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 Saint Bernard

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MessageSujet: Saint Bernard   Saint Bernard EmptyDim 24 Juil 2011, 11:32

assalam alaykum

Des notes de lecture
Saint Bernard by rené guénon


Paru chez Editions Traditionnelles, 1929.

“Parmi les grandes
figures du moyen âge, il en est peu dont l’étude soit plus propre que
celle de saint Bernard à dissiper certains préjugés chers à l’esprit
moderne.” (p. 5)
Saint Bernard était un contemplatif appelé à jouer
un rôle prépondérant dans la conduite des affaires de l’Eglise et de
l’Etat. Il disait qu’il n’éprouve que du dédain pour «les arguties de
Platon et les finesses d’Aristote».
“Toute la vie de saint Bernard
pourrait sembler destinée à montrer, par un exemple éclatant, qu’il
existe, pour résoudre les problèmes de l’ordre intellectuel et même de
l’ordre pratique, des moyens tout autres que ceux qu’on s’est habitué
depuis trop longtemps à considérer comme seuls efficaces, sans doute
parce qu’ils sont seuls à la portée d’une sagesse purement humaine, qui
n’est pas même l’ombre de la vraie sagesse.” (p. 5)
La vie de Saint Bernard apparaît comme une réfutation des erreurs du rationalisme et du pragmatisme.

Renan: “la négation du surnaturel forme l’essence même de la critique” –
ce qui conduit à la condamnation de la «critique» même, et non point à
celle du surnaturel, selon Guénon.
Bernard est ne en 1090 à
Fontaines-lès-Dijon. Ses parents appartenaient à la haute noblesse de
Bourgogne. Vers ving ans il projette de se retirer du monde. Il a une
telle force de persuasion, qu’il se retire au monastère de Cîteaux
accompagné d’une trentaine de jeunes gens, en 1112. Trois ans plus tard,
ses supérieurs lui confient la conduite de douze religieux qui allaient
fonder une nouvelle abbaye, celle de Clairvaux, qu’il devait gouverner
jusqu’à la mort. Quand son fondateur mourut, l’abbaye de Clairvaux
abritait environ sept cents moines et avait donné naissance à plus de
soixante nouveaux monastères.
“Le soin que Bernard apporta à
l’administration de Clairvaux, réglant lui-même jusqu’aux plus minutieux
détails de la vie courante, la part qu’il prit à la direction de
l’Ordre cistercien, comme chef d’une de ses premières abbayes,
l’habileté et le succès de ses interventions pour aplanir les
difficultés qui surgissaient fréquement avec des Ordres rivaux, tout
cela eût déjà suffi à prouver que ce qu’on appelle le sens pratique peut
fort bien s’allier parfois à la plus haute spiritualité.” (p. 7)

“Quel contraste entre notre temps et celui où un simple moine pouvait,
par le seul rayonnement de ses vertus éminentes, devenir en quelque
sorte le centre de l’Europe et de la Chrétienté, l’arbitre incontesté de
tous les conflits où l’intérêt public était en jeu, tant dans l’ordre
politique que dans l’ordre religieux, le juge des maîtres les plus
réputés de la philosophie et de la théologie, le restaurateur de l’unité
de l’Eglise, le médiateur entre la Papauté et l’Empire, et voir enfin
des armées de plusieurs centaines de mille hommes se lever à sa
prédication!” (p. 8)
Saint Bernard a dénoncé le luxe dans lequel
vivaient alors la plupart des membres du clergé séculier, et même les
moines de certaines abbayes.
Il s’est mêlé dans la schisme provoquée
par l’antipape Anaclet II, qui mettait en péril toute l’Eglise. Grâce à
sa clairvoyance le pape Innocent II a été remis dans ses droits.
Il
a dû maintes fois intervenir pour préserver les droits de l’Eglise,
auprès des monarchs soucieux uniquement des intérêts de l’Etat. Son
activité peut être résumée comme ça: défendre le droit, combattre
l’injustice, et, peut-être par-dessus tout, maintenir l’unité dans le
monde chrétien.
L’abbaye de Clairvaux a condamné deux adversaires
éminents: Abélard et Gilbert de la Porrée. Le premier était un
dialectician des plus habiles (mais pour lequel la dialectique était
dévenue un but, et non pas un moyen). Il ne distinguait pas entre la
philosophie humaine et la sagesse sacrée, entre le savoir purement
humain et la connaissance transcendante, et là est la racine de toutes
les erreurs. La controverse entre Saint Bernard et Abélard a eu un grand
retentissement.
L’évêque de Poitiers Gilbert de la Porrée avait
fait une erreur concernant le mystère de la Trinité: il avait appliqué à
Dieu la distinction réelle de l’essence et de l’existence, applicable
uniquement aux être créés. Il a rétracté ses erreurs et sa doctrine a
été en grand crédit dans les écoles pendant tout le moyen âge.

Bernard de Clairvaux a pris une large part dans la constitution de
l’Ordre du Temple, le premier ordre de moine militaires. Il a été chargé
de rédiger sa règle en 1128, et il n’en acheva la rédaction définitive
qu’en 1131. Il l’a commentée dans le traité De laude novœ militiœ, où il
a exposé la mission et l’idéal de la chevalerie chrétienne.
Saint
Bernard a prêché la croisade, mais l’expédition a été du point de vue
extérieur un échec. Du point de vue intérieur, elle a gardé l’unité de
la civilisation chrétienne occidentale, ce qui a été un grand succès.

“La Chrétienté était identique à la civilisation occidentale, fondée
alors sur des bases essentiellement traditionnelles, comme l’est toute
civilisation normale, et qui allait atteindre son apogée au XIIIe
siècle; la perte de ce caractère traditionnel devait nécessairement
suivre la rupture de l’unité même de la Chrétienté. Cette rupture, qui
fut accomplie dans le domaine religieux par la Réforme, le fut dans le
domaine politique par l’instauration des nationalités, précédée de la
destruction du régime féodal; et l’on peut dire, à ce dernier point de
vue, que celui qui porta les premiers coups à l’édifice grandiose de la
Chrétienté médiévale fut Philippe-le-Bel, celui-là même qui, par une
coïncidence qui n’a assurément rien de fortuit, détruisit l’Ordre du
Temple, s’attaquant par là directement à l’œuvre même de saint Bernard.”
(p. 17-18)
Au cours de ses voyages, les prédications du saint Bernard ont été associées à de nombreuses guérisons miraculeuses.
Il a fait une distinction entre l’architecture épiscopale et
l’architecture monastique. S’il était d’accord avec les formes de la
première, comme moyen d’éducation pour les simples et les imparfaits, il
considérait que ceux qui s’étaient dédiés à la perfection devaient
s’interdire le «culte des idoles».
Sa doctrine a été essentiellement mystique, c’est-à-dire il a envisagé les choses divines surtout sous l’aspect de l’amour.

“Si l’abbé de Clairvaux voulut toujours demeurer étranger aux vaines
subtilités de l’école, c’est qu’il n’avait nul besoin des laborieux
artifices de la dialectique; il résolvait d’un seul coup les questions
les plus ardues, parce qu’il ne procédait pas par une longue série
d’opérations discursives; ce que les philosophes s’efforcent d’atteindre
par une voie détournée et comme par tâtonnement, il y parvenait
immédiatement, par l’intuition intellectuelle sans laquelle nulle
métaphysique réelle n’est possible, et hors de laquelle on ne peut
saisir qu’une ombre de la vérité.” (p. 19)
Dans sa vie, la Sainte
Vierge joue un rôle important, comme support de l’amour. “Devenu moine,
il demeura toujours chevalier comme l’étaient tous ceux de sa race; et,
par là même, on peut dire qu’il était en quelque sorte prédestiné à
jouer, comme il le fit en tant de circonstances, le rôle
d’intermédiaire, de conciliateur et d’arbitre entre le pouvoir religieux
et le pouvoir politique, parce qu’il y avait dans sa personne comme une
participation à la nature de l’un et de l’autre.” (p. 20)
Il a été
considéré le dernier des Pères de l’Eglise, le prototype de Galaad, le
chevalier idéal et sans tâche, le héros victorieux de la «queste du
Saint Graal».



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pinson

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MessageSujet: Re: Saint Bernard   Saint Bernard EmptyDim 24 Juil 2011, 18:22

Citation :
Bernard a prêché la croisade, mais l’expédition a été du point de vue extérieur un échec. Du point de vue intérieur, elle a gardé l’unité de la civilisation chrétienne occidentale, ce qui a été un grand succès.


Je suppose, l'ami, que, en tant que Musulman, c'est cette phrase qui a fait "tilt" dans ton esprit ! Je me trompe ?


Peut-être ne comprends-tu pas comment on peut être saint et prêcher la guerre ! Mais justement dans leur esprit à ces gens du Moye-Age, il ne s'agissait pas de faire la guerre, mais de libérer le tombeau du Christ !
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