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  la notion de "nécessité" ("darura")

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MessageSujet: la notion de "nécessité" ("darura")    Mer 21 Déc 2016, 15:37

21.12.2016

Bonjour


Il est clair que je ne suis ni musulmane, ni en recherche, si ce n'est d'explications, mais j'ai choisit cette section car elle me parait la plus appropriée.


Au sujet de la notion de nécessité en islam qui me semble obscure.
Si je comprend bien, il s'agit de situation où la nécessité dédouane du haram?

Mais je trouve que la notion de nécessité finalement floue... Il s'agit de nécessité vitale? A quel terme?

J'ai des tas de situations où je trouve que c'est subjectif, en pratique.

Exemple: traiter la douleur les jours de jeûne. Vous allez me dire que la maladie dispense du jeûne... Mais est ce que l'arthrose est une maladie qui dispense du jeûne? La personne ne sent pas malade à proprement parlé, mais elle souffre.


Autre exemple, le diabete de type 2. C'est un diabète qui s'installe très progressivement sur de nombreuses années s'aggravant progressivement. A partir de quel stade la personne pourra estimer qu'il est nécessaire de ne pas jeûner pour préserver sa santé?

Autre exemple, la déshydratation. Il est nécessaire de prendre soi de son corps en islam et à la fois le jeûne qui inclut l'eau, conduit à ne pas prendre soin de son corps. A partir de quel degré de déshydratation on pourra estimer qu'il est nécessaire de rompre le jeûne? A partir de quels antécédents médicaux on estime qu'il ne faut pas jeûner? (exemple: calcul rénal)


Autre exemple... le handicap... la personne est elle malade? J'ai eu le cas d'une personne tétraplégique qui ne s'estimant pas malade, mais handicapée, souhaitait pratiquer le ramadan, mais le hic c'est que la déshydratation et le manque de calories lui ont provoqué une escarre. (pour ceux qui ne savent pas, il s'agit de la chair qui meurt dans une zone de pression-talon,fesses-quand la personne ne bouge pas, c'est provoqué par une baisse de l'état général liée à la nutrition et l'hydratation). Bon certes, il a compris que ce n'etait pas une bonne idée... mais trop tard... la plaie a finit par entrainer une amputation. Il est clair que dans cette situation évaluer la notion de nécessité aurait du être mieux faite...



Estimer la notion de nécessité ne sera jamais la même de l'un à l'autre.
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salamsam

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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Mer 21 Déc 2016, 20:13

emmanuelle78 a écrit:
21.12.2016

Bonjour


Il est clair que je ne suis ni musulmane, ni en recherche, si ce n'est d'explications, mais j'ai choisit cette section car elle me parait la plus appropriée.


Au sujet de la notion de nécessité en islam qui me semble obscure.
Si je comprend bien, il s'agit de situation où la nécessité dédouane du haram?

Mais je trouve que la notion de nécessité finalement floue... Il s'agit de nécessité vitale? A quel terme?

J'ai des tas de situations où je trouve que c'est subjectif, en pratique.

Exemple: traiter la douleur les jours de jeûne. Vous allez me dire que la maladie dispense du jeûne... Mais est ce que l'arthrose est une maladie qui dispense du jeûne? La personne ne sent pas malade à proprement parlé, mais elle souffre.


Autre exemple, le diabete de type 2. C'est un diabète qui s'installe très progressivement sur de nombreuses années s'aggravant progressivement. A partir de quel stade la personne pourra estimer qu'il est nécessaire de ne pas jeûner pour préserver sa santé?

Autre exemple, la déshydratation. Il est nécessaire de prendre soi de son corps en islam et à la fois le jeûne qui inclut l'eau, conduit à ne pas prendre soin de son corps. A partir de quel degré de déshydratation on pourra estimer qu'il est nécessaire de rompre le jeûne? A partir de quels antécédents médicaux on estime qu'il ne faut pas jeûner? (exemple: calcul rénal)


Autre exemple... le handicap... la personne est elle malade? J'ai eu le cas d'une personne tétraplégique qui ne s'estimant pas malade, mais handicapée, souhaitait pratiquer le ramadan, mais le hic c'est que la déshydratation et le manque de calories lui ont provoqué une escarre. (pour ceux qui ne savent pas, il s'agit de la chair qui meurt dans une zone de pression-talon,fesses-quand la personne ne bouge pas, c'est provoqué par une baisse de l'état général liée à la nutrition et l'hydratation). Bon certes, il a compris que ce n'etait pas une bonne idée... mais trop tard... la plaie a finit par entrainer une amputation. Il est clair que dans cette situation évaluer la notion de nécessité aurait du être mieux faite...



Estimer la notion de nécessité ne sera jamais la même de l'un à l'autre.

C'est trés clair, toute personne qui souffre d'une maladie où le jeune mettrait sa vie en péril a interdiction de jeûner. C'est ensuite au musulman d'écouter et de suivre les recommandations du médecin. Mais tu auras toujours des personnes qui agissent avec excès, dans un sens comme dans l'autres.

C'est au musulman, qui est responsable de lui même, d'écouter et de faire confiance a son médecin et s'il ne lui fait pas confiance, qu'il demande l'avis à un autres médecin.

Si tu nous demandes pourquoi certain agissent avec excès, c'est dans la nature humaine, que veux tu.

Du temps du prophète il y avait un vieil homme qui avait décidé de jeûner tout les jours jusqu'à sa mort. Quand le prophète(pbsl) à appris cela il lui a dit de cesser immédiatement car il ne devait pas mettre sa santé en danger et il a ajouté que s'il voulait faire des jeunes surérogatoires (c'est à dire jeûner en dehors de la période du ramadan), qu'il se limite à deux jours de jeune par semaine.
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Skander
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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Mer 21 Déc 2016, 21:49

emmanuelle78 a écrit:


Exemple: traiter la douleur les jours de jeûne. Vous allez me dire que la maladie dispense du jeûne... Mais est ce que l'arthrose est une maladie qui dispense du jeûne? La personne ne sent pas malade à proprement parlé, mais elle souffre.



La prise d'anti-douleur par injection ou suppositoire est autorisée pendant le jeûne, mais si la douleur est trop forte ou s'il s'agit d'une douleur chronique qui nécessite des prises orales, alors le jeûne ne doit pas se faire et la personne doit, soit jeûner une période pendant laquelle elle n'est pas souffrante, soit et c'est le meilleurs, compenser par une aumône les jours de jeûne manquants.

En cas de risque pour la santé et à fortiori pour la vie, le jeûne devient interdit.
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albania




MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Mer 21 Déc 2016, 21:54

Skander a écrit:
emmanuelle78 a écrit:


Exemple: traiter la douleur les jours de jeûne. Vous allez me dire que la maladie dispense du jeûne... Mais est ce que l'arthrose est une maladie qui dispense du jeûne? La personne ne sent pas malade à proprement parlé, mais elle souffre.



La prise d'anti-douleur par injection ou suppositoire est autorisée pendant le jeûne, mais si la douleur est trop forte ou s'il s'agit d'une douleur chronique qui nécessite des prises orales, alors le jeûne ne doit pas se faire et la personne doit, soit jeûner une période pendant laquelle elle n'est pas souffrante, soit et c'est le meilleurs, compenser par une aumône les jours de jeûne manquants.

En cas de risque pour la santé et à fortiori pour la vie, le jeûne devient interdit.

Chez vous aussi il y a des indulgences .
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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Mer 21 Déc 2016, 21:57

Donc la nécessité c'est le risque vital immédiat?

Un calcul rénal ne met pas immédiatement la vie de la personne en jeu par exemple.
le diabète quelques jours de déséquilibre abime le corps mais cela ne se voit pas... c'est pas grand chose, cela n'est pas vraiment mesurable...

A mon sens, le risque d'exagération dans un sens comme dans l'autre est avant tout contenu dans la subjectivité de cette notion de nécessité.


Pour moi, prendre ses antalgiques sans attendre que la douleur s'installe trop quand on souffre d'une poussée d'athrose est nécessaire pour casser le cercle de la douleur. Pour un autre, la douleur peut être supportée pendant les heures de jeûne car ce n'est pas une nécessité absolue.

Pour moi, rester plusieurs heures sans s'hydrater est un stress imposé au corps car il est nécessaire de rester hydraté. Pour un autre, le risque n'est pas assez grand pour qu'il soit nécessaire de s'hydrater absolument.



Skander je connais une personne qui jeûne 2 fois par semaine donc faut viser juste....
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Skander
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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Mer 21 Déc 2016, 22:22

emmanuelle78 a écrit:
Donc la nécessité c'est le risque vital immédiat?

Un calcul rénal ne met pas immédiatement la vie de la personne en jeu par exemple.
le diabète quelques jours de déséquilibre abime le corps mais cela ne se voit pas... c'est pas grand chose, cela n'est pas vraiment mesurable...

A mon sens, le risque d'exagération dans un sens comme dans l'autre est avant tout contenu dans la subjectivité de cette notion de nécessité.


Pour moi, prendre ses antalgiques sans attendre que la douleur s'installe trop quand on souffre d'une poussée d'athrose est nécessaire pour casser le cercle de la douleur. Pour un autre, la douleur peut être supportée pendant les heures de jeûne car ce n'est pas une nécessité absolue.

Pour moi, rester plusieurs heures sans s'hydrater est un stress imposé au corps car il est nécessaire de rester hydraté. Pour un autre, le risque n'est pas assez grand pour qu'il soit nécessaire de s'hydrater absolument.



Skander je connais une personne qui jeûne 2 fois par semaine donc faut viser juste....


Je jeûne moi aussi deux jours par semaine (le lundi et le jeudi) ainsi que trois jours par mois et je suis corono-cardiaque avec trois stents sur les coronaires. Je connais mes possibilités et mes limites et quand il fait trop chaud par exemple, je ne jeûne pas.

S'abstenir de jeûner ne se fait pas uniquement en cas de nécessité vitale, où est-ce que j'ai dis ça ? J'ai dis d'abord "en cas de risque pour la santé" et j'ai ajouté "à fortiori pour la vie" après.

Bien sûr qu'on ne jeûne pas quand on est malade, ou plutôt qu'on ne devrait pas jeûner. Mon beau-père diabétique a jeûné aussi longtemps qu'il a pu malgré la désapprobation de toute sa famille. Que fallait-il faire ? Forcer un vieillard à manger quand de sa propre volonté il a décidé de faire ce sacrifice pour le Dieu auquel il croit ?

Je reconnais que pour une personne athée c'est un acte idiot, mais pour un croyant les choses ne sont pas vues de la même façon.

Tu connais une personne qui jeûne deux fois par semaine ? Commence déjà par respecter son choix et ensuite trouve les mots pour la convaincre de préserver sa santé en priorité, tu connais la partie médicale, fais un effort pour la partie psychologique Very Happy
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Cyril 84
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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Mer 21 Déc 2016, 22:55

emmanuelle78 a écrit:
Donc la nécessité c'est le risque vital immédiat?

Un calcul rénal ne met pas immédiatement la vie de la personne en jeu par exemple.
le diabète quelques jours de déséquilibre abime le corps mais cela ne se voit pas... c'est pas grand chose, cela n'est pas vraiment mesurable...

A mon sens, le risque d'exagération dans un sens comme dans l'autre est avant tout contenu dans la subjectivité de cette notion de nécessité.

Pour moi, prendre ses antalgiques sans attendre que la douleur s'installe trop quand on souffre d'une poussée d'athrose est nécessaire pour casser le cercle de la douleur. Pour un autre, la douleur peut être supportée pendant les heures de jeûne car ce n'est pas une nécessité absolue.

Pour moi, rester plusieurs heures sans s'hydrater est un stress imposé au corps car il est nécessaire de rester hydraté. Pour un autre, le risque n'est pas assez grand pour qu'il soit nécessaire de s'hydrater absolument. [...]

Chère Emmanuelle tu trouveras probablement un éclaircissement dans ces versets :

SOURATE 2 ,AL-BAQARAH (LA VACHE)
185. (Ces jours sont) le mois de Ramadān au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. - Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants!


286. Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. [...]

_________________
Épître de Jacques
2(19):Tu crois qu'il-y-a un seul Dieu,tu fais bien; les démons le croient aussi et ils tremblent.
4(7):Soumettez vous donc à Dieu; résistez au diable,et il fuira loin de vous.


Sourate al-hajj(le pèlerinage)22,(34):
".... Votre Dieu est certes un Dieu unique. Soumettez-vous donc à Lui. Et fais bonne annonce à ceux qui s'humilient."
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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Mer 21 Déc 2016, 23:35

Skander a écrit:
emmanuelle78 a écrit:
Donc la nécessité c'est le risque vital immédiat?

Un calcul rénal ne met pas immédiatement la vie de la personne en jeu par exemple.
le diabète quelques jours de déséquilibre abime le corps mais cela ne se voit pas... c'est pas grand chose, cela n'est pas vraiment mesurable...

A mon sens, le risque d'exagération dans un sens comme dans l'autre est avant tout contenu dans la subjectivité de cette notion de nécessité.


Pour moi, prendre ses antalgiques sans attendre que la douleur s'installe trop quand on souffre d'une poussée d'athrose est nécessaire pour casser le cercle de la douleur. Pour un autre, la douleur peut être supportée pendant les heures de jeûne car ce n'est pas une nécessité absolue.

Pour moi, rester plusieurs heures sans s'hydrater est un stress imposé au corps car il est nécessaire de rester hydraté. Pour un autre, le risque n'est pas assez grand pour qu'il soit nécessaire de s'hydrater absolument.



Skander je connais une personne qui jeûne 2 fois par semaine donc faut viser juste....


Je jeûne moi aussi deux jours par semaine (le lundi et le jeudi) ainsi que trois jours par mois et je suis corono-cardiaque avec trois stents sur les coronaires. Je connais mes possibilités et mes limites et quand il fait trop chaud par exemple, je ne jeûne pas.

S'abstenir de jeûner ne se fait pas uniquement en cas de nécessité vitale, où est-ce que j'ai dis ça ? J'ai dis d'abord "en cas de risque pour la santé" et j'ai ajouté "à fortiori pour la vie" après.
je répondais à salamsam... ce n'est qu'après que j'ai vu ton message.
Skander a écrit:

Bien sûr qu'on ne jeûne pas quand on est malade, ou plutôt qu'on ne devrait pas jeûner. Mon beau-père diabétique a jeûné aussi longtemps qu'il a pu malgré la désapprobation de toute sa famille. Que fallait-il faire ? Forcer un vieillard à manger quand de sa propre volonté il a décidé de faire ce sacrifice pour le Dieu auquel il croit ?
voilà l'illustration de ce que je voulais dire... quand la base est "il est interdit de jeuner si malade", de par la notion de nécessité, cela devient en pratique "un sacrifice"... la désapprobation de toute la famille... donc toute la famille se sont inquietés, ont cherché à convaincre... bref, cela me conduit à penser que je ne suis pas tant dans le faux que cela quand je souligne cette problématique.
Skander a écrit:

Je reconnais que pour une personne athée c'est un acte idiot, mais pour un croyant les choses ne sont pas vues de la même façon.
Pas idiot. Humain.
C'est une manière d'exprimer son déni de la maladie... La difficulté à s'accepter faible. Et la volonté de prouver sa foi (pas aux autres, à Dieu cela suffit), se sacrifier... prendre sur soi pour continuer à obéir aux commandements..

Skander a écrit:

Tu connais une personne qui jeûne deux fois par semaine ? Commence déjà par respecter son choix et ensuite trouve les mots pour la convaincre de préserver sa santé en priorité, tu connais la partie médicale, fais un effort pour la partie psychologique Very Happy
Qui te dis que je ne le fais pas?
Je continue à la voir fatiguée, les traits tirés, parfois excédée par la douleur et la déshydratation, et après avoir taté le terrain, j'offre des solutions alternatives genre comment la soulager de son travail quotidien sans évoquer les jeûnes. Mais je sais qu'elle s'enlèverai une grande part de fatigue sans cela... et qu'elle a un besoin vital de pratiquer sa religion ainsi comme une bouée qui lui maintient la tête hors de l'eau.
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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Mer 21 Déc 2016, 23:48

Cyril 84 a écrit:
emmanuelle78 a écrit:
Donc la nécessité c'est le risque vital immédiat?

Un calcul rénal ne met pas immédiatement la vie de la personne en jeu par exemple.
le diabète quelques jours de déséquilibre abime le corps mais cela ne se voit pas... c'est pas grand chose, cela n'est pas vraiment mesurable...

A mon sens, le risque d'exagération dans un sens comme dans l'autre est avant tout contenu dans la subjectivité de cette notion de nécessité.

Pour moi, prendre ses antalgiques sans attendre que la douleur s'installe trop quand on souffre d'une poussée d'athrose est nécessaire pour casser le cercle de la douleur. Pour un autre, la douleur peut être supportée pendant les heures de jeûne car ce n'est pas une nécessité absolue.

Pour moi, rester plusieurs heures sans s'hydrater est un stress imposé au corps car il est nécessaire de rester hydraté. Pour un autre, le risque n'est pas assez grand pour qu'il soit nécessaire de s'hydrater absolument. [...]

Chère Emmanuelle tu trouveras probablement un éclaircissement dans ces versets :

SOURATE 2 ,AL-BAQARAH (LA VACHE)
185. (Ces jours sont) le mois de Ramadān au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. - Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous,

afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants!



286. Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. [...]


Le diabète ne guérit pas... on ne peut rattraper autrement qu'avec l’aumône.

Et les gens ont la facheuse tendance à sur estimer leurs capacités...






Moi la 1ere.... je suis toute petite et maigrichonne mais je pense que je peux porter beaucoup de poids.... je n'arrive pas à me rendre compte de mes limites... tant que j'y arrive je le fais, même quand c'est clairement abérant si je regarde avec recul (genre porter un ado myopathe dans mes bras jusqu'à la douche... sauf qu'il pesait 5kg de plus que moi... je l'ai fais 2 fois par semaine pendant des mois...) sachant qu'un toubib il y a 20 ans m'avait prédit que je finirais en fauteuil avec mon boulot vu mon dos... aujourd'hui j'ai le dos mort... J'ai vraiment du mal à faire gaffe... combien de patients j'ai relevé après une chute sans prendre le temps d'appeler de l'aide... J'y arrive donc pourquoi ne pas le faire? Il serait pourtant nécessaire que je me calme...
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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Mer 21 Déc 2016, 23:54

emmanuelle78 a écrit:
Donc la nécessité c'est le risque vital immédiat?

Un calcul rénal ne met pas immédiatement la vie de la personne en jeu par exemple.
le diabète quelques jours de déséquilibre abime le corps mais cela ne se voit pas... c'est pas grand chose, cela n'est pas vraiment mesurable...

A mon sens, le risque d'exagération dans un sens comme dans l'autre est avant tout contenu dans la subjectivité de cette notion de nécessité.


Pour moi, prendre ses antalgiques sans attendre que la douleur s'installe trop quand on souffre d'une poussée d'athrose est nécessaire pour casser le cercle de la douleur. Pour un autre, la douleur peut être supportée pendant les heures de jeûne car ce n'est pas une nécessité absolue.

Pour moi, rester plusieurs heures sans s'hydrater est un stress imposé au corps car il est nécessaire de rester hydraté. Pour un autre, le risque n'est pas assez grand pour qu'il soit nécessaire de s'hydrater absolument.



Skander je connais une personne qui jeûne 2 fois par semaine donc faut viser juste....
non même a long terme !!

CORAN 22:78. Et luttez pour Allah avec tout l'effort qu'Il mérite. C'est Lui qui vous a élus; et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion, celle de votre père Abraham, lequel vous a déjà nommés "Musulmans" avant (ce Livre) et dans ce (Livre), afin que le Messager soit témoin contre vous, et que vous soyez vous-mêmes témoins contre les gens. Accomplissez donc la Salat, acquittez la Zakat et attachez-vous fortement à Allah. C'est Lui votre Maître. Et quel Excellent Maître! Et quel Excellent soutien!

Donc même si le mal peut apparaitre a long terme il faut s'abstenir

1-En ce qui concerne le calcul rénal tu dois savoir qu'il est plutôt conseille de s'abstenir de boire pendant la crise car on risque d'aggraver la lithiase

2- Pour le diabète tout dépend du  type de diabète et du stade d'avancement de la maladie

3- le traitement de la douleur constituant  une urgence (on ne dois jamais laisser un malade souffrir alors qu'on peut le soulager) et par conséquent on doit traiter par les antalgiques en utilisant l'escalade
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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Jeu 22 Déc 2016, 00:06

Pour le calcul rénal... j'évoque la prévention qui passe par l'hydratation... et donc l'opportunité de jeuner en cas d'antécédent de ce type. Et en cas de lithiase aigue, on pratique la cure de diurèse... on augmente la quantité de boisson. (je n'ai jamais vu qu'on conseille de s'abtenir de boire... tu m'as fait douter et donc j'ai regardé: http://www.med.univ-montp1.fr/enseignement/cycle_2/MIC/Ressources_locales/Nephrologie/259_lithiase.pdf  je cite: "Deux interventions sont indiquées quel que soit le type de lithiase:
♦ La réduction des protides d’origine alimentaire.
♦ La “cure de diurèse”.
Recommandée depuis Hippocrate, l’augmentation des boissons est indiquée dans tous les
types de lithiase. Elle réduit la concentration des substances dissoutes et réduit ainsi le risque
de sursaturation même si leur élimination sur 24 heures demeure élevée."

le diabete oui le problème c'est le stade...

la douleur... beaucoup de jeuneurs suspendent les prises d'antalgiques car ce n'est pas vital... ils peuvent supporter.

Moi j'évoque surtout le pratico-pratique... genre l'exemple donné par skander plus haut.


http://www.yabiladi.com/article-ramadan-39.html

Citation :
Santé. Les reins et le Ramadan
Ramadan
Qui penserait que ces deux petits organes ont une importance inversement proportionnelle à leur taille ? Leur fonction est primordiale : élimination des déchets d'épuration, sécrétion des hormones, régulation les globules rouges. Ils interviennent également dans l'action d'un certain nombre de médiateurs immunologiques, dans la stabilité de la tension artérielle... Le jeûne mensuel du ramadan est-il mauvais pour les reins ?
Sachant que plus la quantité d'eau consommée est importante plus le travail rénal est facilité, plus elle est restreinte, plus il exige d'efforts. Les spécialistes notent d'ailleurs que durant le ramadan, les patients se plaignent davantage de coliques néphrétiques. «Il n'existe pas d'étude scientifique qui régisse cette problématique. C'est donc à travers les conséquences que l'on essaye d'établir ou d'interdire le jeûne» répond le professeur Amal Bourquia, professeur de néphrologie et dialyse et présidente de l'association marocaine Reins. Tout est donc au cas par cas, mais en réalité, ce sont surtout les pathologies existantes qui posent problème. Pour les personnes faisant de la lithiase rénale (calcul rénal), le ramadan induit une recrudescence des crises, surtout s ' il fait très chaud. «Les malades ne sont pas en interdiction absolue de jeûner, mais ils doivent boire beaucoup d'eau», note le docteur Bourquia, tout en soulignant la dimension casuistique des interdictions et non interdictions. Par contre, concernant les maladies rénales aiguës qui interdisent le jeûne comme le diabète, les infections urinaires aiguës... il faut considérer l'évolution de la maladie.

Pour les personnes souffrant d'insuffisances rénales ou les dialyses, il est fortement déconseillé d'observer le jeûne. Enfin, les patients greffés ou avec un rein unique ne doivent pas jeûner. Comment gérer ses prises médicamenteuses ? «Lorsque le malade est soumis à un traitement où les prises sont fréquentes et à horaires fixes, le jeûne peut être interdit. Il faut alors voir avec le médecin». Pour ménager ses reins, quelles recettes ? «On déconseille la pratique d'un sport avant la rupture du jeûne, d'abuser des protéines, de manger trop de sel et d'abuser des médicaments, tous toxiques pour le rein. En revanche, il faut boire». Par exemple ? «Les gens ont tendance à consommer le paracétamol et les anti-inflammatoires comme des petits pains. Attention également aux décoctions traditionnelles à base d'herbes et aux intoxications alimentaires sur le long terme. Il importe de manger équilibré». Guérit-t-on d'une maladie des reins ? Réponse : non. Un bilan rénal est fortement conseillé à partir de la trentaine. «On évalue la fonction rénale via un dosage de creatine et une échographie. Si l'examen est bon, on conseille de le renouveler au bout de trois ans», conclut le professeur Amal Bourquia. N'attendez pas le déclenchement des manifestations pour consulter ! Les reins souffrent d'abord en silence avant de manifester des signes de maladie.

Malika Gullemain-Loufida
Source: Le Soir Echos

La phrase en gras illustre ce que j'évoque... le cas de conscience...

Donc balayer en disant que c'est simple: la nécessité. c'est simple: les capacités de chacun. c'est simple: il suffit de voir avec le médecin.

Non c'est pas simple.
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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Jeu 22 Déc 2016, 02:39

La vie est un don de Dieu , quand on est malade quelque soit la maladie , il faut consulter un médecin compétant qui nous dit clairement si oui ou non le jeune est possible sans s’abîmer la santé.

Celui qui ne peut pas jeûner peut tout simplement réduire symboliquement sa consommation dans la journée.

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salamsam

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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Jeu 22 Déc 2016, 08:15

emmanuelle78 a écrit:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Citation :
Santé. Les reins et le Ramadan
Ramadan
Qui penserait que ces deux petits organes ont une importance inversement proportionnelle à leur taille ? Leur fonction est primordiale : élimination des déchets d'épuration, sécrétion des hormones, régulation les globules rouges. Ils interviennent également dans l'action d'un certain nombre de médiateurs immunologiques, dans la stabilité de la tension artérielle... Le jeûne mensuel du ramadan est-il mauvais pour les reins ?
Sachant que plus la quantité d'eau consommée est importante plus le travail rénal est facilité, plus elle est restreinte, plus il exige d'efforts. Les spécialistes notent d'ailleurs que durant le ramadan, les patients se plaignent davantage de coliques néphrétiques. «Il n'existe pas d'étude scientifique qui régisse cette problématique. C'est donc à travers les conséquences que l'on essaye d'établir ou d'interdire le jeûne» répond le professeur Amal Bourquia, professeur de néphrologie et dialyse et présidente de l'association marocaine Reins. Tout est donc au cas par cas, mais en réalité, ce sont surtout les pathologies existantes qui posent problème. Pour les personnes faisant de la lithiase rénale (calcul rénal), le ramadan induit une recrudescence des crises, surtout s ' il fait très chaud. «Les malades ne sont pas en interdiction absolue de jeûner, mais ils doivent boire beaucoup d'eau», note le docteur Bourquia, tout en soulignant la dimension casuistique des interdictions et non interdictions. Par contre, concernant les maladies rénales aiguës qui interdisent le jeûne comme le diabète, les infections urinaires aiguës... il faut considérer l'évolution de la maladie.

Pour les personnes souffrant d'insuffisances rénales ou les dialyses, il est fortement déconseillé d'observer le jeûne. Enfin, les patients greffés ou avec un rein unique ne doivent pas jeûner. Comment gérer ses prises médicamenteuses ? «Lorsque le malade est soumis à un traitement où les prises sont fréquentes et à horaires fixes, le jeûne peut être interdit. Il faut alors voir avec le médecin». Pour ménager ses reins, quelles recettes ? «On déconseille la pratique d'un sport avant la rupture du jeûne, d'abuser des protéines, de manger trop de sel et d'abuser des médicaments, tous toxiques pour le rein. En revanche, il faut boire». Par exemple ? «Les gens ont tendance à consommer le paracétamol et les anti-inflammatoires comme des petits pains. Attention également aux décoctions traditionnelles à base d'herbes et aux intoxications alimentaires sur le long terme. Il importe de manger équilibré». Guérit-t-on d'une maladie des reins ? Réponse : non. Un bilan rénal est fortement conseillé à partir de la trentaine. «On évalue la fonction rénale via un dosage de creatine et une échographie. Si l'examen est bon, on conseille de le renouveler au bout de trois ans», conclut le professeur Amal Bourquia. N'attendez pas le déclenchement des manifestations pour consulter ! Les reins souffrent d'abord en silence avant de manifester des signes de maladie.

Malika Gullemain-Loufida
Source: Le Soir Echos

La phrase en gras illustre ce que j'évoque... le cas de conscience...

Donc balayer en disant que c'est simple: la nécessité. c'est simple: les capacités de chacun. c'est simple: il suffit de voir avec le médecin.

Non c'est pas simple.

Les règles sont simple, la psychologie humaine elle, est complexe.
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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    Jeu 22 Déc 2016, 09:02

C'est ça.
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MessageSujet: Re: la notion de "nécessité" ("darura")    

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la notion de "nécessité" ("darura")
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