Dialogue islamo-chrétien
Rejoignez nous vite

Sur le Forum Dialogue Islamo-Chrétien !!!

Dans les convictions et le respect de chacun.

BIENVENUE PARMI NOUS

Dialogue islamo-chrétien

CE FORUM A POUR VOCATION LE DIALOGUE ENTRE CHRETIENS ET MUSULMANS DANS LE RESPECT DES CONVICTIONS DE L'AUTRE
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Marhaba wa s-salam/Bienvenue et Paix
"Ce site se veut être un espace de dialogue entre Chrétiens et Musulmans. Les débats entre Chrétiens ( Catholiques versus Protestants ) comme entre Musulmans ( Sunnites versus Chiites ) ne sont donc pas admis sur nos différents forums. Il est interdit de contester publiquement la modération sauf par MP

Partagez | 
 

 Les causes du déclin du monde musulman

Aller en bas 
AuteurMessage
OlivierV
Moderateur
Moderateur
avatar


MessageSujet: Les causes du déclin du monde musulman   Mer 27 Sep 2017, 12:07

27.09.2017

Bonjour,

Je vous partage un article paru ce jour sur le site Mizane.Info

Issam Toualbi-Thaâlibî est directeur de la Chaire Unesco Emir Abdelkader pour les Droits de l’Homme et la Culture de Paix à l’Université d’Alger I. Dans une tribune sous-titrée « Esquisse d’une réflexion sur les origines du déclin de la civilisation arabo-islamique », dont Mizane.info publie la première partie aujourd’hui, il analyse les ressorts ayant présidé selon lui au déclin historique et civilisationnel du monde musulman. De la fermeture des portes de l’ijtihad à la diffusion d’une culture du taqlid, Issam Toualbi-Thaâlibî inscrit par cette contribution écrite sa marque intellectuelle dans les pas d’Abdelmadjid Charfi et Mohamed Arkoun.
Revenir en haut Aller en bas
OlivierV
Moderateur
Moderateur
avatar


MessageSujet: Re: Les causes du déclin du monde musulman   Mer 27 Sep 2017, 12:11

« Où étaient les Arabes et que sont-ils devenus ? Où sont les poètes, les médecins, les tribuns, les écoles, les bibliothèques, les philosophes, les techniciens, les historiens, les astrologues ? Où sont les livres de leurs arts, où sont les chercheurs et les hommes de lettres commentateurs ? ». Botros al-Bostânî, 1856 (T.F : M. Robinson)

Caravane de pèlerins, manuscrit des Maqâmât d’Harîrî Schefer.

À l’image du grand débat que la chute de l’Empire romain suscita entre les historiens, la question relative aux raisons de la régression de la civilisation islamique n’a cessé, depuis le XVIIIe siècle, de faire l’objet d’une vaste littérature. Voltaire et Montesquieu furent parmi les premiers penseurs européens à se pencher sur la question ; rappelons qu’à leur époque, les deux philosophes français avaient choisi de faire porter la responsabilité de ce déclin aux gouvernants arabo-musulmans que le premier qualifiait de « détestables » et le second de « fâcheux despotes ». Un symposium tenu plus tard à Bordeaux (1956) fut exclusivement consacré aux causes du recul du monde musulman ; l’une des thèses qui avait alors particulièrement suscité l’intérêt des participants fut celle de la conquête de Bagdad par les Mongol, envahissement assimilé à celui de Rome par les Barbares qui fut à l’origine des siècles les plus obscurs de l’Europe moyenâgeuse.

Pour les orientalistes Renan et Lewis, le déclin est le fruit d’un retard culturel

À ces thèses classiques tentant de justifier le déclin musulman par des facteurs essentiellement politiques, d’autres chercheurs tels qu’Ernest Renan (1883) et plus tard Bernard Lewis (2002) mettront en avant des éléments d’ordre plutôt social et culturel, parmi lesquels l’enfermement du monde musulman sur lui-même, la confiance aveugle dans sa suprématie et son refus d’adopter les idées et les techniques occidentales venues de peuples longtemps jugés avec mépris. Il va sans dire que les thèses précédentes avancées par l’orientalisme pour justifier le recul de la civilisation islamique par des facteurs essentiellement d’ordre sociopolitique sont intéressantes à considérer. Mais n’est-il pas possible d’aller plus loin dans l’analyse en essayant de remonter à l’origine même de tous ces facteurs ayant précipité la régression du monde musulman ?

En admettant avec Platon que « toute vie tient dans la justice » du fait que « le droit embrasse toutes les nuances de la vie et maîtrise les forces mystérieuses auxquelles obéissent les sociétés humaines », n’est-il pas permis d’imaginer l’existence d’une relation causale entre la faillite de l’institution jurisprudentielle musulmane du fait de son cloisonnement doctrinal à partir du Xe siècle et le déclin progressif de la civilisation islamique ? Rappelons que l’ijtihâd – effort de réflexion et de déduction – ayant été élevé par les textes sacrés de l’islam au rang de véritable devoir religieux du croyant, les premiers siècles de l’Hégire s’étaient caractérisés par une attitude de tolérance à l’égard de la liberté d’exégèse dans le domaine religieux. Mais le libre examen des Écritures devant donner naissance à des dizaines d’écoles de pensée islamique disposant chacune de son propre corpus théologique, les ulémas ne pouvaient que craindre de voir ce nombre se multiplier à l’infini et finalement dénaturer le message islamique originel.

De la fermeture des portes de l’ijtihad à l’émergence d’un ijma’ contre la libre pensée

La solution qui se proposa alors à l’autorité savante du Xe siècle pour parer à cette situation fut de précipiter l’établissement d’un consensus (ijmâ‘) interdisant le libre examen des Écritures ; ce consensus désigné sous l’appellation de « fermeture de la porte de la jurisprudence » (ghalq bâb al-ijtihâd) s’exprima dans la pratique par le devoir de taqlîd ou « conformisme » ; précepte impliquant de limiter l’activité du savant à l’explication et à l’interprétation du dogme tel qu’établi par les précurseurs de la pensée islamique ; à partir de là, toute velléité de novation, de critique ou de remise en doute des enseignements des Anciens allait systématiquement être taxée d’hérésie. La pensée éminemment « progressiste » dont se prévalaient les premiers docteurs de l’islam ne tarda alors plus à faire place à une nouvelle attitude de frilosité intellectuelle et de défiance collective à l’égard des sciences rationnelles, en particulier la philosophie.

L’anathème antiphilosophique devint ainsi la règle dans l’imaginaire collectif musulman et n’épargna plus aucun esprit religieux ; pour le hanbalite Ibn al-Djûzî (1114-1200) par exemple, la philosophie serait « le principal facteur ayant perverti la foi musulmane ». Ibn al-Salah (1181-1245) ira plus loin dans l’invective en affirmant que « la philosophie est la source de l’idiotie et de la décadence, l’essence de la perdition et de l’égarement, de l’erreur et de la perversion. ». Le juriste hanafite Ibn Nadjîm (1519-1562) ne dit pas autre chose lorsqu’il déclare qu’il « existe plusieurs catégories de savoirs [dont] certains sont interdits par la religion : ce sont la philosophie, la magie, l’astronomie et la sorcellerie ». Quel raccourci ! En arriver ainsi à mettre sur un même pied d’égalité négative la philosophie et la magie en dit long sur le niveau de décadence atteint par la pensée islamique entre le XIe et XIIIe siècle !

Le philosophe Ibn Djankî dans le collimateur des autorités

Les théologiens ne mirent d’ailleurs pas longtemps à quitter le plan de l’invective pour passer plus directement à la violence et à la répression. Ne disposant pas, comme on sait, d’institution inquisitoire pouvant proclamer des condamnations légales, ces derniers avaient cependant toute la latitude de solliciter l’intervention de l’autorité temporelle pour réprimander ou censurer les écrits de tous les penseurs qu’ils jugeaient arbitrairement menaçants pour la foi. La destruction par le feu de livres controversés, en particulier ceux de penseurs réputés anticonformistes, ne mit pas longtemps à devenir un usage habituel en terre d’islam. Le cas du philosophe Ibn Djankî (m.1200) illustre bien ce propos : craignant de voir le patrimoine philosophique arabe disparaître, celui-ci prit l’initiative de rassembler ce qu’il pouvait comme ouvrages de philosophie pour les léguer aux futures générations. Informé de ses intentions, un groupe d’ulémas de Bagdad porta plainte contre lui devant le calife al-Nasir (1180-1225) pour détention de livres subversifs. Aussitôt, celui-ci émit un décret ordonnant la destruction par le feu de la bibliothèque d’Ibn Djankî. Le calife al-Nasir ne fut malheureusement pas le seul souverain musulman à précipiter la ruine du patrimoine philosophique islamique, de même que Bagdad ne fut pas la seule ville musulmane à connaître la pratique de l’autodafé.

Revenir en haut Aller en bas
SKIPEER

avatar


MessageSujet: Re: Les causes du déclin du monde musulman   Mer 27 Sep 2017, 15:11

j'invite a visionner cette vidéo qui nous donne quelques éléments de réponses sur ce sujet ...




Sur ce sujet j'ai trouve un article très intéressant que je partage avec vous :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
OlivierV
Moderateur
Moderateur
avatar


MessageSujet: Re: Les causes du déclin du monde musulman   Mer 27 Sep 2017, 19:45

SKIPEER a écrit:
Sur ce sujet j'ai trouve un article très intéressant que je partage avec vous :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Merci Skipeer !
Revenir en haut Aller en bas
Thedjezeyri14

avatar


MessageSujet: Re: Les causes du déclin du monde musulman   Mer 27 Sep 2017, 20:32

Pour resumer , l'invasion Mongole a anéanti la civlisation musulmane et par la suite dans un temps de guerre et de confusion les savants et les dirigeants ont décidé de fermer les portes a l'Ijtihad mais , ce qui m'etonne est qu'aujourd'hui même si les musulmans admettent que la fermeture d'Ijtihad etait un mauvais pas . la majorité d'entre eux refusent de réouvrir ces portes ??? J'aimerais bien que notre frère Skipper nous explique ce paradoxe.
Revenir en haut Aller en bas
OlivierV
Moderateur
Moderateur
avatar


MessageSujet: Re: Les causes du déclin du monde musulman   Mer 04 Oct 2017, 19:11

Seconde partie du texte de Issam Toualbi-Thaâlibî sur les causes de la décadence du monde musulman. Issam Toualbi-Thaâlibî est directeur de la Chaire Unesco Emir Abdelkader pour les Droits de l’Homme et la Culture de Paix à l’Université d’Alger I.

L’esprit antiphilosophique s’étant, telle une traînée de poudre, propagé à l’ensemble du monde musulman, on trouve des scénarios similaires dans à peu près toutes les villes arabes dont celles andalouses ; en effet, et bien que la pensée philosophique ait un certain temps atteint son apogée en Andalousie, le rationalisme allait peu à peu céder la place au plus têtu du conservatisme malékite ; aussi est-ce par souci maladif de s’attirer à la fois la sympathie des conservateurs que celle des populations qui voyaient en leur consentement « une forme indirecte de révélation »[1] que le souverain al-Mansûr (978-1002) émit un décret ordonnant de brûler tous les ouvrages de philosophie disponibles à Cordoue. Le gouverneur de Séville, Ibn ‘Ubâd (m.1069), n’en fit pas moins en 1049 contre le grand penseur Ibn Hazm (994-1064) qui s’était – comble de l’outrage – permis de critiquer le fondateur du courant malékite. Le calife almohade Abû Yûsuf (1184-1199) lui emboita le pas en émettant un décret prohibant l’étude et l’enseignement de la philosophie, avant de prononcer, en 1197, l’exil d’Ibn Rushd / Averroès (1126-1198) vers la ville juive de Lucena et la destruction de l’ensemble de ses ouvrages.

Une offensive anti-scientifique sur fond d’ethnocentrisme et d’hégémonie politique

De telles réactions de la part des gouvernants musulmans du XIIe/XIIIe siècle ne doivent pas nous surprendre outre mesure dans un contexte historique ayant, comme l’écrit si bien Abdelmadjid Charfi (2004), « systématisé l’ignorance, tué l’esprit de connaissance et l’amour de l’étude, depuis la diffusion de l’imitation servile, au point qu’un poète, sous les Hafsides [1228-1574], a prétendu, exprimant sans doute un sentiment très répandu : « Toutes les sciences hormis le Coran sont mécréance sauf le hadith et le fiqh« [2]. Ajoutons pour clore cette brève réflexion que la philosophie ne fut pas la seule valeur culturelle à avoir été violemment décriée et combattue par les fondamentalistes de l’islam. Les activités liées à l’art et à l’industrie n’échapperont pas moins à l’invective destructrice de théologiens portés par une vision eschatologique du monde. Le fait est que le repli quasi obsessionnel de la majorité des savants musulmans du Xe siècle à l’intérieur d’une lecture rigide du corpus juridique religieux ne tardera pas à installer la société musulmane dans un ethnocentrisme étroit et de surcroît exacerbé par les luttes de clans et les tentations d’hégémonie politique et idéologique.

Au temps où les langues étrangères étaient interdites

Au rejet systématique de la pensée philosophique et de la production intellectuelle devait ainsi s’ajouter l’excommunication de toute œuvre picturale et artistique. Même la représentation imagée de l’anatomie de l’homme allait être frappée d’interdit au risque même de réduire à néant le prestige qui avait longtemps entouré la production médicale arabe ! En tenant alors compte du cloisonnement intellectuel imposé à la raison islamique après l’interdiction de l’ijtihâd au Xe siècle, cloisonnement que Mohammed Arkoun (2003) qualifie à juste titre d’« ignorance institutionnellement organisée », nous comprenons mieux à présent les raisons pour lesquelles la civilisation musulmane était surdéterminée à accumuler tant de retard sur le plan scientifique et technologique. L’interdiction faite aux croyants d’apprendre les langues étrangères, ou celle de quitter les frontières islamiques pour s’initier aux savoirs prodigués par les savants des autres civilisations, le rejet systématique de publications diverses jugées non conventionnelles, tous ces interdits historiques ne pouvaient, au fil du temps et des siècles, qu’empêcher l’épanouissement de la civilisation musulmane et rendre inévitable son déclin.
Revenir en haut Aller en bas
OlivierV
Moderateur
Moderateur
avatar


MessageSujet: Re: Les causes du déclin du monde musulman   Mer 04 Oct 2017, 19:22

Thedjezeyri14 a écrit:
Pour resumer , l'invasion Mongole a anéanti la civlisation musulmane et par la suite dans un temps de guerre et de confusion les savants et les dirigeants ont décidé de fermer les portes a l'Ijtihad  mais , ce qui m'etonne est qu'aujourd'hui même si les musulmans admettent que la fermeture d'Ijtihad etait un mauvais pas . la majorité d'entre eux refusent de réouvrir ces portes ???   J'aimerais bien que notre frère Skipper nous explique ce paradoxe.

Cela vient peut-être de l'absence de clergé en Islam. De l'absence de "tête" principale, comme le pape pour les catholiques.
Chaque "savant" peut déterminer ce qui est vrai ou faux selon lui, même dans des domaines où il n'a aucune compétence.
Ceci dit, je ne désespère pas. Je crois que l'itijhad n'a jamais complètement cessé. Rien ne prouve qu'à titre personnel cet effort ai malgré tout perduré. Rien ne dit que par leur fidélité sincère à la prière certains aient reçu la Lumière divine et l'ont propagé de manière très discrète.
J'ai confiance que l'ijtihad renaîtra de la base dès lors que les dictatures des pays musulmans auront disparu.
Mais je ne crois pas que cela sera un "amen" plénier à ce qu'est l'occident aujourd'hui.

Pour ma part, je peux très bien comprendre qu'il y ait une forme de méfiance face à la science moderne. Non pas parce que ces découvertes ne sont pas dans le Coran, mais plutôt du fait de l'utilisation qui en est faite0 Du fait de la quasi absence d'éthique dans ces disciplines...

J'ai beau regarder presque partout, personnellement je ne connais aucune découverte scientifique qui ait été exploitée si elle ne pouvait pas rapporter bien de l'argent. La science, malheureusement, est trop souvent à vendre...
Revenir en haut Aller en bas
Pierresuzanne

avatar


MessageSujet: Re: Les causes du déclin du monde musulman   Mer 04 Oct 2017, 21:06

OlivierV a écrit:
Mais n’est-il pas possible d’aller plus loin dans l’analyse en essayant de remonter à l’origine même de tous ces facteurs ayant précipité la régression du monde musulman ?


Je sais bien que je n'ai pas le droit théorique d'intervenir dans cette section,
mais mon intervention est purement factuelle : je vais t'expliquer des faits historiques et philosophiques.

Si tu réfléchis bien, Olivier, tu verras que les seuls penseurs musulmans innovants, créatifs en sciences exactes,  
étaient des intellectuels issus de la philosophique mutasilique, c'est à dire qui pratiquaient la philosophie rationnelle d'Aristote. Ils recherchaient la vérité à partir d'observations objectives de la réalité (comme le médecin Razes) ou de raisonnements logiques (comme le philosophe Avéroès).
Les sunnites (des différentes écoles) ont toujours refusé la philosophie rationnelle. Ils se sont attachés au Coran comme unique source authentique et incontestable de toutes vérités.

C'est donc le sunnisme avec sa sacralisation excessive du Coran, et l'interdit qui pèse sur tout musulman de rechercher des vérités en opposition au Coran, qui ont ruiné les sciences exactes en terres d'islam.
Car (et tu en conviendras) depuis le XIIIe siècle, les musulmans ont été totalement incapables d'accéder aux sciences exactes, et d'y faire des progrès.  ... al Ghazali a sa part de responsabilité, avec sa façon dogmatique d'organiser la formation des jeunes musulmans, centrée essentiellement sur l'apprentissage par coeur du Coran.  Depuis le XIIe siècle, on ne discute plus du contenu du Coran, on l'apprend par coeur et on s'y soumet.
Une telle éducation ne prédispose pas à l'ouverture d'esprit à l'âge adulte, et à la créativité scientifique.

et de fait.....
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Les causes du déclin du monde musulman   Mer 04 Oct 2017, 22:02

SKIPEER a écrit:
j'invite a visionner cette vidéo qui nous donne quelques éléments de réponses sur ce sujet ...




Sur ce sujet j'ai trouve un article très intéressant que je partage avec vous :

https://oumma.com/redecouvrir-lhumanisme-spirituel-principe-fondateur-de-lislam-2/

Revenir en haut Aller en bas
OlivierV
Moderateur
Moderateur
avatar


MessageSujet: Re: Les causes du déclin du monde musulman   Jeu 05 Oct 2017, 17:06

Pierresuzanne a écrit:
OlivierV a écrit:
Mais n’est-il pas possible d’aller plus loin dans l’analyse en essayant de remonter à l’origine même de tous ces facteurs ayant précipité la régression du monde musulman ?


Je sais bien que je n'ai pas le droit théorique d'intervenir dans cette section,
mais mon intervention est purement factuelle : je vais t'expliquer des faits historiques et philosophiques.

Si tu réfléchis bien, Olivier, tu verras que les seuls penseurs musulmans innovants, créatifs en sciences exactes,  
étaient des intellectuels issus de la philosophique mutasilique, c'est à dire qui pratiquaient la philosophie rationnelle d'Aristote. Ils recherchaient la vérité à partir d'observations objectives de la réalité (comme le médecin Razes) ou de raisonnements logiques (comme le philosophe Avéroès).
Les sunnites (des différentes écoles) ont toujours refusé la philosophie rationnelle. Ils se sont attachés au Coran comme unique source authentique et incontestable de toutes vérités.

C'est donc le sunnisme avec sa sacralisation excessive du Coran, et l'interdit qui pèse sur tout musulman de rechercher des vérités en opposition au Coran, qui ont ruiné les sciences exactes en terres d'Islam.
Car (et tu en conviendras) depuis le XIIIe siècle, les musulmans ont été totalement incapables d'accéder aux sciences exactes, et d'y faire des progrès.  ... al Ghazali a sa part de responsabilité, avec sa façon dogmatique d'organiser la formation des jeunes musulmans, centrée essentiellement sur l'apprentissage par coeur du Coran.  Depuis le XIIe siècle, on ne discute plus du contenu du Coran, on l'apprend par coeur et on s'y soumet.
Une telle éducation ne prédispose pas à l'ouverture d'esprit à l'âge adulte, et à la créativité scientifique.

et de fait.....

Comme tu le dis toi-même, tu n'as pas le droit de débattre dans cette section.

Je te propose donc de poursuivre la discussion au sujet d'Al Ghâzalî sur celle que j'avais commencée [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les causes du déclin du monde musulman   

Revenir en haut Aller en bas
 
Les causes du déclin du monde musulman
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 30 jours de prière pour le monde musulman
» « Lettre ouverte au monde musulman » du philosophe musulman Abdennour Bidar
» Un universitaire égyptien prédit l'effondrement du monde musulman
» les expressions d'une femme en niqab
» Le déclin intellectuel du monde musulman

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dialogue islamo-chrétien :: Salon pour Musulmans et personnes en recherche-
Sauter vers: