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 Est-ce la fin du califat islamique ?

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mario-franc_lazur
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MessageSujet: Est-ce la fin du califat islamique ?   Jeu 19 Oct 2017, 18:54

19 octobre 2017

Combien d’hommes Daech compte-t-il aujourd’hui ?
Pour mesurer les pertes humaines de Daech, il faut se référer à l’année 2014, son apogée. À l’époque, l’organisation terroriste contrôle un territoire de près de 100 000 km2, réparti entre la Syrie et l’Irak, tandis qu’environ 30 000 hommes se battent sous son drapeau noir. Ces derniers seraient moins de 8 000 aujourd’hui. « Entre 3 000 et 7 000 terroristes continuent de se battre en Irak et en Syrie », a indiqué hier la coalition internationale contre Daech emmenée par les États-Unis.

La majorité des pertes humaines ont été causées par les combats, souvent très violents, menés par les forces locales avec le soutien de la coalition. Une mort au front permettant aux djihadistes de réaliser le rôle de martyr prescrit par l’idéologie de l’organisation.

Il faut aussi prendre en compte les cas de reddition. Environ 400 combattants se seraient rendus en un mois aux Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde soutenue par les États-Unis luttant contre Daech en Syrie. « Nous avons constaté, avant les principales batailles, qu’une fois la zone isolée et l’offensive lancée, de nombreux leaders se carapatent, ils s’enfuient », a indiqué hier le porte-parole de la coalition, le colonel Ryan Dillon.

(à suivre)

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Le texte coranique est il divin ? réponse chrétienne écrite à l'intention de ceux qui seraient tentés par l'Islam. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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mario-franc_lazur
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MessageSujet: Re: Est-ce la fin du califat islamique ?   Jeu 19 Oct 2017, 18:59

SUITE

Les chiffres sont toutefois à manier avec précaution. « Le propre de ces affirmations est d’être invérifiables, nous sommes dans le registre de la propagande en temps de guerre », rappelle Pierre-Jean Luizard, directeur de recherche au CNRS (1).

Se dirige-t-on vers la fin du califat ?

Quelle que soit leur ampleur, les revers humains de Daech sont indissociablement liés au recul territorial que connaît l’organisation depuis 2016 et dont la perte de Rakka, sa capitale, constitue le symbole le plus fort. Toujours selon la coalition, Daech a désormais perdu près de 90 % des espaces qu’il contrôlait en Syrie et en Irak en 2014.

Reste à savoir si l’organisation, qui avait fait de la conquête d’un territoire une singularité le distinguant d’autres groupes terroristes, notamment d’Al-Qaida, peut survivre sans contrôler un espace. « Daech peut continuer à exister comme État, de manière déterritorialisée, avec certaines institutions comme des tribunaux islamiques permettant d’entretenir un ancrage local, un drapeau, une personnalité symbolique », estime Pierre-Jean Luizard.

Selon ce dernier, Daech peut aussi continuer à recruter. « Les combattants, ce sont des communautés qui ne rendent pas Daech responsables de la destruction de leur ville mais bien le régime de Bachar Al Assad d’un côté et le gouvernement irakien de l’autre », ajoute le chercheur. En d’autres termes, le ressentiment ayant conduit à l’émergence de Daech en Syrie et en Irak n’a pas disparu. L’organisation terroriste peut aussi trouver un nouveau souffle au-delà des deux pays. « Toute la question est maintenant de savoir où Daech va se redéployer, note le chercheur Kader Abderrahim (2). L’Asie va être une terre de conquête. »
Marianne Meunier

(1) Auteur de Le Piège Daech, l’État islamique ou le retour de l’histoire, La Découverte Poche, janvier 2017, 200 p., 9 €. (2) Auteur de Daech, histoire, enjeux et pratiques de l’organisation de l’État islamique, Eyrolles, septembre 2016, 192 p., 10 €.

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ChrisLam
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MessageSujet: réponse   Jeu 19 Oct 2017, 19:18

mario-franc_lazur a écrit:

Combien d’hommes Daech compte-t-il aujourd’hui ?
Pour mesurer les pertes humaines de Daech, il faut se référer à l’année 2014, son apogée. À l’époque, l’organisation terroriste contrôle un territoire de près de 100 000 km2, réparti entre la Syrie et l’Irak, tandis qu’environ 30 000 hommes se battent sous son drapeau noir. Ces derniers seraient moins de 8 000 aujourd’hui. « Entre 3 000 et 7 000 terroristes continuent de se battre en Irak et en Syrie », a indiqué hier la coalition internationale contre Daech emmenée par les États-Unis.

La majorité des pertes humaines ont été causées par les combats, souvent très violents, menés par les forces locales avec le soutien de la coalition. Une mort au front permettant aux djihadistes de réaliser le rôle de martyr prescrit par l’idéologie de l’organisation.

Il faut aussi prendre en compte les cas de reddition. Environ 400 combattants se seraient rendus en un mois aux Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde soutenue par les États-Unis luttant contre Daech en Syrie. « Nous avons constaté, avant les principales batailles, qu’une fois la zone isolée et l’offensive lancée, de nombreux leaders se carapatent, ils s’enfuient », a indiqué hier le porte-parole de la coalition, le colonel Ryan Dillon.

(à suivre)

19.10.2017 19:11:44

Bonsoir,

Une fois finit il va falloir reconstruire et mettre tout le monde dans le coup sans apriori et sans esprit de vengeance.
Cela ne va pa être facile du tout.
Les ennemis d'hier devront se réconcilier et la tâche n'est pas simple.
Il va falloir du temps et il faudra certainement o court ou long terme que l'Islam se pause pas mal de question sur ses divers méthodes de gestions de la vie politique au sens noble du terme.

Il ne suffira pas de dire si Dieu le veut mais agir pour la paix parce que Dieu le Veut.
Et là c'est l'affaire de tous. Musulmans , non musulmans, orientaux , occidentaux.

La Paix n'est possible que si on le veut.
Si on le veut vraiment Dieu nous aidera dans cette tâche sans reserve.
Il nous faudra mettre de coté notre esprit de vengeance, notre manque de confiance envers nos interlocuteurs, et ne pas se servir de la situation pour satisfaire des intérêt politique ou financiers sur le dos des hommes des femmes , des enfants .
Le programme pour l'avenir devra être :"DIGNITE, LIBERTE, SOLIDARITE"
ET bien entendu chacun faisant le ménage chez lui avant de l'exiger chez les autres.

Malheur à ceux qui souhaitent la zizanie .
Ils ne sont Ni juifs, Ni chrétiens, Ni musulmans.

Défendre sa dignité c'est quand même une action qui vaut le coup d'entreprendre ensemble.
Si Chacun defend la dignité de son voisin , tout le monde defend sa propre dignité et on peut espérer avoir une solution à nos discordes et nos conflits armés.

Cela dépend de NOUS TOUS .

Un peuple Digne ne construit pas son avenir sur la destruction du peuple voisin.
Chacun met cela dans s constitution .


Bonne soirée

_________________
Ton Cœur est fait pour Aimer , et non pour trahir.
Ta langue est faite pour bénir, et non pour maudire.
Tes mains sont faites pour donner, et non pour frapper.
Tes yeux sont fait pour contempler, et non pour convoiter.
Si tu crois que Dieu ne t'écoute pas ,
Écoute le Tu sauras peut-être pourquoi il ne t'écoute pas.
Musulmans, Juifs, Chrétiens, Athées. tu es Mon prochain.
N'acceptera jamais qu'on puisse dire de Jésus qu'il ait fait semblant.
Ne traitera jamais un autre croyant de mécréant par ce qu'il suit Moïse ou Mohammed.
Accepte les désaccords mais jamais la discrimination sexuelle, raciale, religieuse.
Donne son avis mais ne juge pas la foi de ses interlocuteurs.
______________________
LA FOI en Dieu n'est pas à être jugée par les Hommes.
LA FOI en Dieu ne laisse pas de place au fatalisme.
LA FOI en Dieu refuse le fondamentalisme.
Chacun y apporte sa vision de la FOI
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Tom Sawyer

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MessageSujet: Re: Est-ce la fin du califat islamique ?   Jeu 19 Oct 2017, 23:55

Les gens n'ont pas compris que daech c'est avant tout une idéologie lié a une spiritualité ,daech peut perdre des territoires mais cela n'aura aucun impact sur le fond
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ChrisLam
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MessageSujet: réponse   Ven 20 Oct 2017, 06:57

Tom Sawyer a écrit:
Les gens n'ont pas compris que daech c'est avant tout une idéologie lié a une spiritualité ,daech peut perdre des territoires  mais cela n'aura aucun impact sur le fond

20.10.2017 06:56:03
Bonjour
Tu regrettes déjà ?

L-Islam a été salit Par les Daechmans.

Si certains musulmans sont convaincus que daech est une émanation de l'occident non musulman pourquoi des musulmans y ont souscrit ?
Il y a un mystère à éclaircir ?

Ce n'est pas la FOI musulmane qui est dangereuse mais les méthodes de certains musulmans qui se servent de la foi islamique pour assouvir leur pouvoir.


Les plus a plaindre sont les musulmans eux mêmes incapable de se débarrasser de leurs propres démons.

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mario-franc_lazur
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MessageSujet: l'avenir des Kurdes   Ven 20 Oct 2017, 10:25

Jordi Tejel
Professeur à l’institut d’histoire de l’Université de Neuchâtel et spécialiste des Kurdes


Les Kurdes de Syrie peuvent désormais prétendre négocier avec Damas mais la question demeure quant aux objectifs du PYD (le Parti de l’union démocratique, parti kurde syrien né en 2003 et dont la branche armée a lutté contre Daech en Syrie avec le soutien des États-Unis, NDLR). Il y a une ambiguïté. Tout récemment, un médiateur russe, responsable du Moyen-Orient et de l’Afrique, se serait réuni avec les autorités du Rojava (territoire sous contrôle des Kurdes de Syrie situé dans le nord du pays, NDLR) pour discuter de la question du fédéralisme dans le cadre de la Syrie. Dans le même temps, d’autres négociations avec le ministère de l’intérieur syrien ont eu lieu sur le même thème. S’agit-il d’un fédéralisme avec plusieurs régions fédérales, ou bien le Rojava serait-il la seule entité fédérale dans le reste de la Syrie ? Ces questions sont sur la table.

Mais il est difficile de savoir à quoi aspire le PYD. Son projet, qui se concrétise depuis le début de la révolution syrienne, en 2011, a connu beaucoup de changements au gré des évolutions sur le terrain. Daech a créé une dynamique qui n’existait pas au départ. Le PYD continue d’évoquer le Rojava, un nom kurde, tout en incluant des zones peuplées par des Arabes dans son projet, comme celle de Rakka. Il appelle cela le « confédéralisme démocratique ». En fait, le projet est plus partisan qu’ethnique, il peut exclure des Arabes comme des Kurdes qui ne seraient pas d’accord avec l’idéologie du PYD. Celle-ci, d’inspiration plus ou moins anarchiste, prévoit une gestion à plusieurs niveaux. Les préoccupations doivent partir de la base, c’est-à-dire du quartier, puis passer à la ville, puis à la région…

En théorie, ce programme n’est pas acceptable par Damas, qui défend l’autorité du parti Baas (au pouvoir en Syrie depuis 1970). Mais dans les faits, malgré leurs différences de principes, le résultat peut être le même, à savoir un encadrement de la société, des organisations de femmes, des enseignants… Le PYD nourrit ce projet d’une présence totale dans la société.

Les Kurdes de Syrie sont plus forts que dans le passé, mais les États-Unis peuvent les lâcher à n’importe quel moment. Ce soutien extérieur est toujours très volatil. C’est pour cela qu’ils font preuve de réalisme en recherchant une solution avec Damas, quitte à avoir des liens ambigus avec le régime. Pour eux, c’est peut-être le moment d’avoir un poids politique, mais un poids économique, c’est plus discutable. Les principaux puits de pétrole syriens se situent autour de Deir Ez-Zor, dans le territoire revendiqué par le Rojava. Mais la question de la redistribution des bénéfices du pétrole ferait-elle partie de discussions sur le fédéralisme ? Il est difficile de penser que Damas l’accepterait.
Recueilli par Marianne Meunier
----
Le Kurdistan d’Irak n’a plus les moyens de son autonomie
Cyril Roussel
Chercheur au CNRS, géographe spécialiste du Moyen-Orient


Les Kurdes d’Irak conserveront une autonomie administrative dans le cadre de la Constitution de 2005, comme le souhaite Bagdad. Mais ils n’auront plus vraiment d’autonomie économique et politique. La reprise des territoires par Bagdad les fait revenir vingt ans en arrière, et c’est pour eux une tragédie. Sans aller jusqu’à parler d’indépendance, ils ont presque perdu tout espoir de renforcement de leur autonomie.
Il va y avoir une phase de négociations avec Bagdad, au cours desquelles les Kurdes n’auront pas la possibilité de dire « non », car ils sont en position de vaincus. Ce sera le diktat de Bagdad, qui pourrait par exemple exiger de reprendre le contrôle des frontières, qui ne sont plus gérées depuis quinze ans par l’État fédéral, censé les contrôler selon la Constitution. Bagdad pourrait aussi demander l’intégration des peshmergas (les troupes kurdes, NDLR) dans les forces armées fédérales.

Sur le plan économique, les Kurdes ne peuvent désormais plus subvenir aux besoins de leur population, qui a beaucoup augmenté ces dernières années avec les déplacés et les réfugiés. En perdant la région de Kirkouk, ils perdent en effet à peu près 40 % de leur portefeuille pétrolier, soit quelque 250 000 barils de pétrole par jour, sur une production totale de 550 000 barils par jour. Aussi, les investissements dans la région vont devenir délicats. Quelle sera la capacité des Kurdes à faire venir des entreprises étrangères ? Depuis 2014, ils avaient mis en place une réelle indépendance, le Kurdistan d’Irak était un État dans l’État. Il n’existera plus car il n’a plus les moyens de son autonomie. À l’intérieur, le fossé est tellement grand, notamment entre le Parti démocratique du Kurdistan (PDK, du président de la région autonome Massoud Barzani, NDLR) et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK, de Jalal Talabani, décédé le 3 octobre dernier, NDLR) que, dans un premier temps, il n’y aura pas de consensus autour du Parlement. La région va être fracturée, entre un pôle économique commerçant avec la Turquie autour d’Erbil (région contrôlée par le PDK, NDLR) et un autre autour de Souleymanié (ville située à 200 km au sud-est d’Erbil, près de la frontière iranienne, fief de l’UPK, NDLR) sous tutelle de l’Iran. Les réseaux et le clientélisme peuvent continuer à fonctionner, on peut imaginer deux petits sultanats kurdes pendant un temps.
Il faut aussi prendre en compte la rancœur des Kurdes contre leurs dirigeants, qui se nourrit du traumatisme qu’ils viennent de vivre. Elle va s’exprimer dans les mois à venir et certainement entraîner des reconfigurations politiques.

Recueilli par Marianne Meunier

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MessageSujet: réponse   Ven 20 Oct 2017, 11:50

mario-franc_lazur a écrit:
Jordi Tejel
Professeur à l’institut d’histoire de l’Université de Neuchâtel et spécialiste des Kurdes


Les Kurdes de Syrie peuvent désormais prétendre négocier avec Damas mais la question demeure quant aux objectifs du PYD (le Parti de l’union démocratique, parti kurde syrien né en 2003 et dont la branche armée a lutté contre Daech en Syrie avec le soutien des États-Unis, NDLR). Il y a une ambiguïté. Tout récemment, un médiateur russe, responsable du Moyen-Orient et de l’Afrique, se serait réuni avec les autorités du Rojava (territoire sous contrôle des Kurdes de Syrie situé dans le nord du pays, NDLR) pour discuter de la question du fédéralisme dans le cadre de la Syrie. Dans le même temps, d’autres négociations avec le ministère de l’intérieur syrien ont eu lieu sur le même thème. S’agit-il d’un fédéralisme avec plusieurs régions fédérales, ou bien le Rojava serait-il la seule entité fédérale dans le reste de la Syrie ? Ces questions sont sur la table.

Mais il est difficile de savoir à quoi aspire le PYD. Son projet, qui se concrétise depuis le début de la révolution syrienne, en 2011, a connu beaucoup de changements au gré des évolutions sur le terrain. Daech a créé une dynamique qui n’existait pas au départ. Le PYD continue d’évoquer le Rojava, un nom kurde, tout en incluant des zones peuplées par des Arabes dans son projet, comme celle de Rakka. Il appelle cela le « confédéralisme démocratique ». En fait, le projet est plus partisan qu’ethnique, il peut exclure des Arabes comme des Kurdes qui ne seraient pas d’accord avec l’idéologie du PYD. Celle-ci, d’inspiration plus ou moins anarchiste, prévoit une gestion à plusieurs niveaux. Les préoccupations doivent partir de la base, c’est-à-dire du quartier, puis passer à la ville, puis à la région…

En théorie, ce programme n’est pas acceptable par Damas, qui défend l’autorité du parti Baas (au pouvoir en Syrie depuis 1970). Mais dans les faits, malgré leurs différences de principes, le résultat peut être le même, à savoir un encadrement de la société, des organisations de femmes, des enseignants… Le PYD nourrit ce projet d’une présence totale dans la société.

Les Kurdes de Syrie sont plus forts que dans le passé, mais les États-Unis peuvent les lâcher à n’importe quel moment. Ce soutien extérieur est toujours très volatil. C’est pour cela qu’ils font preuve de réalisme en recherchant une solution avec Damas, quitte à avoir des liens ambigus avec le régime. Pour eux, c’est peut-être le moment d’avoir un poids politique, mais un poids économique, c’est plus discutable. Les principaux puits de pétrole syriens se situent autour de Deir Ez-Zor, dans le territoire revendiqué par le Rojava. Mais la question de la redistribution des bénéfices du pétrole ferait-elle partie de discussions sur le fédéralisme ? Il est difficile de penser que Damas l’accepterait.
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Le Kurdistan d’Irak n’a plus les moyens de son autonomie
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Les Kurdes d’Irak conserveront une autonomie administrative dans le cadre de la Constitution de 2005, comme le souhaite Bagdad. Mais ils n’auront plus vraiment d’autonomie économique et politique. La reprise des territoires par Bagdad les fait revenir vingt ans en arrière, et c’est pour eux une tragédie. Sans aller jusqu’à parler d’indépendance, ils ont presque perdu tout espoir de renforcement de leur autonomie.
Il va y avoir une phase de négociations avec Bagdad, au cours desquelles les Kurdes n’auront pas la possibilité de dire « non », car ils sont en position de vaincus. Ce sera le diktat de Bagdad, qui pourrait par exemple exiger de reprendre le contrôle des frontières, qui ne sont plus gérées depuis quinze ans par l’État fédéral, censé les contrôler selon la Constitution. Bagdad pourrait aussi demander l’intégration des peshmergas (les troupes kurdes, NDLR) dans les forces armées fédérales.

Sur le plan économique, les Kurdes ne peuvent désormais plus subvenir aux besoins de leur population, qui a beaucoup augmenté ces dernières années avec les déplacés et les réfugiés. En perdant la région de Kirkouk, ils perdent en effet à peu près 40 % de leur portefeuille pétrolier, soit quelque 250 000 barils de pétrole par jour, sur une production totale de 550 000 barils par jour. Aussi, les investissements dans la région vont devenir délicats. Quelle sera la capacité des Kurdes à faire venir des entreprises étrangères ? Depuis 2014, ils avaient mis en place une réelle indépendance, le Kurdistan d’Irak était un État dans l’État. Il n’existera plus car il n’a plus les moyens de son autonomie. À l’intérieur, le fossé est tellement grand, notamment entre le Parti démocratique du Kurdistan (PDK, du président de la région autonome Massoud Barzani, NDLR) et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK, de Jalal Talabani, décédé le 3 octobre dernier, NDLR) que, dans un premier temps, il n’y aura pas de consensus autour du Parlement. La région va être fracturée, entre un pôle économique commerçant avec la Turquie autour d’Erbil (région contrôlée par le PDK, NDLR) et un autre autour de Souleymanié (ville située à 200 km au sud-est d’Erbil, près de la frontière iranienne, fief de l’UPK, NDLR) sous tutelle de l’Iran. Les réseaux et le clientélisme peuvent continuer à fonctionner, on peut imaginer deux petits sultanats kurdes pendant un temps.
Il faut aussi prendre en compte la rancœur des Kurdes contre leurs dirigeants, qui se nourrit du traumatisme qu’ils viennent de vivre. Elle va s’exprimer dans les mois à venir et certainement entraîner des reconfigurations politiques.

Recueilli par Marianne Meunier
20.10.2017 11:50:19
Cela ne va pas être facile de travailler ensemble ?

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Ton Cœur est fait pour Aimer , et non pour trahir.
Ta langue est faite pour bénir, et non pour maudire.
Tes mains sont faites pour donner, et non pour frapper.
Tes yeux sont fait pour contempler, et non pour convoiter.
Si tu crois que Dieu ne t'écoute pas ,
Écoute le Tu sauras peut-être pourquoi il ne t'écoute pas.
Musulmans, Juifs, Chrétiens, Athées. tu es Mon prochain.
N'acceptera jamais qu'on puisse dire de Jésus qu'il ait fait semblant.
Ne traitera jamais un autre croyant de mécréant par ce qu'il suit Moïse ou Mohammed.
Accepte les désaccords mais jamais la discrimination sexuelle, raciale, religieuse.
Donne son avis mais ne juge pas la foi de ses interlocuteurs.
______________________
LA FOI en Dieu n'est pas à être jugée par les Hommes.
LA FOI en Dieu ne laisse pas de place au fatalisme.
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gerard2007




MessageSujet: Re: Est-ce la fin du califat islamique ?   Ven 20 Oct 2017, 13:39

Tom Sawyer a écrit:
Les gens n'ont pas compris que daech c'est avant tout une idéologie lié a une spiritualité ,daech peut perdre des territoires  mais cela n'aura aucun impact sur le fond
effectivement , d'un Ane on en fait pas un étalon .
il y aura encore et encore des attentats a l'aveugle , tuant tout ce qui bouge .
mais les forces démocratiques tiendrons et ils arriveront au bout ce cette série noire .
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poppy

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MessageSujet: Re: Est-ce la fin du califat islamique ?   Ven 20 Oct 2017, 13:49



[tu peux l'écrire en MP mais pas en public]
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ChrisLam
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MessageSujet: réponse   Ven 20 Oct 2017, 18:59

poppy a écrit:

supprimé par MFL

Un nostalgique qui s'auto-censure lui même !

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MessageSujet: Re: Est-ce la fin du califat islamique ?   

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