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 Dieu est amour

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Pierresuzanne

Pierresuzanne


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MessageSujet: Dieu est amour   Dieu est amour EmptyVen 07 Oct 2016, 07:52

07.10.2016.

Sur le Forum, nous discutons souvent sur ce qu'est la charité chrétienne.

D'ailleurs, souvent pour essayer de nous faire taire, nous chrétiens,
comme si la charité devait être la complaisance pour l'égarement de l'autre.

En effet, nous ne devons pas confondre la tolérance légitime (les gens ont le droit de croire ce qui leur parait juste), avec relativisme religieux (toutes les religions se valent).

Benoit XVI a publié une encyclique appelée Deus caritas est, le  25 décembre 2005.

Je vous poste le résumé plus bas (dans les deux articles qui suivent, page 1), mais vous pouvez la trouver en entier à ce lien :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Il y est dit clairement que la mission de l'Eglise est triple :
- l'annonce de la révélation de Dieu, celle du Christ,
- la célébration de la liturgie,
- les œuvres de charité.
Aucune de ces missions ne devant prévaloir sur les autres.

Il y est également spécifié que, l'amour étant gratuit, il ne faut pas instrumentaliser nos charités à but prosélyte.
(ainsi que le font les musulmans qui sont incités à donner à des-non musulmans afin de les convertir (c'est moi qui rajoute cela, le pape de parle pas de l'islam naturellement)).
L’annonce de l’Évangile doit pourtant se faire également quand on pratique la charité, mais d'une façon délicate, non obligatoire, en obéissant à l'inspiration de L'Esprit.
Le Saint Père conseille donc à ceux qui œuvrent à la charité (alphabétisation, soins, distribution alimentaire) d'être des priants, centrés sur le Christ, et non des activistes, afin que l'annonce de l’Évangile émerge spontanément.

La première partie de l'encyclique parle de l'amour humain, et de l'unité intérieure à créer entre sexualité et amour divin.
La seconde partie est davantage orientée vers l'amour chrétien dans la société : c'est à dire vers  la justice sociale.
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Pierresuzanne

Pierresuzanne


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MessageSujet: Re: Dieu est amour   Dieu est amour EmptyVen 07 Oct 2016, 07:59

Synthèse de « Deus Caritas Est », proposé par le site du Vatican.


   
Première partie.

« Deus caritas est » : Dieu est amour.

Le terme « amour », un des mots le plus utilisé et le plus souvent abusivement dans le monde d’aujourd’hui, possède un vaste champ sémantique. Cependant l’archétype de l’amour par excellence, celui entre l’homme et la femme, domine la multiplicité de ces sens, et il était appelé Éros dans la Grèce antique. Dans la Bible, et surtout dans le Nouveau Testament, le concept d' « amour » est approfondi, évolution qui s’exprime dans la messe par l’abandon du mot Eros en faveur du mot Agapé qui exprime un amour oblatif (un amour d'offrande).

Cette nouvelle vision de l’amour, une nouveauté essentielle du christianisme, a trop souvent été évaluée très négativement comme refus de l’Eros et de la corporéité. Même s’il y a eu de telles tendances, le sens profond est tout autre. L’Eros, mis dans la nature même de l’homme par son Créateur, a besoin de discipline, de purification et de maturation pour ne pas perdre sa dignité originale et ne pas être dégradé au " sexe " pur, devenant une marchandise.

La foi chrétienne a toujours considéré l’homme comme l’être dans lequel l’esprit et la matière s’interpénètrent, lui conférant une nouvelle noblesse.
On peut considérer le défis de l’Eros vaincu quand le corps et l’âme de l’homme se retrouvent en parfaite harmonie. L’amour devient alors, " extase ", mais pas dans le sens d’un moment d’ébriété passagère mais comme exode permanent du moi fermé sur soi vers sa libération dans le don de soi, et donc vers la redécouverte de soi, ou plutôt vers la découverte de Dieu: de cette façon l’Eros peut conduire l’être humain " en extase " vers le divin.

En fait, Eros et Agapé exigent de ne jamais être complètement séparés l’un de l’autre, au contraire plus ils trouvent tous les deux un juste équilibre, même si dans différentes dimensions, plus la vraie nature de l’amour se réalise. Même si l’Eros est initialement essentiellement désir, au fur et à mesure qu’il se rapproche de l’autre personne il se posera toujours moins de questions sur lui-même, il cherchera toujours plus le bonheur de l’autre, il se donnera et désirera " être " pour l’autre: c’est ainsi qu’il pénètre en lui et qu’il s’affirme au moment de l’Agapé.

L’Eros-Agapé atteint sa forme la plus radicale dans Jésus-Christ, amour incarné de Dieu.
La mort en croix de Jésus, qui se donne pour relever et sauver l’homme, exprime l’amour dans sa forme la plus sublime.
Jésus a conféré à ce geste d’offrande une présence durable par l’institution de l’Eucharistie; sous la forme du pain et du vin il se donne comme une nouvelle manne qui nous unit à Lui.
En participant à l’Eucharistie nous sommes également impliqués dans la dynamique de son don. Nous nous unissons à Lui et en même temps nous nous unissons à tous ceux à qui Il se donne et nous devenons ainsi « un seul corps ». De cette façon l’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain fusionnent réellement. Le double commandement, grâce à cette rencontre avec l’Agapé de Dieu, n’est plus seulement exigence: l’amour peut être ‘commandé’ car il est avant tout donné.
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Pierresuzanne

Pierresuzanne


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MessageSujet: Re: Dieu est amour   Dieu est amour EmptyVen 07 Oct 2016, 08:09

Deuxième partie

L’amour pour le prochain, enraciné dans l’amour de Dieu, en plus d’être un devoir pour chaque fidèle, l’est aussi pour toute la communauté ecclésiale, qui dans son activité caritative doit refléter l’amour trinitaire.
La conscience d’un tel devoir a eu une importance constitutive pour l’Eglise depuis ses débuts et très vite s’est imposée la nécessité d’une certaine organisation comme fondement pour son meilleur accomplissement.

C’est ainsi que la diaconie * est apparue au sein de la structure fondamentale de l’Eglise en tant que service de l’amour vers le prochain exercé en communauté et de manière ordonnée -un service concret, mais également spirituel.
Avec la diffusion progressive de l’Eglise, cet exercice de la charité s’est confirmé comme un de ses aspects essentiels. La nature intime de l’Eglise s’exprime dans un triple devoir:
-l’annonce de la parole de Dieu (kerygma-martyria),
- la célébration des sacrements (leiturgia)
- et le service de la charité (diakonia). Ces devoirs s’imposent les uns aux autres et ne peuvent pas être dissociés.

A partir du XIX siècle, une objection fondamentale s’est levée contre l’activité caritative de l’Eglise car elle serait en opposition, disait-on, avec la justice et qu’elle finirait par agir comme système de maintient du statu quo.
L’Eglise favoriserait le maintien du système injuste en vigueur par l’accomplissement d’œuvre caritative individuelle, le rendant supportable et freinant ainsi la rébellion et le potentiel changement vers un monde meilleur.

C’est dans ce sens que le marxisme a indiqué dans la révolution mondiale et dans sa préparation la panacée pour le problème social -un rêve qui s’est évanouit avec le temps. Le magistère pontifical, en commençant par l’encyclique de Léon XIII: Rerum Novarum (1891), jusqu’à la trilogie d’encycliques sociales de Jean-Paul II: Laborem, Exercens (1981), Sollicitudo Rei Socialis (1987) Centesimus Annus (1991), a affronté avec toujours plus d’insistance le problème social, et s’est confronté avec les situations problématiques toujours nouvelles, et il a développé une doctrine sociale très articulée qui propose des orientations valables bien au-delà des frontières de l’Eglise.

Toutefois, la création d’un ordre juste de la société et de l’Etat est le principal devoir de la politique, et ne peut donc être une responsabilité immédiate de l’Eglise.
La doctrine sociale catholique ne veut pas conférer à l’Eglise un pouvoir sur l’Etat, mais souhaite seulement purifier et illuminer la raison, en offrant la propre contribution à la formation des consciences, afin que les authentiques exigences de justice soient perçues, reconnues et réalisées. Cependant il n’y a aucune institution d’état, aussi juste soit-elle, qui puisse rendre superflu le service de l’amour. L’Etat qui veut tout diriger devient en définitive une instance bureaucratique qui ne peut pas assurer la contribution essentielle dont l’homme qui souffre -tout homme- a besoin: le tendre dévouement personnel. Qui veut se débarrasser de l’amour se prédispose à se débarrasser de l’homme en tant qu’homme.

Un effet positif collatéral de la globalisation se manifeste de nos temps dans la sollicitude envers le prochain, dépassant les frontières des communautés nationales et qui tend à élargir son horizon au monde entier.
Les structures de l’Etat et des associations humanitaires développent de différentes façons la solidarité exprimée pour la société civile: ainsi de très nombreuses organisations à but caritatif et philanthropique sont nées.
De plus, au sein de l’Eglise catholique et dans d’autres communautés ecclésiales de nouvelles activités caritatives ont pris forme.
Il est fort souhaitable qu’une collaboration fructueuse s’instaure entre toutes ces instances. Naturellement il est important que l’activité caritative de l’Eglise ne perde pas sa propre identité en se dissolvant dans l’organisation commune d’assistance, en devenant une simple variante, mais qu’elle conserve toute la splendeur de l’essence de la charité chrétienne et ecclésiale.
Par conséquent :
L’activité caritative chrétienne, en plus de la compétence professionnelle, doit se fonder sur l’expérience d’une rencontre personnelle avec le Christ, dont son amour a touché le cœur du croyant, suscitant en lui l’amour pour le prochain.

L’activité caritative chrétienne doit être indépendante de partis et d’idéologies.
Le programme du chrétien -le programme du bon samaritain, le programme de Jésus- est ‘un cœur qui voit’. Ce cœur voit là où il y a besoin d’amour et agit en conséquence. L’activité caritative chrétienne, en outre, ne doit pas être un moyen en fonction de ce qui est appelé aujourd’hui le prosélytisme. L’amour est gratuit; il n’est pas exercé pour atteindre d’autres objectifs. Mais cela ne signifie pas que l’action caritative doive, pour ainsi dire, laisser de côté Dieu et le Christ. Le chrétien connaît le moment opportun pour parler de Dieu et quand il ne faut pas en parler, mais seulement laisser parler l’amour. L’hymne de la charité de Saint Paul doit être la Magna Carta de tout le service ecclésial pour le protéger du risque de se dégrader en activisme pur.

Dans ce contexte, et face aux dangers du sécularisme qui peut conditionner également de nombreux chrétiens engagés dans le travail caritatif, il faut réaffirmer l’importance de la prière.
Le contact vivant avec le Christ évite que l’expérience des considérables nécessités et des propres limites peuvent d’un côté pousser l’opérateur dans l’idéologie qui prétend de faire maintenant ce que Dieu, semble t’il, ne réussi pas à faire et de l’autre côté, peuvent avoir la tentation de céder à l’inertie et à la résignation.
Qui prie ne perd pas son temps, même si la situation semble ne pousser qu’à l’action, et sans prétendre de changer ou de corriger les plans de Dieu, mais il cherche -sur l’exemple de Marie et des saints- à puiser en Dieu la lumière et la force de l’amour qui vainc chaque obscurité et égoïsme présents dans le monde.


VIS – 25 janvier 2006.



* : l'institution des diacres, c'est à dire des serviteurs dans l'Eglise. Elle date des années 30, dès les débuts de l'Eglise. On en parle dans les actes des apôtres. Il s'agissait de décharger les Apôtres du service des pauvres et des veuves, afin qu'ils ne s'emploient qu'à l'annonce de la Parole de Dieu. Etienne est un de ces premiers diacres. Il sera lapidé devant le jeune Paul, alors encore fidèle au judaïsme de son enfance.
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MessageSujet: Re: Dieu est amour   Dieu est amour EmptyJeu 20 Oct 2016, 19:42

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MessageSujet: Re: Dieu est amour   Dieu est amour EmptyJeu 20 Oct 2016, 22:16

psaume23.1 a écrit:

Bon son Wink bonhomme danse
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MessageSujet: Re: Dieu est amour   Dieu est amour EmptyVen 21 Oct 2016, 18:11

Ton deuxième émoticône est malade ahaha
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MessageSujet: Re: Dieu est amour   Dieu est amour Empty

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