien († v. 180)
St Isidore de Péluse, prêtre († v. 449)
Sts Théodore, Irénée, Sérapion et Ammon, martyrs
St Calliopius, martyr († 304)
Sts Martyrs de Sinope (200 soldats) au IVe s.
St Georges, évêque à Mytilène († 816)
St Aibert, prêtre et moine († 1140)
St Henri Walpole, prêtre s.j. et martyr († 1595)
Bx Alexandre Rawlings, prêtre et martyr († 1595)
Bx Edouard Oldcorne et Raoul Ashley, martyrs († 1606)
St Pierre Nguyên Van Luu, prêtre et martyr († 1861)
Bse Maria Assunta Pallotta, franciscaine (1878-1905) 

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyJeu 07 Avr 2016, 23:56

8 avril

Bx August Czartoryski
Prêtre salésien

August Czartoryski naît à Paris le 2 août 1858 où sa famille était en exil : depuis environ trente ans sa famille, en lien avec l’histoire et les intérêts des dynasties de Pologne, était émigrée en France.

Il avait six ans quand mourut sa mère, atteinte de tuberculose : un triste héritage que la maman transmit à son fils. Quand le mal manifesta ses premiers symptômes, commença pour Auguste un long pèlerinage forcé dans différentes nations, à la recherche de la santé, qu’il ne recouvrera jamais. Mais la santé n’était pas le principal objectif de sa recherche : coexistait dans son esprit de jeune une autre recherche bien plus précieuse, celle de sa vocation.

Sur le jeune prince fut exercée une grande influence par son précepteur, Joseph Kalinowski : ce dernier fut précepteur de Czartoryski pendant seulement trois ans (1874-1877), mais il laissa sa marque. Il devint ensuite carmélite, et sera canonisé par le Bx Jean-Paul II en 1991.

L’événement décisif fut cependant la rencontre avec Don Bosco. Auguste approchait des 25 ans. Cela se produisit à Paris, dans l’hôtel Lambert, où il habitait avec sa famille. Après cette rencontre il sentit non seulement le renforcement de sa vocation à l’état religieux, mais il eut la nette conviction d’être appelé à devenir salésien.

En 1887, il entra au noviciat où il eut pour maître don Giulio Barberis. Le 24 novembre de la même année, à Turin, des mains de Don Bosco, dans la Basilique Marie-Auxiliatrice il reçut la soutane. Le Saint Fondateur mourut deux mois après et c’est en émettant la profession religieuse sur sa tombe à Valsalice que le prince Czartoryski devint salésien.

Préparé par la souffrance et dans la souffrance, il fut ordonné prêtre le 2 avril 1892 à San Remo (Ligure, Italie) par Mgr Thomas Reggio, évêque de Vintimille (béatifié le 3 septembre 2000 par saint Jean-Paul II).

La vie sacerdotale du P. August Czartoryski dura à peine un an, qu’il passa à Alassio, dans une chambre qui donnait sur la cour des enfants. C’est là qu’il s’éteignit le soir du 8 avril 1893, assis sur le fauteuil, où Don Bosco s’était plusieurs fois reposé.

Son corps fut transporté en Pologne et enterré dans la crypte paroissiale de Sieniawa, à côté des tombes de la famille. Par la suite, ses restes furent transportés dans l’église salésienne de Przemyśl, où ils se trouvent encore aujourd’hui.

August Czartoryski, avec quatre religieuses : Laura Montoya, María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes et une laïque : Alexandrina Maria da Costa, a été béatifié à Rome, place Saint-Pierre, le 25 avril 2004, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique :
>>> August Czartoryski

Source principale : sdb.org/FR/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Domingo del Santísmo Sacramento, prêtre o.ss.t. († 1927)
Ste Julie Billiart, vierge et fondatrice (1751-1816)
St Agabus, prophète (Ier s.)
Sts Hérodion, Asyncrite et Phlégon, disciples de saint Paul
St Denys, évêque de Corinthe († v. 180)
Sts Timothée, Diogène, Macaire, Maxime, martyrs († 345)
St Denis, évêque d'Alexandrie († v. 265)
St Amance (Amanzio), évêque à Côme († 449)
Bx Clément (Clemente) d'Osimo, prêtre o.e.s.a. († 1291)
Bx Julien de Saint-Augustin, religieux o.f.m. († 1606)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyVen 08 Avr 2016, 23:01

9 avril

Bx Antonio (Antoine) Pavoni
Prêtre o.p. et martyr († 1374)

Antonio Pavoni naît a Savigliano (province de Coni dans la région Piémont, en Italie) en 1325, d'une noble famille.
Enfant pieux et intelligent, il entre à quinze ans chez les dominicains de Savigliano où il continue ses études.
Il est ordonné prêtre en 1351 et aussitôt s’engage dans le combat contre l’hérésie des Lombards (Vaudois). En 1364, le Bx Urbain V (Guillaume de Grimoald, 1362-1370) le nomme inquisiteur général pour la Lombardie, la Ligurie et le Piémont (il succède à Pierre Cambiani). Il exerce ce job difficile et dangereux pour un jeune prêtre, c’est même quasiment une sentence de mort. Sur un territoire comme le Piémont cette charge était très importante : dans les vallées alpines vivaient de nombreuses communautés hérétiques, et leurs rapports avec l’Église catholique étaient assez tendus. Pavoni pense pouvoir résoudre ces luttes avec seulement la parole et le zèle apostolique.

Il est nécessaire d’argumenter avec des hommes très instruits dans une hérésie subtile. Sa pauvreté de vie était un reproche aux hérétiques. Il vint parmi les pauvres et leur fit voir qu’il était l’un d’eux, ce qui déconfit tant les hérétiques, furieux du succès de sa prédication, qu’ils décidèrent de le tuer. Il le sait, mais continue son œuvre.

En 1368 il est élu prieur du couvent de Savigliano et fait construire un nouveau couvent, ce qu’il accomplit sans qu’on critique son luxe, critique que les hérétiques sont toujours soucieux de faire contre les constructions catholiques.

Le samedi après Pâques, veille de sa mort, il dit au barbier du village : « Fais-moi beau, car je dois sous peu aller à la noce ». Étonnement du barbier qui n’avait entendu parler d’aucun mariage dans les environs. Il passe la nuit en prière, le matin du 9 avril 1374 il célèbre la messe à Bricherasio, un village près de Turin, et prêche avec vigueur contre l’hérésie. À la sortie, sept hérétiques le poignardent. Sa sépulture à Savigliano fut un lieu de pèlerinage jusqu’en 1827 (divers miracles). Son corps est conservé dans l’église dominicaine de Racconigi (province de Coni).

Antonio Pavoni a été béatifié le 4 décembre 1856 par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).

Source principale : docteurangelique.com/ (« Rév. x gpm »).    

Les autres saints du jour :

Bse Marguerite Rutan, vierge et martyre (1736-1794)
Ste Waudru, mère de quatre enfants († v. 688)
St Maxime, évêque d'Alexandrie († 282)
St Édèse, frère de saint Apphien et martyr († 306)
St Démétrius, martyr († IVe s.)
St Eupsyque martyr († v. 362)
St Liboire, évêque du Mans au IVe siècle
St Acace, évêque en Mésopotamie († Ve s.)
St Hugues, évêque de Rouen († 730)
Ste Casilde, fille du roi de Tolède Aldémon († 1075)
St Gaucher, chanoine régulier († 1140)
Bx Ubald (Ubaldo) Adimari, prêtre o.s.m. († 1315)
Bx Tommaso de Tolentino, prêtre o.f.m. et martyr († 1321)
Bse Célestine Faron, religieuse et martyre († 1944)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyDim 10 Avr 2016, 00:11

10 avril

Sainte Madeleine de Canossa
Religieuse et fondatrice des
« Fils et Filles de la charité »

Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 10 avril. Pour la Famille Canossienne et au niveau local, le jour de la mémoire est le 8 mai car ce jour, en 1808, est celui du début officiel des « Filles de la charité »

Maddalena naît le Ier mars 1774 à Vérone dans une noble et riche famille. Dès son enfance les épreuves ne lui manquent pas: mort de son père, remariage de sa mère, traitements rudes de la part d’une gouvernante française, maladie.

À partir de 17 ans, elle fait deux essais chez les Carmélites, mais ce n’est pas sa vocation. De retour chez elle, elle se montre une excellente administratrice de sa maison. Un jour, elle reçoit Napoléon en son palais de Vérone. La pureté de sa vie comme la modestie de son allure font grande impression sur celui-ci et il parle d’elle comme d’un ‘ange’. (Elle obtiendra de lui la cession d’un ancien couvent pour son institut).

La période révolutionnaire et les troubles de l’époque engendrent bien des malheurs sociaux ; elle-même, chassée de chez elle, aboutit à Venise. Elle y visite les hôpitaux. De retour à Vérone, elle continue les mêmes visites et c’est pour elle un choc. Dans l’homélie de canonisation, saint Jean-Paul II déclare : « Lorsqu’elle se rendit compte des plaies effrayantes que la misère morale et matérielle répandait parmi la population de sa ville, elle comprit qu’elle ne pouvait aimer son prochain “en grande dame”, c’est-à-dire en continuant à jouir des privilèges de son milieu social, se limitant à distribuer des biens, sans se donner elle-même. La vision du crucifix l’en empêchait… Des choix s’ensuivirent, paraissant à ses proches comme des “scandales” et des “folies” (1Co 1,23). À qui se montrait surpris, elle répondait : “Le fait d’être née marquise m’empêcherait-il d’avoir l’honneur de servir Jésus-Christ dans ses pauvres ?”»

Son activité caritative s’étend à toutes sortes de pauvretés, économiques tout autant que morales, liées à la maladie ou à l’ignorance. Poussée par la charité, cette jeune femme, avec toute son énergie ainsi qu’avec tous ses biens, aide de nombreuses familles dans le besoin, assiste des enfants abandonnés et de jeunes délinquants, reçoit les pauvres qui frappent tous les jours à la porte de son palais, et rend visite à ceux qui vivent dans des masures et des baraques. Cette fièvre de charité qui la dévore est due à son amour brûlant pour Jésus et Jésus crucifié.

Puis, avec quelques compagnes, elle part de chez elle, malgré l’opposition de son milieu, pour aller vivre dans les faubourgs les plus pauvres de Vérone.

Le 8 mai 1808, elle fonde les « Filles de la Charité ». Leurs activités embrassent cinq domaines : scolarisation gratuite des enfants pauvres, catéchèse, visite des hôpitaux, spécialement des femmes malades, soutien du clergé (par exemple: organisation de retraites), exercices spirituels pour les dames de la noblesse, afin de les inciter à la charité, et ensuite pour toutes celles qui le désirent.

Le 23 décembre 1828 elle obtient l'approbation pontificale de l'Institut des Filles de la Charité, lesquelles étaient déjà présentes également à Venise, Milan, Bergame et Trente. La fondatrice mène une vie très mortifiée, exemple vivant pour ses sœurs.

Pour compléter la famille canossienne, l'Institut des Fils de la Charité commence le 23 mai 1831 à Venise, car dès le début, elle avait conscience que cette branche masculine était nécessaire. Elle prépare d’autres implantations de son institut, quand la mort la surprend le 10 avril 1835. Après elle, l’institut continuera de s’accroître et de s’étendre.

Maddalena de Canossa a été béatifiée, le 7 décembre 1941, par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée, le 2 octobre 1988, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Sources principales : voiemystique.free.fr  (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Michel (Miguel) des Saints, trinitaire (1591-1624)
Bx Antonio Neyrot, prêtre o.p. et martyr (1425-1460)
Sts Térence, Africain, Maxime et 40 comp., martyrs
Sts Pompée, Alexandre, Théodore et 40 comp., martyrs
St Apollonius, prêtre et martyr († siècle inc.)
St Pallade, évêque d'Auxerre († v. 658)
St Bède le jeune, moine en Vénétie († 883)
St Macaire l'Arménien, moine à Gand († 1012)
St Fulbert, évêque de Chartres (960-1029)
Bx Marc (Marco) Fantuzzi, prêtre o.f.m. (1405-1479)
Bx Bonifacy Zukowski, prêtre o.f.m. et martyr (1913-1942)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyDim 10 Avr 2016, 23:09

11 avril

Saint Stanisław
Évêque de Cracovie, martyr 
(1030-1079)

Stanislas (Stanisław en polonais) naît à Cracovie en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids.

Après de brillantes études, il n'aspirait qu'au cloître ; à la mort de ses parents, il vendit leurs vastes propriétés et en donna le prix aux pauvres. Stanislas dut se soumettre à son évêque, qui l'ordonna prêtre et le fit chanoine de Cracovie.

Il fallut avoir recours au Pape pour lui faire accepter, en 1072, le siège de Cracovie, devenu vacant. Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations ; il se revêtit d'un cilice, qu'il porta jusqu'à sa mort ; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l'ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne.

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II. Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l'heure de se venger.

Stanislas avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain. L'évêque lui dit : « Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans. »

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : « Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée. »
À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même, en 1079, pendant qu'il offrait le saint sacrifice.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Gemma Galgani, vierge (1878-1905)
Bse Elena Guerra, vierge et fondatrice (1835-1914)
St Antipas, martyr pour le nom de Jesus († Ier siècle)
St Philippe, évêque de Gortyne en Crète († v. 180)
St Domnion, évêque et martyr († 299)
St Barsanuphe, anachorète en Palestine († v. 540)
St Isaac, moine et fondateur († v. 500)
Bx Lanuin, successeur de saint Bruno († 1119)
Bse Sancie, vierge, fille du roi Sanche Ier († 1229)
Bx Ange (Antonio Carletti), prêtre o.f.m. († v. 1495)
Bx Georges Gervase, prêtre o.s.b. et martyr († 1608)
Bx Symphorien Ducki, o.f.m. cap et martyr († 1942)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 EmptyLun 11 Avr 2016, 22:40

12 avril

Saint Giuseppe Moscati
Médecin de Naples

La fête liturgique, pour l'Église universelle est le 12 avril (dies natalis). Mais, à la demande des Jésuites de Naples, elle a été déplacée au 16 novembre (date de la translation des restes du saint) pour éviter que celle-ci ne tombe pendant la Semaine Sainte, ou une semaine proche de Pâques. 
Celle-ci est donc le 16 novembre, date du transfert des restes de Giuseppe Moscati dans l'église du Gesù Nuovo, trois ans après sa mort.
Elle figure toujours à la date du 12 avril au Martyrologe romain.

Giuseppe Moscati naît à Bénévent (en Campanie), le 25 juillet 1880, du magistrat Francesco Moscati et Rosa De Luca, des marquis de Roseto. Il fut baptisé six jours après la naissance, le 31 juillet 1880. En 1884, la famille s’installa à Naples car Francesco Moscati fut nommé Président de la Cour d’Appel de cette ville.

Giuseppe fit sa première communion le 8 décembre 1888 et reçut le sacrement de confirmation, par Monseigneur Pasquale De Siena, le 3 mars 1890.
En 1889 entre au lycée classique Vittorio Emanuele de Naples où, en 1897, il obtient son baccalauréat avec mention.

Ému par l'accident d'un de ses frères, il décide de se mettre au service des malades et s'inscrit à la faculté de médecine. Il soutient une thèse sur l'uréogenèse hépatique, le 4 août 1903, et obtient son doctorat en médecine avec les félicitations du jury.

Giuseppe Moscati réussit le concours de Collaborateur Extraordinaire auprès de l'Hôpital des Incurables en 1903, puis celui d'Assistant à l'Institut de Chimie physiologique en 1908.
Il se distingua pour son travail et son dévouement pendant l'éruption du Vésuve du 8 avril 1906. Les Hôpitaux Réunis de Naples avaient une succursale à Torre del Greco, une petite ville près de Naples, à six kilomètres du cratère, où vivaient beaucoup de malades paralytiques et vieux. Moscati, en pressentant le danger, fit évacuer 1'hôpital juste avant l'écroulement du toit et sauva tous les hospitalisés. Deux jours plus tard il envoya une lettre au directeur général des Hôpitaux Réunis de Naples, proposant de gratifier les personnes qui l'avaient aidé, mais insista surtout pour qu'on ne citât pas son nom.

Suite à l'épidémie de cholera de 1911, il fut appelé par le Ministère au Laboratoire de l'Inspection de la Santé publique, pour faire des recherches sur l'origine du mal et les moyens les plus efficaces pour le vaincre. Il termina son étude rapidement, et présenta une relation sur les interventions nécessaires pour assainir la ville ; à sa grande satisfaction, il vit la réalisation de beaucoup de ses propositions.

Toujours en 1911, à 31 ans, le docteur Moscati fut reçu au concours de Collaborateur Ordinaire aux Hôpitaux Réunis et cette même année, sur l'initiative d'Antonio Cardarelli, l'Académie Royale de Médecine Chirurgicale le nomma Membre agrégé tandis que le Ministère de l'Instruction Publique lui attribuait le Doctorat en Chimie physiologique.

Outre son intense travail entre l'Université et l'Hôpital, le professeur Moscati assurait aussi la direction de l'Institut d'Anatomo-pathologie. Dans la salle d'autopsie, Le professeur Moscati avait eu l'idée de faire accrocher un Crucifix avec une inscription qui mentionnait : « Ero mors tua, o mors » (Osée 13,14: « Ô mort, je serai ta mort »).

Sa mère mourut le 25 novembre 1914 du diabète ; quelques années plus tard, il fut un des premiers médecins à Naples, à expérimenter l'insuline et à enseigner à un groupe de médecins les modalités du traitement du diabète. L'insuline fut expérimentée sur les humains pour la première fois en janvier 1922.

Pendant la Première guerre mondiale, il fit une demande d'enrôlement volontaire, qui ne fut pas acceptée. Les autorités militaires préférant lui confier les soins aux blessés. L'Hôpital des Incurables fut militarisé. Il visita et soigna environ 3.000 militaires.
Le Conseil d'administration de l'Hôpital des Incurables le nomma officiellement, en 1919, Directeur de la IIIe Salle Masculine, tandis qu'il continuait à enseigner à un grand nombre d'étudiants.

Le 14 octobre 1922 le Ministère de l'Instruction Publique lui attribua la libera docenza (titre académique italien permettant d'enseigner à titre privé dans les universités et les autres instituts supérieurs) en Médicine Clinique.
Trois jours après Moscati écrivit : « Aime la vérité, montre la personne qui tu es, sans feinte et sans peur, sans aucun ménagement. Et si la Vérité te vaut la persécution, toi, accepte-la, si elle t'apporte le tourment, toi, supporte-le. Et si pour la Vérité, il te fallait sacrifier toi-même et ta vie, sois fort dans le sacrifice ».

Le 12 avril 1927, un mardi saint, le professeur Moscati, après avoir participé à la messe, comme chaque jour, et reçu la communion, passa la matinée à l'hôpital, puis il rentra chez lui et après le repas, il s'occupa, gratuitement comme d'habitude, des patients qui venaient le consulter à son domicile. Vers 15 h, il eut un malaise et s'assit dans son fauteuil, où il s'éteignit sereinement. Il avait 46 ans et 8 mois.

Son corps fut enseveli au cimetière de Poggioreale. Mais trois ans plus tard, le 16 novembre 1930, sur l'insistance de plusieurs personnalités du clergé et du laïcat, l'archevêque de Naples, le cardinal Alessio Ascalesi, permet la translation du corps du cimetière à l'église du Gesù Nuovo, au milieu d'une double haie de personnes. Le corps fut déposé dans une salle derrière l'autel de Saint François Xavier et aujourd'hui une pierre en marbre, à droite de cet autel, le rappelle encore.

Le 25 octobre 1987, à 10 h du matin, place Saint-Pierre, à Rome, Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), en présence de plus de 100.000 personnes, proclama et admit officiellement Giuseppe Moscati au nombre des Saints (60 ans après sa mort). 

Pour un approfondissement biographique :
>>> Saint Joseph Moscati

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :


Ste Teresa de Jesús de Los Andes, novice (1900-1920)
St Sabas le Goth, martyr (334-372)
Ste Vissia, vierge et martyre († 250)
St Jules I, pape  (35e) de 337 à 352 
St Zénon, évêque de Vérone, martyr († v. 372)
St Constantin, évêque de Gap († après le 517)
St Damien (Damiano), évêque en Lombardie († 697)
St Basile, évêque dans l'Hellespont († 735)
St Erkembode, évêque de Thérouanne († 742)
St Alfier (Alferio), abbé en Campanie († 1050)
Bx Laurent, prêtre o.s.h. au XIVe siècle
St David Uribe, prêtre et martyr (1889-1927)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2016   Saints du jour- année 2016 - Page 3 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Saints du jour- année 2016
Revenir en haut 
Page 3 sur 12Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4 ... 10, 11, 12  Suivant
 Sujets similaires
-
» Saints du jour- 30 mai
» Textes Liturgiques du jour : 3 Mars 2016, Temps de Carême
» Textes Liturgiques du jour : 15 Avril 2016, Temps Pascal
» Textes Liturgiques du jour : 20 Mai 2016, Temps Ordinaire
» Textes Liturgiques du jour : 6 Juin 2016, Temps Ordinaire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dialogue islamo-chrétien :: SPIRITUALITE CHRETIENNE et THEOLOGIE CHRETIENNE-
Sauter vers: