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 « La transformation de Sainte-Sophie en mosquée, point d’aboutissement

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MessageSujet: « La transformation de Sainte-Sophie en mosquée, point d’aboutissement   « La transformation de Sainte-Sophie en mosquée, point d’aboutissement EmptyVen 29 Mar 2019, 18:43

29/03/2019


« La transformation de Sainte-Sophie en mosquée, point d’aboutissement du nationalisme turc »

« Le temps est venu » pour l’ex-basilique Sainte-Sophie d’Istanbul de redevenir « une mosquée », a annoncé Recep Tayyip Erdogan, président turc, mercredi 27 mars.


Ancien chercheur au CNRS, ancien pensionnaire de l’Institut français d’études anatoliennes à Istanbul et animateur du blog Susam-Sosak, Étienne Copeaux dévoile les coulisses d’une polémique vieille de plus d’un demi-siècle.


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MessageSujet: Re: « La transformation de Sainte-Sophie en mosquée, point d’aboutissement   « La transformation de Sainte-Sophie en mosquée, point d’aboutissement EmptyVen 29 Mar 2019, 18:46

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La Croix : Ces derniers jours, Recep Tayyip Erdoğan, président turc, a fait part de sa volonté de rétablir le statut de mosquée pour l’ex-basilique Sainte-Sophie. Pourquoi cette déclaration, à l’approche des élections municipales du 31 mars, engendre-t-elle tant de réactions ?


Étienne Copeaux : Il faut remonter un peu dans l’histoire pour comprendre la polémique. Les Turcs conquièrent Istanbul en 1453 et le premier geste du sultan Mehmet II est de se rendre à l’église Sainte-Sophie pour y faire la prière. Sainte-Sophie, basilique orthodoxe, a déjà mille ans d’existence à cette époque-là. Dans l’islam actuel, on considère que ce geste a transformé ispo facto la basilique en mosquée. Elle a donc ensuite servi de mosquée tout en gardant son nom chrétien, Aya Sofya (« sainte Sophie » en grec).


La controverse concernant Sainte-Sophie remonte à 1935 lorsqu’elle est transformée en musée. Elle devient un lieu neutre, elle n’est plus ni basilique, ni mosquée. Seulement, en 1953, lors de la commémoration du cinquième centenaire de la prise de Constantinople, la Turquie n’est plus sous direction d’un régime laïc. C’est alors que se font entendre de nombreuses revendications pour que Sainte-Sophie revienne à sa fonction de mosquée.

À partir de cette époque, des mouvements islamistes se rassemblent devant Sainte-Sophie, chaque 29 mai, date anniversaire de la prise de Constantinople, et réclament la réouverture de Sainte-Sophie au culte. Depuis les années 1950, cette place est devenue un lieu de manifestation pour des groupes extrémistes, parfois violents, se revendiquant d’un courant que j’appelle le national-islamisme, très implanté dans le pays et qui considère que la nation turque se doit d’être musulmane.


Ainsi, la transformation de Sainte-Sophie en mosquée est devenue le point d’aboutissement du nationalisme turc depuis plus d’un demi-siècle maintenant. Cet idéal de nation turque et musulmane arrivera à son accomplissement lorsque la basilique Sainte-Sophie sera redevenue une mosquée.


Au cœur d’un contexte aussi délicat, comment comprendre la décision d’Erdogan ?


E. C. : Erdogan se situe dans la continuité de l’histoire d’un pays dont il hérite, il ne représente pas une rupture. Par ailleurs, une grande partie de l’opinion publique va dans son sens. Erdogan use d’arguments faciles envers son électorat et n’hésite pas à prendre comme prétexte la gratuité de la Mosquée Bleue pour revendiquer l’accès au public pour Sainte-Sophie et le retour au statut de mosquée.


Toutefois, j’estime assez peu probable qu’il concrétise sa déclaration. Je n’imagine pas cet événement arriver, cela donnerait lieu à d’importantes protestations dans le monde orthodoxe. En outre, Erdogan entretient une bonne relation avec Vladimir Poutine en ce moment, et la situation serait délicate du point de vue diplomatique. Je pense que ces déclarations relèvent en grande partie de la stratégie électorale.


Quelles conséquences pourraient avoir une telle mesure dans le monde orthodoxe ?


E. C. : Entre 1955 et 1964, la plupart des orthodoxes d’Istanbul ont été expulsés et se sont réfugiés à Athènes ou en Thessalonique, sans pour autant cesser de se considérer comme stambouliotes.


À leurs yeux, Sainte-Sophie est un symbole extrêmement fort. Sa reconversion en mosquée pourrait avoir d’importantes retombées en Grèce et dans tous les pays orthodoxes, y compris en Russie. À l’instar du nationalisme turc, le nationalisme grec considère comme un point d’aboutissement la reconquête de Sainte-Sophie.


Il m’est arrivé de voir, en Grèce et à Chypre, des affiches réclamant la destruction des minarets construits à Sainte-Sophie lors de sa transformation en mosquée. Les Grecs orthodoxes estiment qu’il y a là sacrilège et insulte à leur religion. On observe donc, de part et d’autre, un surinvestissement affectif envers cet édifice chargé de valeurs et d’histoire.
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MessageSujet: Re: « La transformation de Sainte-Sophie en mosquée, point d’aboutissement   « La transformation de Sainte-Sophie en mosquée, point d’aboutissement EmptyVen 29 Mar 2019, 18:51

Comprendre
Sainte-Sophie d’Istanbul



Tour à tour basilique byzantine, mosquée ottomane et musée laïque, la « merveille des merveilles » est toujours convoitée par le pouvoir islamo-conservateur turc.



  • Mélinée Le Priol,

  • le 16/09/2017 à 06:00


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Quelle est son histoire ?



Les plus de 3 millions de touristes qui foulent chaque année ses dalles de marbre le constatent sans peine : Sainte-Sophie d’Istanbul a eu trois vies, au moins. Sous ses voûtes aériennes, de vastes médaillons noirs célèbrent, en lettres d’or, Allah, Mohammed et les premiers califes de l’islam, tandis que les mosaïques byzantines se chargent de rappeler au visiteur les origines chrétiennes de l’édifice. Sa structure, du reste, est bien celle d’une basilique, même si quatre minarets encadrent désormais sa silhouette massive. Mais depuis 1934, Sainte-Sophie n’est plus un lieu de culte, ni chrétien ni musulman. Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la Turquie moderne et laïciste convaincu, en a fait un « musée offert à l’humanité », aujourd’hui sous l’égide du ministère turc de la culture.

Bâti sur les restes d’une église du IVe siècle, ce chef-d’œuvre est né au VIe siècle. Justinien règne alors sur l’Empire romain d’Orient et contribue, par ses constructions, à l’épanouissement de l’art byzantin. Nichée au cœur de Constantinople, Sainte-Sophie est sans conteste la plus grandiose de ses réalisations. Consacrée en 537, moins de six ans après le début des travaux, la monumentale basilique est dédiée au Christ, « sagesse de Dieu » selon la théologie orientale (son nom vient du grec Haghia Sophia et signifie « sagesse divine »). « Constantinople est alors la nouvelle Rome, la nouvelle capitale du monde chrétien, explique Jean-François Colosimo, théologien orthodoxe et directeur des éditions du Cerf. Au centre de cette capitale se trouve le temple de la sagesse divine, qui lie la terre et le ciel. » Sainte-Sophie deviendra le siège du patriarcat orthodoxe et accueillera le couronnement des empereurs byzantins.

En 1204, les croisés venus d’Occident profanent la basilique, tuent et violent même en son sein selon des écrits de l’époque, par haine des orthodoxes autant que par volonté de piller les richesses du lieu.

La deuxième vie de Sainte- Sophie commence en 1453. Après neuf mois de siège, Constantinople tombe aux mains des Turcs. Le soir même, le sultan Mehmet II vient prier à Sainte-Sophie, désormais dédiée au culte musulman. Le patriarcat grec-orthodoxe est chassé, et le monument prend le nom de « Aya Sofya ». Dans un premier temps, l’intérieur n’est que légèrement transformé : son passé d’église doit rester bien visible, pour signaler à quel point sa prise constitue une victoire pour les Ottomans. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, sous la poussée des religieux, que toutes les mosaïques chrétiennes sont recouvertes de plâtre. Au cours des siècles, Sainte-Sophie servira de modèle pour la construction des autres mosquées d’Istanbul, avant de devenir un musée en 1934.

En quoi est-ce un monument d’exception ?



Conçue pour être une construction unique, Sainte-Sophie l’est restée tout au long de son histoire. Avec ses 55 mètres de hauteur et 30 mètres de diamètre, son dôme fut pendant mille ans, jusqu’à la construction de la basilique Saint-Pierre à Rome, le plus grand du monde. L’ensemble, prouesse née de la science d’architectes mathématiciens et du labeur de plus de 10 000 ouvriers, est un temple imposant mais d’une légèreté absolue. « Les bâtisseurs ont projeté un ensemble qui sort du sol pour atteindre le ciel, et qui représente le monde sous la voûte céleste, s’émerveille Jean-François Colosimo. C’est un univers massif mais qui laisse partout passer la lumière. Un lieu de révélation, d’épiphanie, une image du cosmos transfiguré par l’incarnation du Christ. »


L’édifice a par ailleurs traversé des dizaines de tremblements de terre venant régulièrement ébranler la capitale turque. Ces séismes ont bien provoqué des fissures et même plusieurs effondrements de la coupole, mais la basilique est toujours restée debout depuis le milieu du VIe siècle. Quel est donc le secret de Sainte-Sophie ? « Le monument n’est pas d’une rigidité absolue, indique encore Jean-François Colosimo. Par leur élasticité, les matériaux corrigent les tensions très fortes qui pèsent sur l’édifice et qui finiraient, sinon, par le casser en deux. »

L’état actuel de la structure n’en reste pas moins une inconnue majeure, et il se peut qu’elle soit endommagée. « En tout cas, elle est en rénovation permanente depuis des années », observe Sébastien de Courtois, écrivain et historien, spécialiste des chrétiens d’Orient, installé à Istanbul. Il refuse néanmoins de céder à l’alarmisme de certains quant à l’imminence d’un écroulement… Quoi qu’il en soit, l’édifice reste sous surveillance : des capteurs sismiques y ont été installés en 1991.


Sainte-Sophie peut-elle redevenir une mosquée ?



Ces deux dernières années, des prières et récitations du ­Coran ont été organisées au sein de l’édifice pendant le ­Ramadan : des épisodes qui ne manquent pas de susciter l’émoi et l’indignation de la communauté internationale, notamment de la Conférence des Églises européennes rassemblant 125 Églises d’Europe (KEK). En outre, deux églises-musées également appelées Sainte-Sophie ont été enregistrées comme mosquées en 2011 et 2013 en Turquie : celle d’Iznik, l’ancienne Nicée, dans l’ouest du pays, et celle de Trabzon, l’ancienne Trébizonde, sur les bords de la mer Noire.

Faire à nouveau de Sainte-Sophie d’Istanbul un lieu de culte musulman est une revendication récurrente des milieux islamistes turcs depuis une quinzaine d’années et, désormais, du pouvoir turc lui-même. L’argument le plus souvent invoqué est l’absence de valeur juridique du décret de 1934 qui a fait de ce monument un musée : il n’aurait jamais été publié au Journal officiel et la signature d’Atatürk serait un faux. Par ailleurs, dès les années 1950, le gouvernement conservateur d’Adnan Menderes a fait raccrocher, en haut des piliers de la nef, les larges panneaux circulaires comportant des calligraphies arabes, alors qu’Atatürk les avait fait enlever.

Jean-François Colosimo n’exclut pas que le président Erdogan aille au bout de cette entreprise. « Pour lui, ce serait une manière de régler ses comptes avec Atatürk et sa laïcité, mais aussi avec les Grecs, qui ont sans cesse été opposés aux Turcs au cours de l’histoire (or Sainte-Sophie est un monument grec byzantin, NDLR), avec le christianisme, et enfin avec l’Occident, en montrant qu’il fait ce qu’il veut et qu’il n’hésite plus à imposer la religion partout. Les oppositions le galvanisent plus qu’elles ne l’inquiètent. » Une chose néanmoins pourrait l’en dissuader, affirme le spécialiste : la désapprobation de Vladimir Poutine, protecteur auto-proclamé de l’orthodoxie, dont Sainte-Sophie demeure un symbole historique.




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