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 Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants

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MessageSujet: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyJeu 09 Fév 2017, 20:00

Rappel du premier message :

09.02.2017
Bonjour,


Je voulais seulement vous faire découvrir un pan ignoré du métier d'infirmière libérale.... on connait plus le "blues" de l'hôpital mais peu celui des libéraux.

Dans mon métier, je suis tenue d'assurer les soins au patient 7j/7, à partir du moment où j'ai démarré la prise en charge. Donc il faut soit travailler 7j/7, soit avoir une charge de travail suffisante pour assurer suffisamment de revenus pour soit partager les jours avec une collègue, soit avoir quelque chose de suffisament interessant à offrir pour un remplacant par ci par là. A 2, il n'empêche que si l'un est indisponible tout repose sur l'autre et ainsi de suite. Cela demande une grande disponibilité... on bosse malade et même quand son gosse est malade. Devant la loi, nous n'avons pas le droit de ne pas assurer le soin.


suite dans le message suivant pour respecter la charte.
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Tonton




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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 12:11

Ce qui est aussi désobligeant ma cher Pétunia, c'est de croire que l'expérience de patient suffit pour comprendre et expliquer l'expérience du soignant.

Faut pas confondre spectacle et spectateur. Derrière un spectacle, il y a les coulisses, il y a ce que le spectateur ne voit pas.

Tu dis que le cas de cette stagiaire est inadmissible, j'ai pas dit le contraire, mais si tu veux avoir le point de vue de celui qui comme moi, fréquente les coulisses, je suis disponible.


Mais selon ce que je vois ici, c'est que ça n'a pas l'air de vous intéresser vraiment, vous préférez critiquer la stagiaire, fille du diable, sans chercher à comprendre ce qui a pu amener la situation.


Figure toi, que vu des coulisses, on le sait...Faut il encore que je répète que sans lui trouver d’excuse, cette stagiaire n'est en fait que le reflet de sa propre déshumanisation ?


Elle l'accepte les cadences infernales, quitte à perdre de son humanité, et du coup oublier celle de celui ou celle qu'elle s'occupe, mais au bout, si elle montre qu'elle est compétitive, elle a un job.

Fraudais encore que j'écrive un texte de 2 pages pour expliquer la dualité entre empathie et récompense dans leur cohabitions dans le miroir neurologique.


Mais bon au départ, ce qui est vraiment décourageant, pour moi comme pour Encelade, c'est que l'on reçoit des " leçons " de personnes qui pensent tout savoir.

Que je ramène à moi ?

Faut pas c'est ça, un patient en sait autant qu'une personne qui travaille depuis 30 ans dans les coulisses de l'hôpital, même si il n'y a jamais mis les pieds dans ces coulisses ?

Alors c'est sûr que selon ce point de vue, je n'ai pas grand chose à dire, il ne me reste qu'un sourire du bonjour madame et au revoir.


Une nuit, une infirmière intérimaire, perdue dans les couloirs de la M.A.S où je bossais cette nuit là, passe à côté de Dominique qui réclame de l'eau. Perdue, je l'accompagne auprès de la personne qu'elle cherchait. On repasse ensuite à côté de Dominique, " de l'eau, de l'eau, de l'eau ". L'iDE me regarde des pieds à la tête , me jauge.

Qu'il est vilain celui ci, une personne demande de l'eau, et il ne lui donne pas. j'avais remarqué son regard, puisque principalement, je travaille avec le soin informel basé sur les difficultés de communication donc l'écoute est remplacé par le regard.

Puis elle revient, au moment justement, où j'accompagne Dominique au couché. " De l'eau, de l'eau, de l'eau ". L'IDE finit par dire le fond de sa pensée : mais elle réclame de l'eau me dit elle les yeux écarquillés. Sous entendu qu'attends tu tortionnaire...

Je la regarde et lui répond : Dominique est potomane. Ah, d'accord me répond t-elle....C'est quoi la potomanie, en quoi boire trop de l'eau peut être dangereux au point souvent d'être obligé de mettre en place des restrictions hydriques.

Tout le monde le sait, pas besoin de demander au soignant, contentons nous de dire que je suis un tortionnaire n'est ce pas...


Alors oui, au nom de la bienveillance, même cette ide a oublié que je suis un professionnel de santé et non pas un tortionnaire...


C'est révélateur, car dans les coulisses, il y a aussi un manque d'empathie entre collègues. Il y a un manque d'empathie entre collègue soignant, un manque d'empathie entre soignant envers les soignés mais aussi entre les patients et leur famille envers le soignant.

Microcosme en fait.


Alors cette stagiaire pourquoi ?


Pourquoi quoi ? plusieurs question et plusieurs réponses possibles .

D'abord pourquoi elle parle avec sa collègue :

Plusieurs possibilité :

- elle a rien à faire du patient

- elle considère que sa démence empêche la communication ( elle se trompe, espérons qu'un jour en formation, elle le comprendra )

- Prise dans la cadence, l'ensemble des patients sont gérés comme des biens d'entreprise.

- En difficulté par rapport à l'organisation du service, elle communique avec sa collègue, pendant un acte de soin, parce qu'elle et sa collègue sont toujours en acte de soin. Elles les enchaînent et n'ont pas d'espace dans le temps pour communiquer autrement

- Elle est en malaise, car elle a du changer ses horaires pour demain, et elle ne sait pas comment faire pour s'occuper de ses enfants, c'est l'obsession du moment, elle en oublie la personne et le soin, pour partager ses difficultés avec sa collègue qui peut être lui apportera une solution.

- Elle a trouvé en sa collègue une copine qui complice, l'aide à faire face à la pression. Elle fait donc le deuil de l'humanité du patient pour le retrouver dans des rapports " normaux " avec sa collègue.


Alors ça n’excuse pas, mais c'est les sources possibles.

Ensuite pourquoi mélange t-elle le plateau repas ?

Là aussi plusieurs sources possibles.

- elle a rien à faire du patient

- elle considère que sa démence empêche la dégustation ( elle se trompe, espérons qu'un jour en formation, elle le comprendra )

- Prise dans la cadence, l'ensemble des patients sont gérés comme des biens d'entreprise.

- En vieillissant, les goût se perdent. Seul celui du sucre reste présent, aussi elle a trouvé une combine en mélangeant le sucre et le salé, car en plus, elle gagne du temps et la personne mange parce que c'est sucré.

- Elle aurait pu faire autrement, déjà elle aurait pu laisser tomber le salé et ne donner que le sucré. Mais si la personne souffre d'un ou plusieurs escarres les protéines sont nécessaire pour reconstruire les tissus.

- Elle aurait pu du coup solliciter les diététiciennes pour privilégier les crèmes Hyper Protéinées. Ces fameuses crèmes HP au chocolat ou à la vanille. Mais complémentaires, elles ne sont pas forcement suffisantes puis peut être qu'il n'y en a plus en stock.

- Ce qu'elle aurait pu faire aussi, c'est simplement mettre du sucre dans la viande. Mais, là aussi, il n'y en a pas. C'est distribué au compte goutte sans forcement tenir compte des besoins du patient.

Et ceci arrive souvent. La nuit, quand un diabétique est en hypoglycémie, il me faut du pain ( sucre lent ) et de la confiture ( sucre rapide ), c'est une galère pour en trouver car ce besoin n'est pas budgétisé.

Avant oui, j'avais autant de sucre, de confiture, de gâteau, de pain, que de jus fruit, même plus que nécessaire. Mais plus maintenant, j'ai d'ailleurs eu aussi des difficultés pour trouver une blouse à ma taille.

Mais pour des raisons économiques, tout est au compte goutte aujourd'hui et je me retrouve parfois avec des résidents qui la nuit ont faim ( quand tu vois comment la quantité proposée sur les plateaux ne fait que diminuer au fil du temps, tu comprends ). J'ai rien à leur donner, même pas un morceau de pain.


Bon je ne cherche pas d’excuse à cette stagiaire d'ailleurs je l'ai déjà exprimé, mais c'est sûr que vu des coulisses, le regard est différent que celui ou celle qui se contente des apparences.

Et sache que des coulisses, c'est encore pire que tu le penses...


Mais bon, puisque finalement, je n'ai rien à dire, car un patient en sait finalement autant que moi, ça ne risque pas d'aller en s'arrangeant.

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loli83

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 12:36

il y a rien à faire Tonton , il faut que tu fasses référence à moi , c'est de l'acharnement

je pense que cela  te vexe que je connaisse la situation au moins aussi bien que toi

mais quelle mauvaise gloire de constater, plus ou moins bien que les autres, la situation dégradée des hopitaux publics et des soins faute de budget et pour but de rentabilité

c'est bien malheureux et il n'y a pas lieu à de telles prises à partie pour vouloir avoir raison et affirmer que tu connais mieux ma vie que moi même

je l'ai dit d'emblée que je ne voulais pas en rajouter sur ma vie privée , mais tu voudrais me pousser , je pense que tu t'es renseigné auprès de cyril ,

je signale que je n'ai jamais prétendu faire partie de la profession médicale , j'ai simplement affirmé et c'est vrai que j'ai une énorme expérience , et je l'ai même constaté en parlant avec vous , Encelade prétendait par exemple que les agonies étaient prévisibles à l'avance et que le cas de mon père n'était pas possible , drôle d'infirmière qui ne connait même pas les bases ...

par contre , quand le feu a pris dans mon père , l'infirmière familiale accourue tout de suite , n'a pas pris une minute pour se rendre compte de la situation et d'espérer avec moi que le médecin urgentiste ferait le nécessaire pour abréger ses souffrances
Dieu merci cela a été le cas , + moi qui lui ai posé une serviette glacée sur le ventre , il est mort peu de temps après apaisé en nous tenant la main à mon fils et à moi

je n'ose pas imaginer si cela c'était passé à l'hopital avec certaines infirmières ...

je suis contre les hopitaux tels qu'ils existent en France , ils ne devraient servir que  pour la chirurgie programmée ou les urgences , tout le reste devrait se passer à la maison avec la famille ou avec des aides médicales ou simplement des structures de jour

on va me dire que c'est utopique , pourtant dans certains pays moins civilisés c'est ce qu'il se passe , et donc avec vos témoignages et les miens c'est à se demander quels sont les pays civilisés , à voir la façon dont sont traités les malades et les personnes agées

ce n'est pas plus utopique que d'espérer un changement du système actuel , vous le dites bien vous même que c'est de pire en pire , le profit, rien que le profit au niveau des gouvernements et dans tous les domaines , pas qu à l'hopital

l'euthasie n'a rien à voir là dedans , vous vous l'imaginez comme un permis de tuer à tout va , ce n'est pas ça du tout  , de toutes façons il suffit de voir qu'en Suisse les hopitaux ne se sont pas dépeuplés depuis que la loi sur l'euthanasie a été adoptée

et on peut même la réduire encore plus , mais il faut arrêter de traiter les humains pire que pour les animaux domestiques

j'ai fait euthanasier 3 chats , mais ils étaient vraiment à leurs limites , ça a été un déchirement , mais pour eux ils fallait le faire , ils l'ont compris d'ailleurs ils l'ont vécu comme un soulagement , pour un j'ai même fait venir le vétérinaire à domicile car le pauvre il avait du mal à respirer , je n'ai pas voulu le trimbaler en plus

donc Cailloubleu a très bien fait de remettre les doléances infirmières ici , ce sont des plaintes , des reflexions qui n'ont rien à voir avec une loi sur l'euthanasie

que la question se pose actuellement dans les hopitaux et pose problème , bien sûr , mais c'est justement parce qu'il n'y a pas de loi , que ce n'est pas encadré , et que les uns et les autres en arrivent à faire n'importe quoi , le pire comme le meilleur

au départ j'ai simplement voulu venir en aide à Encelade en lui parlant de spiritualité , de relativiser , de lacher prise , etc , c'était risqué sachant son état de burn out et l'antipathie qu'elle avait envers moi (constaté dans d'autres sujets , sur la création divine par exemple ),

j'ai pris le risque par bonté d'âme , mais je n'imaginais pas que ça allait déboucher sur un tel acharnement , des insultes et la mise en doute de ma parole
certains m'avaient prévenu de ne pas trop en dire sur ce forum , j'aurai dû en tenir compte

enfin bref , bonne journée à tous
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Tonton




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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 14:00

Ben non Loli, j'ai pas à me vexer.

J'ai 30 ans de métier derrière moi, mais bien sûr tu en connais autant que moi, c'est d'une logique évidente...

Et bien Madame la science infuse, sache que je n'ai strictement rien demandé à Cyril.

Tu fais que parler de ta vie; tu pars toujours de ton expérience personnelle en tant que spécificatrice...

Les coulisses, oui, forcement, je peux avoir une meilleure visibilité que toi et ce n'est pas " prétentieux " que de le prétendre.

30 ans, court séjour, moyen séjour, long séjour, maison de retraite, epahd, foyer de vie, suivi à domicile, foyer d'accueil médicalisé , maison d'accueil spécialisé, ben non ça compte pas.

Tu crois quoi, que je n'ai pas non plus l'expérience du patient ?


Bon, j'ai rien à dire à une personne qui n'a strictement finalement aucune expérience de la blouse mais qui prétend en savoir autant que celui qui l'enfile depuis 30 ans....

Ce que je vois d'ailleurs est que tu réponds toujours à côté, que tu ne réagis qu’après coup, quand on parle de notre expérience à partir de laquelle, tes réponses à Encelade, sur son mal être et la réelle complexité sur l'euthanasie ne sont plus les mêmes.

Tu as commencé à dire à Encelade d'aller à la campagne et de changer de métier.

Elle a réagit brutalement pour te faire comprendre que ce n'est pas un soucis de personne mais de contexte...et ce n'est qu’après que je m'en sois mêlé aussi que tu a finis par parler des réalités des budgets et de la déshumanisation des valeurs de la fonction au bénéfice de profit à générer.

Ce n'est qu’après coup...parce que tu n'as pas l'expérience du soignant.

Tu as juste peur de " perdre la face ", mais sache qu'en prétendant en savoir autant que quelqu'un qui a 30 d'expérience alors que finalement tu n'en a aucune, la face tu la perd encore plus.

Je suppose que tu aussi autant d'expérience qu'un policer qui a 30 d'expérience, non pourquoi ? parce que tu n'as jamais été policière ? pourtant tu as quand même une idée sur le sujet, non ? c'est pas suffisant peut être ?


Et bien tu as une expérience bien triste semble t-il avec ton papa; mais c'est pas suffisant non plus pour prétendre avoir autant d'expérience que celui qui exerce depuis 30.


C'est quand même incroyable, 30 ans d'expérience, ça compte pas, je n'en sais finalement pas plus selon toi que le jour où, de mes 17 ans, j'ai accompagné ma mère dans ses souffrances et la fin de sa vie.


je me demande vraiment ce que j'ai fait pendant ces 30 ans finalement. Rien parce que les soignants c'est des bon à rien, juste des gens sans cœur.....

Fin de l'histoire.

Encelade a raison, il n'y a rien à espérer.
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Pétunia
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Pétunia


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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 14:16

loli83 a écrit:
il y a rien à faire Tonton , il faut que tu fasses référence à moi , c'est de l'acharnement

je pense que cela  te vexe que je connaisse la situation au moins aussi bien que toi

mais quelle mauvaise gloire de constater, plus ou moins bien que les autres, la situation dégradée des hopitaux publics et des soins faute de budget et pour but de rentabilité

c'est bien malheureux et il n'y a pas lieu à de telles prises à partie pour vouloir avoir raison et affirmer que tu connais mieux ma vie que moi même

je l'ai dit d'emblée que je ne voulais pas en rajouter sur ma vie privée , mais tu voudrais me pousser , je pense que tu t'es renseigné auprès de cyril ,

je signale que je n'ai jamais prétendu faire partie de la profession médicale , j'ai simplement affirmé et c'est vrai que j'ai une énorme expérience , et je l'ai même constaté en parlant avec vous , Encelade prétendait par exemple que les agonies étaient prévisibles à l'avance et que le cas de mon père n'était pas possible , drôle d'infirmière qui ne connait même pas les bases ...

par contre , quand le feu a pris dans mon père , l'infirmière familiale accourue tout de suite , n'a pas pris une minute pour se rendre compte de la situation et d'espérer avec moi que le médecin urgentiste ferait le nécessaire pour abréger ses souffrances
Dieu merci cela a été le cas , + moi qui lui ai posé une serviette glacée sur le ventre , il est mort peu de temps après apaisé en nous tenant la main à mon fils et à moi

je n'ose pas imaginer si cela c'était passé à l'hopital avec certaines infirmières ...

je suis contre les hopitaux tels qu'ils existent en France , ils ne devraient servir que  pour la chirurgie programmée ou les urgences , tout le reste devrait se passer à la maison avec la famille ou avec des aides médicales ou simplement des structures de jour

on va me dire que c'est utopique , pourtant dans certains pays moins civilisés c'est ce qu'il se passe , et donc avec vos témoignages et les miens c'est à se demander quels sont les pays civilisés , à voir la façon dont sont traités les malades et les personnes agées

ce n'est pas plus utopique que d'espérer un changement du système actuel , vous le dites bien vous même que c'est de pire en pire , le profit, rien que le profit au niveau des gouvernements et dans tous les domaines , pas qu à l'hopital

l'euthasie n'a rien à voir là dedans , vous vous l'imaginez comme un permis de tuer à tout va , ce n'est pas ça du tout  , de toutes façons il suffit de voir qu'en Suisse les hopitaux ne se sont pas dépeuplés depuis que la loi sur l'euthanasie a été adoptée

et on peut même la réduire encore plus , mais il faut arrêter de traiter les humains pire que pour les animaux domestiques

j'ai fait euthanasier 3 chats , mais ils étaient vraiment à leurs limites , ça a été un déchirement , mais pour eux ils fallait le faire , ils l'ont compris d'ailleurs ils l'ont vécu comme un soulagement , pour un j'ai même fait venir le vétérinaire à domicile car le pauvre il avait du mal à respirer , je n'ai pas voulu le trimbaler en plus

donc Cailloubleu a très bien fait de remettre les doléances infirmières ici , ce sont des plaintes , des reflexions qui n'ont rien à voir avec une loi sur l'euthanasie

que la question se pose actuellement dans les hopitaux et pose problème , bien sûr , mais c'est justement parce qu'il n'y a pas de loi , que ce n'est pas encadré , et que les uns et les autres en arrivent à faire n'importe quoi , le pire comme le meilleur

au départ j'ai simplement voulu venir en aide à Encelade en lui parlant de spiritualité , de relativiser , de lacher prise , etc , c'était risqué sachant son état de burn out et l'antipathie qu'elle avait envers moi (constaté dans d'autres sujets , sur la création divine par exemple ),

j'ai pris le risque par bonté d'âme , mais je n'imaginais pas que ça allait déboucher sur un tel acharnement , des insultes et la mise en doute de ma parole
certains m'avaient prévenu de ne pas trop en dire sur ce forum , j'aurai dû en tenir compte

enfin bref , bonne journée à tous
Le post précédent me concerne Loli, parce que j'ai soutenu ce que disait hier Fanfan.

Par contre, non, tous les hôpitaux français ne sont pas mauvais, de même que les maisons de retraite (où je vais dans les coulisses en tant que bénévole depuis plus de 30 ans et fait des remplacements aussi)

Il y a aussi les cliniques et là, entre l'hôpital local et la clinique, j'ai une préférence marquée pour l'hôpital, moins luxueux mais où le personnel est moins pédant.

J'ai été opérée dans les deux, en tant que patiente, je sais de quoi je parle.

Pour les maisons de retraite, l'équipe de bénévoles aide beaucoup le personnel et bien souvent, nous sommes accueillis par un "ouf" où nous prenons le relai dans les activités et écoutons les doléances. Moi, je prends souvent à la rigolade, car si l'on prend parti pour l'un ou pour l'autre, ça dégénère…

Dans chaque maison de retraite, il y a un directeur ou une directrice : les résidents comme les familles peuvent leur dire leurs problèmes.

Pour en revenir aux bénévoles, nous les remplaçons de 14h à 17h30 après avoir aidé au transport des fauteuils roulants à la salle à manger. Certaines familles s'organisent pour venir donner à manger à leur parent. 

De 14h à 17h30, le personnel ne se tourne pas les pouces, mais peut au moins s'occuper un peu plus de ceux qui sont alités et ne bougent pas de leur chambre (c'est du moins ce que l'infirmière responsable nous dit).

Tonton : je me permets une question : tu dors quand ? vu que tu travailles de nuit et es sur ce forum une bonne partie de la journée ...
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Tonton




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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 15:07

En fait je dors de temps en temps . Quelques heures par ci par là, entre 3 et 5 h par jour.

C'est le soucis des travailleurs nocturnes, et il faut comprendre que ce n'est jamais une vocation, c'est uniquement pour des raisons familiales et financières.

J'ai pas vraiment le choix, pour tout te dire que je suis seul avec ma fille qui a des soucis de santé. Normalement c'est une garde alternée, mais ma fille ne veut plus trop restée chez sa mère, ce qui fait que je n'ai ni aide ni pension.

Sauf que là, pour des raisons d'économie dans les ressources humaines - rien que cette expression en dit long sur la situation - je vais perdre à partir de 2019, 4000 euros sur l'année, soit mon budget pour 5 mois.

Bien sûr un budget établi depuis longtemps, sans loisir, sans vacances, sans restaurant, cinéma, alcool et tout ce qui est possible d'éviter....

J'ai 50 ans, bon me priver de tout ça m'a jamais gêné, c'est pas un problème, mais là, je sais pas trop comment faire ne serait ce que pour manger, et encore, je ne mange qu'une fois par jour, mais c'est pour ma fille...

Bon, et aussi dans tout ça, je dois accepter que l'on me dise que mes 30 expériences dans le milieu ne me permettent pas de prétendre d'en savoir un peu plus que celle ou celui qui finalement n'a que son expérience de patient ( comme ci je ne l'avais pas non plus ).

Je sais pas comment appeler ça, on parle de manque de considération, de respect, ce genre de chose, mais visiblement, même ceci j'ai à le donner sans en avoir une part.

Car comment prendre ceci :

" tu as beau avoir 30 d'expériences, j'en sais autant que toi malgré que je n'ai aucune expérience "

Comment prendre ceci, qu'ai je fais de ces 30 ans, rien finalement, car je suis le méchant de l'histoire, un sans cœur qui laisse les gens souffrir. un bon à rien.

Triste monde...
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loli83

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 15:19

heureusement Pétunia , qu'il a encore quelques structures qui restent humaines , et bien sûr le bénévolat , que serait la France sans cela

quand à Tonton , je suis bien d'accord , rien à espérer moi non plus d'une possibilité de discussion sérieuse , sereine  et sans a priori

j'avais même proposé une rencontre pour qu'on s'explique et que je déballe ma vie privée en privé et non pas en public , mais pas de réponse ...
maintenant il va sans dire que je n'y tiens plus

Tu as voulu trouver un "bureau des pleurs " , je t'ai écouté , je suis d'accord avec ce que tu dis de par mon expérience (et pas que de mon papa ) , mais non , on n'a pas le droit d'être d'accord parce qu'on a pas "le diplôme " ...

je te laisse à tes mésaventures , à tes aigreurs , amertumes , jalousie , mais bien sûr à ton expérience de 30 ans que je n'envie pas car je la trouve limitée avant tout  au secteur psychiatrique , et désolé de t'énerver , mais là aussi j'ai l'impression d'en connaitre plus que toi  , car tu ne sais rien de ma vie ,
adieu cher tonton , c'est mon dernier mot qui s'adresse à toi directement   icon_santa
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cailloubleu*
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 15:20

Tonton a écrit:


Je suppose que tu aussi autant d'expérience qu'un policer qui a 30 d'expérience, non pourquoi ? parce que tu n'as jamais été policière ? pourtant tu as quand même une idée sur le sujet, non ? c'est pas suffisant peut être ?


Et bien tu as une expérience bien triste semble t-il avec ton papa; mais c'est pas suffisant non plus pour prétendre avoir autant d'expérience que celui qui exerce depuis 30.


C'est quand même incroyable, 30 ans d'expérience, ça compte pas, je n'en sais finalement pas plus selon toi que le jour où, de mes 17 ans, j'ai accompagné ma mère dans ses souffrances et la fin de sa vie.


je me demande vraiment ce que j'ai fait pendant ces 30 ans finalement. Rien parce que les soignants c'est des bon à rien, juste des gens sans cœur.....

Je pense que ton métier est éreintant et que tu as lu certaines réponses à travers un prisme personnel.

Je n'ai pas lu de réponses spécifiques d'acharnement contre les infirmiers dans ces deux fils, pour le patient l'expérience médicale forme un tout qui n'est pas détaillé entre l'institutution, l'inconfort, l'attente, la cadre et autres chefs invisibles aux patients, l'angoisse, les médecins, les brancardiers, les infirmiers, les aides soignants, les agents de surface. Tout ça c'est un tout.

L'expérience médicale étant un traumatisme, ce traumatisme grisaille tout le compte-rendu que les malades ou leur famille en font.

Sur ce magma négatif pointent des personnalités particulières dans les souvenirs qui sont extrêmes. Les gens qui ont été un rayon de soleil dans notre expérience et auxquels nous sommes reconnaissants, et au contraire aussi des rencontres catastrophiques. Le compte-rendu est donc fatalement en noir et blanc.

Toi même insiste sur le caractère inhumain de tes conditions de travail, ce serait un miracle si ces conditions d'usine n'étaient pas perçues par les usagers et familles, fatalement c'est perçu, et perçu négativement, mais en aucun cas les usagers n'en font porter le chapeau aux infirmiers.

Si certaines de mes paroles ont blessé je suis prête à te l'expliquer en mp. Si tu me lis.
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Tonton




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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 15:38

C'est ça caillou, ta phrase en gras résume la situation.

Mais as tu pensé à l'inverse ?

C'est à dire que j'ai parlé du décès d'Olivier, au combien il m'a touché alors que pourtant, j'en ai enterré des résidents sur 30 ans.


Parce que dans la relation, ça marche dans les 2 sens, et en tant que soignant, nous avons aussi nos petits rayons de soleil à travers les patients. C'est ce qui nous tient dans nos fonctions.

Et si nous revendiquons, c'est pour le bien de nos petits rayons de soleil.

Or mon prisme justement, me permet de voir la relation dans les 2 sens, car je peux être des 2 côtés du lit.


Ainsi, ce que je peux dire aussi, c'est que parfois, les patients sont extrêmement désobligeant, pour eux on est des bon à rien. Ils réclament considération à grand cri, mais n'en ont strictement aucune pour le soignant.

Gardien de la morale, ils transfèrent tout dans les exigences envers les soignants, sans voir que ce gardien en question, il ferait bien d'en tenir compte pour leur propre conscience.


C'est je pense le mal dont souffre Encelade, n'être pas considérée et avoir en réponse, va à la campagne ou change de métier, voir refaite la peinture des murs.

Entendre ceci pour un soignant, c'est extrêmement violant...
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 15:51

loli83 a écrit:
heureusement Pétunia , qu'il a encore quelques structures qui restent humaines , et bien sûr le bénévolat , que serait la France sans cela

quand à Tonton , je suis bien d'accord , rien à espérer moi non plus d'une possibilité de discussion sérieuse , sereine  et sans a priori

j'avais même proposé une rencontre pour qu'on s'explique et que je déballe ma vie privée en privé et non pas en public , mais pas de réponse ...
maintenant il va sans dire que je n'y tiens plus

Tu as voulu trouver un "bureau des pleurs " , je t'ai écouté , je suis d'accord avec ce que tu dis de par mon expérience (et pas que de mon papa ) , mais non , on n'a pas le droit d'être d'accord parce qu'on a pas "le diplôme " ...

je te laisse à tes mésaventures , à tes aigreurs , amertumes , jalousie , mais bien sûr à ton expérience de 30 ans que je n'envie pas car je la trouve limitée avant tout  au secteur psychiatrique , et désolé de t'énerver , mais là aussi j'ai l'impression d'en connaitre plus que toi  , car tu ne sais rien de ma vie ,
adieu cher tonton , c'est mon dernier mot qui s'adresse à toi directement   icon_santa


rien à voir avec un diplôme.


C'est juste une considération dans le respect de la personne.

Chose dont tu parles mais que pour ta propre personne.

Pour toi avoir 30 d'expérience, c'est rien, je n'en sais pas plus que toi qui n'en a finalement aucune....c'est un manque d'empathie flagrant, une réaction d'orgueil et rien de plus.

Tu oses prétendre que tu en sais autant que quelqu'un qui a 30 d'expérience sans jamais avoir exercé...pathétique....c'est nul.

J'ai perdu ma mère à 17 ans, cancer des os, elle a bcp souffert, pendant 1 ans, si je voulais la voir, c'est en clinique. Je l'ai accompagné dans ce qui restait de sa vie.

Fin 2016, j'ai failli perdre ma fille, elle des soucis de santé, elle est parfois hospitalisée, elle a 16 ans.

Ca fait 30 ans que je bosse à l'hosto...

Alors excuse moi, mes tes prétentions sont pour le moins déplacées car tu n'as d'expérience que dans un sens, et moi dans les 2 et depuis un moment...


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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 16:47

cailloubleu* a écrit:
Je sais.

Tu enlèves les cotisations maladies sont trop chères dans le premier paragraphe, tu remplaces soignant par enseignant dans le second et tu as le malaise enseignant.

Mot pour mot.

Le résultat pour nous étant que faute d'une organisation pensée de l'éducation nationale c'est toute la jeunesse française qui n'est pas éduquée et que le retard est irrattrappable, je mets une grosse partie des émeutes actuelles sur le compte de ces frustrations.

Sans enlever une once de la désespérance des enseignants...

Mais c'est un métier qui me fait rêver... mais vraiment.....

Pas d'hernie discale, des week ends... manger avec ses enfants le soir! avoir de vrais congés... pas de remise en cause des vacances des enfants car la collègue est tombée malade...

Pas se lever à 4h du mat, et risquer la taule ou de finir sdf, car on a fait une erreur de calcul.

Des cris d'enfants, et pas des gémissements..... de l'avenir, plutot que la mort.......

quand les enseignants devront rendre leur paye car un gars dans un bureau a décidé que le travail fait sur un élève il y a 2 ans était exagéré.... je trouverais ça comparable.

Franchement, je crois que vous ne pouvez imaginer comment on travaille... car en fait c'est pas imaginable finalement.


cailloubleu* a écrit:
Toi même insiste sur le caractère inhumain de tes conditions de travail, ce serait un miracle si ces conditions d'usine n'étaient pas perçues par les usagers et familles, fatalement c'est perçu, et perçu négativement, mais en aucun cas les usagers n'en font porter le chapeau aux infirmiers.

mais bien sur que si!!

c'est qui qui est là? c'est qui prend?? c'est toujours les soignants qui prennent!

Ose dire que quand tu es malade et en souffrance tu en as quelque chose à foutre que la personne qui te soigne soit au fond du seau... tu accepteras pas qu'elle te laisse souffrir sans se bouger le cul pour toi... bien sur que les soignants prennent...

Tu crois que les administratifs voient les patients??

débriefe un passage aux urgences d'un usager...... "ils prenaient le café"!!! et même s'ils le prenaient vraiment le café, c'est peut etre le seul truc qu'ils ont avalé pendant 10h... mais les gens souffrent.


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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 17:33

*Encelade* a écrit:
cailloubleu* a écrit:
Toi même insiste sur le caractère inhumain de tes conditions de travail, ce serait un miracle si ces conditions d'usine n'étaient pas perçues par les usagers et familles, fatalement c'est perçu, et perçu négativement, mais en aucun cas les usagers n'en font porter le chapeau aux infirmiers.

mais bien sur que si!!

c'est qui qui est là? c'est qui prend?? c'est toujours les soignants qui prennent!

Tu crois que les administratifs voient les patients??

débriefe un passage aux urgences d'un usager...... "ils prenaient le café"!!! et même s'ils le prenaient vraiment le café, c'est peut etre le seul truc qu'ils ont avalé pendant 10h... mais les gens souffrent.

Ce sont les présents qui entendent ce que les familles et usagers reprochent à l'institution parce qu'ils sont présents évidemment. Mais lorsque je disais à l'infirmière ou l' aide soignante  que le repas était immangeable  parce que  trop brûlé trop dur, trop acide pour un estomac d'opéré, ils me disaient on n'en mange plus, on apporte des sandwhiches. Je n'ai jamais pensé que les soignants faisaient la cuisine.

Ils entendent les plaintes parce qu'ils sont présents mais cela ne veut pas dire qu'on les rend responsables. Pareil pour les chambres trop petites avec 70 cm entre deux lits et il faut déplacer ton lit parce qu'on s'occupe de la voisine.

Citation :
Ose dire que quand tu es malade et en souffrance tu en as quelque chose à foutre que la personne qui te soigne soit au fond du seau... tu accepteras pas qu'elle te laisse souffrir sans se bouger le cul pour toi... bien sur que les soignants prennent...

C'est tellement cru ce que tu dis. Comme si le malade était un être maléfique.

Un malade en souffrance est tout entier dans son horreur, s'il allait mieux il ne serait pas à l'hosto. Si le soignant va si mal pourquoi n'est-il pas en arrêt de travail, ce n'est bon ni pour lui-même ni pour son malade, bonjour les erreurs médicales. Sans compter l'hostilité qui transparaît, car ça se sent, les humains ne sont pas obtus sur le plan des émotions
Si un soignant est à bout est irritable, le malade  le prend aussi pour lui et il se dit que vraiment il em***de tout le monde et que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue.


*Encelade* a écrit:
Sans enlever une once de la désespérance des enseignants...

Mais c'est un métier qui me fait rêver... mais vraiment.....

Pas d'hernie discale, des week ends... manger avec ses enfants le soir! avoir de vrais congés... pas de remise en cause des vacances des enfants car la collègue est tombée malade...

Pas se lever à 4h du mat, et risquer la taule ou de finir sdf, car on a fait une erreur de calcul.

Des cris d'enfants, et pas des gémissements..... de l'avenir, plutot que la mort.......

quand les enseignants devront rendre leur paye car un gars dans un bureau a décidé que le travail fait sur un élève il y a 2 ans était exagéré.... je trouverais ça comparable.

Franchement, je crois que vous ne pouvez imaginer comment on travaille... car en fait c'est pas imaginable finalement.

Tu idéalises le travail des profs je ne vais pas faire un concours de celui qui souffre le plus, tes connaissances des profs datent de l'époque où tu étais (bonne) élève.

Tes usagers à toi,  ils sont au moins l'un après l'autre.

Ceux des profs ils sont 30à 35, ensemble et en pleine forme et tu es sous le jugement critique de 35 paires de d'yeux, tu n'as pas droit à l'erreur.
Ton insomnie c'est de te dire comment tu vas affronter kevin le lendemain qui a été viré de deux établissements et dont le sport préféré est de pourrir les cours.
Quant aux weekends ils n'existent pas,  corrections de copies, préparations des cours de la semaine.

Quant aux vacances et bien oui, c'est super, youpi! et c'est la raison pour laquelle j'ai choisi ce métier, l'autre étant l'anglais.

Mais actuellement il y a des enseignants qui quittent le métier malgré les 3 mois de belles vacances, il faut bien qu'il y ait une raison? Sans compter tout ceux qui sont en arrêt maladie et en retraite anticipée.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 19:24

Encelade,

il faut que tu acceptes, que tes qualifications ne servent à rien et tes expériences sur le terrain non plus.

Tous ces stages, réunions cliniques, synthèses, formations professionnelles, c'est du pito pour certains, le bénévolat fait l'affaire.

On en est là : " heureusement qu'il y a le bénévolat ".


Seulement par expérience, je sais que les bénévoles malgré leur bonne intention, font parfois de sacrée boulette. Surtout dans le médico social, comme ce vieux monsieur qui donne des bonbons à des gens mixés ( fausse route ) en leur parlant comme à des enfants alors que nous nous passons notre temps, à les sortir de leur infantilisation.

Le pèlerinage à Lourdes, au combien important pour les résidant fait par des bénévoles, entraîne parfois des conséquences fâcheuses. Le plus courant, c'est le non suivi des prises de ttt, dans les cas de psychopathologie, bonjour les conséquences.

Enfin c'est parfois heureusement, certains bénévoles restent vigilant.

Ou d'autre chose, car dans le syndrome hystérique; parfois l'expression du malaise se traduit par un refus de se verticaliser et de marcher. Sans raison organique c'est psychique.

il faut parfois des années pour la mise en confiance et réussir à sortir la personne de son hystérie.


Arrivé à Lourde, tout le monde en fauteuil roulant, c'est plus pratique m'a t'on dit....


Pourquoi donc faire les choses parce que c'est pratique plutôt quand dans un but thérapeute ? c'est pratique pour qui ?


Heureusement qu'il y a les bénévoles; de mieux en mieux....pourquoi pour faire notre métier, c'est ça ?
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 19:32

C'est une question de conscience Caillou,

l'arrêt maladie comme solution, après le séjour à la campagne ,la décoration des murs et les bénévoles, tout va dans le sens de ce qu'Encelade raconte.

Au final, c'est encore la faute du soignant, il n'a qu'à se mettre en arrêt....avec perte sur salaire forcement.

Mais bon tu as raison d'ailleurs, ce soir je vais pas aller bosser. je devais être seul pour 30, il y aura personne...

t'as pas un bénévole sous la main ?


cailloubleu* a écrit:
*Encelade* a écrit:
Sans enlever une once de la désespérance des enseignants...

Mais c'est un métier qui me fait rêver... mais vraiment.....

Pas d'hernie discale, des week ends... manger avec ses enfants le soir! avoir de vrais congés... pas de remise en cause des vacances des enfants car la collègue est tombée malade...

Pas se lever à 4h du mat, et risquer la taule ou de finir sdf, car on a fait une erreur de calcul.

Des cris d'enfants, et pas des gémissements..... de l'avenir, plutot que la mort.......

quand les enseignants devront rendre leur paye car un gars dans un bureau a décidé que le travail fait sur un élève il y a 2 ans était exagéré.... je trouverais ça comparable.

Franchement, je crois que vous ne pouvez imaginer comment on travaille... car en fait c'est pas imaginable finalement.

Tu idéalises le travail des profs je ne vais pas faire un concours de celui qui souffre le plus, tes connaissances des profs datent de l'époque où tu étais (bonne) élève.

Tes usagers à toi,  ils sont au moins l'un après l'autre.

Ceux des profs ils sont 30à 35, ensemble et en pleine forme et tu es sous le jugement critique de 35 paires de d'yeux, tu n'as pas droit à l'erreur.
Ton insomnie c'est de te dire comment tu vas affronter kevin le lendemain qui a été viré de deux établissements et dont le sport préféré est de pourrir les cours.
Quant aux weekends ils n'existent pas,  corrections de copies, préparations des cours de la semaine.

Quant aux vacances et bien oui, c'est super, youpi! et c'est la raison pour laquelle j'ai choisi ce métier, l'autre étant l'anglais.

Mais actuellement il y a des enseignants qui quittent le métier malgré les 3 mois de belles vacances, il faut bien qu'il y ait une raison? Sans compter tout ceux qui sont en arrêt maladie et en retraite anticipée.

A noter au passage, que ce que l'on appelle la démence sénile, touche plus les profs que les autres professions.

C'est le même soucis, car si un élève est en échec, c'est souvent à cause du prof, c'est la version préférée des parents et les gamins le savent bien.

Personnellement ce qui me choque le plus, c'est que les profs ont largement les connaissances pour réformer le système et le rendre plus efficace, mais comme pour nous, comme pour tous, c'est pas eux qui décident.

Ensuite comme j'aime bien l'histoire, je demande souvent aux profs d'histoires, si ça leur fait rien de réduire ainsi leur connaissance pour au final raconter des sornettes aux gamins. Ben si, forcement, mais bon c'est le job, il est comme ça.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 21:27

Tonton a écrit:
C'est une question de conscience Caillou,

l'arrêt maladie comme solution, après le séjour à la campagne ,la décoration des murs et les bénévoles, tout va dans le sens de ce qu'Encelade raconte.
Au final, c'est encore la faute du soignant, il n'a qu'à se mettre en arrêt....avec perte sur salaire forcement.

Ce que tu es aigre...

Si Encelade, qui est infirmière libérale, est malade, elle perd son revenu c'est sûr, comme tous les artisans libéraux, menuisiers, plombiers, agriculteurs.
Je me souviens des infirmières qui soignaient ma mère, elles travaillaient à deux ou trois et se remplaçaient mutuellement pour les congés ou les maladies. J'espère pour elle qu'elle est en binôme.

Si tu travailles toi dans un hôpital  tu es un employé et ton salaire ne peut être retiré en cas de maladie certifiée par un médecin. Ou bien ?
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 22:15

cailloubleu* a écrit:


Ce sont les présents qui entendent ce que les familles et usagers reprochent à l'institution parce qu'ils sont présents évidemment. Mais lorsque je disais à l'infirmière ou l' aide soignante  que le repas était immangeable  parce que  trop brûlé trop dur, trop acide pour un estomac d'opéré, ils me disaient on n'en mange plus, on apporte des sandwhiches. Je n'ai jamais pensé que les soignants faisaient la cuisine.

Ils entendent les plaintes parce qu'ils sont présents mais cela ne veut pas dire qu'on les rend responsables. Pareil pour les chambres trop petites avec 70 cm entre deux lits et il faut déplacer ton lit parce qu'on s'occupe de la voisine.
ah j'avais pas pensé aux plaintes hotelières que l' on reçoit aussi... non non j'évoquais les plaintes au niveau de la prise en charge... et bien sur que si on les as... en plus
(tu crois que comme tu ne critiques pas les soignants, tous font comme toi??)
Citation :

Citation :
Ose dire que quand tu es malade et en souffrance tu en as quelque chose à foutre que la personne qui te soigne soit au fond du seau... tu accepteras pas qu'elle te laisse souffrir sans se bouger le cul pour toi... bien sur que les soignants prennent...

C'est tellement cru ce que tu dis. Comme si le malade était un être maléfique.
wow... comme quoi...

donc pour la 1000000000000000000000eme fois....... un soignant est aussi potentiellement un patient. donc je m'inclus dedans aussi!
Citation :

Un malade en souffrance est tout entier dans son horreur, s'il allait mieux il ne serait pas à l'hosto.

et ben voilà tu vas peut etre enfin toucher du doigt le coeur du problème justement...

Le malade il souffre, et il a besoin de soin... là tout de suite... pas dans 2 jours quand tu seras revenus de week end...

Par définition, le soignant s'effacera toujours devant son patient... et c'est ainsi que l'on peut tirer quasi indéfiniment sur la corde, car les soignants passeront toujours le patient devant quoiqu'il puisse arriver... même au fond du seau.

Citation :


Si le soignant va si mal pourquoi n'est-il pas en arrêt de travail, ce n'est bon ni pour lui-même ni pour son malade, bonjour les erreurs médicales. Sans compter l'hostilité qui transparaît, car ça se sent, les humains ne sont pas obtus sur le plan des émotions



et ben voilà on y est!!!!!!!!!!!!

Donc les soignants sont à 50% en burn out complet..... ils ont des familles à nourrir....

Tu mets en arrêts 50% des soignants? 70% des medecins généralistes? 70% des infirmiers libéraux?

Là si demain je m'arrête de travailler, je toucherais 80% de mon net (une assurance privé qui me coute les yeux de la tete), et 0 pour mes charges (donc au final j'aurais moins de 50% de mon net)... je dois un tas de fric à l'assurance maladie... ou au moins à mon avocat pour essayer de ne plus rien devoir.

Donc ok je vais vendre ma maison, car je pourrais plus payer le crédit, et mettre mes enfants dans un studio au mieux?...

Donc je récapitule... j'ai choisit (par défaut) un métier... ce metier m'a empeché d'avoir une vie de famille normale, m'a abimé le corps, et maintenant que je suis bien bien rincé, il faut arrêter car je suis dangereuse pour les autres, et tant pis si je finis plus pauvre qu'avant mes 20 ans de travail... j'avais qu'à être plus costaud....  Faut penser au patient d'abord Wink

et tu vois toujours pas le problème?

de quel droit des travailleurs devraient se détruire?
Citation :


Si un soignant est à bout est irritable, le malade  le prend aussi pour lui et il se dit que vraiment il em***de tout le monde et que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue.



et ben voilà on y est...................................... on revient sur le lien entre qualité des soins et demandes d'euthanasie....

comme quoi c'est bien lié!!!!!!



Citation :


Tu idéalises le travail des profs je ne vais pas faire un concours de celui qui souffre le plus, tes connaissances des profs datent de l'époque où tu étais (bonne) élève.
lol j'ai pas d'amis enseignant , ni d'enfants scolarisé lol
Citation :

Tes usagers à toi,  ils sont au moins l'un après l'autre.

Ceux des profs ils sont 30à 35, ensemble et en pleine forme et tu es sous le jugement critique de 35 paires de d'yeux, tu n'as pas droit à l'erreur.
tu crois qu'on a le droit à l'erreur avec un seul malade???
Citation :

Ton insomnie c'est de te dire comment tu vas affronter kevin le lendemain qui a été viré de deux établissements et dont le sport préféré est de pourrir les cours.
kevin on peut l'avoir en soin aussi... avec paulette qui a mal supporté sa chimio... avec jean qui pisse du sang un 25 décembre... avec .......... Tu crois que les gens difficiles ne sont jamais malades??...
Une infirmière est aussi une éducatrice en santé........

A 4h c'est pas l'insomnie qui me réveille mais mon réveil pour aller bosser.... l'insomnie c'est avant.

Je crois que tu idéalises mon boulot.........................
Citation :
Quant aux weekends ils n'existent pas,  corrections de copies, préparations des cours de la semaine.
LOL ca dépend des profs...
Moi c'est saisie d'ordo, facturation, recherche documentaire pour résoudre X problèmes, téléphone......... tient cette semaine je bosse lundi, mardi, vendredi, samedi, et dimanche.... mercredi j'ai une famille à rencontrer pour résoudre un problème sécu, et jeudi je dois rédiger un argumentaire pour prouver le bien fondé de mes soins.... et faire des courses poour du matos.... mais c'est mes jours de repos hein...
Citation :

Quant aux vacances et bien oui, c'est super, youpi! et c'est la raison pour laquelle j'ai choisi ce métier, l'autre étant l'anglais.
imagine une vie sans jamais recharger les batteries, et peut etre que tu comprendras que c'est pas une paille!!!!
Citation :

Mais actuellement il y a des enseignants qui quittent le métier malgré les 3 mois de belles vacances, il faut bien qu'il y ait une raison? Sans compter tout ceux qui sont en arrêt maladie et en retraite anticipée.
et bien s'ils trouvent mieux tant mieux...

(nous tout le monde part tout le temps........ turn over énorme...... mais c'est un métier si spécialisé que quasi pas de possibilité de changer d'emploi sans repartir à zero.

j'ai pas dit que c'était pas moralement difficile comme métier... mais oui je prend 100000000000 fois.... car y a rien que me paraissent pire moralement que ce qu'on vit déjà... donc manger avec ses enfants tous les soirs, et avoir des vacances....... si si ca change tout.
Ne pas se détruire le corps............ si si ca change tout.
Ne pas bosser, la nuit, tot le matin, tard le soir, si si ca change tout.
Pouvoir souffler, ca change tout.

L'heure de cours du prof est elle moins payée que l'heure de la personne qui fait le menage dans sa salle de cours??

On fait des retenues sur salaires des profs quand on analyse leur travail passé???

A un moment, il faut arrêter...


alors si tu veux pas de compèt' au misérabilisme... et bien dis toi que l'aspect moral est au moins au aussi difficile chez les infirmiers que chez les enseignants, égalité balle au centre... mais non pas d'hernie discale, pas de terminer à 22h pour reprendre 6h, pas de repos sucré, pas de vacances annulées..........
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 22:31

*Encelade* a écrit:
cailloubleu* a écrit:


Ce sont les présents qui entendent ce que les familles et usagers reprochent à l'institution parce qu'ils sont présents évidemment. Mais lorsque je disais à l'infirmière ou l' aide soignante  que le repas était immangeable  parce que  trop brûlé trop dur, trop acide pour un estomac d'opéré, ils me disaient on n'en mange plus, on apporte des sandwhiches. Je n'ai jamais pensé que les soignants faisaient la cuisine.

Ils entendent les plaintes parce qu'ils sont présents mais cela ne veut pas dire qu'on les rend responsables. Pareil pour les chambres trop petites avec 70 cm entre deux lits et il faut déplacer ton lit parce qu'on s'occupe de la voisine.
ah j'avais pas pensé aux plaintes hotelières que l' on reçoit aussi... non non j'évoquais les plaintes au niveau de la prise en charge... et bien sur que si on les as... en plus
(tu crois que comme tu ne critiques pas les soignants, tous font comme toi??)
Citation :



C'est tellement cru ce que tu dis. Comme si le malade était un être maléfique.
wow... comme quoi...

donc pour la 1000000000000000000000eme fois....... un soignant est aussi potentiellement un patient. donc je m'inclus dedans aussi!
Citation :

Un malade en souffrance est tout entier dans son horreur, s'il allait mieux il ne serait pas à l'hosto.

et ben voilà tu vas peut etre enfin toucher du doigt le coeur du problème justement...

Le malade il souffre, et il a besoin de soin... là tout de suite... pas dans 2 jours quand tu seras revenus de week end...

Par définition, le soignant s'effacera toujours devant son patient... et c'est ainsi que l'on peut tirer quasi indéfiniment sur la corde, car les soignants passeront toujours le patient devant quoiqu'il puisse arriver... même au fond du seau.

Citation :


Si le soignant va si mal pourquoi n'est-il pas en arrêt de travail, ce n'est bon ni pour lui-même ni pour son malade, bonjour les erreurs médicales. Sans compter l'hostilité qui transparaît, car ça se sent, les humains ne sont pas obtus sur le plan des émotions



et ben voilà on y est!!!!!!!!!!!!

Donc les soignants sont à 50% en burn out complet..... ils ont des familles à nourrir....

Tu mets en arrêts 50% des soignants? 70% des medecins généralistes? 70% des infirmiers libéraux?

Là si demain je m'arrête de travailler, je toucherais 80% de mon net (une assurance privé qui me coute les yeux de la tete), et 0 pour mes charges (donc au final j'aurais moins de 50% de mon net)... je dois un tas de fric à l'assurance maladie... ou au moins à mon avocat pour essayer de ne plus rien devoir.

Donc ok je vais vendre ma maison, car je pourrais plus payer le crédit, et mettre mes enfants dans un studio au mieux?...

Donc je récapitule... j'ai choisit (par défaut) un métier... ce metier m'a empeché d'avoir une vie de famille normale, m'a abimé le corps, et maintenant que je suis bien bien rincé, il faut arrêter car je suis dangereuse pour les autres, et tant pis si je finis plus pauvre qu'avant mes 20 ans de travail... j'avais qu'à être plus costaud....  Faut penser au patient d'abord Wink

et tu vois toujours pas le problème?

de quel droit des travailleurs devraient se détruire?
Citation :


Si un soignant est à bout est irritable, le malade  le prend aussi pour lui et il se dit que vraiment il em***de tout le monde et que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue.



et ben voilà on y est...................................... on revient sur le lien entre qualité des soins et demandes d'euthanasie....

comme quoi c'est bien lié!!!!!!



Citation :


Tu idéalises le travail des profs je ne vais pas faire un concours de celui qui souffre le plus, tes connaissances des profs datent de l'époque où tu étais (bonne) élève.
lol j'ai pas d'amis enseignant , ni d'enfants scolarisé lol
Citation :

Tes usagers à toi,  ils sont au moins l'un après l'autre.

Ceux des profs ils sont 30à 35, ensemble et en pleine forme et tu es sous le jugement critique de 35 paires de d'yeux, tu n'as pas droit à l'erreur.
tu crois qu'on a le droit à l'erreur avec un seul malade???
Citation :

Ton insomnie c'est de te dire comment tu vas affronter kevin le lendemain qui a été viré de deux établissements et dont le sport préféré est de pourrir les cours.
kevin on peut l'avoir en soin aussi... avec paulette qui a mal supporté sa chimio... avec jean qui pisse du sang un 25 décembre... avec .......... Tu crois que les gens difficiles ne sont jamais malades??...
Une infirmière est aussi une éducatrice en santé........

A 4h c'est pas l'insomnie qui me réveille mais mon réveil pour aller bosser.... l'insomnie c'est avant.

Je crois que tu idéalises mon boulot.........................
Citation :
Quant aux weekends ils n'existent pas,  corrections de copies, préparations des cours de la semaine.
LOL ca dépend des profs...
Moi c'est saisie d'ordo, facturation, recherche documentaire pour résoudre X problèmes, téléphone......... tient cette semaine je bosse lundi, mardi, vendredi, samedi, et dimanche.... mercredi j'ai une famille à rencontrer pour résoudre un problème sécu, et jeudi je dois rédiger un argumentaire pour prouver le bien fondé de mes soins.... et faire des courses poour du matos.... mais c'est mes jours de repos hein...
Citation :

Quant aux vacances et bien oui, c'est super, youpi! et c'est la raison pour laquelle j'ai choisi ce métier, l'autre étant l'anglais.
imagine une vie sans jamais recharger les batteries, et peut etre que tu comprendras que c'est pas une paille!!!!
Citation :

Mais actuellement il y a des enseignants qui quittent le métier malgré les 3 mois de belles vacances, il faut bien qu'il y ait une raison? Sans compter tout ceux qui sont en arrêt maladie et en retraite anticipée.
et bien s'ils trouvent mieux tant mieux...

(nous tout le monde part tout le temps........ turn over énorme...... mais c'est un métier si spécialisé que quasi pas de possibilité de changer d'emploi sans repartir à zero.

j'ai pas dit que c'était pas moralement difficile comme métier... mais oui je prend 100000000000 fois.... car y a rien que me paraissent pire moralement que ce qu'on vit déjà... donc manger avec ses enfants tous les soirs, et avoir des vacances....... si si ca change tout.
Ne pas se détruire le corps............ si si ca change tout.
Ne pas bosser, la nuit, tot le matin, tard le soir, si si ca change tout.
Pouvoir souffler, ca change tout.

L'heure de cours du prof est elle moins payée que l'heure de la personne qui fait le menage dans sa salle de cours??

On fait des retenues sur salaires des profs quand on analyse leur travail passé???

A un moment, il faut arrêter...


alors si tu veux pas de compèt' au misérabilisme... et bien dis toi que l'aspect moral est au moins au aussi difficile chez les infirmiers que chez les enseignants, égalité balle au centre... mais non pas d'hernie discale, pas de terminer à 22h pour reprendre 6h, pas de repos sucré, pas de vacances annulées..........


Je suis très nulle n'est-ce pas?

Eh bien reconnais-moi un mérite, celui de t'avoir permis grâce à ma participation d'exprimer tout ce que tu as sur le coeur.

Il me semble qu'on était copine à une époque? Jusqu'en 2017. Je me demande ce qui s'est passé après.

Ciao.



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*Encelade*

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyLun 07 Jan 2019, 22:37

cailloubleu* a écrit:
Tonton a écrit:
C'est une question de conscience Caillou,

l'arrêt maladie comme solution, après le séjour à la campagne ,la décoration des murs et les bénévoles, tout va dans le sens de ce qu'Encelade raconte.
Au final, c'est encore la faute du soignant, il n'a qu'à se mettre en arrêt....avec perte sur salaire forcement.

Ce que tu es aigre...

Si Encelade, qui est infirmière libérale, est malade, elle perd son revenu c'est sûr, comme tous les artisans libéraux, menuisiers, plombiers, agriculteurs.
Je me souviens des infirmières qui soignaient ma mère, elles travaillaient à deux ou trois et se remplaçaient mutuellement pour les congés ou les maladies. J'espère pour elle qu'elle est en binôme.

Si tu travailles toi dans un hôpital  tu es un employé et ton salaire ne peut être retiré en cas de maladie certifiée par un médecin. Ou bien ?

en privé c'est 50% de perte de salaire pour un arrêt...

en public, on perd les primes.

(c'est vraiment des petits salaires dans la santé.... et il se trouve que les soignants sont statsitiquement 2 fois plus malade que le reste de la population:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

et on vit moins vieux en bonne santé )

Et j'ai travaillé seule pendant 5 ans avec des remplacants... au début des mois sans un seul jour de repos, puis 1 par semaine, puis quelques soirs.... mais seule à tout gérer.
Oui je suis en binome depuis 2 ans, sinon je serais plus en vie (lol)... mais si je suis malade, ma collègue va se retrouver à bosser 70h par semaine le temps de trouver quelqu'un, et moi je pourrais plus remplir le frigo....


cailloubleu* a écrit:
Je suis très nulle n'est-ce pas?

Eh bien reconnais-moi un mérite, celui de t'avoir permis grâce à ma participation d'exprimer tout ce que tu as sur le coeur.

Il me semble qu'on était copine à une époque? Jusqu'en 2017. Je me demande ce qui s'est passé après.

Ciao.

Ne pas être écoutée, entendue... surement.

Et oui, les soignant deviennent très cons quand ils tentent d'être entendu, et qu'ils constatent qu'ils resteront seuls et incompris.

Donc s'éloigner ou s'agacer.

Mon tort? vouloir exprimer des choses, qui nécessiteraient énormément de temps pour les exprimer avec des formes, pour les exprimer sans qu'il y ai une mise en accusation de qui que ce soit. Alors que je n'ai pas le temps, ni l'énergie de le faire...

Je suis vidée...

Donc je raccourcis, je tranche, je larde...

C'est pas bien...

Je devrais prendre sur moi.

Je devrais encore une fois faire taire ma lassitude pour mettre les formes, expliquer gentiment que les messages qui sont lus montrent qu'il y a totale incompréhension. Prendre ma plus belle plume.

Mais je suis sur internet. Il est tard.

J'ai la flemme de prendre sur moi.

Oui c'est pas bien, je devrais pas.

Supprimez mes messages.

Je présente mes excuses.

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 00:53

Insomnie...

tonton... ma mère a travaillé de nuit tout sa vie. Sommeil foutu. Elle pouvait nous lever en rentrant du boulot et se coucher après nous avoir laissé à l'école. Elle nous couchait avant de partir le soir.

A 18 ans, j'ai pu bosser 1 mois à l'hopital où travaillait ma mère. Le 1er jour, on m'a donné 2 gants, 2 serviettes, et on m'a envoyé faire la toilette du seul "valide" de l'unité... le pervers... celui dont il ne fallait pas glisser les mains dans les gants qui seraient restés dans sa chambre....
L'année suivante ils m'ont repris et m'ont mis en medecine car j'avais eu de bonnes appréciations... un rythme de travail intense, je faisais le ménage, les toilettes, les aides au repas... le tout sans aucune formation, j'étais en fac de bio et j'avais un bac général, même pas un stage.

Mes parents m'ont signifié que mes études en bio s'arrêteraient là car pas les moyens de m'envoyer à la "ville"... le plus haut diplome accessible géographiquement était infirmière... je connaissais... je pensais en être capable.

J'avais murit.. je voyais les choses d'un oeil plus averti. 1er stage à l'école d'infirmière... 1er jour, je suis deux aides soignantes pour une toilette... une personne agée qui avait eu un avc, et nous pouvait plus parler ni marcher. Elle s'en sont occupées comme un bout de viande... pourtant ses yeux étaient bavards... mais il fallait les regarder. Ce jour là, je suis devenue l'infirmière que je suis.

J'ai serré les dents toutes mes études. J'ai choisit la psychiatrie car il me semblait que c'était le seul endroit où on regardait vraiment les gens.

Après de l'intérim dans divers services généraux, j'ai intégré la psy... clinique, puis 2 hopitaux différents... je fuyais sans cesse.... toujours écoeurée par quelque chose, j'ai eu mes enfants. Je me suis fritée avec le chef de service, pour une histoire d' euthanasie... en récompense on m'a proposé un super poste, mais je suis partie.

Un ami m'a proposé des remplacements en libéral (il y a 14 ans). J'avais l'impression de sortir des murs, de prendre ma liberté... Mais j'étais trop lente, j'arrivais pas à assumer l'énorme charge de travail des tournées des infirmiers que je remplacais... meme en ne bossant que 10 jours par mois, j'étais épuisée...et insatisfaite du travail que je produisais. Je me suis accrochée, pour assumer ma famille, mon mari s'étant arrêté de travailler pour s'occuper des enfants. J'en pouvais plus...
Donc j'ai un jour décidé de tout plaquer (il y a 7 ans)... de prendre ma liberté, la liberté de travailler correctement... mais pour que ca tienne financièrement je ne pouvais que travailler seule. Je me suis éclatée...... des prises en charge 5* .... mais je n'avais plus aucune vie personnelle, et l'assurance maladie a commencé son harcèlement... j'ai commencé à sombrer, j'ai souffert le martyre 8 mois tout en travaillant, pour ne pas détruire ce que j'avais construit.... mais progressivement j'ai accéléré un peu les soins, et j'ai allongé les journées de travail, pour pouvoir m'associer (il y a 2 ans)

Je me fais assassiner par l'assurance maladie à cause des mes prises en charge 5*.

C'est ma quête d'éthique qui m'a perdue. Et au delà de l'aspect financier, c'est toutes mes valeurs qui sont assassinés par ces gens. je ne peux plus continuer à me détruire dans cette quête.



Et oui je suis en burn out depuis 3 ans... je pense que je vais un peu mieux, grace à ma collègue qui tient tout d'une main de maitre, et m' a beaucoup soulagée.

Je n'ai plus de mémoire, j'oublie des tas de trucs, je suis ultra laborieuse... et beaucoup moins consciencieuse. J'y arrive plus. J'ai des semaines de retard dans la paperasse.

Je souris moins, mais je souris... mes patients sont à 98% adorables... car je le suis toujours avec eux, ça ce n'est pas encore parti, mais j'ai si peur que ca arrive (certains jours c'est limite).

Mais pour autant j'ai décidé que le seul moyen de garder mes valeurs et survivre, est de jeter l'éponge. 22 ans de soins.


Je me donne 2019 pour trouver un moyen d'arrêter ce job.... Et ce jour, sera un des beaux de ma vie.




bref........ je ne sais pas si vous saisirez comment peuvent être lu du coup, certains messages et ce qu'ils peuvent provoquer.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 08:57

*Encelade* a écrit:
Insomnie...

tonton... ma mère a travaillé de nuit tout sa vie. Sommeil foutu. Elle pouvait nous lever en rentrant du boulot et se coucher après nous avoir laissé à l'école. Elle nous couchait avant de partir le soir.

A 18 ans, j'ai pu bosser 1 mois à l'hopital où travaillait ma mère. Le 1er jour, on m'a donné 2 gants, 2 serviettes, et on m'a envoyé faire la toilette du seul "valide" de l'unité... le pervers... celui dont il ne fallait pas glisser les mains dans les gants qui seraient restés dans sa chambre....
L'année suivante ils m'ont repris et m'ont mis en medecine car j'avais eu de bonnes appréciations... un rythme de travail intense, je faisais le ménage, les toilettes, les aides au repas... le tout sans aucune formation, j'étais en fac de bio et j'avais un bac général, même pas un stage.

Mes parents m'ont signifié que mes études en bio s'arrêteraient là car pas les moyens de m'envoyer à la "ville"... le plus haut diplome accessible géographiquement était infirmière... je connaissais... je pensais en être capable.

J'avais murit.. je voyais les choses d'un oeil plus averti. 1er stage à l'école d'infirmière... 1er jour, je suis deux aides soignantes pour une toilette... une personne agée qui avait eu un avc, et nous pouvait plus parler ni marcher. Elle s'en sont occupées comme un bout de viande... pourtant ses yeux étaient bavards... mais il fallait les regarder. Ce jour là, je suis devenue l'infirmière que je suis.

J'ai serré les dents toutes mes études. J'ai choisit la psychiatrie car il me semblait que c'était le seul endroit où on regardait vraiment les gens.

Après de l'intérim dans divers services généraux, j'ai intégré la psy... clinique, puis 2 hopitaux différents... je fuyais sans cesse.... toujours écoeurée par quelque chose, j'ai eu mes enfants. Je me suis fritée avec le chef de service, pour une histoire d' euthanasie... en récompense on m'a proposé un super poste, mais je suis partie.

Un ami m'a proposé des remplacements en libéral (il y a 14 ans). J'avais l'impression de sortir des murs, de prendre ma liberté... Mais j'étais trop lente, j'arrivais pas à assumer l'énorme charge de travail des tournées des infirmiers que je remplacais... meme en ne bossant que 10 jours par mois, j'étais épuisée...et insatisfaite du travail que je produisais. Je me suis accrochée, pour assumer ma famille, mon mari s'étant arrêté de travailler pour s'occuper des enfants. J'en pouvais plus...
Donc j'ai un jour décidé de tout plaquer (il y a 7 ans)... de prendre ma liberté, la liberté de travailler correctement... mais pour que ca tienne financièrement je ne pouvais que travailler seule. Je me suis éclatée...... des prises en charge 5* .... mais je n'avais plus aucune vie personnelle, et l'assurance maladie a commencé son harcèlement... j'ai commencé à sombrer, j'ai souffert le martyre 8 mois tout en travaillant, pour ne pas détruire ce que j'avais construit.... mais progressivement j'ai accéléré un peu les soins, et j'ai allongé les journées de travail, pour pouvoir m'associer (il y a 2 ans)

Je me fais assassiner par l'assurance maladie à cause des mes prises en charge 5*.

C'est ma quête d'éthique qui m'a perdue. Et au delà de l'aspect financier, c'est toutes mes valeurs qui sont assassinés par ces gens. je ne peux plus continuer à me détruire dans cette quête.



Et oui je suis en burn out depuis 3 ans... je pense que je vais un peu mieux, grace à ma collègue qui tient tout d'une main de maitre, et m' a beaucoup soulagée.

Je n'ai plus de mémoire, j'oublie des tas de trucs, je suis ultra laborieuse... et beaucoup moins consciencieuse. J'y arrive plus. J'ai des semaines de retard dans la paperasse.

Je souris moins, mais je souris... mes patients sont à 98% adorables... car je le suis toujours avec eux, ça ce n'est pas encore parti, mais j'ai si peur que ca arrive (certains jours c'est limite).

Mais pour autant j'ai décidé que le seul moyen de garder mes valeurs et survivre, est de jeter l'éponge. 22 ans de soins.


Je me donne 2019 pour trouver un moyen d'arrêter ce job.... Et ce jour, sera un des beaux de ma vie.

bref........ je ne sais pas si vous saisirez comment peuvent être lu du coup, certains messages et ce qu'ils peuvent provoquer.


Tes messages et ceux de Tonton me filent le bourdon, du coup j'espère ne pas tomber malade, j'en dis pas plus.

J'espère que tu vas trouver un moyen de quitter ce métier, dans quel créneau tu cherches?


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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 16:26

Bonjour

Etant toujours hospitalisée, je pense aussi avoir mon mot à dire : je ne me plains pas de quoi que ce soit, j'ai juste demandé aux infirmiers de nuit de ne pas me réveiller quand ils passent, que je les appellerais si j'avais un problème : il n'y en a qu'un seul qui ne respectait pas, alors là oui, j'ai gueulé… et ce soir, j'espère qu'il a compris. On verra.

Je sais, on va me dire que c'est obligatoire, mais quand même… 

Par contre, si je ne dors pas, j'apprécie de discuter avec eux. Ils prennent le temps de parler et d'écouter.

Les infirmiers débordés, je sais depuis le temps que je suis hospitalisée dans différents hôpitaux, mais c'est encore dans les CHR que c'est plus "convivial". 

Par contre, ce qui me fera toujours sourire, c'est les lèches-bottes du "grand patron" quand ils passent le matin faire sa visite… les internes : eux, j'avoue que je ne peux pas les voir et que bien souvent, je leur tiens tête car lorsqu'ils répondent à la place de la surveillante qui elle est toujours sur place, je bondis et leur cloue le bec. 

Bon courage à vous infirmiers, on a besoin de vous, de votre compétence et aussi de votre sourire. C'est souvent une infirmière qui explique ce que je n'ai pas compris, surtout quand c'est au CHU.
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Tonton




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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 16:30

cailloubleu* a écrit:
Tonton a écrit:
C'est une question de conscience Caillou,

l'arrêt maladie comme solution, après le séjour à la campagne ,la décoration des murs et les bénévoles, tout va dans le sens de ce qu'Encelade raconte.
Au final, c'est encore la faute du soignant, il n'a qu'à se mettre en arrêt....avec perte sur salaire forcement.

Ce que tu es aigre...

Si Encelade, qui est infirmière libérale, est malade, elle perd son revenu c'est sûr, comme tous les artisans libéraux, menuisiers, plombiers, agriculteurs.
Je me souviens des infirmières qui soignaient ma mère, elles travaillaient à deux ou trois et se remplaçaient mutuellement pour les congés ou les maladies. J'espère pour elle qu'elle est en binôme.

Si tu travailles toi dans un hôpital  tu es un employé et ton salaire ne peut être retiré en cas de maladie certifiée par un médecin. Ou bien ?

Si, parce que du nombre de jour d'arrêt dépend la carotte de fin d'année, c'est à dire la prime de fin de service qui ne correspond pas à un 13 mois mais qui permet à pas mal de soignants, de repartir sur l'année en comblant leur découvert. Elle peut rapidement se réduire à néant, surtout en cas de dépression.

Mon amie, si je dis quelque chose, c'est en connaissance de cause....

MAIS !

on me dit que je répond pas à la souffrance des gens ici, qui parlent de leur passé. Peut être parce que je parle au présent ?

Encore une fois, je m'interroge, faut il guetter, chez le soignant la moindre défaillance ? puis ensuite lui sauter dessus pour exorciser ses propres démons ?

Celle qui souffre, ici, au présent, c'est Encelade et pour moi la considération accordée à sa propre souffrance, est bienveillance tout étant dédain.


De ma position, j'ai forcement compris pourquoi les conseils données ne pouvaient que lui rajouter de la souffrance.


Car je répète, elle souffre de sa déshumanisation, sans pour autant, elle, en faire un " cas personnel ". C'est lié à un contexte où chaque personne aussi sûr d'elle et de sa bienveillance, laisserait une part de son innocence.

Faut il faire le check list, de ce qu'elle reçu comme réponse ?

Des réponses de bienveillance de personne, mais aussi de dédain, a t-elle le droit d'être innocente ?

Que ce soit l'arrêt maladie ou le séjour à la campagne, je répète ce n'est pas ce qui soigne le problème de fond.


Et quand une personne se permet de dire que finalement, elle en sait autant qu'un professionnel de santé ou que les bénévoles sont là pour apporter ce que le soignant ne fera ( objet justement de la souffrance d'Encelade ); alors là : on a touché le fond.

Si vous comprenez pas avec quelle violence et donc quelle souffrance, un soignant en souffrance peut recevoir ce genre de propos, c'est que de compassion vous en avez l'exercice mais pas la définition...

Comprend qui pourra...
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 16:43

fanfan59 a écrit:
Bonjour

Etant toujours hospitalisée, je pense aussi avoir mon mot à dire : je ne me plains pas de quoi que ce soit, j'ai juste demandé aux infirmiers de nuit de ne pas me réveiller quand ils passent, que je les appellerais si j'avais un problème : il n'y en a qu'un seul qui ne respectait pas, alors là oui, j'ai gueulé… et ce soir, j'espère qu'il a compris. On verra.

Je sais, on va me dire que c'est obligatoire, mais quand même… 

Par contre, si je ne dors pas, j'apprécie de discuter avec eux. Ils prennent le temps de parler et d'écouter.

Les infirmiers débordés, je sais depuis le temps que je suis hospitalisée dans différents hôpitaux, mais c'est encore dans les CHR que c'est plus "convivial". 

Par contre, ce qui me fera toujours sourire, c'est les lèches-bottes du "grand patron" quand ils passent le matin faire sa visite… les internes : eux, j'avoue que je ne peux pas les voir et que bien souvent, je leur tiens tête car lorsqu'ils répondent à la place de la surveillante qui elle est toujours sur place, je bondis et leur cloue le bec. 

Bon courage à vous infirmiers, on a besoin de vous, de votre compétence et aussi de votre sourire. C'est souvent une infirmière qui explique ce que je n'ai pas compris, surtout quand c'est au CHU.

Tu as eu raison de gueuler.

Ensuite se cacher derrière les responsabilités et les obligations, oui et non, car il reste quand même un espace pour la réflexion. Aussi, il peut avoir une solution. En tout cas, étant confronté à ce genre de situation, j'ai demandé à ce que soit mis en place une solution.

Elle est simple, facilement concevable dans le médico social; mais je pense que c'est possible dans toutes les démarches, car il suffit simplement d'inscrire dans le dossier du résident ( ça peut fonctionner dans le dossier patient comme dans le projet individualisé, les noms des dossiers ) : ne pas déranger la nuit à la demande du concerné.

Ensuite, il suffit de placer un écriteaux sur la porte pour éviter les oublis du moment.

Comme ça, le professionnel est couvert et la personne pas dérangée.

Car il peut arriver qu'en respectant ce genre de demande, il y en a d'autre sur le même fond, qu'un décès se produise. je l'ai déjà vu plusieurs fois, et les familles ne sont pas toujours très tendres, l'institution non plus.

Si il n'est pas écrit noir sur blanc, que la mise en place vient de la demande de l'usager, le professionnel ne sera pas couvert, et forcement pas entendu ( c' est récurant ).

Ainsi, je te propose cette solution, fait en part à tes soignants, normalement ça fonctionne, et si ils refusent c'est qu'ils mettent de la mauvaise volonté alors tape plus haut, le cadre par exemple.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 17:07

Tonton a écrit:


Que ce soit l'arrêt maladie ou le séjour à la campagne, je répète ce n'est pas ce qui soigne le problème de fond.


Et quand une personne se permet de dire que finalement, elle en sait autant qu'un professionnel de santé ou que les bénévoles sont là pour apporter ce que le soignant ne fera ( objet justement de la souffrance d'Encelade ); alors là : on a touché le fond.

Si vous comprenez pas avec quelle violence et donc quelle souffrance, un soignant en souffrance peut recevoir ce genre de propos, c'est que de compassion vous en avez l'exercice mais pas la définition...

Comprend qui pourra...

Encelade pense à quitter le métier, elle le dit elle-même.

Citation :
Mais pour autant j'ai décidé que le seul moyen de garder mes valeurs et survivre, est de jeter l'éponge. 22 ans de soins.


Je me donne 2019 pour trouver un moyen d'arrêter ce job.... Et ce jour, sera un des beaux de ma vie.


A notre époque il est plus courant de changer de métier que du temps de nos parents, le problème est de choisir le bon. D'après son histoire, Encelade a été pratiquement obligé de se faire infirmière, elle pourrait réfléchir et faire un travail qui lui plait vraiment.
Moi j'ai changé d'un travail de manoeuvre au tout début pour un travail artisanal. J'aurais bien aimé faire de la cuisine aussi, mais il faut un peu d'argent pour ouvrir un restau, même petit.


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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 17:35

Tonton a écrit:
Ainsi, je te propose cette solution, fait en part à tes soignants, normalement ça fonctionne, et si ils refusent c'est qu'ils mettent de la mauvaise volonté alors tape plus haut, le cadre par exemple.

Ne me prends pas pour un imbécile non plus… c'est avec l'accord de la doctoresse, cheffe de ce service, que j'ai demandé à être tranquille la nuit, parce que j'ai assez de mal à trouver le sommeil sans être réveillée par une lampe en pleine figure.

Au début, je disais "ça va, je respire", mais je mettais des heures à me rendormir pour être réveillée quelques minutes plus tard.

Enfin, ton conseil pourra peut-être servir à d'autres qui liront ce topic.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 17:42

Merci Alfred,

Oui, ça file le bourdon, sache que pour qui travaille en gérontologie, rare sont ceux qui ont envie de vieillir trop longtemps.

Mais ce n'est pas question de personne, car c'est une situation, où toute personne, aussi sûr d'elle soit elle, perdra une part de son innocence.


C'est pour ceci que les propositions " interchangeables " ne sont pas une solution. C'est un problème sociétal, dans lequel se mélangent les réalités. Comme celle de l'isolement de la personne âgée et du refus de vieillir à coup d'opérations esthétiques qui finalement ne sont que le pile et face d'une même pièce.

On ne veut pas voir la vieillesse parce que c'est pas " beau ".

Donc tout ce qui est de l'ordre de la souffrance, de la maladie, du handicape ou du pas " beau ", on met de côté pour pas " voir ".

Aussi, quand tu te retrouves " dans les coulisses ", de cette mascarade sociétale, tu vois. Déjà tu vois en tant que patient alors imagine en tant que soignant.

Et ce que tu vois, c'est justement, le refus de voir.

Qui penses tu accorderas de l'intérêt à ce que personne ne veut voir.

Ce que l'on veut voir, c'est le beau, la belle maison, la belle voiture, la belle épouse ou époux, les beaux enfants, les belles cartes postales, la belle vaisselle, la belle télévision...ce que l'on veut bien voir se paye...faut de l'argent...
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 17:51

fanfan59 a écrit:
Tonton a écrit:
Ainsi, je te propose cette solution, fait en part à tes soignants, normalement ça fonctionne, et si ils refusent c'est qu'ils mettent de la mauvaise volonté alors tape plus haut, le cadre par exemple.

Ne me prends pas pour un imbécile non plus… c'est avec l'accord de la doctoresse, cheffe de ce service, que j'ai demandé à être tranquille la nuit, parce que j'ai assez de mal à trouver le sommeil sans être réveillée par une lampe en pleine figure.

Au début, je disais "ça va, je respire", mais je mettais des heures à me rendormir pour être réveillée quelques minutes plus tard.

Enfin, ton conseil pourra peut-être servir à d'autres qui liront ce topic.


je ne te prend pour une imbécile, mais dans mon travail, en cas de soucis, je sais que les paroles s'envolent que les écrits restent.

Que tu es un accord orale, c'est bien, mais certains aide soignants, faute d'écrits qui les couvrent, peuvent agir contre ta volonté parce qu’ils n'ont pas envie d'avoir de soucis.

Je parle en tant que professionnel si tu veux, car je sais que parfois, malgré la légitimité des demandes des patients, l'aide soignant pensera plutôt à comment il est couvert.


C'est une réalité, c'est pas que c'est bien ou pas bien, c'est comme ça.


Car faut pas rêver, si il t'arrive quelque chose, je ne le souhaite pas, le médecin ne couvrira pas l'aide soignant, il peut dire, j'ai jamais dit ça et l'institution couvrira le médecin et pas le petit personnel.

C'est pour ceci que j'insiste sur les écrits, car les paroles s'envolent mais les écrits restent.

Et ça je te l'assure, si y'a pas d'écrit, c'est le plus petit qui trinque...c'est moche mais c'est aussi comme ça.


Si tu veux des exemples, j'en ai quelques uns, et saches que la nuit, les médecins ne voulant pas se déplacer, il dicte la conduite par oral. Donc je reste toujours avec l'IDE, pour être témoin de ceque le médecin a demandé.

Car il faut aussi se battre avec eux, c'est comme ça.


Des exemples, en 30 ans, j'en ai à la pelle....
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 18:19

Encelade,

moi je sortais du service militaire, mon expérience ressemble à la tienne. Sans formation, forcement, je me suis pété le dos quand jeune et plein de fougue, du haut ma puissance masculine, je pensai tout pouvoir faire.

Si tu permet, je fais une parenthèse sur la distance affective. Pour moi, c'est un élastique, tantôt il se tend, et tantôt il se détend.

Bon pour détendre, par top besoin d'expliquer, mais pour ce qui est de tendre, peut être qu'il faut des précisions.

D'abord au plus simple, il y a le respect de la fonction, un aide soignant n'est pas un infirmier. Bien sûr au centre dans le quotidien, le support affectif est d'autant plus grand, mais l'aide soignant doit garder une distance affective afin de passer le relais à la personne plus compétente.

il y a parfois des confusions entre affection et fonction d'où sortent des confusions de fonction pouvant parasiter les relais de la pluridisciplinarité.

C'est à dire que parfois un aide soignant peut évaluer de l'état de la santé d'une personne, parce qu'il la connais sans en parler à l'IDE. Ça peut causer des problèmes.

Alors bien sûr, c'est d'autant plus visible dans la démarche thérapeutique psychiatrique, parfois les aides soignants se sentent pousser des ailes sans avoir en tête que certains détails sont importants pour le psychiatre.

par exemple, dormir les pieds à la tête, dans le quotidien peut passer pour une simple habitude de vie, mais pour le psychiatre, ça veut dire quelque chose.

Donc il faut faire attention de garder une distance professionnel, pour ne pas confondre par exemple, ce qui peut être " un caprice " avec un symptôme d’hystérie.

J'entend souvent : " il ou elle fait un caprice, faut pas faire attention " alors que justement dans la pathologie, ce n'est pas un caprice et il faut faire attention.

Ensuite, dans le mesure de la distance entre résidents et soignants, dans le contact direct, il y a parfois des états de psychose envahissante. Dans l'expression des sentiments, un psychotique par ce qu'il t'aime bien peut " t'avaler ".


C'est à dire qu'il faut se jeter sur toi pour te serrer très fort dans ses bras, et ne plus te lâcher de toute la journée. Pas pratique, pour faire le reste et il faut bien se " dégager " et je parle littéralement.

Par amour aussi, il peut te mordre très fort.

Donc ce n'est pas qu'il ne faille pas accepter d'être aimer, mais parfois, il est nécessaire de remettre en place, une distance.

Puis il y a tout ce qui est de l'ordre de l'abandonnique. C'est à dire qu'abandonner dans ses difficultés affectifs, le psychotique peut transférer son manque sur toi. le jour ou tu quittes le service, pour une raison ou pour une autre, il revît alors les crises d'autrefois.

Après, oui on est dans l'humain et donc l'affectif, mais parfois, il faut juste faire attention.

mais bon je pense que tout ceci tu le sais, forcement mais comme nous l'avons évoqué autant en parler et tant pis pour le HS, qui après réflexion, n'en est pas vraiment un.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 19:33

Tonton a écrit:



C'est pour ceci que les propositions " interchangeables " ne sont pas une solution. C'est un problème sociétal, dans lequel se mélangent les réalités. Comme celle de l'isolement de la personne âgée et du refus de vieillir à coup  d'opérations esthétiques qui finalement ne sont que le pile et face d'une même pièce.

On ne veut pas voir la vieillesse parce que c'est pas " beau ".

Les opérations esthétiques concernent une mini minorité, c'est hors de prix


Citation :
Donc tout ce qui est de l'ordre de la souffrance, de la maladie, du handicape ou du pas " beau ", on met de côté pour pas " voir ".

Aussi, quand tu te retrouves " dans les coulisses ", de cette mascarade sociétale, tu vois. Déjà tu vois en tant que patient alors imagine en tant que soignant.

Je suis pas d'accord, les parents restent des parents, elle est belle ma grand-mère avec ses rides, je la trouverait ridicule avec la peau retendue et maquillé comme une pute, je l'aime avec ses rides. C'est la vrai beauté.

Citation :
Et ce que tu vois, c'est justement, le refus de voir.

Peux-tu expliquer?
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 20:43

Sans aller jusqu'à la chirurgie, il reste les " pommades ".


Maquillage, Alfred, c'est quoi ?



Il faut voir l'ensemble, chacun parle selon son expérience, mais dans cet ensemble, il y a de plus en plus la dictature du " beau ".

Ce n'est pas nouveau,

L'institution dans laquelle je travaille à ouvert ses portes en 1860. Sous décret impériale, interdisant la mendicité, cet établissement a accueilli par la force parfois, tous ceux qui par malheur, erraient dans les rues, salissant ainsi le paysage de cette chère société privilégiée.

il y a donc l'idée de ne pas voir ce qui dérange. C'est un peu toute l'histoire de la psychiatrie. On enferme.

Avec le temps et l'action parfois d'homme ou simplement de la providence, petit à petit, des lois sont passés pour agir autrement. Comme celle par exemple de 1995 et 2002 en faveur de la personne handicapée.

Cet élan plutôt ressent, est stoppé aujourd'hui. Pour des raisons d'argent mais aussi de corruption, le bilan financier continue de privilégier les plus riches et si dans l'éthique, l'élan reste présent, dans les moyens, on repars en arrière.

D'un côté, on dit au soignant : " individualité de la personne, écoute et mis en place particulière " mais de l'autre on donne le bâton d'un gardien de troupeau.

Ainsi, ce que l'on ne veut pas voir aujourd'hui, dans ce qu'exprime le malaise du soignant ou des " gilets jaunes ", c'est la réalité de ce que devient la France.

C'est à dire, une société élitiste qui tire la couverture vers elle, en affichant de jolis discours. Car si il y en a 10 pour parler du " bon sens ", il n'y a qu'un pour le mettre en oeuvre.

C'est un circuit qui privilégie l'ami Benalla. Tout est question de copinage.

Or la fonction publique, c'est de la politique. Etre cadre dans la fonction publique, c'est mettre un pied dans la politique. Tout est copinage.

Mais dans ce qu'exprime le malaise soignant, qui dénonce ce système, on ne veut pas " voir " la réalité de la corruption française. C'est trop dérangeant. Aussi, on reste à regarder la personne et non pas ce qu'elle dénonce.

Et cela sur un terrain qui depuis ses origines, et le lieu où l'on déplace les souffrances. On les cache.

Donc le soignant est le véhicule de tout ce que l'on ne peut accepter et qui rentre pour lui, dans son quotidien. Ainsi si l'un ou l'une parle d'un cas difficile, voir scandaleux, lui dans sa carrière fera face à mille cas difficiles et à mille scandales.

Si l'un est face à une maladie, lui est face à mille maladies. Si l'un est face à une mort, lui est face à mille morts.

Tantôt ange de la vie, quand celui qui est face à ce que personne ne peut accepter, il devient ange de la mort quand il n'a pu répondre convenablement aux espoirs ou aux désespoir de ce monde.

pas une fois, mais mille fois.


Il y a un malaise sociétal, l’hôpital microcosme sociétal en sera forcement le reflet. il y a un hôpital en Afrique, reflet de l'Afrique, et il y a un hôpital en France, reflet de la France.

On ne veut pas voir de vilain reflet.

Mais pourtant, ce reflet, c'est bien celui d'un monde qui depuis cette dernière décennie ( mais ça a commencé surtout au milieu des années 80, avec entre temps, quelques éclaircies ) privilégie l'argent.

Donc aujourd'hui, le soin ne se gère plus selon l'humain, mais selon l'argent.

il n'y a rien d'étonnant, c'est un reflet.




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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 21:13

Tonton a écrit:


C'est un circuit qui privilégie l'ami Benalla. Tout est question de copinage.

Or la fonction publique, c'est de la politique. Etre cadre dans la fonction publique, c'est mettre un pied dans la politique. Tout est copinage.

Mais dans ce qu'exprime le malaise soignant, qui dénonce ce système, on ne veut pas " voir " la réalité de la corruption française. C'est trop dérangeant. Aussi, on reste à regarder la personne et non pas ce qu'elle dénonce.


Les copinages sont partout, dans les petites communes c'est un peu le combats des autochtones contre les étrangers, tu connais peut-être pas les villages et petites villes?.
Et la corruption je vois ça autrement, c'est s'asseoir sur les principes pour récolter des sous ou bien s'asseoir sur les principes pour faire passer ses intérêts d'abord même si c'e immoral. Dans ce sens les gilets sont autant corrompu que les autres.

Mais j'arrête de te lire tu me plombes le moral. Vite un seau ce sable pour y mettre la tête ou je me flingue.

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 22:06

Alfred# a écrit:


Tes messages et ceux de Tonton me filent le bourdon, du coup  j'espère ne pas tomber malade, j'en dis pas plus.

J'espère que tu vas trouver un moyen de quitter ce métier, dans quel créneau tu cherches?


perso être hospitalisée, c'est comme si on me mettait en prison. Je deviens claustro... je suis patiente affreuse... je discute tout car je refuse d'être prisonnière de protocoles débiles. Genre me mettre à jeun "au cas où" ca me rend folle de rage LOOOOOOOL... mais je fais mon lit (même le lendemain de mon opération lol )

Quoi faire??? Jocker......... je sais pas. J'ai un projet dont j'ai pas envie de parler qui a peu de chances d'aboutir. Si ca ne marche pas, je sais pas....
J'arrive pas à accepter de trop changer la vie de mes enfants, et puis ils vont faire des études et il est hors de question de pas leur offrir cette possibilité...
Et tant que mes soucis avec l'assurance maladie ne sont pas réglés, c'est compliqué... il faudra que je puisse payer le cas échéant, et avec un bas salaire, je serais dans une merde plus que noire.

Bref je sais pas.... je voudrais totalement changer... prof de sanitaire et social, il faudrait déménager... peut etre prof en ifsi (ecole d'infirmiere)... ca resterait ma branche, mais plus de soins...

j'ai croisé une conseillère d'orientation, ancienne infirmière...  pourquoi pas?

L'assurance maladie recrute........... mais lol....... non bosser pour eux, l'idée me file la gerbe.

Car mes goûts en dehors de ça, c'est trop atypique... j'aime la science, l'étude, la recherche..... mais bon...



fanfan59 a écrit:
Bonjour

Etant toujours hospitalisée, je pense aussi avoir mon mot à dire : je ne me plains pas de quoi que ce soit, j'ai juste demandé aux infirmiers de nuit de ne pas me réveiller quand ils passent, que je les appellerais si j'avais un problème : il n'y en a qu'un seul qui ne respectait pas, alors là oui, j'ai gueulé… et ce soir, j'espère qu'il a compris. On verra.

Je sais, on va me dire que c'est obligatoire, mais quand même… 

Par contre, si je ne dors pas, j'apprécie de discuter avec eux. Ils prennent le temps de parler et d'écouter.

Les infirmiers débordés, je sais depuis le temps que je suis hospitalisée dans différents hôpitaux, mais c'est encore dans les CHR que c'est plus "convivial". 

Par contre, ce qui me fera toujours sourire, c'est les lèches-bottes du "grand patron" quand ils passent le matin faire sa visite… les internes : eux, j'avoue que je ne peux pas les voir et que bien souvent, je leur tiens tête car lorsqu'ils répondent à la place de la surveillante qui elle est toujours sur place, je bondis et leur cloue le bec. 

Bon courage à vous infirmiers, on a besoin de vous, de votre compétence et aussi de votre sourire. C'est souvent une infirmière qui explique ce que je n'ai pas compris, surtout quand c'est au CHU.
tu as bien fait de gueuler...

Ne vous laissez jamais faire... existez.

Sinon oui, je passe mes journées à traduire le langage "medecin", à expliquer comment ça marche... infirmière c'est être bilingue Wink

Alfred# a écrit:


A notre époque il est plus courant de changer de métier que du temps de nos parents, le problème est de choisir le bon. D'après son histoire, Encelade a été pratiquement obligé de se faire infirmière, elle pourrait réfléchir et  faire un travail qui lui plait vraiment.
Moi j'ai changé d'un travail de manoeuvre au tout début pour un travail artisanal. J'aurais bien aimé faire de la cuisine aussi, mais il faut un peu d'argent pour ouvrir un restau, même petit.



Mon mari a eu un resto avant notre rencontre.... la cuisine c'est encore pire qu'infirmier... mais c'est passionnel.

tonton a écrit:
Encelade,

moi je sortais du service militaire, mon expérience ressemble à la tienne. Sans formation, forcement, je me suis pété le dos quand jeune et plein de fougue, du haut ma puissance masculine, je pensai tout pouvoir faire.

Si tu permet, je fais une parenthèse sur la distance affective. Pour moi, c'est un élastique, tantôt il se tend, et tantôt il se détend.

Bon pour détendre, par top besoin d'expliquer, mais pour ce qui est de tendre, peut être qu'il faut des précisions.

D'abord au plus simple, il y a le respect de la fonction, un aide soignant n'est pas un infirmier. Bien sûr au centre dans le quotidien, le support affectif est d'autant plus grand, mais l'aide soignant doit garder une distance affective afin de passer le relais à la personne plus compétente.

il y a parfois des confusions entre affection et fonction d'où sortent des confusions de fonction  pouvant parasiter les relais de la pluridisciplinarité.

C'est à dire que parfois un aide soignant peut évaluer de l'état de la santé d'une personne, parce qu'il la connais sans en parler à l'IDE. Ça peut causer des problèmes.

Alors bien sûr, c'est d'autant plus visible dans la démarche thérapeutique psychiatrique, parfois les aides soignants se sentent pousser des ailes sans avoir en tête que certains détails sont importants pour le psychiatre.

par exemple, dormir les pieds à la tête, dans le quotidien peut passer pour une simple habitude de vie, mais pour le psychiatre, ça veut dire quelque chose.

Donc il faut faire attention de garder une distance professionnel, pour ne pas confondre par exemple, ce qui peut être " un caprice " avec un symptôme d’hystérie.

J'entend souvent : " il ou elle fait un caprice, faut pas faire attention " alors que justement dans la pathologie, ce n'est pas un caprice et il faut faire attention.

Ensuite, dans le mesure de la distance entre résidents et soignants, dans le contact direct, il y a parfois des états de psychose envahissante. Dans l'expression des sentiments, un psychotique par ce qu'il t'aime bien peut " t'avaler ".


C'est à dire qu'il faut se jeter sur toi pour te serrer très fort dans ses bras, et ne plus te lâcher de toute la journée. Pas pratique, pour faire le reste et il faut bien se " dégager " et je parle littéralement.

Par amour aussi, il peut te mordre très fort.

Donc ce n'est pas qu'il ne faille pas accepter d'être aimer, mais parfois, il est nécessaire de remettre en place, une distance.

Puis il y a tout ce qui est de l'ordre de l'abandonnique. C'est à dire qu'abandonner dans ses difficultés affectifs, le psychotique peut transférer son manque sur toi. le jour ou tu quittes le service, pour une raison ou pour une autre, il revît alors les crises d'autrefois.

Après, oui on est dans l'humain et donc l'affectif, mais parfois, il faut juste faire attention.

mais bon je pense que tout ceci tu le sais, forcement mais comme nous l'avons évoqué autant en parler et tant pis pour le HS, qui après réflexion, n'en est pas vraiment un.

La distance thérapeutique dans mon esprit, c'est la distance relationnelle...

Or, savoir gérer l'adhésivité d'un psychotique, je pense que cela ne peut pas se faire sans une vraie relation, sans une vraie écoute, et attention. Car sans cela, cela devient très vite, juste une mise à distance systématique et aveugle. Avec une vraie relation, on peut doser notre comportement, notre attitude.

Pour reprendre un comportement, on ne peut le faire que si la relation est correcte, si il y a un vrai respect réciproque....

Donc je n'oppose pas la gestion des patients phagocyteurs et la relation thérapeutique.

Dans une vraie relation, tu peux savoir si la personne a plutot besoin d'un professionnel "distant", ou d'un professionnel affectueux, ou d'un professionnel "cadrant"... si tu n'as pas de vraie relation, et que tu adoptes une distance stéréotypée, il y a peu de chances de tomber juste dans le "savoir-être".

(j'ai un phagocyteur depuis 10 ans à domicile....... il me demande mon avis pour tout... mais tout... tout à l'heure il m'appelait car il attendait chez un toubib, et comme ca faisait 20 min, il se demandait s'il devait attendre encore....................................... sinon savoir si il peut participer à un repas, ou si son repas est assez cuit ou si se masturber pour s'endormir est une bonne chose.... tout... l'autre jour il attendait mon retour pour une question, j'ai dit à ma collègue qu'il me prend pour la patronne.... elle m'a répondu "non non il te prend pour sa mère".... donc j'ai un fils de 15 ans de plus que moi lol  mais je te rassure, je ne lui réponds quasi jamais au tel, et je le renvois à faire ses propres choix systématiquement...)


Quoiqu'il en soit, ce n'est pas la distance qui protège les soignants... c'est tout le contraire.

Ce n'est pas la douleur, la détresse, la mort qui nous fait du mal. Non au contraire.... moi c'est mon job, j'ai un rôle devant tout ça, j'ai des clés pour y faire face.

Ce qui tue les soignants c'est le "travail empeché"... c'est justement quand nous enlève nos clés, notre rôle... là c'est pas vivable.

(c'est mon ressenti, et l'étude que je cite plus haut, confirme que c'est la 1ere cause de burn out... je pense que s'ils avaient mis l'item "criminalisation des infirmiers" aurait été en 1ere ligne)
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMar 08 Jan 2019, 23:00

Sinon... je suis chiante dans le calimérotage...

Mais j'ai lu une coquille plus haut.

Donc il est dit que si je m'arrête j'ai rien comme les artisans....


OR!


Wink


les indépendants ont une carence de 3 jours si hospitalisation... et 7 jours si maladie avant d'avoir un chouilla d'indemnisation.


.......


les medecins, et les auxiliaires médicaux (infirmier, kiné, orthophoniste, pédicure-podologue, orthoptiste) ont a un organisme à part....


nous c'est 90 jours de carence, pour une aussi faible indemnisation



d'où l'assurance privée....... pour compenser.



Nous avons un avantage........ un seul.......... on ne paye pas notre cotisation maladie (attention maladie.... pour accident de travail et  la maladie professionnelle, c'est pas compris dedans... y a eu des cas de non remboursement de frais si accident de travail..... ca parait fou... et bien si si c'est possible... faut cotiser à un truc en plus.
on économise 5% de charge par rapport à un autre indépendant... c'est en contrepartie de notre convention...

En échange on accepte d'être sous leur tutelle qu'ils décident des tarifs.

Si nous n'acceptons pas la convention, les patients ne sont plus remboursés de nos soins.

Donc on a pas le choix en fait.

Mais bon je préfèrais payer 5% de charge en plus et être chapeauté par un organisme indépendant, car être juge et partie, ca peut pas le faire... Même si nous payions ces 5% nos tarifs restent indécents et de loin!!!

(aujourd'hui une patiente m'a raconté, elle avait rappelé son chauffagiste car chaudière en panne alors qu'il était venu faire l'entretien 2 jours avant... il est resté 5/10 min... poliment elle a demandé combien elle devait, pensant qu'il lui dirait que c'était bon... mais il lui a pris 50€... moi quand je viens 10 min pour surveiller la prise des médicaments ou faire une piqure je suis payée 7€... et j'avais fait un grand pansement qui demande de petite chirurgie 20€... et si j'avais posé une perfusion à une personne atteinte d'un cancer (le soin le plus payé) 49€75......... sans dec...?? moi je veux les payer mes 5% de cotis et avoir leurs tarifs!!!)

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Citation :
Si les patients français peuvent se réjouir de bénéficier d'un des meilleurs accès aux soins au monde, les professionnels de santé, eux, sont mal traités. Le panorama de la santé 2017 de l'OCDE est accablant : les infirmiers français sont les plus mal lotis des grands pays de l'OCDE

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMer 09 Jan 2019, 08:49

Alfred# a écrit:
Tonton a écrit:


C'est un circuit qui privilégie l'ami Benalla. Tout est question de copinage.

Or la fonction publique, c'est de la politique. Etre cadre dans la fonction publique, c'est mettre un pied dans la politique. Tout est copinage.

Mais dans ce qu'exprime le malaise soignant, qui dénonce ce système, on ne veut pas " voir " la réalité de la corruption française. C'est trop dérangeant. Aussi, on reste à regarder la personne et non pas ce qu'elle dénonce.


Les copinages sont partout, dans les petites communes c'est un peu le combats des  autochtones contre les étrangers, tu connais peut-être pas les villages et petites villes?.
Et la corruption je vois ça autrement, c'est s'asseoir sur les principes pour récolter des sous ou bien s'asseoir sur les principes pour faire passer ses intérêts d'abord même si c'e immoral. Dans ce sens les gilets sont autant corrompu que les autres.

Mais j'arrête de te lire tu me plombes le moral. Vite un seau ce sable pour y mettre la tête ou je me flingue.



Oui c'exactement, le bateau coule et certains essayent d'en emmener le plus possible et tant pis pour les autres.

Et ta réaction tout à fait humaine est bien celle comme je le dis de ne pas vouloir voir, parce que ça plombe le moral.


Ce pourquoi, je dis que ce qui n'est pas " beau " on préfère pas le voir. Le soignant est forcement lui obligé de mettre le nez dedans.


Personnellement, j'adore mon métier. Très curieux de l'humain, je n'en vois pas d'autre qui m'aurait permis d'avoir un panel de l'humain aussi large. D'autant que je travaille auprès de personnes marginalisées par leurs symptômes psychiatriques.

On parle de schizophrénie mais si dans la définition, le générique est pratique, car il pose des bases, en réalité pas un schizophrène est pareil. Ils sont tous différents y compris dans la façon de " vivre " leur maladie.

Mais malgré que j'aime mon métier, je ne saurai le conseiller. Par nécessité de protéger la personne, je suis obligé de lui dire de l'éviter et de faire un autre choix. C'est vraiment moche mais la réalité, je la connais et je ne sais pas ment.ir.

Ces dernières années, bon nombre de jeunes diplômé(e)s arrêtent et changent de métier dés leur première expérience. C'est nouveau, et ceci dresse bien le bilan.
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Tonton




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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMer 09 Jan 2019, 09:28

Encelade,

Bon c'est juste une parenthèse, mais oui, quand on parle de relation affective, on parle de relationnel, forcement. Donc distance affective = distance relationnelle.

Et je pense aussi qu'effectivement en fonction des attentes cette relation se décline, selon un besoin maternant, ou selon un besoin paternant. Je prend ce raccourcis pour mesurer le soin affectif et le soin éducatif, bien que ces temps ci, les repaires changent.

Ce qu'il y a aussi c'est l'institutionnel, donc les choses dépendent aussi forcement du projet de service et de sa mise en place. Et oui effectivement, il y a parfois des non conformités entre l'éthique du projet et les moyens disponibles pour le mettre en place. On nous empêche finalement de faire les choses correctement.

Ensuite dans la relation, l'outil principal, celui qui vient dans le temps de la relation c'est le regard.

Or ce regard qui ensuite suffira, ne peut au départ se construire que dans la relation d'une " intimité partagée ". C'est important car le soigné a aussi besoin de savoir qui tu es autant que tu as besoin de savoir qui il est.

Ensuite un échange de regard peut suffire pour être compris, d'autant que les psychotiques sont des éponges. Si tu vas bien, ils le savent et si tu vas mal, ils le savent aussi. Pas toujours facile de passer par le vestiaire pour ensuite enfiler la blouse de la démarche positive pourtant nécessaire pour leur soin.

Ainsi il faut à la fois effectivement adapter la distance affective ou la distance relationnelle tout en restant soi même afin que les repaires soient tangibles. Pas question d'avoir des attitudes contradictoires pour une situation identique car sinon les repaires se brisent et le soigné ne sait plus qui tu es. Ceci peut le mettre " en panique ". C'est pas le but d'une démarche thérapeutique.

Mais la distance restera toujours là de toute façon parce que la démarche est celui du professionnel. Ce n'est pas la même implication que celle du parent car dans la relation parent et enfant psychotique s'installe souvent la toute puissance.

Or dans le tissus institutionnel, on ne peut pas pratiquer la toute puissance. Pas plus celle du soignant que celle du soigné, parce que c'est un collectif à gérer où chacun occupe une place. Et c'est du coup aussi dans l'éducatif, le moyen de partir vers une démarche d'autonomie.

Démarche qui dysfonctionne quand la relation est celle de la toute puissance. Mais qui ne peut que se mettre en place dans cette relation exclusive entre l'enfant et ses parents. On oublie souvent la fratrie de l'enfant psychotique, alors qu'elle a vécu une enfance douloureuse générée par l’absorption de la disponibilité des parents dans la gestion de la maladie du frère ou de la sœur psychotique. La fratrie a souvent vécu une forme d'abandon parce qu'il fallait faire bcp pour l'enfant malade et qu'il restait peu pour eux.

Donc déjà, tu vois, il y a une distance par le cadre posé, car le professionnel n'étant pas parent, il est dégagé de ce support affectif et peut ensuite plus facilement envisager la sollicitation dans la démarche de gain d'autonomie.

Mais dans le temps, cette distance existait quand un oncle ou une tante prenait le relais des parents. D'autant plus donc quand on passe de parent à professionnel.


Mais c'est vrai que toute ces choses de soins informels, finissent par pénétrer le soignant, c'est à dire que la relation devient " instinctive " car elles finissent par prendre place dans l'expérience de la pratique.

On apprend par exemple qu'il mieux de dire oui mais plutôt que de dire non mais. Puisque si au départ c'est la même chose car il s'agira de " négocier ", il est mieux dans l'affectif d'entendre un oui plutôt qu'un non.

Puis on y pense plus, ça rentre dans la pratique.

Quand je vois tout ce que j'ai appris en 30 ans et qui rentrent dans ma pratique intrinsèque, je reste sur le cul quand on me dit que sans jamais avoir pratiqué, on en sait autant que moi.


Ce qui montre bien la considération que l'on nous accorde à nous soignants...


PS : Si tu veux savoir comment je tiens sache qu'avant d'aller bosser, je passe du temps dans la prière, ça m'aide énormément. Parfois chez moi, parfois dans ma voiture, ça dépend.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMer 09 Jan 2019, 20:57

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Citation :
Le burn-out des médecins
Eric Galam — 30 mars 2017 à 11h42

Prendre soin de ceux qui nous soignent… et puis quoi encore?

Les soignants sont là pour soigner ; qu’ils ne viennent pas nous ennuyer avec leurs problèmes personnels… encore moins lorsqu’on a besoin d’eux! C’est ce que pensent la plupart des patients. Les professionnels de la santé sont pourtant plus exposés au burn-out que d’autres, mais leurs appels à l’aide sont peu entendus. On le mesure à la sidération provoquée par le geste fatal d’un médecin à l’Hôpital européen Georges Pompidou (HEGP) en 2015, ou celui de cette infirmière qui s’est suicidée le 7 mars dans son bureau d’un autre hôpital parisien.

Si la société est peu disposée à ouvrir les yeux sur les fragilités des soignants, il faut reconnaître que les torts sont largement partagés. Car les soignants, en réalité, se plaignent rarement. Les témoignages rassemblés par un médecin, Valérie Auslender, dans son livre Omerta à l’hôpital (Michalon), font figure d’exceptions. Une centaine d’élèves infirmiers, aides-soignants ou internes en médecine y révèlent en effet les maltraitances infligées par leur hiérarchie. Signe d’un changement des mentalités dans la nouvelle génération?

Plus encore que par le passé, les soignants bâtissent leur identité professionnelle sur une image de super héros. On les voudrait indestructibles, et ils acceptent d’endosser ce costume, au risque de leur propre santé. Parce que les médecins, notamment, se mettent ainsi en danger et donc, mettent en danger leurs patients, l’Association européenne pour la santé des médecins (European Association for Physician Health, EAPH) a été constituée en 2009. Les 24 et 25 avril, elle tiendra à Paris un colloque sur une problématique de circonstance, «être un docteur et rester une personne».

Le silence des médecins

Les médecins respectent un devoir de réserve digne des militaires, alors que rien ne les y oblige, eux, dans leur statut. De fait, on leur interdit d’avoir besoin d’aide et encore plus, d’en demander. Ce silence est imposé par des normes culturelles implicites, très contraignantes, qui «formatent» les praticiens. Il participe de l’acculturation qui transforme un individu lambda en médecin, comme je le montre dans une étude de 2015 consacrée aux non-dits de la formation des médecins.

Ces normes sont constituées par un ensemble de comportements évidents aux yeux des étudiants et des enseignants mais non explicités, décrit dans la littérature scientifique comme un «cursus caché» (en anglais, hidden curriculum).

Venant compléter la formation officielle universitaire et clinique, ces commandements peignent les contours du «bon» médecin. Le «bon» médecin ne se trompe pas, il n’hésite pas, il ne se dispute pas avec ses collègues ni avec ses patients et il ne se fatigue pas, même s’il travaille 30 heures d’affilée sans dormir. Surtout, il n’est pas sujet aux émotions malgré sa proximité avec les souffrances des patients et les soins qu’il est amené à leur prodiguer. Autant de règles non écrites qui l’empêchent de reconnaître les signes d’un épuisement professionnel.

Les premiers cas décrits de burn-out

Les métiers du soin sont pourtant les premiers dans lesquels les cas de burn-out ont été décrits par les chercheurs, dès 1974. On tend à l’oublier, dans une époque où chacun se considère menacé par ce syndrome, quelle que soit sa profession. Le burn-out est en effet devenu un sujet de conversation, de réflexion et de revendication.

Les travaux se multiplient pour en améliorer la compréhension, la définition et la prise en charge. L’Assemblée nationale a ainsi créé une mission d’information sur le burn-out, qui a rendu son rapport le 15 février.

Avant de revenir sur le problème spécifique des soignants, il convient de comprendre comment le diagnostic de burn-out est posé. Cet état est apprécié, le plus souvent, par une grille d’évaluation aussi controversée que largement utilisée, le Maslach Burnout Inventory (MBI). L’outil comporte trois dimensions qu’on peut retrouver associées chez un même individu, avec pour chacune des taux forts, moyens ou bas : l’épuisement émotionnel ; une dépersonnalisation ou la déshumanisation faisant percevoir les personnes pour et avec qui on est censé travailler comme des objets, voire des problèmes ; une baisse de l’accomplissement personnel dans l’exercice de sa profession.


Les généralistes plus touchés que les autres


Il existe donc trois niveaux pour chacun des trois critères, d’où de multiples combinaisons possibles, produisant des tableaux assez différents. La parfaite santé est représentée par un taux faible dans les trois registres. Et la pathologie avérée, par un taux fort dans les trois. Entre ces deux extrêmes, les scientifiques qui étudient le phénomène peuvent placer le curseur à des niveaux variables.

Ces différences de paramétrage sont probablement en cause dans la grande variabilité des chiffres de burn-out énoncés. Si le chercheur se fixe comme critère un taux élevé pour seulement un critère sur les trois possibles, les résultats atteignent parfois des proportions de burn-out supérieures à 50% de la population étudiée. S’il exige des taux élevés pour les 3 critères, on trouve encore des chiffres importants mais sans doute plus réalistes, inférieurs à 10%.

Quel que soit l’instrument de mesure, les soignants se montrent particulièrement touchés. Déjà en 2007, dans l’étude que j’ai menée auprès de 10.000 médecins libéraux d’île-de-France (parmi les 24.000 recensés par l’Union régionale des médecins libéraux), 53% d’entre eux se déclaraient menacés par le burn-out. Le chiffre montait à 60,8% pour les généralistes.

L’enquête nationale réalisée auprès de médecins et de pharmaciens hospitaliers par des chercheurs de l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu, l’étude SESMAT, publiée en 2011, a montré une proportion de burn-out de 42,4%.


7% de burn-out chez les internes



Une étude nationale, menée en 2010 auprès de tous les étudiants internes en médecine générale, a suscité une forte participation (les deux tiers), permettant d’analyser 4 050 réponses sur un total de 6 349 internes. Les résultats ont montré un fort épuisement émotionnel chez 16% d’entre eux ; une forte dépersonnalisation chez 33,8% ; un faible accomplissement personnel chez 38,9%. Les scores sur ces trois critères atteignaient le niveau fort chez 7% de ces internes.

Rappelons que les médecins ont un risque de suicide 2,3 fois plus élevé que les autres professions, selon l’étude réalisée par le Dr Yves Léopold, publiée en 2008 dans la revue de formation médicale Le Concours médical.

Enfin une étude réalisée dans 12 pays européens et publiée en 2008 par une équipe britannique, l’étude EGPRN, a montré que l’intensité du burn-out chez les médecins généralistes n’est pas une particularité française. Chez les praticiens interrogés, 43% déclarent un fort épuisement émotionnel, 35% une forte dépersonnalisation et 32% une forte baisse de l’accomplissement personnel. Au total, 12% déclarent un score fort dans les trois dimensions. Surtout, on observe des variations selon les pays, suggérant que le contexte national joue sur la santé mentale des médecins. Et qu’en améliorant l’un, on peut améliorer l’autre.


Le bien-être des soignants, condition de la qualité des soins


Au-delà du risque pour les soignants eux-mêmes, le burn-out met en péril la qualité de leur travail et la sécurité des patients. Comme l’indique le sociologue canadien Jean Wallace dans une revue de la littérature scientifique, le bien-être des médecins est aussi une condition à la qualité des soins, malheureusement rarement retenu parmi les indicateurs surveillés par les autorités sanitaires.

Du burn-out des soignants peuvent découler des erreurs médicales, comme je le montre dans l’ouvrage L’erreur médicale, le burn-out et le soignant (Springer). La prévention des accidents médicaux passe, aussi, par la prévention de l’épuisement professionnel, à l’hôpital comme dans les cabinets de ville.

Il est trop tôt, encore, pour juger des résultats des initiatives prises récemment par le gouvernement à ce sujet. Dans les suites du suicide du médecin à l’HEGP, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) s’est en effet vue confier une mission sur les «risques psychosociaux des personnels médicaux», qui a débouché en 2016 sur un volumineux rapport.


Un plan pour la qualité de vie au travail


Dans la foulée, le 5 décembre 2016, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a exposé sa Stratégie nationale d’amélioration de la qualité de vie au travail des soignants. Avec un sous-titre éloquent, «prendre soin de ceux qui nous soignent». Après avoir exposé son plan pour l’hôpital, elle a détaillé le 21 mars les mesures prévues pour les professionnels de ville.

Mais le burn-out reste trop souvent réduit, actuellement, à la seule notion d’épuisement physique. On le voit avant tout comme une immense fatigue face à la surcharge de travail, en oubliant ses dimensions émotionnelle et relationnelle. Ces dernières sont pourtant celles qui donnent valeur et sens à l’activité professionnelle, en particulier chez les soignants. Car l’exercice de la médecine clinique ne se conçoit pas sans humanité, sans désir d’aider le patient, donc sans une implication émotionnelle plus ou moins facile à doser.

En niant cet aspect du problème, le soignant épuisé risque de se mettre à considérer ses patients comme des objets et d’altérer, du même coup, son accomplissement personnel. Il met ainsi en péril ce qui constitue l’essence même de son métier. «Être un docteur et rester une personne», pour reprendre l’intitulé du colloque à venir, n’est pas une option; c’est une nécessité. «Prendre soin de ceux qui nous soignent» en est une autre, si les patients souhaitent être bien suivis et ainsi, se respecter eux-mêmes.


Les mesures annoncés à la fin de l'article... j'en ai pas vu.

Tout le contraire même.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMer 09 Jan 2019, 21:54

Plutôt oui,

Regarde Encelade si tu veux bien :

je n'ai plus de congés. J'ai toujours des heures à poser, mais je n'ai plus de congés. Pourquoi.


Au départ, pour des raisons santé, le personnel de nuit devait passer à 32.5 h par semaine en raison de la pénibilité reconnue. Mais, pour compenser les repos générés, il aurait fallu embaucher.

Or il était plus économique de maintenir le même taux horaire en indemnisant par une nuit payée en heure supplémentaire, ceci sur 11 mois.

Cette possibilité financière a forcement apporté une solution aux parents isolés.

Mais cette année, il a été décidé de l'enlever sans pour autant embaucher. Forcement, les absences devront se gérer avec en plus des repos supplémentaire dans un contexte déjà régulier de sous effectif.

Aussi, il a été dit que les heures supplémentaires payées se feraient forcement, mais uniquement quand ils décidaient de leur nécessité.

Donc, comme nous voilà sur la paille, avec pour bcp un interdit bancaire qui finira par arriver, nous n'avons plus le choix que de nous tenir disponible comme ils le demandent.

Aussi, dans l'espoir d'être appelé, sur nos portables et ceux donc jusqu'à passer 21h, nous posons nos congés en y joignant une fiche de disponibilité. Pas le choix si nous voulons pouvoir manger.

Donc même sur un congés accordé, tu restes disponible pour boucler ta fin de mois. Enfin dans l'espoir d'être appelé et pouvoir boucler ta fin de mois. Fini les congés.

Le piège se referme sur les " petits employés " car c'est une réalité pour pas mal de salariés et pas que les soignants.


Alfred a donc raison car au final, tout est organisé pour faciliter la vie de certains en compliquant celles des autres. Car dans la même mesure, le planning prévisionnel prévoit maintenant plus de monde pour l’après midi que pour la matinée.

Illogisme évidant car chacun sait que le matin, les toilettes se faisant, il faut plus de monde que le reste de la journée.

Mais si il y a une absence pour la fin de journée, forcement le cadre d'horaire de journée devra la gérer parce qu'il est place dans l'institution. Alors que si c'est une absence dans la matinée, l'appel du soignant se fait en général vers 6h du matin. C'est le personnel de nuit qui est contacté. Et c'est le gens arrivant à 7h qui devront la gérer et pas le cadre qui n'a pas encore commencé sa journée.


Donc même si tu te retrouves seul pour les toilettes, c'est pas leur problème, et comme il y a plus de monde finalement à partir de 14h, c'est facilement réglé.


Et effectivement tout est fait non pas pour faciliter le travail du soignant, mais pour faciliter le travail du bureaucrate.

Ainsi, face aux nouvelles mesures on agite des " décrets ", c'est la loi nous dit on.

Et effectivement je suis d'accord pour dire que le soignant est en tord, se fait son propre tord en arrondissant les angles à outrance.


Ainsi, j'ai répondu au DRH, oui effectivement c'est la loi. Mais la loi dit aussi que pour un change ou une toilette au lit, il faut travailler en binôme. Or nous travaillons seul par obligation, et pour aussi respecter les horaires notamment du repas.

Ainsi, je lui ai dit que nous aussi nous allons appliquer la loi, et que si on nous reproche de ne pas avoir commencé les repas avant 14h, il faudra qu'ils se débrouillent avec les familles et les besoins des patients car nous aussi nous ne faisons qu'appliquer la loi.

Oui, c'est vrai qu'on se laisse un peu faire.


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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyMer 09 Jan 2019, 22:41

la violence est fréquente dans le médico sociale, surtout dans les structures de type foyer de vie ou foyer d'accueil médicalisé. C'est lié aux troubles du comportement.

ainsi :

Si un résidant frappe un autre résidant, c'est pas bien lui dit on, mais finalement rien derrière

Si un résidant frappe un aide soignant, c'est pas bien, petite réunion, puis finalement rien derrière.

Si un résidant frappe un IDE, c'est pas bien, petite réunion, puis séjour de rupture.

Si un résidant frappe une personne dans les espaces publique, petite réunion, puis réorientation.


Même si c'est toujours le même résidant.

De jours, j'ai travaillé dans un contexte où un résidant régnait en maître absolu sur les autres, allant parfois jusqu'à les dépouiller de leur argent de poche, sinon il les cognait : rien, on avait beau demander réaction, rien.

Ainsi, je prenais un bus, puis accompagnait les victimes au commissariat pour qu'ils puissent poser une main courante. Bizarrement, les policiers comprenaient tout à fait ma démarche éducative et d'ailleurs il avait l'habitude que je les contacte, car ils venaient régulièrement sur le foyer pour calmer le petit caïd.

Les policiers comprenaient mais pas le directeur de l'établissement, aussi je me suis fait allumé.

il me dit que je suis tenu d'informer la hiérarchie et pas de faire ce genre de chose. je lui ai répondu que c'était fait mais que rien ne se faisait. je lui ai dit qu'il ne pouvait pas m'enlever mes obligations et mes droits citoyens et que pour rappel, celui qui est responsable de la sécurité, c'est lui et pas moi. il devait donc plutôt me remercier.

il me répond qu'il exige qu'alors je zappe la hiérarchie pour le contacter. D'accord.

Il ne fallait pas attendre, le lendemain, un collègue à juste le temps de pousser un des résidant avant qu'un chariot de ménage lui tombe sur la tête, jeté du haut de la passerelle par celui qui posait des soucis à toutes la communauté.

Aussi, j'appelle le directeur, en lui disant qu'il avait 7 mn pour rappliquer ( selon le trajet ) sinon j'appelle la police avant que le pire n'arrive. Il est arrivée en 5 mn. Il a vu, je lui ai donné le cahier de liaison individuelle, il l'a consulté.

Oh la la, me dit il, mais c'est toute la journée, tous les jours et depuis un moment. Oui, je lui répond, ce pourquoi je dit que c'est signalé depuis un moment. Que font vos cadres me dit il ? je lui répond qu'il sait bien que moi, puisque c'est lui qui donne la consigne de pas faire de vague et que si il m'a interpellé c'est parce que moi, j'en faisais.

Il me regarde. Puis mon collègue vient me voir en me disant que le petit caïd est tombé des escaliers. Le directeur nous accompagne. je me suis cassé le coup nous dit le petit agité. le directeur me demande ce qu'il en est vraiment.

Rien je lui dit, il n'a rien, c'est de la mise en scène parce qu'il sait que vous vous êtes déplacé. Que faire me dit il ? on n'a pas le choix, il faut appeler les urgences, on ne peut pas prendre le risque d'engager nos impressions du moment et ceci peut importe la situation, c'est une règle d'or car on ne sait jamais.

je lui demande de le faire, non sans raison. il compose donc le 15 ( la structure n'est pas médicalisé, ni rattaché au forfait soin, c'est un budget départementale mais pris uniquement sur les besoins d'accueil et non de soin, en fonction du taux d'incapacité ( 80 % et non 100 % ) des personnes accueillies, bon, c'est technique ).

le médecin répond qu'il connait la structure, et qu'il n'enverra personne, car ils n'ont pas que ça à faire que de gérer des trisomiques contrariés ( véridique, car il est vrai que nous devions les appeler souvent en soirée ).

Le directeur s'énerve, il se présente en pensant alors convaincre le médecin. Rien n'y fait. il le tend le téléphone, je refuse. Vous n'avez pas su le convaincre du haut de votre fonction et vous pensez peut peu être qu'il sera convaincu par le mienne. Pourquoi croyez vous , que je vous ai demandé d'appeler.

il comprend. Que faire alors me dit il ? les pompiers, c'est la seule solution, eux se déplaceront. Et effectivement, ils sont venu et médicalisés emmenant le caïd tout sourire d'être au centre d'autant de préoccupation. Il n'avait rien.

Vous voyez je dit au directeur, ça tombe, il y a un accident de la route quelque part, mais les pompiers, à cause de nous, ne pourrons peut être pas intervenir. Finalement, je lui dit, si vous m'aviez laissé faire plutôt que de m’engueuler ?

Je sais, mais les responsables sont vos cadres. Non, je lui répond, vous leur demandez de pas faire de vague, pour le bien de la notoriété de votre établissement. Ils n'ont fait que vous obéir et moi pas.

Silence et fin de l'histoire.

Bon finalement notre petit caïd a été déménagé dans un autre foyer de vie de l'établissement, il y en a 3. Toujours le même soucis, il a fait les 3.

chaque fois le discours est le même, ce n'est pas le résidant que est difficile, c'est les soignants qui savent pas faire...alors que maintenant avec une équipe bien plus compétente, il n'y aura pas de soucis.

Le pire c'est que c'est cru...puis les problèmes reviennent et ainsi de suite.

Pour aux bouts de quelques années, après tout le grabuge, enfin être placé en structure psychiatrique.

Son papa savait, depuis le début, que son fils finirait ainsi ( la mère s'est suicidée ). Ça fait vraiment mal au cœur.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyJeu 10 Jan 2019, 17:03

Mon mari travaille dans un ehpad public (responsable restauration, pour 1400€ par mois... quasi 35 ans d'expérience dans la restauration...).

En 3 ans, toute l'équipe soignante a changé... toutes les IDE sont parties.

Ils ne prennent plus que des 50 ou 80%... mais avec des horaires variables, qui changent tout le temps, donc impossible de prendre un autre job pour complèter la paye.

Précarité+++

des agents peuvent ainsi bosser à temps plein 2 mois payés moins de 1000€/mois et être en repos forcé pour compenser les excès d'heure, tout en pouvant être rappelé à tout moment.

Et le nombre d'agents est si limite que les résidents qui payent tout de même bien cher, sont de plus en plus baclés.

Ils ne mangent que des repas préparés 3 jours à l'avance avec les produits les plus bas de gamme possible.

Le tout pour plus de 2000€ par mois pour le résident.


Et c'est l'état qui fait ça. C'est des décisions réfléchies... volontaires.


Quand ils précarisent les agents, quand ils diminuent le nombre de poste... ils le font sciemment.


Et pas parce que c'est un métier où les personnels ont de la marge et sont en forme... non non il le font sur les personnels les plus fragiles et écrasés qu'ils aient.


Mais c'est bien connu les fonctionnaires sont des nantis fainiant.






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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyJeu 10 Jan 2019, 19:38

*Encelade* a écrit:


Et le nombre d'agents est si limite que les résidents qui payent tout de même bien cher, sont de plus en plus baclés.

Ils ne mangent que des repas préparés 3 jours à l'avance avec les produits les plus bas de gamme possible.

Le tout pour plus de 2000€ par mois pour le résident.


Il vaut mieux ne pas vieillir  Rolling Eyes


Citation :
Et c'est l'état qui fait ça. C'est des décisions réfléchies... volontaires.


Quand ils précarisent les agents, quand ils diminuent le nombre de poste... ils le font sciemment.


Si les agents étaient payés 1800€, si les résidents avaient une nourriture décente, combien paieraient-ils par mois? Qui pourrait se le payer? On ajoute les chambres, le chauffage... Bref la nourriture serait bonne, les agents bien payés, mais on passerait à au moins 3000€ pour le payer, c'est au dessus de mes moyens.

Citation :
Mais c'est bien connu les fonctionnaires sont des nantis fainiant.


L'état est un employeur exécrable, mais c'est aussi un employeur fauché. Que se passerait-il si tout le médical était privatisé, pire ou mieux?
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyJeu 10 Jan 2019, 20:23

En fait Caillou, vu le prix de journée, tel qu'il est, les résidant devraient avoir tout ce qui leur faut.

il ne s'agit pas d'augmenter le prix de journée pour qu'ils puissent avoir des prestations dignes de notre humanité, car ils payent déjà assez cher pour avoir ces prestations, mais ne les ont pas.

Je l'ai dit, ce n'est pas question d'argent, il y en a, mais..il disparaît, on ne sait pas ce qui en est fait.


Sauf que lorsque on est dans le décor, on le sait, on le voit : corruption, copinage, les plus gros ont la plus grosse part du gâteau.


Non, ce copinage de corruption, ce n'est pas que dans les " petits villages ", c'est aussi, l'affaire Benalla.

Plus tu montes haut dans la fonction publique, plus tu as d’avantages. Et si il faut faire des économies, ce n'est pas les " gros " qui feront les efforts, tout sera prélevé sur les petits.


je pense que tu l'as compris, et là encore l'exemple d'Encelade, ça reste la fonction publique, c'est encore pire dans le privé.

Car il s'agit de se débarrasser des fonctionnaires ( ceux que tu as besoin dans ton lit d’hôpital ), mais pas des politiciens, qui auront toujours la plus belle part du gâteau. C'est pas eux qui viendront te soulager.

Il y a énormément de corruption et de conflit d’intérêt dans les privatisations.


Je t'explique le fonctionnement.


le nombre de lit de ce genre de structure est établie au département. Tel département, admettons 1000 lits subventionnés.

Ce que font les groupes financiers, c'est racheter les petites structures, celles qui gardent un cadre familial et qui permettent de ne pas trop s'éloigner de ses origines. Ce qui est pratique pour le contact avec les proches.

Donc pour faire simple, 100 structures de 10 lits réparties un peu partout, permettant de rester prés de ses proches et pour chaque structure, une équipe.

Mais les gros groupes financiers, eux rachètent les petits structures, pour en faire une seule. Parce que c'est plus rentable, forcement puisque cela permet de réduire les effectifs tout en conservant les subventions en question.

C'est pour ceci que les petites maisons de retraites souvent les plus " familiales " ferment leurs portes, les unes derrière les autres.

De plus comme la gestion n'est plus sous le statut de la fonction publique, les investisseurs n'ont pas les mêmes obligations envers les employés.


De plus l'idée, dans les réformes prévues, c'est de laisser faire un peu ce qu'ils veulent en parlant de compétitivité ( on va tous devenir " chinois " , sarcasme )


Tout est question de centraliser, autour d'un même endroit et autour des mêmes personnes, celle qui ont déjà bcp d'argent, les gros investisseurs qui financent aussi les partis politiques.


Conflit d'intérêt et corruption, on veut bien l'admettre pour l'Italie mais pas pour la France, car en France, nous sommes souvent aveuglé par le fait de croire qu'on fait toujours mieux que les autres.
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*Encelade*


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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants - Page 2 EmptyJeu 10 Jan 2019, 21:47

cailloubleu* a écrit:
*Encelade* a écrit:


Et le nombre d'agents est si limite que les résidents qui payent tout de même bien cher, sont de plus en plus baclés.

Ils ne mangent que des repas préparés 3 jours à l'avance avec les produits les plus bas de gamme possible.

Le tout pour plus de 2000€ par mois pour le résident.


Il vaut mieux ne pas vieillir  Rolling Eyes


Citation :
Et c'est l'état qui fait ça. C'est des décisions réfléchies... volontaires.


Quand ils précarisent les agents, quand ils diminuent le nombre de poste... ils le font sciemment.


Si les agents étaient payés 1800€, si les résidents avaient une nourriture décente, combien paieraient-ils par mois? Qui pourrait se le payer? On ajoute les chambres, le chauffage... Bref la nourriture serait bonne, les agents bien payés, mais on passerait à au moins 3000€ pour le payer, c'est au dessus de mes moyens.

Citation :
Mais c'est bien connu les fonctionnaires sont des nantis fainiant.


L'état est un employeur exécrable, mais c'est aussi un employeur fauché. Que se passerait-il si tout le médical était privatisé, pire ou mieux?
^

En privé c'est 3000€ pour pas mieux.
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