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 Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)

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edaeda




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MessageSujet: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyDim 23 Jan - 9:13

23 janvier 2011

L’AN NEUF DE L’HEGIRE

Cliquez ici pour voir le trop long message introductif:
 


Victor Hugo, le 15 janvier 1858.
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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyDim 23 Jan - 9:24

Bonsoir edaeda , bien merci à toi d'avoir ouvert ce nouveau sujet sur Victor Hugo Very Happy
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lefidele




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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyDim 23 Jan - 9:31

edaeda a écrit:
L’AN NEUF DE L’HEGIRE
Comme s’il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne une reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s'arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu’il était chamelier.
Il semblait avoir vu l’Eden, l’âge d’amour,
Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,
Ecoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.
Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.
A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : ' Je touche à mon aube dernière.
Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. '
Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;
' Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. '
Un cheikh lui dit : ' o chef des vrais croyants ! le monde,
Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquit une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. '
Lui, reprit : ' Sur ma mort les Anges délibèrent ;
L’heure arrive. Ecoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. '
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : ' Dieu t’assiste ! '
Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : ' voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
Il est né d’une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu’un limon par les vices noirci ;
J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange ;
Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
Tenu tête dans l’ombre au x Anges effrayants
Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres ;
J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : ' laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer ! ' C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre. '
Il ajouta ; ' Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Eden d’avec l’abîme,
Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n’est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. '
Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
' O vivants ! Je répète à tous que voici l’heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
Et que, si j’ai des torts, on me crache aux visages. '
La foule s’écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.
Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
Disant : ' Mieux vaut payer ici que dans la tombe. '
L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre
Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;
' Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. '
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
' Qu’il entre. ' On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’Ange lui dit : ' Dieu désire ta présence.
- Bien ', dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mohamed mourut.
Victor Hugo, le 15 janvier 1858.
merci edaeda
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lefidele




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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyDim 23 Jan - 9:34

Victor HUGO   (1802-1885)

A celle qui est voilée

Tu me parles du fond d'un rêve
Comme une âme parle aux vivants.
Comme l'écume de la grève,
Ta robe flotte dans les vents.

Je suis l'algue des flots sans nombre,
Le captif du destin vainqueur ;
Je suis celui que toute l'ombre
Couvre sans éteindre son coeur.

Mon esprit ressemble à cette île,
Et mon sort à cet océan ;
Et je suis l'habitant tranquille
De la foudre et de l'ouragan.

Je suis le proscrit qui se voile,
Qui songe, et chante, loin du bruit,
Avec la chouette et l'étoile,
La sombre chanson de la nuit.


Toi, n'es-tu pas, comme moi-même,
Flambeau dans ce monde âpre et vil,
Ame, c'est-à-dire problème,
Et femme, c'est-à-dire exil ?

Sors du nuage, ombre charmante.
O fantôme, laisse-toi voir !
Sois un phare dans ma tourmente,
Sois un regard dans mon ciel noir !

Cherche-moi parmi les mouettes !
Dresse un rayon sur mon récif,
Et, dans mes profondeurs muettes,
La blancheur de l'ange pensif !

Sois l'aile qui passe et se mêle
Aux grandes vagues en courroux.
Oh, viens ! tu dois être bien belle,
Car ton chant lointain est bien doux ;

Car la nuit engendre l'aurore ;
C'est peut-être une loi des cieux
Que mon noir destin fasse éclore
Ton sourire mystérieux !

Dans ce ténébreux monde où j'erre,
Nous devons nous apercevoir,
Toi, toute faite de lumière,
Moi, tout composé de devoir !


Tu me dis de loin que tu m'aimes,
Et que, la nuit, à l'horizon,
Tu viens voir sur les grèves blêmes
Le spectre blanc de ma maison.

Là, méditant sous le grand dôme,
Près du flot sans trêve agité,
Surprise de trouver l'atome
Ressemblant à l'immensité,

Tu compares, sans me connaître,
L'onde à l'homme, l'ombre au banni,
Ma lampe étoilant ma fenêtre
A l'astre étoilant l'infini !

Parfois, comme au fond d'une tombe,
Je te sens sur mon front fatal,
Bouche de l'Inconnu d'où tombe
Le pur baiser de l'Idéal.

A ton souffle, vers Dieu poussées,
Je sens en moi, douce frayeur,
Frissonner toutes mes pensées,
Feuilles de l'arbre intérieur.

Mais tu ne veux pas qu'on te voie ;
Tu viens et tu fuis tour à tour ;
Tu ne veux pas te nommer joie,
Ayant dit : Je m'appelle amour.

Oh ! fais un pas de plus ! Viens, entre,
Si nul devoir ne le défend ;
Viens voir mon âme dans son antre,
L'esprit lion, le coeur enfant ;

Viens voir le désert où j'habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l'ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant.


Change en perles dans mes décombres
Toutes mes gouttes de sueur !
Viens poser sur mes oeuvres sombres
Ton doigt d'où sort une lueur !

Du bord des sinistres ravines
Du rêve et de la vision,
J'entrevois les choses divines... -
Complète l'apparition !

Viens voir le songeur qui s'enflamme
A mesure qu'il se détruit,
Et, de jour en jour, dans son âme
A plus de mort et moins de nuit !

Viens ! viens dans ma brume hagarde,
Où naît la foi, d'où l'esprit sort,
Où confusément je regarde
Les formes obscures du sort.

Tout s'éclaire aux lueurs funèbres ;
Dieu, pour le penseur attristé,
Ouvre toujours dans les ténèbres
De brusques gouffres de clarté.

Avant d'être sur cette terre,
Je sens que jadis j'ai plané ;
J'étais l'archange solitaire,
Et mon malheur, c'est d'être né.

Sur mon âme, qui fut colombe,
Viens, toi qui des cieux as le sceau.
Quelquefois une plume tombe
Sur le cadavre d'un oiseau.

Oui, mon malheur irréparable,
C'est de pendre aux deux éléments,
C'est d'avoir en moi, misérable,
De la fange et des firmaments !

Hélas ! hélas ! c'est d'être un homme ;
C'est de songer que j'étais beau,
D'ignorer comment je me nomme,
D'être un ciel et d'être un tombeau !

C'est d'être un forçat qui promène
Son vil labeur sous le ciel bleu ;
C'est de porter la hotte humaine
Où j'avais vos ailes, mon Dieu !

C'est de traîner de la matière ;
C'est d'être plein, moi, fils du jour,
De la terre du cimetière,
Même quand je m'écrie : Amour !
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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyDim 23 Jan - 10:05

Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) 175602 mes chers EDAEDA et LEFIDELE !

Heureuse de te revoir parmi nous LEFIDELE, nous avons accueilli avec joie notre soeur EDAEDA il y a déjà quelques jours... le temps passe si vite Very Happy

_________________
Rom 13:8 N' ayez de dettes envers personne, sinon celle de l' amour mutuel. Car celui qui aime autrui a de ce fait accompli la Loi. 


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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyLun 24 Jan - 14:05

rosedumatin a écrit:
Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) 175602 mes chers EDAEDA et LEFIDELE !

Heureuse de te revoir parmi nous LEFIDELE, nous avons accueilli avec joie notre soeur EDAEDA il y a déjà quelques jours... le temps passe si vite Very Happy
salam et Mme rosedumatin
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Une douce rose



Une douce rose,
qui danse sur les proses,
d'un amour magique,
sous une nuit féérique ...

Une rose qui parcours l'amour,
par une image chaque jours,
une rose à lui offrir,
pour ne plus la voir souffrir ...

Une rose d'amour,
pour lui montrer que toujours,
son coeur est pour elle,
et qu'elle est si belle ...

Une rose pour la vie,
une rose pour lui dire oui,
que l'on aimerait qu'elle dure toute la vie ..

que dieu te protege ainsi que ton mari
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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyMar 25 Jan - 4:06

lefidele a écrit:
rosedumatin a écrit:
Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) 175602 mes chers EDAEDA et LEFIDELE !

Heureuse de te revoir parmi nous LEFIDELE, nous avons accueilli avec joie notre soeur EDAEDA il y a déjà quelques jours... le temps passe si vite Very Happy
salam et Mme rosedumatin
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Une douce rose



Une douce rose,
qui danse sur les proses,
d'un amour magique,
sous une nuit féérique ...

Une rose qui parcours l'amour,
par une image chaque jours,
une rose à lui offrir,
pour ne plus la voir souffrir ...

Une rose d'amour,
pour lui montrer que toujours,
son coeur est pour elle,
et qu'elle est si belle ...

Une rose pour la vie,
une rose pour lui dire oui,
que l'on aimerait qu'elle dure toute la vie ..

que dieu te protege ainsi que ton mari

Quel joli poème lefidele Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) 175602

Que Dieu te protége et ta famille.

_________________
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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyMar 25 Jan - 4:37

rosedumatin a écrit:
Que Dieu te protége et ta famille.
Je regarde une rose et je suis apaisé.
Victor Hugo
et moi je dirais je me sents en toute securité quand je suis sur ce forum
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rosedumatin
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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyMar 25 Jan - 4:48

lefidele a écrit:
rosedumatin a écrit:
Que Dieu te protége et ta famille.
Je regarde une rose et je suis apaisé.
Victor Hugo
et moi je dirais je me sents en toute securité quand je suis sur ce forum

Merci cher lefidele j'apprécie beaucoup ton amabilité, ta gentillesse......

Tu es en sécurité en effet sur ce forum.

Comme tous tu es chez toi ici ....... tu es parmi les tiens.

Au plaisir de te relire !

Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) 518341

_________________
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Madeleine

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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyMar 25 Jan - 7:51

Merci Edaeda et lefidele !

Que de beaux poèmes de Victor Hugo !!

J'espère que vous allez continuer à nous poster de telles merveilles.

clown Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) 109169 clown
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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyMar 25 Jan - 12:00

Madeleine a écrit:
Merci Edaeda et lefidele !

Que de beaux poèmes de Victor Hugo !!

J'espère que vous allez continuer à nous poster de telles merveilles.

clown Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) 109169 clown
a tes ordres dona Rosita Rosa

I

Ce petit bonhomme bleu
Qu'un souffle apporte et remporte,
Qui, dès que tu dors un peu,
Gratte de l'ongle à ta porte,

C'est mon rêve. Plein d'effroi,
Jusqu'à ton seuil il se glisse.
Il voudrait entrer chez toi
En qualité de caprice.

Si tu désires avoir
Un caprice aimable, leste,
Et prenant un air céleste
Sous les étoiles du soir,

Mon rêve, ô belle des belles,
Te convient ; arrangeons-nous.
Il a ton nom sur ses ailes
Et mon nom sur ses genoux.

Il est doux, gai, point morose,
Tendre, frais, d'azur baigné.
Quant à son ongle, il est rose,
Et j'en suis égratigné.

II

Prends-le donc à ton service.
C'est un pauvre rêve fou ;
Mais pauvreté n'est pas vice.
Nul coeur ne ferme au verrou ;

Ton coeur, pas plus que mon âme,
N'est clos et barricadé.
Ouvre donc, ouvrez, madame,
A mon doux songe évadé.

Les heures pour moi sont lentes,
Car je souffre éperdument ;
Il vient sur ton front charmant
Poser ses ailes tremblantes.

T'obéir sera son voeu ;
Il dorlotera ton âme ;
Il fera chez toi du feu,
Et, s'il le peut, de la flamme.

Il fera ce qui te plaît ;
Prompt à voir tes désirs naître ;
Belle, il sera ton valet,
Jusqu'à ce qu'il soit ton maître.
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féérique

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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyMar 25 Jan - 13:10

Oceano nox en hommage à mon grand-père que je n'ai pas connu..

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

Victor Hugo

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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyMar 25 Jan - 13:16

Bonsoir féérique , bien merci à toi d'avoir partager Victor Hugo , en hommage à ton grand père c'est une délicate attention Very Happy
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féérique

féérique


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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyMar 25 Jan - 14:27

Eliza a écrit:
Bonsoir féérique , bien merci à toi d'avoir partager Victor Hugo , en hommage à ton grand père c'est une délicate attention Very Happy

Bonsoir et merci pour ce petit mot..
merci d'avoir ouvert ce sujet.. ça m'a replongé dans l'enfance qd mon père me la récitait.. ça m'a permis de penser à mon grand-père qui était marin.. je viens de passer un bon moment...
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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyMar 25 Jan - 14:33

féérique a écrit:
Eliza a écrit:
Bonsoir féérique , bien merci à toi d'avoir partager Victor Hugo , en hommage à ton grand père c'est une délicate attention Very Happy

Bonsoir et merci pour ce petit mot..
merci d'avoir ouvert ce sujet.. ça m'a replongé dans l'enfance qd mon père me la récitait.. ça m'a permis de penser à mon grand-père qui était marin.. je viens de passer un bon moment...
Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) 175602


Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) 518341

féérique , je suis bien contente pour toi Very Happy
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edaeda




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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyVen 28 Jan - 9:57

Merci à vous Wink

Lorsque l'enfant paraît

Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme
Qui s'élève en priant ;
L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S'arrête en souriant.

La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L'onde entre les roseaux,
Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d'oiseaux.

Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S'emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !

Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N'ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l'auréole d'or !

Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche.
Vos ailes sont d'azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !

Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !

Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !


Ce poème je l'aime particulièrement...
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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyVen 28 Jan - 10:14

edaeda a écrit:
Ce poème je l'aime particulièrement...

Pour moi les poèmes c'est comme du lait et du miel , car selon moi ce sont les entrailles du coeur qui parlent .
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rosedumatin
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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyVen 28 Jan - 10:20

edaeda a écrit:
Ce poème je l'aime particulièrement...

Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) 175602 bien chère EDAEDA, ce poème est vraiment magnifique !

_________________
Rom 13:8 N' ayez de dettes envers personne, sinon celle de l' amour mutuel. Car celui qui aime autrui a de ce fait accompli la Loi. 


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MessageSujet: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyMer 21 Nov - 0:47

21.11.2018

Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) :

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MessageSujet: Re: Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww)   Poème de Victor Hugo faisant éloge au Prophète Mohammad (saww) EmptyVen 23 Nov - 3:13

Titre : Les bonzes
Poète : Victor Hugo (1802-1885)

Recueil : Les quatre vents de l'esprit (1881).

Que je prenne un moment de repos ? Impossible.
Koran, Zend-Avesta, livres sibyllins, Bible,
Talmud, Toldos Jeschut, Védas, lois de Manou,
Brahmes sanglants, santons fléchissant le genou,
Les contes, les romans, les terreurs, les croyances,
Les superstitions fouillant les consciences,
Puis-je ne pas sentir ces creusements profonds ?
J'en ai ma part. Veaux d'or, sphinx, chimères, griffons,
Les princes des démons et les princes des prêtres,
Synodes, sanhédrins, vils muphtis, scribes traîtres,
Ceux qui des empereurs bénissaient les soldats,
Ceux que payait Tibère et qui payaient Judas,
Ceux qui tendraient encore à Socrate le verre,
Ceux qui redonneraient à Jésus le calvaire,
Tous ces sadducéens, tous ces pharisiens,
Ces anges, que Satan reconnaît pour les siens,
Tout cela, c'est partout. C'est la puissance obscure.

Plaie énorme que fait une abjecte piqûre !

Ce contre-sens : Dieu vrai, les dogmes faux ; cuisson
Du m.ensonge qui s'est glissé dans la raison !
Démangeaison saignante, incurable, éternelle,
Que sent l'homme en son âme et l'oiseau sous son aile !

Oh ! L'infâme travail ! Ici Ma.homet ; là
Cette tête, Wesley, sur ce corps, Loyola ;
Cisneros et Calvin, dont on sent les brûlures.
Ô faux révélateurs ! Ô jongleurs ! Vos allures
Sont louches, et vos pas sont tortueux ; l'effroi,
Et non l'amour, tel est le fond de votre loi ;
Vous faites grimacer l'éternelle figure ;
Vous naissez du sépulcre, et l'on sent que l'augure
Et le devin son pleins de l'ombre du tombeau,
Et que tous ces rêveurs, compagnons du corbeau,
Tous ces fakirs d'Ombos, de Stamboul et de Rome,
N'ont pu faire tomber tant de fables sur l'homme
Qu'en secouant les plis sinistres des linceuls.
Dieu n'étant aperçu que par les astres seuls,
Les penseurs, sachant bien qu'il est là sous ses voiles,
Ont toujours conseillé d'en croire les étoiles ;
Dieu, c'est un lieu fermé dont l'aurore a la clé,
Et la religion, c'est le ciel contemplé.

Mais vous ne voulez pas, prêtres, de cette église.
Vous voulez que la terre en votre livre lise
Tous vos songes, moloch, Vénus, Ève, Astarté,
Au lieu de lire au front des cieux la vérité.
De là la foi changée en crédulité ; l'âme
Éclipsant la raison dans une sombre flamme ;
De là tant d'êtres noirs serpentant dans la nuit.

L'imposture, par qui le vrai temple est détruit,
Est un colosse fait d'un amas de pygmées ;
Les sauterelles sont d'effrayantes armées ;
Ô mages grecs, romains, payens, indous, hébreux,
Le genre humain, couvert de rongeurs ténébreux,
Sent s'élargir sur lui vos hordes invisibles ;
Vous lui faites rêver tous les enfers possibles ;
Le peuple infortuné voit dans son cauchemar
Surgir Torquemada quand disparaît Omar.
Nul répit. Vous aimez les ténèbres utiles,
Et vous y rôdez, vils et vainqueurs, ô reptiles !
Sur toute cette terre, en tous lieux, dans les bois,
Dans le lit nuptial, dans l'alcôve des rois,
Dans les champs, sous l'autel sacré, dans la cellule,
Ce qui se traîne, couve, éclôt, va, vient, pullule,
C'est vous. Vous voulez tout, vous savez tout ; damner,
Bénir, prendre, jurer, tromper, servir, régner,
Briller même ; ramper n'empêche pas de luire.
Chuchotement hideux ! Je vous entends bruire.
Vous mangez votre proie énorme avec bonheur,
Et vous vous appelez entre vous monseigneur.
L'acarus au ciron doit donner de l'altesse.
Quelles que soient votre ombre et votre petitesse,
Je devine, malgré vos soins pour vous cacher,
Que vous êtes sur nous, et je vous sens marcher
Comme on sent remuer les mineurs dans la mine,
Et je ne puis dormir, tant je hais la vermine !
Vous êtes ce qui hait, ce qui mord, ce qui ment.
Vous êtes l'implacable et noir fourmillement.
Vous êtes ce prodige affreux, l'insaisissable.
Qu'on suppose vivants tous les vils grains de sable,
Ce sera vous. Rien, tout. Zéro, des millions.
L'horreur. Moins que des vers et plus que des lions.
L'insecte formidable. Ô monstrueux contraste !
Pas de nains plus chétifs, pas de pouvoir plus vaste.
L'univers est à vous, puisque vous l'emplissez.
Vous possédez les jours futurs, les jours passés,
Le temps, l'éternité, le sommeil, l'insomnie.
Vous êtes l'innombrable, et, dans l'ombre infinie,
Fétides, sur nos peaux mêlant vos petits pas,
Vous vous multipliez ; et je ne comprends pas
Dans quel but Dieu livra les empires, le monde,
Les âmes, les enfants dressant leur tête blonde,
Les temples, les foyers, les vierges, les époux,
L'homme, à l'épouvantable immensité des poux.

Le 26 juillet 1874.
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