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 Voyage en Dans le Fiqh

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Thedjezeyri14

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MessageSujet: Voyage en Dans le Fiqh    Lun 12 Mar 2018, 07:16

12.03.2018

Je vous propose cet incroyable texte écrit par Ibn Muqafa , un intellectuel musulman du fin premier début deuxième siècle , je vous invite également à l'analyser et d'en tirer des information concernant la vie des premiers musulmans et leur pratique de.l'islam.
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Thedjezeyri14

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MessageSujet: Re: Voyage en Dans le Fiqh    Lun 12 Mar 2018, 07:19

Citation :
§ 34. Une des questions qui doivent retenir l’attention du Commandeur des croyants touchant la situation de ces deux métropoles (de Basra et de Kûfa) et d’autres cités et régions (de l’empire) est le manque d’uniformité, la contradiction qui se fait jour dans les jugements rendus ; ces divergences présentent un sérieux caractère de gravité en ce qui a trait au sang (= les condamnations à mort), aux femmes (= la punition des délits sexuels) et aux biens. À al-Hîra, condamnation à mort et délits sexuels sont considérés comme licites, alors qu’ils sont illicites à Kûfa ; on constate semblable divergence au coeur même de Kûfa, où l’on juge licite dans un quartier ce qui est illicite dans un autre. Pourtant, en dépit de leur fantaisie, ces sentences entraînant la mort ou concernant les femmes sont exécutoires à l’égard des musulmans, puisqu’elles sont rendues par des cadis dont les ordres et les décisions sont valables. Cependant, parmi les Irakiens et les Hijaziens qui ont examiné ces (problèmes), il n’y a pas une école qui n’ait la vanité de croire (à la supériorité) de sa doctrine et ne dédaigne toutes les autres ; ce sentiment entraîne à des propos qui scandalisent les hommes de coeur.
“§ 35. Le cadi qui prétend respecter la Sunna baptise sunna des dispositions qui n’en sont point, si bien qu’il parvient à verser du sang tout en étant incapable de présenter des arguments probants en faveur de règles qu’il prétend traditionnelles. Si on l’interroge à ce sujet, il ne peut répondre que du sang ait été versé dans un cas (semblable) au temps du Prophète ou des imâms de la voie droite après lui ; si on lui demande qui a été condamné à mort en vertu de cette prétendue sunna, il répond : “Cʼest ʻAbd al-Malik bn. Marwân (ou tel de ces amîrs (umayyades)) qui a procédé ainsi.” En se fondant sur l’opinion personnelle, il est conduit, par attachement à la sienne propre, à émettre, à propos d’une grave affaire concernant les Musulmans, un point de vue qui n’est partagé par aucun de ses coreligionnaires. Qu’il soit seul de son avis n’émeut pas l’intéressé, qui applique sa sentence (sans scrupule), tout en reconnaissant qu’elle s’appuie sur une simple opinion personnelle que ne fonde ni le Coran, ni la Tradition.
“§ 36. Si le Commandeur des croyants jugeait opportun de donner des ordres afin que ces sentences et ces pratiques judiciaires divergentes lui soient soumises sous la forme d’un dossier (kitâb), accompagné des traditions et des solutions analogiques auxquelles se réfère chaque école ; si le Commandeur des Croyants examinait ensuite ces (documents) et formulait sur chaque affaire l’avis que Dieu lui inspirerait, s’il s’en tenait fermement à cette opinion et interdisait aux cadis de s’en écarter, s’il faisait enfin de ces (décisions) un corpus (kitâb) exhaustif, nous pourrions avoir l’espoir que Dieu transforme ces jugements, où l’erreur se mêle à la vérité, en un code (ẖukm) unique et juste ; nous pourrions espérer que l’unification des pratiques judiciaires soit un moyen d’harmoniser la justice selon l’opinion du Commandeur des Croyants et par sa bouche. Ensuite, un autre imâm procèderait de la même façon (et ainsi de suite) jusqu’à la fin des temps, si Dieu le veut.


Citation :
§ 37. Les divergences qui apparaissent dans les jugements peuvent provenir d’une tradition remontant aux anciens, mais sur laquelle l’unanimité n’est pas réalisée, de sorte que les uns l’interprètent d’une façon et les autres, d’une manière différente : il faudra donc rechercher lequel de ces deux groupes est le plus digne de confiance et laquelle de ces deux interprétations est la plus proche de la justice.
“§ 38. (Ces divergences peuvent encore provenir dʼ) une opinion personnelle formée à la suite de l’application du raisonnement inductif (qiyâs) et qui s’est éloignée (des solutions communes), puis qui s’est répandue ainsi, alors qu’elle comportait une erreur sur le principe du raisonnement et était fondée au départ sur l’assimilation d’un cas à un cas dissemblable, ou encore parce que son auteur a poussé trop loin le raisonnement par analogie. En effet, si, en matière de religion et de justice, on veut suivre un raisonnement inductif sans jamais le lâcher, on finit par tomber dans des embarras, passer sur des équivoques et fermer les yeux sur des abominations que l’on connaît pourtant et dont on se rend bien compte, mais qu’on refuse d’écarter parce qu’on répugne à abandonner cette forme de raisonnement.
“§ 39. Or ce raisonnement, le qiyâs, nʼest qu’un guide dont on se sert pour découvrir ce qui est bon : si le résultat auquel il conduit est acceptable, on le retient, mais s’il mène à quelque chose de mauvais, de réprouvable, on doit l’abandonner. En effet, le qiyâs n’est pas en lui-même un but, mais (ce qu’on recherche, ce sont) des solutions qui soient bonnes et admissibles, qui rendent justice aux gens dans leur droit. Si quelque chose de juste pour le peuple se prête à un raisonnement soutenu, cʼest la vérité, et l’on n’a pas (besoin dʼ) en mesurer (la qualité) au moyen de critères analogiques ; mais si l’on veut plier la vérité au raisonnement par analogie, elle ne s’y prête pas (nécessairement)”.
§ 40. (exemple à verser au dossier de l’équité aristotélicienne : dans certains cas l’application d’une loi générale analogique est contraire à la justice, ainsi, malgré le devoir de vérité, on ne doit par révéler où se trouve le fugitif au poursuivant qui veut lui faire du tort).
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OlivierV
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MessageSujet: Re: Voyage en Dans le Fiqh    Lun 12 Mar 2018, 08:11


Ce n'est pas le fondateur de l'école malékite qui se fiait à la tradition pré-musulmane pour les points qui n'étaient pas abordés dans le Coran ? Cela justifierait pourtant les différences d'applications juridiques en islam.

_________________
"Dans une société établie sur l'esprit de compétition, il ne peut y avoir de fraternité ; et aucune réforme, aucune dictature, aucune méthode éducative ne l'engendrera."
Jiddu Krishnamurti
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MessageSujet: Re: Voyage en Dans le Fiqh    Lun 12 Mar 2018, 12:05

Non pas pré-islamique mais sur les coutumes des habitants de Médine .
L'imam a pris comme source la pratique médinoise , en partant du principe que Médine avait reçu les principes des lois islamiques , et que ce qui n'a pas été dit par Mohamed de façon explicite était considéré comme licite .

L'exemple de l'imam Malik est intéressant , car on voit que l'élaboration de la jurisprudence islamique n'était pas fondé sur le coran ou les hadiths mais le contraire .
Les élaborations des jurisprudences islamiques avaient pour objectif de justifier des coutumes .

C'est à dire que l'objectif était non pas de tirer un fiqh des sources mais de justifier des pratiques avec des sources .
C'est à dire que si à Médine la lapidation était pratiquée alors il fallait justifier cette pratique à l'aide d'une source , le coran ou les hadiths .
La lapidation a connu ce processus .

Dans la jurisprudence , toutes les idées novatrices devaient être appuyées par des sources et si le coran ne contenait rien , alors des hadiths .

On a tendance à croire que les musulmans n'ont fait que suivre Mohamed et que Mohamed a répondu à toutes les questions possibles .
Or ce n'est pas le cas et des autorités ont tenté de justifier leur pouvoir à l'aide de certaines interprétation du coran . Comme par exemple la prédestination . En effet, des califes omeyyades afin de justifier leur accession au "trône" ont appelé à la predestination . Prédestination qui confirme l'incréation du coran . incréation du coran combattu par les abbassides et les abbassides ont combattu les omeyyades .

L'élaboration du fiqh correspondrait à du concordisme et rien d'autre . Aujourd'hui on tente d'appuyer la démocratie avec les sources islamiques .
Les positions des juristes ont toujours été nuancées , débattus , réfutés .
Aujourd'hui on ne débat plus , les choses sont fixés et le musulman doit se plier à une loi absolument humaine datant du XIV siècles .
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Thedjezeyri14

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MessageSujet: Re: Voyage en Dans le Fiqh    Lun 12 Mar 2018, 20:59

Moi ce que je vois dans ce texte est que les fameux "Salaf/pieux prédecesseur" sont très différent de ce que certains prétendent.. en effet , une divergence énorme se dégage, une indépendance complète en ce qui concerne l'interprétation, une sunna beaucoup moins sacrée et en cours de construction , une critique libre des califes, la question de la raison omniprésente...etc .
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage en Dans le Fiqh    Lun 12 Mar 2018, 21:08

Thedjezeyri14 a écrit:
Moi ce que je vois dans ce texte est que les fameux "Salaf/pieux prédecesseur" sont très différent de ce que certains prétendent.. en effet , une divergence énorme se dégage, une indépendance complète en ce qui concerne l'interprétation, une sunna  beaucoup moins sacrée et en cours de construction   , une critique libre des califes, la question de la raison omniprésente...etc .
Pas seulement , la liberté résidait même dans le texte coranique .

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Thedjezeyri14

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MessageSujet: Re: Voyage en Dans le Fiqh    Jeu 22 Mar 2018, 03:08

Red1 a écrit:
Thedjezeyri14 a écrit:
Moi ce que je vois dans ce texte est que les fameux "Salaf/pieux prédecesseur" sont très différent de ce que certains prétendent.. en effet , une divergence énorme se dégage, une indépendance complète en ce qui concerne l'interprétation, une sunna  beaucoup moins sacrée et en cours de construction   , une critique libre des califes, la question de la raison omniprésente...etc .
Pas seulement , la liberté résidait même dans le texte coranique .


Forcément quand il y'a pas une sunna sacré qui impose une seule interprétation on imagine bien les débat interminable et enrichissant pour chaque verset.
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MessageSujet: Re: Voyage en Dans le Fiqh    

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