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 La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique)

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MessageSujet: La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique)   La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique) EmptyMar 13 Nov 2018, 11:23

13/11/2018

Le Père Simon est prêtre bénédictin au Monastère de Chevetogne en Belgique. 

Il m'a autorisée à poster ce qu'il écrit sur "la prière du cœur".
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MessageSujet: Re: La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique)   La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique) EmptyMar 13 Nov 2018, 11:25

La prière du coeur (1)





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Le Nouveau Testament nous invite en plusieurs passages à la prière incessante, qu'on peut aussi appeler la prière du cœur. A titre d'exemples, nous pouvons citer deux géants de la charité: l'abbé Pierre et sœur Emmanuelle du Caire. Parmi d'autres, deux traits leur sont communs: d'une part, durant toute leur vie, ils se sont consacrés aux autres et se sont engagés en faveur des pauvres et, d'autre part, la fin de leur vie fut vécue dans une prière incessante. L'abbé Pierre, dans le monastère où il s'était retiré, passait sa journée devant le Saint-Sacrement, dans l'adoration silencieuse. Quant à sœur Emmanuelle, elle égrenait sans cesse son chapelet, dans la contemplation des mystères du Christ et de la Vierge.


Il y a deux champs sémantiques qui en fait n'en font qu'un: la prière incessante et la prière du cœur. Si nous questionnons les sources de la prière continuelle du cœur, un père du monachisme, Cassien (4ème siècle) a mis en parallèle la "persévérance dans la prière" et le maintien de la "pureté du cœur": entre les deux se nouent des rapports intimes et nécessaires. Les deux vont de pair. On pourrait ici évoquer la parole du Christ: Veillez et priez. D'une certaine manière, la priorité est donnée à la vigilance. La vigilance mène nécessairement à la prière, alors qu'une prière non assortie de vigilance risque de ne porter guère de fruits. Il n'existe pas de prière incessante quand notre prière n'est pas assortie de l'effort pour acquérir la paix de l'âme et la pureté du cœur.

Or le but de la vie chrétienne est d'atteindre la charité: la charité et la prière ne s'opposent pas. Pour Cassien le test de l'authenticité de la prière réside précisément dans le progrès de la charité. Il dit entre autres que si quelqu'un est interrompu dans sa prière et qu'il en conçoit de la colère, ce fait trahit l'inauthenticité de sa prière. Nous devons avoir un programme de prière mais si pour un motif de charité notre programme est bousculé, cela ne doit pas nous faire perdre la paix de l'âme, car ce qui compte en dernière analyse c'est la volonté de Dieu. Citons aussi saint Vincent de Paul dans une lettre à une des filles de la charité: "Si vous êtes en oraison et qu'un malade vous appelle, laissez là votre oraison et allez servir le malade, car ce n'est pas quitter Dieu que de quitter Dieu pour Dieu". Ainsi nous pouvons conclure que la prière conduit au don de nous-mêmes dans une vraie charité.

Mais la prière incessante ne va pas de soi: un long chemin est nécessaire pour l'atteindre. De quel chemin s'agit-il? Il est multiple et dépend des inclinations de la grâce de chacun en particulier. En ce qui concerne les deux géants de la charité dont nous avons parlé plus haut, nous avons deux chemins vers la prière incessante du cœur: l'adoration silencieuse et prolongée du Saint-Sacrement et la pieuse récitation du rosaire.


Mais d'autres formules sont possibles: la prière de Jésus des orientaux, dont nous aurons l'occasion de reparler, la récitation intégrale des psaumes, la multiplication des courtes oraisons jaculatoires tout au long de nos journées, ou de fréquentes pauses pour de petits moments de prière personnelle, qui ne durent peut-être qu'une ou deux minutes mais qui sont très ferventes.
A chacun de trouver sa voie.

                                                            A suivre
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MessageSujet: Re: La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique)   La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique) EmptyMer 14 Nov 2018, 10:22

La Prière du coeur (2)



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Le précepte et ses déviances

Au chapitre 18 de saint Luc, Jésus donne une parabole sur la nécessité de prier sans cesse sans jamais se décourager: la parabole de la veuve et du juge inique. "Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et n'avait de considération pour personne…". Dans ce passage, la prière est mise en lien avec la foi. Il s'agit de ne jamais se décourager, d'insister et d'être même importun. Cette persévérance et cette obstination envers et contre tout dans la prière est fondée sur la foi en un Dieu qui aime et qui fait justice.

Plus loin, au chapitre 21 nous lisons de même: "Veillez donc et priez en tout temps, afin d'avoir la force d'échapper à tout ce qui doit arriver, et vous tenir debout devant le Fils de l'homme". Dans ce verset, la prière est plutôt en parallèle avec la vigilance. Il y est question de l'attente eschatologique du Seigneur dans la prière (ce qui d'ailleurs justifie la prière nocturne). La prière est donc nécessaire pour nous préparer à la tentation et la vaincre. 
A ce sujet, nous savons que la traduction de la 6ème demande du Pater, Et ne nos inducas in tentationem, a fait couler beaucoup d'encre. On avait dans le temps la traduction: Et ne nous laissez pas succomber à la tentation, ce qui était encore la meilleure formule. Puis on a eu: Ne nous soumets pas à la tentation. Et maintenant: Ne nous laisse pas entrer en tentation. La tentation ne vient pas de Dieu car Dieu ne peut pousser personne au péché. Elle vient de notre convoitise, du monde mauvais qui nous entoure et du démon. Cependant Dieu permet la tentation, mais jamais au-delà de nos forces, pour que nous puissions grandir en n'y succombant pas. La tentation nous pousse au mal, mais l'épreuve, si nous en sortons vainqueurs, nous pousse au bien et même au mieux, car elle nous fait grandir dans la vie de foi. Alors par la prière, nous supplions Dieu de nous préserver de la tentation, par crainte de tomber dans le péché par notre fragilité, ou nous lui demandons la force de résister et de grandir si la tentation survient malgré tout. 

Enfin, le précepte de la prière incessante est affirmé avec une force toute particulière dans la 1ère lettre aux Thessaloniciens par saint Paul en lien avec la joie et l'action de grâces: "Soyez toujours joyeux et ne vous lassez pas de prier. Rendez grâces pour tout". 

Le commandement de la prière incessante est donc clairement affirmé dans le Nouveau Testament. Priez sans cesse: concrètement les Pères face à ce verset du Nouveau Testament ont compris l'adverbe "sans cesse" (adialeiptôs) dans sa littéralité, mais dans une littéralité qui n'exclut pas le bon sens. 
"Sans cesse" peut se comprendre et se traduire par "sans interruption, sans intervalle" mais aussi par "à travers toute la vie" ou "en toute circonstance", ce qui doit nous aider à affiner le concept du précepte de la prière incessante. Nous avons le même type d'hyperbole dans nos expressions de la vie courante: "avoir toujours confiance, s'abandonner en toute chose". Nous comprenons bien que certaines expressions ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Quand je dis que Damien ne cesse de travailler, qu'Emma bavarde tout le temps ou que Jules ne fait que plaisanter, on sait bien que ces trois personnes passent aussi du temps à dormir ou à faire d'autres choses, mais on veut ainsi noter une constante de leur caractère!

Face à l'injonction du précepte de la prière incessante, des excès se sont manifestés. Notons-en deux qui ont valeur d'exemple:

L'hérésie des messaliens (attestée en Syrie), appelés aussi les euchites (les priants) qui priaient sans cesse et refusaient tout travail. Hérésie car attitude fausse qui prenait un verset de l'Ecriture et en ignorait d'autres. Le même saint Paul prescrivait aussi le travail. En refusant tout travail, sous prétexte de prière, les messaliens auraient dû aussi refuser de manger ou de dormir!

L'excès contraire est celui des activistes contemporains qui délaissent, parfois totalement, la prière et mettent en exergue le travail et l'activité. Pour eux travailler et s'engager dans la vie du monde, c'est prier. Ils oublient tragiquement la parole du Christ : "Sans moi, vous ne pouvez rien faire", ou la fameuse assertion du Padre Pio: "Celui qui prie beaucoup se sauve, celui qui prie peu est en danger, celui qui ne prie pas se damne".
Les deux erreurs sont parallèles: elles trahissent la recherche d'une efficacité constatable. Cette efficacité est psychologique chez les messaliens (faire de la prière une expérience sensible, chercher un confort intérieur ou spirituel) et elle est sociologique chez les activistes (satisfaction sensible que leur procure le sentiment de réaliser des choses). Tout cela a été finement noté par le P. Irénée Hausher dans son livre Prière de Vie.

Pour parer à ces dérives, Origène propose une interprétation du précepte qui en deviendra l'exégèse classique. Dans son Traité de la prière (De oratione, 12,2), il dit ceci: "Il prie sans se lasser celui qui unit les œuvres obligatoires et la prière; ainsi pouvons-nous regarder comme réalisable l'ordre de prier sans cesse. Il faut envisager toute la vie du saint comme une seule grande prière dont ce qu'on appelle prière n'est qu'une partie". Ce qu'Origène veut dire c'est qu'il faut prier souvent (il précisera même trois fois par jour, matin, midi et soir) et en dehors de ces moments de prière au sens strict, vivre une vraie vie chrétienne en observant les commandements et en accomplissant son devoir d'état. Il posait ainsi la base de la distinction que reprendra la théologie scolastique entre prière actuelle et prière habituelle, cette dernière devant imprégner toute notre vie, alors que la prière en acte constitue des moments de prière au sens strict du terme, qui excluent toute autre activité, afin de nourrir et de réveiller sans cesse notre présence à Dieu à travers nos journées, qui est l'essence même de la prière habituelle ou prière incessante. Pour conclure simplement, nous pouvons dire que prier sans cesse, cela veut dire devenir un homme de prière.

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MessageSujet: Re: La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique)   La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique) EmptyJeu 15 Nov 2018, 10:17

La prière du cœur (3)



Une voie vers la prière incessante


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Mais comment maintenir une prière continuelle dans nos multiples activités? Et d'abord combien de temps devons-nous explicitement accorder à la prière actuelle dans nos journées? En soi, la prière habituelle devrait être constante, jour et nuit. C'est le but vers lequel il nous faut tendre. Mais la prière au sens courant de prière actuelle (réciter le chapelet, adorer le Saint-Sacrement, faire l'oraison mentale ou vocale…) ne peut se faire qu'à des moments limités et déterminés. Le bon sens le dit. A la question, il n'y a pas de réponse universelle. Tout dépend de nos devoirs d'état, qui expriment la volonté de Dieu sur nous. Voici à ce sujet ce que nous dit saint François de Sales: "Il nous faut aimer l'oraison, mais il la faut aimer pour l'amour  de Dieu. Or, qui l'aime pour l'amour de Dieu n'en veut qu'autant que Dieu lui en veut donner, et Dieu n'en veut donner qu'autant que l'obéissance le permet" (Introduction à la vie dévote, 1ère partie, chap. 26).

Une carmélite dans son couvent aura beaucoup plus de temps pour la prière actuelle qu'une mère de famille nombreuse, dont les tâches sont multiples tout au long de la journée. Mais la vie  de prière de la mère de famille pourra être plus intense que celle de la carmélite si elle fait tout son travail pour Dieu, alors qu'elle a peu de loisirs pour s'adonner à la prière actuelle. Prier en travaillant? Il y a les oraisons jaculatoires, qui sont précieuses, et que l'on peut brièvement faire dans ses activités même les plus prenantes. Les moines du désert faisaient des travaux manuels, comme le tressage de corbeilles, qui ne les empêchaient point de prier tout en travaillant. Mais cela est-il faisable encore dans la vie moderne? Pendant des siècles, les travaux en milieu rural se faisaient dans le calme et le silence par la répétition des mêmes gestes simples. Mais de nos jours il n'en est plus ainsi. Il est de bon sens qu'un aiguilleur du ciel dans sa tour de contrôle se doit de se concentrer sur son travail. Mais quand il est dans le train pour se rendre à son travail, il peut fermer les yeux et s'adonner à la prière. En outre ce qui compte dans la prière c'est l'intention. Si j'entre à l'église pour y prier un quart d'heure, et qu'après quelques minutes, un homme tout près de moi a un malaise cardiaque, je dois laisser ma prière et m'occuper de lui et appeler les urgences. Mais l'intention que j'avais de prier ce quart d'heure fait qu'en fait aux yeux de Dieu j'ai vraiment prié un quart d'heure!

La Règle de saint Benoît prévoit que l'oraison sera "brève et pure". "Oratio sit brevis et pura". Mais si la grâce nous inspire de la prolonger, suivons ce que celle-ci nous dicte. Autrement dit, pour dire les choses simplement, saint Benoît marque sa préférence pour une prière courte, fervente et sans distraction, une "bonne petite prière" comme on dit familièrement. Saint Louis-Marie Grignon de Montfort nous dit qu'il vaut mieux dire quelques Je vous salue, Marie, avec une grande dévotion que de débiter un rosaire en pensant à autre chose.
 
Le Notre Père, la prière la plus haute qui existe, est une prière simple et concise. Dans le sermon sur la montagne, Notre-Seigneur proscrit formellement toute espèce de rabâchage: "Quand vous priez, pas de discours interminables comme en font les païens; ils croient qu'à force de parler ils seront entendus. Ne leur ressemblez pas. Pensez-y; avant même que vous ne demandiez, votre Père sait de quoi vous avez besoin".
Citons ici saint Augustin: "Loin de la prière l'abondance des mots, mais non pas l'abondance de la supplication (…) notre gémissement n'est pas caché pour Celui qui ayant créé toutes choses par son Verbe, ne désire pas le verbiage humain" (cité par le P. Haussher, dans Prière de Vie, malheureusement sans référence exacte).

Nous pouvons alors nous interroger sur l'éventuelle contradiction entre l'invitation à une prière courte et la prière continuelle. La solution, adoptée par beaucoup pour résoudre cette contradiction apparente est celle de la "prière monologique". Il s'agit de prononcer un mot ou une brève formule, mais de la répéter sans cesse, calmement et attentivement. Le contraire est la prière polylogique, faite de nombreux mots, et qui est ce rabâchage proscrit par le sermon sur la montagne
L'Evangile nous en donne des exemples. Le publicain dans le temple ne cesse de répéter; "O Dieu, soyez propice au pécheur que je suis". Jésus en fera l'éloge alors qu'il récusera la prière du pharisien, qui est un beau discours que celui-ci adresse à Dieu. Au jardin des oliviers, la prière de Jésus, modèle de la nôtre, est du même type, une courte invocation, répétée inlassablement: " Père, si c'est possible, que ce calice, s'éloigne de moi. Mais non pas ce que je veux, mais ce que tu veux

Cette prière monologique était celle des moines anciens. Citons saint Jean Climaque: "Que votre prière ignore toute multiplicité… Le bégaiement et la monotonie agréent au Père" (Echelle sainte, 28e degré, 9 et 10).

Cassien conseillera à ses moines de répéter sans cesse: "Dieu, venez à mon aide". C'est sans doute pourquoi tout office monastique commence par ce même verset: "Deus, in adjutorium meum intende".

Ce sera aussi ce que l'orient va développer avec la prière de Jésus, dont la formule la plus ancienne était le Kyrie eleison. En égrenant leur rosaire, les moines et les laïcs pieux de l'orient ne cessent de redire: "Seigneur Jésus-Christ, ayez pitié de moi". Nous allons développer cette pratique de la prière de Jésus la prochaine fois.

                                                    A suivre
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MessageSujet: Re: La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique)   La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique) EmptyVen 16 Nov 2018, 10:58

La prière du cœur (4)



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La prière de Jésus

Un ouvrage traite particulièrement de la prière continuelle. Il s'agit de la Philocalie, recueil d'auteurs ascétiques, mystiques et monastiques orientaux, compilé au XVIIIe siècle et édité à Venise en 1782 par Nicodème l'hagiorite. On y trouve l'idée que la prière monologique remonte aux apôtres eux-mêmes, car cette forme de prière était voulue par le Seigneur lui-même. Cet anachronisme est significatif. En fait historiquement la prière monologique s'est développée dans un courant spirituel qui remonte aux pères du désert, comme Macaire et Evagre, et qu'on appelle l'hésychasme. Cette tradition va se fixer dans le moyen-âge byzantin.

Hésychasme vient du grec hésychia, terme qui signifie repos. Trois notions principales vont dominer ce courant spirituel:

1. Le repos de l'âme est le but recherché: une vie spirituelle calme, une unification intérieure et un cœur pacifié.

2. La prière consiste essentiellement en deux choses: l'invocation du nom de Jésus et la supplication pour le pécheur que je suis.

3. La prière du cœur: il s'agit de prier non pas avec son mental et son affectivité, mais dans son cœur, c'est-à-dire dans son moi profond.

Ces trois points attestent le côté englobant et unifiant de cette prière, impliquant la maîtrise des passions.

La tradition de cette Prière de Jésus remonte aux pères du désert et fut constituée au VIe siècle au monastère du Mont Sinaï. Elle connut son efflorescence au Mont-Athos au XIVe siècle et, de là, passa en Russie. C'est la prière monastique orientale par excellence. Elle connut une grande expansion. Lors de la publication de la Philocalie par Nicodème l'hagiorite, cette prière quitte les monastères et devient au XIXe siècle une prière pour les laïcs. En témoigne notamment un livre délicieux publié en Russie, après la guerre de Crimée et avant l'abolition du servage: Les récits d'un pèlerin russe. Ce livre est d'une fraîcheur très grande et nous raconte la vie d'un pèlerin qui traverse la Russie, en s'adonnant à la prière de Jésus.
Sans conteste un des adeptes les plus célèbres de la prière de Jésus fut Saint Séraphin de Sarov au XVIIIe siècle, qui privilégiait la prière silencieuse du cœur par rapport à l'office canonial. Sa fondation d'un monastère de moniales à Diviéévo en témoigne. A la règle de vie qu'il donna à ses filles spirituelles, il mit l'accent sur la prière personnelle en ne surchargeant pas les sœurs de prières communautaires. Ce saint va aussi introduire un note mariale à la prière du cœur. Il conseillait à ses disciples et enfants spirituels de dire le matin l'invocation: "Seigneur Jésus-Christ, ayez pitié de moi". Et après midi de dire: "Très Sainte Mère de Dieu, sauvez-moi". Une certaine variété dans la prière est donc légitime. Dire la prière de Jésus ne nous empêche nullement de dire aussi le rosaire latin. Pour les orthodoxes, Marie est la mère de la prière incessante et recourir à elle nous mènera ainsi à la prière continuelle. Du reste le Je vous salue Marie a une structure fondamentale identique à la prière de Jésus. La première partie invoque le nom de Jésus: "Jésus, le fruit de vos entrailles est béni", et la deuxième partie est une supplication propitiatoire: "priez pour nous, pauvres pécheurs".

La foi qui anime la prière de Jésus est donc celle qui croit en la puissance du nom du Sauveur. Elle rappelle ainsi maint passages des Actes des apôtres sur la puissance efficace et salvifique du nom de Jésus: "Aucun autre Nom sous le ciel n'a été donné aux hommes par lequel nous devrions être sauvés" (Actes 4, 12), et: "Alors sera sauvé, quel qu'il soit, celui qui invoquera  le Nom du Seigneur" (Actes 2, 21). Saint Paul dira de même: "Tu es sauvé lorsque ta bouche proclame que Jésus est le Seigneur" (Rom. 10, 9). 

L'occident a aussi connu la dévotion au saint Nom de Jésus, avec saint Bernard, saint Bernardin de Sienne et saint Jean de Capistran. La puissance du Nom: le Nom c'est la personne même du Ressuscité. En l'invoquant on l'attire dans notre vie ou plutôt on le rejoint au fond de notre cœur où il est présent. Ce Nom nous sauve, nous guérit, nous purifie et chasse les esprits impurs. Mais il le fait si nous l'invoquons sans cesse, comme le dit un saint orthodoxe du XVIIIe siècle, Paissy Velitchkovsky: "Porter constamment dans le cœur le très doux Jésus et être enflammé par le rappel incessant de son nom bien-aimé d'un amour ineffable pour lui". 

                                                   A suivre
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MessageSujet: Re: La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique)   La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique) EmptyLun 19 Nov 2018, 10:03

La prière du cœur (5)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La pratique de la prière de Jésus


Venons-en maintenant à la pratique de la prière de Jésus, qui intéresse un certain nombre de gens aujourd'hui. Mais il y a une question préliminaire: faut-il pousser des chrétiens latins à adopter une forme de prière orientale? En fait la tradition de la prière monologique n'est pas spécifiquement orthodoxe, bien qu'elle soit la plus répandue en orient. Elle a existé aussi chez nous durant le moyen-âge et jusqu'au XVIIe siècle. Malheureusement à la fin de ce siècle-là, elle fut à tort assimilée au quiétisme et ainsi on n'en parla plus guère. Il suffit de lire à ce sujet tous les témoignages que le Père Gueulette, OP, rassemble dans son livre L'assise et la présence, chez Albin Michel.

Le Père Lev Gillet, "le moine de l'Eglise d'orient", nous donne une réponse équilibrée. La prière de Jésus peut être simplement une étape pour certains. Ils la découvrent un jour, la pratiquent puis l'abandonnent pour d'autres formes de prière, qui leur conviennent mieux. D'autres y restent fidèles mais en même temps continuent à pratiquer d'autres formes d'oraison, comme l'oraison discursive, à l'école d'un saint François de Sales par exemple, ou l'adoration eucharistique. Enfin certains vont faire de la prière de Jésus leur voie personnelle et unique vers l'union avec Dieu. A chacun de trouver sa voie et de suivre les grâces personnelles, en se faisant guider. J'ajouterais toutefois que pour les âmes qui vivent dans la vie contemplative et monastique, comme ils n'ont guère besoin de la méditation ou de l'oraison discursive, parce qu'ils vivent baignés dans le mystère de Dieu par la lectio divina et la célébration des offices quotidiens, la prière de Jésus est un chemin merveilleux vers la totale simplification de la vie spirituelle et vers le repos de l'âme.
Quelle formule de prière adopter? Il y a la formule longue: "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur", ou une formule plus brève: "Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi". Mais on peut simplement dire: "Jésus", et dans ce cas on a au sens littéral une prière monologique, constituée par un seul mot. Cette dernière façon, outre qu'elle est très reposante, semble avoir été la plus fréquente au moyen-âge byzantin, avant que ne se fixe plus tard la formule plus longue qui est devenue traditionnelle en orient. Aussi nous conseillons de ne se contenter de rien d'autre que répéter le nom du Sauveur. Cette façon de faire peut nous conduire à un grand recueillement et à un amour fervent pour le Seigneur. C'est tout à la fois une adoration, une louange, une action de grâce et une supplication. Le saint Nom de Jésus en effet console l'âme dans ses afflictions, apaise les passions mauvaises et chasse les démons.


Quelle posture adopter? Si l'on veut durer dans la prière, il semble que la meilleure posture soit la position assise, mais à condition de ne pas engendrer la somnolence ou la rêverie. Louis de Blois, abbé bénédictin mort en 1566 écrit ceci; "L'ascète ne se fera nul scrupule de demeurer assis en s'adonnant à la contemplation des choses divines, si, comme il peut arriver, il se trouve mieux de cette manière que de toute autre" (Institution spirituelle XII, 3). 


Où dire cette prière? La règle est qu'il faut un lieu très tranquille, où on pourra se recueillir facilement. Une chapelle ou une église, bien sûr, mais aussi un coin de prière dans sa chambre ou un endroit paisible dans la nature, si nous avons un tel endroit en été. 
Combien de temps? En fait à la longue nous dirons cette prière en tout temps et en tout lieu, même au lit en dormant. Mais il faut un commencement à tout. Le guide spirituel du pèlerin russe demande à son disciple de commencer par dire pendant un certain temps 3 000 fois la prière. Ensuite il devra la dire 6 000 fois et enfin 12 000 fois. Et pour finir le pèlerin russe ne lâchera plus la prière qui deviendra incessante. Pour nos contemporains occidentaux, soyons réaliste. Il est bon de commencer en priant un quart d'heure, puis vingt minutes, puis une demi-heure. La grâce nous poussera ensuite à faire davantage, soit en augmentant le temps de prière, soit en multipliant les temps de la prière au cours de la journée. Petit à petit nous y prendrons goût et nous nous acheminerons vers la prière incessante.
Nous poursuivrons dans la suite en faisant des remarques importantes sur la manière de prier.


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MessageSujet: Re: La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique)   La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique) EmptyMar 20 Nov 2018, 10:04

La prière du cœur (6)


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La pratique de la prière de Jésus (suite)

Je voudrais d'abord rappeler que si quelqu'un se trouve bien dans les méthodes classiques de méditation ou d'oraison discursive, comme celles enseignées par saint Ignace de Loyola, sainte Thérèse d'Avila ou saint François de Sales, il ne doit pas changer sa manière de faire. Il faut demeurer fidèle à la grâce que Dieu nous fait. De même, dans la vie monastique, il importe de rester fidèle à la lectio divina, à la rumination de la Parole, pour nourrir notre âme de la connaissance de ce Dieu que nous trouverons ensuite dans la prière. Dans ces méthodes classiques, il arrive parfois que l'on connaisse la sécheresse, l'aridité ou la désolation intérieure. A ce moment-là la prière de Jésus pourra être une roue de secours qui permettra de pratiquer une oraison fructueuse. En outre après une longue période de vie de prière, il arrive souvent qu'à un moment donné, on se trouve dans l'impuissance à méditer comme on le faisait auparavant, que même on ne puisse plus faire d'actes explicites de prière. Cette étape est bien connue des auteurs qui ont disserté sur l'oraison mentale. C'est alors le signe que Dieu nous appelle à une oraison beaucoup plus simple, ce qu'au XVIIe siècle, on appelait l'oraison de simple regard, une oraison où le silence prend la première place et où on se contente d'une attention aimante à la divine présence, sans plus faire d'acte explicite de prière. Dans cette situation, la prière de Jésus sera une voie excellente pour aller vers la prière silencieuse, car la brève répétition d'une formule, voire du seul nom de Jésus, sera la parole qui ne fera plus que nourrir un silence intérieur. On connaît la fameuse histoire du Père Chaffangeon, à Ars au temps du saint curé, qui restait en silence devant le tabernacle de longs moments et qui, à la question posée par le saint curé; "Mais que faites-vous donc lorsque vous êtes à l'église?", répondit: "Oh rien, monsieur le curé, je l'avise et il m'avise". 
De même qu'on apprend à nager en se jetant à l'eau, on apprend la prière monologique en se jetant dedans. C'est par la pratique qu'on sera éclairé et instruit sur la manière de faire ce qui nous convient. Ainsi, tout ce que je puis dire ici doit laisser le lecteur dans une entière liberté. Chacun doit trouver avec le temps et en faisant des essais, ce qui marche le mieux pour lui: longueur de la formule utilisée, nature de cette formule, rythme personnel, synchronisation ou non avec la respiration, prière seulement mentale ou murmurée. Bref chacun est invité à écouter sa propre expérience.

La première chose à faire pour commencer un temps de prière monologique sera de se tourner vers notre cœur, là où Dieu est présent, puisque la prière de Jésus est un repos en Dieu, présent au fond de notre être. On pourra dès lors faire un acte explicite de prière comme celui-ci:

Seigneur, mon Dieu, je crois fermement que vous êtes présent au centre de mon âme et je vous adore très humblement. Je crois aussi que vous êtes la Bonté infinie et je vous aime par-dessus toute chose. Je crois que votre grâce agit en moi, même si je ne sens rien et je m'abandonne entièrement à toutes les opérations de cette grâce en moi, et vous remercie de tout ce que vous faites pour moi. Vous savez mieux que moi quels sont mes besoins, c'est pourquoi je ne vous demande rien explicitement et je m'en remets à vous. De même pour tous ceux que je porte dans mon cœur et pour qui je dois prier, je me contente de vous les recommander tous.

Si on veut prier la Sainte Vierge, comme saint Séraphim nous recommande de le faire après midi et le soir, en récitant l'invocation "Très Sainte Mère de Dieu, sauvez-moi", on pourra commencer la prière par un acte explicite de confiance en la puissance d'intercession de Marie.

Ensuite, en priant, il faut éviter les distractions. Ces dernières ne vont pas manquer de nous harceler tout au long de la prière. Elles sont inévitables et nous ne devons pas nous étonner de cela. Elles sont même plus fortes dans la prière monologique que dans d'autres formes de prière, à cause de la monotonie de cette prière. C'est ici que l'on comprend que la prière est un combat, une lutte à reprendre sans cesse, et que la prière monologique n'a rien à voir avec la paresse spirituelle ou la rêverie inconsistante. L'effort requis sera toujours et sans cesse, chaque fois que nous serons pris par notre mental ou notre imagination, de revenir à Dieu et de se concentrer sur la prière. Je pense que lorsque les distractions nous harcèlent il est préférable de prononcer la prière à voix basse, plutôt que de la dire mentalement, car cela favorise la concentration spirituelle. Ceci dit il ne faut pas se mettre martel en tête à cause des distractions, qui sont une conséquence inévitable de notre fragilité et de la versatilité de notre esprit. Continuons à réciter la prière, obstinons-nous et nous prierons ainsi vraiment. Saint François de Sales ne manquerait pas de nous dire à ce sujet, que le meilleur moyen de combattre, c'est le mépris et de n'accorder aucune importance à toutes ces choses qui tournent dans notre tête, comme mouches en été, de ne pas s'inquiéter et de persévérer dans la prière. 

                                                              A suivre
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MessageSujet: Re: La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique)   La prière du cœur (de Père Simon, Monastère de Chevetogne, Belgique) EmptySam 24 Nov 2018, 19:59

La prière du cœur (7)



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La pratique de la prière de Jésus (suite)

Souvent la pratique de la prière monologique, avec sa facilité et sa simplicité, nous procurera des états intérieurs caractérisés par la joie spirituelle, la lumière intérieure et la consolation de l'âme. On sait que sainte Thérèse d'Avila déconseillait aux âmes mélancoliques (nous dirions aujourd'hui dépressives) de pratiquer trop longuement la forme d'oraison qu'elle enseignait. Le danger d'une oraison discursive est en effet celui de se centrer sur son moi et d’aggraver ainsi son état de mal-être. Par contre, l'invocation du Nom divin nous décentre de nous-même et nous centre sur le Christ. Aussi la prière de Jésus est à conseiller comme chemin d'oraison à tous ceux, nombreux de nos jours, qui ont l'âme déprimée, abattue ou tourmentée. 
Mais soyons clairs. Il ne faut nullement rechercher à sentir quoi que ce soit dans la prière de Jésus. Cela est capital. C'est la volonté de prier qui compte et non le ressenti. Faire de la prière une recherche de consolations sensibles est un chemin erroné, car entaché d'amour propre. Remercions le Bon Dieu, s'il nous accorde sa consolation dans la prière, alors que nous ne l'avons pas recherchée pour elle-même, mais souvenons-nous de ce que disait à ce propos, un abbé bénédictin du XVIe siècle, Louis de Blois: "Que l'ascète désireux d'atteindre cette union même, dès qu'il se sent enflammé de l'amour de Dieu et tiré vers le haut, coupe court à toute image" (Institution spirituelle XII, 3,1). Cela signifie que lorsqu'on ressent une grande consolation spirituelle, il importe à nouveau de rechercher le silence intérieur et de couper court à toute image ou à toute impression sensible.

De même, il faut éviter d'en rester au niveau mental, alors que la prière doit être celle du cœur profond, du centre de l'âme. L'imagination, la réflexion trop poussée, et d'autres choses qui relèvent du pur mental sont à proscrire. Seule compte la concentration sur la prière, en évitant toute autre pensée. Voici ce qu'écrivait à une de ses dirigées à ce sujet un saint russe, Théophane le reclus: "Il convient de descendre du cerveau dans le cœur. Pour le moment, il n'y a chez vous que des réflexions toutes cérébrales sur Dieu, mais Dieu lui-même reste à l'extérieur". Et sur ce thème du silence intérieur, un autre saint russe, Nil de la Sora, écrivait: "Il convient de rechercher le silence de l'esprit, d'éviter toutes les pensées, même celles qui paraissent licites, de fixer constamment les profondeurs du cœur, et de dire: Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi". 

La prière du cœur c'est respirer Dieu. On peut donc associer notre prière à notre respiration. Inspirer calmement en disant: "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu", et expirer doucement en priant: "ayez pitié de moi, pécheur". Pour certains cette façon de faire les amène à une lente pacification de tout leur être. Pour d'autres, cela ne les aide pas spécialement. Il ne faut pas accorder trop d'importance à cette question. A chacun de voir ce qui lui convient le mieux.

Enfin, un dernier conseil. Il faut que notre prière nous décentre de nous-même et nous fixe en Dieu seul. Un des moyens pour s'oublier sera aussi de prier pour les autres. On peut notamment conseiller aux personnes dépressives justement de ne pas parler d'elles-mêmes dans la prière mais de prier pour les autres et aux grandes intentions du Cœur de Jésus et de l'Eglise. Elles s'oublieront et cela ne leur fera que du bien. Un moyen simple est de faire la prière de Jésus de cette manière: on commence par dire pour qui on veut prier et à quelles intentions personnelles ou générales, en ne craignant pas d'énumérer devant Dieu les prénoms des vivants et des défunts que l'on veut recommander, et dire alors tout simplement pendant tout le temps que durera la prière: "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, ayez pitié de nous".

                                                             A suivre
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