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 Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants

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MessageSujet: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Jeu 09 Fév 2017, 20:00

Rappel du premier message :

09.02.2017
Bonjour,


Je voulais seulement vous faire découvrir un pan ignoré du métier d'infirmière libérale.... on connait plus le "blues" de l'hôpital mais peu celui des libéraux.

Dans mon métier, je suis tenue d'assurer les soins au patient 7j/7, à partir du moment où j'ai démarré la prise en charge. Donc il faut soit travailler 7j/7, soit avoir une charge de travail suffisante pour assurer suffisamment de revenus pour soit partager les jours avec une collègue, soit avoir quelque chose de suffisament interessant à offrir pour un remplacant par ci par là. A 2, il n'empêche que si l'un est indisponible tout repose sur l'autre et ainsi de suite. Cela demande une grande disponibilité... on bosse malade et même quand son gosse est malade. Devant la loi, nous n'avons pas le droit de ne pas assurer le soin.


suite dans le message suivant pour respecter la charte.
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AuteurMessage
*Encelade*




MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Jeu 10 Jan 2019, 21:47

cailloubleu* a écrit:
*Encelade* a écrit:


Et le nombre d'agents est si limite que les résidents qui payent tout de même bien cher, sont de plus en plus baclés.

Ils ne mangent que des repas préparés 3 jours à l'avance avec les produits les plus bas de gamme possible.

Le tout pour plus de 2000€ par mois pour le résident.


Il vaut mieux ne pas vieillir  Rolling Eyes


Citation :
Et c'est l'état qui fait ça. C'est des décisions réfléchies... volontaires.


Quand ils précarisent les agents, quand ils diminuent le nombre de poste... ils le font sciemment.


Si les agents étaient payés 1800€, si les résidents avaient une nourriture décente, combien paieraient-ils par mois? Qui pourrait se le payer? On ajoute les chambres, le chauffage... Bref la nourriture serait bonne, les agents bien payés, mais on passerait à au moins 3000€ pour le payer, c'est au dessus de mes moyens.

Citation :
Mais c'est bien connu les fonctionnaires sont des nantis fainiant.


L'état est un employeur exécrable, mais c'est aussi un employeur fauché. Que se passerait-il si tout le médical était privatisé, pire ou mieux?
^

En privé c'est 3000€ pour pas mieux.
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*Encelade*

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Jeu 10 Jan 2019, 22:00

et pourquoi pas baisser le salaire des profs si l'état est fauché?  genre enlever quelques heures de cours et baisser la paye... ca ferait des économies non? (en demandant plus de résultats car sinon c'est pas drole)

pourquoi pas privatiser l'éducation?

Ca donnerait quoi d'après toi?

PS on tape sur la santé... car les vieux sont des citoyens sans droit et que les personnels de santé n'ont pas de vrai droit de grève... et ont l'habitude de trimer. C'est "normal".
on doit trimer car la france est fauché, tout en donnant des soins au top, avec le sourire........ et tout et tout, et si on se plaint... on minimise, relativise...


Et le coup de l'état fauché... la dette... l'argent....

C'est quoi l'argent?, c'est quoi une dette?

pour la vulgarisation cf documentaire "demain"

on dira quoi à nos petits enfants? On a détruit la planete, on a crée une société inhumaine car on devait du fric à 3 péquins et demi???

L'argent aujourd'hui est totalement déconnecté de l'économie réelle...

bref...
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Tonton




MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Jeu 10 Jan 2019, 22:02

Voir pire, sauf si tu a gardé ton autonomie.


Tant que tu peux te débrouiller tout seul, dans le privé, ça va, car pour les prestations d’hôtellerie, la déco de la structure, y'a le paquet, c'est du tape à l’œil, c'est vendeur.

Mais pour les soins...aïe aïe, c'est pire que dans la fonction publique.

En fait au rez de chaussé, c'est bien, c'est l'accueil, c'est les valides.

Mais dans les étages, pour ceux qui ne peuvent plus manger seul, il n'y a pas grand monde pour leur tenir la fourchette, ni pour faire la toilette.

C'est sûr que les visiteurs ne vont jamais dans les chambres, donc ils risquent pas de savoir ce qui s'y passe, le jour où la dépendance est totale.

Ils visitent juste une belle chambre libre.
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*Encelade*

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Jeu 10 Jan 2019, 23:48

tiens je suis tombée là dessus:

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


La Cour d’Appel d’Aix en Provence dénie toute valeur aux témoignages recueillis par les infirmiers auprès de leurs patients dépendants (AIS3)




quand je dis qu'on a même pas le droit de se défendre....

Notre parole n'a pas de valeur.

La présomption d'innocence n'existe pas pour nous. Une forme de justice parallèle.

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Tonton




MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Ven 11 Jan 2019, 11:56

Comme je suis seul la nuit, un mec, je dois faire attention.

Je sais, pour l'avoir vu à plusieurs reprises, que si une résidente m'accuse d'attouchement, les flics m'embarqueront sans que j'ai mon mot à dire.

Heureusement, la police sait comment faire pour déceler la vérité, mais il ne faut pas trop compter sur l'institution qui a peu cas de son personnel interchangeable.

Elle se prend pas la tête, elle ira toujours dans le sens de la famille pour éviter les problèmes.


Donc, ce n'est pas nouveau, finalement c'était déjà comme ça.

C'est pourquoi, j'ai expliqué à fanfan, pourquoi parfois certains soignants, se couvrent plutôt que d'entendre les demandes.


Je suis pour ma part, très à cheval sur les écrits, car les paroles s'envolent, mais les écrits restent.

Ceci étant, les écrits peuvent disparaître, c'est la raison, dans le vécu que j'ai exposé, pourquoi aussi, en dehors du travail éducatif en les rassurant sur leur condition citoyenne, j'accompagnai des résidents poser une main courante.

Car au moins au commissariat, les écrits sont protégés.

J'ai déjà vu ça aussi, une équipe qui ne cesse d'avertir d'un danger, y compris par écrit, et rien ne se fait jusqu'au drame et leur responsabilité est engagé dans la négation de leurs avertissement en allant parfois jusqu'à faire disparaître, les preuves écrites.



Je pense que c'est surtout ça le soucis, l'opinion publique ne peut pas croire que là où il y a soin, il y a aujourd'hui surtout corruption. C'est trop en marge avec l'idéal du soin pour être cru.


Pour moi c'est ce qui explique les réactions , y comprise celles de n'être pas entendu et compris.
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cailloubleu*
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Ven 11 Jan 2019, 18:52

Comment rater la communication sur un sujet qui aurait dû être gagné d'avance?

Gagné d'avance c'est sûr, car le métier d'infirmier recueille le consensus de l'appéciation des usagers. C'est LA professionqu'on soutient pour des tas de motifs. Par reconnaissance du travail effectué, parce que c'est un travail que personne n'aimerait faire, s'occuper des bassines, des souillures, des blessures, il faut avoir le coeur bien accroché. Faire des services de nuit, tout cela pour une paye qui n'est pas mirobolante qui demande beaucoup d'altruisme.

Comment le rater donc? Eh bien en ne lisant pas les réponses, en faisant des procès d'intention, en caricaturant,  en transformant les dires des uns et des autres, en répétant cent fois que les "bonnes gens ne comprennent rien et qu'on est une victime non seulement du système mais de l'incompréhension bornée des participants.

Bref j'abandonne.

_________________
méfiez-vous toujours de ceux qui ne lisent qu'un seul livre."
Arturo Perez-Reverte
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loli83

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Ven 11 Jan 2019, 19:21

cailloubleu a écrit:
Comment le rater donc? Eh bien en ne lisant pas les réponses, en faisant des procès d'intention, en caricaturant, en transformant les dires des uns et des autres, en répétant cent fois que les "bonnes gens ne comprennent rien et qu'on est une victime.

tout à fait !
c'est quand même malheureux !
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*Encelade*

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Sam 12 Jan 2019, 22:41

Gagné d'avance?

Tu crois?

Si c'était gagné d'avance, les soignants ne seraient pas dans l'état dans lequel ils sont... Ils seraient entendus.


Outre nous plaindre et nous dire qu'on a un métier difficile... et que c'est normal qu'il  le soit, et que si on y arrive pas, on a qu'à prendre du repos.
Si les réponses sont l'illustration du problème, souligner en quoi elle le sont, je pense que c'est légitime.




Alors je vais être plus claire.

Le but n'est pas de se faire plaindre.

Le but est une prise de conscience.

Les usagers de soins veulent le beurre et l'argent du beurre, et ce sont les soignants qui en payent les pots cassés.

La société entière est coupable. La société doit se remettre en question, sinon rien ne changera.

Or la société jusque là, elle plaint les soignants, elle les trouve courageux, elle les aime et ça s'arrête là. Donc si les réponses sont des plaintes et dire qu'il faut se reposer.... Si les bons sentiments qui enferment les soignants dans cette situation perdurent sans remise en question, il n'y aucun intérêt. Si les réponses montrent une incompréhension, ou une minimisation, il est légitime de montrer en quoi...


Il est donc légitime de reprendre des réponses.... même si ca heurte les bons sentiments.... car si les bons sentiments heurtent les soignants, ils ont droit de le dire.. Peut etre non?  Même sur internet en dehors des heures de boulot, là aussi ils doivent se la fermer c'est ça?

Un soignant face à un malade, qui le regarde geindre sans réaction, avec le sourire, "oh lalala ca fait mal, hein?", "vous êtes courageux", "par contre souffrez en silence et nous ne dites pas ce dont vous avez besoin, ne nous expliquez pas ce qui vous arrive... mais quel courage vous avez".... "ca fait mal quand j'appuis là?... ok mais bon j'avais besoin d'appuyer, faut comprendre"... "mais quel courage"...
voilà ce qu'on a en face de nous.



Si une réponse provoque une réaction, se remettre en question peut être une idée, avant de montrer du doigt celui qui réagit.

Exemple de bons sentiments:
La santé est primordiale. La préserver est primordial. Préserver les moyens de la préserver est primordiale. Veiller à ce que les moyens de l'assurance maladie soit utilisé de la meilleure façon est primordial.

Tout le monde est d'accord avec ça.

Mais du coup cela a conduit à modifier les lois pour donner des pouvoirs élargis à l'assurance maladie, et à une demande de plus de contrôles et de sévérité extrême. Des consignes claires sont données pour utiliser les moyens les plus durs et les plus coercitifs pour traquer. Les moyens basés sur la communication sont oubliés. La maîtrise des dépenses passent du coup par terroriser les professionnels de santé, en les faisant passer pour des malfaisants, et en les criminalisant.

Et cela brise des vies. (dépression au minimum... quelques suicides, pas mal de cancer, et taux de divorces impressionnant)

Les bons sentiments cela a toujours un double tranchant.

Et les bons sentiments n'ont jamais rien changé .

Avec les pompiers on est au top de la confiance, et du respect (95% des francais... un plébiscite).... mais c'est pas de ça dont on a besoin.

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Tonton




MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 08:20

Il est clair que parfois, je me suis montré particulièrement choquant, mais parfois dans la communication, pour éveiller les consciences, il est nécessaire de le faire même si le but est de renvoyer sur une violence reçues, pas identifiée parce qu'involontaire.

Parfois, pour se faire entendre, il faut taper du poing sur la table. Je n'aime pas personnellement passer par ça.

J'ai taper du poing sur la table.

Pourquoi ?

Parce qu’involontairement, que ce soit Caillou, Pétunia ou Loli, n'avaient pas conscience que les réponse données, à Encelade, ne lui faisait pas le bien, que pourtant ces braves personnes voulaient lui procurer.

Oui, pour moi, que ce soit Caillou, Pétunia ou Loli, sont de belles et braves personnes, je ne vois pas pourquoi le dire serait désobligeant.

Par contre en disant, change de métier, va à la campagne ou mets toi en arrêt, comme on parle de brave gens, j'affirme de nouveau, que le mal produit n'était pas volontaire, mais issus d'un mauvais décryptage de la situation.

On peut être une brave personne et commettre des erreurs, ici, des erreurs dans la démarche de soin de l'IDE Encelade en souffrance.


Reconnaître son erreur est toujours possible, et même si vous avez une " mauvaise image " de moi, je m'en moque un peu, car l'essentiel étant d'avoir compris où se trouve l'erreur.


Chacun dans sa fonction, car nous avons tous un métier ou eu un métier, nous pouvons par notre expertise, exprimer ce que nous pourrions améliorer de notre pratique.

Comment faire pour mieux enseigner, pour mieux encadrer, pour mieux construire, pour mieux gérer, pour mieux produire, pour mieux soigner, etc...

Chacun dans son expertise et dans son champ de compétence. Et chacun pouvant ainsi se faire " lanceur d'alerte ".


Donc 2 choses :


- la première.


L'erreur dans la bienveillance. On pense apporter un soin à une personne, mais sans avoir entendu que la personne ne parle pas de son mal-être personnel, mais de l'origine de son mal-être.

C'est à dire, que pour Encelade, ça crée le sentiment de n'avoir pas été entendue, de recevoir des réponses à côté du sujet, augmentant ainsi son sentiment du moment.


Bon ben ce genre d'erreur, ça arrive à tout le monde, Encelade et moi compris, bien sûr. Mais au départ, on pense " bien faire ". Donc, je ne vois pas là de quoi " crier au loup ".

-la deuxième.

Celle que je comprend moins, justement par respect de votre intelligence et non pas l'inverse comme certains l'ont compris :

la confusion des fonctions.


On a tous des expériences de vie douloureuse, soit en tant que patient, soit parce que nous avons accompagner un être proche dans ses souffrances et sa maladie.


Mais ce n'est pas ça qui fait de nous des professionnels de santé, on devient pas médecin grâce à ces expériences. On peut être poussé à le devenir, mais il faudra passer le diplôme et donc faire les études en rapport.

Bien sûr que l'on peut exprimer ses sentiments et partager son vécu, mais ceci ne fait pas que l'on soit professionnel de santé.


Donc remettre en question, les diplômes, l'expérience et donc l'expertise du professionnel de santé en disant que ce n'est pas à prendre en compte, parce que l'on a été patient et qu'on en sait " autant ", j'arrive pas à comprendre.

J'arrive pas à comprendre puisque chacun dans sa fonction, serait choqué de l'entendre.

Celui qui a été enseignant serait choqué de l'entendre. Il serait choqué d'entendre qu'on lui dise, ce n'est pas parce que tu as été enseignant pendant 40 ans, que tu en sais plus que moi, car j'ai été élève, ou car j'ai des enfants scolarisé.

J'arrive pas à comprendre parce que justement, que ce soit Loli, Pétunia ou Caillou, j'estime avoir à faire, à des braves gens intelligents.

Et justement non pas à des " cons ".

Car le terrain du soin justement, c'est pas seulement le cumul des pratiques, mais aussi le cumul des réflexions sur la pratique. Ce n'est pas que les bras et les jambes c'est aussi la tête.

C'est toute une vie durant, des réunions cliniques, des regards posés sur la pratique en elle même, une réflexion. C'est toute une vie de formation pour aller justement, dans ce que l'on appelle ; la bioéthique.


Or, dans le milieu du soin, il y a un fossé qui s’agrandit de plus en plus, entre la réflexion sur le soin et donc son éthique et les moyens mis en place pour la respecter.

Et c'est de ceci dont souffre Encelade, dans son expertise professionnelle.

Je pourrai citer plein d'exemples ensuite tant c'est récurant.



Ainsi, je pense aujourd'hui, pour conclure sur le moment :


Non, il ne s'agit pas de dire que je discute avec des cons, bien au contraire, je ne suis pas du tout arrivé à cette conclusion.


je pense plutôt que l'expertise des professionnels est inquiétante. Trop inquiétante pour qu'elle soit acceptée.

Et ceci, n'a rien à voir avec l'intelligence, je pense plutôt que nous savons tous qu'un moment, nous aurons sans doute la nécessité de remettre entre les mains d'une équipe de soin, notre vie ou celle de nos proches.

Ainsi, l'expertise du professionnel de santé, est trop inquiétante car elle balaye de la main, le lieu justement de notre dernière espérance.

Je pense qu'Alfred résume plutôt bien ma conclusion, je le cite.

" j'arrête de lire Tonton et Encelade, ce qu'ils disent me plombe le moral ".


Dans cette phrase, tout est dit je pense, et ceci n'a rien à voir avec l'intelligence.

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Tonton




MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 08:50

*Encelade* a écrit:




Avec les pompiers on est au top de la confiance, et du respect (95% des francais... un plébiscite).... mais c'est pas de ça dont on a besoin.


Je pense que les pompiers sont un bon exemple pour parler d'une autre façon de l'agitation crée à partir de notre discussion, en restant justement dans l'idée que j'expose sur la confusion des fonctions issues au départ, de l'expression des bons sentiments.

Si la maison prend feu, et que nous savons que nos enfants sont dedans, le bon sentiment comme celui d'amour, nous poussera forcement à vouloir intervenir.

Or la seule chose qui sera obtenue, finalement, c'est notre propre mort.

Nous entrerons dans la maison, mais la fumée nous aveuglera au point que nous ne saurons plus trouver l'escalier qui mène à leur chambre. D'autant plus que les textiles chimiques, en feu, produisent rapidement des effluves toxiques, qui piquent les yeux et prennent à la gorge.

Nous ne ferons pas 20 m avant de tomber asphyxié, sans rien avoir pu faire pour sauver nos enfants.

Mais pourtant, en raison des sentiments, tout parent sera poussé à se jeter dans le feu.

Ainsi quand les pompiers interviennent, ils le peuvent parce qu'ils sont équipés, tout en prenant bien sûr des risques, mais des risques calculés à partir de leur expertise professionnelle.


Ils savent si il est trop tard pour les enfants, car ils savent si ils sont déjà asphyxiés. Et du coup, prioriser la sécurité des voisins, quitte à fermer des portes.


Ainsi, si un pompier venait à exprimer, ses manques de moyens en affirmant son mal être par ce qu'il ne dispose plus des équipements nécessaire pour intervenir, serait il entendu ?

Est ce qu'un parent peut accepter d'entendre, que le pompier ne s'est pas jeté au feu pour sauver les enfants, parce que trop tard, car il a préféré du coup, priorisé la sécurité du voisinage ? Serait il entendu ?

La fumée tue avant le feu et bien plus rapidement qu'on le pense.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 10:25

la discussion a démarré au départ sur l'euthanasie
pour Encelade cela a été un tremplin pour parler des problèmes de la profession
pour moi , ce n'était pas le sujet mais bon ...

en parlant de ce problème elle a en même temps parlé des siens personnels ...

comme j'ai le défaut ( ou la qualité ? ) de toujours vouloir aider même quand on ne me le demande pas , je me suis fait ramassée ....pas grave...moi je suis bien dans ma peau , je sais relativiser les problèmes et je sais trouver les solutions qui me permettent de rester sereine  

ensuite quand Tonton est intervenu en insistant sur les problèmes de la profession , j'ai tout de suite signalé que c'était un problème politique et économique , là encore ça n'a pas plu , pourtant tout le problème est là et pas ailleurs

je n'ai pas pu insister car sur ce forum on nous rappelle régulièrement de ne pas faire de politique

ensuite le présent sujet a été ouvert , mais l'incompréhension par rapport à nos réactions est restée la même

oui , c'est une discussion qui aurait dû être gagnée d'avance , car à aucun moment on n'a contredit ce que vous expliquez de la situation lamentable ,

personnellement ça ne m'a rien appris , je connais l'envers du décor , comment ? le sujet n'est pas là , on me fait confiance ou pas

que ce que je dis soit vrai ou pas , le problème de la profession est réel , il est là , et il est politique (je ne soulignerai jamais assez )  

certains ont sûrement appris sur l'envers du décor et ont été horrifiés , c'est normal , car en effet c'est horrible du point de vue des procédures imposées par manque de moyens , mais là non plus ce n'était pas une raison de s'en prendre aux intervenants  

et pourquoi dire de façon récurrente qu'on ne comprend rien ?

si d'autres ont voulu comme moi donner au passage des conseils de compassion ,  cela montre leur empathie et pas leur incompréhension

car si les 2 choses ont été mélées et c'est normal qu'elles le soient , ce n'est pas de notre fait

à un moment j'ai redit que c'était un problème politique et je ne suis plus intervenue , car que pouvons nous faire ici , nous pauvres forumeurs, que de déplorer et de compatir ?

il y a beaucoup d'infirmiers , infirmières dans les gilets jaunes , la situation actuelle en france en est là car  ce sont les gouvernements qui n'écoutent pas , qui ne comprennent pas

pour ma part , la vieillesse et la mort ne m'inquiète pas , je suis suffisamment  préparée pour bien gérer tout cela sans passer par les hopitaux , je souhaite à tout le monde d'arriver à en faire autant
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OlivierV
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 11:33

loli83 a écrit:


si d'autres ont voulu comme moi donner au passage des conseils de compassion ,  cela montre leur empathie et pas leur incompréhension


Il faut toujours être très prudent sur internet lorsqu'on parle de conseils de compassion ou autres. Conseiller à untel de boire telle eau, ou à untel de se recycler à la campagne, je n'appelle pas cela de la compassion. Cela me fait plutôt l'effet de conseils stériles ne pouvant aider une personne en souffrance.

loli83 a écrit:
pour ma part , la vieillesse et la mort ne m'inquiète pas , je suis suffisamment  préparée pour bien gérer tout cela sans passer par les hopitaux , je souhaite à tout le monde d'arriver à en faire autant

Ben moi non plus la vieillesse et la mort ne me font pas peur. Mais par contre, pour ce qui est de souffrir, là oui, je suis plein d'appréhension.

_________________
"Dans une société établie sur l'esprit de compétition, il ne peut y avoir de fraternité ; et aucune réforme, aucune dictature, aucune méthode éducative ne l'engendrera."
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loli83

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 12:34

olivier a écrit:
Ben moi non plus la vieillesse et la mort ne me font pas peur. Mais par contre, pour ce qui est de souffrir, là oui, je suis plein d'appréhension.

c'est normal , tout le monde a peur de souffrir , moi la première et moi je ne supporte pas de souffrir , mais pas du tout , peut être encore moins que quelqu'un d'autre

donc j'ai pris des dispositions pour cela , car j'ai souffert dans ma vie,  je suis comme tout le monde

mais il faut distinguer 2 choses essentielles :

la douleur physique
et les souffrances qu'elles soient physiques ou mentales  

la douleur physique n'est qu'un signal qui arrive au cerveau comme quoi le corps a un problème

il ne faut pas ignorer ce signal au départ , il faut chercher d'où il vient , parfois c'est évident (accident ) , des fois ça l'est moins
mais quand ça l'est moins il faut chercher jusqu'à ce que l'on trouve

et donc quand on a trouvé,  il faut faire le nécessaire soit par soi même soit par un chirurgien ou une méthode naturelle

je donne un exemple : une fois je me suis cassé la clavicule , on a fait une radio , il a fallu me mettre une broche
le soir à l'hopital (dans le cas d'accident c'est sûr que l'on doit passer par la case hopital ) , donc le soir , les infirmiers pour être tranquilles voulaient appliquer le "protocole" :
anti inflammatoire , antibiotiques , antidouleurs ,
j'ai tout refusé , il a fallu que je menace de partir pour qu'on me laisse tranquille
consigne de l'infirmière en chef : " bon , tant pis pour elle , si elle se plaint la nuit vous n'intervenez pas " ...

je ne me suis pas plainte car je n'ai pas souffert alors que cet état est réputé pour être très douloureux
d'ailleurs au matin les infirmiers étaient très étonnés : "comment avez vous fait ?"

pourquoi je n'ai pas souffert ? parce que j'avais analysé l'origine de la douleur , mon épaule était encore blessée , d'où les messages nerveux à destination du cerveau , mais le nécessaire avait été fait , et mon cerveau était programmé pour mettre ces messages "à la poubelle" , car devenus inutiles
cela m'a donné du travail , cette mise à la poubelle continuelle , mais pas de sensation de souffrance

voilà pour la douleur physique

après les souffrances c'est autre chose , là je trouve qu'il faut anticiper en amont , car là on n'est plus tributaire d'un accident , du mauvais moment , du mauvais endroit

cela peut venir de nous mêmes ou d'un tiers ,
si cela vient d'un tiers ou d'uns situation familiale ou professionnelle , ma solution c'est la fuite si cela devient trop insupportable

si cela vient de nous mêmes , il faut prendre toutes les mesures pour s'en sortir , y compris en acceptant de l'aide de personnes expérimentées ( pas forcément avec "le diplome" , exemple des alcooliques anonymes )  

si malgré tout ça devient également trop insupportable , on en revient au problème de l'euthanasie , qui est un suicide plus confortable ,

mais de toutes façons pas question de souffrir au delà du supportable pour chacun ,
ce qui fait que , sauf à être empêché physiquement dans ma liberté , je ne suis que très peu tracassé par cette possibilité de souffrance , car là aussi en amont j'ai pensé aux possibilités de m'échapper au cas où
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Alfred#

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 13:41

loli83 a écrit:


pourquoi je n'ai pas souffert ? parce que j'avais analysé l'origine de la douleur , mon épaule était encore blessée , d'où les messages nerveux à destination du cerveau , mais le nécessaire avait été fait , et mon cerveau était programmé pour mettre ces messages "à la poubelle" , car devenus inutiles
cela m'a donné du travail , cette mise à la poubelle continuelle , mais pas de sensation de souffrance

voilà pour la douleur physique


Je ne crois pas à ton explication, je me suis cassé quelques os et ça fait mal même si je sais d'où vient la douleur, on souffre pas tous pareil, on est plus ou moins sensible a la douleur.

Citation :
Ben moi non plus la vieillesse et la mort ne me font pas peur. Mais par contre, pour ce qui est de souffrir, là oui, je suis plein d'appréhension.
Pareil pour moi. Si ce que je vivais était très douloureux, je préférerai être gavé de morphine, plutôt qu souffrir, avec le risque de mourir plus vite.

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loli83

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 13:55

alfred a écrit:
Je ne crois pas à ton explication, je me suis cassé quelques os et ça fait mal même si je sais d'où vient la douleur, on souffre pas tous pareil, on est plus ou moins sensible a la douleur.

je t'assure Alfred , je suis très sensible à la douleur , hypersensible même

à tel point que si un nerf est touché chez le dentiste , mon cerveau n'a pas le temps d'appliquer la programmation , je fais un bond sur le fauteuil ,  j'envoie tout valser et je ne suis pas loin de l'évanouissement  

dans ce cas , il faut systématiquement me faire une piqure pour endormir le nerf au préalable

mais dans les autres cas où la douleur est moins rapide , je t'assure que l'on peut y arriver , d'ailleurs que font les antidouleurs genre paracétamol ( doliprane , efféralgan ) , ? ils ne traitent pas la blessure , ils agissent uniquement au niveau de ton cerveau

donc pourquoi risquer des effets secondaires avec ce genre de médicaments , alors que l'on peut y arriver soi même avec de l'entrainement
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cailloubleu*
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 15:30

loli83 a écrit:
alfred a écrit:
Je ne crois pas à ton explication, je me suis cassé quelques os et ça fait mal même si je sais d'où vient la douleur, on souffre pas tous pareil, on est plus ou moins sensible a la douleur.

je t'assure Alfred , je suis très sensible à la douleur , hypersensible même

à tel point que si un nerf est touché chez le dentiste , mon cerveau n'a pas le temps d'appliquer la programmation , je fais un bond sur le fauteuil ,  j'envoie tout valser et je ne suis pas loin de l'évanouissement  

dans ce cas , il faut systématiquement me faire une piqure pour endormir le nerf au préalable

mais dans les autres cas où la douleur est moins rapide , je t'assure que l'on peut y arriver , d'ailleurs que font les antidouleurs genre paracétamol ( doliprane , efféralgan ) , ? ils ne traitent pas la blessure , ils agissent uniquement au niveau de ton cerveau

donc pourquoi risquer des effets secondaires avec ce genre de médicaments , alors que l'on peut y arriver soi même avec de l'entrainement

Et pourtant chère Loli tu pourrais te dire que c'est normal et explicable la douleur que tu ressens? Very Happy


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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 15:35

Tonton a écrit:
Parce qu’involontairement, que ce soit Caillou, Pétunia ou Loli, n'avaient pas conscience que les réponse données, à Encelade, ne lui faisait pas le bien, que pourtant ces braves personnes voulaient lui procurer.

Si tu persistes à nous appeler des braves gens, avec tous les sousentendus que ça implique, je vais t'appeler ce brave Tonton. Razz

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 20:01

cailloubleu* a écrit:
Tonton a écrit:
Parce qu’involontairement, que ce soit Caillou, Pétunia ou Loli, n'avaient pas conscience que les réponse données, à Encelade, ne lui faisait pas le bien, que pourtant ces braves personnes voulaient lui procurer.

Si tu persistes à nous appeler des braves gens,  avec tous les sousentendus que ça implique, je vais t'appeler ce brave Tonton. Razz

>Je ne vois où se trouve la désobligeance à dire que vous êtes tous de braves et honnêtes personnes, je vais quand même pas dire le contraire de ce que je pense à cause de la peur des sous entendus.

Déjà que c'est pas facile de se faire comprendre, alors là on s'en sortirait plus. Vous seriez pas des braves gens, je viendrai pas aussi souvent sur ce forum pour retrouver votre compagnie.


Ben je sais bien que c'est par compassion que des réponses ont été données à Encelade, mais elles n'ont pas été appropriées à la situation et je l'ai démontré en faisant appel pour chacun à sa propre expertise dans son champs de compétence et à sa réaction si quelqu'un doutait de son expérience, en prenant les donnés sous l'angle du ressenti plutôt que du professionnalisme.


Professionnaliser la situation, c'est sûr que c'est prendre de la distance avec le ressenti, et donc un peu froid par rapport à des réactions à chaud.

Car non, le soucis n'est pas non plus vraiment économique, il y a de l'argent et il n'est pas non plus réellement politique, car la politique, il y en a tout le temps, c'est pas nouveau.


je pense que le principale soucis, c'est justement de ne pas tenir compte des expertises car c'est je trouve ce qui conduit le plus à la contre productivité, du moins en France.

On se contente des sentiments, mais on consulte peu les expertises.

Donc les politiques jouent là dessus, comme c'est le cas pour la gestion du soin. On joue sur les sentiments sans écouter les lanceurs d'alertes. Ce qui est aussi le cas pour par l'écologie.


Je dirai donc que le soucis est avant tout pédagogique.

Et face à ce manque de pédagogie, il est difficile ensuite de discerner les cadres nécessaire aux questions bioéthiques, que ce soit pour l'euthanasie, la GPA ou l'IVG.

On se contente souvent de considérer ces questions sous l'angle des sentiments, si par exemple tu émets des questions éthiques sur la GPA, on va dire que tu es homophobe sans qu'il y est vraiment du coup de débat de fond.

Et pour l'euthanasie c'est un peu pareil, car celui qui dit qu'il faut mettre un cadre au nom de la bioéthique, est souvent pris pour une personne peu sensible à la douleur de l'autre.


Les discours fonctionnent plus sur le ressenti, que sur l'expertise et donc je pense que le soucis est avant tout pédagogique, un problème sur la façon non pas comment circulent les informations, mais plutôt la façon de les considérer au départ.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 20:14


J'ai payé 5600€ en Allemagne pour des soins qui en France sont gratuits

Si j'avais résidé en France je n'aurais rien payé. Je le mentionne pour ceux qui pensent que tout est mauvais en France, le secteur médical pour l'usager est je trouve le meilleur du monde. Les Français ne voient pas à quel point le système est abordable pour les usagers et excellent du point de vue infirmier et médical.
Les infirmières sont recrutées sur le  niveau bac et ont encore trois années d'étude, contre  pas de bac en Allemagne et 2 années d'étude.
Pour les médecins c'est 7 ans d'études en France contre 5 en Allemagne.

Mais pour les médicaments c'est 5€ par boîte de médicament qui sont de notre poche. Inutile de dire qu'il n'y a pas de trou de la sécu en Allemagne.

Il y a quand même des usagers qui sont intégralement remboursés, ce sont les Privatpatienten les patients qui paient une assurance maladie élevée. Les riches quoi.  Ce sont les chouchous des médecins car ils se font payer des honoraires plus élevés.

La Grande Bretagne est un pays où théoriquement les patients paient peu comme en France, mais au prix de quel mauvais service! Ceux qui dépendent de la sécu de base, le National Health Service , ils sont mis sur des listes d'attente pour être opérés.

Citation :
The number of patients waiting for an operation on the NHS has reached 4.3 million, the highest total for 10 years, official figures show.

Growing numbers are having to wait more than the supposed maximum of 18 weeks for planned non-urgent surgery such as a cataract removal or hip or knee replacement.

4,3 millions de britanniques sont en attente d'une opération chiffres de 2018

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 20:21

Alfred# a écrit:
loli83 a écrit:


pourquoi je n'ai pas souffert ? parce que j'avais analysé l'origine de la douleur , mon épaule était encore blessée , d'où les messages nerveux à destination du cerveau , mais le nécessaire avait été fait , et mon cerveau était programmé pour mettre ces messages "à la poubelle" , car devenus inutiles
cela m'a donné du travail , cette mise à la poubelle continuelle , mais pas de sensation de souffrance

voilà pour la douleur physique


Je ne crois pas à ton explication, je me suis cassé quelques os et ça fait mal même si je sais d'où vient la douleur, on souffre pas tous pareil, on est plus ou moins sensible a la douleur.

Citation :
Ben moi non plus la vieillesse et la mort ne me font pas peur. Mais par contre, pour ce qui est de souffrir, là oui, je suis plein d'appréhension.
Pareil pour moi. Si ce que je vivais était très douloureux, je préférerai être gavé de morphine, plutôt qu souffrir, avec le risque de mourir plus vite.


En général c'est ce qu'il se passe, on gave de morphine en connaissance des risques.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 20:54

Tonton a écrit:
cailloubleu* a écrit:


Si tu persistes à nous appeler des braves gens,  avec tous les sousentendus que ça implique, je vais t'appeler ce brave Tonton. Razz

>[b]Je ne vois où se trouve la désobligeance à dire que vous êtes tous de braves et honnêtes personnes, je vais quand même pas dire le contraire de ce que je pense à cause de la peur des sous entendus.

Les sousentendus sont inhérents à l'expression.

Braves gens, pluriel de brave homme, brave femme, est une expression péjorative.

Citation :
Pourquoi l´expression "brave homme" est elle péjorative?

Elle l'est par tradition ; tout repose sur le sens que l'on y donne au mot brave : ici, il implique que la personne est inoffensive, mais probablement un peu simplette.

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Et deux citations de Brassens

Je suis la mauvaise herbe, braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine et c'est pas moi qu'on met en gerbe.


Mais les braves gens n'aiment pas que
On suive une autre route qu'eux
Tout le monde dit du mal de moi
Sauf les muets, ça va de soi.




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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Dim 13 Jan 2019, 21:24

Citation :
En général c'est ce qu'il se passe, on gave de morphine en connaissance des risques.

ben voilà : et donc en plus vous prenez le risque d'être poursuivis

tandis que si un volet de l'euthanasie prévoyait ce genre de cas , vous seriez tranquilles

on ne comprend donc pas que vous soyez contre , puisque vous le faites déjà ( enfin pas tous )
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 07:44

Pas pour moi Caillou, ce qui est " brave " n'a pas de raison de ne pas l'être même si des " esprits malins " cherchent à brouiller les cartes entre le bien et le mal.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 08:03

loli83 a écrit:
Citation :
En général c'est ce qu'il se passe, on gave de morphine en connaissance des risques.

ben voilà : et donc en plus vous prenez le risque d'être poursuivis

tandis que si un volet de l'euthanasie prévoyait ce genre de cas , vous seriez tranquilles

on ne comprend donc pas que vous soyez contre , puisque vous le faites déjà ( enfin pas tous )

En fait, je m’attendais à ce genre de réponse.

Si on en reste sur le ressenti, on peut dire ce que tu réponds, mais pas si on prend la distance de l'expertise.

On est pas des robots, donc on ressent, mais ensuite il faut gérer ses émotions pour faire face.

Je pense qu'en France, le soucis est de trop se contenter du ressenti, et ne pas tenir compte des expertises. On multiplie donc les commissions d'éthiques, pour débattre d'un fond mais restant émotionnelles; ceci crée des difficultés pour ensuite parler des champs d'applications.


C'est en tout cas ce que j'entend souvent de mes ami( es ), peu importe le métier qu'ils font, ils sont confrontés souvent à des décisions d'éthiques, voir même de production, contre productives, parce que le terrain n'est pas pris en compte.

Ça fait 15 ans , que la cours des comptes a rendu son verdict, en disant que l'argent public partait trop dans les commissions et pas dans les applications du terrain.

Nous avons pourtant un parlement et un sénat, mais depuis plus de 30 ans, des commissions se sont multipliées sans forcement être réellement productives. On reste donc dans la dimension ressentie, et pas dans l'expertise du terrain.

J'ai encore entendu un député le dire, en disant que par exemple dans les hôpitaux, on parle de faire des économies, tout en multipliant les postes de direction et donc du secteur administratif s'y rattachant.

Et ça 20 ans qu'on le dit dans notre expertise de dépense de santé, sans être entendu, même si aujourd'hui la raison va vers notre bilan.

On a donc pris bcp de retards sur les autres pays, y compris en ce qui concerne l’euthanasie.


Or, dans le ressenti de la douleur, on pourrait comparer la dose de morphine avec une forme d'euthanasie. Mais pas dans l'expertise, puisque c'est très différent. On peut pas comparer.

Car dans le cas de la morphine, on part de la prescription médicale, c'est à dire de la décision médicale. Alors que lorsque l'on parle de l’euthanasie, il est question de la décision du patient.


C'est donc dans l'expertise, pas le même point de départ. Et donc pas les mêmes champs d'applications, y compris juridiques.

On ne peut pas appliquer la même juridiction dans l'accompagnement en fin de vie, décidé par un médecin et la décision d'un patient. Juridiquement, ce n'est pas les mêmes parties civiles.

Heureusement !
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 10:21

Tonton a écrit:
Pas pour moi Caillou, ce qui est " brave " n'a pas de raison de ne pas l'être même si des " esprits malins " cherchent à brouiller les cartes entre le bien et le mal.

Très bien mais pas pour moi, alors merci de ne plus nous appeler des braves gens, qui signifie des gens sans mauvaise intention mais un peu niais, je ne crois pas que Loli et Pétunia apprécient non plus.

Tonton a écrit:
Or, dans le ressenti de la douleur, on pourrait comparer la dose de morphine avec une forme d'euthanasie. Mais pas dans l'expertise, puisque c'est très différent. On peut pas comparer.

Car dans le cas de la morphine, on part de la prescription médicale, c'est à dire de la décision médicale. Alors que lorsque l'on parle de l’euthanasie, il est question de la décision du patient.



Tout à fait. Il y a donc plusieurs cas.
En quoi la décision du patient serait à mépriser?

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 10:42

cailloubleu* a écrit:
Tonton a écrit:
Pas pour moi Caillou, ce qui est " brave " n'a pas de raison de ne pas l'être même si des " esprits malins " cherchent à brouiller les cartes entre le bien et le mal.

Très bien mais pas pour moi, alors merci de ne plus nous appeler des braves gens, qui signifie des gens sans mauvaise intention mais un peu niais, je ne crois pas que Loli et Pétunia apprécient non plus

Effectivement Cailloubleu, je n'apprécie pas du tout non plus être traitée de "brave"... 


Citation :
Car dans le cas de la morphine, on part de la prescription médicale, c'est à dire de la décision médicale. Alors que lorsque l'on parle de l’euthanasie, il est question de la décision du patient.

la plupart de ceux que je connais, ce n'est pas venu de la décision du patient mais de la famille, sous la "proposition voilée" d'un soignant : interne la plupart du temps.

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 10:51

Pétunia a écrit:
cailloubleu* a écrit:


Très bien mais pas pour moi, alors merci de ne plus nous appeler des braves gens, qui signifie des gens sans mauvaise intention mais un peu niais, je ne crois pas que Loli et Pétunia apprécient non plus

Effectivement Cailloubleu, je n'apprécie pas du tout non plus être traitée de "brave"... 


Citation :
Car dans le cas de la morphine, on part de la prescription médicale, c'est à dire de la décision médicale. Alors que lorsque l'on parle de l’euthanasie, il est question de la décision du patient.

la plupart de ceux que je connais, ce n'est pas venu de la décision du patient mais de la famille, sous la "proposition voilée" d'un soignant : interne la plupart du temps.

Dans notre cas, le seul qui m'ait touché de près, mon frère et moi avons dit aux médecins "nous voulons pas que notre mère souffre, ni moralement ni physiquement" Elle avait de terribles cauchemars, elle qui avait toujours été un ange, en plus des souffrances physiques.. Il y a des limites aux souffrances et à l'injustice.

Je pense encore avec la plus profonde reconnaissance à cette équipe médicale. Qu'ils soient bénis!


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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 11:06

on peut discuter du sens du qualificatif "brave ", c'est vrai  au départ ce n'était pas péjoratif mais pour la plupart ça l'est devenu

et ici dans le contexte de la discussion , où sans arrêt notre soi disant incompréhension a été mise  en avant , en effet c'était malvenu de nous traiter de "braves"

ça dépend aussi des régions , si nous avions été entre provencaux  , ça pouvait passer , car en provence pour marquer la niaiserie ou naïveté , on rajoute "bien braves"
s'il n'y a pas le "bien " devant brave , cela veut juste dire que l'on est serviable , ça dépend du contexte aussi , parce en remerciant pour insister sur sa reconnaissance , la personne peut rajouter le "bien"
mais si on parle d'un tiers en disant "il est bien brave " à tous les coups cela veut dire il est gentil mais bêta pour revenir à la morphine en face de la souffrance , non ce n'est pas le patient qui demande une dose  mortelle , car souvent il n'est pas en état de le faire , il veut juste arrêter de souffrir, et bien sûr dans le cas où il n'y a plus aucun espoir de guérison
dans ce  cas c'est à la famille en accord avec le médecin de décider d'une dose mortelle
actuellement cette décision n'est pas légale , donc tout cela se fait au petit bonheur la chance suivant les docteurs , les familles
que au moins lorsque il y a un accord et que bien sûr la décision est justifiée , les docteurs ne courent plus le risque d'être poursuivis.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 13:29

loli83 a écrit:
on peut discuter du sens du qualificatif "brave ", c'est vrai  au départ ce n'était pas péjoratif mais pour la plupart ça l'est devenu

et ici dans le contexte de la discussion , où sans arrêt notre soi disant incompréhension a été mise  en avant , en effet c'était malvenu de nous traiter de "braves"

ça dépend aussi des régions , si nous avions été entre provencaux  , ça pouvait passer , car en provence pour marquer la niaiserie ou naïveté , on rajoute "bien braves"
s'il n'y a pas le "bien " devant brave , cela veut juste dire que l'on est serviable , ça dépend du contexte aussi , parce en remerciant pour insister sur sa reconnaissance , la personne peut rajouter le "bien" mais si on parle d'un tiers en disant "il est bien brave " à tous les coups cela veut dire il est gentil mais bêta

Je confirme en tout point

Citation :
pour revenir à la morphine en face de la souffrance , non ce n'est pas le patient qui demande une dose  mortelle , car souvent il n'est pas en état de le faire , il veut juste arrêter de souffrir, et bien sûr dans le cas où il n'y a plus aucun espoir de guérison
dans ce  cas c'est à la famille en accord avec le médecin de décider d'une dose mortelle
actuellement cette décision n'est pas légale , donc tout cela se fait au petit bonheur la chance suivant les docteurs , les familles
que au moins lorsque il y a un accord et que bien sûr la décision est justifiée , les docteurs ne courent plus le risque d'être poursuivis.
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Dans notre cas nous avions été dans le non-dit.

« Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu'à la mort. Si le médecin constate qu'il ne peut soulager la souffrance d'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, qu'en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger sa vie, il doit en informer le malade,[...] la personne de confiance [...], la famille ou, à défaut, un des proches. » (CSP Article L1110-5 [archive]).

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 14:43

si cette décision est légale.

Augmenter la dose, pour répondre aux symptomes même si cela précipite la mort, c'est justement ca la loi léonetti.



pffffffffffffffff ca serait bien que ceux qui parlent, sachent de quoi ils parlent, au lieu de donner une illusion de façade qui ne trompe que les non-initiés.


Donc merci d'arrêter de pourrir les discussions avec des idées fausses, et autres délires merci.



bon revenons à nos moutons:

un article qui illustre la situation des infirmiers libéraux (comme moi je suis une petite joueuse, je n'ai pas eu droit au grand jeu, mais voilà ce qui arrivent aux infirmiers qui travaillent durement au quotidien pour prodiguer des soins, pour maintenir au domicile les malades.

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La Chasse aux Trésors !

Les petites gens, ça peut rapporter gros !



Les petites gens, ça fait dans le modeste, le minimum du minima, qu'il soit social ou salarial. Ça vous fait des économies à coup de dix euros par mois. Ça peut parfois monter à cinquante voire cent euros les jours de baraka. Les petites gens, ça fait des piles avec les centimes, ça ne jouent décidément pas dans la cour des grands. Les petites gens ont peu d'importance, ils protestent rarement et se défendent peu. Individuellement, ils n'ont aucun pouvoir et le monde des grandes gens leur est généralement inaccessible.

Pourtant, les petites gens ne sont pas dénuées d'intérêt. Leur épargne, par exemple, intéresse non seulement le gouvernement mais également les entreprises. Évidemment, ce ne sont pas les malheureux 22 950 euros placés sur le livret A de madame Michu rémunérés à seulement 0.75 % qui les captivent autant mais plutôt toutes ces madames Michu et ces Monsieur-tout-le-monde qui, tous livrets A confondus, cumulent un alléchant magot de plus de 10 milliards d'euros. Fin 2016, la France comptait 55,8 millions de livrets soit quasiment un livret par habitant. Il est utile de rappeler que ces 10 milliards d'euros placés sur ce livret cher aux français représentent à quelques millions d'euros près la fortune de Xavier Niel, numéro 10 dans le classement des plus grandes fortune de France avec ses 9.4 milliards d'euros de patrimoine professionnel, patron d'Iliad, groupe français de télécommunications (Free...) ou encore celle de Pierre Castel, classé juste au dessus avec ses 11.5 milliards d'euros de patrimoine professionnel, leader français de la distribution de vins, de bières et de boissons gazeuses.

On note donc que ce qui fait l'intérêt des petites gens, c'est tout d'abord leur nombre, leur deuxième particularité  étant leur incapacité à se défendre de manière isolée. Les petites gens sont donc des proies faciles...

La Pêche Miraculeuse !



Les caisses d'assurance maladie, en mal de fonds pour combler leur déficit, semblent avoir trouvé le filon du siècle auprès des professionnels de santé et plus particulièrement des infirmiers libéraux. Elles ont en tout cas bien compris que la pêche au gros était un exercice difficile et que la prise n'était pas forcément au bout de l'hameçon. Les gros poissons donnent souvent du fil à retordre, ils peuvent casser votre ligne et peut-être même vous amputer d'un doigt... La pêche à la traîne, quant à elle, assurent de belles et nombreuses prises à chaque sortie en mer. A vrai dire, la poiscaille rend le plus souvent les armes sans même avoir combattu...

Le jeu est donc simple : Prenez une profession isolée, peu fédérée où la concurrence devient de plus en plus rude. Optez pour une nomenclature à géométrie variable selon le lieu d'exercice. Prenez soin d'envoyer des notifications d'indus qui courent sur au moins trois années, n'oubliez pas que chez les petits, il faut viser grand ! Ajoutez-y la honte, le dégoût et l'incompréhension induits par une accusation de fraude. Ameutez les médias, roulements de tambour, avis à la population, oyez, oyez bonnes gens ! Ponctionnez directement sur les flux pour mettre l'accusé(e) sur la paille et, si besoin, faites lui passer un sale quart d'heure de un à trois jours en garde à vue. Si possible perquisitionnez son domicile et son cabinet, utilisez les menottes si nécessaire. La présence des enfants de l'accusé(e) est vivement souhaitée pour le traumatisme qu'il peut engendrer. Faut que ça claque non mais !

A ce niveau de lecture, Ayons une pensée émue pour toutes les victimes innocentes  magouilleurs  sans scrupule des Panama Papers. Recueillons-nous sur tous ces hommes politiques, ces milliardaires, ces sportifs de haut niveau, ces célébrités, ces chefs d’État ou de gouvernement laissés aux oubliettes sans tambour ni trompette et surtout exemptés de tous procès après avoir placé des milliards de dollars ou d'euros dans des paradis fiscaux.. Songeons à ces malheureux époux Balkany, mis de nombreuses fois en examen pour blanchiment d'argent qui continuent courageusement honteusement à envahir la scène politique. Pensons enfin à la justice de ce pays...Amen

Bref, si toutefois, vous n'aviez pas la chance d'un Balkany, d'un Fillon ou d'une quelconque personnalité protégée par un parti ou des puissants ; Si, comme certains de vos collègues infirmiers,  vous aviez à subir les affres d'une garde à vue ou d'une perquisition en bonne et due forme ; Si vous deviez expérimenter les geôles françaises avec leur petit côté vintage, leurs toilettes à la turque et leurs couches en béton si moelleuses, leur repas étoilés et leur propreté légendaire ; Si vous deviez tester le port des menottes en dehors d'un fantasme sexuel lors d'une  garde à vue ; Si vous aviez à vivre ce moment inoubliable où, après une perquisition, votre domicile se transforme en champ de bataille ; Si vous deviez être marqué à vie par ce viol de votre intimité. En quelques mots, si vous étiez confronté à cette situation aussi dramatique qu'inavouable, voici quelques informations qui pourraient vous être utiles.

La Perquisition !



La perquisition est une mesure qui, dans le cadre d’une enquête, consiste pour les policiers, les gendarmes ou les magistrats à fouiller un lieu privé pour y trouver des preuves d'une infraction pénale. Les perquisitions qui sont réalisées dans le cadre d’une information judiciaire doivent obligatoirement faire l’objet d’une autorisation écrite de la part d’un magistrat. En revanche, les perquisitions qui ont lieu dans le cadre de l’enquête préliminaire ou dans le cadre d’un flagrant délit ne nécessitent pas d’autorisation. Selon l'article 94 du Code de procédure pénale, tous les lieux privés peuvent faire l’objet d’une perquisition. Si la perquisition se déroule dans le cadre d’une information judiciaire et que la personne perquisitionnée est mise en examen, sa présence ou celle d’un représentant est requise. Une perquisition ne peut se dérouler qu'entre 6 heures du matin et 21 heures. Si la perquisition a débuté avant 21 heures, elle peut se prolonger après cette heure.

La présence de l’avocat de la personne suspectée n’est pas obligatoire lors de la perquisition, même si celle-ci est placée en garde à vue.Toutes les preuves saisies par les personnes opérant la perquisition sont listées et placées sous scellés.

Lorsque les forces de l’ordre ont causé des dommages dans les lieux perquisitionnés, l’État peut prendre en charge les frais de réparation, à certaines conditions. Il est donc utile de conserver les factures des réparations éventuelles. Il faut ensuite adresser un courrier avec les factures à la Direction des Services.

La Garde à Vue !



La garde à vue est une mesure de privation de liberté prise à l'encontre d'un suspect lors d'une enquête judiciaire. Elle permet aux enquêteurs d'avoir le suspect à leur disposition pour pouvoir l'interroger et vérifier la véracité de ses déclarations. La durée de la garde à vue est limitée et le suspect a des droits liés à sa situation, dont celui d'être assisté par un avocat. Selon l'article 63-1 du code de procédure pénale, la personne gardée à vue bénéfice de droits spécifiques. La violation de ces droits peut, dans certains cas, entraîner l'annulation de la mesure de garde à vue.

Ainsi, l'avocat est-il en devoir de contrôler si la personne gardée à vue a été informée de ses droits dans une langue qu'elle comprend. La durée de la garde à vue et éventuellement sa prolongation doivent lui être exposées mais également la qualification, la date et le lieu présumé de l'infraction qu'elle est soupçonnée avoir commise ainsi que les motifs justifiant son placement en garde à vue. La personne mise en garde à vue a le droit d'être examinée par un médecin, de prévenir un proche et son employeur. Elle peut également prévenir les autorités consulaires de l'État dont elle est ressortissante si elle est de nationalité étrangère.  Elle a le droit d'être assistée par un avocat avec lequel elle peut s'entretenir en toute confidentialité durant 30 minutes dès le début de la garde à vue. L'avocat peut consulter les procès verbaux d'auditions de son client et assister à tous ses interrogatoires ou confrontations. Il peut présenter des observations au Procureur de la République ou, le cas échéant, au juge des libertés et de la détention, lorsque ce magistrat se prononce sur l'éventuelle prolongation de la garde à vue, tendant à ce qu'il soit mis fin à cette mesure. Si la personne n'est pas présentée devant le magistrat, elle peut faire connaître oralement ses observations dans un procès-verbal d'audition, qui est communiqué à celui-ci avant qu'il ne statue sur la prolongation de la mesure. La personne mise en garde à vue peut répondre aux questions lors des auditions ou faire le choix de garder le silence.



La Seringue.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 15:01

Désolé Encelade , non ce n'est pas légal !
ce n'est pas légal de donner une dose mortelle en une seule fois , ce n'est pas moi qui le dit ce sont les docteurs
toi tu parles encore des soins palliatifs où en effet les doses sont augmentées régulièrement

mais une personne qui n'a jamais reçu de morphine et un docteur qui arrive et qui lui injecte une dose mortelle , non ce n'est pas légal
(avec l'accord de la famille et parce que l'état du malade le justifie )

les cas  sont  rares , mais ils existent , même si  vous n'en avez  jamais vu malgré votre "expérience "  

et il ne  devrait pas y avoir de poursuites du docteur dans ces cas là


Dernière édition par loli83 le Lun 14 Jan 2019, 21:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 15:51

Et pour 1000eme fois, l'expertise du patient, le soignant l'a aussi.

Un soignant ca tombe malade. Cela peut même avoir un cancer, et mourir.
Un soignant ca a des enfants qui peuvent tomber malades et mourir.
Un soignant ca des parents des proches, qui tombent malades et meurent aussi.

Un soignant aussi a vu des proches mourir, souffrir and co.

Un soignant a pu lui aussi connaitre les affres des hopitaux.

Un soignant aussi a peur de souffrir, il est un être humain comme les autres!

C'est toujours occulté quand vous évoquez les soignants.

Les soignants ils ont AUSSI l'expertise de l'envers du décor.

Et si je vous dis que les soignants sont en grave danger actuellement ce n'est pas pour opposer l'expertise du soignant et du patient. Ni pour se faire plaindre.


Et oui il y a un gouffre entre ce que vous imaginez et où en est toute la profession.



Les soignants se mettent en danger pour soigner. En grave danger.

Bousiller des vies ce n'est pas rien, surtout quand le crime est d'avoir soigné des gens.

Il n'est plus question de misérabilisme, et de plaindre... car c'est accepter telle une fatalité malheureuse.

là cela touche aux droits tout simplement.

Le crime de l'infirmier? faire des soins, qui selon comment on interprète les textes peuvent être jugés excessifs. Punis pour excès de soins. Punis pour avoir répondu aux besoins de personnes malades. Pourquoi le punir? car il creuse le trou de la sécu le vilain.


Quand on ne veut plus rembourser un médicament, on l'annonce, et on ne le rembourse plus.
Quand on ne veut plus rembourser un soins, on dit rien, et on met les infirmiers en taule ou on leur demande rétroactivement les sommes. Ils risquent pas de recommencer, et donc les soins sont refusés et les gens appellent 30 infirmiers différents sans trouver de solutions... créant des situations indignes.

Et ils ne veulent plus rembourser les soins liés à la dépendance, mais ils le disent pas. Ils gardent le tarif très bas, et harcèle les infirmiers en interprétant de manière à le mettre toujours à défaut.

Exemple.
Passage léger chez une personne dépendante, avec multiples petites choses (aide habillage/déhabillage, toutes les surveillances alimentation, conscience, respiration.......... prise des médicaments)... c'est AIS3 (7€95) car c'est une séance de soins infirmiers chez une personne dépendante comprenant l'ensemble des actes de la compétence de l'infirmiere.
OU
Ce n'est qu'un AMI 1 (4€50) car ce n'est qu'une distribution de médicament, le reste n'étant pas pris en compte.

Mais si pour être tranquille on cote AMI 1, donc faut pas trainer on passe en coup de vent, et faut pas nous en demander trop, car le bénévolat, le bon coeur, nous il nous tue... , et bien même là, on peut nous dire alors que cette personne ne présente pas de trouble psychiatrique, donc la prise de médicaments ne peut être prise en charge par l'assurance maladie. et il faut rembourser quand même.

Donc après avoir accepté les ententes préalables pour des AIS 3 envoyé par l'infirmier tous les 3 mois (qui donne officiellement accord pour les soins), après que celui ci ai fait les soins pendant 3 ans. On lui présente la note...

Tout est contestable, avec une facilité déconcertante...

Où comment obtenir des soins les moins cher possible.... on laisse travailler le professionnel et après on lui reprend la rémunération...

Travailler gratuitement, ca a un nom il me semble?

Et tout ça, sous opprobre publique, car drapés dans la vertu, le public demande plus de contrôle encore, et plus de maintien  domicile, et plus d'humanité, et plus de.....................


Tous les plans alhzeimer, cancer, fin de vie, soins pallia... tous évoquent l'accent mis sur le maintien à domicile. Et dans le même temps la cours des comptes demandent que les soins infirmiers de ville soient limités et visés car grossissent trop... Car on grossit plus que les autres paramédicaux et médicaux....... sauf que la dépendance, le grand age, le handicap, la fin de vie c'est 90% de soins infirmiers... et c'est normal qu'on grossisse en nombre et donc en volume de soins remboursés. Mais cela justifie la politique employée.

Donc la société demande aux soignants plus de maintien à domicile, mais punit ceux qui répondent à cette demande.

Beurre et argent du beurre.
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 15:53

loli83 a écrit:
Désolé Encelade , non ce n'est pas légal !
ce n'est pas légal de donner une dose mortelle en une seule fois , ce n'est pas moi qui le dit ce sont les docteurs
toi tu parles encore des soins palliatifs où en effet les doses sont augmentées régulièrement

mais une personne qui n'a jamais reçu de morphine et un docteur qui arrive et qui lui injecte une dose mortelle , non ce n'est pas légal
(avec l'accord de la famille et parce que l'état du malade le justifie )

les cas  sont  rares , mais ils existent , même si  vous n'en avez  jamais vu malgré votre "expérience "  

et il ne  devrait pas y avoir de poursuites du docteur dans ces cas là

Ben tuer quelqu'un qui souffre, sans même tenter d'apaiser ses souffrances, oui c'est un meurtre.

Et il n'y a pas "une" dose mortelle.


Pour info, une euthanasie ne se fait pas à la morphine.
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Tonton




MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 16:55

cailloubleu* a écrit:
Tonton a écrit:
Pas pour moi Caillou, ce qui est " brave " n'a pas de raison de ne pas l'être même si des " esprits malins " cherchent à brouiller les cartes entre le bien et le mal.

Très bien mais pas pour moi, alors merci de ne plus nous appeler des braves gens, qui signifie des gens sans mauvaise intention mais un peu niais, je ne crois pas que Loli et Pétunia apprécient non plus.

Tonton a écrit:
Or, dans le ressenti de la douleur, on pourrait comparer la dose de morphine avec une forme d'euthanasie. Mais pas dans l'expertise, puisque c'est très différent. On peut pas comparer.

Car dans le cas de la morphine, on part de la prescription médicale, c'est à dire de la décision médicale. Alors que lorsque l'on parle de l’euthanasie, il est question de la décision du patient.



Tout à fait. Il y a donc plusieurs cas.
En quoi la décision du patient serait à mépriser?



OK, je n’appellerai personne brave gens, je dirai plutôt des gens bien ou des gens aimants si tu préfères.

Quelqu'un a dit que la parole des patients était méprisée ?


Je ne pense pas, mais que ce soit moi ou Encelade, ce que nous disons c'est qu'il y a un fossé entre " la charte du patient " ( document dont je suppose tu as entendu parlé ) et les moyens mis à disposition pour qu'elle soit respectée.

C'est ceci qui est à l'origine du malaise soignant qui doit alors faire face à 5 traumatismes dans sa fonction dont celui ci. Mais c'est la perte de celui ci et des autre que je vais repréciser qui créent le manque, dans ce qui pourrait compenser le malaise généré.

5 traumatismes donc ;

1 - Le choc émotionnel.

Papi et mami, ont l'image que nous avons de notre enfance. Papi est celui avec qui on construit la cabane dans les bois et mami fait de bons gâteaux ( je caricature ). De la fonction hospitalière, l'image devient différente, c'est des personnes avec du caca jusqu'en dans le dos, déboussolés qui ne savent plus vraiment où elles sont.

J'ai pris cet exemple, mais c'est vrai pour aussi pour autre chose, pour l'accident de la route, dont nous avons une idée, alors que soignant, lui a les mains dedans.


Parfois le corps est dans une sacoche, pas question de le présenter aux familles, c'est trop traumatisant.

2- Les exigences excessives dans la disponibilité du soignant.

On en a un peu parlé, mais disons pour faire court, pas le droit d'avoir une vie de famille normale comme tout le monde, tu rentres dans un bloc sans savoir quand tu en sors et c'est aussi les dimanches travaillés, les fériés, c'est aller bosser pendant que tout le monde dort.

La nécessité de régulièrement modifier, ce que tout le monde prévoit tranquillement, y compris les vacances ( moi je n'en ai plus vraiment que des mises en disponibilité sur des jours posés, c'est à dire que je reste disponible, même si je suis en vacances )

Tout ça en étant sous payé. C'est un traumatisme dans son statut de salarié.


Ces 2 traumatismes, peuvent être gérés, avec souvent l'aide des patients qui connaissent ces difficultés. Ils nous donnent en retour le soutient pour faire face.

Mais les 2 suivants agissent justement à contre sens, et constituent un trop plein, que le soignant n'arrive alors plus à supporter.

3- La déshumanisation de la fonction et le paradoxe éthique.

Que ce soit dans l'éthique, comme la charte dont j'ai parlé, mais aussi dans la technique, la façon dont tu fais les soins, le respect justement du patient et donc de sa parole est au centre.

Par exemple une toilette au lit est dans l'organisation de son déroulement, structuré par le respect de la personne. C'est une technique qui te permet de laver la personne sans jamais devoir la découvrir complètement.

En formation, dans l'évaluation de l'examen permettant d'avoir le diplôme, l'aide soignant autant que l’infirmière sera jugé selon ses capacités à faire le soin sous la tutelle de ces techniques.

L'aide soignant aura pendant l'examen le temps de les mettre en place, la demi heure requise voir plus pour respecter le déroulement.

Mais sur le terrain, ce sera très différent, il aura 7 mn, et donc sera face à l'impossibilité de mettre en place ce qu'il a appris à l'école.

Et pourtant, durant toute sa carrière, il suivra des formations et autres réunions cliniques rappelant le soin dans la dimension d'une éthique humaniste.

C'est à dire que la désillusion traumatisante sera entretenu toute sa carrière durant dans un paradoxe entre éthique et terrain, puisqu'en plus c'est de pire en pire dans les moyens à disposition.

Or le manque de moyens est " justifié " par la nécessité de réduire les dettes publiques, c'est ce qui conduit alors au traumatisme suivant.

4 - la corruption.

De l'argent, il y en a. On parle de la dette publique mais sans rien faire pour lutter contre les fraudes fiscales et au final tout repose dans la réduction des propositions de prestations publiques et leur qualité.

Mais aussi, dans la façon dont est utilisé l'argent, le budget qui reste disponible.

Pourtant, cela fait 15 ans, que la cours des comptes en parle; nous aussi, même plus.

Il y a une multiplication de commission, rajoutant des réflexions d'éthiques parfois nécessaire mais aussi des débats supplémentaires or cadre républicain, en dehors donc de ce qui se fait au sénat et à l'assemblée nationale.

C'est tout un réseau, qui nous coûte énormément d'argent sans que ce qui en sort soit justifiée pour continuer à les financer. La cours des comptes ne cesse de demander de réduire ces dépenses.

Mais quand on regarde qui les composent, on se rend compte que c'est de la corruption. C'est du copinage en fait, dans la symbolique de l'affaire Benalla, des " passe droits " accordé aux " copains " des gouvernements.

C'est la femme d'untel ou le fils de celui ci, qui gagne 15 000 euros par mois, pour s’asseoir et discuter sans que cela ne débouche sur quelque chose.

On comprend alors, malgré la position de la cours des comptes, pourquoi on en parle aussi peu.

5 - Le manque d'écoute.

Ainsi, on réduit les budgets de la fonction publique, imputant ainsi sur la possibilité de pratiquer humainement alors qu'à côté, y compris dans les hôpitaux, on multiplie des postes administratifs qui ne servent pas à grand chose.

C'est donc traumatisant, d'autant plus que ce soit la cours des comptes, comme les professionnels de la santé dans leur expertise, ce n'est pas pris en compte et donc, ce ne risque pas de changer.


Au contraire donc à l'inverse des réformes hospitalière en Angleterre, qui a réduit les champs administratifs mais sans toucher aux effectifs du personnel soignant.

En France, on fait tout l'inverse. Malgré ce qui disent les gouvernements qui en réalité cherchent à cacher, leur propre corruption.


L'Euthanasie.


Il n'y a rien pour l'instant, aucune charte, aucune piste qui cadre la bioéthique. C'est en ce moment en discussion préalable. Si tu veux regarde la chaîne parlementaire, car c'est une des discussions du moment dans les commissions.

Regarde et tu vas comprendre que lorsque des expertises sont présentées pour alimenter les réflexions nécessaire avant la rédaction de texte de proposition parlementaire qui pourraient déboucher sur des textes de lois, elles ne sont pas écoutées.

Tout reste dans l'ordre de " l'émotionnel ", c'est à dire que si un expert présente un bilan de situation, pour demander comment concevoir une éthique face à la réalité des paradoxes, il reçoit en réponse, qu'il est une mauvaise personne, qu'il veut laisser les gens souffrir injustement.

C'est du passage en force, celui d'un exécutif qui ne joue que sur les " émotions " des gens aimants ( si tu m'autorises l'expression ) pour faire passer une idée, mais sans la structurer.

C'est contre productif, car il faut sortir du champ émotionnel pour poser tous les éléments afin de déboucher sur une juridiction ou des " chartes " applicables concrètement.

Ainsi, en réalité, le but est de faire passer une idée, pour ensuite la revendiquer et justifier la politique du moment, mais sans chercher à la structurer pour que ça fonctionne correctement.


Ce pourquoi, par rapport à d'autres pays, nous avons parfois jusqu'à 20 ans de retard.

Ca parle bcp, ça joue sur les sentiments mais au bout, ce qui en sort : rien, le vide intersidéral ou des paradoxes, des exigences inapplicables sur le terrain.


On le sait que c'est le problème en France, chacun dans son expertise, toi dans ta fonction et moi dans la mienne, on le sait, mais les gouvernements ne veulent pas que ça change, ils veulent surtout distribuer les parts du gâteau en servant d'abord " les copains ".
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Tonton




MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 16:58

Pétunia a écrit:
cailloubleu* a écrit:


Très bien mais pas pour moi, alors merci de ne plus nous appeler des braves gens, qui signifie des gens sans mauvaise intention mais un peu niais, je ne crois pas que Loli et Pétunia apprécient non plus

Effectivement Cailloubleu, je n'apprécie pas du tout non plus être traitée de "brave"... 


Citation :
Car dans le cas de la morphine, on part de la prescription médicale, c'est à dire de la décision médicale. Alors que lorsque l'on parle de l’euthanasie, il est question de la décision du patient.

la plupart de ceux que je connais, ce n'est pas venu de la décision du patient mais de la famille, sous la "proposition voilée" d'un soignant : interne la plupart du temps.

Ok, j'ai bien entendu, personne n'aime visiblement entendre qu'elle est une brave personne, aussi je dirai alors des gens biens ou des gens aimants, en espérant vexer personne.

Faut le faire quand même, réussir à vexer quelqu'un en disant du bien de lui...drôle de planète...
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Alfred#

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 17:14

*Encelade* a écrit:


Et ils ne veulent plus rembourser les soins liés à la dépendance, mais ils le disent pas. Ils gardent le tarif très bas, et harcèle les infirmiers en interprétant de manière à le mettre toujours à défaut.

Exemple.
Passage léger chez une personne dépendante, avec multiples petites choses (aide habillage/déhabillage, toutes les surveillances alimentation, conscience, respiration.......... prise des médicaments)... c'est AIS3 (7€95) car c'est une séance de soins infirmiers chez une personne dépendante comprenant l'ensemble des actes de la compétence de l'infirmiere.
OU


Ce que tu décris ressemble en grande partie aux services d'une auxiliaire de vie. Elles font tout ce que tu dis sauf l'aspect médical. Un métier au smic. ça dépend de l'aide personalisée à l'autonomie. APA. Le père d'un voisin en bénéfici il est bien surveillé, l'infirmière ne passe que pour les prises de sang.
C'est clair la sécu ne veut pas payer au tarif infirmier ce qu'une autre personne pourrait faire.

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Tonton




MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 17:20

loli83 a écrit:
cailloubleu a écrit:
Comment le rater donc? Eh bien en ne lisant pas les réponses, en faisant des procès d'intention, en caricaturant, en transformant les dires des uns et des autres, en répétant cent fois que les "bonnes gens ne comprennent rien et qu'on est une victime.

tout à fait !
c'est quand même malheureux !

C'est voulu, c'est pour cacher ce qui est dans l'ombre, car dans la lumière, la vérité apparaît clairement ( c'est biblique ).


loli83 a écrit:
Désolé Encelade , non ce n'est pas légal !
ce n'est pas légal de donner une dose mortelle en une seule fois , ce n'est pas moi qui le dit ce sont les docteurs
toi tu parles encore des soins palliatifs où en effet les doses sont augmentées régulièrement

mais une personne qui n'a jamais reçu de morphine et un docteur qui arrive et qui lui injecte une dose mortelle , non ce n'est pas légal
(avec l'accord de la famille et parce que l'état du malade le justifie )

les cas  sont  rares , mais ils existent , même si  vous n'en avez  jamais vu malgré votre "expérience "  

et il ne  devrait pas y avoir de poursuites du docteur dans ces cas là

Ben non la morphine ne tue personne, ça rend dépendant.

On va pas tuer quelqu'un en lui faisant avaler un kilo de Doliprane non plus. Par contre, il risque de s'étouffer..

On peut pas comparer, car si une intervention chirurgicale peut sauver une personne, par contre, elle peut tuer une personne très âgée déjà ne serait ce qu'à cause de l'anesthésie.

On va pas opérer une personne âgée pour la faire mourir, on va plutôt éviter l'acharnement thérapeutique. Ca sert à rien.

100 gouttes de tel produit et 50 gouttes d'un autre, peut maintenir une personne en vie mais l'inverse, c'est à dire 50 du premier et 100 du second, peut la tuer.

On parle de " cocktail " dans le jargon médical.

C'est interdit de filer un cocktail pour tuer quelqu'un, par contre retirer un des produits, ça s'appelle éviter l'acharnement thérapeutique.

Faut savoir que lorsque l'on arrive à éviter l'acharnement, on ne fait plus non plus ni le change, ni la toilette.

Oui, on laisse la personne dans ses souillures, que c'est vilain, ces soignants ratent rien quand il s'agit de rien foutre...enfin, je ne dis pas que c'est ce que tu penses, mais une personne " aimante " pourrait le penser.

Non, il s'agit juste d'éviter toute [......] qui pourrait stimuler, une personne qui " s'endort " paisiblement dans sa mort.

En général, une personne meurt quand elle est seule, il est rare de pouvoir assister au dernier souffle, sauf bien sûr en cas d'accident grave.

Mais quand la mort s'annonce, mais sans que l'on sache quand, en général la personne s'éteint quand il n'y a personne dans la chambre. Ou que la personne présente, regarde par la fenêtre.

Je sais c'est " étrange ".

Mais souvent, on reste auprès de la personne, du papa et de la maman, puis on va se chercher un café, et quand on revient, la personne est morte.

C'est très souvent comme ça.

il y a beaucoup plus de décès la nuit que le jour en gérontologie.
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Tonton




MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 17:23

Alfred# a écrit:
*Encelade* a écrit:


Et ils ne veulent plus rembourser les soins liés à la dépendance, mais ils le disent pas. Ils gardent le tarif très bas, et harcèle les infirmiers en interprétant de manière à le mettre toujours à défaut.

Exemple.
Passage léger chez une personne dépendante, avec multiples petites choses (aide habillage/déhabillage, toutes les surveillances alimentation, conscience, respiration.......... prise des médicaments)... c'est AIS3 (7€95) car c'est une séance de soins infirmiers chez une personne dépendante comprenant l'ensemble des actes de la compétence de l'infirmiere.
OU


Ce que tu décris ressemble en grande partie aux services d'une auxiliaire de vie. Elles font tout ce que tu dis sauf l'aspect médical. Un métier au smic. ça dépend de l'aide personalisée à l'autonomie. APA.  Le père d'un voisin en bénéfici il est bien surveillé, l'infirmière ne passe que pour les prises de sang.
C'est clair la sécu ne veut pas payer au tarif infirmier ce qu'une autre personne pourrait faire.  


En finançant 2 personnes à la place d'une ? y compris dans leur déplacement ?


On fait rarement des économies de cette façon.
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Alfred#

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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 17:51

Tonton a écrit:
Alfred# a écrit:


Ce que tu décris ressemble en grande partie aux services d'une auxiliaire de vie. Elles font tout ce que tu dis sauf l'aspect médical. Un métier au smic. ça dépend de l'aide personalisée à l'autonomie. APA.  Le père d'un voisin en bénéfici il est bien surveillé, l'infirmière ne passe que pour les prises de sang.
C'est clair la sécu ne veut pas payer au tarif infirmier ce qu'une autre personne pourrait faire.  


En finançant 2 personnes à la place d'une ? y compris dans leur déplacement ?


On fait rarement des économies de cette façon.

Et pourtant on va pas demander à l'infirmière de faire le ménage et les courses, mais l'auxiliaire de vie elle  fait tout ca, elle contrôle aussi les médocs, et aide aux papiers, du coup l'infirmière ne fait plus que les soins médicaux.
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Tonton




MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 18:32

Alfred# a écrit:
Tonton a écrit:


En finançant 2 personnes à la place d'une ? y compris dans leur déplacement ?


On fait rarement des économies de cette façon.

Et pourtant on va pas demander à l'infirmière de faire le ménage et les courses, mais l'auxiliaire de vie elle  fait tout ca, elle contrôle aussi les médocs, et aide aux papiers, du coup l'infirmière ne fait plus que les soins médicaux.

Non, une auxiliaire ne contrôle pas les médocs; c'est soit une IDE soit une pharmacienne qui organise le semainier qui sera ensuite utile pour l'auxiliaire de vie.

Juridiquement, toute personne qui intervient dans le quotidien, peut aider à la prise de traitement mais sous réserve qu'elle se serve d'un semainier préalablement contrôlé par un IDE ou un pharmacien.

Si, et je sais que ça existe, un autre or champ donc de compétence exigée ( ce qui est d'ailleurs logique ) puise dans le " sachet " pour donner un traitement, il n'est pas couvert juridiquement.

En cas d'erreur, c'est sa responsabilité qui est engagée.

Et ça peut se comprendre, car il ne faut pas confondre non plus, l'auxiliaire de vie et l'aide ménagère. Tu peux bénéficier d'une aide ménagère mais pas d'une auxiliaire de vie, c'est à dire d'une aide pour le ménage mais pas pour le reste.

Ca ne sera pas la même personne, car ce n'est pas la même compétence. Après oui, tu peux pour des raisons économiques, demander à l'auxiliaire de vie de faire le ménage en évitant ainsi la dépense de l'aide ménagère, mais ce n'est pas la même chose dans le champ de compétence que de demander à une aide ménagère de faire la toilette.

L'un est formé et l'autre pas.

Or dans la fonction IDE, la toilette et tout ce qui rentre dans le cadre de la première année de formation correspond au travail de l'aide soignant. Donc l'IDE est formé pour faire la toilette et pas l'aide ménagère.

Par contre ni l'aide soignant, ni l'auxiliaire, ni l'aide ménagère ne sont formé pour le reste. Tout se décline car au départ, même la fonction de l'aide soignant, existe que par délégation de ce que fait une ide.

C'est comme ceci que la profession est née.

Or tu ne peux pas demander à une aide ménagère de gérer les médicaments, même à partir d'un semainier, car ce n'est pas autorisé, ça n'entre pas dans le champs de ses compétences, ni la toilette non plus d'ailleurs.

L'idée est de fournir une aide, oui, mais tant qu'à faire une aide compétente. C'est mieux non ?

Donc, une IDE est qualifié pour faire la toilette, et donc si elle passe pour faire une prise de sang, autant qu'elle fasse aussi la toilette, car c'est plus économique que de financer une personne supplémentaire, même si le taux horaire est différent, car ce qui fait surtout la différence en libérale c'est pas le taux horaire.

Encelade l'a expliqué, c'est les frais de déplacement qui coûtent le plus.

Ben tu le sais bien, puisque c'est vrai pour toutes les professions, les différences de prix dans la prestation, ce n'est pas le taux horaire, la marge n'est pas énorme, c'est le supplément en frais de déplacement.


Ensuite, ce n'est pas non plus, ni l'IDE, ni l'aide soignant, l’auxiliaire ou l'aide ménagère qui s’occupe des papiers de la personne, c'est une assistante sociale.

C'est encore une question de compétence.

Chacun est formé dans sa fonction pour venir en aide oui, mais dans l’efficacité. Car ce qui compte dans l'aide apportée c'est que la qualité soit présente pour le bien de la personne, qu'elle est des personnes compétente qui viennent l'aider.

Or justement, il y a une perte dans la qualité, si pour des raisons économiques, tu demandes à une aide ménagère de faire le travail de l'auxiliaire de vie, de l'aide soignant, de l'IDE et de l'assistante sociale, car faute de formation requise pour chaque champ de compétence, forcement, le résultat ne sera pas satisfaisant.

Tu comprends pourquoi Encelade lance " l'alerte ".
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MessageSujet: Re: Infirmières libérales et harcèlement moral Mal Être des soignants   Lun 14 Jan 2019, 18:38

Tonton a écrit:
En général, une personne meurt quand elle est seule, il est rare de pouvoir assister au dernier souffle, sauf bien sûr en cas d'accident grave.

Mais quand la mort s'annonce, mais sans que l'on sache quand, en général la personne s'éteint quand il n'y a personne dans la chambre. Ou que la personne présente, regarde par la fenêtre.

Hé bien, il ne faut pas généraliser non plus : maman et ma belle-mère ont attendu que je sois là pour "partir", je leur tenais la main et pour maman, j'ai récité tout haut le "je vous salue Marie", car elle avait une dévotion très forte envers la Vierge. Et dire, à ce moment là, "à l'heure de notre mort"... ça prend tout son sens.

C'était dans une clinique de Roubaix, j'y ai passé deux nuits avec elle et la surveillante m'avait prévenue qu'elle n'en n'avait plus pour longtemps et m'avait demandé si je voulais que quelqu'un reste avec moi, j'ai refusé.

Quant à ma belle-mère, la docteure avait appelé le matin pour dire qu'elle n'était pas bien. J'y suis allée plusieurs fois dans la journée avec ma belle-soeur et nous ne trouvions pas beaucoup de différence. Nous y sommes retournés le soir avec mon mari et elle est partie à ce moment là, devant nous, je lui tenais aussi la main.

_________________
Puisse Jésus me donner toujours de comprendre que Lui seul est le bonheur parfait, même quand Lui-même paraît absent
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