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 Les histoires des prophètes

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riad




MessageSujet: Les histoires des prophètes   Mer 09 Nov 2011, 20:28

Rappel du premier message :

Salam Aleikom

Je me permet de créer ce sujet afin de rappeler quelques versets et plusieurs enseignements de nos prophètes. " Et rappel, car le rappel profite aux croyants."
Qu'Allah récompense tout musulman ou musulmane croyant ou croyante acteur ou lecteur de ces pages.

Cette page sera consacré inchallah aux enseignements globaux et pour chaque prophète lui sera consacré une page. Il faut savoir que l'Islam est la seule religion au monde à coté du christianisme à reconnaitre Jésus. Et aux seins des 3 religions monothéistes l'Islam est la seule religion à reconnaitre tous les prophètes jusqu'à Mohamed (salla Allah alayhi wa sallem). Nous croyons donc à ces prophètes: Adam, Idris, Noé, Hûd, Çâlih, Loth, Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Chu'ayb, Job, DûI-Kifl, Moïse, Aaron , David, Salomon, Élie, Élisée, Jonas, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus, Muhammad (salla Allah alayhi wa sallem).


Voici une petite introduction parlant de la raison pour laquelle il est important d’évoquer ce passé qui date de plus de trois mille ans. En fait, il faut rappeler que le tiers du Coran et un bon nombre de ses versets portent sur les histoires des prophètes. Ceci nous conduit à nous interroger : pourquoi tant de versets ont pour sujet les histoires des prophètes quel en est l’objectif?

Le but de ces histoires est:

- de raffermir les croyants
« Et tout ce que Nous te racontons des récits des messagers, c’est pour en raffermir ton cœur. Et de ceux-ci t’est venue la vérité ainsi qu’une exhortation et un rappel aux croyants » (TSC[1], Hoûd : 120)

- de nous instruire et de nous donner des leçons
« Dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence. Ce n’est point là un récit fabriqué. C’est au contraire la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient » (TSC, Yoûsouf : 111)

- de les suivre et de les prendre pour exemples
« Voilà ceux qu’Allah a guidés : suis donc leur direction… » (TSC, Al-‘An‘âm ‘Les Bestiaux’ : 90)

- de consolider notre confiance en Allah
L’exemple de l’histoire du prophète Ibrahim est aussi significatif : lorsqu’on voulut le jeter dans le feu, il dit « Allah me suffit : c’est le meilleur en qui je peux placer ma confiance » et Allah le sauva –ce qui peut être traduit comme : « Nous dîmes : Ô feu, sois pour Abraham une fraîcheur salutaire » (TSC, Al-Anbiyâ’ ‘Les Prophètes’ : 69)

- nous enseigner l’art de la Da’wa ‘prêche’ et de guider les gens
exemple comment le prophète Abraham prêchait tendrement et avec douceur. Il disait à son père –ce qui peut être traduit comme : “Ô mon père, je crains qu’un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable ” (TSC, Maryam ‘Marie’ : 45)

- Ces récits nous apprennent aussi la finesse et la tendresse:
exemple l’histoire du prophète Yoûsouf ‘Joseph’ qui, même en prison, parlait tendrement à ses compagnons en commençant toujours par : “O mes compagnons”.

- Nous aider à mieux comprendre le Coran

- de nous apprendre à comment former une vie familiale
Le fait d’évoquer les récits des prophètes nous conduira à traiter de leur vie familiale et leur comportement avec leurs femmes et leurs enfants. On verra comment Abraham éduquait Ismaël, comment Ya’qub ‘Jacob’ traitait son fils Joseph, comment David élevait son fils Soliman "Salomon" et ce que Marie faisait avec son fils Jésus.


Source Amrou Khaled

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Pour les exégèses: les exégèses d’Ibn Kathîr, de Cha‘râwy, de Qortoby et les ombres du Coran de Sayed Qutb.

Les livres portant sur les récits des prophètes: Bidayat w Nihayat (Début et fin) d’Ibn Kathîr, le livre de Abdel Wahhab el Najjar (un savant de l’Azhar), cheikh Mohammad Ali al Sabouny et cheikh Hassan Ayûb.


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riad




MessageSujet: Suite de l'histoire de Joseph   Dim 15 Avr 2012, 13:05

Salam Aleikom

Nous allons reprendre la suite de l'histoire du prophète Joseph, après notre invocation au seigneur des mondes.

Seigneur, mets une lumière dans mon ouïe, une lumière dans mon regard, et une lumière dans mon cœur.

Ô Allah, pardonne-moi mon péché, facilite ma tâche, et ouvre ma poitrine.

Ô Allah, je demande Ta protection contre les suggestions du mal, la dissipation dans l'action, et le châtiment du tombeau.

Mon Dieu, je demande Ta protection contre le mal qui sévit pendant la nuit, et le mal qui sévit pendant le jour, contre le mal que portent les vents, et contre les malheurs du temps.

Seigneur, croyant en Toi, reconnaissant l'autorité de Ton commandement, exécutant Ton pacte, et suivant la conduite de Ton Prophète Mohamed, j'atteste qu'il n'y a de Dieu qu'Allah l'Unique, sans associé, et j'atteste que Mohamed est Son Serviteur et Son Messager. Seigneur, accorde-nous ici-bas un bienfait, et dans l'au-delà un bienfait; et protège-nous du châtiment du Feu!

Seigneur, je cherche Ta protection contre tout doute, contre tout polythéisme, contre toute discorde, contre toute hypocrisie, contre tout mauvais comportement, contre un retour malheureux vers ma famille, mes biens et mes enfants. Seigneur, place-moi à l'ombre de Ton Ombre le jour où il n'y aura d'ombre que la Tienne, et donne-moi à boire ce jour là de la coupe de Mohamed une boisson agréable, après laquelle il n'y aura nulle soif à jamais, Ô Détenteur de la Majesté et de la Générosité!

Seigneur, Tu es le Salut, et de Toi vient le Salut. Accueille-nous en nous accordant le Salut, en nous agréant au Paradis, demeure de Salut! Seigneur, Tu entends ce que je dis, Tu vois où je me trouve, Tu connais ce que je cache comme secret et ce que je prononce tout bas; rien de moi ne T'échappe. Je suis le misérable, le pauvre, qui demande aide et secours, le peureux, le craintif, qui reconnaît et avoue ses péchés; je Te sollicite à la manière de l'homme humble, je T'implore en pêcheur soumis, je Te prie comme prie celui qui a peur et est en proie au mal, celui qui plie le cou devant Toi et dont les larmes jaillissent dans Ta voie, celui dont le corps se soumet à Toi et qui se prosterne à même la poussière devant Toi. Seigneur, O mon Dieu, fais que, par les prières que je T'adresse, je ne sois pas un méchant. Sois Clément envers moi, Miséricordieux !

Seigneur, Tu as dit dans le Coran : { Invoquez-moi et Je vous exaucerai ! }

Tu as dit aussi : { [...] Je suis proche, en vérité, quand Mes serviteurs t'interrogent à Mon sujet;
Je réponds à l'appel de celui qui M'invoque, quand il M'invoque }

[ Sourate 2 - Verset 186 ]

Seigneur, Tu as dit dans le hadith qoudoussi : "Ceux qui M'invoqueront, Je les exaucerai, celui qui Me demande, Je lui donnerai; celui qui implore Mon pardon, Je lui pardonnerai" Nous voilà entre Tes mains, nous T'implorons, nous T'invoquons,

Mon Dieu, fais de nous des humains généreux ! Mon Dieu, ne nous déshonore pas au Jour du Jugement, Mon Dieu, assiste-nous pour le bien ! Seigneur, je Te demande assurance pour le Jour de la Menace, le Paradis pour le Jour de l'éternité, en compagnie de Tes rapprochés et des témoins, de ceux qui s'inclinent et se prosternent, et qui sont restés fidèles à leurs pactes. Tu es Le Miséricordieux, et Tu réalises ce que Tu veux.

Louange à Toi, Seigneur, le Très Haut, le Sublime, le Donateur.


Par la volonté d'Allah, nous reprenons la suite, Ecoutez ce verset : Allah (exalté soit-Il) dit ce qui peut être traduit comme : « Et cramponnez-vous tous ensemble au «Habl»[iii] (câble) d’Allah » (TSC, 'Al-'Imrân' (LA FAMILLE D'IMRAN) : 103), remarquez que le mot « cramponnez » signifie refusez le péché, résistez à son attrait. Si tu résistes une seule fois, comme éviter de regarder une scène impudente sur une chaîne satellitaire ou sur Internet, ou baisser ton regard en croisant une femme sur ton chemin, alors Allah t’évitera ce péché des mois entiers. Et n’écoute pas le diable qui essaye par tous les moyens de te leurrer en te persuadant que même si tu résistes une fois, tu n’y arriveras pas toujours, car tu te heurtes continuellement à ce problème … Essaye et tu verras.

Regarde la suite, l’extrême abjection : « Or, s’il ne fait pas ce que je lui commande.. » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 32). Comment une femme peut-elle s’abaisser à ce niveau ? Pourquoi le Coran répète t-il ces expressions ? C’est pour t’avertir ma sœur de ne pas être ainsi. Comment certaines de nos filles peuvent-elles prendre le téléphone et chercher parmi les numéros en quête d’un homme disponible pour les courtiser ? Es-ce possible ? Es-ce possible que de telles filles soient de la descendance de ‘A’icha et de ‘Asma’' ? Es-ce vraisemblable qu’elles soient de la nation de Mohammed (BP sur lui) ? Est-il possible qu’elles aient lu l’histoire de Joseph sana en comprendre le sens ?

« Or, s’il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 32). En entendant ces mots, Joseph leva les mains vers le ciel. L’épreuve est devenue plus dure pour lui cette fois-ci : pas seulement une femme, mais toutes tentent de le séduire. La preuve est ce qu’il dit dans sa prière : «...Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» [des pécheurs] » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 33), il n’a pas dit ‘sa ruse’ mais plutôt ‘leur ruse’. Ensuite « Il dit: «Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent.. » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 33). Chacune de ces femmes demandait à la femme d’Al-Azize de la laisser tenter sa chance avec lui, et à chaque fois il résistait. Vois-tu la résistance de Joseph, il ne s’agit plus d’une seule femme, mais de plusieurs femmes. Cette fermeté ne te pousse t-elle pas à te demander pourquoi serais-tu aussi faible, pourquoi fléchis-tu devant le plus petit geste d’une femme dans la rue ?

Ô, Mes frères, Allah nous raconte cette histoire pour nous procurer la force de tenir, pour nous servir d’exemple de résolution « Or, s’il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés ». Passons à une autre scène : Joseph leva la main vers le ciel : « Il dit: «Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent.. ». Te rends-tu compte de la pesée de ce qu’il dit? Comprends-tu ce que cela signifie ? Ô, Allah les tourments de la prison me sont préférables et plus aisés que les tourments du péché. Et vous, que choisissez-vous : la prison ou la fornication ? Vous imaginez le choix… Pour nous le choix qui se pose est soit de résister cinq ou six ans jusqu’au mariage ou de commettre le péché. Pour Joseph c’était nettement plus difficile : aller en prison et ne pas commettre de péché. Et vint la réponse « Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable[iv] ». Le Coran a utilisé le même mot « amour » dans les deux cas : les femmes qui disent qu’il a rendu la femme d’Al-Azize folle d’amour et lui qui dit aimer la prison plus que le péché. Peux-tu en dire autant ? S’il y a parmi vous quelqu'un qui fréquente une femme en dehors d’une liaison légitime, même sans arriver à l’acte de la fornication, ou quelqu'un qui laisse sa femme languir à la maison et qui passe son temps à bavarder et à entretenir une relation avec une collègue.. Ces gens-là, peuvent-ils dire une partie de ce que Joseph a dit ?Peuvent-ils ressentir la même chose envers le péché ?

Il dit qu’il aimait la prison pour signifier que la prison est agréable si elle protège contre le péché. Il y a des gens qui aspirent à la désobéissance d’Allah, sans aucune menace de prison ni d’autres choses. : « .. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles. », Remarquez qu’il dit bien ‘je pencherai vers elles’ sans plus. Ce qu’il craignit fut de s’incliner vers elles et non pas de commettre l’interdit avec elles. : « .. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» [des pécheurs] », il y a un autre point plaisant ici, c’est qu’il n’y a pas d’espoir sans l’imploration de l’aide d’Allah. Vous vous rappelez Jacob qui dit ce qui peut être traduit comme : « Il ne me reste plus donc qu’une belle patience! C’est Allah qu’il faut appeler au secours contre ce que vous racontez » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 18), Joseph l’imita aujourd’hui : « Il dit: «Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent.. », mais sans Toi (mon Seigneur) je ne vaux rien « .. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» [des pécheurs] ». Soyez sûrs qu’il n’y a pas d’échappatoire au péché sans l’aide d’Allah ni de réussite dans la vie sans Son assistance. Cette adoration est quasi-absente dans notre vie. Tu as l’habitude de dire que tu vas t’abstenir devant les péchés ou que tu vas assister à la conférence, mais as-tu pensé demander l’aide d’Allah ? Le recours à Allah est la moelle de l’Islam. Ibn Al-Qayïm a dit à ce sujet : « Allah a envoyé cent quatre livres sacrés (la source de cette information est un hadith du Prophète) qu’Il a regroupés dans trois livres (qui sont l’Evangile, la Tora et le Coran) puis les a réunis dans un seul livre (qui est le Coran) puis Il a rassemblé le Coran dans une seule Sourate (Al-Fatiha) puis a résumé Al-Fatiha dans un seul verset : « C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours (ou aide)» puis il enchaîna : « il n’y a pas d’adoration sans l’aide d’Allah, alors l’imploration de Son assistance est la moelle de l’Islam ».

La suite prochainement In cha Allah ...
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soheyb

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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Dim 15 Avr 2012, 22:41

Salam alaykoum. Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, continuons la suite:

Dans un autre verset Allah dit : – ce qui peut être traduit comme « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent » (TSC, 'Adh-Dhâriyât' (QUI EPARPILLENT) : 56), Le monde a donc été créé dans le but d’adorer Allah, et il n’y a pas d’adoration sans l’imploration de Son aide. Il est donc logique de conclure que cette imploration d’Allah est le centre de la religion. C’est pour cela que le Prophète (BP sur lui) nous a appris à dire après chaque prière : «Ô Allah, aide-moi à T’invoquer, et Te remercier et bien T’adorer ».
Nombreux sont ceux qui ignorent cela, alors apprenez ce Douâ (invocation) et répétez-le après chaque prière. Il est d’une importance capitale de dire que nous ne pouvons pas tenir dans ce monde sans l’aide d’Allah, la tentation est partout. Il y aurait parmi nous qui se dit que les tentations auxquelles il est soumis sont trop fortes, ou qu’il est impliqué dans une liaison compliquée, et se demande comment s’en sortir. Là est la solution que tu cherches, demande à Allah de t’aider, dis-Lui que tu n’arrives pas à te soustraire à ce péché, que tu mourras sans qu’il ne T’accorde son pardon, et demandes-Lui de t’offrir une chance de te repentir.
Tu dois demander l’aide d’Allah à chaque action que tu entreprends : ‘Ô Allah je vais au travail, j’ai besoin d’argent, aide-moi à en gagner’, ‘Ô Allah je veux me marier, aide-moi à le faire’.
Regarde le hadith : « Trois ont mérité l’aide d’Allah : (parmi eux) celui qui cherche le mariage pour se protéger du péché ».

« Il dit: «Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» (des pécheurs). Son Seigneur l’exauça donc, et éloigna de lui leur ruse » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 34)
Est-ce la première prière de Joseph ? Les femmes le poursuivaient depuis longtemps, pourquoi ce n’est qu’en ce moment qu’Allah a exaucé sa prière ? En fait, les savants disent qu’il a toujours imploré mais Allah ne l’a exaucé qu’au moment où il a complété sa prière avec la demande de Son aide. Il demanda d’être sauvé et d’être épargné, mais dès qu’il insista sur le fait que sans l’aide d’Allah il n’arrivera pas à tenir contre la tentation, Allah l’a exaucé. Et vous aussi, apprenez à le faire même en dialecte sans que vous ayez besoin de faire des invocations élaborées. Priez Allah pour qu’Il vous aide à résister contre tel ou tel péché que vous n’arrivez pas à fuir, et vous verrez comment Allah vous exaucera. «Son Seigneur l’exauça donc »
Sentez-vous l’espoir qu’insuffle cette phrase ? « Et éloigna de lui leur ruse » Je vous demande si quelqu’un d’entre vous a trouvé que Joseph a subi une autre tentation après ce passage ? Elle a complètement disparu ! Est-ce possible ?! Cela signifie t-il qu’Allah peut en l’espace d’une nuit ôter une tentation ou un péché qui s’est inculqué dans mon cœur depuis dix ans ?! Certainement oui, et je connais des gens qui ont vécu cela.

« Et éloigna de lui leur ruse » De sorte que par la suite, les femmes n’étaient plus séduites en regardant le visage de Joseph. Les gens (hommes et femmes) après ce moment ne voyaient plus sur le visage de Joseph que le respect, l’égard et la révérence. Ainsi, Joseph a été protégé pour le reste de ses jours de cette vilaine tentation. Priez et implorez l’aide d’Allah et vous serez protégés.
Combien de personnes ici présentes souffrent-elles d’un tel problème et désirent ôter de leur cœur la désobéissance à Allah ? Les fumeurs, les drogués - qu’Allah nous protège -, ceux qui ne résistent pas à la tentation des femmes... Je vous promets qu’Allah retirera tout cela de vos cœurs rapidement.
Je vous raconte ce qu’un homme m’a rapporté sur un péché qui l’a poursuivi pendant dix ans. Dix années à prier pour qu’il en soit libéré, jusqu’à ce qu’un soir de Ramadan, il a prié en disant ‘Vous êtes le seul qui me reste’. Cet homme m’a juré que comme par enchantement, le désir qui l’attirait vers ce péché a disparu promptement.
« Son Seigneur l’exauça donc, et éloigna de lui leur ruse. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient et l’Omniscient » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 34).


Passons maintenant au verset suivant : Allah (exalté soit-Il)dit ce qui peut être traduit comme : « Puis, après qu’ils eurent vu les preuves (de son innocence), il leur sembla qu’ils devaient l’emprisonner pour un temps »(TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 35).
Vous vous imaginez ? Après qu’ils aient appris la vérité, et après que la femme d’Al-Azize ait avoué : « J’ai essayé de le séduire mais il s’en défendit fermement » ils l’ont quand même envoyé en prison ? Car Al-Azize sentit que l’histoire s’est répandue, et il voulut se débarrasser de Joseph. Le pire dans l’histoire, c’est qu’ils n’ont pas précisé combien de temps il restera en prison, il n’a même pas été jugé. Remarquez bien qu’il est plus facile pour un homme de se voir fixer un emprisonnement de vingt-cinq années plutôt que d’être jeté en prison sans durée déterminée. Quelle a pu être la souffrance et l’affliction de Joseph d’être jeté en prison « pour un temps » ? Peut-être que la plus pénible entre toutes ces épreuves est le fait qu’il ait été jeté en prison avec l’accusation de déshonneur alors qu’il est l’Honorable fils de l’Honorable fils de l’Honorable. C’est très dur. Il s’agit d’une accusation touchant l’honneur.

Récapitulons les épreuves que Joseph a endurées : La haine de ses frères jusqu’à ce qu’ils le jettent dans le puits à douze ans (notez que le compte des années est approximatif), l'ensevelissement pendant trois jours, l’avilissement pendant vingt ans, la perte des siens pendant quarante ans, l’épreuve de la séduction des femmes pendant cinq à six ans puis la prison pour 3 à neuf ans.
Y a t-il quelqu’un qui ait vécu autant de détresses ? Connaissez-vous quelqu’un qui a subi le quart de cela ? Et regardez-le après tout cela, il demeura toujours résolu et attaché à Allah. Ensuite vient le verset suivant : Allah (exalté soit-Il)dit ce qui peut être traduit comme : « Deux valets entrèrent avec lui en prison. L’un d’eux dit: «Je me voyais (en rêve) pressant du raisin...» Et l’autre dit: «Et moi, je me voyais portant sur ma tête du pain dont les oiseaux mangeaient. Apprends-nous l’interprétation (de nos rêves), nous te voyons au nombre des bienfaisants » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 36).
L’un de ces deux hommes était le valet qui s’occupait de la boisson du roi, et l’autre son cuisinier. Par quel hasard ces deux-ci furent jetés en prison avec Joseph ? Dans une histoire non prouvée, on dit qu’il y eut une conspiration contre le roi, et que ces deux-là furent accusés et se retrouvèrent ainsi en prison en cette période. Il paraît que l’un d’eux était réellement coupable alors que l’autre était innocent.
Alors l’un d’entre eux s’est vu en rêve pressant du raisin pour le roi, et le second portant un plateau de pain et les oiseaux en mangeaient. Ils ont demandé à Joseph de leur interpréter leurs rêves : « Apprends-nous l’interprétation (de nos rêves), nous te voyons au nombre des bienfaisants ».

Il existe plusieurs points importants auxquels je souhaite attirer votre attention : Allah a gratifié Joseph d’un don qui est l’interprétation des rêves. On a vu le nombres d’épreuves qu’il a endurées regardez d’où commence le soulagement... d’un rêve... lorsque Allah veux apaiser son serviteur, Il l’honore au moyen d’un rêve. Voyez-vous comment Allah arrange t-Il les choses ? Ces deux-ci ont été inculpés de conspiration, puis ils se retrouvèrent emprisonnés, et enfin firent ce rêve pour que Joseph l’interprète et l’un de ces hommes deviendra le sommelier du roi, c’est-à-dire auprès de lui pour qu’il lui dise un jour qu’il connaît la personne capable d’interpréter le rêve du roi. Ainsi Joseph sortira de prison. Ayez donc confiance en Allah, Lui qui gère tout. Mais pourquoi ces hommes ont-ils demandé à Joseph de leur interpréter leurs rêves ? Parce qu’ils ont vu qu’il était un homme bien : « Nous te voyons au nombre des bienfaisants » Mais comment savent t-ils qu’il était un bienfaisant ? Les mœurs d’un croyant témoignent pour lui. Il leur suffit de l’observer pour voir quel genre d’homme il était. Et toi, tes collègues, tes voisins, tes amis, s'aperçoivent-ils que tu es un homme bienfaisant ? Ton comportement témoigne-t-il de ta bonne éducation et de ta piété ? Si oui, sache bien que cela est l’une des preuves de croyance. Bien qu'en prison, les prisonniers considèrent toujours les accusés dans des affaires d’honneur d’être plus mauvais qu’eux, ces deux hommes furent convaincus qu’il était un homme vertueux et ce, grâce à son allure. La prison ne l’ébranla en rien, et la mélancolie, la détresse et l’insomnie ne purent frayer chemin vers son cœur. Il resta toujours l’homme honnête et lié à Allah en dépit de toutes ces infortunes.
Tous les versets qui suivent sont axés sur le même sujet : les méthodes d’exhortation et l’art d’appeler à l’adoration d’Allah. Nombreux sont ceux qui me demandent comment faut-il procéder pour attirer les gens vers la religion. Aujourd’hui je leur réponds : la sourate de Joseph renferme la réponse. Je les invite à méditer sur les quatre versets, du trente-septième au quarante et unième. Quatorze règles sont présentées dans ces versets, Allah nous les recommande pour mener à bien notre prêche. Avant de m’étaler sur ces 14 règles, parlons d’abord de l’invitation à l’Islam. S’agit-il d’un devoir ou d’une faveur facultative que tu peux choisir d’accomplir ou non ? Sachez qu’il s’agit bien d’un devoir, tout musulman est tenu d’inviter les autres vers le droit chemin. Le problème est que certains pensent que leurs connaissances en religion sont très faibles et ne suffisent pas comme base pour appeler les autres vers la religion. C’est une fausse conviction, c’est en aidant les autres à se rapprocher d’Allah qu’on élargit son champ de connaissances et qu’on fortifie sa foi. Même si c’est la première fois que vous assistez à une leçon de religion, tentez votre chance d’aider une autre personne, avec le peu que vous savez. Si vous ne le faites pas, vous finirez pas chavirer, votre foi ne se conservera pas. Regardez la situation de Joseph. Bien qu'il soit en prison, ne sachant même pas s’il en sortira un jour, son premier souci fut d’appeler les gens à adorer Allah. Il tendit la main vers les prisonniers, même les criminels, pour les aider à retrouver le bon chemin. Pour lui cela est évident. En dépit des détresses et des misères qu’il a vécues des années durant, il resta toujours prêt à tendre la main à tout moment pour répandre le message d’Allah. Il ne se délaissa pas de ce devoir sous prétexte qu’ils sont des prisonniers ou des criminels, il continua bien qu’il sache pertinemment que l’un d’eux sera exécuté dans peu de temps. C’est bien l’explication de leurs rêves, que l’un vivra et que l’autre mourra.

« Et dirent: « A Allah ne plaise!
», elles sont éblouies par la beauté mais elles ont employé des termes
propres à la religion. Notez l’indécence de cette femme : « Elle dit: «Voilà donc celui à propos duquel vous me blâmiez. J’ai essayé de le séduire. »
(TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 32). Est-il possible qu’une femme soit ainsi
? Elle leur a démontré qu’elles étaient comme elle et qu’elles avaient
cédé également à la tentation. Les femmes sont très curieuses,
lorsqu’elles sont liées à Allah elles peuvent égaler une centaine
d’hommes. Et peuvent être sources de volonté et de confiance en Allah,
plus fortes que les hommes. Mais quand - Allah nous en protège - elles
s’éloignent du droit chemin, une force titanesque ne pourra pas remuer
leur cœur. Mais encore, quand une femme perd la pudeur, elle est presque irrécupérable.
Je te conseille, mon jeune frère, quand tu choisis ta compagne, prends
garde à ne pas prendre une femme qui n’a pas de pudeur. Le meilleur
choix bien sûr est d’épouser une femme qui te soutient dans la piété,
mais tu peux épouser une femme qui n’est pas très pieuse, mais jamais
une femme sans décence. Tu la reconnaîtras à sa façon de s’habiller, de
parler, de se comporter : une femme peut ne pas porter le voile mais
être décente dans sa tenue sans exagérer les manières de séduction.
Prends garde de ne pas te marier avec une femme habituée à éclater de
rire au milieu des hommes et à plaisanter avec eux. Évite de te lier à
une telle femme, même si elle est la plus belle et la plus séduisante au
monde. Ce que je viens de dire est également valable pour toi ma sœur, ne te lie jamais à un homme indécent dépourvu de pudeur.

« J’ai essayé de le séduire » observez l’expression qui suit : « mais il s’en défendit fermement »
(TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 32). Allah a voulu juxtaposer ces deux
expressions pour contraster la bassesse à l’élévation, la dégradation à
la dignité et la fermeté. Vers quoi pencheras-tu ? Essaye de te défendre
fermement si tu te trouves exposé à une telle épreuve. Je t’avoue une
chose miraculeuse : défends toi une fois, Allah te protègera dix fois.
Écoutez ce verset : Allah (exalté soit-Il)dit ce qui peut être traduit comme : « Et cramponnez-vous tous ensemble au «Habl» (câble) d’Allah » (TSC, 'Al-'Imrân' (LA FAMILLE D'IMRAN) : 103), remarquez que le mot « cramponnez »
signifie refusez le péché, résistez à son attrait. Si tu résistes une
seule fois, comme éviter de regarder une scène impudente sur une chaîne
satellite ou sur Internet, ou baisser ton regard en croisant une femme
sur ton chemin, alors Allah t’évitera ce péché des mois entiers. Et
n’écoute pas le diable qui essaye par tous les moyens de te leurrer en
te persuadant que même si tu résistes une fois, tu n’y arriveras pas
toujours, car tu te heurtes continuellement à ce problème. Essaye et tu
verras.

La suite prochainement inchaallah...
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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Lun 23 Avr 2012, 23:12

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Continuons notre histoire avec les deux valets (et je m'excuse pour le texte que j'ai collé par erreur dans le dernier post).
Le Prophète Joseph aurait pu dès le début interpréter leurs rêves, mais il a préféré leur parler de la religion d’abord. Il pouvait prendre l’un des deux valets à part et lui annoncer qu’il allait mourir puis parler à l’autre de Allah. Mais il a parlé aux deux de religion... cela signifie qu’on peut parler à n’importe qui de l’amour de Allah ... La Da’wa (appel à Allah) n’est pas une faveur, c’est un devoir.
Allah - que Son nom soit exalté - dit –ce qui peut être traduit comme : « Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. », (TSC, 'Âl-`Imrân’ (La famille d’Imran) :104.) Allah ne nous cache rien, Il ne nous a pas choisis sans raison –ce qui peut être traduit comme: « Vous êtes la meilleure communauté, qu'on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d'entre eux sont des pervers. » (TSC, 'Âl-`Imrân’ (La famille d’Imran) :110.)
Et le Prophète a dit : « Vous commanderez le convenable et interdirez le blâmable sinon Allah séparera vos cœurs puis vous l’invoquerez et il ne vous exaucera pas. »
Si tu ne guides pas les gens, tes invocations ne seront ni acceptées ni exaucées et tu seras puni avant les autres. La question de la Da’wa est vaste. Je suis en train de vous en parler tout en souhaitant que chacun d’entre vous décide d’instruire ses amis vers le droit chemin. Tu auras la plus grande rétribution si tu guides les gens vers Allah, qui dit –ce qui peut être traduit comme: «Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne œuvre et dit: ‚Je suis du nombre des Musulmans ?‛ » (TSC,‘Foussilat’ (Les Versets détaillés) :33).
Le Prophète (BP sur lui) a dit : « Par Allah! Il vaudrait mieux pour toi d'être, grâce à Allah, le guide d'un seul homme dans la bonne voie que de posséder des chameaux roux».
Allah le Très Haut dit-ce qui peut être traduit comme : « C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes » (TSC, ‘Al-Mâ'ida’ (La Table servie) : 32.)
Auparavant, je croyais que faire don de la vie à quelqu’un, c’était ne pas le tuer. Toutefois, une fois quelqu’un m’a appelé au téléphone et m’a parlé au sujet de son fils qui se droguait. Il voulait me l’envoyer pour que j’en prenne soin et lorsqu’il a senti que j’étais occupé, il m’a dit : ‚mon fils, « Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes »‛. Il m’avait appris que mettre un être humain sur la bonne voie, c’était lui faire don de la vie... Pourquoi alors n’essayes-tu pas de faire don de la vie à tes frères et à tes amis ?
Le verset coranique confirme ce sens : « Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes ». Il ne faut pas oublier que « Celui qui instaure dans l'Islam une bonne tradition en aura la récompense et la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui ». Si tu guides quelqu’un, il guidera à son tour un autre qui, à son tour, orientera un troisième et tu auras des rétributions le long de cette chaîne, et tu te demanderas le jour du Jugement dernier d’où sont venues ces rétributions ; et même si tu as commis des péchés, les portes du Paradis te seront ouvertes.
Alors je te conseille de choisir ceux à qui tu fais la Da’wa, ceux qui te font gagner beaucoup de rétributions. Il faut chercher une personne qui a de l’influence sur les gens et qui pourra leur communiquer l’amour de Allah. Guide-la et sois patient. Dans un groupe d’amis par exemple, cherche celui qui a de l’influence sur ses condisciples, parce qu’une fois guidé, il s’occupera des autres. La Da’wa, nos frères, est le fait de guider les gens vers la bonne voie. Outre sa grande rétribution et le fait qu’elle soit un devoir, c’est le seul espoir qui reste aux musulmans... Je vous le dis en toute franchise, l’Islam n’a aucun espoir de se propager avec les bombes, les canons et les massacres. Le seul espoir, c’est de marcher sur les pas de notre Prophète.

Comment le Prophète a-t-il commencé la Da’wa ? Il était seul, à part un ami, et tous les autres étaient des mécréants... Alors qu’aujourd’hui - louanges à Allah - le nombre de musulmans dans le monde est de l’ordre d’un milliard et quatre cents millions... Le Prophète a commencé par son compagnon Abou Bakr, qui a appelé à l’Islam sept personnes et celles-là ont guidé soixante-dix personnes... Quant aux musulmans de Médine, ils étaient au nombre de six. Ils sont retournés voir le Prophète, une année après en étant douze; le Prophète fut très content. Alors, l’année suivante, ils sont revenus et leur nombre atteignait soixante-treize hommes et deux femmes. L’année d’après, ce fut le Prophète qui leur rendit visite. Si tu me demandes quel est le plan pour que l’Islam réussisse, je te dirai c’est de faire prendre conscience à celui qui est à côté de toi, sans recours à la violence. L’essentiel, c’est d’être des musulmans pratiquants, le verset dit - ce qui peut être traduit comme : « En vérité, Allah ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes » TSC, ‘Ar-Ra`d’ (le Tonnerre) : 11. « Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes oeuvres qu'Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés » (TSC, ‘An-Noûr’ (La Lumière) : 55.)
C’est sans conteste : le succès de l’Islam c’est ton affaire et ce n’est pas la peine de te lamenter et d’accuser les circonstances et dire que c’est la réalité des musulmans... réveille ton voisin,ton collègue de travail... L’Islam, c’est la responsabilité de tous ceux qui entendent mes propos et cela jusqu’au jour de la Résurrection... Davantage de gens tu réveilles, plus ta valeur sera rehaussée chez Allah... il n’y a aucun espoir ni plan ni honneur en dehors de la Sunna du Prophète. Il marchait autour de la Ka’ba qui était entourée d’environ soixante-seize statues et n’avait jamais essayé d’en détruire une seule. Néanmoins, il y avait tous les jours un nouveau converti à l’Islam. Grâce à sa relation avec Allah, à son comportement, à ses qualités et à sa réussite dans la vie, il est parvenu à diriger la nation en vingt-cinq ans.

Il y a des gens qui disent ne pas pouvoir mener la Da’wa parce que leur savoir est limité. Nous leur répondons que le Prophète dit : « Faites parvenir de moi ne serait ce qu’un verset.». Si tu sais ce que c’est que la prière, parles-en aux gens ; ce que tu es en train d’écouter aujourd’hui tu peux aller le raconter à ta famille et à tes proches...
L’imam Ahmed Ibn Hanbal a dit : ‚Celui qui entend parler d’une question, devient connaisseur de cette question‛. Tu connais la prière du vendredi et son importance, parles-en aux gens, mais ne t’aventure pas dans des fatwas concernant des choses que tu ignores... De même qu’il y a des gens qui disent ne pas pouvoir inviter les gens à revenir vers Allah puisque lui n’est pas un bon croyant ou qu’elle ne porte pas le hijab, ou parce qu’ils ont commis beaucoup de péchés... Bien sûr que tu peux appeler à Allah... Allah ne dit-Il pas - ce qui peut être traduit comme : « Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire », (TSC, ‘Al-Baqara’ (La Vache) : 44.)
Donc, il t’est interdit de donner des conseils aux gens en n’ayant pas l’intention de les appliquer toi-même ; par exemple si quelqu’un fume, il peut conseiller un autre fumeur mais tout en ayant l’intention d’arrêter lui aussi...Tu vois que la Da’wa t’incite à te remettre sur la bonne voie.
Un autre exemple : quelqu’un qui ne baisse pas ses yeux lorsqu’il voit une femme passer et voit un autre faire comme lui, il peut lui en parler mais en ayant l’intention de mettre ce conseil en pratique, parce que celui qui donne des conseils aux gens aura honte de ne pas les appliquer à son tour, et ainsi tu seras le premier bénéficiaire de la Da’wa.

Tu veux persister sur la voie de l’obéissance à Allah ?... Accomplis la Da’wa... Tu veux renouveler la foi dans ton cœur... tu étais très pratiquant et tu ressens une chute ?... Appelle quelqu’un à Allah, tu trouveras que chaque mot prononcé à son attention vivifiera ta foi comme si tes cellules étaient en train de se renouveler...
L’imam Ibn Taymia a dit : ‚Il ne faut pas que quelqu’un se dise, je ne ferai la Da’wa que lorsque ma foi sera complète parce que, soit il viendra le jour où il dira que sa foi est complète, et il sera donc égaré, soit il mourra avant que sa foi ne soit complète‛.
Alors, quelle est la solution ? C’est de faire l’appel à Allah selon tes conditions actuelles, et ta foi sera affermie. Tu n’as aucun prétexte, l’Islam est ta responsabilité et la récompense est grande.
Allons-y apprendre l’art de la Da’wa et Cheikh Chaaban nous lira les versets du 36 au 41 de la Sourate ‘Yoûssouf’ (Joseph)- ce qui peut être traduit comme : « Deux valets entrèrent avec lui en prison. L'un d'eux dit : ‚Je me voyais "en rêve" pressant du raisin...‛ Et l'autre dit : ‚Et moi, je me voyais portant sur ma tête du pain dont les oiseaux mangeaient. Apprends-nous l'interprétation (de nos rêves), nous te voyons au nombre des bienfaisants‛. La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point, dit-il, que je ne vous aie avisés de son interprétation [de votre nourriture] avant qu'elle ne vous arrive. Cela fait partie de ce que mon Seigneur m'a enseigné. Certes, j'ai abandonné la religion d'un peuple qui ne croit pas en Allah et qui nie la vie future. Et j'ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Il ne nous convient pas d'associer à Allah quoi que ce soit. Ceci est une grâce d'Allah sur nous et sur tout le monde; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. Ô mes deux compagnons de prison! Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l'appui desquels Allah n'a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n'appartient qu'à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas. Ô mes deux compagnons de prison! L'un de vous donnera du vin à boire à son maître; quant à l'autre, il sera crucifié, et les oiseaux mangeront de sa tête. L'affaire sur laquelle vous me consultez est déjà décidée. »

1. « Nous te voyons au nombre des bienfaisants » :
le premier caractère tiré de ce verset et que doit avoir celui qui veut faire la Da’wa, c’est la bonne conduite. Si les gens ne voient pas que tu as de bonnes valeurs, ce n’est pas la peine de continuer, tu perdras ton temps, personne ne te suivra. Alors que si tu ne sais pas parler mais que tu fais preuve de bonne conduite, tu guideras des dizaines.

2. « Nous te voyons au nombre des bienfaisants » :
de même, ce verset inclut l’aspect extérieur et intérieur. Prends soin de ton physique. Tu veux influencer les gens, fais attention parce qu’ils remarqueront si tes cheveux sont mal coiffés ou si tu es mal habillé... Alors, les gens qui croient que les habits ne sont pas importants tant qu’ils sont pratiquants, se trompent. Il faudrait acheter les vêtements en ayant une intention de faire la Da’wa, se coiffer les cheveux avec cette intention et se parfumer en ayant cette intention. L’apparence est très importante. Tu trouves un jeune qui n’a pas de barbe mais la laisse tout de même pousser par négligence. Choisis l’un des deux plans : ou que tu sois barbu ou pas du tout. Fais en sorte que ton apparence soit convenable même si tu dois débourser de l’argent sachant que tu représentes un modèle pour les autres. Je tiens à préciser une chose : habille-toi comme les gens de ton pays et ne sors pas du commun. Un homme vint voir le Prophète habillé en prêtre (vêtements différents). Le Prophète lui dit : ‚pourquoi es-tu habillé comme ça ?‛ Il répondit : ‚c’est un habit d’ascèse que j’aime.‛ Le Prophète lui demanda alors : ‚Es-tu prêtre ?‛ Il répondit non. Alors il lui dit : ‚Habille-toi comme les gens de ton pays‛, parce que le Messager d’Allah a porté tous les vêtements de son époque : les habits des romains, la pèlerine abyssine, les cuirasses etc. afin que personne ne se dise qu’il contredit la Sunna. Le musulman n’a pas de tenue spéciale pourvu qu’elle ne soit pas transparente et soit suffisamment ample pour ne pas mouler ou révéler la ‘awra. Cela signifie que si tu veux influencer les gens, alors habille-toi comme eux, ne mets pas de barrières entre vous.

3. « que je ne vous aie avisés de son interprétation "de votre nourriture" avant qu'elle ne vous arrive » :
Le Prophète Joseph a le don d’interprétation des rêves. Exploite le don que Allah t’a donné dans ta Da’wa des gens. Si tu maîtrises l’informatique, tire avantage de cette connaissance et apprends-la aux gens et à travers le contact, tu pourras leur communiquer la Da’wa. Chacun de nous ici possède un don. Ton intelligence c’est de savoir comment employer ce don pour attirer les gens vers Allah : la cuisine, le dessin, l’artisanat, la poésie, l’amour des gens...Oui, il se peut que quelqu’un soit apprécié par les gens...une fille très appréciée, gentille, douce qui peut enthousiasmer d’autres filles.
« Apprends-nous l'interprétation (de nos rêves) ». Lorsque les gens voient une personne qui a un don dont ils ont besoin, ils seront influencés par cette personne et c’est à toi de faire connaître ton don....faire en sorte que les gens aient besoin de ce don et dès qu’ils te sollicitent, tu les aideras tout en faisant la Da’wa.

4. La confiance en soi en évitant d’être orgueilleux. Si tu veux influencer les gens, ne sois pas timide en leur parlant, ne sois pas une source de moquerie pour eux, ne ressens pas de faiblesse, aie confiance en ta Da’wa conformément au verset : « La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point, dit-il, que je ne vous aie avisés de son interprétation [de votre nourriture] avant qu'elle ne vous arrive. » Je vous parle de cela car je remarque des gens qui parlent de la religion avec timidité...Voilà qu’elle parle à sa copine du port du ‘hijab’, toute tremblante, le visage pâle et elle sent que sa copine va se moquer. Aie confiance en toi.
A Ali ibn hatim atta'ii qui refusa l'invitation du Prophète à embrasser l'Islam ce dernier dit : " Je sais ce qui t'empêche de nous rejoindre ô Ali." Celui-ci dit: "Qu'es-ce qui m'en empêche?" Le Prophète répliqua: "Tu te dis que nous sommes faibles et que nous sommes pauvres. Par Allah cette religion atteindra ce que la nuit et le jour atteignent et l’argent sera dépensé au point de ne pas trouver à qui le donner et la femme entreprendra un voyage depuis Al-Hyra. As-tu entendu parler d’Al-Hyra ? Ali, dit notre Prophète. Oui, répondit Ali. L’as tu visité ? S’enquit le Prophète. Non, répondit Ali. Ali, la femme entreprendra un voyage depuis Al-Hyra avec l’intention de venir visiter la Ka’ba. Elle ne craindra qu’Allah, prédit le Prophète.‛ Ali dit : ‚Lorsque je l’ai entendu parler ainsi, je l’ai cru.‛
Plus tard, Ali dira : ‚Lorsque le Prophète mourut, deux de ces trois prévisions se sont réalisées concernant la religion et le voyage de la femme et j’attends la troisième, celle qui concerne l’argent‛. Quelle confiance !!

Nous ressortirons dix autres points prochainement inchaallah.
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soheyb

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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Ven 27 Avr 2012, 21:42

Salam alaikoum mes sœurs et frères. Continuons avec les autres points importants qu'on peux sortir du verset cité précédemment.

5. Parle avec amour et amabilité, aime les gens, ils te croiront parce que, grâce à Allah, le cœur constitue l’accès de l'esprit.
Regardez le Prophète Joseph qui voulait gagner le cœur d’un serveur de vin : « Ô mes deux compagnons de prison! ». Personne ne t’accepte si tu n’aimes pas les gens et si tu ne gagnes pas leurs cœurs. La moitié de la réussite dans la Da’wa revient à l’amour que tu as pour les gens.
Vous connaissez l’histoire de l’orphelin croyant, citée dans la Sourate ‘Yâ-Sîn’- ce qui peut être traduit comme : « Alors il [lui] fut dit : "Entre au Paradis". Il dit : "Ah si seulement mon peuple savait ! »(TSC, ‘Yâ-Sîn’: 26.)
Parmi les choses qui accroissent l’amour des gens pour toi, ce sont les cadeaux. Le Prophète a dit : "Échangez-vous des cadeaux et vous vous aimerez mutuellement‛. Il faut avoir tout le temps sur soi des bonbons, du chocolat, des cassettes.
Le hadith du Prophète relate que Safwan Ibn Oumayya a dit : ‚Je haïssais Mohammed à un point inimaginable. Le Jour de ‘Hunayn’, il m’offrit des cadeaux et n’arrêta pas de m’en offrir jusqu’à ce je l’aimai, je ne pouvais pas ne pas l’aimer vu sa grande générosité, c’était plus fort que moi”.
Le Prophète a dit : ‚Une voix divine appelle quiconque rend visite à un coreligionnaire : tu es un homme de bien, ta démarche est excellente et une place au Paradis t’est réservée.‛ Alors il faut être aimable à l’exemple du Prophète qui en passant un jour au milieu du marché, vit de loin un homme qui s’appelait Zaher. Cet homme était si laid que tout le monde l’évitait. Le Prophète vint derrière lui et l’entoura de ses bras. Mais l’homme, rude et peu enclin à une telle affabilité, s’écria : "Lâchez-moi". Le Prophète retira ses mains promptement. L’homme se retourna et vit le Prophète lui souriant. Zaher disait de cet événement : ‚Rien ne m’avait jamais fait autant plaisir.‛. Le Prophète lui prit la main, la leva et dit : "Qui veut acheter cet esclave ?" Zaher dit tristement : "Vous ne trouverez personne pour m’acheter, ô envoyé d’Allah. Vous me trouverez sans valeur". Pourtant, le Prophète lui répondit : "Mais tu es d’une grande valeur pour Allah !". Mon frère, il faut montrer de la préoccupation pour les gens parce qu’ils aiment être au centre de l’intérêt.

Un jour le Prophète accompagné d'Abou bakr rendirent visite à une tribu. Abou bakr informa le Prophète qu'un poète nommé Ka’ab appartenait à cette tribu. Alors à chaque fois qu'Abou bakr présentait les gens par leur nom le Prophète les saluait. Quand Ka’ab se présenta devant le Prophète et qu'Abou bakr le nomma le Prophète dit: "Est-ce le poète ?" Alors Ka’ab racontait: "Je me mis à l'aimer depuis que je l'entendis dire de moi 'le poète' ". Mes frères les gens sont si simples, si bons; montrez-leur votre attention pour eux. Le résultat d’un sondage américain mené sur 5000 communications téléphoniques pour trouver le mot qui était le plus prononcé fut le mot "moi".
Les gens veulent sentir leur valeur, "le moi" est important pour eux. Si tu te concentres sur le "moi" des gens en évitant d’être orgueilleux, ils t’aimeront. Alors, sois attentionné envers les gens, souris toujours. Ce sont des moyens pour que les autres t’aiment et qui sont principalement tirés du verset «Ô mes deux compagnons de prison! ».
Souris, car le Prophète a dit : ‚Le fait de sourire à ton frère est une aumône‛. Souris en ayant l’intention que Allah guide les gens à travers ton sourire. Sais-tu le faire ? Sais-tu serrer la main de quelqu’un en ayant cette intention, mettre la main sur la main de ce quelqu’un, c’est mettre ton coeur sur le sien. Parfois, il m’arrive de serrer la main d’une personne et de sentir la foi sauter dans mon coeur. Souriez aux gens.

6. Préoccupe-toi des problèmes des gens et essaye de les aider à les régler.
Lorsque les valets ont interrogé le Prophète Joseph à propos de leurs rêves, il pouvait leur dire ‘laissons les rêves de côté et parlons de la religion, vous êtes des mécréants et je vais vous montrer la bonne voie, et toi qui sers du vin, tu entreras en Enfer’ ; au contraire, il a réglé leurs problèmes : « La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point, dit-il, que je ne vous aie avisés de son interprétation [de votre nourriture].»Si tu veux maîtriser l’art de la Da’wa, ne commence pas par parler à ton interlocuteur de la religion, mais écoute son problème d’abord et essaye de le régler, il écoutera tout ce que tu lui diras par la suite.

7. Ne sois pas insistant...
Prenons l’exemple d'une femme pratiquante et de son mari qui ne fait pas la prière. Elle n’arrête pas de lui parler de religion... Elle insiste et insiste et insiste... Il se mettra alors à détester la religion. Les compagnons du Prophète ont dit qu’il leur faisait le rappel graduellement...
Le verset 37 ne parle pas de la religion mais de la vie d’Ici-bas. Les versets du 38 au 40 portent sur la religion puis le verset 41 parle de la vie d’Ici-bas. Alors, quelle est donc la solution ? Il faut diversifier, ne pas parler seulement de la religion... il ne faut pas être importun, il faut diversifier.

8. Adopte un style attractif,
cherche l’aspect attirant qui captive l’attention de ton interlocuteur et la maintient concentrée sur toi. Le Prophète Joseph, au début, a éveillé la curiosité des deux valets, et à la fin il leur a réglé leur problème. Donc je parle de ce que je veux, puisque vous avez besoin de moi.
Si une fille vient te parler de la mode, est-ce que tu lui diras que la mode sera la cause de son entrée en Enfer ? Non, bien sûr... Alors qu’est-ce qu’il faut dire ? Tu pourras lui parler de la mode, des robes, des modèles et des magasins, le tout naturellement du monde, ensuite tu feras comme le Prophète Joseph, c’est-à-dire parler de la religion et à la fin, comme il a conclu, tu parleras par exemple des magasins qui vendent des vêtements à la mode, respectables et conformes aux instructions de Allah. Alors commence par des sujets d’actualité... puis un peu de religion et enfin conclus avec un sujet d’actualité et que ton style soit attractif... cherche ce qui attire les gens, une fête ? Organise-la ! Vous pourriez manger, boire et parler de religion et de croyance... prépare une rencontre... organise un match de football... l’essentiel c’est de savoir attirer...

9. Interpelle la raison et ne laisse pas les sentiments prendre le dessus,
En te basant sur le verset « Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? ». Il y a des femmes qui sont sentimentales et des jeunes aussi. Donc il faut leur parler gentiment et affectueusement, mais aussi mettre un accent particulier sur la raison : « Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? » ; tu peux dire à ton interlocuteur par exemple, combien de jours vivras-tu ? Où iras-tu ? Pourquoi as-tu été créé ? Qu’est ce qui t’arrivera après la mort ?... Est-ce que tu a été créé pour manger et boire seulement ? Quels sont tes objectifs dans la vie ? Est-il raisonnable de vivre sans objectifs ? Alors diversifie en mélangeant raison et sentiments.

10. Rappelle au gens les faveurs d’Allah.
tiré du verset 38 : « Ceci est une grâce d'Allah sur nous et sur tout le monde; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants.». Dès que tu commences à rappeler Allah aux gens, leurs cœurs s’adoucissent : vois-tu comment Allah le Miséricordieux est généreux envers toi ?

11. La politesse et la courtoisie...
Si tu veux influencer les gens, évite de les embarrasser. Parle-leur avec des mots doux... Prenons l’exemple du Prophète Joseph, il n’a pas dit : Oh mécréant qui sert du vin !... Il a parlé de sa personne « Certes, j'ai abandonné la religion d'un peuple qui ne croit pas en Allah » ; il ne les a pas insultés... ensuite il a dit « des Seigneurs éparpillés », il ne veut pas les insulter...
fais attention, ne dis jamais à une personne qu’elle ira en Enfer. Dans ce cas-là, ce sera toi le mécréant... tu seras le perdant. Il faut choisir les mots les plus doux... Omar Ibn Al-Khattab a dit : ‚Choisis tes mots comme on choisit un fruit d’un arbre‛.
Le Prophète Joseph n’a pas directement informé celui qui sera tué, mais il a dit « L'un de vous donnera du vin à boire à son maître ; quand à l'autre, il sera crucifié, et les oiseaux mangeront de sa tête». Vois-tu la délicatesse ? Et nous, est-ce que nous pouvons faire cela ?
Nous, parfois, nous détestons les gens à cause de la religion. Je me rappelle qu’une fois j’étais avec un ami d’Alexandrie pratiquant et un autre non pratiquant, devant une discothèque à Al-Maamoura et on entendait des cris provenant de l’intérieur et mon copain voulait dire quelque chose pour tenter de remettre le troisième sur la bonne voie et qu’est-ce qu’il lui dit ?: "Tu entends les cris de ces gens... ils me font penser aux gens criant en Enfer !" Il voulait attendrir son cœur mais il l’a fait fuir. Alors choisissez bien vos mots.

12. Ouvre ton coeur aux gens, ne sois pas mystérieux.
Laisse les gens te connaître, parce que si celui qui t’écoute ressent que tu es un livre ouvert pour lui, il commencera à entretenir des relations avec toi et sera satisfait ; mais s’il ressent que tu es mystérieux et replié sur toi-même, tu n’obtiendras aucun résultat... Ce conseil est tiré du verset 38 « Et j'ai suivi la religion de mes ancêtres ».

13. Il faut rappeler aux gens le jour de l’Au-delà Même brièvement,
selon le verset : « et qui nie la vie future ». Tu ne pourras pas influencer les gens sans leur évoquer l’Au-delà, le Paradis et le jour de Jugement dernier sans leur faire peur, mais il faut en parler.

14. Il faut que tu possèdes un grand attachement à la religion
Selon le verset « Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? ».

J’espère que les quatorze points vous seront utiles et qu’ils auront un impact positif sur votre vie.
Reprenons rapidement les 14 conseils:
1. Une bonne conduite
2. Une bonne apparence
3. Exploite ta vocation pour bien guider les gens
4. Sois sûr de toi-même et attention au manque de confiance en toi
5. Aime les gens et cherche leur affection
6. Intéresse-toi à leurs problèmes et aide-les à les résoudre
7. Évite d'être insistant en religion
8. Cherche une manière attrayante pour aborder les gens; recherche leur centre d'intérêt et fais ce qu'ils aiment faire
9. Interpelle la raison en même temps que les sentiments
10. Mets l'accent sur les grâces accordées par Allah à notre égard
11. Parle-leur avec circonspection et avec délicatesse en évitant de les froisser
12. Ouvre-toi aux gens avec sincérité pour les mettre à l'aise
13. Rappelle-leur la vérité de l'Au-delà et la vanité d'Ici-bas
14. Aie un grand attachement à la religion

Nous continuerons prochainement la suite de l'histoire inchaallah...
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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Dim 06 Mai 2012, 12:05

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Nous avons clos la partie précédente avec l'entrée de Youssouf (que la paix soit sur lui) en prison, et en évoquant aussi les qualités de ceux qui appellent au chemin d'Allah. A ce propos, je vous ai dit que nous sommes tous mus par le désir de prendre les autres par la main afin de les guider. Celui qui ne ressent pas ce désir est faible de foi. Car, autant le nombre de ceux que tu aides augmente, autant ta foi est grande et forte. Le cœur est comme un verre qu'on remplit d'eau, quand il se remplit, il déborde et se déverse sur ce qui l'entoure. Plus l'eau qui y est versée est importante, autant celle qui s'en déverse coule plus fort et atteint des lieux lointains.
Es-tu chagriné par l'égarement de ceux qui t'entourent en pensant aux versets –ce qui peut être traduit comme : " Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes" (TSC, Al–Mâ’ida ‘LA TABLE SERVIE’ : 32).
"Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir" (TSC, A-'An'âm ‘LES BESTIAUX’ :122). Que tu sois la cause de la renaissance des cœurs morts est une grâce d'Allah (exalté et glorifié soit-Il) sur toi. Et si tu veux garder la ferveur de la foi saine dans ton cœur prends les gens par la main et les péchés te paraîtront encore plus odieux qu'avant. Celui qui pratique depuis longtemps et qui sent l'ardeur du culte se refroidir dans son cœur, qu'il s'investisse aussi dans l'appel à Allah, et qu'il assiste aux leçons et aux prêches pour qu'il ait une matière à dispenser. Pour les femmes qui souffrent parce que leurs maris ont délaissé leur religion, au lieu de se lamenter sans cesse, ayez recours à l'invocation d'Allah, priez avec insistance Allah et implorez Son soutien.
Ibn Al Qayyim disait que la position la plus honorable auprès d'Allah est celle des gens qui appellent à Son chemin, car elle est aussi celle des prophètes et des messagers. Il n'y a point de bonheur égal à celui de servir la cause d'Allah (exalté et glorifié soit-Il), et que tu pries Allah qu'Il fasse de toi le serviteur de Sa cause.
Le Prophète (BP sur lui) faisait chaque matin cette invocation "O Allah, accorde-moi de Ta part une bonne action qui me rapprochera de Toi".

Recette pour celui qui veut appeler au chemin d'Allah :
Dans la sourate Youssouf, est mentionné ce que doivent entreprendre tous ceux qui voudraient appeler au chemin d'Allah, à travers environ sept versets, du 36 au 41.
De par ma propre expérience, j'ai eu à constater que celui qui s'applique à suivre ces quatorze points, et s'en tient rigoureusement dans son appel à Allah finira sûrement par réussir dans ce qu'il entreprend.

La noblesse du caractère :
Le verset –ce qui peut être traduit comme : "nous te voyons au nombre des bienfaisants" (TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 36) en est la preuve car Joseph n'était pas malheureux en prison. Les oulémas disent qu'il s'occupait de veiller sur les malades, nourrissait ceux qui avaient faim, et se montrait indulgent envers ses pairs. Quant à nous, nous nous détournons de nos proches pour la moindre et futile cause.

La bonne apparence :
Du même verset, nous comprenons à travers l'expression" nous te voyons" que son apparence laisse penser qu'il est un homme de bien. Il y a des filles qui pensent qu'il faudrait porter un voile de mauvaise qualité pour qu'il ne soit pas attirant, mais ceci est faux. Bien au contraire, je crois que vous devez mettre tout ce qui plaît aux femmes. Bien sûr, votre tenue ne doit pas être trop voyante, mais vous devez comprendre que c'est une question d'intentions, et ce qui est reprochable, c'est de le faire dans le but d'attirer les regards des hommes.
Mets un voile qui fera dire aux femmes qui te verront : je veux bien me vêtir comme elle. L'apport de ton apparence dans le succès de ce que tu fais est de moitié.

Exploite tes dons :
Allah a doué chacun d’entre nous d'un don. Alors utilise-le; tu es professionnel en informatique, alors apprends-leur l'informatique. Tu joues bien au football, alors associe-les à ton jeu. Use de tes dons pour apprendre aux gens à aimer Allah. Si une sœur a un joli sourire, alors qu'elle use de son sourire pour guider les gens (je parle des sœurs bien sûr). Souriez avec de bonnes intentions, et dites-vous : je souris pour réconcilier le cœur de la personne qui est en face de moi. Mais celui qui ne connaît pas les dons enfouis en lui, nous consacrerons un épisode pour cela.

La confiance en soi :
Dans le verset –ce qui peut être traduit comme : " La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point, dit-il, que je ne vous aie avisés de son interprétation "de votre nourriture" avant qu’elle ne vous arrive." (TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 37) Ne parle pas aux gens alors que tu es troublé et peu confiant en toi-même, ou alors que tu crains qu'on se moque de toi. Même si tes connaissances sont limitées car le prophète (BP sur lui) disait : "informez les gens à mon sujet ne serait-ce qu'avec un seul verset".
Même si tes connaissances ne sont pas grandes en religion mais que les gens te trouvent confiant et sûr de ce que tu dis et ils en seront convaincus.

L'amour réciproque :
Tu dois aimer ceux qui t'entourent car tu ne peux posséder le cœur d'un homme que tu détestes. Mais en l'aimant, Allah fera en sorte qu'il t'aime car Allah a fait du cœur la porte de la raison.
On retrouve des gens qui prêchent en usant d'un discours rationaliste, ou bien des parents qui se disputent constamment avec leurs enfants pour les inciter à plus de pratique. Mais ceci n'est pas la bonne approche, car la bonne approche est de cibler le cœur.
Nous sentons cela dans le verset quand Joseph s'adresse aux deux prisonniers "Ô mes deux compagnons de prison!" (TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 39). Je vous citerai quelques manières qui feront que les gens vous aimeront : offrez des cadeaux, car le Prophète dit : "offrez-vous des cadeaux les uns aux autres et l'amour régnera parmi vous". Quand tu as la poche pleine de bombons, on t'écoutera avec amour. Rends-lui visite, demande de ses nouvelles. Le Prophète (BP sur lui) dit : " celui parmi vous qui rend visite à son coreligionnaire, Allah enverra des anges derrière lui disant : que le salut soit sur toi, que le salut soit sur ton trajet et que le Paradis te soit accordé".

Commence par résoudre leurs problèmes :
Ne commence pas par la religion. Si ton vis-à-vis s'intéresse au football, renseigne-toi et parle-lui de football. Toi aussi ma sœur, tu achèteras un magazine de mode dans l'intention de savoir à quoi pensent les femmes. Car tu ne pourras pas influencer quelqu'un si tu ne sais pas comment il pense. Joseph les a abordé en leur parlant de leurs soucis et non de religion. Nous comprenons cela à travers le verset –ce qui peut être traduit comme " La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point"(TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 37). Il s'est intéressé donc à la question de nourriture qui est un souci majeur pour ses compagnons de prison. Tu dois leur parler de ce qu'ils désirent eux et non pas de ce que tu désires toi. Avez-vous déjà vu quelqu'un pêcher le poisson en usant d'une fraise comme appât ? Certainement pas, car les poissons mangent les vers. Alors souvenez-vous bien de cet exemple.

Non à l'insistance en religion :
En fait, tu dois tâter le terrain. Si tu trouves que la voie est libre tu donnes une charge de foi avec force puis tu retournes à ton premier sujet. Lis encore le verset 37 où Joseph parle de nourriture, puis 38 et 39 de religion, et enfin le verset 40 c'est encore de nourriture dont il s'agit. Donc il a diversifié et contourné l'insistance. Vous aurez à observer que l'insistance crée beaucoup de gêne. Moi-même étant jeune en première année d'université, j'avais voulu aider un ami que j'aimais beaucoup, alors je lui ai passé une cassette. J'étais très réceptif aux leçons et prêches distribués dans des cassettes alors j'ai pensé que c'était là une bonne méthode. Mais j'ai remarqué qu'il n'écoutait pas les cassettes que je lui donnais malgré mon insistance. Un jour je lui ai demandé d'écouter ensemble une cassette chez lui, et je me suis rendu compte que la cassette ne fonctionnait pas du tout. Jusqu'à ce qu'il fasse un rêve dans lequel il s'était vu enchaîné par moi. Donc le zèle à lui seul sans la raison peut mener à des fins négatives. Mon ami ne s'est pas converti pour autant et notre relation a cessé. Vous aurez remarqué comment mon insistance a fait qu'il avait rêvé d'être enchaîné à cause de la pression que j'exerçais sur lui.

Pense aux moyens les plus attrayants :
Joseph a su qu'ils voulaient l'interprétation de leurs rêves, donc il les a attirés en leur faisant savoir qu'il savait interpréter les rêves, mais il leur a parlé en premier lieu de religion et a laissé l'interprétation en dernier car s'il leur a donné ce qu'ils voulaient ils ne seraient pas restés à écouter jusqu'à la fin ce qu'il voulait qu'ils entendent. Ton moyen à toi peut bien être une fête à laquelle tu convieras ton ami.

Parle à la raison et chatouille les sentiments :
Il est inutile d'user de sentiments seulement mais plutôt varier son discours. Regardez le verset –ce qui peut être traduit comme "Ô mes deux compagnons de prison! Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique, le Dominateur suprême? Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres"(TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 39-40). Il a commencé par les sentiments puis a versé dans la raison.

Rappelle-lui les grâces d'Allah sur lui :
Ceci constitue le meilleur moyen de l'aider, et à toi aussi si tu veux retourner à Allah, et ce dans le verset –ce qui peut être traduit comme "Ceci est une grâce d’Allah sur nous et sur tout le monde; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants"(TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 38).

La politesse et l'éloquence dans le discours :
Prends garde d'être rude, et ce pour les mots "Ô mes deux compagnons de prison!" et "L’un de vous donnera du vin à boire à son maître; quant à l’autre, il sera crucifié"(TSC 'Youssouf' (JOSEPH) :41). Il a dit "l'autre" pour ne pas le mentionner ouvertement.
Un jour, un homme était venu voir Haroun Ar-rachid pour le conseiller, et il s'adressa à lui en des termes rudes et durs. Haroun Ar-rachid lui dit : qui est le plus désavoué auprès d'Allah : Pharaon ou moi ? L'homme lui répondit : Pharaon est le plus désavoué. Haroun Ar-rachid lui dit : qui est le plus cher à Allah, toi où bien Moïse ? L'homme lui répondit : bien sûr que c'est Moïse. Alors Haroun Ar-rachid lui dit : Allah a ordonné à celui qui est plus cher à lui que toi de dire à celui qui est plus désavoué que moi –ce qui peut être traduit comme : " Puis, parlez-lui gentiment "(TSC 'Tâ-hâ' : 44).

Ouvre-lui ton cœur :
Tu ne dois pas entretenir le flou autour de toi. Joseph leur a fait connaître d'abord son origine en citant son père Yaqoub (Jacob), son grand-père Ishaq (Isaac) et son arrière–grand-père Ibrahim (Abraham) et ce dans le verset–ce qui peut être traduit comme : "Et j’ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob"(TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 38).
Tant que les gens sentent que tu es une personne ouverte, il sera plus facile de les convaincre.

Le dévouement :
Ensuite –ce qui peut être traduit comme : "Qui est le meilleur : des Seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique, le Dominateur suprême?" (TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 39)
Ce point est plus important que ce qui a précédé, car ce que nous avons évoqué jusqu'à maintenant est théorique, par contre le dévouement c'est le soutien et la volonté. Tu te brouilleras quelques fois et on se moquera de toi, mais tu apprendras.

Endurer les erreurs des gens :
Tu te retrouveras en train de l'exhorter et lui, il commet encore des péchés. Au début tu laisseras passer. Puis s'il récidive tu lui feras sentir que cela te répugne. Puis s'il persiste, tu lui diras des propos qui lui feront un peu mal.
L'imam Abou Hanifa avait pour voisin un jeune qui buvait toujours alors que l'imam s'occupait de l'écriture de ses livres. Son voisin ivrogne le dérangeait sans cesse, car il chantonnait en buvant et répétait : ils m'ont perdu, et quel garçon ont–il perdu ! Un jour l'imam n'entendit plus les lamentations de son voisin. Quand il se renseigna, il sut que la police l'avait emprisonné. Alors il partit les voir et les exhorta de le libérer en se portant garant de lui. En chemin, l'imam ne prononça aucun mot, car parfois le silence est plus éloquent que la parole. Arrivés à leurs maisons, Abou Hanifa lui dit : est-ce que nous t'avons perdu jeune homme ? Son voisin lui répondit : par Allah je ne boirai plus.

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soheyb

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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Sam 12 Mai 2012, 14:06

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Nous avons vu la dernière fois les quatorze points qu'on a pu sortir des versets précédents, et il est de la grandeur du Coran que les oulémas en déduisent de ces versets d'autres sens différents. Car, loin de la prédication et de l'appel au sentier d'Allah, ces versets contiennent aussi la jurisprudence de la fatwa.
Des mêmes versets aussi, les oulémas ont déduit la méthode à adopter dans le dialogue avec les gens polythéistes : la comparaison entre un dieu unique et des dieux divers, puis : attirer l'attention sur l'origine des autres divinités, à savoir qu'ils sont des noms inventés. Des mêmes versets, les jurisconsultes et ceux du dogme et les prédicateurs ont réussi à en tirer des sens différents. Et même pour les psychologues. Il se trouve qu'il existe en Occident une règle en psychologie qui stipule que lorsqu'on est confronté à quelqu'un qui nous consulte sur un problème sans issue (comme celui qui allait être crucifié dans l'histoire de Joseph), de ne pas lui dire de prendre son mal en patience, mais de l'orienter vers quelque chose de positif vers laquelle il aspirera. Dans l'histoire, on trouve que Joseph l'a orienté vers l'attachement à Allah. Donc celui qui en a bénéficié est bien le boulanger (qui sera crucifié) et non le sommelier, pour preuve que ce dernier a oublié la requête de Joseph.
Le verset 42 –ce qui peut être traduit comme : "Et il dit à celui des deux dont il pensait qu’il serait délivré: «Parle de moi auprès de ton maître ".Pourquoi Joseph ici pensait, alors qu'il avait dit auparavant "L’affaire sur laquelle vous me consultez est déjà décidée"(TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 41) ? Le rêve est-il une preuve catégorique ou bien conjecturale ? Si Joseph qui connaît mieux que quiconque sur terre l'interprétation des songes n'était pas sûr pour autant, comment pourrais-tu croire un charlatan, ou perdre le sommeil pendant des mois à cause d'un rêve ? Car l'expression "est déjà décidée" elle est décidée dans le connu d'Allah, mais pour moi c'est juste une probabilité.

Pourquoi a-t-il dit "ton maître" ? Le mot maître désigne celui qui commande et qui est digne d'obéissance, et le roi est celui qui occupe cette position pour le sommelier.
Quelle est la place d'Allah dans ton esprit ? Et si les ordres d'Allah venaient à contredire les ordres de ceux qui Lui sont inférieurs, que ferais-tu ? Et à quels ordres obéiras-tu ?

Le verset nous dit-ce qui peut être traduit comme : " Ne vois-tu pas celui qui a fait de sa passion sa divinité? "(TSC 'Al-Jâtiyaf' (L'AENOUILLEE) : 23). Si tu trouves ton propre avis d'un côté et les ordres d'Allah de l'autre et que tu préfères toujours les tiens à ceux d'Allah, alors tu devrais bien méditer ce verset...
Quand Abd Al Mouttaleb était parti chez Abraha l'éthiopien lui demander de lui restituer ses chameaux, celui-ci le blâma pour ne pas avoir cité la Kaaba (qu'il était par ailleurs venu détruire). Abd Al Mouttaleb lui répondit que la Kaaba avait un Dieu qui la protègerait, par contre les chameaux je suis leur maître qui les guide. Il y en a qui sont guidés par une femme, d'autres par la mode et d'autres par l'argent.
Le Prophète nous dit : "damné est le serviteur du dirham et du dinar". Certains s'opposeront et diront que Joseph en disant " Parle de moi auprès de ton maître" n’avait pas mis toute sa confiance en Allah. Mais cela est faux car il n'existe pas d'opposition entre compter sur le soutien d'Allah et solliciter l'aide des gens. Car tu cherches de tout ton être à suivre les causes mais du fond de ton cœur tu es bien convaincu que c'est bien Allah qui dispose de ces causes.
Celui qui prétend qu'il ne doit pas solliciter l'aide des autres parce qu'il compte sur le soutien d'Allah est un paresseux.

Le Prophète nous a enseigné de demander l'aide avec dignité, parce que la dignité est la preuve de notre foi en le soutien d'Allah. Ici aussi intervient l'istikhara. En faisant la prière de l'istikhara, tu n'attendras pas une confirmation à travers un songe, mais ce sont deux rakâa (prosternations) que tu accompliras pour reposer sur Allah ton choix et croire à Sa volonté de l'accomplir ou pas, en faisant cette invocation : "O Allah j'implore Ton savoir et Ton pouvoir, et je sollicite Tes grands bienfaits, car Tu es le Tout-Puissant et je suis impuissant, et Tu es l'Omniscient et je suis ignorant et c'est Toi qui connaît l'inconnaissable. O Allah, si Tu sais que cette affaire (et tu nommes ton affaire) est pour le bien de ma religion, de ma vie et de mon lendemain, fais en sorte qu'elle me soit facile et aisée et apporte-moi Ta bénédiction. O Allah, si Tu sais que cette affaire est pour le mal de ma religion, de ma vie et de mon lendemain, éloigne-la de moi et éloigne-moi d'elle, et destine-moi le bien où qu'il se trouve et rends-moi en satisfait, O Clément et Miséricordieux, il n'y a de force ni de pouvoir en dehors d'Allah" Demande le soutien d'Allah dans tout ce que tu fais, même pour la paire de chaussures que tu vas acheter, pour tes études, pour ton mariage et ton voyage à l'étranger.


Après avoir sollicité le soutien d'Allah en faisant la prière de l'istikhara, suis les causes. Si c'est un mariage, renseignez-vous sur celui qui prétend à la main de votre fille, faites sa connaissance et celle de ses parents. Si par la suite, la fille se sent heureuse, comptez sur le soutien d'Allah et avancez, car cela va être du bien si Allah le veut. Même chose quand il s'agit d'un emploi auquel tu postules, après avoir déposé ta demande, fais la prière de l'istikhara, ensuite renseigne-toi, et si tu vois que c'est aisé et que tu t'y plais, continue. Celui qui compte sur le soutien d'Allah est le plus heureux du monde. Nous voyons par exemple des gens faire la queue durant des heures chez un Docteur parce qu'ils ont confiance en lui, alors qu'ils laissent un autre Docteur devant lequel il n'y a point de monde, car ils n'ont pas confiance en lui. Quand tu donnes une procuration à quelqu'un, tu le fais par confiance en lui. Alors pourquoi nous donnons aux gens ce que nous ne donnons pas à Allah. Pourrais-tu être satisfait dans toute situation où Allah te soumet ? Regardons-nous : l'étudiant ne peut pas dormir par peur de l'avenir et de l'échec, la mère ne peut pas dormir à cause de ses filles qui tardent à se marier, et le père qui n'arrive pas à dormir par souci de l’avenir financier de ses enfants. Les oulémas nous disent que celui qui prend de l’argent illégalement n'a pas confiance en le soutien d'Allah, car il l'aurait eu en tout état de cause sans vol. Celui qui pleure à l'approche de la mort par souci de l'avenir de ses enfants n'a pas confiance en le soutien d'Allah. Nous implorons Allah qu'Il nous comble de bien compter sur Son soutien.

Revenons au verset qui suit –ce qui peut être traduit comme :" Mais le Diable fit qu’il oublia de rappeler (le cas de Joseph) à son maître. Joseph resta donc en prison quelques années." (TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 42) Approximativement, Joseph est resté neuf ans en prison. Remarquez que tous ceux qui ont connu Joseph l'ont perdu ou abandonné. Ses frères l'ont mis dans un puits, puis celui qui l'a trouvé l'a vendu, et Al Azize l'a jeté en prison, la femme de ce dernier a prétendu qu'elle l'aimait mais l'avait en fin de compte jeté en prison. Les femmes de la ville ont su et dissimulé la nouvelle et lui ont imputé le tort. Et enfin, son compagnon de prison qui avait oublié de parler de lui auprès de son maître. Quelle longanimité ! La morale ne saurait se diviser, tu ne peux prétendre et dire : j'ai essayé d'être droit et bienfaiteur mais je n'ai pas pu. Si je trouve que les gens trichent, je triche avec eux, si je trouve toute la société pratiquant le mensonge, je mens avec eux. Mais non, imite Joseph, car cette sourate est la sourate de la morale. Vous les pères et les mères qui êtes affligés, soyez endurants car personne n'a été autant affligé et éprouvé comme Yaqoub (Jacob). Vous les jeunes, résistez aux tentations car personne n'a été plus exposé aux tentations comme Joseph.

Le verset qui suit –ce qui peut être traduit comme : "Et le roi dit : «En vérité, je voyais (en rêve) sept vaches grasses mangées par sept maigres; et sept épis verts, et autant d’autres, secs. Ô conseil de notables, donnez-moi une explication de ma vision, si vous savez interpréter le rêve». (TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 43)". Ici Allah a employé le mot "roi", alors que dans l'histoire de Moïse, on trouve qu'il est désigné sous le nom de pharaon. On sait que les pharaons ont gouverné les terres de l'Égypte ancienne. Seulement lorsqu'on découvrit récemment la pierre de Rosette et qu'on l'eût déchiffrée elle dévoila que l'Égypte a été gouvernée durant l'invasion de celle-ci par les Hyksôs qui étaient des rois bergers et non des pharaons. Allah a révélé cela à son prophète avant que le monde n'en saisisse le sens.

Le roi a donc vu sept vaches grasses dévorées par sept autres maigres. Le mot "je voyais" veut dire que le rêve s'est répété. Et le mot tâbouroune (interpréter) veut dire convertir un sens réel en une réalité vécue qui pourra profiter aux gens. Ils ont répondu–ce qui peut être traduit comme : "C’est un amas de rêves! -Et nous ne savons pas interpréter les rêves!»" (TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 44).

Nous avons vu trois rêves jusqu'à présent : celui de Joseph enfant, celui des deux prisonniers et puis celui du roi. On dirait que les rêves étaient une caractéristique de cette époque, c'est pourquoi Allah a doté Joseph de la connaissance de l'interprétation des rêves. Nous comprenons par là que si tu veux appeler les gens à la religion, tu dois parler le langage de leur époque, te vêtir comme eux, adopter leurs façons de parler, et ne pas leur parler de choses qu'ils ne connaissent pas, pour que tu puisses les influencer.

Chaque prophète que Allah a envoyé, Il l'a doté d'un don qui correspondait à son temps et à son époque. Et Allah t'apporte toujours Son salut par les moyens auxquels tu t'attends le moins, on retrouve toujours dans le Coran –ce qui peut être traduit comme : "et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas" (TSC 'At-Talâqf' (LE DIVORCE) : 3) Pour bien te faire comprendre qu'Il est Celui qui dispose de cet univers. De même pour la nation musulmane, nous savons comment notre prophète (BP sur lui) était parti appeler les gens de Ta'ef qui l'ont chassé à coups de pierres, et Allah a fait à cette occasion que les djinns croient au message.

Ensuite –ce qui peut être traduit comme : "Or, celui des deux qui avait été délivré et qui, après quelque temps se rappela, dit: «Je vous en donnerai l’interprétation. Envoyez-moi donc»." (TSC 'Yoûssouf' (JOSEPH) : 45) Le mot iddakar veut dire qu'il s'est souvenu avec difficulté. Et le mot oumma veut dire une longue durée, ce qui laisse penser que Joseph était resté longtemps en prison. L'expression "je vous en donnerai l'interprétation" veut dire que l'homme a dissimulé le nom de celui qui allait faire l'interprétation pour qu'il ait la récompense avant les autres. Et l'expression" envoyez-moi donc" veut dire que les prisons étaient loin dans un lieu hostile.
Puis vient l'expression – ce qui peut être traduit comme : "Ô toi, Joseph, le véridique!"(TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 46), une belle expression qui vient qualifier ici les paroles, les actes et le comportement. Et le premier qui fut appelé le véridique après Joseph fut Abou Bakr Assiddiq. Et bien que Joseph fût accusé parmi eux d'un délit d'honneur, l'homme n'a pas pu renier la droiture de Joseph et l'a appelé le véridique.


En comparant le verset où est conté le rêve du roi avec celui où l'homme interroge Joseph, on s'aperçoit de la fidélité de la transmission. De nos jours cette fidélité est absente, surtout chez les femmes. On aime en rajouter à ce que nous entendons, quitte à ce que cela cause la ruine d'un foyer. Altérer les propos des autres, ou bien cligner de l'œil à l'insu des gens est un péché, pire, c'est une perversité, et ce dans le verset –ce qui peut être traduit comme : "Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair "(TSC 'Al-Houjourât' (LES APPARTEMENTS) : 6)

Dans les trois derniers versets, Joseph leur expliqua le songe vu par le roi : ils connaîtront sept ans où ils récolteront beaucoup de biens, puis viendront sept ans de disette où le Nil s'assèchera et où il n'y aura point de pluies. Ils devraient alors multiplier leurs semences les premières années pour qu'ils aient une bonne récolte qu'ils laisseront dans son épi (et la science moderne a prouvé que ceci est le meilleur moyen de stocker les grains), puis viendra une année de biens et de récoltes où ils sèmeront le surplus qu'ils ont conservé. Cette dernière année n'a pas été mentionnée par Allah dans le verset, mais Joseph l'a devinée à cause des sept années de disette qui seront forcément suivies d'une bonne année. Ceci dénote un esprit alerte chez Joseph qui s'est révélé aussi être un expert en économie, en plus qu'il soit un serviteur pieux et longanime. Et il leur a interprété le songe malgré ce qu'ils lui ont fait subir et qu'il fût en prison. Tout ceci parce qu'il est un musulman, il ne pouvait pas laisser tout un peuple mourir de famine alors qu'il détenait la solution.

Je m'adresse au jeune sorti intègre de l'université et qui trouve dans la société des modèles de corruption, je lui recommande de se rappeler ce verset et de se maintenir sur sa morale. Le Prophète avait dit d'un homme qu'il était parmi les gens du Paradis, alors Abdullah Ibn Omar était parti voir ce que faisait cet homme pour mériter le Paradis. Il s'aperçut qu'il était comme les autres dans son culte et sa piété, mais seulement il ne portait aucune rancune dans son cœur envers les gens. C'est comme ça que devraient être les musulmans. Tu devrais te soucier de ce qui arrive aux musulmans et que ton comportement ne change pas selon ceux qui se trouvent autour de toi, car on a vu que Joseph était constamment bienfaiteur et aimait le bien pour les autres. Un autre point tout aussi intéressant : est-il permis de montrer le bien même aux mécréants ?

Ceci est permis car Joseph les a aidés en dépit qu'ils fussent polythéistes etc. Se montrer clément envers les gens, les aider dans leurs affaires et leur vécu fait partie de la religion. Comparez ce que Joseph a fait à ceux qui ont jeté une bombe atomique, ou bien ceux qui jettent le blé dans la mer pour des considérations économiques. Tu dois être fier de ta religion et ne sois pas fasciné par les autres civilisations en écoutant leur musique, ou délaisser le voile en les imitant car ceci représente bien leur déclin. Ta religion te défend d'éprouver de la haine ou de la jalousie et te recommande l'amour pour le monde entier même envers les mécréants.

La dernière partie que nous avons concerne la planification économique. Joseph est le premier à avoir mis un plan économique de 15 ans que le monde a découvert de nos jours : -ce qui peut être traduit comme :"Vous sèmerez pendant sept années consécutives"(TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 47) ce qu'on pourrait appeler maintenant : l'augmentation dans la production. "Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi" c'est la régulation de la consommation et la politique de gestion des stocks.
Quelle est donc cette religion qui est un guide de la vie ! N'est-il pas digne que tu t'en vantes et que tu prennes le Coran avec toi où que tu ailles !
Ensuite–ce qui peut être traduit comme : "Viendront ensuite sept années de disette qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles sauf le peu que vous aurez réservé"(TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 48) : il leur a recommandé de consommer durant ces sept années avec parcimonie, comme dans le système des rationnement par les tickets !

Ensuite "La charge d’un chameau" (TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 65) : pour interdire la spéculation ! Notre admiration pour Joseph augmente à chaque nouvelle qualité que nous lui découvrons ! De sa ferme position en face de la femme d'Al Azize, de sa servitude, et de son séjour en prison à sa bienfaisance, etc.

Ensuite–ce qui peut être traduit comme : "Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir" (TSC 'Youssouf' (JOSEPH) : 49) : préparer les ressources nécessaires en attendant que s'améliorent les conditions économiques.
Tout ceci est un plan économique formidable, et Joseph (que la paix soit sur lui) appelant au chemin d'Allah, doué dans l'interprétation des songes, expert économique, très beau, longanime et fort, un homme de stratégie économique de long terme. Je crois qu'après tout cela, tu seras fier de ton Islam.

De la sourate Youssouf, nous comprenons qu'en plus du culte, nous devons aussi avoir une bonne morale, et je serai déçu que vous tous qui êtes venus entendre la leçon de religion, vous repartiez sans avoir acquis de nouvelles connaissances. Alors cherchez les œuvres de bienfaisance et participez-y et faites quelque chose pour votre communauté.

la suite prochainement inchaallah ...
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riad




MessageSujet: Suite de l'histoire de Joseph   Dim 13 Mai 2012, 01:28

Salam aleikom

Nous continuons avec l'histoire du prophète Joseph. Nous nous sommes arrêtés au verset 49. Je vais reprendre rapidement pour les gens qui étaient absents la dernière fois et aussi pour ceux qui étaient présents. Réellement, je ne vais pas aller trop vite. Je vais reprendre à partir du verset 43 de la sourate Yoûssouf: " Et le roi dit"< Les versets suivants parlent de ce même sujet. Vraiment, je ne veux pas que quelqu'un rate quoi que ce soit car les leçons et les sermons tirés de cette dernière partie contiennent plusieurs points forts et touchants. J'ai trouvé que le profit serait double: · Ceux qui étaient présents il y a deux semaines se verront renforcer les idées bénéfiques dégagées. · Ceux qui étaient absents pourront englober toute l'histoire et bénéficieront de ces mêmes idées. Alors, nous allons commencer au verset 43 et nous arrêter au verset 58 et nous terminerons ce qui reste de la sourate dans les deux ou trois prochaines rencontres. Vous vous rappelez le nombre de rencontres que nous avons eues jusque-là? Cinq ou six rencontres et j'avais une espérance : que vous appreniez la sourate de Yoûssouf, vous qui assistez. L'idée n'est pas de savoir parler mieux que vous. Je ne fais que reprendre les explications d'Al Cha'raoui, et d'autres,< Je n'invente rien, je ne fais que reprendre leurs explications. Tout ce que je fais est ordinaire, je lis seulement un peu plus, puis je viens vous en parler. Nous disséquons chaque verset et il serait dommage que vous perdiez cette occasion d'apprendre la sourate : dans la prière du maghreb et du 'Icha, nous prions avec cette sourate, nous reprenons chaque fois et nous détaillons les versets et nous ne prenons que sept ou huit versets à la fois. Alors, s'il vous plaît apprenez la sourate. Reprenez et révisez les cassettes précédentes puis apprenez la sourate. Après, vous allez vous réjouir en priant avec cette dernière car vous aurez compris tous les détails.

Nous commençons par raconter l'histoire au verset 43: la vision du roi. Lisons d'abord les versets puis nous raconteront la vision et ce qu'elle veut dire –ce qui peut être traduit comme:– " Et le roi dit: «En vérité, je voyais (en rêve) sept vaches grasses mangées par sept maigres; et sept épis verts, et autant d’autres, secs. Ô conseil de notables, donnez-moi une explication de ma vision, si vous savez interpréter le rêve»."(TSC, Youssouf (JOSEPH): 43).

Le roi a vu sept vaches grasses c'est-à-dire des vaches bien pesantes, bien portantes. Derrière ces vaches, il a soudain vu venir sept autres maigres qui mangèrent les premières. En principe c'est le contraire qui devait se passer : ce sont les vaches grasses qui devraient manger les vaches maigres, c'est ce qui serait naturel, mais il a vu d'abord les vaches grasses. Pour cette raison, nous avons en premier " En vérité, je voyais (en rêve) sept vaches grasses".Il a vu donc ces vaches en premier, puis "mangées par sept maigres". Elles ont mangé les vaches grasses sans en laisser une partie. Elles les ont terminées. " et sept épis verts", de même il a vu dans la suite de la vision sept épis pleins de grains de blé, puis " et autant d’autres, secs " qui se sont enroulées autour des premières et les ont achevées.

Il dit alors " Ô conseil de notables, donnez-moi une explication de ma vision, si vous savez interpréter le rêve." Il est clair que les visions étaient très répandues à cette époque. Tu vois combien de visions nous avons rencontrées jusque–là : · La vision du prophète Jacob. · La vision du prophète Youssouf au début et celle-ci en est une deuxième. · Et les visions des deux prisonniers. Il est donc clair que cette époque en Egypte était l'époque des problèmes de visions. Elles causaient aux gens une folie anormale au point que le roi rassemblât sa suite et leur dît "vous ne partirez qu'après m'avoir interprété cette vision."

Ils lui répondirent alors –ce qui peut être traduit comme: "Ils dirent: «C’est un amas de rêves! Et nous ne savons pas interpréter les rêves!»" (TSC, Youssouf (JOSEPH): 44).

Dès qu'il leur demanda ce qu'ils devaient faire ils répondirent : un amas de rêves, c'est-à-dire un cauchemar. Ils n'étaient pas sûrs que ce fût un cauchemar et ils eurent peur qu'il sache qu'ils avaient tort alors ils lui dirent franchement "et nous ne savons pas interpréter les rêves!" La nature de la personnalité se dévoile depuis longtemps, "Ils dirent: «C’est un amas de rêves! Et nous ne savons pas interpréter les rêves!»"

"Or, celui des deux qui avait été délivré et qui, après quelque temps se rappela, dit: «Je vous en donnerai l’interprétation. Envoyez-moi donc»."(TSC, Youssouf (JOSEPH): 45), se rappela sous-entend qu'il se rappela difficilement. Imagine, le prisonnier à qui le prophète Joseph avait conté la vision l'oublia< Ô prophète Joseph, tout le monde t'avait oublié!

Alors le prisonnier se rappela après un certain temps et dit –ce qui peut être traduit comme : "«Je vous en donnerai l’interprétation. Envoyez-moi donc»"(TSC, Youssouf (JOSEPH): 45). J'essaye d'aller plus vite, donc nous commençons de ce verset –ce qui peut être traduit comme: "«Ô toi, Joseph, le véridique! Eclaire-nous au sujet de sept vaches grasses que mangent sept très maigres, et sept épis verts et autant d’autres, secs," (TSC, Youssouf (JOSEPH): 46),.

Vous remarquez qu'il avait repris mot pour mot les paroles du roi. Une précision dans le report : il reporta exactement ce que le roi avait dit. Si vous comparez ce verset et celui qui le précède, vous retrouverez intégralement les mêmes mots –ce qui peut être traduit comme: "Eclaire-nous au sujet de sept vaches grasses que mangent sept très maigres, et sept épis verts et autant d’autres, secs, afin que je retourne aux gens et qu’ils sachent *l’interprétation exacte du rêve+»." (TSC, Youssouf (JOSEPH): 46). Il est clair que tout le monde attendait. Le sujet était tellement important que tout le royaume fut en attente : "afin que je retourne aux gens" tous les gens attendirent la nouvelle, "et qu’ils sachent *l’interprétation exacte du rêve+»". Ecoutons d'abord les versets puis nous les expliqueront –ce qui peut être traduit comme: "Alors [Joseph dit]: «Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que vous consommerez * Viendront ensuite sept années de disette qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles sauf le peu que vous aurez réservé [comme semence].* Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir.»" (TSC, Youssouf (JOSEPH): 47, 48, 49).

En réalité, ces versets constituent un système parfait dont nous allons parler après avoir interprété la vision, donnée par Joseph. Alors Joseph leur avait dit : "Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi". Il y aura sept années, qui correspondent aux sept vaches grasses, durant lesquelles l'Egypte sera très riche. Le fleuve du Nil débordera et le bien envahira le pays. Vous trouverez partout des plantations " Vous sèmerez pendant sept années consécutives". Et puisqu'il y aura beaucoup de bien, représenté par les sept vaches grasses, il va falloir exagérer votre intérêt à l'agriculture et à la récolte. Il faudra accroître au maximum la moisson durant ces sept années< les sept années grasses.

"Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi": pourquoi ? Vous le réserverez car viendront par la suite sept années maigres et très difficiles. Voyons le verset: "qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles", donc sept années de fertilité en Egypte, pour cela ils devaient tout cultiver pour avoir le maximum de récolte qu'ils devaient conserver en épi. "Laissez-le en épi", pourquoi ? Pour éviter qu'il ne se vermoule car si vous l'extrayez de son épi et que vous le conserviez dans des hangars, il va se vermouler< et nous ne voulons pas qu'il se vermoule pour que les gens trouvent quoi manger durant les sept années maigres. Alors, durant les 7 années laissez la moisson en épi et conservez-la en épi. Lors des 7 maigres, vous en tirerez en quantités juste suffisantes aux gens. Ne leur donnez pas à manger plus qu'il n'en faut< Ce que vous avez réservé lors des sept années grasses, vous l'utiliserez durant les sept maigres. Une fois passé les sept grasses et les sept maigres, viendra alors, comme cité dans le verset 49 "Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir". Et que se passera-t-il alors ? Le bien sera de retour " les gens seront secourus".

"Où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir", pressoir est dérivé de presser. Quand les gens auront mangé à leur faim et quand ils seront reposés, ils penseront à faire des jus< Il veut dire qu'ils connaîtront le jus de cannes, de sésame, l'huile d'olive...Quand cela aura-t-il lieu ? Quand il sera libéré d'abord. Joseph leur avait dit qu'il y aura sept années de fertilité et qu'il sera demandé d'accroître le rendement pour pouvoir résister aux 7 années suivantes. Il les a prévenus de ne pas conserver le surplus des années fertiles dans des hangars. Louange à Allah, c'est la meilleure méthode de conservation que les arabes ont connue après. Le musée égyptien détient des épis du temps des anciens égyptiens. Je ne sais pas s'ils sont de l'époque du prophète Joseph ou pas, nous n'avons aucune preuve, mais il est clair que cette méthode de conservation a été connue à cette époque. Donc, vous laissez les grains en épi pour les sept prochaines années < On pourrait laisser les gens manger abondamment durant ces sept années maigres... Non, il faudra réserver une quantité pour l'année où les gens seront secourus et iront au pressoir. Il faudra lui réserver une récolte à part. C'est-à-dire ne pas terminer tout le blé et tous les grains que vous aviez durant ces sept années maigres, il faudra en économiser un peu pour l'année où les gens seront secourus. Il faudra que vous conserviez des grains pour l'ensemencement des terres redevenues fertiles. Attention! La terre sera très pauvre et non productive durant ces sept années maigres. Et quand il y aura de la pluie, et le Nil sera en crue, et quand la terre redeviendra fertile, nous n'aurons plus de semences... Pour cela, il va falloir réserver une quantité de ces grains pour l'année où les gens seront secourus et iront au pressoir : c'est l'explication de ces versets.

Reprenons en détail certains points intéressants sur lesquels nous nous sommes arrêtés : Le premier point "Vous sèmerez pendant sept années consécutives": vous rendez-vous compte quand est-ce qu'il leur dit cela? En prison ou après sa libération?

En prison, c'est-à-dire quand il était encore prisonnier depuis 9 ans et injustement. On l'a emprisonné pour une affaire d'honneur alors qu'il était innocent. Ceux qui l'ont emprisonné sont ceux qui ont besoin de lui aujourd'hui. Ils lui demandaient de les secourir< Ah! Qu'est-ce que tu aurais fait si tu étais à sa place ? Que leur aurais-tu dit ? Libérez moi d'abord. Tu t'imagines ce que tu aurais dit : ou ceci, ou cela. Vous qui m'avez fait ceci et cela, libérez-moi d'abord puis je vous donnerais la solution< N'est-ce pas? Ou tu aurais peut-être fait autre chose< Tu leur aurais dit quoi? Libérez-moi et je vous dirai tout ce que vous voulez et en fin de compte tu leur aurais donné une mauvaise solution pour qu'il périssent et toi tu serais parti vivre ailleurs. Tu aurais pu leur dire aussi "je ne veux pas sortir et qu'on périsse ensemble<. La rancoeur que je porte envers vous me porte à ne pas vouloir sortir et à vous laisser dans cet état." Savez-vous ce qu'auraient fait des gens pratiquants ? C'est-à-dire, y aurait-il quelqu'un qui aurait pu agir ainsi ? Vous rendez-vous compte de ce qu'a fait le prophète Joseph, il leur a donné la solution : il ne s'est pas contenté de leur donner l'explication de la vision qui aurait pu être "il y aura sept années de grandes richesses après lesquelles viendront sept autres années de forte privation qui nous feront perdre le profit des sept années passées< N'est-ce pas ? Ne serait-ce pas une explication ? Mais lui n'a pas agi ainsi<. Il n'a pas donné l'explication, il a directement donné la solution. Si c'était quelqu'un d'entre nous qui serait un peu malhonnête, il leur aurait tout dit excepté comment conserver les grains, n'est-ce pas ? N'y a-t-il pas des gens qui font cela dans leurs entreprises ? Pour que le directeur ait toujours besoin d’eux. N'y a-t-il pas des gens qui font cela ?

Vous qui agissez ainsi au niveau de vos entreprises et qui dites que vous leur donnerez l'équivalent de leur salaire. N'as-tu pas accepté le travail tout en sachant quel salaire tu allais toucher? Donc, il faut que tu travailles avec conscience et ça ne sert à rien de dire que tu leur donneras l'égal de leur travail ; ou bien que tu réviseras peu car ton père te donne une petite somme comme argent de poche. Prenez garde les jeunes à ce que vous dites. Les gens, ici présents, sont soit des salariés soit des étudiants. Je vous jure que je suis entrain de dégager des valeurs de cette sourate que vous utiliserez quand vous passerez à la vie active.

La suite prochainement in cha Allah...
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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Dim 03 Juin 2012, 19:46

Film d'animation d'une heure trente intitulé "MUHAMMAD le dernier Prophète" (premier temps de l'Islam)
Dessin animé sympa pour le plaisir des jeunes et moins jeunes Wink

https://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=mw1_fvQq-mk


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Servante d'Allah

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Dim 03 Juin 2012, 20:15

Enutrof a écrit:
Film d'animation d'une heure trente intitulé "MUHAMMAD le dernier Prophète" (premier temps de l'Islam)
Dessin animé sympa pour le plaisir des jeunes et moins jeunes Wink

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Bonjour Enutrof
Je l'ai déjà vu belle histoire ^^
Passe une bonne journée
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MessageSujet: L'histoire du prophète Joseph   Sam 23 Juin 2012, 00:03

Salam aleikom et bonsoir à tout le monde.

Nous nous sommes un peu absenté Soheyb et moi, désolé nous préparons en meme temps nos projets de fin d'étude et mémoire. In cha Allah, on réussit tout de meme à assurer l'édition de ces leçons.

Nous reprenons là où nous nous sommes arréter si Dieu le veut pour introduire avec une remarque tirée de la dernière leçon.

Aujourd'hui nous sommes jeunes et purs... Très pur. Tes mains ne se sont pas encore salies d'argent illicite et ton esprit est sain de duperie et de mensonge. C'est pour cela qu'il ne faut pas tricher durant nos études. Celui qui triche aujourd'hui, sera tricheur après, même s'il est sain. S'il a pu le faire étant étudiant, il le fera aussi après.

Aujourd'hui tu triches à l'université sans gagner d'argent, demain tu tricheras et ton argent sera illicite. Tu te nourriras d'illicite et tu nourriras tes enfants d'illicite. Ainsi, le problème de tricherie n'est pas " à vrai dire j'en avais besoin pour réussir mes examens" ou " la tricherie est-elle un péché ?" Le problème est bien plus important que cela; Ce n'est pas une question de permis ou non. Le problème est de forger la personnalité d'une société bâtie sur cela. Il n'y a pas de "je leur donnerai l'égal de ce qu'ils me donneront". N'as-tu pas accepté ? N'as-tu pas donné ton accord pour travailler ? Le fait que tu sois obligé est un autre sujet et tant que tu étais forcé, il faut que tu fasses ce que tu dois faire. Que penses-tu alors de celui qui est en prison??

Apprenez mes frères et soeurs du prophète Joseph. C'est à ceux qui l'ont emprisonné injustement qu'il a donné toutes les clefs de la solution. Où est la rancoeur ? Pourquoi n'a-t-il rien contre eux ? Ne vous ai-je pas dit que ces trois versets sont très graves ? Qu'est ce qu'on y apprend ? Cette religion nous apprend qu'il faut faire le maximum pour le bien des gens sans attendre de récompense. Fais attention à la rancoeur et à la jalousie qui ne devraient pas t'empêcher d'aider les gens à mener une vie décente. Est-ce que tu sais faire cela? Ôte cette rancoeur de ton coeur. Voyez-vous la pureté du coeur du prophète Joseph? Il leur a donné toutes les clefs... Encore mieux, il a fait quelque chose qui n'a rien à voir avec la vision. La vision correspondait à sept années et sept années...
D'où est venu alors le verset qui dit -ce qui peut être traduit comme-: [color:bf02=blue]"Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir" (verset 49). Ce verset n'a rien à voir avec le rêve. C'est en dehors du rêve et en dehors de la vision. Comment l'a-t-il eu ? Il a pensé que si la vision évoque sept années grasses et sept années maigres, alors la crise s'achèvera au bout de ces 14 années. Regardez son esprit travailler. Tant le problème finira à la fin de la 14ème année ce qui fait que l'année suivante sera l'année du réconfort.

Le prophète Joseph ne nous fait pas sentir que c'est un prophète qui ne fait que prier et lire le Coran dans la demeure d'Allah, ou qu'il ne comprend rien à la vie. Au contraire, il s'y connaît très bien. C'est une personnalité visionnaire très mûre: après ces 14 ans, il y aura certainement une année de richesse. Regardez, il va leur donner une nouvelle clef, autre que celle de la politique de conservation (conservez les grains en épi) : ne consommez pas tous les grains durant les sept années maigres. Conservez une quantité de ces grains car quand il y aura l'année de prospérité et de grande eau, quand le Nil coulera et que la pluie tombera de nouveau, d'où obtiendrez-vous des semences? Ne finissez pas tout. Réservez-en une quantité car il y aura, après, une année où les gens seront secourus et iront au pressoir.

En vérité, nous avons insisté sur ce sens la dernière fois et nous insistons encore cette fois-ci parce qu'il est imprtant d'en tirer quelques valeurs. Les jeunes qui sont là, les salariés présents, la vraie valeur est que tu travailles sérieusement sans prendre en compte le salaire. Travaille sérieusement car tu as accepté de le faire. Révise comme il se doit parce que tu as pris une place que quelqu'un d'autre rêvait d'occuper. Alors, crains Allah et révise convenablement. Ne triche pas. Fais tout ce que tu pourras pour aider les gens même s'ils t'ont blessé ou trompé. Quelle religion est-ce cela ? Qui osera dire que c'est une religion de violence ? Cette religion qui nous apprend à tout donner même si nous ne recevons rien en contre partie. Qui dira que l'Islam est une religion de violence ? Nous te disons tu les aideras avec tout ce que tu peux, qu'en est-il alors de celui qui fait le contraire ? Comment peux-tu après accuser l'Islam injustement ?

Bon, il y a un deuxième point encore meilleur: les habitants de l'Egypte., sont-ils des musulmans ou incroyants ? Et ce roi ? Et son entourage ? Rappelez-vous les versets de tout à l'heure. Vous vous rappelez les deux personnes à qui Joseph disait –ce qui peut être traduit comme: "Ô mes deux compagnons de prison! Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique, le Dominateur suprême? (TSC, Youssouf (JOSEPH): 39). Ils ne sont pas croyants. Alors le prophète Joseph va aider des incroyants ? Et il donnera la solution à des incroyants ? Bon, je vous pose une question: les égyptiens se sont-ils convertis par la suite à l'Islam ou non ? Quelqu'un connaît-il la réponse ? Les versets le disent-ils ? Les versets ne le disent pas. Et le roi, s'est-il converti ou pas ? Les versets ne le disent pas. Pourquoi les versets ne le disent-ils pas ?

Avant, à chaque fois que je lisais la sourate Youssouf, je me demandais curieusement pourquoi le Coran n'a pas dit clairement s'il a pu les convaincre à se convertir. Vous le croirez si je vous dis pourquoi le Coran a ignoré cette histoire ? Pour que tu ne t'égares pas du principe de base qui est : tu aideras les gens même s'ils sont incroyants. Joseph a agi de la sorte car quand un musulman trouve des gens en difficulté, il les aide. Autrement dit, si un musulman se trouve dans un pays non musulman, ou disons un pays non seulement très loin de l'Islam, mais un pays qui est contre l'Islam. Supposons ceci: si une épidémie grave sévit dans ce pays et que ce musulman détenait la solution. Est-ce qu'il les laisse périr ? Croyez-le, selon la sourate, il doit les aider. Joserph leur a donné la solution complète malgré qu'ils soient incroyants parce qu'il sait que ce peuple pauvre connaîtra une famine inhabituelle. Il n'a pas supporté que ces gens périssent par sa faute. Il ne pouvait pas se taire alors qu'il détenait la solution.

L'Islam, qui signifie littérallement se soumettre à la volonté de Dieu, ne lui permet pas cela même s'ils sont incroyants. Il faut qu'il les aide. Ces gens n'y sont pour rien pour qu'il les laisse mourir. Quelle miséricorde! Il ne leur a pas posé des conditions en les obligeant à se convertir avant de leur donner la solution à leur problème. Se sont les qualités du musulman, mes frères. Nous devons etre des gens au service du bien de toute la terre pour etre conforme à la volonté d'Allah – qu'Il soit béni et exalté – en utilisant les moyens les plus doux, les plus simples et les plus naturels. Ce sens, que cette religion veut du bien à la terre, doit se développer dans ton coeur.

Dans cette même partie, il y a un troisième sens – tout ceci est contenu dans ces trois versets – Joseph nous apprend à nous dédier à Allah seul. Imagine si Joseph était partisan d'un parti ou fidèle à un groupe ou autre. Imagine-le travaillant pour le compte de ce groupe ou de ce parti en oubliant complètement son appartenance à Allah – qu'Il soit exalté.

Comment aurait-il parlé ? N'aurait-il pas réclamé des intérêts pour le courant qu'il représentait ? Non, il appartient à Allah et il fait ce qui satisfait Allah. Mes frères, on ne doit pas limiter l'Islam. Son objectif est de sauver l'humanité quelque soit son appartenance. Nous ne voulons pas une limitation nationaliste ou éthnique. Nous voulons une appartenance à l'Islam net, pur et complet.

Un quatrième point : ces 3 versets que j'ai récités témoignent sur plusieurs parties de la science de l'économie actuelle. L'Occident possèderait le plus grand projet civilisationnel sur terre? Quelle civilisation? Ceci est très important dans la conjoncture actuelle. Toute civilisation sur terre doit s'établir sur trois piliers. Le premier pilier est d'ordre matériel, le second est spirituel et le troisième est représenté par les moeurs. Il est impossible qu'une civilisation s'établisse sans qu'elle ait ces trois piliers: matériel, valeurs spirituelles et morales. La civilisation actuelle de l'Occident a connu une très grande réussite dans le domaine matériel. A vrai dire, de l'époque du prophète Adam jusqu'à la civilisation récente, la réussite réalisée par cette dernière sur le plan matériel est incomparable. Attention! Elle n'a pas forgé cette réussite seule, nous y avons mis notre grain de sel. Mais de quoi manque cette civilisation ? Quelles sont ses valeurs spirituelles ? Elles sont aléatoires. Et ses valeurs morales ? Celles-ci dépendent des valeurs matérielles: le caractère qui fait que la productivité augmente est l'honnêteté.

Mais pourquoi tu nous parles de cela me direz-vous? Pour vous dire que la civilisation islamique est la seule à avoir été construite sur la base de ces 3 piliers:

1- Des valeurs morales stables qui n'ont rien à voir avec le matériel lequel est lui-même une valeur< 2- des valeurs spirituelles telles que la prière du vendredi, le pèlerinage, la Omra, les 5 prières quotidiennes, le Coran, des cultes et une relation avec Allah et un attachement à Lui. Et la troisième, avons-nous dans l'Islam un côté matériel ? Je vous ai raconté tout ça pour vous dire que ces trois versets constituent tout ce qui peut être dit sur le matériel. Voyons mes frères, lisez encore une fois avec moi –ce qui peut être traduit comme : [color:bf02=blue]"Vous sèmerez pendant sept années consécutives".

e]]" Vous sèmerez pendant sept années consécutives"[/b] qui en langage récent, nous l'appellerons: augmentation de la productivité, n'est-ce pas ?.

[color:bf02=blue]"Vous sèmerez pendant sept années consécutives", attention, le prophète Joseph met ainsi un plan pour les 15 années à venir. Un plan qui ne sera pas rectifié tous les trois ans afin d'en recommencer un nouveau. C'est un plan qu'il mettra pour 15 années durant lesquelles il ne changera pas. Analysons la stratégie économique du prophète Joseph: -"Vous sèmerez pendant sept années consécutives", donc une forte productivité durant les sept premières années de la stratégie.

-La deuxième notion est –ce qui peut être traduit comme: e]]"Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi", [/b]réduction et rationalisation de la consommation. On peut le dire ainsi: nous allons diminuer et rationaliser le consommation durant ces sept premières années. [color:bf02=blue]"Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi".

-il y a là une troisième notion, une politique de conservation. Nous allons adopter une politique de conservation en épi. La partie qui suit –ce qui peut être traduit comme[color:bf02=blue]:–"Viendront ensuite sept années de disette qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles", nous l'appellerons comment ? N'est-ce pas la rationalisation de la consommation par le système de bons de rationnement. Tu connais le système des coupons d'approvisionnement qui existait chez nous. Il te dit –ce qui peut être traduit comme : "La charge d’un chameau à qui l’apportera et j’en suis garant" (TSC, Youssouf (JOSEPH): 72). Que veut-il dire par "charge d'un chameau". Le prophète Joseph a interdit que l'on prenne, en une fois, plus de la charge d'un chameau. Pour qu'il n'y ait pas de spéculation ou de stockage. Donc " qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles" avec la question de "charge d'un chameau" de ces deux idées nous apprenons quoi ? L'interdiction du stockage à des fins spéculatives.

Combien de politiques économiques jusqu'ici ? Augmentation de la productivité... D'abord, il a mis au point une planification sur une période de 15 années. Durant les sept premières années, il faudra accroître la productivité et rationaliser la consommation avec en plus, une politique de conservation de très haut niveau. Après cela et durant les sept années maigres – au fait ceci ne concernait pas uniquement l'Egypte mais tout le Moyen-Orient, toute cette région était donc touchée par la famine et l'Egypte, ce pays glorieux, devait l'approvisionner– donc durant ces sept années maigres, les gens viendront pour s'approvisionner. Pour cela, il mettra au point ce système: chaque personne ne prendra que ce que peut porter un chameau. C'est la politique qui interdit la spéculation.

La suite prochainement In cha Allah...
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riad




MessageSujet: Suite de l'histoire de Joseph   Dim 24 Juin 2012, 15:35

Salam aleikom

Nous reprenons la suite, en citant la sourate suivante: e]]"Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir."[/b] (TSC, Youssouf (JOSEPH): 49) C'est la phase de préparation de la semence. Nous l'appellerons comment ? Préparations des ressources nécessaires en attente de l'année de prospérité. Combien de politiques jusqu'à présent? Disons 6 politiques à exécuter durant les 15 années.

A vrai dire, je disais la dernière fois:" qui est exactement le prophète Joseph ? Un homme de valeurs morales ou bien un homme qui résistait au péché et à cette femme qui le désirait ? Ou est-ce un homme qui appelait, en prison, à Allah ou quelqu'un qui était capable d'expliquer les visions et les rêves ? Ou était-il un endurant qui avait supporté l'emprisonnement ou était-il un expert en économie ? Qui était-il exactement ?" Il était tout cela à la fois. Il comprenait très bien l'Islam. Celui qui a compris que l'Islam consiste seulement à prier dans la mosquée et à apprendre le Coran n'a pas compris l'Islam. Et celle qui pense que l'Islam se résume en une écharpe, n'a pas compris à l'Islam. L'Islam est la réussite dans la vie, des moeurs constantes qui ne changent pas, un traitement correct des gens, du sport...

Continuons par le verset –ce qui peut être traduit comme: " Et le roi dit: «Amenez-le moi». Puis, lorsque l’émissaire arriva auprès de lui, Joseph dit: «Retourne auprès de ton maître et demande-lui: e]]«Quelle était la raison qui poussa les femmes à se couper les mains? Mon Seigneur connaît bien leur ruse»[/b]"(TSC, Youssouf (JOSEPH): 50) : il est clair qu'il avait impressionné le roi, n'est-ce pas? Tu imagines ce qu'il lui répond après 9 ans passés en prison:"[Joseph] dit: «Retourne auprès de ton maître"puis tu obtiens une grâce et tu dis non, retourne! Qu'est-ce qui se passe? Autrement dit quelle résistance ! Comparez ce qu'il lui disait il y a 9 ans –ce qui peut être traduit comme: "Et il dit à celui des deux dont il pensait qu’il serait délivré: «Parle de moi auprès de ton maître»" (TSC, Youssouf (JOSEPH): 42) à ce qu'il lui dit maintenant «Retourne auprès de ton maître" Le prophète Joseph a dit : "retourne auprès de ton maître, il doit d'abord enquêter sur mon affaire avant que je sorte". Mais il est possible qu'il reparte sans jamais revenir et tu resteras alors en prison toute ta vie. Il est préférable que tu sortes d'abord, ensuite nous verrons au sujet de ton affaire "Retourne auprès de ton maître", je reste en prison, pas de problème "retourne auprès de ton maître"... Pourquoi veut-il qu'on enquête sur son affaire avant de sortir?

Pour qu'on sache qu'on le libère légalement. Oui, mais on peut connaître cela après sa libération. Quand il ira voir le roi, il lui racontera son histoire, à ce moment-là et quand il aura connu Joseph, il s'intéressera encore plus à son affaire.

Le roi ne le connaît pas, il ne l'a pas vu, il pourrait se dire:"je lui envoie un émissaire et il lui dit "retourne auprès de ton maître!", d'accord, laissez-le, il ne sortira pas" C'est possible que ça arrive. Pourquoi Joseph insiste-t-il sur le fait d'enquêter sur son affaire avant qu'il ne sorte?

Le problème, tout simplement, est que Joseph est missionnaire. Son objectif est d'orienter les gens vers le droit chemin et de les aider et il est en prison pour une affaire d'honneur. Comment les gens le croiront-ils s'il sort de prison sans prouver son innocence? S'il était parti voir le roi, il serait devenu proche de lui. Quand l'affaire sera réglée, les gens diront quoi ? Ils diront que le roi est complaisant car il a besoin de lui, c'est lui qui détient la solution du projet. Le roi est obligé de régler son affaire puisque la solution est entre ses mains. Les gens ne diront-ils pas cela? Il ne faut pas que cela se passe ainsi car c'est un homme qui doit appeler les gens à Allah. Il fallait que Joseph dise:" je suis prêt à supporter la prison, il faut que je sois innocenté pour que les gens me croient et pour que je sois un modèle pour eux. » Tu imagines à quel point sa mission lui est chère! Autrement dit : ta liberté contre ton pouvoir à appeler les gens à Allah. Remarquez le haut niveau des valeurs contenues dans la sourate.

Nous sentons que ces valeurs sont des constantes. Je ne veux pas que nous nous blessions, mais, des fois quand nous analysons, nous sentons que Joseph a des constantes qui pèsent lourd. Il y a des gens qui commettent de très graves erreurs pour se maintenir dans leurs postes. Des erreurs qui leur font perdre leur crédibilité, leur honnêteté et le respect de soi-même. Contrairement, Joseph prend toujours la décision qui fait qu'il reste fidèle à lui-même et d'une très grande pureté. Il a dit : "retourne auprès de ton maître" autrement dit: "je ne peux pas sortir sans que mon innocence soit prouvée. J'ai une mission qui est d'appeler les gens à Allah. Je ne sors pas juste pour vivre".

Mes frères, notre prophète dit: e]]" il faut inciter au bien et désapprouver le mal sinon Allah vous punira puis vous le prierez et il ne vous répondra pas."[/i]

Mes frères, Allah dit –ce qui peut être traduit comme: e]]"Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne oeuvre et dit: «Je suis du nombre des Musulmans?» [/b](TSC, Foussilat (LES VERSETS DÉTAILLÉS): 33). Quand Allah a voulu nous avantager par rapport aux autres nations, il l'a fait par ceci –ce qui peut être traduit comme: [color:868c=blue]"Vous êtes la meilleure communauté, qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers." (TSC, 'Âl-`Imrân (LA FAMILLE D’IMRAN): 110). Il a placé l'incitation au bien et l'interdiction du blâmable avant la croyance en Allah, n'est-ce pas ? Regardons encore le verset [color:868c=blue]" Vous êtes la meilleure communauté, qu’on ait fait surgir pour les hommes." Qu'est ce qui caractérise cette nation ? Pourquoi est-elle la meilleure ? "Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah."Mais avec les moyens les plus aimables, sans méchanceté et sans persécution. "Interdisez le blâmable et croyez à Allah", les savants disent qu'en fait il devrait y avoir d'abord foi en Allah puis ensuite l'ordre du convenable et l'interdiction du blâmable. Mais pourquoi a-t-Il placé "ordonnez le convenable et interdisez le blâmable" avant la croyance en Allah ? Pour qu'il n'y ait personne, de jeune homme ou de jeune fille, qui dise qu’il ne peut pas aider ses ami(e)s car sa foi n'a pas encore atteint le degré qu'il faut, alors qu'est ce qu'Il fait? Il t'a mis cette dernière après l'autre pour te dire que tu peux faire les deux en même temps.

L'un des savants a dit : "ne dites pas "je n'appellerai pas les gens à Allah jusqu'à ce que ma foi s'accomplisse.". Il faut faire attention, pourquoi? "Car il a deux possibilités. Soit qu'un jour il se dira : ma fois s'est accomplie, à ce moment-là il se sera égaré, soit qu'il meurt sans jamais atteindre ce degré de foi." Logiquement tu as à choisir entre ces deux possibilités. Et donc, quelle est la solution? La solution est que tu fasses les deux: tu aideras les gens à prendre le droit chemin et tu accroîtras ta foi. Tu me diras "je n'ai pas assez de savoir", le prophète Mohammed (BP sur lui) te dit:"transmettez de ma part ne serait-ce qu'un verset." Tu as appris un verset et tu l'a compris alors transmets-le aux gens. L' imam Ahmed ibn hanbal dit: "celui qui a su une affaire en est connaisseur".

Joseph est prêt à rester en prison s'il n'est pas innocenté. Pourquoi ? "Parce qu'en sortant j'ai une mission, celle d'appeler les gens à Allah. Les gens doivent me respecter et pour ce faire il faut que mon image soit propre à leurs yeux." Tu vois comment il adore appeler les gens à Allah ? Mes frères, aimez-vous aussi cette mission ? Sachez que c'est la mission des prophètes. Le Prophète (BP sur lui) dit:" Par Allah ! Il vaudrait mieux pour toi d’être, grâce à Allah, le guide d’un seul homme dans la bonne voie que de posséder des chameaux roux et le monde avec tout ce qu’il contient ».Apprenons ce principe et aussi apprenons à être comme Joseph " [Joseph] dit: «Retourne auprès de ton maître", la partie suivante est encore meilleure "et demande-lui: «Quelle était la raison qui poussa les femmes à se couper les mains ? Mon Seigneur connaît bien leur ruse». La question n'est-elle pas un peu étrange ? Raconte-moi l'histoire des femmes qui se sont coupées les mains! Pourquoi Joseph a-t-il dit cela ? Qu'en pensez vous ? Qu'auriez vous dit à sa place ? Ne serait-ce pas correct de dire : "demande-lui ce qu'est devenue la femme d'Al-azize qui a déchiré mes vêtements en voulant me séduire." Tu imagines pourquoi il a eu les détails ? Pour ne pas la citer, pour ne pas la vexer, vous imaginez ? Quelles moeurs, que contient la sourate Youssouf! Il y a des gens qui sont ici et d'autres qui écoutent ce qu'on dit, et il y a d'autres gens à l'extérieur qui ne font que parler des autres à longueur de journée. Tant qu'elle est au travail, elle ne fait qu'observer celles qui passent : "telle femme est ceci et cela" et les jeunes à la faculté :" la fille qui passe là est ceci et cela" "et monsieur tel qui fait telle et telle chose ". Chère assistance, nous critiquons les gens sans arrêt. Cette femme a emprisonné le prophète Joseph injustement durant 9 ans et il ne l'a pas citée et il ne veut pas le faire de façon explicite : " Quelle était la raison qui poussa les femmes à se couper les mains?" Regardez ces mots : "quelle était la raison"?... c'est-à-dire quelle est l'histoire des femmes qui ont fait cela et il n'a pas voulu en citer une particulièrement. Il a laissé ainsi le sujet ouvert pour ne pas vexer la femme qui l'a injustement emprisonné. Préservez vos langues mes frères. Le prophète (BP sur lui) dit:" L’homme peut dire un mot qui mettra Allah tellement en colère et qui le fera dégringoler pendant soixante-dix ans dans l’Enfer sans toucher le fond. », un mot qui porte atteinte à l'honneur d'un homme ou d'une femme. Retenez vos langues mes frères. Ne critiquez personne, ni à l’université ni au travail. Fais attention aussi si tu es fâchée contre une autre! Parfois vous le faites sans parler, vous le faites par allusion .Allah nous a interdit de critiquer les gens.

Ce qui suit est encore meilleur :"et demande-lui: «Quelle était la raison qui poussa les femmes à se couper les mains ?" pourquoi a-t-il choisi le fait qu'elles se soient coupées les mains? Il y a un million d'autres choses dans cette affaire de séduction de Joseph autre que la coupure des mains. Il voulait dire: "demande lui pourquoi ces femmes ont voulu me séduire" mais sans nommer quelqu'un. N'est-il pas possible que le roi ne s'intéresse point à l'histoire de cet homme qui ne veut pas sortir de prison jusqu'à ce qu'on enquête sur l'affaire des femmes qui ont voulu le séduire. Le roi aurait pu décidé de ne pas l’écouter et de le garder en prison. Mais Joseph a suscité par ses paroles la curiosité du roi. Alors qu'a-t-il fait ? Ecoute donc l'organisation du verset : "[Joseph] dit: «Retourne auprès de ton maître et demande-lui: «Quelle était la raison qui poussa les femmes à se couper les mains? Mon Seigneur connaît bien leur ruse»". Qu'est-il arrivé au roi ? Son attention fut immédiatement attirée, regarde ce que dit le verset suivant –ce qui peut être traduit comme: "Alors, le roi leur dit: «Qu’est-ce donc qui vous a poussées à essayer de séduire Joseph?» Elles dirent: «A Allah ne plaise! Nous ne connaissons rien de mauvais contre lui». Et la femme d’Al-Azize dit: «Maintenant la vérité s’est manifestée. C’est moi qui ai voulu le séduire. Et c’est lui, vraiment, qui est du nombre des véridiques!»" (TSC, Youssouf (JOSEPH): 51). Est-ce que le roi a ordonné au juge d'enquêter ? Qui a enquêté sur le sujet ? C'est lui-même. Donc vraiment Joseph a su intelligemment suscité l’intérêt du roi. Il y a des gens qui ne savent pas agir comme l'a fait Joseph. L'Islam veut que tu sois gentil mais pas au sens de naïf exagéré. Regarde l'intelligence du prophète Joseph : "il faut que je sorte sans blesser qui que se soit." Mais comment le feras-tu ? "J'enverrai au roi un message qui dit " quelle est l'histoire des femmes qui se sont coupées les mains ?". Tu es pieux mais tu n'es pas crédule. Tu es pieux mais tu comprends la vie. Tu es pieux mais on ne te trompe pas facilement.

Alors le roi a enquêté et leur a dit : " Qu’est-ce donc qui vous a poussées à essayer de séduire Joseph?"On ne parle pas de ce qu'a fait le roi avant de ramener les femmes. C'est-à-dire que le roi est allé droit au but. Comme s'il a tout su à ce sujet avant d'appeler les femmes. Quelle serait sa question s'il les avait appelées avant d'enquêter ? Elle aurait été " Qu’est-ce donc qui vous a poussées à vous couper les mains". Il paraît que le roi a enquêté et s'est informé à ce sujet. Nous en tirons une belle remarque : regardez comment la sourate est valable pour toute chose. Ils disent qui a fondé la criminologie. Regardez les signes dans la sourate, des signes dans toutes les sciences. Tout à l'heure on parlait d'économie puis de la constance des moeurs et maintenant on parle de comment faire une enquête criminelle. D'abord il rassemble des informations afin qu'il sache tout sur le sujet. Il ne posera pas la question de Joseph : "pourquoi vous êtes-vous coupées les mains?" mais il posera sérieusement cette question " Alors, [le roi leur] dit: «Qu’est-ce donc qui vous a poussées à essayer de séduire Joseph?»", il sait tout! Alors que répondirent-elles? Comme si elles étaient différentes des femmes qui existaient dix versets avant "Elles dirent: «A Allah ne plaise! Nous ne connaissons rien de mauvais contre lui»."

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MessageSujet: Vidéo de l'histoire de Joseph   Lun 25 Juin 2012, 01:38

Salam aleikom

Nous postons ici aprés quelques mois du début de l'histoire de Joseph, son histoire en vidéo.

Bon visionnage.

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MessageSujet: Les histoires des prophètes   Jeu 05 Juil 2012, 00:39

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux‚

Elles dirent: «A Allah ne plaise! Nous ne connaissons rien de mauvais contre lui».‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 51). C’étaient les mêmes femmes qui : ‚Lorsqu'elles le virent, elles l'admirèrent‛ et ‚se coupèrent les mains‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 31).Elles avaient changé et étaient devenues pieuses. Auparavant, insouciantes et légères, elles avaient été attirées par sa beauté et, bien qu’elles aient dit –ce qui peut être traduit par - ‚ A Allah ne plaise! Ce n'est pas un être humain‛, elles lui avaient fait la même demande que la femme de Al-‘Azîze. Ce après quoi Joseph avait dit : ‚ Et si Tu n'écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» [des pécheurs]. Son Seigneur l'exauça donc, et éloigna de lui leur ruse. (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 33,34).

Quel est le secret de ce changement survenu à ces femmes ? Allah a tout simplement exaucé cette prière de Joseph et les femmes dirent : ‚ –ce qui peut être traduit par - : ‚«A Allah ne plaise! Nous ne connaissons rien de mauvais contre lui». Et la femme d'Al-`Azize dit: «Maintenant la vérité s'est manifestée. C'est moi qui ai voulu le séduire. Et c'est lui, vraiment,
qui est du nombre des véridiques!»‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 51). Cette dernière avait également changé et dit : ‚«Cela afin qu'il sache que je ne l'ai pas trahi en son absence, et qu'en vérité Allah ne guide pas la ruse des traîtres. Je ne m'innocente cependant pas, car l'âme est très incitatrice au mal, à moins que mon Seigneur, par miséricorde, [ne la
préserve du péché]. Mon Seigneur est certes Pardonneur et très Miséricordieux».‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 52,53). C’était elle pourtant qui avait dit auparavant: ‚Or, s'il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés».‛
(TSC, Youssouf (JOSEPH) : 32). Ce qu’elle lui avait commandé était la fornication. Maintenant, par plus d’honnêteté, elle dit : ‚C'est moi qui ai voulu le séduire. (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 51) car c’était elle qui lui avait proposé : ‚«Viens, (je suis prête pour toi!)»‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 23).

Pour comprendre le secret du changement survenu à ces femmes et à l’épouse de Al-Azize, il faut ouvrir une parenthèse et parler de ces belles notions : ‚Le repentir, la miséricorde et le pardon d’Allah‛. Je le dis à tous ceux qui ne croient pas que Allah pardonne la fornication, la consommation d’alcool, etc.

Est-ce que celui qui a accepté le repentir de l’épouse de Al-‘Azize et des autres femmes, n’acceptera pas le vôtre ? Et si Allah est aussi miséricordieux pourquoi ne nous repentons-nous pas ? J’aimerais insister sur ce sens que le pardon d’Allah va très loin. Nous avons l’exemple de l’épouse de Al-‘Azize que nous avons haïe tout au long des épisodes qui ont traité de son histoire, et qui s’est repentie. Les versets disent – ce qui peut être traduit par - : ‚Puis Il agréa leur repentir pour qu'ils reviennent [à Lui]‛ (TSC, At-Tawba (LE DESAVEU ou LE REPENTIR) : 118).

Ne désespérez jamais, même si le péché que vous avez commis dure depuis quinze ou vingt ans. Ne voyez-vous pas que la femme de Al-‘Azize dit ‚ Mon Seigneur est certes Pardonneur et très Miséricordieux‛? Il faut avoir confiance en Allah, béni et exalté soit-Il.
Les trois millions de pèlerins qui montent au matin sur le mont Arafat et redescendent au soir déchargés de tout péché attestent de ce verset.

Savez-vous quel est le plus grand péché ? C’est de croire que celui que vous avez commis est plus grand que la miséricorde d’Allah. Nous sommes tous là, assis ensemble avec une multitude de péchés, de Document issu du site de mauvaises actions et de fautes qui, si elles étaient visibles, nous dégoutteraient les uns des autres. Seul Allah peut nous supporter.

Un homme pieux appelé Mohammed ibn Wâssi‘ dit : ‚ Si les péchés avaient de la senteur, nous ne serions pas assis ensembles ». Pourtant Allah, vous supporte, cache vos fautes, vous garde pendant votre sommeil alors que vous lui désobéissez toute la journée, prend votre âme quand vous dormez et vous la rend au matin alors qu’elle est pleine de péchés et vous la laisse tant d’années.

Celui qui a accepté le repentir de l’épouse de Al-‘Azize peut accepter le vôtre lorsque vous le désirez et Allah, que Son nom soit glorifié et exalté, dit dans le hadith transcendant : ‚Il n’y a pas un jour où la mer ne demande la permission à son Seigneur et dit : ‚Ô mon Seigneur, permets-moi de noyer le fils d’Adam. Il est nourri par Ta subvention et adore quelqu’un d’autre que Toi ». Et le ciel dit : ‚Ô Seigneur, permets-moi d’écraser le fils d’Adam. Il est nourri par Ta subvention et adore quelqu’un d’autre que Toi. Allah, glorifié et exalté soit-Il, répond chaque jour : ‚Laissez-les. Si vous les aviez créés, vous auriez pitié d’eux‛ . Dans un autre hadith qui parle de la désobéissance d’Ibliss (Satan) et de son insistance à subjuguer le fis d’Adam, Allah dit : ‚ Par Ta puissance et Ta majesté, je ne cesserai d'induire les enfants d'Adam en erreur tant que leurs âmes seront dans leurs corps. Allah dit alors: Par Ma puissance et Ma majesté, Je ne cesserai de leur pardonner tant qu'ils Me le demandent.‛

Il y a également ce hadith du Prophète : ‚Au jour de la création du ciel et de la terre, Allah a créé à l’Ouest une porte large autant que la distance d’une marche de soixante-dix ans, toujours ouverte jusqu’au Jour de la Résurrection.

Savez-vous quelle est cette porte ?‛ Ils répondirent : ‚Non.‛ Il dit : ‚Le repentir.‛

Si la porte est de cette largeur pourquoi ne pas la traverser et pourquoi dormir avec vos péchés. Cependant, il y a trois conditions pour que le repentir soit accepté : ‚- Regretter la faute. Je dois sentir de la peine dans mon cœur pour l’avoir accomplie. Me mordre les doigts en me rappelant que je vais rencontrer Allah au Jour de la Résurrection avec des péchés comme la consommation d’alcool, de drogue ou la fornication.

Me demander comment j’ai pu avoir l’audace de Lui désobéir, prendre injustement le
dû d’une autre personne ou lui faire du tort.
- Ne plus récidiver.
- Être décidé à ne pas la recommencer.
Nous pouvons ainsi trouver parmi nous quelqu’un qui a un lien extraordinaire avec Allah et L’aime énormément. Si les trois conditions existent, il est certain que la faute a été effacée. Celui qui ne se rappelle pas de ses fautes et demande à Allah de les lui pardonner peut commencer une nouvelle page, il sera comme ceux qui descendent du mont Arafat pendant le pèlerinage, c’est-à-dire absous de tout péché. Le repentir complet ne concerne pas uniquement les pèlerins, la
miséricorde d’Allah est partout. Il faut que chacun voie en lui-même s’il peut se repentir de ses fautes ou non.

Allah, que Son nom soit glorifié, dit –ce qui peut être traduit par - : ‚ «Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux. " (TSC, AzZoumar (LES GROUPES) : 53).

Un autre beau hadith transcendant dit : ‚Ô fils d’Adam, Je t’ai créé du néant et Je t’ai nanti de l’ouïe, de la vue, du cœur et du cerveau. Ô fils d’Adam, Je te remercie et tu M’oublies, Je te donne et tu ne M’es pas reconnaissant, Je fais cas de toi et tu n’en fais pas de Moi. Suis-Je avare pour que tu le sois avec Moi, ô fils d’Adam ?‛

Il a été dit que lorsque le serviteur lève les mains au ciel et dit : ‚Ô Allah, ô Allah, ô Allah.‛ Allah, que Son nom soit glorifié et exalté, répond : ‚Ô mes Anges, ne Me cachez pas la voix de Mon serviteur ». Ils répondent : ‚Seigneur, il ne mérite pas Ta miséricorde.‛ Il leur dit : ‚ Mais Je suis qualifié pour pourvoir la dévotion et le pardon et Je vous rends témoin que je lui pardonne.‛

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soheyb

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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Sam 07 Juil 2012, 22:24

Salam alaykoum. Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Continuons la suite avec l’épouse de Al-‘Azize, qui n’est pas la seule de ce genre. La biographie du Prophète est pleine d’autres histoires bien pires. Par exemple, Hend bint ‘Outba a fait beaucoup de mal au Prophète et à ses compagnons au point où il lui a donné le surnom de ‚celle qui mange les foies‛. Elle avait payé de l’argent pour faire assassiner Hamza (oncle du Prophète), avait éventré son cadavre avec un poignard et s’était mise à mastiquer un bout de son foie. Dans une autre version, il a été dit qu’elle était venue avec son mari Abou Soufiâne et qu’ils s’étaient mis à frapper avec une lance à l’intérieur de la bouche de Hamza. Pourtant, le Prophète le jour de son entrée triomphale à la Mecque, dit : ‚Celui qui s’abrite dans la maison de Abou Soufiâne sera en sécurité.‛ L’idée avait plu à ce dernier, mais Hend s’était mise contre lui et disait toujours : Attention de suivre Abou Soufiâne, continuez à combattre Mohammed.

Le Prophète avait donné la sécurité à tous les gens et dit : ‚Allez, vous êtes libres.‛, excepté dix personnes parmi lesquelles Hend bint ‘Outba. Mais celle-ci était venue se placer devant lui et lui avait fait serment d’allégeance pour se sauver.
Quinze ans après cette situation, c’était elle qui encourageait les combattants musulmans durant la bataille de Al-Yarmouk. C’était une bataille décisive et celui qui devait la gagner allait commander la terre.
Les Byzantins y étaient au nombre de deux cents quarante mille combattants et les Musulmans au nombre de trente-six mille. Ces
derniers qui avaient vu l’ennemi devant eux comme un nuage noir s’étaient mis à reculer. Hend avait pris le pilier d’une tente et frappait le cheval du soldat Musulman qui revenait et disait : ‚Où allez-vous défenseurs de l’Islam, où allez-vous vous qui demandez le martyre, de quoi vous échappez-vous ! D’Allah ou du Paradis ? Par Allah, n’apportez pas la honte
aux Musulmans.‛ En voyant Abou Soufiâne revenir en arrière, elle lui dit : ‚Raffermis-toi fils de Saqr, ne nous suffit-il pas que nous avons longtemps combattu le Prophète ? Rachète ce que nous lui avons fait, meurs en essayant de lui donner satisfaction pour racheter nos fautes passées.
Il ne faut jamais désespérer des gens. Abou Soufiâne qui avait combattu les Musulmans à Ohod et à Al-Khandaq, le chef de l’armée païenne pendant de longues années, criait de toute sa voix aux Musulmans dans leur bataille contre les Byzantins : ‚Ô vous les Musulmans, raffermissezvous ...raffermissez-vous, vous qui recherchez le Paradis, raffermissez-vous, bienvenue au Paradis.‛ C’était là Abou Soufiâne qui a perdu un oeil dans cette bataille de Al-Yarmouk et l’autre dans celle de Al-Qâdissiya en
combattant pour la grâce d’Allah.
Ikrima ibn Abi Djahl, le Pharaon de cette Omma (nation musulmane) est mort en martyr pendant la bataille de Al-Yarmouk où il avait dit : Qui veut me suivre dans la mort !‛ Quatre cents autres l’avaient suivi et étaient morts en martyrs pour la grâce d’Allah.

Ce que j'aimerais noter ici c'est la miséricorde d'Allah. L’épouse de Al-Azize et ses amies s’étaient repenties, Hend bint ‘Outba et Ikrima ibn Abi Djahl s’étaient repentis également et il faut garder de l’espoir pour tout le monde. Il suffit que quelqu’un leur prenne la main et les attire avec amour et gentillesse et non avec rudesse.
Des jeunes gens viennent me dire que leurs amis sont égarés et qu’il n’y a rien à faire pour eux. Ils me demandent comment agir et je leur dis que la patience envers ces personnes fait partie de la cure.

Si vous me demandez quelle a été la cause essentielle du repentir de la femme de Al-‘Azize et de ses amies, je vous dirai que les gens changent avec le temps. Voyons comment les jeunes gens qui se trouvent avec nous étaient il y a trois ou quatre ans et nous tous d’ailleurs. La raison principale du changement de l’épouse de Al-‘Azize est le dégoût du péché. Nous sommes faits d’une âme et d’un cœur et le corps après un certain temps ne veut plus du péché. De plus, l’âme a besoin d’Allah comme l’estomac désire la nourriture et elle souffre de cette faim également. C’est ce qui est arrivé avec l’épouse de Al-‘Azize et c’est pourquoi je dis l’avenir est pour l’Islam. L’humanité entière a assez du matérialisme au milieu duquel elle vit. Est-ce que les gens vivent en paix en Occident ? Le crime a-t-il diminué, la technologie a-t-elle apporté la paix, la déprime a-t-elle diminué ou augmenté, et le nombre
de psychologues ?
La terre s’est fatiguée et elle a besoin de l’Islam, elle aspire à Allah et c’est pour cela que de nombreux jeunes gens retournent vers la religion.
Ne ressentez aucune gêne de la vôtre, l’avenir lui appartient. Il y a beaucoup de bien à l’intérieur des êtres et vous devez éveiller votre entourage. Pour le faire, vous devez vous nantir d’une haute morale avec des qualités supérieures, vous rapprocher de leur manière de s’habiller, être souriant et optimiste et réussir votre vie.

Retournons à l’histoire de Joseph, lorsque la femme de Al-‘Azize dit courageusement : ‚ «Maintenant la vérité s'est manifestée. C'est moi qui ai voulu le séduire. Et c'est lui, vraiment, qui est du nombre des véridiques!»‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 51). Avec toute sincérité, elle a voulu le faire sortir de prison. Nous devons apprendre d’elle son repentir parfait et sa façon de le dire directement sans mollesse. Nous voyons par exemple un jeune homme qui rompt sa relation avec une jeune fille et dit vouloir continuer à être simplement des amis. Je dis que Satan se moque de lui parce que dans un moment de faiblesse, tout
recommencera. Egalement celui qui se repentit du gain illicite mais attend que sa source se tarisse d’elle-même dans son travail. Le verset nous dit –ce qui peu être traduit par - : ‚ ... vous qui avez cru! Repentez-vous à Allah d'un repentir sincère.‛ (TSC, At-Tahrîm (L'INTERDICTION) : 8). Sincère ici signifie complet...‛
L’épouse de Al-‘Azize dit encore : ‚Cela afin qu'il sache que je ne l'ai pas trahi en son absence‛. De qui parlait-elle ? De Joseph, de son mari Al-‘Azize ou du roi ?
Nous avons là un exemple de la beauté d’expression coranique qui peut signifier plusieurs choses avec un seul mot. Nous pouvons ainsi dire qu’il s’agissait de Joseph qu’elle a fait sortir de prison et de son mari qu’elle n’a pas trompé puisqu’elle n’avait pas commis le mal dont elle avait eu l’intention. Le même verset nous dit –ce qui peut-être traduit par -: ‚ en vérité Allah ne guide pas la ruse des traîtres‛. C’est une règle coranique car Allah humilie celui qui dupe une personne en faisant semblant d’avoir une bonne intention. Les jeunes doivent noter ces valeurs et savoir que Allah ne fera pas réussir celui qui veut se hausser aux dépens d’autrui. Egalement la jeune fille qui a des relations avec un garçon sans l’autorisation de ses parents et qui les dupe après tout ce
qu’ils ont fait pour elle. La femme de Al-‘Azize avait continué et dit : Je ne m'innocente cependant pas, car l'âme est très incitatrice au mal, à moins que mon Seigneur, par miséricorde, [ne la préserve du péché]. Mon Seigneur est certes Pardonneur et très Miséricordieux».‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 53)

Ensuite vient le verset 54 –qui peut être traduit par - : ‚ Et le roi dit: «Amenez-le moi: je me le réserve pour moi-même».‛ Le roi avait dit précédemment ‚Amenez-le moi ‛ mais cette fois-ci il y ajoute ‚ je me le réserve pour moi-même‛. Il avait vu que Joseph ne cherchait pas à se rapprocher de lui par intérêt et cela le lui fit plus estimer. C’est une leçon que nous devons tous apprendre et savoir que la fierté et l’amour propre apportent des bénéfices plus importants que la flatterie. Joseph n’avait pas accepté de sortir de prison avant d’être innocenté et je dis aux jeunes de ne pas flatter leurs supérieurs en pensant qu’ils le font pour leur avenir.
Nous devons remarquer que ces paroles ‚ A Allah ne plaise!‛ ont été répétées deux fois dans la sourate ainsi que ‚Amenez-le moi ‛
Egalement d’autres mots qui ont été souvent répétés pour attirer l’attention et les rendre plus impressionnants.
Par exemple le terme ‚tunique‛ ‚ Ils apportèrent sa tunique tachée d'un faux sang.‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 18). ‚ et elle lui déchira sa tunique par derrière‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 25). ‚Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 26). ‚ Mais si sa tunique est déchirée par derrière‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 27).
Cette tunique a été mentionnée avant son entrée en prison et elle a été la cause du retour de la vue de son père. En effet le verset dit : ‚ Nous te racontons le meilleur récit‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 3).
Le roi dit à Joseph : ‚ «Tu es dès aujourd'hui près de nous, en une position d'autorité et de confiance». " (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 54). De ces quelques paroles, nous comprenons que le roi l’a trouvé éloquent et courageux et en conséquence lui fit confiance et lui donna l’autorité‛.
Joseph répondit : ‚ Et [Joseph] dit: «Assigne-moi les dépôts du territoire: je suis bon gardien et connaisseur». " (TSC, Youssouf
(JOSEPH) : 55). Des qualités qui, en plus de la liberté d’agir et de l’autorité, doivent se trouver chez toute personne à qui on veut confier un travail : ‚La probité, l’honnêteté et la science.
Comme ‚honnêteté‛ est synonyme de probité, les qualités se réduisent à deux. Par conséquent, si quelqu’un veut employer un autre ou lui donner sa fille en mariage, il faut rechercher en lui la probité et la science c’est-à-dire comment il agit et vit dans le monde.
Puis vient ce verset –qui peut être traduit par - : ‚ Ainsi avons-nous affermi (l'autorité de) Joseph dans ce territoire et il s'y installait là où il le voulait. Nous touchons de Notre miséricorde qui Nous voulons et ne faisons pas perdre aux hommes de bien le mérite "de leurs œuvres". "(TSC, Youssouf (JOSEPH) : 56).
Imaginons un peu tout ce par quoi Joseph a dû passer. D’un puits étroit à l’esclavage, à la prison, à la pleine liberté et à l’autorité sur tout le Moyen-Orient. Qui donc l’a fait sortir du puits, de la prison et lui a donné cette puissance ? C’est Allah et ce verset nous apprend à avoir confiance en Lui.
En observant l’histoire de Joseph, nous réalisons qu’elle avance à contresens. D’abord, l’amour de son père (une belle chose) qui le mène au puits. Ensuite le puits (mauvaise chose) le mena au palais de Al-Aziz. Suite à ce séjour (belle chose) il fut mis en prison (mauvaise chose) qui a été la cause de sa position comme haut ministre d’Egypte (belle conséquence).
Celui qui se trouve démuni, faible ou sans les moyens de se marier ne doit pas désobéir à Allah ou s’éloigner de Lui, parce que tout l’univers est entre Ses mains. Il doit L’invoquer, se réfugier en Lui et consolider ses liens avec Lui. Sûrement Il l’exaucera et le soutiendra comme Il a fait pour Joseph.
Maintenant que la vie pénible s’est terminée pour lui, un autre genre d’épreuve l’attend, celle de la puissance. Celui qui sort d’une prison qui mesure un mètre carré et se voit soudain gardien des trésors de la terre, pourra-t-il demeurer ferme ? Il y a des gens qui sont bien tant qu’ils vivent à l’étroit, mais dès que la situation s’améliore pour eux, ils changent.
Les Compagnons du Prophète disaient : ‚Nous avons passé l’épreuve du malheur et nous avons patienté tandis que nous n’avons pu le faire pour le bonheur.‛
Ainsi celui qui se trouve à l’étroit dans la vie est dans la grâce et il ne faut pas craindre pour les jeunes le manque de biens mais la fortune et les hautes positions dans le futur. L’épreuve du malheur est apparente mais celle de la fortune est masquée. Il est plus difficile de résister au mal lorsque nous sommes nantis que lorsque nous sommes démunis et nous avons besoin de plus de patience. Par conséquent il ne faut pas être triste en se trouvant à l’étroit. Nous comprenons ainsi ces dernières paroles du Prophète à l’approche de sa mort : ‚Ô vous les gens, par Allah, ce n’est pas la pauvreté que je crains pour vous mais la vie et votre concurrence à son propos comme ceux d’avant vous ont fait et que vous périssiez comme ils ont péri.‛ Nous avons ce verset dans la sourate Youssouf : ‚ Et la récompense de l'au-delà est meilleure pour ceux qui ont cru et ont pratiqué la piété.‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 57).
Le verset suivant dit: ‚Et les frères de Joseph vinrent et entrèrent auprès de lui. Il les reconnut, mais eux ne le reconnurent pas.‛(TSC, Youssouf (JOSEPH) : 58). Il nous décrit un événement survenu après les sept années grasses et une des années maigres et nous donne un exemple de la belle expression coranique qui résume huit ans en ces quelques mots :
Et les frères de Joseph vinrent‛. Ils signifient que le rêve et le plan se sont réalisés et que l’Égypte exporte la nourriture au monde entier. Un verset d’une extrême éloquence qui prouve que le Coran est une révélation divine puisqu’il peut résumer et certifier tant d’événements avec ces mots.

La suite prochainement inchaallah ...
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soheyb

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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Dim 22 Juil 2012, 19:55

Salam alaykoum. Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Nous approchons de la fin de cette histoire, comme nous l’avons mentionné dans la partie précédente et dans le verset 77 les frères de Joseph dirent –ce qui peut être traduit par: ‚ «S’il a commis un vol, un frère à lui auparavant a volé aussi.» Mais Joseph tint sa pensée secrète, et ne la leur dévoila pas. Il dit [en lui même]: «Votre position est bien pire encore! Et Allah connaît mieux ce que vous décrivez.»
‛Ils inculpaient leur famille avec leur réponse. Mais, voyez la clémence de Joseph qui a retenu sa peine et n’a rien laissé transparaître sur son visage. Il les voyait pire qu’il ne pensait parce que la médisance est plus grave que le vol.
Je vous prie alors de garder de bonnes relations avec les membres de votre famille quoiqu’ils fassent. Joseph aurait pu couper les liens avec ses frères comme font malheureusement de nombreuses personnes pour des raisons matérielles. Je vous demande par Allah de les renouer si vous les avez rompues et de prendre Joseph pour exemple.

Les frères de Joseph lui dirent –ce qui peut être traduit par: ‚Ô AlAzize, il a un père très vieux; saisis-toi donc de l’un de nous, à sa place. Nous voyons que tu es vraiment du nombre des gens bienfaisants».‛(TSC, Youssouf (JOSEPH) : 78).
Ils ne savaient comment ils devaient faire face à leur père et leur situation était difficile. C’était la seconde leçon que Joseph leur donnait.
Il leur répondit –ce qui peut être traduit par: ‚«Qu’Allah nous garde de prendre un autre que celui chez qui nous avons trouvé notre bien! Nous serions alors vraiment injustes.»‛(TSC, Youssouf (JOSEPH) : 79).

Puis, lorsqu’ils eurent perdu tout espoir "de ramener Benyamin" ils se concertèrent en secret. Leur aîné dit: «Ne savez-vous pas que votre père a pris de vous un engagement formel au nom d’Allah, et que déjà vous y avez manqué autrefois à propos de Joseph? Je ne quitterai point le territoire, jusqu’à ce que mon père me le permette ou qu’Allah juge en ma faveur, et Il est le meilleur des juges.‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 80)

Ils avaient essayé de lui faire changer d’avis sans succès et ils se mirent à se consulter entre eux. Leur frère aîné leur rappela qu’ils avaient fait serment à leur père de bien garder leur jeune frère et ils ne pouvaient pas se remettre dans la même situation où ils avaient perdu Joseph. Il leur dit qu’il ne quittera pas sa place avant d’avoir eu la permission de son père et que la volonté d’Allah ‚ le meilleur des juges‛ soit faite.
Nous voyons ainsi que le frère aîné, le plus sage dans cette situation, commençait à revenir de son égarement. Le Coran ne nous dit pas son nom et si c’était le même qui avait suggéré de ne pas tuer Joseph et de le jeter dans le puits. Cela nous importe peu, et je passe des choses sous silence. Notre seul but est de profiter de la Sagesse du Coran et, d’après une règle de l’Islam, nous n’approfondissons que les questions fondamentales au comportement.
Ensuite le grand frère leur dit –ce qui peut être traduit par: ‚ Retournez à votre père et dites: «Ô notre père, ton fils a volé. Et nous n’attestons que ce que nous savons. Et nous n’étions nullement au courant de l’inconnu.‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 81).
Remarquez cette fois leur souffrance et leurs sentiments véridiques. A la première situation lorsqu’ils avaient jeté Joseph dans le puits, ils avaient dit à leur père ‚et nous veillerons sur lui ‛. Ils réalisaient maintenant que la sauvegarde dépendait de la volonté d’Allah.
Ensuite, ils dirent à leur père –ce qui peut être traduit par: ‚ Et interroge la ville où nous étions, ainsi que la caravane dans laquelle nous sommes arrivés. Nous disons réellement la vérité.»(TSC, Youssouf (JOSEPH) : 82). Ils essayaient de lui prouver leur sincérité en lui disant de vérifier avec leurs compagnons de route et les habitants d’Égypte.
Comparez avec leur insouciance de la première fois où ils lui avaient répondu –ce qui peut être traduit par: ‚ Tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité ‛. Cette fois-ci, ils voulaient prouver la véracité de leurs paroles et disaient –ce qui peut être traduit par: ‚ Nous disons réellement la vérité ‛. Mais notre maître Ya‘qoûb ne les crut pas et leur dit –ce qui peut être traduit par: ‚ «Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose... "Il ne me reste plus donc" qu’une belle patience! C’est Allah qu’il faut appeler au secours contre ce que vous racontez!» ‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 18).

Regardez la majesté du prophète Jacob dans son malheur. Il a perdu un de ses enfants depuis quarante ans, l’autre est retenu en gage comme esclave et le troisième a juré de ne pas retourner avant que la question ne soit éclaircie.
C’est un message pour tous ceux qui ont perdu leurs enfants : ‚Patientez et récitez la sourate Youssouf.‛ Les savants disent qu’elle soulage la peine de celui qui la récite.
Quelle belle patience et quel cœur majestueux que ceux du prophète Jacob. Voyez sa foi profonde et son manque de désespoir lorsqu’il dit – ce qui peut être traduit par: ‚ Il se peut qu’Allah me les ramènera tous les deux. Car c’est Lui l’Omniscient, le Sage ‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 83).
Ensuite, il se détourna d’eux et dit –ce qui peut être traduit par: «Que mon chagrin est grand pour Joseph!» Et ses yeux lanchirent
d’affliction.‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 84). Les pupilles de ses yeux ne se voyaient plus, elles étaient devenues blanches à force de pleurer.
Mais pourquoi le verset dit Joseph et pas Benyâmine (Benjamin) ? Parce qu’aux moments de tristesse les gens se rappellent toujours du premier malheur.
Les enfants de Jacob lui dirent –ce qui peut être traduit par: ‚ Par Allah! Tu ne cesseras pas d’évoquer Joseph, jusqu’à ce que tu t’épuises ou que tu sois parmi les morts.‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 85).
Il leur répondit –ce qui peut être traduit par: ‚ Je ne me plains qu’à Allah de mon déchirement et de mon chagrin. Et, je sais de la part d’Allah, ce que vous ne savez pas.‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 86).
‘Omar ibn Al-Khattâb priait devant les Musulmans et pleurait à la récitation de ce verset. Quand ils lui demandèrent ensuite pourquoi il pleurait, il leur répondit : ‚ Je ne me plains qu’à Allah de mon déchirement et de mon chagrin.
Mes frères, plaignez vos maux et ceux des Musulmans à Allah.

Au jour du Ta’ef le Prophète se plaignait de sa peine à Allah lorsque tout le village lui lançait des pierres. Zaïd ibn Al-hâritha le recouvrait de son corps pour les lui éviter et le sang lui coulait de la tête. Le Prophète qui à cinquante cinq ans courait à la recherche d’un abri avait également les pieds en sang. Imaginez-vous votre père dans une situation pareille ?
Le Messager se cacha dans un jardin et il leva les mains au ciel et dit : ‚Ô Allah, je me plains à Toi de ma faiblesse, de mon manque d’habileté et du peu de considération des gens envers moi. Tu es le Seigneur des mondes, le Seigneur des faibles et le mien. A qui m’abandonnes-Tu ? A un étranger qui m’attaque ou un ennemi qui a de l’emprise sur moi ? Si Tu n’es pas en colère
contre moi, cela m’est égal. Je me réfugie contre Ta colère ou Ton mécontentement dans la lumière de Ton visage qui illumine les ombres et bénéficie à tout ce qui se trouve dans les mondes d’ici-bas et de l’au-delà,. Tu as le droit de me réprimander jusqu’à ce que Tu sois satisfait et il n’y a de force ni de pouvoir qu’en Toi.‛

Ensuite, le prophète Jacob dit –ce qui peut être traduit par: ‚ Ô mes fils! Partez et enquérez-vous de Joseph et de son frère. Et ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Ce sont seulement les gens mécréants qui désespèrent de la miséricorde d’Allah».‛ TSC, Youssouf (JOSEPH) : 87).
Il demandait à ses fils de faire l’impossible et de ne pas désespérer de la miséricorde d’Allah. Je vous dis, Ô vous les Musulmans : ‚Ne désespérez pas d’Allah et le futur est en faveur de cette religion. Le monde entier est en difficulté et les gens ont recours à la religion pour rassasier leur âme comme ils ont recours à la nourriture pour rassasier leur estomac. Il faut garder sa confiance en Allah, faire le bien: essayer d’aider les autres, réussir dans la vie pratique, apprendre le Coran aux gens, etc.

Il y avait quelqu’un qui écoutait toujours les nouvelles de la Palestine. Un jour, il rencontra un des habitants de ce pays et lui demanda : ‚N’avez-vous pas assez de cet état de choses avec le nombre de martyrs qui augmente un jour après l’autre ? Le Palestinien lui répondit par la négative et lui dit que la maison qui ne comptait pas un martyr d’entre ses habitants en ressentait de la honte.
Notre tâche est beaucoup plus facile. Nous n’avons pas à donner notre vie, nous devons simplement nous améliorer et améliorer notre entourage, réussir notre vie, amener les Musulmans à se rapprocher d’Allah, lutter pour la renaissance de notre pays au moyen du développement de l’économie et de l’augmentation de notre productivité.

Pourquoi Jacob avait-il conseillé à ses fils de ne pas désespérer de la miséricorde d’Allah? Parce que la paix et l’éveil du cœur ne peuvent avoir lieu sans elle.
Les frères de Joseph retournèrent en Égypte et comme il est venu dans le verset –ce qui peut être traduit par: ‚Et lorsqu’ils s’introduisirent auprès de [Joseph,] ils dirent: «Ô al-Azize, la famine nous a touchés, nous et notre famille; et nous venons avec une marchandise sans grande valeur. Donne-nous une pleine mesure, et fais-nous la charité. Certes, Allah récompense les charitables!»‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 88).
Ce verset commence par le terme ‚lorsque‛ qui, comme nous l’avons dit précédemment, exprime la succession rapide des événements. Leur situation n’était pas enviable et comme ils n’avaient pas de bons produits à échanger, ils étaient venus avec quelques uns de moindre qualité. Leur état psychologique n’était pas meilleur et Joseph avait voulu leur donner cette leçon. Ils voyageaient entre l’Égypte et la Palestine, avaient besoin de nourriture et leur père leur avait demandé de rechercher leurs frères. L’humilité, la faiblesse et le besoin apparaissaient dans la description de l’état de leur famille à Joseph et leur quête de charité.
Les savants nous conseillent de nous tenir ainsi humblement entre les mains d’Allah comme les frères de Joseph ont fait avec ce dernier.
Un autre nous conseille de ne pas désespérer et de nous maintenir devant la porte d’Allah même si nous en sommes évincés (comme par exemple ne pas sentir de la ferveur pendant la prière, elle finira par arriver), de ne pas cesser d’implorer le pardon même si nous sommes rejetés, d’essayer de rentrer en intrus lorsque la porte s’ouvrira pour ceux qui seront acceptés et de tendre la main pour demander l’aumône et la charité. Nous devons avoir cette attitude avec Allah.

Joseph ne pouvait plus supporter de voir ses frères dans cet état (comparez avec ceux qui de nos jours ont du plaisir à voir les gens humiliés). Ayez de la compassion les uns envers les autres, unissezvous, facilitez les choses aux autres et voyez ce que le Prophète dit : ‚Le croyant est humble, doux et facile.
‛Joseph dit à ses frères –ce qui peut être traduit par: ‚Savez-vous ce que vous avez fait de Joseph et de son frère alors que vous étiez ignorants? [injustes]».‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 89).
Remarquez ce noble caractère qui lui fit dire ‚ignorants‛ et non ‚injustes‛. Imaginez leur surprise ? –ce qui peut être traduit par ‚Ils dirent: «Est-ce que tu es... Certes, tu es Joseph!».‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 90). Joseph aurait pu se faire reconnaître à leur venue. Remarquez sa tendresse et sa douceur lorsqu’ils sont venus lui demander des provisions surtout en n’ayant à donner en échange qu’une marchandise d’humble qualité.
D’après le même verset, il leur répondit –ce qui peut être traduit par: ‚«Je suis Joseph, et voici mon frère. Certes, Allah nous a favorisés. Quiconque craint et patiente... Et très certainement, Allah ne fait pas perdre la récompense des bienfaisants».‛ Il ne leur adressa aucune réprimande ni reproche, ce qui leur arrivait était suffisant comme leçon.
Remarquez également le terme ‚bienfaisants‛ qui fait partie d’une règle comme celle mentionnée précédemment de ‚Allah est Le seul Gardien‛ et ‚Allah est Le Garant‛. Le bienfaisant est celui qui patiente et supporte l’oppression des autres et la règle dit ‚Allah aime les bienfaisants qui craignent Allah et patientent‛

Nous finirons la suite de cette histoire lors du prochain post inchaallah ...
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Invitéio

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Dim 22 Juil 2012, 23:18

Salam alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh mes frères fi dine,

Riad et soheyb, Qu'Allah vous récompense amplement de ce que vous faîtes, et qu'à chaque lecture d'une personne, emplifie vos Biens dans ce monde et dans l'
Au-delà!!
!!

AMINE!

Cordialement

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soheyb

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MessageSujet: Fin de L’histoire du prophète Youssouf   Mar 24 Juil 2012, 17:43

Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux, et que le salut et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Muhammad.
Merci "Invitéio" pour tous ces douaa !! J'espère que toutes les personnes ici présentes prennent plaisir à lire ces histoires et en tirent profit. Nous sommes arrivés à la fin de cette belle histoire:

Les frères de Joseph avaient fini par reconnaître leur mauvaise action et dirent –ce qui peut être traduit par: ‚ «Par Allah! Vraiment Allah t’a préféré à nous et nous avons été fautifs».‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 91).
Le plan de Joseph pour la cure des cœurs avait réussi tout comme son plan de développement économique. Nous devons également remarquer la fermeté de ses principes. La sourate Youssouf est remarquable par le fait que toutes ses histoires ont une fin heureuse. Nous rappelons celles :
- De la femme du noble ministre qui s’est repentie.
- Des femmes qui s’étaient coupées les mains également.
- De l’échanson du roi qui a été sauvé.
- De la nomination de Joseph comme grand responsable des affaires du pays.
- De l’approvisionnement de tout le Moyen-Orient.
- Du repentir des frères de Joseph.
- Du retour des fils de Jacob.
Joseph a réussi dans toutes les épreuves et son histoire est réelle et non imaginaire.
Il avait ainsi répondu à ses frères, c’est-à-dire que nous pouvons l’imiter –ce qui peut être traduit par: ‚ «Pas de récrimination contre vous aujourd’hui! Qu’Allah vous pardonne. C’est Lui Le plus Miséricordieux des miséricordieux. ».‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 92). Il leur dit : plus de blâmes. Voyez quelle clémence, quel noble caractère, quel bon cœur, quelle compassion sans haine ni rancœur. Essayons de l’imiter.

L’histoire de Joseph me rappelle celle de Abou Soufiâne. Il avait fait la guerre au Prophète huit ans de suite, avait commandé la bataille de Ohod, celle de Al-Khandaq et montait les gens contre les Musulmans. Nous connaissons son attitude durant le traité de Al-Hodaïbiya avec le Prophète. Le jour de la victoire de la Mecque il craignait d’être tué et Al-‘Abbâs, l’oncle du Messager lui conseilla de se livrer au Prophète pour se sauver. Il lui dit : ‚A ton arrivée, tu lui diras «Par Allah! Vraiment Allah t’a préféré à nous et nous avons été fautifs». Abou soufiâne s’en fut vers le Prophète qui lui demanda ce qui l’avait amené. Il répondit ce
que Al-‘Abbas lui avait soufflé. Le Messager se tut un instant et ensuite répondit : ‚ «Pas de récrimination contre vous aujourd’hui! Qu’Allah vous pardonne. C’est Lui Le plus Miséricordieux des miséricordieux. ».‛

Nous avons ensuite dans la sourate Youssouf ce verset –ce qui peut être traduit par: ‚ « Emportez ma tunique que voici, et appliquez-la sur le visage de mon père: il recouvrera [aussitôt] la vue. Et amenez-moi toute votre famille».‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 93)
Quelle est l’histoire de cette chemise, est-ce un symbole, est-ce la même qui a été mentionnée au début de la sourate ? Nous ne le savons pas.
Ensuite –ce qui peut être traduit par: "Et dès que la caravane franchit la frontière "de Canâan", leur père dit: «Je décèle, certes, l’odeur de Joseph, même si vous dites que je radote» (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 94).
Comment a-t-il su cela ? Uniquement par pressentiment paternel. C’est comme la mère qui sent que son fils va tomber du lit et va le border et se rassurer. Ce sont des sentiments humains qui arrivent à tout le monde et nous pouvons avoir les mêmes que ceux de Jacob.
Après avoir vu les tourments et la consternation de Jacob, je vous dis : Ayez pitié de vos parents, vous n’avez pas besoin de vous perdre pour mesurer leur amour envers vous. Combien d’enfants vivent isolés et insouciants dans leur propre maison parmi leurs parents, quand ces derniers souhaitent les serrer dans leurs bras. Pourquoi cette cruauté et pourquoi chacun de nous se consacre à sa relation avec sa femme et ses enfants uniquement et ne pense à ses parents qu’une fois par semaine ?
Ils se retrouvent au même état que celui de Jacob à sa perte de Joseph. Prenez soin d’eux, partagez vos soucis et vos joies avec eux, dites-leur un mot doux, faites-leur un petit présent.
Ce ne sont pas les frères de Joseph qui disent à Jacob –ce qui peut être traduit par: ‚ «Par Allah te voilà bien dans ton ancien égarement»‛, (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 95), mais d’autres membres de sa famille. Puis quand arriva le porteur de bonne annonce, il l’appliqua "la tunique" sur le visage de Jacob. Celui-ci recouvra [aussitôt] la vue, et dit: «Ne vous ai-je pas dit que je sais, par Allah, ce que vous ne savez pas?» ‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 96).
‚ Ils dirent: «Ô notre père, implore pour nous la rémission de nos péchés. Nous étions vraiment fautifs».(TSC, Youssouf (JOSEPH) : 97). Les voilà qui avouent leur faute.
Jacob dit –ce qui peut être traduit par: ‚ «J’implorerai pour vous le pardon de mon Seigneur. Car c’est Lui le Pardonneur, le Très
Miséricordieux».‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 98).
Les exégètes disent que ce verset exprimait un reste de tristesse dans son cœur ou bien leur mauvaise action nécessitait une imploration tellement importante qu’il attendait la nuit pour le faire à l’heure où elle sera le mieux acceptée.

Ensuite –ce qui peut être traduit par: ‚Lorsqu’ils s’introduisirent auprès de Joseph, celui-ci accueillit ses père et mère, et leur dit: «Entrez en Egypte, en toute sécurité, si Allah le veut!‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 99). Le terme ‚accueillit‛ qui, comme nous l’avons dit précédemment peut signifier se ‚blottir‛ ou ‚prendre dans les bras‛ résume dans ce verset toute la rencontre avec sa joie et ses larmes. Le terme ‚lorsque‛ y est venu également pour exprimer l’impatience et la hâte de Jacob à voir son fils après quarante ans d’absence. Il a retrouvé sa vue et la famille se trouve réunie dans l’amour et l’entente. Quelle rencontre après une si longue absence.
Puis –ce qui peut être traduit par : ‚Et il éleva ses parents sur le trône, et tous tombèrent devant lui, prosternés. Et il dit: «Ô mon père, voilà l’interprétation de mon rêve de jadis. Allah l’a bel et bien réalisé...» (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 100) , l’ancien rêve de Joseph: ‚ Quand Joseph dit à son père: «Ô mon père, j’ai vu (en songe), onze étoiles, et aussi le soleil et la lune; je les ai vus prosternés devant moi».‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 4) La sourate avait commencé par le récit d’un rêve et se termine avec sa réalisation.
Allah récompense la patience et le moindre effort, rien n’est vain pour Lui. Il veut nous faire comprendre que, pour les patients qui mettent leur confiance en Lui, l’important sera le dénouement malgré toutes les épreuves et les malheurs qui peuvent survenir. Le Prophète disait à ‘Abdillâh ibn Al-‘Abbâs dans le hadith mentionné plus haut : ‚Jeune homme, garde Allah (exalté soit-Il), il te gardera. Garde Allah, tu Le trouveras de ton côté.

Nous avons ensuite dans le même verset –ce qui peut être traduit par: ‚Et Il m’a certainement fait du bien quand Il m’a fait sortir de prison et qu’Il vous a fait venir de la campagne, (du désert), après que le Diable ait suscité la discorde entre mes frères et moi. Mon Seigneur est plein de douceur pour ce qu’Il veut. Et c’est Lui l’Omniscient, le Sage.‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 100).
Joseph a mentionné la prison et non le puits, bien que cette dernière expérience soit plus dure. Il n’a pas voulu, avec sa délicatesse, heurter les sentiments de ses frères durant cette belle rencontre. Il dit également ‚du désert pour ne pas rappeler la famine qui les avait amenés en Égypte.
Joseph choisit toujours ses paroles, pouvons-nous l’imiter ?
‘Omar ibn Al-Khattâb disait : ‚Par Allah, je n’aime rien dans ce monde autant que m’asseoir avec des personnes qui choisissent leurs mots comme on choisit les fruits."
Observons ensuite le verset et voyons comment Joseph voulut porter une part de la faute et dit que c’était le Diable qui avait suscité la discorde entre lui et ses frères. Il n’avait aucune responsabilité pour ce qui s’était passé, mais son noble caractère lui fit dire ainsi.
Il acceptait toujours paisiblement les travers du destin et nous le voyons dire à la fin du verset : ‚ Mon Seigneur est plein de douceur pour ce qu’Il veut‛.
Avec le verset 101, nous ressentons qu’il se retire en lui-même tout plein d’humilité, de résignation et de modestie entre les mains d’Allah. Il y dit –ce qui peut être traduit par: ‚ Ô mon Seigneur, Tu m’as donné du pouvoir et m’as enseigné l’interprétation des rêves. (C’est Toi Le) Créateur des cieux et de la terre, Tu es mon patron, ici-bas et dans l’audelà. Fais-moi mourir en parfaite soumission et fais moi rejoindre les vertueux.‛ (TSC, Yoûsouf (JOSEPH) : 101)
Voyez la façon de Joseph d’adorer Allah. Il Le respecte, a confiance en Lui et n’a recours à personne d’autre que Lui. Il dit : ‚Fais-moi mourir en parfaite soumission et fais moi rejoindre les vertueux.‛ Ceux qui l’ont précédés et qu’il veut rejoindre.
Nous est-il possible après cette sourate de penser que nous pouvons avoir un autre patron qu’Allah, L’aimons-nous mieux, avons-nous plus confiance en Lui ? Celui qui lit cette sourate et ne ressent pas cela est comme celui qui ne l’a pas lue.

Les versets de 102 à 111 sont un commentaire de la sourate. Ils incitent à la patience et assurent que la victoire sera pour les Musulmans quelle que soit la durée du temps. Nous y lisons ces mots –ce qui peut être traduit par: ‚ Quand les messagers faillirent perdre espoir (et que leurs adeptes) eurent pensé qu’ils étaient dupés voilà que vint à eux Notre secours.‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 110)

Et un autre sens –ce qui peut être traduit par: ‚ «Voici ma voie, j’appelle les gens à (la religion) d’Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente.‛ (TSC, Youssouf (JOSEPH) : 108) C’est ainsi que Joseph a vécu en professant la foi vers Allah.

Mes chers soeurs et frères, Nous avons fini l'histoire du prophète Youssouf. J'espère que cette histoire nous servira de leçon dans les différentes situations de nos vies.
Prochaine histoire inchaallah : le prophète Ayoub "Job"
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soheyb

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MessageSujet: L’histoire du prophète Yoûnous    Mar 31 Juil 2012, 13:27

Que la paix,la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous, que la prière et le salut soient sur Le Messager, Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions. Celui à qui Allah montre le bon chemin est guidé et celui qui s'égare n'a ni maître ni conseiller.

Le concept de patience

Je reprends certains enseignements de l’histoire du prophète Yoûnous (Jonas) puis j’entamerai l’histoire du prophète Ayoub (Job) et la patience durant l’épreuve, puisque le sujet d’aujourd’hui est la patience de manière générale.

Voici donc un bref résumé du parcours du prophète Yoûnous : Yoûnous est le fils de Matta (Amittaï), d’autres appellations lui sont données au Coran : Ḏū’n-Nūn et l’homme au poisson. Allah (Exalté soit-Il) l’a envoyé à un village appelé Ninouat (Ninive), d’après le Hadith du Prophète , lorsqu’il rencontra un garçon appelé Addas et lui dit « de quel pays es-tu Addas ? », il répondit « de Ninouat », Le Prophète dit alors : « du pays de l’homme vertueux Yoûnous fils de Matta », Addas dit : « Et d’où est-ce que tu connais Yoûnous fils de Matta ? », Le Prophète répondit : « C’est mon frère, il était prophète et je suis prophète ».

Ninouat était un village riche habité par plus de cent mille habitants, ces derniers adoraient des idoles, ils étaient rebelles et débauchés. Allah a chargé Yoûnous de les appeler à Lui, cet appel est sous-entendu, puisque quiconque a été guidé par Allah vers le droit chemin est responsable de l’appel des gens qui l’entourent. Le musulman ne se contente pas de prier et de jeûner, car Allah nous demandera, le Jour du Jugement Dernier, pourquoi n’avons-nous pas appelé à Lui à l’endroit où Il nous a affectés.
Yoûnous appela les gens du village, ils refusèrent de répondre à son appel, Allah (Gloire à Lui) lui a révélé de les prévenir que Son châtiment allait s’abattre sur eux dans les trois jours qui suivaient et lui a ordonné de rester avec eux. Yoûnous leur transmit le message mais ils s’obstinèrent dans leur refus. Alors il se mit en colère, et décida de quitter le village même si Allah ne le lui avait pas ordonné.
Et là, je tiens à adresser à chacun ce verset –ce qui peut être traduit comme : « Vous êtes la meilleure communauté, qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah <» (TSC[i], ‘Âl-‘Imrân ‘La Famille d’Imran’ : 110).
Remarquez le classement, la croyance en Allah est venue après la recommandation du convenable et l’interdiction du blâmable. Et ce, pour que l’on ne pense pas que tant que la foi n’est pas à son comble, on ne peut pas ordonner le convenable, et interdire le blâmable. Au contraire, on est appelé à ordonner le convenable et interdire le blâmable tout en parachevant sa croyance, et donc il faut qu’il y ait un parallélisme entre les deux actions, l’une n’allant pas sans l’autre, parce qu’en recommandant à son ami de baisser son regard par exemple, on se sentira gêné de ne pas faire de même, et forcément on se soumettra à cette recommandation.
Je suis conscient que certains diront que c’est illicite, car le verset dit –ce qui peut être traduit comme : « Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 44), je réponds qu’on peut ordonner le bien tout en ne le faisant pas, mais à condition, tout en faisant cet appel, d’avoir l’intention de s’y soumettre soi-même, et la démarche se transforme en moyen de s’autocorriger. L’appel vers Allah doit être l’axe principal dans la vie de chaque musulman.

« Et Dū’n-Nūn (Jonas) quand il partit, irrité. Il pensa que Nous N’allions pas l’éprouver » (TSC, Al-‘Anbiyâ’ ‘Les Prophètes’ : 87). Et « éprouver » ici signifie que Saydouna Yoûnous pensait qu’Allah n’allait pas le blâmer alors qu’il était pieux et les villageois étaient impies. Et là j’avertis les musulmans de ne jamais insulter un pervers par sa perversion.
Dans le hadith rapporté par At-Tirmithy, Le Prophète que dit : « Celui qui insulte son frère par son péché, risque de le voir abandonner son péché, et de le faire lui-même »,sauf si l’intention est de guider l’autre vers la bonne voie, sinon, si l’intention est de se moquer, il est impératif de ne pas faire de reproches.
Une brume noire s’empara du village, les gens la virent et dirent : « voilà ce que nous a promis Yoûnous, voilà ce qui est arrivé au peuple de Lot et de Saleh. » C’est pour cette raison que Le Prophète, se rappelant cet épisode à chaque fois qu’il voyait des changements de climat, disait « Ô Allah épargne-nous » et il invoquait Le Seigneur.
Nous pensons qu’Allah nous épargnera, mais nous devons craindre la colère du Tout Puissant à chaque fois que surviennent pareils changements.
Puis les villageois commencèrent à se repentir et à attester qu’il n’y a de Dieu que Lui, la brume se dissipa et tout le village retrouva sa quiétude.
Mais Yoûnous irrité, était déjà parti. Allah dit –ce qui peut être traduit comme : « Quand il s’enfuit vers le bateau comble, Il prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté (à la mer). Le poisson l’avala alors qu’il était blâmable » (TSC, As-Sâffât ‘Les Rangés’ : 140-142). Alors ils larguèrent les charges du bateau, Yoûnous se dit qu’il devait y avoir un sujet qui s’était enfuit de la face d’Allah Le Transcendant Le Glorieux, et contre lequel Il était en colère, et il ne sut pas que c’était de lui qu’il s’agissait. On peut donc pécher sans s’en rendre compte, notamment en délaissant l’appel vers Allah Le Transcendant Le Glorieux.

Et voyez comme le poisson, un des sujets d’Allah – alors que nous Lui désobéissons – a rejeté Yoûnous dans les ténèbres, le hadith dit : « Allah lui fit entendre les créatures en train de glorifier Allah, elles lui ont inspiré de Le glorifier ».

Il en arriva de même à Saydouna Adam, lorsqu’il mangea de l’arbre, il ne connaissait pas le repentir, le verset dit –ce qui peut être traduit comme : « Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car c’est Lui certes, le Repentant, le Miséricordieux. » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 37). Dieu lui a insufflé de dire tel et tel mot pour qu’Il lui pardonne et il en fut ainsi.

Lorsque Allah t’éprouve, Il te fait don de la solution parce qu’Il t’aime mais parfois tu ne la vois pas. Car Allah ne t’éprouve qu’en
accompagnant l’épreuve d’une miséricorde, mais Satan t’empêche de voir cette miséricorde et tu ne vois que l’épreuve et percevoir la miséricorde est conditionné par une relation antérieure solide avec Allah.
« Puis il fit, dans les ténèbres, l’appel que voici: «Pas de divinité à part Toi! Pureté à Toi! J’ai été vraiment du nombre des injustes». Nous l’exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c’est ainsi que Nous sauvons les croyants. » (TSC, Al-‘Anbiyâ’ ‘Les Prophètes’ : 87-88). Si ce n’est la reconnaissance de son injustice, Allah Le Transcendant Le Glorieux ne l’aurait pas sauvé. Dès qu’on fait cette invocation, la réponse nous parvient, elle nous protège de l’angoisse, à tel point que les oulémas ont affirmé que c’est Le Majestueux Nom d’Allah par lequel Il répond, je vous la recommande donc vivement.
Nous ne venons pas ici pour prendre des tranquillisants parce que nous avons des problèmes, mais pour construire une génération proche d’Allah.
Je vous redonne la recette une autre fois : réveille-toi vingt minutes avant l’aube pour prier deux Rak’at, tout en tenant Le Saint Coran, lis ce que tu as l’habitude de lire quotidiennement (le wird), arrête-toi cinq minutes avant l’aube, assieds-toi pour dire les invocations du matin puis fais la prière de l’aube et rendors-toi. Ceci est susceptible d’affermir ta journée et te dispensera de toute autre pratique cultuelle à part la prière en groupe et la prière en son temps, applique ceci afin de vivre un revirement ne serait-ce que de 10%.

La peau de Saydouna Yoûnous commença à tomber alors qu’il continuait à faire des invocations, Allah donna Son ordre au poisson, Il dit –ce qui peut être traduit comme : « Nous le jetâmes sur la terre nue, indisposé qu’il était. Et Nous fîmes pousser au-dessus de lui un plant de courge » (TSC, As-Sâffât ‘Les Rangés’ : 146-147), et là nous percevons l’amour d’Allah pour Yoûnous, du fait qu’Il lui fit pousser un plant de courge sachant que les branches de celui-ci sont grandes, qu’il empêche les insectes de s’emparer de ce qui se trouve en dessous, et qu’on peut s’en nourrir cru.
Saydouna Yoûnous était entrain de guérir mais ne le savait pas. Lorsque l’arbre devint sec, il pleura, et Allah Le Transcendant Le Glorieux lui révéla : « Tu pleures parce que l’arbre a séché et tu ne pleures pas de l’égarement de cent mille personnes ou plus ? »
Que diras-tu si Allah te fait ce reproche le Jour du Jugement Dernier ?
Puis Saydouna Yoûnous revint vers les cent mille personnes et ils devinrent tous musulmans. Ce fut l’histoire de Saydouna Yoûnous dont l’enseignement est : Ne désespère pas de ton appel à Allah !

Il nous reste certains éléments sur lesquels nous aimerions méditer :
voyons la différence entre Saydouna Moussa (Le Prophète Moïse) et Saydouna Yoûnous.
Combien de fois Moussa a-t-il commis des erreurs ? Plusieurs : Il a jeté les tablettes écrites par les mains d’Allah lorsqu’il apprit que son peuple avait adoré le veau et elles se cassèrent, il prit violemment la main et le menton d’un prophète bien qu’il soit son frère « Ô fils de ma mère, ne me prends ni par la barbe ni par la tête » (TSC, Tâ-Hâ : 94), il tua un homme dans un moment de colère malgré que c’était par erreur, et avec tout cela, Allah l’aime, l’honore et lui consacre un rang qui n’a été atteint par personne auparavant, Il en fait Son interlocuteur et lui dit –ce qui peut être traduit comme : « Ô Moïse, Je t’ai préféré à tous les hommes, par Mes messages et par Ma parole... » (TSC, Al-‘A’râf : 144), Yoûnous, cependant, n’a désobéi Allah qu’une seule fois, mais Il ne le lui pardonna pas comme à Moussa et Il l’emprisonna dans le ventre du poisson.

Pourquoi donc ? Allah préférerait-Il une personne à une autre ? Allah est supérieur à cela, Notre Seigneur est juste, mais si tu disposes d’un long solde de bonnes œuvres, et que tu commets six ou sept erreurs, le solde peut effacer les mauvaises actions. Car Saydouna Moussa s’est opposé à pharaon seul, et il a affronté le désert seul, ses erreurs en sont devenues comme un point noir dans une page blanche, alors que Saydouna Yoûnous n’avait pas autant de bonnes actions qu’en avait Saydouna Moussa. Mais encore, Saydouna Yoûnous ne serait pas sorti du ventre du poisson si ce n’est une bonne œuvre faite au préalable, Allah dit –ce qui peut être traduit comme : « S’il n’avait pas été parmi ceux qui glorifient Allah, il serait demeuré dans son ventre jusqu’au jour
où l’on sera ressuscité. »(TSC, As-Sâffât ‘Les Rangés’ : 143-144).

Pharaon, quant à lui, n’avait aucune bonne œuvre antérieure, ainsi lorsqu’il se noyait, il dit –ce qui peut être traduit comme :«Je crois qu’il n’y a d’autre divinité que Celui en qui ont cru les enfants d’Israël. Et je suis du nombre des soumis»(TSC, Yoûnous ‘Jonas’ : 90). Allah lui dit alors –ce qui peut être traduit comme : « Maintenant? Alors qu’auparavant tu as désobéi et que tu as été du nombre des corrupteurs!»(TSC, Yoûnous ‘Jonas’ : 91).
Et là toute l’importance d’avoir un capital de bonnes œuvres, même en n’ayant commis qu’une seule erreur - et il est possible qu’on en ait commis plusieurs - mais on disposerait de grandes réalisations, et celui qui connaît Allah durant le bonheur, Allah le connaît durant le malheur (si le malheur intervient). Nul ne connaît le moment où survient la tentation. Donc dès que tu as du temps, multiplie tes pratiques religieuses et constitue un solde auprès d’Allah.

A l’image des trois hommes qui sortirent de la grotte après que la sortie de cette dernière se fut fermée derrière eux, pourquoi sont-ils donc sortis ? Ils sont sortis parce que chacun d’entre eux s’est rappelé une bonne action qu’il avait faite du temps de son dévouement.
Le Prophète dit : « Un croyant ne se rassasie pas en bien jusqu’à ce que son aboutissement soit le Paradis. ». Retire donc des leçons à partir de l’expérience de Saydouna Yoûnous, appréhende le sort de Pharaon et réjouis-toi de l’expérience de Saydouna Moussa.

La question qui se pose maintenant est : Le rang de Saydouna Yoûnous s’est-il altéré suite à son erreur ? Et celui qui commet un péché puis se repent, retrouve-il le rang qu’il occupait auparavant ? Les oulémas ont des avis différents à ce propos, le groupe ayant soutenu qu’il retrouve son ancien rang soumet pour argument le fait que le repentir est l’une des meilleures bonnes actions auprès d’Allah Le Tout Puissant, qu’Il n’est satisfait de rien autant que du repentir, et que ce dernier élève l’individu à un rang propre au retour.
Le second groupe s’opposant à cet argument soutient qu’à titre d’exemple, lorsque deux personnes marchent côte à côte, et que l’une d’elles s’arrête, même en rattrapant l’autre, elle ne peut récupérer le temps perdu.
Mais cette divergence est tranchée par le degré du repentir, car il y a parmi vous celui qui commet le péché mais ne revient pas au rang qu’il avait auparavant parce que son repentir est faible, et celui qui a un repentir tellement fort qu’il en retrouve son ancien rang, et enfin celui dont la culpabilité est telle que son repentir devance son péché.
Ainsi trouverons-nous un repentant dépassant le rang d’un homme ayant obéi durant des années. N’est-ce pas une religion magnifique ?
Par la force d’un repentir sincère, tu atteins un rang élevé chez Allah, et en arabe, le terme qui accompagne le repentir dans le coran (Sourate AtTahrim ‘l’Interdiction’ : 8) renvoie au terme « conseil », car il est supposé tellement fort qu’il est assimilé aux conseils prodigués par un être humain. Plus ce repentir est fort, plus il t’empêchera même de commettre le péché.

Parmi les raisons pour lesquelles Allah fait que Ses sujets commettent des péchés, on trouve Son intention de leur faire goûter les délices de la croyance. Même les prophètes ont commis des erreurs et non des péchés, parce qu’Allah les en a préservés, c’est un classement des priorités, comme pour le cas de Saydouna Yoûnous. Il était parti appeler d’autres gens à Allah en délaissant les premiers. Pourquoi donc Allah ne les en a donc pas préservés ? C’est en vue de leur faire goûter cette belle estimation, car le culte du repentir est favorablement apprécié par Allah Le Tout Puissant, et parce qu’il s’accompagne d’une soumission et d’une humilité dans le cœur. Rappelons l’invocation dite «maître de la demande du pardon » parce qu’elle comporte un élément de soumission : « Je reviens vers Toi par le bienfait dont Tu m’as doté, je reviens vers Toi par le péché que j’ai commis, pardonne-moi donc, car nul ne pardonne les péchés à part Toi ».
Si nous ne péchions pas, que ferions-nous donc du Nom d’Allah AtTawwab (Celui qui ne cesse d'accueillir le repentir sincère de Ses adorateurs et qui leur accorde Son Pardon). Le Prophète dit : « Que nul ne dise : « Je suis mieux que Yoûnous le fils de Matta » parce qu’il s’est lui même devancé avant le repentir ».

Saydouna Daoud (David) a une fois demandé à Allah : « Où Te trouverai-je ? » Allah Le Tout Puissant a répondu : « Chez ceux dont les cœurs sont soumis à Moi ».
On dit qu’un adorateur tournait autour de la Ka’ba en disant : « Ô Allah préserve-moi pour que jamais je ne Te désobéisse ». Il s’assit et dormit, et là il rêva que quelqu’un l’appelait par son prénom et lui disait : « Tu demandes à être préservé, et tous Mes sujets croyants demandent à être préservés, et si Je vous préserve, qui donc ferai-Je profiter de Ma miséricorde et Mon indulgence alors que Je suis Le Repentant, Le Miséricordieux ? ».

Il est dit par ailleurs qu’Adam, lorsqu’il mangea de l’arbre, se mit à pleurer même après son repentir, alors Allah Le Tout Puissant lui dit –ce qui peut être traduit comme : « Ô Adam, Je t’ai éprouvé par le péché parce que J’aime à te montrer Ma Générosité, Ma Miséricorde, Ma Clémence et Ma Largesse, Ô Adam, tu entrais comme le font les rois chez les rois, et maintenant après le péché tu entres comme un esclave chez les rois, et ceci Nous est préférable, Ô Adam ne t’effraie pas à mon ordre d’en sortir (du paradis) car je l’ai créé pour toi, mais descends sur terre et fournis l’effort de M’aimer, jusqu’à ce que Je te manque, et là
viens vers Moi, Je te ferai entrer au paradis. Ô Adam, un péché par lequel tu Nous invoques Nous est préférable à une obéissance
ostentatoire. Ô Adam, le gémissement des pécheurs Nous est préférable aux louanges de ceux qui se font voir. Ô Adam, si Je te préserve contre les péchés et préserve tes fils, qui donc ferai-Je profiter de Ma Largesse, Ma Miséricorde et Mon Indulgence alors que Je suis Le Repentant, Le Miséricordieux. Ô fils d’Adam, si tu Me pries et Me supplies, Je te pardonne tout ce que tu portes comme péchés, et Je n’y prête pas attention ô fils d’Adam, même s’ils atteignent les nuages du ciel, puis si tu Me demandes Mon Pardon, Je te pardonnerai, ô fils d’Adam, si tu reviens vers Moi avec des péchés du poids de la terre, et que tu ne M’associes rien, certes Je te donnerai autant de pardon. »

Ce dernier concept a fait parvenir Saydouna Yoûnous à un rang plus élevé que celui qu’il avait auprès d’Allah avant son erreur, grâce à son repentir et à son regret.

La suite, avec l'histoire du prophète Ayoub prochainement inchaallah ...
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MessageSujet: L’histoire du prophète Ayoub   Mer 08 Aoû 2012, 02:28

Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux, et que le salut et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Muhammad.

Ayoub (le Prophète Job) est l’arrière petit-fils d’Iss’hac (le Prophète Isaac), Ibrahim (le Prophète Abraham) est son arrière-grand-père, Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « et parmi la descendance (d’Abraham) (ou de Noé), David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et Aaron. », (TSC[i], Al-‘An’âam ‘Les Bestiaux’ : 84) il est l’un des prophètes des enfants d’Israël, car Ibrahim a engendré Ismaël et Iss’hac, tous les prophètes des enfants d’Israël, sont de la descendance d’Iss’hac,
sauf notre Prophète Mohammed, qui, lui est de la descendance d’Ismaël, les enfants d’Israël vivaient tellement dans la corruption qu’à chaque fois que disparaissait un prophète, il en apparaissait un autre.

L’histoire de chaque prophète apporte aux gens une moralité spécifique, celle de Younouss (Jonas) est qu’il ne faut jamais désespérer de notre appel à Allah ! Celle de Solaïman (Salomon) est qu’Allah est capable de soumettre l’univers aux fils d’Adam et que ces derniers peuvent l’utiliser dans l’obéissance d’Allah, celle de Dawud (David) est que la terre glorifiait Allah avec lui, et celle de Ayoub est la foi des endurants.

Ayoub est un prophète envoyé à un peuple de Mésopotamie dont la majorité étaient des croyants, et ils l’aimaient. Allah l’a comblé de faveurs considérables qui n’ont été données à personne auparavant, il resta ainsi pendant cinquante années. L’une des épreuves les plus dures à supporter est l’avilissement d’une personne puissante.
J’adresse cette histoire aujourd’hui à deux catégories de personnes : la première catégorie est celle de gens frappés de malheurs, à l’homme dont le père est malade, à celui qui est pauvre et qui vit dans le besoin, à la femme dont le mari est malade, à celle qui a perdu un fils, etc. La deuxième catégorie est celle de gens dotés de beaucoup de faveurs mais qui n’en ressentent pas la valeur et ne sont pas conscients de l’éventualité de les perdre.
Voyez les faveurs dont disposait Ayoub : de l’argent, des terres incomptables d’orge et de blé, des centaines d’esclaves, une belle femme pieuse, une force physique, quatorze enfants, une foi et un entourage pieux, des amis innombrables, du bétail, des chevaux et des bêtes, et ce durant cinquante années.
Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) voulut l’éprouver, Il lui ôta son argent, et ses terres devinrent improductives, ses quatorze fils et filles moururent, il perdit tous son bétail et son argent, il se mit à vendre ses esclaves pour se nourrir de leur prix, puis Allah l’éprouva par une maladie physique qui le rendit infirme, il devint incapable de bouger, ses amis crurent que sa maladie était contagieuse et le quittèrent, seuls lui restèrent fidèles sa femme et deux de ses amis.

Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant et en le comblant de bienfaits, il dit: «Mon Seigneur m’a honoré». Mais par contre, quand Il l’éprouve en lui restreignant sa subsistance, il dit: «Mon Seigneur m’a avili». Mais non! C’est vous plutôt, qui n’êtes pas généreux envers les orphelins; qui ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre, qui dévorez l’héritage avec une avidité vorace, et aimez les richesses d’un amour sans bornes. Prenez garde! Quand la terre sera complètement pulvérisée, et que ton Seigneur viendra ainsi
que les Anges, rang par rang, et que ce jour-là, on amènera l’Enfer ; ce jour-là, l’homme se rappellera. Mais à quoi lui servira de se souvenir? » (TSC, Al-Fajr ‘l’Aube’ : 15-23).
L’aisance et l'affliction sont toutes les deux des épreuves d’Allah (Exalté et Glorifié soit-Il), ne t’incline pas vers la vie d’ici-bas et ne te sens pas à l’abri du stratagème d’Allah, car Il veut que tu saches qu’elle ne vaut rien donc ne la mets pas dans ton cœur, mais travaille pour ta vie d’icibas parce que tu es musulman.

La femme d’Ayoub commença à le nourrir et à le prendre en charge. Lorsque ses ressources s’épuisèrent, elle se mit à vendre ses services aux gens, et l’épreuve continua dix-huit ans durant.
Allah créa l’Univers en six jours pour nous montrer que tout obéit au principe de la patience et de l’évolution, que tout vient à achèvement par la patience, l’appel vers Allah, la veillée pour la prière, le hijab, et que tout manque n’est que le fruit d’une absence de patience, de l’adultère, du vol.
La patience est l’essence même de la religion, la preuve en est l’histoire du prophète Ayoub qui relate plutôt la patience que la prophétie. La seule moralité qui a été citée 90 fois dans le coran est la patience, accompagnée d’allusions optimistes. « Et fais la bonne annonce aux endurants » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 155), « les endurants auront leur pleine récompense sans compter » (TSC, Az-zumar ‘les groupes’ : 10), « Et cherchez secours dans l’endurance et la Salāt (la prière) : certes, la Salāt est une lourde obligation, sauf pour les humbles. » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 45), et dans un autre verset : « La fin heureuse sera aux pieux. »(TSC, Hoûd : 49).
Le Prophète a dit : « Et sache que la victoire est avec la patience », Allah dit au Prophète –ce qui peut être traduit comme : « Endure avec patience la sentence de ton Seigneur, et ne sois pas comme l’homme au Poisson (Jonas) » (TSC, AlQalam ‘La Plume’ : 48). Un autre verset : « En effet, Nous avons auparavant fait une recommandation à Adam; mais il oublia; et Nous
n’avons pas trouvé chez lui de résolution ferme. » (TSC, Tâ-Hâ : 115). Un autre verset incite les musulmans : « Ô les croyants! Soyez endurants. Incitez-vous à l’endurance. Luttez constamment (contre l’ennemi) ! »(TSC, ‘Äl-Imrân ‘La Famille d’Imran’ : 200).
Et s’il n’y avait de charme à la patience à part le fait qu’elle soit l’un des Noms d’Allah Le Très-Haut (As-Sabour, Le Patient, le Très-Constant, qui recule la punition des pécheurs), ceci aurait suffit.
Le Prophète dit : « Aucun serviteur (d’Allah) n’a obtenu de don plus vaste ni meilleur que la patience. ».

Dix-huit ans plus tard, la femme du prophète Ayoub commença à s’épuiser, elle lui demanda : « n’es-tu pas un prophète envoyé d’Allah ? » il répondit par l’affirmative, elle lui dit : « et pourquoi donc n’invoques-tu pas Allah ? », il lui dit : « combien avons-nous passé d’années à l’épreuve ? », elle répondit : « dix-huit ans », il dit : « et durant combien d’années Allah nous ai donné ses faveurs ? », elle répondit : « cinquante ans », il dit : « Allah nous a couvert de ses faveurs durant cinquante ans, ne devrions-nous pas patienter et endurer tout autant ? Par Allah je ne L’invoquerai qu’après que soit passé autant de temps en épreuve qu’il s’en est écoulé en bonheur ! ». Et il n’invoquait que par ces mots : « Louange à Allah ».
Ceci nous rappelle le jour où le Prophète Mohammed perdit son fils Ibrahim, il invoqua Son Seigneur de nuit en Lui disant : « je viens à Toi et me satisfais de Toi, tout le bien est entre Tes Mains et aucun mal n’est à T’attribuer, je viens à Toi et me satisfais de Toi. »
La femme du prophète Ayoub se mit en colère et dit : « je jure que tu dois invoquer Allah, jusqu’à quand devrions-nous supporter cette épreuve », il lui répondit : « Malheur à toi, mettrais-tu en colère Allah, Puissance et Majesté à Lui ?! Si je me remets de ma maladie, je jure que je te frapperais cent coups ! ».
Puis les gens se mirent à refuser d’employer sa femme de peur qu’elle ne soit contagieuse.

Nous tenons tout ceci des hadiths du Prophète : « Certes le prophète d’Allah Ayoub est demeuré éprouvé durant dix-huit ans, il fut repoussé de son entourage proche et moins proche, sauf deux hommes de ses frères, l’un d’eux dit un jour à l’autre : « par Allah, je vois que Ayoub a commis un péché à l’encontre d’Allah Puissance et Majesté à Lui qui ne le lui a jamais pardonné»,
l’autre lui dit : « pourquoi donc ? », il lui répondit : « ne vois-tu pas comme il est éprouvé, et qu’Allah ne lui a pas fait miséricorde ? », ils allèrent vers Ayoub, entrèrent chez lui et le second dit : « sais-tu ce que celui-ci a dit ? Il a dit que tu as commis un grand péché à l’encontre d’Allah, Puissance et Majesté à Lui qu’Il ne t’a jamais pardonné. » Ayoub leur répondit : « je ne sais rien à
propos de ce que vous dites, je sais toutefois que je passais près de deux hommes qui se querellaient et je retournais chez moi et priais Allah pour qu’ils se réconcilient et je faisais l’aumône à leur intention afin qu’Allah ne soit point désobéi sur terre », et il sombra dans la tristesse ».
Il se passa qu’une fois sa femme lui avait apporté une nourriture consistante, et il demanda : « d’où provient cette nourriture ? » mais elle garda le silence, il insista en vain, il insista encore, alors il apprit qu’elle s’était coupé les cheveux et les avait vendus pour acheter de quoi nourrir Ayoub.
Quand il apprit cela, il s’émeut et se sentit obligé d’invoquer Allah –ce qui peut être traduit comme : « Et Job, quand il implora son Seigneur : «Le mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux» (TSC, Al-‘Anbiyâ’ ‘Les Prophètes’ : 83), et il n’attribua jamais le mal à Allah : « Le Diable m’a infligé détresse et souffrance». (TSC, Sâd : 41).
Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Nous l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait. » (TSC, Al-‘Anbiyâ’ ‘Les Prophètes’ : 84), Il dit aussi –ce qui peut être traduit comme : « Frappe [la terre] de ton pied: voici une eau fraîche pour te laver et voici de quoi boire. » (TSC, Sâd : 42). Et là nous relevons la nécessité d’agir et de faire intervenir nos moyens pour atteindre les objectifs. Allah fit exploser une source sous les pieds du prophète Ayoub. « Une eau fraîche » allait le purifier de toutes les maladies de l’extérieur, et « de quoi boire » allait le guérir de tous les maux de l’intérieur.
Le Prophète dit : « Lorsque Ayoub allait faire ses besoins, il avait l’habitude d’être soutenu par sa femme , et il se cachait pudiquement d’elle, puis elle le prenait par la main et le raccompagnait. Un jour, il mit beaucoup de temps. Puis il revint vers sa femme mieux que ce qu’il n’était auparavant, elle lui dit : « qu’Allah te bénisse! N’as-tu pas vu le prophète éprouvé ? Par Allah je n’ai jamais vu quelqu’un lui ressembler, avant son épreuve, plus que toi ! » Il lui dit : « Ne me reconnais-tu pas ? » Elle répondit : « Non », il lui dit : « Eh bien c’est moi, je suis Ayoub. »

Allah dit –ce qui peut être traduit comme : « Et que c’est Lui qui a fait rire et qui a fait pleurer, et que c’est Lui qui a fait mourir et qui a ramené à la vie ». (TSC, An-Najm ‘L’étoile’ : 43-44).
Les faveurs dont il jouissait auparavant lui furent rendues, le Prophète dit : « Allah envoya deux nuages sur ses terres, un nuage passa sur la terre où poussait le blé, il en plut de l’or jusqu’à ce que le pré en sois rempli, l’autre nuage passa sur le pré d’orge et il en plut une averse et Allah le rendit riche. »
Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : «Et Nous lui rendîmes sa famille et la fîmes deux fois plus nombreuse » (TSC, Sâd : 43), sa femme redevint jeune et donna naissance à vingt-six garçons et filles, comme si Allah lui disait qu’il n’avait pas été éprouvé et que tout lui fut rendu et plus.
Et le plus étrange dans tout cela, c’est que le Prophète dit : « alors que Ayoub se lavait nu, Allah envoya un troupeau de criquets qui lui tomba dessus, c’était des criquets en or, il se mit à en enfouir dans ses habits, Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) lui dit –ce qui peut être traduit comme : « Ô Ayoub, ne t’ai-je pas donné de quoi te passer de ce qui est sous tes yeux ? » il répondit : « si
Mon Seigneur, mais je ne peux me passer de Ta Bénédiction. » »
Allah (Exalté et Glorifié soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : «Oui, Nous l’avons trouvé vraiment endurant. Quel bon serviteur! Sans cesse il se repentait. » (TSC, Sâd : 44)

La suite prochainement inchaallah ...
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MessageSujet: L’histoire du prophète David   Mer 08 Aoû 2012, 13:09

Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux, et que le salut et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Muhammad.

Les tyrans ont mis leurs mains sur la terre sacrée (la Palestine), après la mort de Moïse (Que le salut soit sur lui), et les générations se sont suivies, et l’état des croyants s’est détérioré à cette époque par une génération perdue, occupée uniquement par ses propres intérêts, sans concevoir ses devoirs à l’égard du soutien de la religion...
Allah (exalté soit-Il) a dit –ce qui peut être traduit comme : « N’as-tu pas su l’histoire des notables, parmi les enfants d’Israël, lorsqu’ après Moïse ils dirent à un prophète à eux: «Désigne-nous un roi, pour que nous combattions dans le sentier d’Allah »». (TSC[i], Al-Baqara ‘La Vache’ : 246).
Le prophète à l’époque des enfants d’Israël était chargé uniquement de prodiguer des conseils et ne dirigeait pas les combats. Seul notre Prophète s’acquittait de toutes les missions pour accomplir la législation islamique.
Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Il dit: «Et si vous ne combattez pas, quand le combat vous sera prescrit?»»(TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 246).
Comme s’Il leur disait: « Vous êtes des gens qui soulèvent des slogans, mais vous n’êtes pas de vrais croyants, et cette terre ne peut être conquise que par de vrais croyants »
Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Ils dirent: «Et qu’aurions-nous à ne pas combattre dans le sentier d’Allah, alors qu’on nous a expulsés de nos maisons et qu’on a capturé nos enfants?» » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 246).
Remarquez que c’est la mélodie de tant de jeunes à notre époque, qui sont pris d’un enthousiasme frénétique, alors qu’ils ne se réveillaient pas pour le Salat de Al-Fadjr (la prière de l’aube).
En effet, la nation a besoin d’une longue préparation de foi. Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Et quand le combat leur fut prescrit, ils tournèrent le dos, sauf un petit nombre d’entre eux. Et Allah connaît bien les injustes » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 246). Ils étaient des centaines de milliers, leur nombre a diminué à quelques milliers.

Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Et leur prophète leur dit: «Voici qu’Allah vous a envoyé Tālūt pour roi.» Ils dirent: «Comment règnerait-il sur nous? Nous avons plus de droit que lui à la royauté. On ne lui a même pas prodigué beaucoup de richesses!» Il dit: «Allah, vraiment l’a élu sur vous, et a accru sa part quant au savoir et à la condition physique.» - Et Allah alloue Son pouvoir à qui Il veut. Allah a la grâce immense et Il est Omniscient. » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 247).
C’est ainsi que la plupart de la minorité qui restait s’est détournée...
Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Puis, au moment de partir avec les troupes, Tālūt dit: «Voici: Allah va vous éprouver par une rivière: quiconque y boira ne sera plus des miens; et quiconque n’y goûtera pas sera des miens; - passe pour celui qui y puisera un coup dans le creux de sa main.»< » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 249).
C’est une épreuve pour leur volonté. Remarque que cette rivière peut être représentée aujourd’hui par des images licencieuses sur les chaînes spatiales, ton enthousiasme ne reflète donc pas ta vraie volonté...
Tu dois te combattre toi-même avant de les combattre.
Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : «< Ils en burent, sauf un petit nombre d’entre eux< » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 249).
C’est la troisième fois, ils retournent chez eux sauf un petit nombre d’entre eux.
Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : «< Puis, lorsqu’ils l’eurent traversée, lui et ceux des croyants qui
l’accompagnaient, ils dirent : «Nous voilà sans force aujourd’hui contre Goliath et ses troupes!»< »(TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 249).
Selon l’histoire, ils comptaient au début trente mille personnes et devinrent 313 à la fin, le même nombre des compagnons du Messager Mohammed, qui ont participé à la bataille de Badr, et qui ont changé le cours de l’histoire...

Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : «< Ceux qui étaient convaincus qu’ils auront à rencontrer Allah dirent: «Combien de fois une troupe peu nombreuse a, par la grâce d’Allah, vaincu une troupe très nombreuse! Et Allah est avec les endurants» . Et quand ils affrontèrent Goliath et ses troupes, ils dirent: «Seigneur! Déverse sur nous l’endurance, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ce peuple infidèle». Ils les mirent en déroute, par la grâce d’Allah. Et David tua Goliath< » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 249-250-251).
Qui tua Goliath ? David ou bien Tâlût ? C’est David, bien qu’il s’agisse de l’histoire de Tâlût. C’est d’ici que commence l’histoire de David...
Lors de cette bataille, David avait 18 ans. Il était un simple berger inconnu, et il était l’un des participants dans l’armée de Tâlût. Chaque fois que des personnes désertaient l’armée et retournaient chez elles, il résistait...
Il était honnête, et n’était pas l’un de ceux qui soulevaient des slogans. Il s’est soutenu jusqu’à ce que Allah veuille qu’il soutienne
cette religion.
C’est à dire si tu es croyant, fidèle et honnête avec Allah, Allah t’attribuera la tâche de fortifier la religion.
C’est ainsi que David est devenu le grandiose prophète, avec lequel les montagnes et les oiseaux glorifient Allah, comme nous verrons plus tard.

Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : «< et Allah lui donna la royauté et la sagesse, et lui enseigna ce qu’Il voulut. »(TSC, AlBaqara ‘La Vache’ : 251).
Selon l’un des Hadiths du Prophète Mohammed, cités par Al-Boukhari dans son Sahîh, nous trouvons que Bayt Al-Maqdes, construite par Adam quarante ans après la mosquée sacrée, a été immergée lors du déluge de Noé (Que la paix soit sur lui). Les prophètes se sont ensuite suivis : Abraham (qui viendra après plusieurs siècles), Ismaël, Isaac et ses fils, Moïse, Haroun, et les autres prophètes jusqu’à David. Mais ce dernier a voulu reconstruire la mosquée d’Al-Aqsa (que les croyants doivent contrôler dans tous les temps), et les croyants d’aujourd’hui constituent la communauté du dernier Messager Mohammed
Allah (Exalté soit-Il) a dit à David : « David, J’ai une grandiose mosquée à cette place, et toi tu construis la terre maintenant, David, reconstruis ma grandiose mosquée ». Allah lui a déterminé exactement la place de la mosquée Al-Aqsa, où se trouvait la maison d’un homme juif parmi ceux qui ont remporté la victoire dans l’histoire de Tâlût, mais dont la foi a commencé à
faiblir. David lui a dit : « Allah m’a ordonné de Lui construire à la place de ta maison une grandiose mosquée. C’est pourquoi je veux acheter ta maison, pour la détruire et construire la mosquée à sa place ». Le Juif lui a dit : « Evalue la maison, prophète d’Allah ». David a dit : « évalue-la toi-même ». Le Juif a répondu : « Son prix équivaut au prix des moutons qui la rempliraient ». David a dit : « J’accepte ». Il est un prophète et il veut réaliser l’ordre d’Allah.
Quand le Juif remarqua que David a accepté sans marchander, il dit : « Au nom d’Allah, prophète, Allah préfère la mosquée ou
ma maison ? » David a répondu : « La mosquée ». Alors le Juif lui a dit : « Libère-moi donc de cette vente ». David a accepté, et ils ont répété le même dialogue précédent. Mais cette fois-ci le Juif a demandé de David de lui remplir la maison de chameaux. Quand le Juif a trouvé que David insistait à acheter la maison, il a élevé le prix – les chameaux sont plus chers que les moutons. David a dit : « Et moi j’accepte ». A ce moment, le Juif a demandé de David de le libérer de la vente, et ils ont répété le
même dialogue... Mais cette fois-ci, il a demandé de David de lui remplir la maison de chevaux. David a remarqué que cette affaire serait infinie. Aussi dit-il au Juif : « Au nom d’Allah, si tu demandes tout le royaume de David pour que je puisse construire la maison d’Allah, je te le donnerai ». Le Juif lui a répondu : « Au nom d’Allah je le ferais sauf que je ne pourrai pas être roi »

Voyez les Juifs qui prétendent par mensonge que la mosquée d’Al-Aqsa est la leur. Et même On a dit que les richesses de David étaient presque épuisées à l’époque de David, après la reconstruction de la mosquée d’Al-Aqsa, qui a été terminée à l’époque de Salomon.
Parmi les enfants d’Israël, David était le premier prophète qui a été à la fois roi et prophète. Ici, nous remarquons que David était l’un du petit nombre de prophètes qui ont vraiment combattu pour l’amour d’Allah, puis Allah L’a élu pour être prophète et porter le livre d’Allah. En plus, Allah lui a attribué la sagesse et un immense royaume. Ce qui prouve que ceux qui sont honnêtes et fidèles envers Allah et combattent pour Son amour, Allah leur attribue de Ses bienfaisances ce qu’ils ne peuvent imaginer.

Notons un autre sens très important : Tu peux croire un jour que tes potentialités et tes pouvoirs sont simples et limités, et que tu ne peux donner à l’Islam que peu de choses. Mais quand tu es fidèle à Allah, Il peut te rendre apte à réaliser des évènements que les penseurs et les intellectuels ne peuvent réaliser. Peut-être un jeune homme qui ne sait pas comment psalmodier le sacré Coran, se transforme, lors du premier cours religieux auquel il assiste, en un grand défenseur de l’Islam, par sa fidélité et son assiduité. Ne sous-estime ni ta personne ni tes potentialités, confie-toi à Allah, sois en contact avec Lui, apprends et lis, tu trouveras que Allah élèvera ton rang.
Signalons ici que d’aucuns assistent aux cours de religion, s’assoient les uns à côté des autres et écoutent les mêmes mots, mais la différence entre eux est telle que la différence entre la terre et le ciel. Comment ?
L’un assiste au cours uniquement pour l’amour d’Allah, l’autre y assiste simplement pour regarder. Peut-être un jeune qui assiste à un cours religieux pour la première fois en tire plus profit qu’un homme qui assiste à ce genre de cours depuis des années, parce que l’affaire est devenue pour ce dernier une simple routine. C’est pourquoi tu dois chaque fois renouveler ta bonne intention et ta fidélité à Allah (exalté soit-Il).

En parlant de David (Que la paix soit sur Lui), nous devons parler des grandioses pratiques cultuelles qu’il accomplissait, car il aimait beaucoup l’adoration d’Allah. Chers frères et sœurs, vous devez évaluer votre degré d’adoration. Quand vous verrez à quel point il aimait l’adoration d’Allah, vous allez vous demander : « Pourquoi sommes-nous devenus si loin d’Allah ? » Est-ce que nous effectuons Qyam Al-layl (la prière de la nuit) ? (Tu peux même trouver certains qui ne savent pas en quoi consiste cette pratique) Ou bien nous nous efforçons de l’effectuer ? Ici je voudrais expliquer Qyam Al-layl : C’est toute adoration qui commence après Salat Al-‘Icha’ (prière après le coucher du soleil) et jusqu’à l’aube. Le temps préféré par Allah est le
troisième tiers de la nuit, c’est à dire avant l’aube de deux heures et demi ou trois heures< C’est à ce moment que Allah (exalté soit-Il) descend au ciel terrestre (descente digne de Lui) et dit : « Est-ce que quelqu’un demande Mon pardon pour que je lui pardonne ? Est-ce que quelqu’un a besoin de quelque chose pour que Je la lui donne ? Est-ce que quelqu’un veut se repentir de ses péchés pour que Je lui pardonne ? »
Mais combien de personnes dans nos pays pratiquent-ils Qyam Al-layl ? Que ça soit en se réveillant pour faire cette prière ou même en effectuant deux rak’at (prosternations) après la salat Al-‘Icha’ (salat pratiquée après le coucher du soleil) ? Ou bien ce genre d’adoration a-t-il disparu ?
Qui de nous insiste-t-il encore aujourd’hui à pratiquer la Sunna (tradition prophétique), à glorifier Allah le matin et le soir, à donner
l’aumône chaque jour, à insister à glorifier Allah chaque jour même pour 5 ou 10 minutes ?
Franchement, je sens que nous avons besoin de quelqu’un qui nous pousse à pratiquer les cultes, car nous manquons enthousiasme
Est-ce qu’il y en a parmi nous quelques-uns qui jeûnent le lundi et le jeudi ? Est-ce que tu te souviens quand était la dernière fois où tu as pleuré par crainte d’Allah ? Quand était ta dernière prosternation pleine de soumission à Allah, ou bien quand était la dernière prière que tu ne voulais pas terminer parce que tu te sentais proche d’Allah et tu sentais la douceur de la soumission à Allah ?

La suite très prochainement inchaallah ...
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soheyb

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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète David   Sam 11 Aoû 2012, 02:50

Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux, et que le salut et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Muhammad.

Nous avons fais toute cette introduction car lorsque nous lirons à propos des cultes pratiqués par David, nous allons pleurer notre état...
Notre prophète Mohammed disait, lors de la prosternation : « Mon ouïe, ma vue, mon cerveau, mes os et mes nerfs sont tous soumis à Vous, Allah ».
Les compagnons du Prophète disaient : « Nous entendions sortir du Prophète en pleurant, un sifflement qui ressemblait au sifflement d’une marmite, et ce lorsqu’il lisait le saint Coran. Nous entendions de même les battements de son cœur influé par les versets< » Le sifflement de la marmite signale le son de l’eau qui bouillonne dans la marmite.
Anas Ibn Malek raconte, à propos des pratiques cultuelles du Prophète : «Un jour, j’ai prié avec le Prophète. Je suis entré la nuit à la mosquée où je me suis étonné de trouver une colonne qui n’y était pas. Je me suis approché de la colonne et c’est alors que j’ai découvert qu’il s’agissait du Prophète – le prophète était si stable que Anas l’a cru une colonne. J’ai pensé que c’est une bonne occasion pour prier avec le Prophète. Je me suis tenu debout derrière lui. Il a commencé par sourate Al-Baqara, je me suis dit qu’il allait se prosterner au verset numéro 100, mais il a terminé toute la sourate, puis a commencé la sourate de An-Nissa’. Je me suis dit qu’il allait se prosterner au verset numéro 100, mais il a terminé toute la sourate, puis a commencé la sourate de Al-‘Imrân. Je me suis dit qu’il allait se prosterner au verset numéro 100, mais il a terminé toute la sourate. Chaque fois que le Prophète lisait un verset parlant du feu, il disait : ‘Allah, protégez-moi du feu’... Chaque fois que le Prophète lisait un verset abordant la miséricorde de Allah, il disait : ‘Allah, pardonnez-moi et accordez-moi votre miséricorde’. Chaque fois qu’il lisait un verset rappelant les
bienfaits d’Allah, il disait : ‘Louanges A vous Allah’<».
Imaginez-vous comment était son culte ? Quant à nous, les jours et la vie matérielle nous occupent, et les mois et les années passent sans que nous nous engagions ni à la Sunna ni à Qyam Al-Layl. Notre glorification d’Allah a diminué et nous ne lisons le Coran qu’au mois de Ramadan. Jusqu’à quand resterons-nous ainsi ?
Je me rappelle un mot du Cheikh de l’Islam, Ibn Taymeya, qui a dit : « Il existe un paradis dans notre vie, celui qui ne l’entre pas n’entrera pas le paradis de l’autre monde. » On lui a demandé : « Quel est ce paradis ? » Il a répondu : « La glorification d’Allah et la proximité de Lui ».
C’est le culte du Prophète David qui m’a rappelé tous ces sens... Je me demande avec regret : combien de fois prions-nous en groupe à la mosquée ? Est-ce que nous nous engageons à participer à toutes les salat de groupe, trois ou quatre seulement ?< Quand était la dernière fois que tu as trouvé ton cœur lié à Allah et que tu en as senti la douceur ?
L’un des suivants des compagnons du Prophète a dit : « parfois je me demande si les habitants du paradis sentent ce que je sens maintenant de douceur de la proximité d’Allah, ce bienfait et bonheur leur suffiraient. »
L’un de mes amis m’a dit : « Quand j’étais étudiant à l’université, mes cultes étaient nombreux et j’étais très proche d’Allah et très soumis à Lui, mon cœur était trop délicat. Mais une fois mon diplôme en poche, puis marié, et par la suite occupé par les problèmes de la maison et des enfants, mon culte est devenu routine. Une nuit j’ai vu un songe où une personne m’a demandé : ‘Est-ce que tu te souviens de la douceur de la foi que tu sentais autrefois ?’ J’ai répondu : ‘oui, je me souviens’. Il m’a demandé : ‘Est-ce que tu veux la sentir de nouveau ?’ J’ai dit : ‘Oui’. Il a ouvert mon cœur, y a mis quelque chose et l’a fermé. J’ai senti lors du songe la douceur de la foi que je sentais à l’âge de 18 ans, lorsque je m’engageais à la prière en groupe à la mosquée, et à Qyam Al-Layl avec soumission...

Combien de fois, mon frère, tu as commencé à lire le Coran et tu as senti que tu ne voulais pas t’arrêter car tu sentais la douceur de la lecture, et tout ton corps a réagi avec les versets et leur sens.
Je m’adresse par ces mots surtout aux jeunes qui ont commencé récemment à s’approcher d’Allah, si vous ne goûtez pas cette grandiose douceur maintenant, quand est-ce que vous allez la goûter ? Le commencement se distingue toujours d’une douceur que tu ne pourras pas retrouver de nouveau.
C’est la première année sur le chemin de la piété qui te pousse, par sa force, à continuer sur ce chemin tout le reste de ta vie et jusqu’à la mort.
Selon mon expérience personnelle, je suis devenu pieux depuis de longues années, mais je n’arrive pas à retrouver le même sentiment que je sentais aux premières deux semaines. Le culte de la première année sur le chemin de la piété te pousse, par sa force, sur ce chemin, jusqu’à la mort. Tu sens que tu possèdes le monde entre tes mains, alors que peut-être tu ne possèdes aucun moyen matériel. Mais tu as commencé à te mettre sur le droit chemin dans notre monde et dans celui de l’audelà.
Une délégation du Yémen s’était dirigée vers le Prophète Mohammed, et quand ils ont entendu le Coran, ils ont réagi avec lui et ils ont pleuré. A ce moment, Abu Bakr a dit : « C’est ainsi que nous pleurions avant que les cœurs ne durcissent », et il s’est mis à pleurer. Et ce bien qu’il soit Abu Bakr qui possède le cœur le plus délicat et qu’il soit l’homme le plus pieux après les prophètes.
Abu Saïd Al-Khodary a dit : « Je me suis dirigé un jour vers le Prophète et lui ai dit que j’avais vu un songe bizarre : Je me suis vu priant derrière un arbre qui s’est soumis à Allah grâce à ma prière, jusqu’à ce que je sois arrivé à un verset où je devais me prosterner, alors je me suis prosterné et j’ai trouvé l’arbre prosterné comme moi, et je l’ai entendu dire : ‘Allah, comptez moi une
récompense par cette prosternation, effacez-moi par elle un péché, faites-moi de cette prosternation une réserve chez Vous, et acceptez-la de moi comme Vous l’avez acceptez de Votre serviteur David (Que la paix soit sur lui)»
Imaginez-vous que l’arbre qui a vécu à l’époque de notre prophète connaissait David (Que la paix soit sur lui). Même les objets inanimés sentent la soumission à Allah. L’arbre a demandé d’Allah d’accepter de lui la prosternation comme Il l’avait accepté de David, ce qui prouve que la prosternation du prophète David était si grandiose que les arbres parlent d’elle jusqu’à l’époque de Mohammed.
Voyez comment étaient les songes des compagnons du Prophète et comparez les avec nos songes d’aujourd’hui tournant autour des tentations ou qui manquent de sens. Celui qui dit le plus la vérité est lui-même celui qui voit de vrais songes.

L’un des savants a dit : « Que le bonheur soit accordé à celui qui s’est prosterné fidèlement pour l’amour d’Allah ».
Quand est-ce que nous allons réaliser ce bonheur au moins une seule fois ? Tu te prosternes, tu sens que ton cœur n’existe plus dans ce monde car tu l’as abandonné à Allah, tu ne sens pas tout ce qui t’entoure, et tu ne crains pas de pleurer et d’allonger la prosternation.

Notons un autre point : Pourquoi l’arbre a-t-il cité la prosternation de David spécialement, alors que tous les prophètes se sont prosternés pour Allah ? Il paraît que la prosternation de David était trop fidèle, d’une manière que nous ne pouvons pas imaginer Que le bonheur soit accordé à toi si tu peux faire une prosternation comme celle de David (Que la paix soit sur lui)
Ibn Al-Qayyim a dit : « Si les gens se suffisent par ce monde, suffis-toi par Allah. Si les gens sont contents par le monde, sois content par Allah. Si les gens s’approchent des riches et des hommes de pouvoir pour les satisfaire, approche-toi d’Allah ». J’espère que tu goûteras la douceur de ces mots et qu’ils ne seront pas de simples théories.
Selon Abu Moussa Al-Ach’ary, il était assis une nuit à la mosquée du Prophète lisant le Coran d’une belle voix (il possède la plus belle voix parmi les compagnons du Prophète), et réagissant avec les versets, quand le Prophète est entré à la mosquée et lui a dit : « Je t’ai entendu lire le Coran... Allah t’a accordé l’une des flûtes de David ». En principe, la flûte est utilisée dans le domaine de la musique et des chansons, mais David (Que la paix soit sur lui) possédait une magnifique voix. Lorsqu’il lisait le Zabûr (le livre sacré qui lui a été révélé), il a influé tout le monde autour de lui. En d’autres termes, Allah a accordé à Abu Moussa une seule corde vocale de celles de David. Imaginez comment était donc la lecture de David. As-tu déjà lu le Coran de cette manière ? Même si tu ne possèdes pas une belle voix ? Et quand est-ce qu’était la dernière fois ?

Abdullah Ibn Amr Ibn Al-‘Aç a dit : « Le Prophète m’a rencontré un jour et m’a dit: ‘Abdullah, j’ai su que tu jeûnes tout le temps, et que tu lis tout le Coran chaque nuit » (Le Coran n’était pas encore révélé au Prophète tout entier, et Abdullah était âgé de 22 ans)< Le Prophète a pris connaissance de ce que faisait Abdullah, car ce dernier l’a répété tellement de fois que le Prophète l’a su.
Pourquoi nous ne faisons pas le quart de ce que Abdullah faisait ?
Si l’un d’entre nous veut pratiquer Qyam Al-layl, le diable lui inspire d’attendre après la prière du soir puis après avoir regardé la télé. En d’autres termes, chaque fois que tu veux faire quelque chose pour t’approcher d’Allah, le diable te demande de ne pas le faire et tu t’éloignes du droit chemin. Pourquoi donc le laisses-tu te vaincre et t’éloigner de la glorification d’Allah et de la prière?
Retournons au Hadith : Abdullah Ibn Amr a dit : « C’est vrai, prophète d’Allah ». Le Prophète lui a dit : « Tu ne dois pas le faire. Mais jeûne parfois et mange d’autres fois. Pratique Qiyam Al-layl quelques temps et dors d’autres temps... » Regarde mon frère à l’équilibre conseillé par le Prophète (BP sur lui)< Il veut que le musulman réalise un équilibre dans sa vie. Toutefois, nous sommes trop loin et nous devons déployer de grands efforts pour arriver à ce point d’équilibre.
Le Prophète lui dit à propos du Coran : « Abdullah, termine le Coran une fois tous les 30 jours » Abdullah lui répondit : « J’ai le pouvoir de faire plus » Le prophète lui dit : « Termine le donc une fois tous les 20 jours »
Abdullah lui répondit : « J’ai le pouvoir de faire plus » Le prophète lui dit : « Termine le donc une fois tous les 15 jours » Abdullah lui répondit : « Laissez-moi jouir de ma jeunesse en lisant le Coran »< (De nos jours, la jouissance de la jeunesse signifie nouer des relations avec les filles) Le prophète lui a dit : « Termine le donc une fois tous les 10 jours » Abdullah lui répondit : « J’ai le pouvoir de faire plus » Le Prophète lui dit : « Termine le donc une fois tous les 5 jours... 3 jours... Pas moins que ça... »
Quant au jeûne, le Prophète lui dit : « Jeûne 3 jours par mois et tu vas prendre la même récompense que si tu jeûnais toute ta vie » .la récompense est multipliée par dix. Remarque la simplicité du Prophète. Abdullah lui dit : « J’ai le pouvoir de faire plus ». Le Prophète lui dit : « Jeûne un jour et mange deux » Ce qui signifie de jeûner chaque lundi et jeudi... Abdullah lui dit : « J’ai le pouvoir de faire plus ». Prophète lui dit : « Jeûne un jour et mange un jour, c’est le jeûne le plus équilibré, celui de David , et
c’est le meilleur jeûne». Abdullah lui dit : « J’ai le pouvoir de faire plus». Le Prophète lui dit : « Il n’y a rien de meilleur que ça, Abdullah »

Certains jeunes commencent par être trop enthousiasmés à pratiquer les cultes, mais après s’être mariés et avoir eu des enfants, ils se trouvent occupés.
L’un des suivants des compagnons du Prophète a dit : « Je crains ne pas être récompensé pour les cultes que je pratique »< On lui a demandé : «Pourquoi ? »< Il a répondu : « Car je les pratique pour sentir la douceur de les pratiquer »< C’est sans doute plus pieux, et j’espère que nous faisons des pas vers cette douceur.
L’un des suivants des compagnons du Prophète a dit : « J’ai senti la fatigue d’avoir pratiqué Qiyam Al-layl pour une année et j’en ai senti la douceur pour 20 années. »
A la fin du dialogue mené par Abdullah avec le Prophète, ce dernier lui a dit : « Abdullah, un jour tu seras âgé et tu ne pourras pas faire tout ce que tu fais ces jours-ci »< Abdullah a dit plus tard : « Et me voilà âgé et incapable de faire ce que je faisais dans ma jeunesse... Si j’avais fait ce que m’avait recommandé le Prophète! »

L’équilibre est donc requis, mais la négligence est inacceptable... Chaque culte empreint le cœur et l’esprit d’une certaine douceur, sinon Allah n’allait pas nous ordonner de le pratiquer. Est-ce possible que Allah nous ordonne de faire quelque chose qui n’a pas de conséquences sur nos cœurs et esprits ? Si tu ne sens pas cette douceur, tu devras vider ton cœur des tentations et des désobéissances. Pourquoi donc sentons-nous cette douceur au mois de Ramadan, et pouvons-nous jouir de la pratique de la prière At-Tarawih (salat pratiquée au mois de Ramadan chaque jour après la prière du soir) et la lecture du Coran, la prière est pourtant toujours la même et le Coran est toujours le même...

Retournons à David (Que la paix soit sur lui). Le Prophète a dit : « Le jeûne préféré par Allah est celui de David, il jeûnait un jour et mangeait l’autre, et la prière préférée par Allah est celle de David, il dormait la moitié de la nuit, priait le tiers de la nuit et se reposait le sixième... (C’est à dire qu'il priait environ trois heures et demi chaque nuit)< » Si tu peux pratiquer Qiyam Al-layl pour un tiers d’heure, tu auras réalisé la prière préférée par Allah après les cinq prières prescrites.
Tu peux même faire cette prière après la prière du soir. Lis le coran pendant ta prière et mets-le sur un support.
‘A’icha (Que Allah soit satisfait d’elle), priait les nawafel (prières surérogatoires) derrière son serviteur, Ziwan, au mois de Ramadan. Quant aux prières prescrites, effectue-les en lisant une page par prosternation ou un quart de Hizb par deux prosternations (le Hizb est égal à la moitié d’une des 30 parties du Coran)
La fidélité et l’insistance à pratiquer Qiyam Al-layl te rendent de plus en plus proche d’Allah. Une ou deux semaines plus tard, tu sentiras que Qiyam Allayl est la chose la plus délicieuse de ta vie, et tu préfèreras la nuit au jour pour être seul avec Allah, Le prier et Lui demander pardon, jusqu’à ce que tu Le rencontres au Jour Dernier, et que, satisfait de toi, Il te laisse habiter Son Paradis.

Selon l’histoire, Allah a dit à David : « David, J’ai des serviteurs que J’aime et qui M’aiment, Je leur manque et ils Me manquent, si tu les imites, Je t’aimerai ». David a dit : « montre-les-moi, Allah ». Allah lui a dit : « Ils pratiquent les prières dans leurs temps, Je leur manque comme les nids qui manquent aux oiseaux, lorsque la nuit tombe et que tout amoureux retrouve son aimé, ils se tiennent debout pour Moi, se prosternent pour Moi et M’appellent par Mes mots, et Me flattent en énumérant Mes bienfaits. D’aucuns d’entre eux crient et pleurent, d’autres se lamentent et se plaignent, Je vois ce qu’ils souffrent pour Mon amour, et J’entends ce qu’ils disent près de Moi. Tout d’abord, Je jette de Ma lumière à l’intérieur de leurs cœurs, c’est ainsi qu’ils parlent
de Moi aux habitants de la terre comme Je parle d’eux aux habitants du ciel. ».
Comme tu seras pauvre si tu ne goûtes pas cette douceur !! Même si tu jouis du monde entier et de sa douceur, et que tu n’as pas senti la douceur d’être proche d’Allah, tu n’as donc pas goûté la plus belle part du monde.

Le deuxième : Si les sept cieux et les sept terres sont mis dans leur balance le Jour Dernier, Je dirai qu’ils sont peu pour eux?
Le troisième : Je m’approche d’eux ; vois-tu David, si Je m’approche de quelqu’un, est ce que quiconque peux savoir ce que Je veux lui donner ?
Est-ce qu’après tout ça, nous n’allons pas pratiquer Qiyam Al-layl ? Estce que nous n’allons pas imiter David et ses compagnons ? Est-ce que nous n’allons pas abandonner le matérialisme où nous plongeons, nous éloigner des chaînes spatiales et de l’Internet la nuit, et diminuer la quantité de la nourriture au dîner pour pouvoir pratiquer la prière ?
Allah a conseillé David : « David, si ceux qui s’éloignent de Moi savent combien J’aime leur retour et Je veux leur repentir, ils brûleront de désir pour Moi... David, c’est mon amour pour ceux qui s’éloignent de Moi ; imagine donc mon amour pour ceux qui s’approchent de Moi.

La suite très prochainement inchaallah ...
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riad




MessageSujet: Retour à la suite des histoires des prophètes   Sam 06 Oct 2012, 15:58

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Qu’Allah comble de Sa grâce, de Sa paix et de Ses bénédictions Son Serviteur et Messager, notre prophète Mohammed. Que la paix soit sur toi, cher(ère) lecteur(trice), ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah.

Avant de reprendre la suite des histoires des prophètes, nous tenons à nous excuser, moi en particulier, pour cette longue absence. Dieu merci, nous sommes in cha Allah à nouveau plus disponible pour continuer ces valeureuses histoires mais tout d'abord, nous allons parler du contexte actuel et de l'islam d'aujourd'hui.

En tant que musulmans, nous sommes attristé par la déformation de notre religion par beaucoup en incluant bien sur les médias ainsi que certains frères en Islam n'ayant pas vu ce jeu. Dieu nous a prévenu que la religion est unique et qu'aucune contrainte ne soit affligé à quiconque. En effet, Allah dit bien : « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin est distinct de l’égarement. Quiconque, donc, rejette le faux et croit en Allah saisit l’anse la plus solide, celle qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. » (Coran, 2:256) Qu'Allah nous guide dans le droit chemin.

Certe, Il est du devoir de tout musulman d’expliquer l’islam aux non-musulmans de façon à ce qu’ils arrivent à distinguer le vrai du faux. Mais une fois ce devoir accompli, quiconque décide d’accepter l’islam est libre de le faire, et quiconque décide de continuer sur la voie de la mécréance est tout aussi libre de le faire. Parmi les nombreuses preuves à l’appui de ces affirmations, ces versets du Coran :

Allah dit : « Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? » (Coran, 10:99)

Allah dit : « S’ils te contredisent, dis-leur : « Je me suis entièrement soumis à Allah, comme l’ont fait ceux qui me suivent. » Et dis à ceux à qui le Livre a été donné, ainsi qu’aux illettrés : « Avez-vous embrassé l’islam ? » S’ils embrassent l’islam, ils seront bien guidés. Mais s’ils se détournent… Ton devoir n’est que la transmission du message. Allah, sur Ses serviteurs, est Clairvoyant. » (Coran, 3:20)

Donc l’Islam est un message de paix au monde et il s'adresse bien à toute l'humanité et à travers tous les ages, sans distinction de peuple, de couleur de peau, de pays, de tribu, etc; L’une des vérités fondamentales que l’on retrouve dans les textes sacrés est que nul ne peut être contraint à embrasser l’islam.

Au cours de l'histoire de l'humanité, Dieu a communiqué aux prophètes et aux messagers des préceptes et des règles afin qu'ils nous les transmettent et que nous soyons toujours bien guidés. Le message est unique à Ibrahim (Abraham) à Loth, Moussa (Moïse) à'Issa (Jésus) à Mouhammad..., -Que la paix soit sur eux-, ont reçu. Croire en un seul Dieu sans lui associer qui conque. Ainsi Allah a fait de ses envoyés des modèles pour les hommes et les femmes. Ces envoyés étaient soumis aux ordres de Dieu. Comme l'a été le prophètes Ibrahim :

Sourate 3, Verset 67
Abraham n'était ni Juif ni Chrétien. Il était entièrement soumis à Dieu (musulman). Et il n'était point du nombre des associateurs.

Voyons ici quelques citations qui contribueront peut être à rétablir l'équilibre de la vérité et à amorcer une approche sans préventions de l'Islam.

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".
Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.


"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".
Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.

« J’ai eu beaucoup de grands moments dans ma vie. Mais les sensations que j’ai éprouvées tandis que j’étais sur Le mont Arafat, le jour du Hadj (pèlerinage musulman), étaient les plus forts de ma vie. Je me suis senti exalté par l’atmosphère spirituelle indescriptible qui y régnait: lorsqu’un million et demi de pèlerins invoquaient Dieu pour le pardon de leurs péchés et pour leur accorder Sa Grâce et Ses bénédictions. C’était une expérience poignante que de voir des gens appartenant à des couleurs, races et nationalités différentes, rois, hommes d’états et hommes ordinaires de pays très pauvres, tous enveloppés de deux draps blancs simples, le même pour tous, priant Dieu. Priant Dieu sans aucun complexe de supériorité ou d’infériorité entre eux. C’était une des manifestations pratiques et concrètes du concept d’égalité de l’homme en Islam. » (Interview du quotidien “Al-Madinah”, Jeddah, 15 Juillet 1989)
Mohamed Ali
Boxeur américain. Trois fois Champion du Monde de Boxe, catégorie Poids Lourds
Converti à l’Islam en 1965

« Depuis un certain temps maintenant, dans un effort vers plus de précision et plus de concision, j’ai essayé de mettre par écrit d’une façon systématique toutes les vérités philosophiques qui, selon moi, peuvent être confirmées sans le moindre doute. Au cours de cet effort de réflexion, une vue s’imposait à mon analyse: le fait que l’attitude typique d’un agnostique n’est pas une attitude intelligente. C’est à dire, que l’homme ne peut simplement pas échapper à une obligation de croire; de croire en l’évidence qu’un acte créateur soit à l’origine de tout ce qui existe autour de nous; que l’Islam est la conception qui concrétise la plus grande harmonie avec notre réalité en général. Ainsi j’ai commencé, non sans choc et surprise, pas à pas, malgré moi et mes préjugés, et presque inconsciemment, à ressentir et penser que je devenais Musulman. Seul un dernier acte devait être entrepris : formaliser ma conversion. Depuis, aujourd’hui je suis Musulman. Je suis enfin arrivé au bout de ma recherche. »
Wilfried HOFFMAN
(Murad Hofman)
Doctorat de Droit de la « Harvard University ». Ex- Haut officier de l’OTAN - Diplomate et Scientifique Civil Allemand. Actuellement Ambassadeur d’Allemagne au Maroc
Converti à l’Islam en 1980

« L’Islam attaque spécialement les idolâtres; il n’y a point d’autre dieu que Dieu, et Mohamed est son prophète; voilà le fondement de la religion musulmane; c’était le point le plus essentiel: consacrer la grande vérité annoncée par Moïse et confirmée par Jésus. (...) Il n’y a pas d’autre dieu que Dieu et Mohamed est son prophète. (...) Je suis, moi, musulman unitaire et je glorifie le Prophète. (...) J’espère que le moment ne tardera pas où je pourrai réunir tous les hommes sages et instruits du pays, et établir un régime uniforme, fondé sur les principes d’Al Coran qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes. » (Extraits de “Correspondance de Napoléon Ier Tome V pièce n° 4287 du 17/07/1799: profession de foi, voir aussi pièce n° 3148; et de l’ouvrage de Christian Cherfils: “Bonaparte et l’Islam” - Pedone Ed. - Paris - 1914 - p. 81 - 127 )
Note : les historiens qui parlent de cette conversion, la qualifie de stratégie égyptienne. Cependant il suffit de lire le “Journal inédit de Ste Hélène, de 1815 à 1818” du Gal Baron Gourgaud -2 tomes- Ed. Flammarion, pour se rendre compte que la persistance de l’Islam chez Napoléon, lors de son séjour final à Ste Hélène, ruinent totalement cette hypothèse. Car, là, nulle ambition ou stratégie politique ne dictaient alors sa conduite.
NAPOLÉON BONAPARTE
Empereur des Français (1769-1821)

« Le Coran est la dernière révélation, et Mohammad (Paix sur lui) est le sceau des prophètes (.....) Puis j’ai été heureuse de constater que je n’étais pas seule, mais je me trouvais située, sans le savoir, dans une grande tradition. Et cela sans avoir à rien renier. Je ne reniais ni la Torah, ni l’Evangile. Je laissai simplement de côté ce qui m’avait toujours agacée, les décisions conciliaires, dogmatiques de messieurs réunis à Rome pour décider que Dieu est comme ceci ou comme cela.(...) On ne se convertit pas à l’Islam, on embrasse une religion qui englobe toutes les autres... » (Extraits de “Islam, l’autre visage”, Eva de Vitray, Ed. Albin Michel, 1995)
Eva De VITRAY-MEYROVITCH
A fait toute sa carrière aux postes de Chercheur
et Directrice du Service des Sciences Humaines du CNRS.
Née dans l’aristocratie française, élevée chez des religieuses. Auteur de plusieurs livres. Convertie en 1950

« Ma famille et mes amis étaient des gens bourgeois, respectables, intelligents, et cultivés. Des gens qui observaient et croyaient fermement en une certaine base morale. Cependant ils rejetaient tout lien entre l’éthique, la morale donc, et la théologie. L’autorité des Lois et Morales Musulmanes procède de Dieu l’Omnipotent. Le plaisir et le bonheur dans l’Islam ne sont que les fruits produits par une satisfaction émotionnelle dans l’exécution consciencieuse de ses devoirs pour le seul plaisir de Dieu, afin d’atteindre, ainsi, le salut. En Islam, les devoirs s’élèvent toujours au-dessus des droits. C’est seul dans l’Islam que ma quête des valeurs absolues fut satisfaite. Dans l’Islam seul j’ai pu enfin trouver tout ce qui avait une vraie valeur, ce qui était beau et bon, donnant une direction et une signification à la mort et la vie humaine. »
Mme MARGARET MARCUS
(Maryam Jamilah)
Américaine, anciennement Juive. Écrivain et journaliste. Auteur de plusieurs livres. Convertie à l’Islam en 1962

« L’Islam me paraît comme un chef d’œuvre d’architecture. Toutes ses parties sont harmonieusement conçues pour se compléter et se soutenir entre elles. Rien n’est ici superflu, et rien ne manque, avec comme résultante l’équilibre parfait d’une composition sans faille. »
Leopold WEISS
(Mohammad Asad)
Homme d’Etat autrichien, journaliste et auteur, ancien correspondant étranger pour le célèbre « Frankfuerter Zeitung », auteur de “Islam at Cross Roads”, “Le chemin de la Mecque” (Fayard éd.) et traducteur du Coran.
Converti à l’Islam en 1926

« J’ai pu vivre sous différentes latitudes, avec des modes de vie différents et j’ai eu l’occasion d’étudier diverses idéologies, mais je suis arrivé à la conclusion que rien n’est comparable à l’Islam. Aucun de ces systèmes ne détient un code de vie aussi complet que noble. Seul l’Islam le possède; et c’est la raison pour laquelle tant d’hommes, en toute sincérité, embrassent cette religion. L’Islam n’est pas théorique; il est pratique. Il signifie la soumission complète à la volonté de Dieu ! »
Herbert HOBOHM
(Aman Hobohm)
Diplomate Allemand, Fonctionnaire Civil et Missionnaire. Un intellectuel, qui a servi la Mission Diplomatique Allemande dans diverses parties du monde. Travaille actuellement comme Attaché Culturel à l’ambassade Allemande à Riyadh, en Arabie.
Converti à l’Islam en 1941

« Quand j’avais 12 ans, je rejetais la foi contradictoire et illogique de l’Église. Deux années plus tard, en 1962, j’ai été fasciné par la lutte victorieuse des musulmans algériens contre le colonialisme français. C’était la première “flèche de l’Islam” à me toucher. Durant mes études secondaires et à l’université, j’étais un exemple typique de la génération de rebelle rouge (communiste). Mon cheminement vers la Vérité du Saint Coran était lente et imprévue... En 1974 j’ai visité la Turquie, je préparais ma thèse sur la politique du Sultan et Calife Suleiman Kanunís envers l’état polonais. Je fut alors surpris par la plus mélodieuse voix que l’humanité puisse produire: l’AZAAN, l’appel à la prière par un muezzin. Mes cheveux se sont dressés sur ma tête. Une force étrange mais puissante me conduisit à la vieille mosquée d’Istanbul. Là, de vieux Turcs barbus et souriants, m’enseignèrent LE WOUZOU, (ablutions). J’ai proclamé la SHAHADA en larmes, et j’ai fait ma première prière, la SALAAT Maghrib... J’ai alors balayé toutes mes idéologies de pacotille... Pour la première fois de ma vie, j’ai éprouvé une telle félicité, et je ressentais le plaisir de l’amour d’Allah dans mon cœur. J’étais un musulman... »
Bogdan KOPANSKI
(Bogdan Ataoullah Kopanski)
Américain, d’origine polonaise. Docteur en Histoire Politique. A fait un parcours très intéressant vers l’Islam et a affronté de sévères épreuves; a été deux fois emprisonné par le régime Communiste polonais (1965, 1981-82). Converti à l’Islam en 1974

Pour finir Allah dit enfin: « Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites : « Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même. Et c’est à Lui que nous nous soumettons. » (Coran, 29:46)

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MessageSujet: L'histoire du prophète David   Lun 08 Oct 2012, 00:19

Salam Aleikom

Le Prophète dit dans un hadith rapporté par At-Tirmidhi que David paix sur lui avait pour prière « Ô mon Dieu j’implore Ton amour et l’amour de ceux qui T’aiment et l’amour de l’œuvre qui rapproche de Ton amour, ô mon Dieu fais que Ton amour soit plus précieux pour moi que ma personne, les miens et l’eau fraîche »
Pourquoi précisément l’eau fraîche ? Connais-tu l’effet que produit l’eau fraîche sur les cœurs un jour de grande chaleur? De quelle manière ravive-t-elle l’âme ?

En fait, cette prière signifie: fais que Ton amour ravive mon cœur tel l’eau fraîche qui ravive l’âme. De ce fait, l’amour d’Allah représente l’essence de la vie et de toute chose qui évolue dans Son univers, de plus, cette prière que nous a enseigné notre prophète était à l’origine celle de David paix d’Allah sur lui < puisse Allah nous réunir avec lui au Paradis. Ka’b Al-Ahbar, un juif converti à l’Islam, dit un jour à Soheib Ar-Roumi : « Je jure par celui qui a ouvert la mer pour Moise, que nous avons trouvé dans nos livres que David disait cette prière après chaque Salat « Ô Allah parachève ma religion qui est mon salut, et parachève mon monde où je mène ma vie, et parachève ma vie à l’au delà qui m’est destinée, fais que ma vie soit pour moi un apport en tout ce qui est bien, et fais que la mort soit pour moi un repos de tout ce qui est mal » « Auprès de Ton pardon je demande refuge de Ta colère et auprès de Ta clémence je me réfugie de Ta punition et auprès de Toi je me réfugie de Toi, je ne sais faire Ton éloge, comme Tu l’as Toi-même fait pour toi» ( c’est à dire que je ne peux pas faire Ton éloge comme il se doit) « Ô mon Dieu nul ne peut faire obstacle à ce que Tu donnes, nul ne peut donner ce dont Tu prives, nulle richesse n’est point utile devant Toi» »

Soheib répondit : « Quant à moi, je jure par Allah que j’ai entendu le messager d’Allah dire cela après la Salat ». Voyez-vous comment la religion est un tout indissociable et de quelle manière les invocations se poursuivent ? Prie Allah au lieu de rompre les liens avec Lui (gloire à Lui).

Je (amr khaled) connais un jeune homme riche qui, chaque jour en se rendant à l’université dans sa voiture, invoque Allah dans un langage de tous les jours car il n’est pas aussi éloquent que les cheikhs, il disait : « Ô mon Dieu, es-Tu content de moi ou pas ? Me pardonnes-Tu ou pas ?
Rapproche moi de Toi ô mon Dieu «Ô mon Dieu à chaque fois que je veux m’éloigner de tel méfait j’y reviens...je n’ai que Toi, purifie mon cœur de ce méfait » Ce jeune homme est ainsi très lié à Allah.
Allah à fait révéler le Zabūr à David et lui a donné une voix sans pareille, lorsqu’il se mettait à lire, des merveilles se produisaient, les montagnes se mettaient à louer Allah avec lui, elles faisaient un bruit qui se faisait entendre, il lisait le Zabūr d’une voix forte et ressentait les versets d’Allah et réagissait avec eux, les oiseaux venaient de toutes parts et battaient leurs ailes en louanges à Allah et on entendait ces louanges, les créatures pouvaient entendre ces louanges, peux-tu croire ça ?

Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : «Nous soumîmes les montagnes à glorifier Allah, soir et matin, en sa compagnie, de même que les oiseaux assemblés en masse, tous ne faisant qu’obéir à lui [Allah]» (TSC[i], Sâd : 18-19). Les montagnes répètent les invocations du matin et du soir, elles demandent et implorent le pardon d’Allah chaque jour. Imagine l’endroit où se trouvait David et près de lui une montagne
et des oiseaux qui battent de leurs ailes et tous répétaient : il n’y a nul autre Dieu qu’Allah « Et il n’existe rien qui ne célèbre Sa gloire et Ses louanges »(TSC, Al-'Isrâ' (LE VOYAGE NOCTURNE) : 44).
D’ailleurs, sais-tu que lorsque tu célèbres la gloire d’Allah au bord de la mer, les vagues font de même avec toi ainsi que la brise marine et tous les atomes qui t’entourent. Dans le hadith authentique, Abu Huraira raconte que pendant que le Prophète et les compagnons étaient assis< le Prophète prit des cailloux dans sa main, nous les entendîmes célébrer la gloire d’Allah, le Prophète les mit alors dans la mains de Abu Bakr et nous entendîmes les cailloux célébrer la gloire d’Allah, puis il les mit dans la main de Omar et nous entendîmes les glorifications des cailloux dans la main de Omar, puis nous primes les cailloux mais ils ne glorifiaient plus.
Peux-tu imaginer quel degré de recueillement tu dois atteindre pour que l’univers qui t’entoure réagisse avec toi.

Il est aussi rapporté dans les biographies qu’un des Ansar, ‘Ousseid Ibn Houdeir’, lisait sourate Al-Kahf un Vendredi soir, il était tellement modeste et humble face aux versets qu’il parait que l’univers tout entier fut secoué par l’humilité face aux versets et que sa monture fit du bruit et se mit à bouger, lorsque Ousseid se taisait le cheval se calmait mais dès qu’il reprenait le cheval reprenait aussi, cette situation s’est reproduite à plusieurs reprises, tant que Ousseid en parla au prophète, le prophète dit alors : « c’est la sérénité qu’inspirent les anges qui sont descendus pendant que tu lisais le Coran, ton cheval était ému par la beauté de ta lecture ».
Toi aussi, lorsque tu célèbres la gloire d’Allah et que tu Lui es obéissant, tu ressens une sérénité et une paix extraordinaires parce que toi et l’univers évoluez dans la même direction, et que vous deux répétez la même symphonie, car le tapis de prière sur lequel tu t’assieds célèbre la gloire d’Allah et le mur sur lequel tu t’appuies célèbre la gloire d’Allah et la terre s’enchante que l’homme qui se déplace sur elle tend à plaire et obéir à Allah. Mais lorsque tu es désobéissant et que tu ignores Allah, comme c’est le cas avec les athées qui se suicident parce que leurs croyances vont à l’encontre de la nature humaine « et tu ne trouveras pas de changement dans la loi d’Allah » (TSC, Al-'Ahzâb (LES COALISES) : 62).
Le prophète disait en s’adressant au croissant de lune: « Allah est mon seigneur et le tien» c'est-à-dire que même si des milliers d’années nous séparent nous restons tous les serviteurs d’Allah. Allah a offert à David un autre miracle, Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme: « Et Nous renforçâmes son royaume » (TSC, Sâd : 20). Quel est donc le rapport entre ce verset et la délicatesse et les pratiques religieuses? Lorsque David a perfectionné sa pratique
religieuse et la célébration de la gloire d’Allah, Allah lui a préservé son royaume et lui a donné plus de force et a renforcé le royaume du peuple d’Israël à ce moment là lorsqu’ils ont bien perfectionné leur pratique religieuse.

C’est la même chose pour nous, si nous voulons retrouver la gloire de cette Umma et libérer Al-Aqsa, le seul moyen d’y parvenir est une pratique religieuse proche de celle de David. « et lui donnâmes la sagesse et la faculté de bien juger» (TSC, Sâd : 20). Il aimait énormément faire le bien, Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme: « et rappelle-toi David, Notre serviteur, doué de force [dans l’adoration]»(TSC, Sâd : 17). Qui a deux interprétations, la première est la force, la deuxième est la diversité des bonnes œuvres.

Je me demande combien de mains tu possèdes ? les mains signifient aussi l’aumône, les dons et l’entretien des liens parentaux et la prise en charge des orphelinats et des centres d’oncologie, l’aide aux autres et l’hospitalité envers les invités et les dons en faveur des palestiniens, etc. Un autre miracle est révélé dans le hadith authentique du Prophète selon lequel qu’Allah a facilité à David la lecture du Coran.
Le Coran ou le Zabūr? Selon le hadith le Prophète dit bien : le Coran et non pas le Zabūr les Uléma disent à ce sujet que bien que le Coran n’ait pas été révélé à David, le Prophète considérait que la religion « unique » c’est la religion d’Allah. De plus, le Prophète voulait nous faire ressentir que nous sommes proches de David. David ordonnait à ses serviteurs de lui seller sa monture et avant même qu’ils n’eurent fini de mettre la selle sur son cheval, David terminait de lire le Zabūr, pour dire à quel point Allah rendait le temps même le plus court très utile pour David. Aussi lorsque tu décides d’effectuer deux rak’ãt avant la prière d’Al-Fadjr, tu te surprends à avoir prié, glorifié Allah et fait des invocations bien avant l’appel à la prière.
Un autre miracle de David : le fer qui devenait amolli entre ses mains, il pouvait le travailler comme si c’était de l’argile, rappelle-toi comment fonctionnent les grands fours dans les aciéries et imagine comment David travaillait ce même fer ? Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme: « < Et pour lui, Nous avons amolli le fer » (TSC, Saba' : 10). L’univers appartient à Allah, Il en fait ce qu’Il veut et l’histoire de David et de Salomon est remplie de divins miracles.

Il est vrai qu’Allah a établi des lois pour l’univers, mais il arrive qu’Il les change pour nous faire savoir qu’Il est le maître de l’univers, Il ordonne au feu de ne pas brûler Ibrahim, et au couteau de ne pas égorger Ismail, et au fer qui nécessite des températures élevées pour fondre de devenir amolli entre les mains de David, et à l’eau qui est liquide Il ordonne de se solidifier devant Moise, et au soleil de se figer pour Yushã fils de Nun et à la lune de se fendre pour Mohammed. Ne crains nul autre que Lui, le monde est le sien et la royauté est la sienne et dans quelques années Al-Aqsa sera libéré et les Juifs seront partis, nous serons partis aussi, et ne restera plus que la règle coranique -ce qui peut être traduit comme : "
Tout ce qui est sur elle [la terre] doit disparaître, [Seule] subsistera La Face [Wajh] de ton Seigneur, plein de majesté et de noblesse. " (TSC, ArRahmân (LE TOUT MISERICORDIEUX) :26-27).
Que fit David après qu’Allah lui ait amolli le fer?

Il a fabriqué des armures de guerre pour protéger l’homme contre les coups d’épée. Une énorme différence existe entre quelqu’un qui fabrique des armures pour protéger la vie des hommes et entre ceux qui sèment destruction et sang. « < Et pour lui, Nous avons amolli le fer. (En lui disant): « Fabrique des cottes de mailles complètes et mesure bien les mailles » (TSC, Saba' : 10-11).

Les mailles représentent une armure qui protège le corps humain de la tète aux pieds, ainsi il ne sera pas affecté, peu importe la violence des coups. « et mesure bien les mailles» est une indication d’Allah qui apprend à David comment fabriquer, avec précision, des cercles métalliques légers et troués. Parallèlement, on voit l'occident exhiber avec fierté les inventions qu’ils réalisent et prétend que c’est le fruit de son génie et ne reconnait jamais que ce génie est un don de Dieu et que Dieu peut leur reprendre quand Il veut. Dans ces mêmes versets, Allah leur indique que Ses prophètes sont les premiers inventeurs sur terre mais cela ne les a pas empêchés d’être liés avec Allah, sans être aveuglés par le matérialisme ni la technologie du siècle.

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MessageSujet: L'histoire de David   Dim 14 Oct 2012, 13:34

Salam aleikom

Nous reprenons in cha allah la suite de l'histoire du prophète David (Daoud).

Le Prophète, dans le hadith rapporté par l’Imam Ahmed, disait que David ne fuyait pas face à l’ennemi, ne manquait jamais à sa parole, et ne mangeait que ce qu’il gagnait. Ce sont là les trois points auxquels le hadith fait référence pour que les gens comprennent bien qu’il ne s’agit pas uniquement de pratiques religieuses:

1- Il était courageux en guerre sainte.
2- Il avait un bon caractère.
3- Il travaillait et mangeait ce qu’il gagnait.


La pratique religieuse ne se substitue pas au travail, pour que personne ne pense que la prière de la nuit est mieux pour lui que se rendre à son université et passer ses examens. Ou encore une femme pratiquante mais qui fait du tort à ses voisins, ses pratiques religieuses ne lui seront donc d’aucune utilité, notre Prophète a voulu nous enseigner la pondération.
Il y a là une remarque importante : celui qui fait le plus de tort à l’islam, est le pratiquant au mauvais caractère et au comportement déplaisant.

Lorsque les gens ont affaire à lui ils fuient et rejette la religion, ce qui crée un fossé entre les gens et leur religion. De plus, il ne faut pas laisser l’occasion aux pervers de propager l’idée que la pratique religieuse et le mauvais caractère vont de pair.

Donc, en plus de son bon caractère, sa pratique religieuse et sa fabrication d’armure, etc. David avait pour fonction de gérer les conflits entre les gens. Le Coran nous raconte qu’Allah l’avait testé et mis à l’épreuve dans une situation : David partageait son temps entre la gestion des conflits, le travail du fer pour gagner sa vie, et la pratique religieuse en solitaire dans le sanctuaire.
Mais Allah lui a envoyé deux anges sous forme de deux personnes en désaccord, Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme: «Et t’est-elle parvenue la nouvelle des disputeurs quand ils grimpèrent au mur du sanctuaire !» (TSC, Sâd : 21). Pourquoi Allah les lui a t-Il envoyé au sanctuaire, parce qu’il veut enseigner aux juges une sagesse, celle de ne jamais prononcer de jugement en état de nervosité ou de mauvaise humeur et ne jamais prononcer de jugement qu’après avoir entendu les deux parties « Quand ils entrèrent auprès de David, il en fut effrayé. Ils dirent: «N’aie pas peur! Nous sommes tous deux en dispute; l’un de nous a fait du tort à l’autre. Juge donc en toute équité entre nous, ne sois pas injuste et guide-nous vers le chemin droit » « Celui-ci est mon frère: il a quatre-vingt-dix-neuf brebis, tandis que je n’ai qu’une brebis. Il m’a dit: «Confie-la-moi» et dans la conversation, il a beaucoup fait pression sur moi». Il [David] dit: «Il a été certes injuste envers toi en demandant de joindre ta brebis à ses brebis». Beaucoup de gens transgressent les droits de leurs associés, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres - cependant ils sont bien rares -. Et David pensa alors que Nous l’avions mis à l’épreuve. Il demanda donc pardon à son Seigneur et tomba prosterné et se repentit » (TSC, Sâd : 21-24).

Lorsqu’il a prononcé son jugement sans écouter l’autre partie, les deux anges disparurent, David comprit alors qu’il venait de commettre une erreur en se précipitant -Dans certains pays musulmans, cette règle divine est enseignée aux juges- Après la disparition des deux anges, David a demandé pardon « et se repentit » et Allah l’accepta, Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « Nous lui pardonnâmes. Il aura une place proche de Nous et un beau refuge. »
(TSC, Sâd : 25).

Son heure arriva et c’est son fils Salomon qui s’est chargé de sa toilette et de son enterrement. Dans la chaîne de validation et d’authentification de l’Imam Ahmad, Abu Huraira, qu’Allah l’agrée, raconte dans un hadith du Prophète comment est décédé David, ce sont des moments pleins de sujets de réflexion qui incite à être constamment en éveil car la mort peut venir subitement.
David était bien connu pour la grande jalousie qu’il éprouvait pour ses femmes, lorsqu’il sortait, il les enfermait, et un jour on trouva un homme étranger au centre même de sa maison et les femmes de David eurent peur de la jalousie de David qui revint en colère, l’homme étranger était là immobile, David lui demanda qui il était ?
-« Je suis celui qui ne craint pas les rois, je suis celui que les barrières n’arrêtent pas. » répondit l’homme.
David dit alors, « je te reconnais, tu es l’ange de la mort, prends mon âme, mon heure est arrivée. »
David mourut, après avoir connu les louanges des montagnes et des oiseaux et le ramollissement du fer. Allah (exalté soit-Il) dit- ce qui peut être traduit comme : « Mais tous, retourneront à Nous ».(TSC, Al-'Anbiyâ', verset 93).

Je voudrais attirer votre attention sur deux points :
1. La polygamie, sans trop s’attarder là dessus, une guerre est carrément déclarée contre l’islam sur cette question précise pourquoi ? Plusieurs prophètes étaient polygames : Ibrahim, David, Salomon et d’autres, et contrairement à ce que l’on tend à croire, l’Islam est la seule religion à avoir établi des règles à ce sujet et à limiter le nombre d’épouses à quatre. Je ne dis pas cela dans le but d’attaquer les femmes ou d’encourager les hommes, mais pour démontrer que l’islam est en fait attaqué et accusé à tort et sans fondement, et nous, nous ne savons pas quoi répondre. Il y a des hommes qui interdisent à leur femme le port du voile, comment la nature s’est métamorphosée et l’homme veut à présent montrer aux gens qu’il est marié à une femme belle, à tel point que des femmes souffrent parce que leurs maris leur demandent de ne porter le voile que quand elles seront vieilles, en d’autres termes, ils n’auront plus besoin de leurs femmes à ce moment là.
J’adresse ce message à toute femme : quelles que soient les pressions, ne cède pas et ne capitule pas, bien au contraire garde ton voile, comment sinon rencontreras-tu Allah après ta mort, puisse Allah te venir en aide.
Un mot à l’adresse des hommes : Le Prophète dit : « Trois personnes qu’Allah ne regardera pas le jour du jugement et n’en dira pas de bien et auront un châtiment pénible, l’enfant désobéissant, la femme masculine et le complaisant qui incite les siens au péché il l’encourage et n’en est pas gêné ».

Je (amr khaled) connais un homme qui avait une épouse belle, ça le rendait extrêmement heureux que sa femme porte des vêtements qui mettent en valeur ses atouts et que les gens la regardent dans les lieux publics et dans les clubs, etc. Allah a voulu que cet homme soit atteint d’une paralysie du bassin aux pieds, il vit les gens profiter de la beauté de sa femme sans qu’il puisse l’approcher, il fut meurtri par la jalousie. Celui qui sème le vent récolte la tempête.

2. La leçon que nous tirons de l’histoire de la mort de David : la bienfaisance que lui témoignait son fils Salomon. Le Prophète dit à son propos : « Il l’a lavé puis l’a enveloppé dans un linceul, mais le soleil s’était levé, lorsqu’il vit que la chaleur augmentait, Salomon eut peur que moins de gens viennent faire la prière des funérailles de son père, il ordonna alors aux oiseaux de faire de l’ombre sur le lieu de prière, les oiseaux firent de l’ombre mais la chaleur devenait plus importante parce que l’air frais ne passait plus ».

Salomon ordonna alors aux oiseaux de battre leurs ailes, Abu Huraira dit : « j’ai vu le prophèt bouger ses bras comme le font les oiseux en battant des ailes, et tout cela pour que plusieurs personnes fassent la prière des funérailles sur David ».

A notre époque, on trouve des gens qui veulent enterrer leur parent sans porter d’importance au nombre de personnes qui assisteront à la prière.

Je (amr khaled) me rappelle une histoire que j’ai entendue lors de mon séjour aux Emirats Arabes Unis, des personnes s’étaient engagées à construire un orphelinat, elles se sont adressées à un riche homme d’affaire et lui ont expliqué qu’elles n’ont réussi à construire que deux étages et qu’elles ne pouvaient pas achever la construction par manque de ressources. Le riche homme d’affaires leur reprocha de ne pas lui en avoir parlé avant et leur promit de financer le reste de la construction dans les deux jours qui suivaient.

Le lendemain le riche homme d’affaire mourut, ils se rendirent chez le fils du défunt et le mirent au courant de la situation mais celui-ci leur répondit : « je ne vous connais pas, mon père est décédé, l’héritage est passé aux héritiers »

La personne qui m’a raconté cette histoire qui m’a beaucoup touché continue : des années sont passées et quand je me suis rendu en France, j’y ai rencontré le fils du défunt homme d’affaire avec sa femme, je leur ai expliqué un des projets de bienfaisance en Mauritanie et je leur ai proposé de m’accompagner là bas pour voir. Il refusa catégoriquement au début, mais il finit par accepter de venir pour 48 heures. Il put constater que la pauvreté était grande et pendant notre visite, des enfants sortaient d’un petit dispensaire, très heureux d’avoir obtenu des médicaments, il semblait que ce dispensaire était l’un des rare centres médicaux de la région, ce fils demanda à savoir et je lui répondis que ce dispensaire fut construit par le biais d’une association de bienfaisance, le fils se rendit au dispensaire et là-bas il fut surpris de constater que le nom de son défunt père était gravé sur la porte parmi les fondateurs du dispensaire, le fils pleura profondément puis il dit : de combien avez vous besoin pour réaliser les projets de bienfaisance ? Nul doute qu’un père qui a tant fait mérite la miséricorde après sa mort.

Rappelons-nous toujours l’hommage aux parents et leur traitement avec bonté pendant leur vie et après qu’ils décèdent. David est décédé et fut succédé par son fils Salomon, il a gouverné Israël et Allah lui a attribué quatre miracles majeurs:

1- La compréhension du langage des oiseaux.
2- Les djinns à son service, et quiconque lui désobéit est enchaîné
chaque lundi.
3- Les vents obéissaient à ses ordres.
4- Allah lui a amolli les matériaux pour qu’il en fabrique des armes afin de combattre les ennemis d’Allah.

Nous en concluons que c’est Allah qui a enseigné la technologie aux cerveaux, mais la corruption et la décadence se sont propagées à cause de l’absence de reconnaissance.
La civilisation de Salomon a dépassé celle des Etats-Unis, parce que c’était une civilisation pieuse, l’histoire et la surface de la terre n’ont jamais connu de plus grande civilisation que :

La civilisation de Salomon ‘Alayhi Salam

puis

Notre civilisation

La terre n’a jamais connu autant de gloire ni de prospérité que sous cette civilisation, nous notons que la civilisation de Mohammed Salla Allah alayhi wa sallam est l'une des plus grandes après celle de Salomon, si ce n'est la plus grande depuis la naissance de l'Islam, son épopée a été fulgurante.

La corruption et la récession, que connaît le monde en allant du Japon jusqu'aux Etats-Unis en passant par l'Union Européennne, sont incapables malgrés de faire disparaitre la pauvreté, des gens dorment dans les parcs et qui mendient parce qu’ils ne trouvent pas qui va les abriter du froid du pénible hiver et de la neige, sont les produits de la civilisation matérialiste qui est trop égoïste et ne se permet pas de faire des dépenses pour eux.

Paradoxalement, lorsque Omar Ibn ‘Abdelaziz recevait l’argent destiné à la Zakãt (l'aumone obligatoire) , il ordonnait à ce qu’il soit distribué aux pauvres et aux nécessiteux, et quand aucun pauvre ne fut trouvé, il ordonna alors de le dépenser dans la préparation de l’armée musulmane, mais ils constatèrent que les armées étaient au meilleur de leur forme en force et en munitions, il ordonna alors que cet argent soit utilisé pour régler toutes les dettes, ils trouvèrent que les dettes dans tout le territoire de l’état avaient été remboursées pour tout le peuple. Puis il ordonna de dépenser l’argent en faveur de tous ceux qui désiraient se marier, mais de l’argent en est resté, il ordonna alors de le dépenser en faveur des Ahl A-Dhima : juifs et chrétiens qui vivaient sur le territoire musulman, ils trouvèrent que l’état musulman leur avait déjà procuré tous les besoins de la vie.

L'Islam dit que les « gens du livre » ne doivent pas être convertis de force à l'islam et méritent un statut particulier, la dhimma. Et celà s'est appliqué durant l'époque Andalouse. Le statut de dhimmi (arabe ذمي, «protégés») garantit la vie, la propriété et la liberté de culte, et un degré élevé d'autonomie juridique.
Avec le statut de dhimmis, les Juifs ont reçu l'autorisation de pratiquer leur culte et de conserver leur loi et leurs magistrats (dayanim ou juges). La communauté est représentée auprès des autorités arabes par le nassi ou nagid. En contre partie les juifs et chrétiens d'andalousie payaient la djiziya en espèce. Les musulmans ayant biensure d'autres obligations plus importante telle que la zakat.

En effet, parmi les impôts sous le règne de Abd Rahmane I par exemple, on retrouve la zâkat pour les musulmans, la djiziya pour les non-musulmans mais aussi d'autres impôts que le gouverneur lève en cas de besoins.
Omar Ibn ‘Abdelaziz dit sa célèbre expression : Avec cet argent, achetez du blé et dispersez-le sur les cimes des montagne pour que les oiseux se nourrissent des biens des musulmans.

Quel grand contraste ente celui qui fait cela et celui qui jette actuellement le blé dans les océans pour que son prix reste élevé.
Lorsqu’une civilisation est bâtie sur des efforts humains qui soient liés à Allah, le résultat est plus magnifique que les quatre miracles de Salomon, et parmi les leçons tirées :
1- La sujétion est à Allah seul.
2- Il existe une recette divine que quiconque suit sérieusement sera heureux toute sa vie et rien de mal ne l’atteindra ; Il s’agit de se lever pendant le dernier tiers de la nuit avant l’aube, prier deux Rak’ãt chaque Rak’ãt en récitant une page du Coran, tu performes le Soudjoud (prosternation) avec beaucoup de soin et d’attention, puis tu pries Allah, tu implores Son pardon pendant ce moment qui Lui est particulièrement cher, ensuite tu performes la prière du Fadjr (au masdjid pour les hommes), puis tu répètes les invocations du matin en rentrant du masdjid avec le temps, tu t’habitueras à ce rythme qui deviendra une règle de conduite dans ta vie.
3- Les bienfaits d’Allah abondent lorsque nous sommes reconnaissants à Allah et que nous les employons pour Lui obéir, de même qu’elles diminuent si nous nous montrons ingrats et que nous employons Ses bienfaits dans ce qui Lui déplait.
4- La bonté envers les parents
5- La civilisation musulmane est la plus glorieuse des civilisations.
6- Allah nous accordera la gloire et le commandement de l’humanité, lorsque les jeunes Lui seront liés, et qu’ils œuvreront pour le développement des pays musulmans et non musulmans, car c’est en soit une partie du triomphe de l’islam, pour que la génération à venir ne soit pas une génération de perdition « Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition » (TSC, Maryam (MARIE) : 59) et qu’ils se rappellent Allah et qu’ils ne soient pas indulgents envers ce que Allah a interdit même le plagiat dans les examens parce qu’une minute de tricherie t’inculque tout un mode de vie corrompu.

Que notre objectif sur terre soit de libérer nos âmes. Ceci ne se produira pas subitement sans effort sur soi. C’est plutôt ton propre succès qui représentera une avancée ou un pas parmi les pas qu’effectueront les générations victorieuses avec l’aide d'Allah.

La suite prochainement in cha Allah...
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riad




MessageSujet: L'histoire de David en vidéo   Sam 20 Oct 2012, 13:35

Bonjour et Salam aleikom

Voici en résumé l'histoire de David en vidéo.

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Bon visionnage.

La suite prochainement in cha Allah.
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MessageSujet: Bilan et précisions   Sam 20 Oct 2012, 18:05

Bonjour et Salam aleikom

Afin d'éclaircir le lecteur, nous tenons à préciser quelques points:

Nous avons raconter jusqu'à aujourd'hui l'hisoire de:

- Introcution avec la création de l'univers et des etres.

- Adam (Adan)

- Seth (fils de Adan)

- Idriss (Enoch) 5 ème petit fils de Adan

- Nouh (Noé) 2ème petit fils de Enoch

- Houd (Petit fils de Sâm et lui meme fils de Noé)

- Salih (Son 5ème grand est Tamoud, lui même fils de Houd)

- Ibrahim (Abraham descendant aprés plusieurs générations de Noé)

- Ismael (fils de Abraham)

- Ishak (Isac fils de Abraham)

- Lout (Lot le frère de Abraham)

- Youssef (Joseph fils de Jacob lui méme fils de Isaac)

- Younos (Jonas est le fils de Mata ou "Amitai")

- Ayoub (Job arrière petit fils de Isaac)

- David (descendant de Moise) On n'a pas encore raconté l'histoire de ce grand prophète. Que nous entamerons donc la fois prochaine In cha Allah.


Il y'a certains prophètes auquels nous n'avons pas raconter d'histoire, si il existe une version dans le coran ou hadith vous pouvez nous le rappelez sinon Allah dit:

«Et il y a des Messagers dont Nous (Dieu) t'avons parlé précédemment, et d'autres dont Nous ne t'avons point parlé (...).»
(Qour'an 4/164)

La suite prochainement In cha Allah...
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riad




MessageSujet: L'histoire du prophète Moise (Moussa)   Dim 21 Oct 2012, 22:54

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Qu’Allah comble de Sa grâce, de Sa paix et de Ses bénédictions Son Serviteur et Messager, notre prophète Mohammed, l’imam de ceux qui sont bien guidés et le maître de ceux qui appellent à la foi, la meilleure personne qui ait jamais prié, jeûné et appelé les gens à Allah. Et qu’Allah comble de Ses bénédictions la famille du Prophète, ses compagnons, et ses fidèles disciples qui étaient guidés vers la vérité et qui agissaient avec droiture.


Que la paix soit sur toi, cher(ère) lecteur(trice), ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah.

Tant au sein du judaïsme que du christianisme, Moïse est un personnage central. C’est l’homme de l’Ancien Testament le plus souvent mentionné dans le Nouveau Testament; il a réussi à mener son peuple hors d’Égypte, a communiqué avec Dieu et reçu les Dix Commandements. Moïse est connu à la fois comme prophète et comme législateur.

En islam, Moïse est aimé et respecté, à la fois comme prophète et comme messager. Dans le Coran, Dieu le nomme plus de 120 fois et son histoire est racontée à travers plusieurs sourates. En fait, il s’agit du prophète dont l’histoire est la plus longue et la plus détaillée du Coran. les noms d’Abraham, de Moïse et de Jésus sont cités dans le Coran (48 occurrences du nom d’Abraham, 36 occurrences du nom de Jésus, 34 occurrences de Marie et 4 occurrences du nom de Muhammad (swt), auxquelles on peut ajouter une occurrence de la forme Ahmad. Au total donc, Muhammad (swt) n’est cité que cinq fois).


Le mot « prophète » (nabi, en arabe) est dérivé du mot naba, qui signifie « nouvelle ». Ainsi, le message de Dieu est révélé et le prophète transmet la nouvelle à son peuple. Par ailleurs, le messager est envoyé, par Dieu, avec une mission bien précise, qui vise habituellement à transmettre un ou des nouveaux commandements divins. Chaque messager est aussi un prophète, mais chaque prophète n’est pas nécessairement un messager.

L’islam nous enseigne que tous les prophètes furent envoyés à leur peuple avec le même message : « Ô mon peuple! Adorez Dieu! Vous n’avez aucune autre divinité en dehors de Lui. » (Coran 11:50). Moïse appela les enfants d’Israël à n’adorer que Dieu et fixa pour eux les lois prescrites dans la Torah.

« Certes, Nous avons révélé la Torah, dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Dieu ont jugé les affaires des juifs. De même, les rabbins et les docteurs de la loi (ont aussi jugé des affaires des juifs) sur la base de cette écriture de Dieu comme il leur avait été commandé; et ils en sont témoins. » (Coran 5:44)

Le Coran constitue un guide pour toute l’humanité. Bien qu’il contienne des informations historiques, il ne s’agit pas d’un livre d’histoire. Dieu nous demande de réfléchir et de méditer sur les histoires des prophètes afin que nous apprenions des épreuves et des tribulations qu’ils subirent, de même que des victoires qu’ils vécurent. L’histoire de Moïse contient de nombreuses leçons pour l’humanité. Dieu affirme que l’histoire de Moïse et de Pharaon, dans le Coran, est bel et bien véridique. C’est à la fois une intrigue politique et l’histoire d’une oppression qui ne connaissait aucune limite.

« Nous te racontons, en toute vérité et à l’intention des gens qui croient, une partie de l’histoire de Moïse et de Pharaon. Pharaon s’était érigé [en despote arrogant], sur terre, et avait divisé son peuple en castes (distinctes). Il opprimait l’une d’elles, dont il faisait tuer les enfants mâles, tout en épargnant les femmes. Il était vraiment de ceux qui sèment la corruption. » (Coran 28:3-4)

Moïse est né à une des époques les plus politiquement tendues de l’histoire. Le pharaon d’Égypte était alors au pouvoir dans le pays. Il était si puissant qu’il allait jusqu’à se prendre pour un dieu, sans que personne ne puisse ou n’ose le contredire. Il dit, un jour : « C’est moi votre seigneur, le très-haut! » (Coran 79:24)

Pharaon exerçait sans peine son autorité et son influence sur tout le peuple d’Égypte et avait adopté la stratégie consistant à diviser pour régner. Il avait établi des classes distinctes et avait divisé les gens en groupes divers et en tribus pour mieux les monter les uns contre les autres. Les juifs, enfants d’Israël, avaient été relégués au niveau le plus bas de la société égyptienne; ils étaient esclaves ou serviteurs. La famille de Moïse faisait partie des enfants d’Israël.

À l’époque, l’Égypte était la superpuissance mondiale et le pouvoir reposait entre les mains d’une poignée de personnes. Pharaon et ses ministres dirigeaient le pays comme si la vie des citoyens n’avait aucune valeur. Il y avait, dans la situation politique de l’époque, des similitudes avec celle du 21e siècle. À une époque où les jeunes, dans plusieurs pays, sont utilisés comme chair à canon dans les intrigues politiques et militaires des puissants de ce monde, l’histoire de Moïse est particulièrement pertinente.

Selon l’érudit musulman Ibn Kathir, les enfants d’Israël parlaient parfois, entre eux, d’un fils de leur nation qui allait lutter pour détrôner Pharaon. Peut-être s’agissait-il d’une rêverie, d’un espoir qu’ils entretenaient, eux qui étaient particulièrement opprimés, ou encore une ancienne prophétie transmise de génération en génération… Toujours est-il que là débute l’histoire de Moïse. D’un côté, un désir ardent de liberté et de l’autre, le rêve d’un roi tyrannique.

Le peuple d’Égypte croyait beaucoup aux rêves et à l’interprétation des rêves. Les rêves avaient joué un important rôle dans l’histoire de Joseph et, dans l’histoire de Moïse, le sort des enfants d’Israël fut également affecté par un rêve. En effet, Pharaon avait rêvé qu’un fils des enfants d’Israël allait devenir un homme et saisir son trône. Fidèle à lui-même, il réagit avec une extrême arrogance et donna l’ordre de tuer tout enfant mâle issu des enfants d’Israël. Mais ses ministres comprirent que cela allait mener à l’extermination complète des enfants d’Israël et, donc, à la ruine économique de l’Égypte. Comment, demandèrent-ils, l’empire pourrait-il fonctionner sans esclaves et sans serviteurs? Pharaon modifia alors son ordre : les enfants mâles seraient tués une année, mais épargnés l’année suivante.

Pharaon devint si obsédé par son idée qu’il alla jusqu’à envoyer des espions et des agents sur le terrain pour détecter les femmes enceintes. Lorsque la mère de Moïse tomba enceinte de celui qui allait enfin libérer le peuple d’Israël, elle dissimula sa grossesse. Mais Dieu souhaitait rendre service aux faibles et aux opprimés et les plans de Pharaon furent déjoués :

« Mais Nous voulions favoriser ceux qui avaient été opprimés sur terre et faire d’eux des exemples (à suivre) et des héritiers. Nous voulions les établir fermement sur terre et réaliser sous les yeux de Pharaon, de Haman et de leurs troupes ce qu’ils redoutaient tant de leur part. » (Coran 28:5-6)

Le décor fut donc dressé et l’enfant naquit. Les vents du changement commencèrent à souffler et Dieu démontra que même si les humains font des plans et des complots de toutes sortes, c’est Lui qui est le Meilleur dans la planification.

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riad




MessageSujet: L'histoire du prophète Moïse   Mar 23 Oct 2012, 19:07

Au nom de Dieu, le tout miséricordieux, le trés miséricordieux

Dans l’histoire de Moïse, de sa naissance à sa mort, se trouvent des leçons pour l’humanité. La décision prise par sa mère nous apprend des choses qui peuvent nous être fort utiles, de nos jours encore, mais elle nous apprend surtout qu’il faut savoir placer sa confiance en Dieu.

Moïse naquit durant une année où les fils des enfants d’Israël devaient être mis à mort, à leur naissance, sur ordre de Pharaon. Imaginez la terreur que devait vivre chaque femme enceinte dans de telles conditions. La grossesse n’était plus un événement à célébrer, mais une source de peur et d’insécurité.

Des agents du pouvoir parcouraient les rues et s’introduisaient dans les maisons à la recherche de femmes enceintes. C’est pourquoi la mère de Moïse dissimula sa grossesse du mieux qu’elle le pouvait. On imagine aisément les conditions dans lesquelles elle donna naissance : était-elle seule ou des femmes l’assistaient-elles? Son mari priait-il pour que sa femme ne crie pas en accouchant, éveillant ainsi les soupçons des agents et des voisins?

C’est ainsi que Moïse vint au monde. Un garçon. Le cœur de ses parents dut sauter de joie et de peur simultanément. Qu’allaient-ils faire? Comment allaient-ils pouvoir cacher un nouveau-né? La mère de Moïse était une femme pieuse, qui craignait Dieu; alors en ce moment de désespoir, elle se tourna vers Lui et Il lui inspira ce qu’elle devait faire.

« Alors Nous révélâmes à la mère de Moïse : « Allaite-le. Et quand tu craindras pour sa vie, jette-le dans la rivière. N’aie nulle crainte et ne t’afflige pas! Nous te le rendrons et ferons de lui (l’un) de Nos messagers. » (Coran 28:7)

La mère de Moïse venait tout juste de passer plusieurs mois à tenter de dissimuler sa grossesse et maintenant qu’elle tenait son bébé serré contre elle, Dieu lui demandait de le mettre à la rivière. Non pas un petit cours d’eau, mais le gigantesque Nil, avec ses forts courants. Elle dut penser, en elle-même, que faire cela équivaudrait à le condamner à mort.

Mais elle décida de placer toute sa confiance en Dieu, qui lui avait dit : « N’aie nulle crainte et ne t’afflige pas! Nous te le rendrons… ». Elle fabriqua un panier à l’épreuve de l’eau, y installa son minuscule bébé et le déposa sur l’eau. Ibn Kathir rapporte qu’au moment où elle déposa le panier sur l’eau, le courant s’apaisa et transporta le panier tout doucement. La mère de Moïse donna l’ordre à sa fille d’avancer doucement à travers les roseaux pour suivre le parcours du panier emportant son frère.

Le panier et son précieux chargement descendit le cours du Nil, passant inaperçu devant des maisons, des bateaux et des gens, et s’arrêta net devant le palais de Pharaon. Alors qu’un habitant du palais retirait le panier de l’eau, la sœur de Moïse observait la scène, la peur au ventre. La nouvelle dut être cruelle pour sa mère, mais les événements qui suivirent démontrèrent sans l’ombre d’un doute que la promesse de Dieu se réalise toujours.

« Et quiconque observe [strictement] ses devoirs envers Dieu, Dieu lui donnera une issue favorable et lui accordera Ses dons par [des moyens] qu’il ne soupçonnait pas. Et quiconque place sa confiance en Dieu, Dieu lui suffit. Ses commandements s’accompliront toujours et Il a assigné une mesure précise à chaque chose. » (Coran 65:3)

Moïse fut amené chez Asiya, l’épouse de Pharaon. Contrairement à son arrogant mari, c’était une femme pieuse et pleine de compassion. Dieu ouvrit son cœur et lorsqu’elle regarda le bébé qui reposait dans le panier, elle ressentit immédiatement de l’amour pour lui. Elle et son mari avaient jusque-là été incapables de concevoir un enfant et ce bébé venait éveiller en elle son instinct maternel. Elle le serra contre son cœur et demanda à son mari de l’accepter au sein de leur famille.

Probablement à cœur défendant, Pharaon accepta l’enfant, qui faisait partie du plan de Dieu pour assurer la chute de la maison royale. Loin de l’abandonner, Dieu fit de Moïse un fils royal d’Égypte, lui apportant le meilleur soutien de tout le pays. Asiya et Pharaon avaient maintenant un fils, qui se retrouvait protégé par la personne même qui aurait voulu sa mort, si elle avait su.

« C’est ainsi que la famille de Pharaon recueillit (cet enfant) qui, plus tard, allait devenir pour eux un ennemi et une source d’affliction. Certes, Pharaon, Haman et leurs troupes étaient d’impénitents pécheurs. La femme de Pharaon dit : « (Cet enfant) sera une consolation pour moi et pour toi. Ne le tue pas; il pourrait nous être utile ou peut-être le prendrons-nous pour fils. » Ils ne pressentaient rien [de ce qui allait advenir]. » (Coran 28:8-9)

Asiya fit venir des nourrices au palais, mais le nourrisson refusa de téter chacune d’entre elles. Cela cause une grande détresse, chez elle; l’agitation se répandit dans le palais, les servantes d’Asiya s’affairaient autour d’elle, l’esprit si préoccupé par ce problème à régler que nulle ne remarqua la présence de la sœur de Moïse parmi elles. Elle prit son courage à deux mains et s’avança pour proposer une solution. Elle dit qu’elle connaissait une femme en mesure d’allaiter le nouveau-né et de lui apporter toute l’affection dont il aurait besoin. Étonnamment, on lui dit de ramener cette femme sur-le-champ. Pourquoi la famille royale aurait-elle suivi le conseil d’une inconnue, si cela n’était prévu dans le plan de Dieu?

« Puis, Nous fîmes en sorte qu’il refuse le sein de toute nourrice. Alors (la sœur de Moïse) dit [aux gens de Pharaon] : « Puis-je vous indiquer une famille qui s’en chargera pour vous et prendra soin de lui? » (Coran 28:12)

La mère de Moïse était chez elle, le cœur rempli de chagrin et si agitée qu’elle passa bien près de tout révéler. Dieu la délivra de son tourment : sa fille fit irruption chez elle, à bout de souffle, et lui raconta ce qu’il était advenu de Moïse.

La mère et la fille ne perdirent pas de temps et se précipitèrent au palais. Lorsque Moïse fut mis entre les bras de sa véritable mère, il se tourna immédiatement vers son sein et se mit à téter. Selon Ibn Kathir, tous les habitants du palais, y compris Pharaon lui-même, furent à la fois étonnés et soulagés. Pharaon demanda à la mère de Moïse qui elle était et elle répondit : « Je suis une femme qui produit du lait sucré et qui dégage une odeur sucrée et aucun nourrisson ne me refuse. » Pharaon accepta cette réponse et c’est ainsi que Moïse fut retourné à sa mère et, plus tard, élevé au palais comme un véritable prince d’Égypte.

« C’est ainsi que Nous le rendîmes à sa mère, afin qu’elle soit réconfortée et qu’elle ne s’afflige plus, et afin qu’elle sache que la promesse de Dieu est vraie. Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. » (Coran 28:13)

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Nass'




MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Mer 24 Oct 2012, 00:39

Magnifique riad
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riad




MessageSujet: L'histoire du prophète Moise (Moussa): Sa fuite   Mer 24 Oct 2012, 16:05

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Trés Miséricordieux

Je te remercie Nass.

Nous avons vu précédemment comment la mère de notre chère prophète Moise a eu confiance en Allah et l'a mis au fleuve malgré tous les dangers. Ainsi Allah la récompensa et lui a fait retourner son fils en tant que prince d'Egypte.

La sourate 28 du Coran est intitulée « Le récit » et les 45 premiers versets ne traitent que de l’histoire de Moïse. Nous y découvrons la force et la piété de sa mère et comment Dieu rétribua sa vertu et sa confiance envers Lui en lui rendant son fils. Certains érudits croient que Moïse et sa mère retournèrent chez eux, parmi les enfants d’Israël, tandis que d’autres, dont Ibn Kathir, croient que Moïse et sa mère vécurent au palais tant et aussi longtemps qu’elle l’allaita et qu’après son sevrage, on lui accorda le privilège de lui rendre régulièrement visite.

Le Coran et la sounnah gardent le silence sur cette période de la vie de Moïse, mais nous croyons juste d’avancer que lorsqu’il devint homme, Moïse connaissait probablement ses origines et savait qu’il appartenait au peuple des enfants d’Israël. La sounnah décrit Moïse comme un homme grand, bien bâti, à la peau sombre et aux cheveux bouclés. Son caractère autant que son physique sont décrits comme forts.

« Et lorsqu’il eut atteint sa maturité et sa pleine vigueur, Nous lui donnâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants. » (Coran 28:14)

De l’histoire de Moïse, nous apprenons que c’était un homme candide. Il croyait au franc-parler et à l’importance de se porter à la défense des plus faibles de la société. Chaque fois qu’il était témoin d’oppression ou de cruauté, il lui était impossible de ne pas intervenir.

Ibn Kathir relate qu’un jour, alors qu’il déambulait dans la ville, Moïse vit deux hommes se battre. L’un était israélite et l’autre, égyptien. L’israélite reconnut Moïse et l’appela à son secours. Moïse s’interposa alors et envoya un puissant coup de poing à l’Égyptien. Ce dernier s’écroula et mourut quasi instantanément. Moïse fut submergé de chagrin. Il connaissait sa force extraordinaire, mais jamais il n’aurait cru être capable de tuer quelqu’un d’un seul coup de poing.

«Un jour, il entra dans la ville à un moment où ses habitants avaient relâché leur vigilance. Il y trouva deux hommes en train de se battre; l’un était de son clan, tandis que l’autre faisait partie d’un groupe ennemi. L’homme de son clan l’appela au secours contre leur ennemi commun. Alors Moïse asséna [à cet ennemi] un coup de poing qui l’acheva. Puis il se dit : « C’est là l’œuvre de Satan, ennemi juré (des humains), qu’il se plaît à égarer. » Et [s’adressant à Dieu], il dit : « Seigneur! Je me suis fait du tort à moi-même. Pardonne-moi! » Alors Dieu lui pardonna, car c’est Lui, vraiment, le Pardonneur, le Miséricordieux. Puis Moïse dit : « Seigneur! Puisque Tu m’as ainsi favorisé, jamais plus je ne soutiendrai les criminels. » (Coran 28:15-17)

Soit parce que les rues étaient relativement désertes, soit parce que les gens ne voulaient pas être mêlés à cette histoire, les autorités ne surent pas, ce jour-là, que Moïse avait été impliqué dans la mort de cet homme. Toutefois, le jour suivant, il vit le même Israélite impliqué dans une autre bagarre. Il comprit qu’il s’agissait d’un faiseur de troubles et s’approcha de lui pour lui reprocher son comportement.

L’Israélite vit Moïse se diriger dans sa direction et, pris de peur, cria : « Vas-tu me tuer comme tu as tué ce misérable, hier? » En entendant cela, son opposant, un Égyptien, tourna les talons et alla dénoncer Moïse aux autorités. Plus tard, ce jour-là, une personne vint voir Moïse pour lui dire que les autorités avaient décidé de l’arrêter et qu’elles allaient probablement le condamner à mort pour son crime de la veille.

« Le lendemain matin, il se trouva en ville, craintif et regardant de tous côtés, quand soudain, celui qui, la veille, l’avait appelé au secours, l’appela à nouveau à grands cris. Moïse lui dit : « Tu es décidément un égaré! » Et il allait s’attaquer, (à nouveau), à leur ennemi commun, lorsque ce dernier s’écria : « Ô Moïse! Veux-tu donc me tuer comme tu as tué un homme, hier? Tu ne serais alors qu’un tyran, sur terre, et non un homme de bien. » C’est alors qu’un homme vint du bout de la ville en courant et dit : « Ô Moïse! Les notables sont en train de se concerter à ton sujet et ta mort est déjà décidée! Quitte (la ville) : c’est un conseil sincère que je te donne. » Alors Moïse s’enfuit, craintif et sur le qui-vive. Il dit : « Seigneur! Sauve-moi de ce peuple injuste! » (Coran 28:18-21)

Moïse quitta immédiatement la ville, sans même prendre la peine de retourner chez lui pour prendre des vêtements ou préparer des provisions. Il marcha dans le désert, en direction de Madyan, situé, à l’époque, entre la Syrie et l’Égypte. Le cœur rempli d’angoisse, il marcha droit devant, terrifié à l’idée de se retourner et de voir des soldats lancés à sa poursuite. Il marcha sans relâche, jusqu’à ce que ses souliers s’usent complètement et qu’il se trouve obligé de marcher pieds nus, sur le sable brûlant. Éreinté, affamé et presque mort de soif, il se força à poursuivre son chemin, jusqu’à ce qu’il arrive à un point d’eau. Puis, il se jeta par terre, à l’ombre d’un arbre.

La mort dans la chaleur accablante du désert égyptien était l’issue la plus probable du difficile périple de Moïse. Mais, encore une fois, l’histoire de Moïse nous rappelle une vérité fondamentale : si un croyant se soumet entièrement à Dieu, Dieu s’occupera de lui et lui fournira ce dont il a besoin au moment où il s’y attend le moins. Dieu remplacera sa faiblesse par de la force et son échec par une victoire.

En arrivant à l’oasis, Moïse dut se croire au Paradis en voyant l’eau et en trouvant une ombre sous laquelle se reposer. Mais il n’était pas seul dans cette oasis. En effet, l’endroit était entouré de bergers venus abreuver leurs bêtes.

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riad




MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Mer 24 Oct 2012, 18:05

Au Nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Après avoir marché plus d’une semaine à travers le désert brûlant, Moïse arriva à un point d’eau où des hommes abreuvaient leurs bêtes. Ils se bousculaient un peu, parlant fort et riant entre eux. Moïse se jeta au sol, sous un arbre, reconnaissant d’avoir enfin un peu d’ombre. Comme il reprenait son souffle, il remarqua deux femmes accompagnées de leur troupeau de moutons. Elles se tenaient à l’écart, hésitant à s’approcher du point d’eau.

Moïse était un homme d’honneur. Même s’il était exténué et déshydraté, il ne pouvait supporter de voir ces femmes se tenir à l’écart, de crainte d’être bousculées si elles tentaient de s’approcher du point d’eau. Il alla vers elles et leur demanda pourquoi les hommes de leur famille ne s’étaient pas acquittés de cette tâche. Les deux jeunes femmes expliquèrent que leur père était âgé et que la tâche de s’occuper des moutons leur revenait, désormais.

Il prit alors sur lui-même de guider leurs moutons jusqu’au point d’eau, où il se fraya aisément un chemin parmi les autres hommes. Après avoir fait boire les bêtes, il sentit ses forces le quitter, car il était toujours sous l’effet du long voyage qu’il venait de faire. Il s’installa à l’ombre d’un arbre, à même le sol, et se mit à prier Dieu. Il dit : « Ô Seigneur, quel que soit le bien que Tu es en mesure de faire descendre vers moi, j’en ai sûrement besoin, en ce moment. »

« Quand il arriva au point d’eau de Madyan, il y trouva un attroupement de gens qui abreuvaient (leurs bêtes). Il y trouva également deux femmes qui se tenaient à l’écart en retenant (leurs troupeaux). Il leur dit : « Que faites-vous ici? » Elles répondirent : « Nous ne pouvons abreuver (nos troupeaux) qu’après le départ de ces bergers. Notre père est fort âgé. » Alors il abreuva les bêtes pour elles, puis se retira à l’ombre et dit : « Seigneur! J’ai grand besoin de tout le bien que tu pourrais faire descendre sur moi. » (Coran 28:22-24)

Le Coran nous relate les histoires des prophètes afin que nous en tirions des leçons. Les prophètes sont des exemples à suivre, pour nous, croyants. Combien de fois nous sommes-nous affalés sur une chaise, le cœur rempli de désespoir? Combien de fois nous sommes-nous sentis si épuisés, physiquement et mentalement, que nous avions l’impression de ne plus pouvoir continuer ne serait-ce qu’une seconde de plus?

Encore une fois, Moïse se tourna vers la seule source de secours, pour l’être humain, c’est-à-dire Dieu. Et avant même qu’il ne termine son invocation, Dieu lui envoyait Son secours. Moïse, à ce moment, n’espérait probablement qu’une tranche de pain ou une poignée de dattes, mais Dieu lui apporta plutôt la sécurité, de la nourriture et une famille.

Un peu plus tard, une des deux femmes revint voir Moïse. Avec modestie et timidité, elle dit à Moïse : « Mon père aimerait vous récompenser pour votre gentillesse et il vous invite donc chez nous. » Moïse se leva et la suivit jusque chez son père. Une fois sur place, il s’installa avec le vieil homme et lui raconta son histoire. Ce dernier apaisa ses craintes et lui confirma qu’il avait bel et bien traversé la frontière égyptienne; il se trouvait maintenant à Madyan et à l’abri des autorités qui étaient à ses trousses.

« L’une des deux femmes revint alors à pas timides vers lui et lui dit : « Mon père t’appelle auprès de lui; il aimerait te récompenser pour avoir abreuvé (les bêtes) pour nous. » Moïse se rendit auprès du vieillard et lui raconta (toute) son histoire. Le vieillard lui dit : « Tu n’as plus rien à craindre; te voilà délivré de ce peuple injuste. » (Coran 28:25)

Après que Moïse eût été invité à rester en compagnie de la famille, une des filles demanda à parler à son père en privé et elle lui suggéra alors d’embaucher Moïse. Lorsque son père lui demanda pourquoi, elle lui répondit qu’il était physiquement fort et digne de confiance. L’islam nous apprend que ces deux qualités sont des signes de leadership. Dans les années qui suivirent la mort du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), les leaders de la nation musulmane furent choisis, entre autres, pour ces deux qualités.

Le vieil homme décida donc d’offrir à Moïse la sécurité et le confort de sa propre famille et il lui proposa une de ses filles en mariage à une condition : qu’il travaille pour lui (le père) pour une période de huit ans, ou de dix ans si Moïse acceptait de rester deux années de plus. Moïse était un étranger dans une contrée étrangère. Il se sentait seul et à bout de forces, mais Dieu avait entendu son invocation et lui avait apporté soutien, sécurité et confort d’une source qu’il n’aurait jamais soupçonnée.

« Alors l’une des deux femmes dit : « Ô mon père! Engage-le [à ton service]! Car le meilleur (homme) que tu puisses engager est celui qui est fort et digne de confiance. » Il dit : « Je voudrais te marier à l’une de mes deux filles que voici, à condition que tu travailles à mon service pour une durée équivalente à huit pèlerinages. Si tu veux en prolonger le délai jusqu’à dix, ce sera de ton propre gré, car je ne veux rien t’imposer d’excessif. Si Dieu le veut, tu trouveras en moi un homme de bien. » Moïse répondit : « Voilà qui est convenu entre nous. Quel que soit celui des deux termes que j’accomplirai, qu’il n’y ait aucune injustice contre moi. Et Dieu est garant de ce que nous disons. » (Coran 28:26-28)

En tant que croyants, nous ne devons jamais oublier que Dieu entend toutes nos prières et nos invocations et qu’Il y répond, à Sa façon. Parfois, la sagesse derrière la réponse que nous recevons se situe au-delà de notre compréhension, mais nous devons garder à l’esprit que Dieu ne souhaite que notre bien. Placer notre confiance en Dieu et nous soumettre à Sa volonté nous permet de faire face à toute situation et de rester fermement debout face à l’adversité. Nous ne sommes jamais seuls, tout comme Moïse n’était pas seul lorsqu’il traversa le désert, fuyant la seule vie et la seule contrée qu’il eût jamais connues.

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MessageSujet: L'histoire du prophète Moise (Moussa)   Mer 24 Oct 2012, 21:12

Au Nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le très Misericordieux

Moïse (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) épousa l’une des deux filles qu’il avait aidées au point d’eau et passa les dix années suivantes à travailler avec son père et à élever sa propre famille. Sa nouvelle vie était somme toute paisible; il n’avait pas à endurer les intrigues de la cour égyptienne ni à assister, impuissant, à l’oppression de son peuple, les enfants d’Israël.

La vie de Moïse est remplie de leçons pour qui sait y porter attention. Dieu fit vivre à Moïse des expériences qui allaient lui être fort utiles pour sa mission future. Moïse avait été élevé dans la maison du pharaon d’Égypte; il était donc bien au fait des intrigues politiques du gouvernement égyptien. Il avait aussi une expérience bien personnelle de la corruption de Pharaon, cet homme qui avait déclaré être lui-même Dieu.

C’est par la grâce de Dieu que Moïse réussit à fuir l’Égypte et à se rendre dans une autre contrée, où il connut un autre peuple et une autre culture. Les voyages élargissent les horizons d’une personne et lui ouvrent le cœur et l’esprit aux différences, mais aussi aux similitudes entre les divers peuples de la terre. Dieu dit, dans le Coran :

« Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, afin que vous fassiez connaissance entre vous. » (Coran 49:13)

Durant son long séjour à Madyan, Moïse fut berger. Le prophète Mohammed nous a appris, dans un hadith, que tous les prophètes de Dieu furent bergers à un moment de leur vie. Il y a, dans cette tâche de garder les moutons, de précieuses leçons à retenir. Le berger mène une vie tranquille et essentiellement solitaire, ce qui lui donne beaucoup de temps pour réfléchir et méditer sur le sens de la vie.

Mais parallèlement, il doit demeurer alerte, car les moutons sont des animaux vulnérables. Si l’un d’eux s’éloigne du troupeau, il devient une proie facile. Un prophète a normalement pour mission de protéger des nations entières; il doit être alerte et conscient des dangers qui menacent ses fidèles, surtout les faibles, les pauvres et les opprimés.

Après que Moïse eût complété son service auprès de son beau-père, il commença à avoir le mal du pays. Sa famille lui manquait, de même que sa contrée d’origine. Même s’il craignait ce qui pouvait lui arriver s’il y retournait, son désir de revoir son pays prit le dessus. Il réunit les membres de sa famille et entreprit, avec eux, le long voyage jusqu’en Égypte.

« Puis, au terme du délai convenu, Moïse se mit en route avec sa famille. Il aperçut un feu du côté du Mont Sinaï. Il dit aux siens : « Attendez-moi ici. J’ai vu du feu, au loin; peut-être en rapporterai-je un renseignement ou du moins un tison pour que vous vous réchauffiez. » (Coran 28:29)

Alors que Moïse avançait à travers l’aride désert, il finit par se perdre, ne sachant plus quelle direction prendre. C’était la nuit et il faisait froid. Il vit, au loin, ce qui semblait être un feu. Il dit à sa famille de rester là où elle se trouvait; il espérait trouver des gens, près de ce feu, qui pourraient l’aider à retrouver son chemin ou qui lui permettraient, à tout le moins, de rapporter un tison pour réchauffer sa famille. Il était loin de se douter qu’il allait participer à l’une des conversations les plus étonnantes de l’histoire de l’humanité. Il marcha en direction du feu et, tout à coup, il entendit une voix :

« Béni soit celui qui siège au centre du feu et tout autour. Et gloire à Dieu, le Seigneur des mondes! Ô Moïse! C’est Moi, Dieu, le Tout-Puissant, le Sage. » (Coran 27:8-9)

Dieu s’adressa à Moïse. Il lui demanda de retirer ses sandales, car il se tenait dans une vallée sacrée. Puis, Il lui révéla qu’il avait été choisi pour une mission particulière et lui demanda de bien écouter ce qu’Il allait lui dire.

« En vérité, je suis Dieu et il n’y a pas d’autre divinité à part Moi. Adore-Moi donc et accomplis la prière pour M’avoir présent en ta pensée. « L’Heure viendra certainement. Mais Je la garderai secrète afin que chaque âme soit rétribuée selon ses efforts. Que celui qui n’y croit pas et qui suit ses propres passions ne t’en détourne pas, sinon tu périras. » (Coran 20:14-16)

Au cours de cette conversation directe entre Dieu et Moïse, la prière leur fut prescrite, à lui et ses fidèles. La prière allait aussi être prescrite, plus tard, à Mohammed et à ses fidèles, durant le voyage nocturne à Jérusalem et l’ascension aux cieux.

On peut aisément imaginer l’étonnement de Moïse. Il retournait en Égypte, suivant un désir de revoir sa terre natale. Il s’était perdu dans le désert et cherchait des gens pour l’aider à s’orienter. Il aperçut ce qui semblait être un feu, marcha dans sa direction et y trouva la lumière et la voix de Dieu.

Moïse tenait un bâton à la main; Dieu lui demanda quel était ce bâton et à quoi il lui servait (Dieu connaissait évidemment la réponse, mais Il cherchait tout simplement à faire parler Moïse). Celui-ci répondit : « C’est mon bâton sur lequel je m’appuie et qui me sert à effeuiller (les arbres) pour mes moutons. Et j’en fais aussi d’autres usages. » (Coran 20:18) Moïse savait bien que son bâton n’avait rien de particulier. Mais Dieu lui demanda de le jeter au sol. Et quand Moïse s’exécuta, son bâton se mit à ramper et à s’agiter : il venait d’être transformé en serpent.

Apeuré, Moïse tourna les talons et se mit à courir. Sa réaction était normale, mais Dieu voulait retirer ce genre de peur du cœur de Moïse. Il était sur le point d’entreprendre une mission très difficile et il était important qu’il le fasse avec une confiance inébranlable en Dieu et avec la certitude que son Seigneur allait le protéger à chaque instant.

« Jette ton bâton par terre. » Mais quand il vit son bâton se tordre comme un serpent, il se tourna aussitôt [pour s’enfuir précipitamment], (mais la voix lui dit) : « Ô Moïse! Approche, et ne crains rien! Tu es du nombre de ceux qui sont en sécurité. » (Coran 28:31)

Dieu dit ensuite à Moïse de mettre sa main dans son manteau et de l’en ressortir; Il lui révéla ainsi un autre signe de Sa magnificence et de Son omnipotence.

« Plonge ta main dans l’ouverture de ta tunique; elle en ressortira d’une blancheur éclatante, mais sans aucun mal. Et serre ton bras contre toi pour dissiper ta peur. Voilà donc deux preuves de ton Seigneur pour Pharaon et ses notables. Ce sont vraiment des transgresseurs. » (Coran 28:32)

Dieu avait donc l’intention d’envoyer Moïse chez Pharaon, cet homme que Moïse craignait plus que quiconque, cet homme qui allait sûrement, il en avait la certitude, le condamner à mort. La peur fit se contracter son cœur, mais Dieu le rassura.

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MessageSujet: L'histoire du prophète Moise (Moussa)   Sam 10 Nov 2012, 11:05

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Au cours d’une nuit, près du Mont Tour, Dieu conféra à Moïse sa mission prophétique. Et Son premier ordre à Moïse fut d’aller voir Pharaon :

« Rends-toi auprès de Pharaon, car il a transgressé toutes les limites. » (Coran 20:24)

Moïse avait fui l’Égypte car il craignait pour sa vie. Puis, il avait passé dix ans dans un pays qui n’était pas sous la juridiction de Pharaon. Maintenant, Dieu lui ordonnait d’aller affronter sa plus grande peur, de se rendre devant Pharaon, devant celui qui, Moïse en était sûr, allait le faire exécuter. Moïse ressentit à nouveau, tout au fond de lui, la peur qui ne l’avait pas quitté durant son long voyage de fuite à travers le désert. Il répondit à Dieu :

« Seigneur, dit Moïse, j’ai tué un des leurs et je crains qu’ils ne me tuent. » (Coran 28:33)

Moïse avait peur, mais il savait également que Dieu était parfaitement capable de le soutenir et de le protéger au cours de cette mission qui pouvait paraître, à prime abord, quasi impossible. Moïse pria Dieu, il L’implora de lui donner la force de passer au travers de cette épreuve et de la lui faciliter. Il demanda à Dieu de lui ouvrir le cœur et de lui accorder une belle éloquence et une grande confiance en lui-même. Il demanda également à être accompagné d’une personne fiable, son propre frère, Aaron, prophète comme lui.

Ce dialogue entre Dieu et Moïse est l’un des plus extraordinaires rapportés dans le Coran. Les paroles de Dieu sont transmises avec éloquence et clarté. Elles dépeignent un homme fort mais humble, fasciné par sa rencontre avec Dieu. De ces paroles, nous comprenons, nous ressentons que Dieu est Tout-Puissant et Omnipotent, mais aussi plein de miséricorde et d’amour envers Ses serviteurs.

« Moïse dit : « Seigneur! Fais que ma poitrine s’ouvre à Ta révélation et facilite ma mission. Débarrasse-moi de mon défaut d’élocution afin qu’ils comprennent mes paroles. Donne-moi un assistant, parmi les membres de ma famille et (que ce soit) Aaron, mon frère. Accrois par lui ma force! Associe-le à ma mission, afin que Nous puissions Te glorifier et T’invoquer encore plus, car Tu es Celui qui toujours nous observe. »

Dieu dit : « Ta demande est exaucée, ô Moïse. Et en vérité, Nous t’avons déjà favorisé, une première fois, lorsque Nous révélâmes à ta mère : « Mets-le dans un coffre, puis jette celui-ci dans la rivière afin qu’elle le rejette sur une autre rive; un ennemi à Moi et à lui le recueillera. » Je te faisais aimer de tous, par un effet de Ma bonté, afin que tu sois élevé selon Ma volonté.


Et voilà qu’un jour, ta sœur vint dire : « Puis-je vous indiquer une nourrice pour s’en occuper? » Ainsi Nous te rendîmes à ta mère afin que son œil se réjouisse et qu’elle ne s’afflige plus. Plus tard, tu tuas un individu et Nous te libérâmes des craintes qui t’oppressaient. Et Nous t’imposâmes plusieurs épreuves (difficiles). Puis tu demeuras plusieurs années durant parmi les habitants de Madyan. Et ensuite tu vins ici, ô Moïse, conformément à (Mon) décret. Je t’ai formé pour être à Mon service.

Partez, toi et ton frère, [tous deux appuyés de] Mes signes, et ne cessez pas de M’invoquer. Allez tous deux trouver Pharaon; il a certes transgressé (toutes les limites). Et parlez-lui gentiment; peut-être prêtera-t-il attention ou Me craindra-t-il. »

Ils dirent : « Notre Seigneur! Nous craignons qu’il ne s’emporte contre nous ou qu’il ne se livre à quelques excès. »

Il dit : « Ne craignez rien. Je suis avec vous; J’entends et Je vois tout. Allez le trouver et dites-lui : « Nous sommes tous deux des messagers de ton Seigneur. Laisse partir avec nous les enfants d’Israël et ne les tourmente plus. Nous t’apportons un signe de notre Seigneur. Et que la paix soit sur quiconque suit le droit chemin! Certes, il nous a été révélé que le châtiment frappera celui qui rejette la foi et s’en détourne. » (Coran 20:25-48)

Cette courte conversation changea, comme on pouvait s’y attendre, la vie de Moïse. Elle lui apprit des leçons sur lui-même, sur ce monde, sur la nature de l’homme et, par-dessus tout, sur la nature de Dieu. Jusqu’à ce jour, elle continue d’enseigner d’importantes leçons à l’humanité. Chaque jour, les paroles du Coran changent des vies. Et les leçons que l’on peut tirer de l’histoire de Moïse sont aussi pertinentes, de nos jours, qu’elles l’étaient à l’époque.

Cette histoire nous a appris, jusqu’ici, l’importance de se fier à Dieu. Elle nous a appris que même si l’être humain établit des plans et fait des projets, les plans de Dieu l’emportent sur n’importe quel triomphe, épreuve ou tribulation. L’histoire de Moïse nous a appris qu’on ne trouve de soulagement des tourments de ce monde que dans la conscience constante de Dieu et dans le fait d’être proche de Lui.

L’histoire de Moïse nous apprend que Dieu peut remplacer la faiblesse par la force et l’échec par la victoire. Et que Dieu soutient les vertueux en leur apportant un secours de sources qu’ils n’auraient jamais soupçonnées. Et maintenant que Dieu confère une mission prophétique à Moïse et à son frère Aaron, nous apprenons ce qu’est censée être la véritable fraternité et nous apprenons pourquoi le fait de s’entourer des bonnes personnes peut être une des clefs de l’accès au Paradis.

Moïse souhaitait que son frère l’accompagne dans cette mission risquée visant à confronter Pharaon parce que Aaron était fort et digne de confiance et surtout, parce qu’il était articulé et convaincant, dans son discours. Quand une personne se tient debout, avec son frère, et qu’ils sont unis par les mêmes convictions, par la même adoration de Dieu et par la vertu, ils sont inattaquables, même devant l’ennemi le plus redoutable.

Ibn Kathir rapporte que Moïse et Aaron se rendirent ensemble chez Pharaon et lui transmirent le message de Dieu. Moïse parla de Dieu à Pharaon, de Sa miséricorde et de Son Paradis, et de l’obligation, pour l’homme, de n’adorer que Dieu, de manière exclusive.

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Sam 10 Nov 2012, 11:20

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Le Coran nous rapporte plusieurs échanges entre Moïse et Pharaon. L’un des plus détaillés se trouve dans la sourate 26, intitulée « Les poètes ». Moïse s’adresse poliment à Pharaon, il lui parle de Dieu, de Sa miséricorde et de Son Paradis, mais Pharaon réagit avec mépris et arrogance. Il rappelle à Moïse son crime passé et lui demande de se montrer reconnaissant d’avoir été élevé au palais, dans le luxe et l’abondance. Moïse s’excuse au sujet du crime, affirmant avoir tué un innocent à un moment où il était encore ignorant et fait remarquer qu’il n’a été élevé au palais que parce qu’il lui était impossible de vivre avec sa propre famille, à cause de la discrimination de Pharaon, qui ordonnait que l’on tue les nouveau-nés de sexe masculin.

« Je l’ai fait, dit Moïse, alors que j’étais encore du nombre des égarés. Et, vous craignant, je me suis enfui. Puis, mon Seigneur m’a donné la sagesse et m’a élu au nombre de Ses messagers. Est-ce là une faveur du passé [que tu me rappelles] avec reproche, alors que tu as asservi les enfants d’Israël? »

Qu’est-ce que ce Seigneur des mondes? », demanda Pharaon. « Le Seigneur des cieux et de la terre, dit Moïse, et de tout ce qui existe entre les deux. Si seulement vous pouviez en être convaincus! » (Pharaon) dit à ceux qui l’entouraient : « N’entendez-vous pas? » Moïse continua : « … Votre Seigneur et le Seigneur de vos ancêtres… ». Pharaon dit : « Certes, ce messager qui vous a été envoyé est un fou! »

(Moïse continua) : « … Le Seigneur de l’Orient et de l’Occident et de tout ce qui se trouve entre les deux. Si seulement vous compreniez! » « Si tu adoptes, dit (Pharaon), un autre dieu que moi, je te ferai prisonnier! » Moïse répondit : « Et même si je t’apportais une preuve évidente [et convaincante]? » Pharaon répliqua : « Apporte-la, si tu es du nombre des véridiques. »
(Coran 26:20-31)

Pharaon commença par se moquer de Moïse, pour ensuite lui reprocher de se montrer ingrat et finalement le menacer. À cette époque, en Égypte, de nombreuses personnes pratiquaient la magie. Il existait même des écoles où l’on enseignait la magie et l’illusion. Pharaon fit donc une déduction erronée : il croyait que les signes que Moïse lui montrait, par la permission de Dieu, étaient en fait de la magie.

Quand Moïse jeta son bâton et que celui-ci se transforma en un serpent rampant au sol et lorsqu’il retira sa main de son vêtement et qu’elle se mit à briller, Pharaon en conclut que Moïse était versé dans la magie. Ibn Kathir rapporte que Pharaon garda Moïse et Aaron captifs pendant qu’il envoyait chercher les meilleurs magiciens d’Égypte. Il promit à ces derniers prestige et richesse en échange de leurs illusions. C’est alors qu’une sorte de compétition fut organisée entre Moïse et les magiciens.

Pharaon avait confiance en ses magiciens, convaincu qu’ils étaient imbattables. Il utilisait depuis longtemps leurs services pour influencer le cœur et l’esprit des gens du peuple et de son entourage; leurs trucs et leurs illusions l’aidaient à garder ses sujets sous sa domination. On laissa à Moïse le loisir de choisir le jour de la compétition et il choisit un jour de fête nationale. Il savait que les rues seraient alors pleines de gens, qui pourraient constater, de leurs propres yeux, le pouvoir et la toute-puissance de Dieu.

« Il (Pharaon) dit : « Es-tu venu avec ta magie pour nous chasser de notre pays, ô Moïse? Nous pouvons certainement produire une magie semblable. Fixe un rendez-vous entre nous, que nous observerons tous deux sans faute, dans un endroit convenant à chacun. » Alors Moïse dit : « Votre rendez-vous aura lieu le jour de la fête. Et que les gens se rassemblent dès le matin. » (Coran 20:57-59)

Moïse demanda aux magiciens de s’exécuter les premiers. Il a été rapporté qu’il y avait près de 70 magiciens attendant leur tour. Les magiciens jetèrent leurs bâtons et leurs cordes au nom de Pharaon et, sur le sol, se mirent à grouiller et à ramper des dizaines de serpents. La foule écarquilla les yeux de stupeur. Moïse dut ressentir de la crainte, mais il avait confiance en Dieu et en Sa protection. Dieu apporta la tranquillité dans son cœur et ordonna à Moïse de jeter son bâton.

Par la permission de Dieu, le bâton de Moïse se transforma en un gigantesque serpent qui avala prestement tous les autres serpents qui rampaient au sol. La foule se leva comme un seul homme, acclamant Moïse. Les magiciens demeurèrent bouche bée; ils étaient très versés dans leur art, mais ils savaient bien que leurs serpents n’étaient que des illusions. Ils comprirent vite que le serpent de Moïse était, lui, bien réel. C’est alors qu’ils tombèrent prosternés, attestant de leur croyance en Dieu, le Seigneur de Moïse et d’Aaron.

« [Voyant cela], les magiciens se jetèrent prosternés en s’écriant : « Nous croyons au Seigneur d’Aaron et de Moïse! » Pharaon dit : « Croyez-vous en lui avant que je ne vous y autorise? Ce doit être lui votre chef, qui vous a enseigné la magie! Je vous ferai sûrement couper mains et pieds opposés et je vous ferai crucifier aux troncs des palmiers; et vous saurez, avec certitude, qui de nous [peut infliger] le châtiment le plus sévère et le plus durable! » Ils dirent : « Nous ne pouvons plus, maintenant, te mettre au-dessus de ces preuves claires qui nous ont été présentées, ni au-dessus de Celui qui nous a créés. Décrète donc ce que tu veux décréter. Tes décrets ne toucheront que notre vie d’ici-bas. Certes, nous croyons en notre Seigneur, afin qu’Il nous pardonne nos péchés ainsi que la magie à laquelle tu nous as contraints. Dieu est meilleur et éternel. » (Coran 20:70-73)

Ce jour-là, ces magiciens s’étaient levés en tant que mécréants corrompus, que seuls l’argent et la reconnaissance intéressaient. Et, en l’espace de quelques heures à peine, ils étaient devenus croyants et s’étaient repentis, ayant reconnu la vérité, ayant vu de leurs propres yeux les signes de l’omnipotence de Dieu. Dieu est le Tout-Miséricordieux et Il pardonne à quiconque se tourne vers Lui sincèrement repentant.

Moïse et Aaron quittèrent les lieux. Les magiciens furent condamnés à mort, leurs corps exposés aux passants afin de servir de leçon. Pharaon retourna à son palais avec, au cœur, une rage grandissante. Il se querella avec ses ministres et ses conseillers. Il les renvoya, puis les fit appeler à nouveau. Il se tourna vers son premier ministre et lui demanda : « Suis-je un menteur, ô Haman? ». Pharaon avait érigé son royaume sur l’affirmation selon laquelle il était Dieu; qu’allait-il faire, maintenant que Moïse avait démontré qu’il n’existe pas d’autre dieu que le seul véritable Dieu?

« Alors Pharaon dit : « Ô Haman! Bâtis-moi une tour; peut-être atteindrai-je les voies, les voies des cieux, et [peut-être] apercevrai-je le Dieu de Moïse, bien que je considère celui-ci comme un menteur. » C’est ainsi que la mauvaise action de Pharaon lui parut enjolivée, et il fut détourné du droit chemin. Et son stratagème se solda par (sa propre) ruine. » (Coran 40:36-37)

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Sam 10 Nov 2012, 11:33

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Pharaon était furieux. Tout son royaume avait été bâti sur l’oppression de son peuple, dont il gardait le cœur et l’esprit captifs grâce à ses magiciens. Toute l’Égypte, des ministres aux magiciens jusqu’aux esclaves et serviteurs, craignait la puissance et la colère de Pharaon. Et Moïse venait de mettre à jour une faiblesse, chez cet homme. Pharaon craignait que son royaume ne soit sur le point de s’effondrer et il était entouré de flagorneurs et de parasites qui le poussaient à démontrer davantage de tyrannie.

Les agents de Pharaon se mirent à faire circuler toutes sortes de rumeurs. Ils racontèrent que Moïse s’était entendu avec les magiciens pour que ceux-ci le laissent gagner. Puis, à cause de leur association avec Moïse, les enfants d’Israël devinrent les boucs émissaires. Ils vinrent se plaindre à Moïse des mauvais traitements qu’ils avaient subi par le passé et de ceux qu’ils subissaient à nouveau à cause de lui.

Pharaon ordonna encore plus de meurtres, de pillages et de viols. Il fit emprisonner quiconque parlait contre l’oppression et Moïse, malgré lui, demeurait impuissant. Comme il ne pouvait interférer, il conseilla à son peuple de se montrer patient. Tandis qu’il était confronté aux divers complots de Pharaon, son peuple se retournait petit à petit contre lui et l’un de ses membres était de connivence avec des personnes influentes du gouvernement égyptien.

Korah faisait partie des enfants d’Israël. Il jouissait de biens en abondance et d’un statut élevé, au sein de la société, tandis que la majorité des gens, autour de lui, étaient pauvres. Il n’éprouvait aucune gratitude, envers Dieu, pour les bienfaits qu’Il lui avait accordés et regardait les pauvres avec mépris. Lorsque Moïse lui rappela qu’il était de son devoir, en tant que croyant, de payer la taxe devant être redistribuée aux pauvres, il refusa de donner quoi que ce soit et raconta que Moïse avait inventé cette taxe dans le but de s’enrichir. La colère de Dieu s’abattit sur Korah; la terre s’entrouvrit et avala l’homme, qui disparut sans laisser de traces, comme s’il n’avait jamais existé.

« En vérité, Korah appartenait au peuple de Moïse, mais il était violent envers eux. Nous lui avions donné tant de trésors que le poids des seules clefs des coffres qui les renfermaient constituait un véritable fardeau pour toute une troupe d’hommes bien vigoureux. Son peuple lui dit : « Ne te réjouis point; car Dieu n’aime pas les arrogants. Et recherche, à travers les biens que Dieu t’a donnés, la demeure dernière, sans toutefois oublier ta part en cette vie. Et sois bon envers autrui comme Dieu l’a été envers toi, et ne cherche pas des [occasions de semer] la corruption sur terre; car Dieu n’aime point ceux qui sèment la corruption. » Il répliqua : « Je ne dois (tout cela) qu’à mon seul savoir. » Ne savait-il pas que Dieu avait détruit, avant lui, des générations d’hommes bien plus forts et bien plus riches que lui? Les coupables ne seront (même pas) interrogés sur leurs péchés. Puis il sortit devant son peuple dans tout son apparat. Ceux qui aimaient la vie présente dirent : « Ah! Si seulement nous possédions les mêmes choses que celles qui ont été données à Korah! Il est le maître d’une immense fortune. » Mais ceux qui avaient reçu le véritable savoir répliquèrent : « Malheur à vous! La récompense de Dieu est bien meilleure pour celui qui croit et fait le bien. Mais seuls ceux qui sont patients la recevront. » Puis soudain, Nous fîmes en sorte que la terre [s’entrouvre et] les engloutisse, lui et son palais. Il n’eut alors aucune armée pour le secourir contre Dieu et il fut incapable de se secourir lui-même. Et ceux qui, la veille, avaient souhaité être à sa place, se mirent à dire : « Ah! Il est vrai que Dieu augmente ou restreint la subsistance de qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et n’eut été Sa bonté envers nous, nous aurions été engloutis (nous aussi). Ah! Il est vrai que les mécréants ne réussissent jamais… ». (Coran 28: 76-82)

Pharaon convoqua Moïse au palais. Ibn Kathir rapporte que Pharaon souhaitait le faire mettre à mort et qu’il avait l’approbation de tous ses ministres, à l’exception d’un seul. Cet homme, qui faisait partie de la famille de Pharaon, était un croyant, mais avait gardé pour lui sa croyance en l’unicité de Dieu.

« Et un homme de la famille de Pharaon qui était croyant sans le déclarer ouvertement dit : « Allez-vous tuer un homme parce qu’il dit « Mon Seigneur est Dieu », alors qu’il vous a apporté des preuves claires émanant de votre Seigneur? S’il ment, il ne ment qu’à son détriment; et s’il dit la vérité, alors une partie de ce dont il vous menace vous frappera certainement. » (Coran 40:28)

Ce croyant s’exprima de manière fort éloquente; il mit en garde le peuple contre un désastre semblable à ceux qui avaient affligé d’autres peuples avant eux. Il leur rappela que Dieu avait envoyé Moïse avec des signes évidents, mais ses paroles tombèrent dans l’oreille de sourds. Pharaon et plusieurs de ses ministres menacèrent de le faire tuer, mais Dieu le protégea contre eux.

« Dieu préserva [ce croyant] du mal qu’ils avaient comploté contre lui, tandis qu’un terrible châtiment cerna les gens de Pharaon. » (Coran 40: 45)

Dieu ordonna à Moïse d’avertir Pharaon que lui et son peuple allaient subir un sévère châtiment si les enfants d’Israël n’étaient pas libérés; que si la torture, l’oppression et le harcèlement ne cessaient pas, la colère de Dieu descendrait sur eux. Pour toute réponse, Pharaon ordonna un grand rassemblement réunissant les Égyptiens et les enfants d’Israël. Devant eux, il leur dit qu’il était leur Seigneur et que Moïse n’était rien d’autre qu’un esclave sans pouvoir aucun. Les gens décidèrent en majorité de croire et d’obéir à Pharaon. C’est alors que les signes de la colère de Dieu commencèrent à se manifester.

L’Égypte fut d’abord affligée d’une grave sécheresse. Même les vallées du Nil, toujours vertes et luxuriantes, se mirent à se dessécher. Il n’y eut aucune récolte et le peuple s’en ressentit, mais Pharaon demeura arrogant. Dieu leur envoya alors un énorme déluge, qui dévasta le pays. Les gens, y compris les ministres de Pharaon, firent appel à Moïse.

« Ô Moïse ! Invoque pour nous ton Seigneur en vertu de l’engagement qui te lie à Lui ! Si tu éloignes de nous le fléau, nous croirons certainement en toi et laisserons partir les enfants d’Israël avec toi. » (Coran 7:134)

La terre se calma et les champs furent à nouveau cultivables, mais les enfants d’Israël demeuraient toujours opprimés. Dieu envoya alors sur l’Égypte des nuées de sauterelles qui dévorèrent tous les champs prêts à être récoltés. De nouveau, des gens se précipitèrent vers Moïse pour implorer son aide. Dieu fit disparaître les sauterelles, mais le sort des enfants d’Israël ne changea pas. Alors Il infesta de poux le peuple égyptien et fit suivre ce châtiment d’une invasion de grenouilles, qui terrorisèrent les gens jusque dans leurs maisons et dans leurs lits. Chaque fois qu’un châtiment de Dieu s’abattait sur eux, les gens imploraient Moïse de demander de l’aide à son Seigneur. Chaque fois, ils promirent de libérer les enfants d’Israël et chaque fois, ils manquèrent à leur promesse.

Puis, le dernier signe de la colère de Dieu apparut : l’eau du Nil se transforma en sang. Pour les enfants d’Israël, elle demeura pure et claire, mais pour tous les autres, elle apparaissait comme du sang rouge et épais. Mais même après cette série de fléaux, les enfants d’Israël étaient toujours aussi opprimés.

« Nous avons alors éprouvé le peuple de Pharaon par des années de famine et par une diminution de récoltes afin qu’il se rappelle. Et lorsqu’un bien leur parvenait, ils disaient : « Cela nous est dû. » Mais si un mal les frappait, ils l’attribuaient à des auspices funestes qu’ils associaient à Moïse et à ceux qui étaient avec lui. En vérité, ce qui leur arrivait ne provenait que de Dieu; mais la plupart d’entre eux ne comprenaient pas! Et ils disaient : « Quel que soit le signe que tu nous apportes pour nous ensorceler, nous ne croirons pas en toi. » Alors Nous leur avons envoyé l’inondation, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang – toute une succession de signes explicites. Mais c’étaient des criminels empreints d’arrogance. Et quand le fléau les frappa, ils s’écrièrent : « Ô Moïse ! Invoque pour nous ton Seigneur en vertu de l’engagement qui te lie à Lui ! Si tu éloignes de nous le fléau, nous croirons certainement en toi et laisserons partir les enfants d’Israël avec toi. » Mais lorsque Nous eûmes éloigné d’eux le fléau jusqu’au terme fixé qu’ils devaient atteindre, ils violèrent leur engagement. Alors Nous les rétribuâmes en conséquence: Nous les noyâmes dans la mer pour avoir rejeté Nos révélations et n’y avoir point prêté attention. » (Coran 7: 130-136)
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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Sam 10 Nov 2012, 17:02

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Pharaon, de même que la majorité du peuple d’Égypte, s’obstinait à nier l’évidence et à ne pas croire à ces fléaux comme à des signes de la colère de Dieu. Plus d’une fois, ils firent appel à Moïse, puis firent des promesses qu’ils ne tinrent pas. Dieu retira alors Sa miséricorde et ordonna à Moïse de guider son peuple hors d’Égypte.

« Mais lorsque Nous eûmes éloigné d’eux le fléau jusqu’au terme fixé qu’ils devaient atteindre, ils violèrent leur engagement. Alors Nous les rétribuâmes en conséquence: Nous les noyâmes dans la mer pour avoir rejeté Nos révélations et n’y avoir point prêté attention. » (Coran 7: 135-136)

Les espions de Pharaon surent immédiatement que quelque chose de significatif se préparait et Pharaon convoqua en réunion ses plus proches conseillers. Ils décidèrent de lancer toutes leurs troupes armées à la poursuite des enfants d’Israël. Rassembler l’armée prit toute la nuit et les troupes ne quittèrent la ville qu’à l’aube.

L’armée de Pharaon s’avança dans le désert. En un rien de temps, les enfants d’Israël, regardant au loin, arrivèrent à distinguer la poussière que soulevait l’armée sur son passage. Presque au même moment, ceux qui se trouvaient à la tête du groupe atteignaient le rivage de la Mer Rouge.

Les enfants d’Israël se trouvèrent pris au piège. Devant eux, la Mer Rouge; derrière, l’armée de Pharaon. La peur et la panique les gagna et ils se tournèrent vers Moïse. Celui-ci fermait le groupe, à l’arrière, et voyait bien l’armée se rapprocher de plus en plus. Il se fraya un chemin à travers les gens, jusqu’au bord de la mer. Ce faisant, il tenta de les rassurer en leur rappelant de garder la foi et d’avoir confiance en Dieu et il les assura que Dieu ne les laisserait pas tomber.

Moïse, debout sur la rive de la Mer Morte, regarda vers l’horizon. Ibn Kathir rapporte que Josué se tourna vers Moïse et dit : « Devant nous se trouve une barrière infranchissable, la mer, et derrière nous, l’ennemi. Il ne fait aucun doute que nous ne pourrons éviter la mort! » Mais Moïse ne paniqua point : il se tint debout, en silence, et attendit un signe de Dieu, car il savait que Dieu ne manquait jamais à Sa promesse et qu’Il ne manquerait pas à celle qu’Il avait faite de libérer les enfants d’Israël.

À cet instant, alors que la panique s’emparait pour de bon des enfants d’Israël, Dieu dit à Moïse de frapper la mer avec son bâton. Moïse s’exécuta immédiatement. Un vent violent se mit à souffler, l’eau de la mer se mit à tourbillonner et, tout à coup, elle se sépara, créant un chemin entre deux murs d’eau. Et le fond de la mer s’assécha suffisamment pour que les gens puissent y marcher sans crainte.

Moïse guida les gens à travers le corridor qui scindait la mer en deux. Il attendit que la dernière personne se soit engagée dans le passage pour se retourner et voir l’armée de plus en plus proche. Il s’engagea à son tour. Comme le peloton de tête atteignait la rive opposée, la peur s’empara à nouveau des enfants d’Israël, qui implorèrent Moïse de refermer le passage. Mais Moïse refusa : Dieu était manifestement en train de mettre Son plan à exécution et il savait que son peuple serait sauvé, même si l’armée de Pharaon les suivait dans le passage pratiqué dans la mer.

« Et Nous fîmes traverser la mer aux enfants d’Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent avec acharnement et hargne jusqu’à ce que, submergé par les flots, (Pharaon) s’exclame : « Je crois que nul ne doit être adoré en dehors de Celui en qui croient les enfants d’Israël, et je suis du nombre des musulmans! » [Dieu dit] : « Quoi? Maintenant? Alors que jusqu’ici tu étais rebelle et semais la corruption sur terre?! Nous allons aujourd’hui épargner ton corps afin que tu sois un signe pour ceux qui viendront après toi. Mais en vérité, beaucoup de gens ne prêtent aucune attention à Nos signes. » (Coran10:90-92)

Ibn Kathir décrit ainsi la mort de Pharaon : « Le rideau tomba sur la tyrannie de Pharaon et les vagues rejetèrent son corps sur la rive occidentale de la mer. Les Égyptiens le virent et comprirent aussitôt que le dieu qu’ils avaient adoré et auquel ils avaient obéi n’avait été, en fait, qu’un être humain incapable d’éloigner la mort de sa propre personne. » Quand Pharaon détenait le pouvoir, la richesse, la santé et la force, il refusait de reconnaître l’existence de Dieu; mais quand il vit la mort tout près de lui, il cria et supplia Dieu, le cœur et l’âme remplis de terreur. Si l’homme se souvient de Dieu dans les moments de tranquillité de sa vie, Dieu se souviendra de lui en temps de détresse.

Des décennies d’oppression avaient marqué de façon indélébile les enfants d’Israël. Des années d’humiliation et de peur constante en avaient fait des êtres ignorants et obstinés. La plupart avaient été privés de confort matériel toute leur vie durant et n’aspiraient qu’à un peu plus d’aise. Les enfants d’Israël croyaient en Dieu; ils venaient tout juste de voir, de leurs propres yeux, l’un des plus extraordinaires miracles, l’un des plus grands signes de la puissance de Dieu. Et pourtant, malgré tout cela, leur cœur convoitait une idole qu’ils avaient vue lors de leur fuite d’Égypte.

« Par la suite, Nous fîmes traverser la mer aux enfants d’Israël. Ils vinrent à passer auprès d’un peuple qui adorait des idoles. Ils dirent : « Ô Moïse ! Fabrique-nous une divinité semblable à leurs dieux. » Il répondit: « Vous êtes vraiment un peuple ignorant ! Le culte auquel ces gens s’adonnent est voué à la destruction; et leur adoration n’a aucune valeur. » Il (ajouta) : « Chercherais-je pour vous une autre divinité que Dieu, alors qu’Il vous a préférés à toutes les autres créatures? » Et (rappelez-vous) lorsque Nous vous avons sauvés du peuple de Pharaon, qui vous infligeait de terribles tourments, massacrant vos fils et épargnant vos femmes. C’était là une énorme épreuve de la part de votre Seigneur. » (Coran 7:138-141)

Dieu avait favorisé les enfants d’Israël. Ils avaient été guidés hors d’Égypte en toute sécurité et ils avaient été témoins de la noyade de leur plus cruel ennemi. Lorsqu’ils eurent besoin d’eau potable, Dieu ordonna à Moïse de frapper une pierre de son bâton, ce qui fit jaillir douze sources d’eau, pour chacune des douze tribus d’Israël, afin qu’il n’y ait aucune dispute entre elles. Dieu leur envoya également des nuages pour les protéger du soleil brûlant et, pour assouvir leur faim, Il leur fit descendre la manne céleste et les cailles. Malheureusement, en dépit de la générosité de Dieu, plusieurs d’entre eux se plaignirent et exigèrent la nourriture à laquelle ils étaient habitués, en Égypte, dont des oignons, de l’ail, des fèves et des lentilles.

Moïse sermonna son peuple et lui rappela qu’il venait tout juste de quitter une vie d’oppression et d’humiliation. Il lui demanda pourquoi il se plaignait, alors que Dieu lui octroyait les meilleures nourritures. Moïse dit : « « Voulez-vous échanger le meilleur pour le pire ? Descendez donc dans n’importe quelle ville ; vous y trouverez certainement ce que vous demandez ! » (Coran 2:61). Tandis que les enfants d’Israël poursuivaient leur chemin vers la terre promise, Dieu leur facilitait leur voyage. Mais c’était un peuple brisé, incapable de s’éloigner du péché et de la corruption.

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Sam 10 Nov 2012, 17:17

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Ils quittèrent à la nuit tombée, transportant avec eux leurs maigres possessions. Ils marchèrent à travers le désert, en direction de la Mer Rouge. Alors qu’ils atteignaient le rivage, ils aperçurent, au loin, l’armée de Pharaon qui tentait de les rattraper. Devant eux, la mer; derrière, leurs ennemis. Ils se sentirent pris au piège. Mais, par la permission de Dieu, Moïse frappa l’eau avec son bâton et la mer se divisa, formant un passage entre deux murs d’eau. Les enfants d’Israël s’engouffrèrent dans ce passage et, lorsque la dernière personne termina la traversée, l’eau repris sa position initiale. L’armée d’Égypte fut ainsi noyée, y compris le tyrannique Pharaon.

En tant que peuple, les enfants d’Israël avaient été opprimés et humiliés sur une très longue période. Des générations avaient vécu sous le joug de Pharaon. Au cours de leur voyage hors d’Égypte vers la terre promise, leurs faiblesses devinrent évidentes. D’une manière générale, ils étaient ingrats envers Dieu, en dépit du fait qu’Il assurait leur bien-être durant cette dure épreuve. Ils étaient incapables de se soumettre à Dieu et d’accepter Sa volonté.

À un certain moment, ils croisèrent un peuple qui adorait des idoles et leur désir de ressembler à ce peuple, qui leur apparaissait comme épanoui, se manifesta lorsqu’ils demandèrent à Moïse de leur permettre de posséder des idoles. Et cela, alors qu’ils venaient tout juste d’être témoins de miracles inouïs. Lorsque Dieu leur fournit, pour se nourrir, des aliments qu’ils ne connaissaient pas, ils se plaignirent, réclamant la nourriture à laquelle ils étaient habitués. Quand Moïse leur ordonna d’entrer dans une ville et de renverser les Cananéens, ils refusèrent, par peur, et désobéirent ainsi à Dieu. Ibn Kathir rapporte que Moïse ne trouva pas plus de deux hommes prêts à se battre.

« Il dit: « Seigneur! Je n’ai de pouvoir que sur moi-même et mon frère; juge donc entre nous et ce peuple de transgresseurs. » (Leur Seigneur) dit : « Pour cela, ce pays leur sera interdit pendant quarante ans, durant lesquels ils erreront sur la terre, confus. Ne te chagrine donc pas pour ce peuple de transgresseurs. » (Coran 5:25-26)

Les jours d’errance débutèrent. Durant cette période, chaque jour était semblable au précédent et les gens voyageaient sans destination précise. Puis, ils entrèrent dans le Sinaï, que Moïse reconnut comme le lieu où Dieu lui avait parlé tout juste avant qu’il ne rentre en Égypte. Cette fois, Dieu ordonna à Moïse de jeûner, comme moyen de purification, pour trente jours, auxquels Il ajouta dix jours. Lorsque son jeûne fut complété, Moïse fut à nouveau prêt à communiquer avec Dieu.

« Et Nous avons prescrit à Moïse trente nuits (de solitude), auxquelles Nous avons ajouté dix autres nuits, de sorte que le temps fixé par son Seigneur se termina au bout de quarante nuits. Et Moïse dit à son frère, (Aaron) : « Remplace-moi auprès de mon peuple. Agis convenablement et ne suis pas la voie de ceux qui sèment la corruption. » Et lorsque Moïse vint à Notre rendez-vous et que son Seigneur lui eût parlé, il dit : « Seigneur! Montre-Toi à moi pour que je puisse Te voir. » Dieu dit : « Tu ne Me verras pas, mais regarde la montagne; si elle demeure à sa place, alors tu Me verras. » Mais lorsque son Seigneur manifesta (Sa) gloire à la montagne, Il la pulvérisa et Moïse s’effondra, foudroyé. Lorsqu’il revint à lui, il dit : « Gloire à Toi! À Toi je me repens et je suis le premier des croyants. » Alors Dieu dit : « Ô Moïse! Je t’ai préféré à tous les hommes par Mes messages et par les paroles (que Je t’ai adressées). Prends donc ce que Je te donne et sois du nombre des reconnaissants. » (Coran 7:142-144)

Dieu donna à Moïse deux tablettes de pierre sur lesquelles étaient inscrits les dix commandements. Ces commandements forment la base de la loi juive, la Torah, et constituent des normes morales préconisées, de nos jours encore, par toutes les églises chrétiennes. Ibn Kathir et les premiers érudits de l’islam affirment que les dix commandements sont réitérés dans deux versets du Coran.

« Dis : « Venez, je vais vous réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui attribuez aucun associé, soyez bons envers vos parents et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté – Nous pourvoyons à vos besoins comme aux leurs – et ne vous approchez pas des choses indécentes, que ce soit ouvertement ou en secret. Et ne tuez pas la vie que Dieu a faite sacrée, sauf en toute justice. Voilà ce que Dieu vous recommande; peut-être comprendrez-vous. Et ne vous approchez des biens de l’orphelin que de la meilleure manière, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité. Donnez le bon poids et la bonne mesure, en toute justice. » Nous n’imposons à aucune âme (une charge) supérieure à sa capacité. « Et si vous donnez votre parole, soyez équitables, même si cela va [à l’encontre de l’intérêt] d’un proche parent. Et respectez votre engagement envers Dieu. Voilà ce qu’Il vous recommande; peut-être vous rappellerez-vous. » (Coran 6:151-152)

Moïse s’était absenté (éloigné de son peuple) quarante jours durant. Son peuple, pendant ce temps, s’était montré impatient; les gens s’étaient comportés comme des enfants, agissant de manière impulsive et se plaignant de tout et de rien. Ibn Kathir décrit leur descente dans le péché impardonnable de l’idolâtrie :

« As-Samiri, un homme malveillant, suggéra au peuple de se trouver un nouveau guide car Moïse, à l’évidence, avait rompu sa promesse. Il leur dit : « Pour être bien guidés, vous avez besoin d’un dieu. Et je peux vous en trouver un. » Alors il recueillit tous leurs bijoux en or des gens et les fit fondre. Et, durant le moulage, il jeta, dans le mélange, une poignée de poussière, comme font les magiciens, pour impressionner les ignorants. Avec le métal fondu, il façonna un veau d’or. Et comme le veau était creux, à l’intérieur, il produisait un son étrange lorsque le vent soufflait dessus. »

Ils crurent avoir réussi à se créer un véritable dieu vivant. Le frère de Moïse, Aaron, avait craint de s’opposer à eux et à leur projet, mais quand il vit le veau et qu’il réalisa la gravité du péché qu’ils commettaient, il s’exprima ouvertement. Il rappela aux gens qu’ils ne devaient adorer que Dieu, exclusivement, et les mit en garde contre les conséquences fâcheuses de leurs actions et contre la colère de Moïse, à son retour, et celle de Dieu Lui-même. Ceux qui comprirent à quel point il avait raison se dissocièrent immédiatement des autres. Et quand Moïse revint vers son peuple et qu’il le vit chanter et danser autour du veau d’or, il devint absolument furieux.

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Sam 10 Nov 2012, 17:35

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Moïse n’en croyait tout simplement pas ses yeux, même si Dieu venait tout juste de l’avertir qu’un sévère châtiment allait bientôt s’abattre sur son peuple pour avoir adoré le veau d’or. Le cœur de Moïse était rempli de honte et de colère. Son peuple, qui avait été témoin du pouvoir et de la grandeur de Dieu, se rebellait pourtant et ne semblait nullement craindre la colère de Dieu.

« Dieu dit : « Nous avons mis ton peuple à l’épreuve durant ton absence. Celui qui vient de Samarie les a égarés. » Moïse retourna donc vers son peuple, furieux et l’âme en peine. Il dit : « Ô mon peuple! Votre Seigneur ne vous a-t-Il pas fait une belle promesse? L’aurez-vous trouvée trop longue à s’accomplir? Ou avez-vous plutôt souhaité que la colère de votre Seigneur s’abatte sur vous, en rompant votre engagement envers moi? » (Coran 20:83-86)

Moïse se tourna vers son frère Aaron. Courroucé, il l’agrippa par la barbe et par la tête et le tira vers lui. En hurlant, il ordonna à son frère de lui expliquer pourquoi il avait fait fi des instructions qu’il lui avait données et pourquoi il avait laissé as-Samiri égarer les enfants d’Israël. Aaron expliqua que le peuple ne l’avait point écouté et avait même menacé de le tuer. Il supplia Moïse de ne point laisser les idolâtres introduire la division entre eux. Aaron n’était pas aussi fort et solide que son frère et il avait craint perdre tout contrôle sur les enfants d’Israël; c’est pourquoi il avait préféré attendre le retour de Moïse.

La promesse de Dieu se réalise toujours et Son châtiment s’abattit promptement. Moïse confronta as-Samiri et l’envoya en exil.

« Va-t’en! », dit Moïse. « Dans cette vie, tu auras à dire à tout le monde : « Ne me touchez pas! » Et il y aura pour toi, (dans l’autre vie), un rendez-vous que tu ne pourras manquer. Maintenant, regarde ta divinité que tu as adorée de façon assidue; nous la brûlerons certes et ensuite, nous disperserons ses cendres sur la mer. » (Coran 20:97)

Le châtiment qui s’abattit sur les idolâtres fut sévère.

« Et lorsque Moïse dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Vous vous êtes fait du tort à vous-mêmes en choisissant le veau (pour idole). Revenez donc repentants vers votre Créateur et tuez les coupables parmi vous ; cela sera meilleur pour vous auprès de votre Créateur ». Puis, Il accepta votre repentir. Certes, c’est Lui le Pardonneur, le Miséricordieux. » (Coran 2:54)

Dieu est le Très-Miséricordieux et Il pardonne beaucoup. Après que les enfants d’Israël se fussent débarrassés des idolâtres parmi eux, Dieu accepta leur repentir. Même après leur constante rébellion et leur entêtement, ils furent à nouveau favorisés par Dieu.

Puis, Moïse choisit 70 hommes parmi les plus pieux et les plus âgés des enfants d’Israël. Formant une délégation avec eux, il retourna au Mont Tour afin que tous puissent se repentir de leurs péchés. Sur place, alors que Moïse s’entretenait avec Dieu entouré d’un nuage à basse altitude, ils l’attendirent en retrait. Lorsque Moïse revint vers eux, plutôt que de se montrer repentants, les 70 hommes dirent à Moïse qu’ils ne croiraient pas vraiment en lui avant d’avoir vu Dieu de leurs propres yeux.

« Ô Moïse ! Nous ne croirons en toi que lorsque nous aurons vu Dieu clairement. » (Coran 2:55)

Alors la terre se mit à trembler, les 70 hommes furent frappés d’un éclair et tombèrent raides morts. Moïse demeura sans voix. Et il se demanda immédiatement ce qu’il allait bien pouvoir dire aux enfants d’Israël. Ces soixante-dix hommes étaient parmi les meilleurs d’entre eux et Moïse sentait maintenant qu’il n’y avait plus aucun espoir pour les enfants d’Israël. Il se tourna vers Dieu.

« Seigneur! Si Tu avais voulu, Tu nous aurais détruits depuis longtemps déjà, moi y compris. Vas-Tu nous détruire pour ce que des ignorants, parmi nous, ont fait? Ce n’est là qu’une épreuve de Ta part, par laquelle Tu égares qui Tu veux et guides qui Tu veux. Tu es notre Gardien (et Protecteur), alors pardonne-nous et sois miséricordieux envers nous, car il n’est point de pardon qui vaille le Tien. Et prescris le bien, pour nous, ici-bas comme dans l’au-delà. Certes, nous nous tournons vers Toi, (repentants). » Alors Dieu dit : « Je frappe de Mon châtiment qui Je veux, et Ma miséricorde embrasse toute chose. Je la prescrirai à ceux qui (Me) craignent, acquittent la zakat et croient en Nos révélations. » (Coran 7:155-156)

Dieu est vraiment le Très-Miséricordieux et Sa miséricorde embrasse toute chose. Quand Moïse implora Dieu, Celui-ci ressuscita les soixante-dix hommes. Des années durant, les enfants d’Israël errèrent dans le désert. Moïse souffrit beaucoup à cause d’eux; il endura des mutineries, leur agressivité, leur ignorance et leur idolâtrie, et certains lui causèrent même du tort à un niveau beaucoup plus personnel. Il endura tout cela uniquement pour Dieu. Puis, le prophète Aaron finit par quitter ce monde, ce qui priva Moïse de son plus grand soutien. Malgré cela, il demeura patient et resta dans le désert sans jamais trouver la Terre Promise. C’est entouré des enfants d’Israël qu’il mourut, entouré de ces gens qui avaient refusé de voir des miracles accomplis tout juste devant leurs yeux. Et pourtant, Dieu, dans Sa miséricorde, leur avait accordé de nombreuses chances de se repentir.

Nous retrouvons, parmi les hadiths, le récit de la mort de Moïse tel que raconté par le prophète Mohammed :

« L’ange de la mort fut envoyé à Moïse. Lorsqu’il arriva près de lui, Moïse lui donna un coup de poing dans un œil. L’ange retourna vers Dieu et dit : « Tu m’as envoyé à un serviteur qui refuse de mourir. » Dieu répondit : « Retourne le voir et dis-lui de passer sa main sur le dos d’un bœuf; dis-lui que pour chaque poil qui restera dans sa main, une année supplémentaire lui sera accordée. » Apprenant cela, Moïse dit : « Ô Seigneur, qu’arrivera-t-il après cela? » Dieu lui dit : « Après, la mort. » Alors Moïse répondit : « Laisse-la venir maintenant! » Puis, Moïse demanda à Dieu de le faire mourir près de la Terre Sainte afin qu’il ne soit qu’à deux pas d’elle. »[1]

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MessageSujet: Fin de l'Histoire de Moise   Sam 10 Nov 2012, 17:39

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

La vie humaine est parsemée d’épreuves et de tribulations. Elle est aussi pleine de surprises. Se souvenir de Dieu et faire des efforts pour se conformer à Ses lois est une bouée de sauvetage pour l’être humain. Le Coran contient des histoires inspirantes sur les prophètes, de même que sur des femmes et des hommes pieux. L’histoire de Moïse revient dans plusieurs sourates et versets et cette histoire nous enseigne que Dieu est miséricordieux, digne de confiance et attentionné. Allah, le pardonneur, ne nous a pas laissés à nous-mêmes; il nous a envoyé des prophètes et un message pour nous guider.

« Dans leur histoire se trouve certes une leçon pour les gens doués d’intelligence. (Ce Coran) n’est point une histoire inventée, mais plutôt une confirmation des (Écritures) qui existaient avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour les gens qui croient. » (Coran 12: 111)

À travers cette série d’articles, nous avons pu constater la très grande force de caractère de Moïse et sa capacité à persévérer et à se montrer patient, même dans les circonstances les plus difficiles. Moïse a suivi les commandements de Dieu avec bravoure et détermination et, surtout, avec une grande sincérité. Peu importe ce que Moïse faisait, il le faisait dans le but de plaire à Dieu. Quand la détermination est conjuguée à la sincérité, chez une personne, celle-ci possède habituellement un caractère extraordinaire.

Durant les années au cours desquelles les enfants d’Israël errèrent dans le désert, incapables d’atteindre la Terre Promise, Moïse passa une partie de son temps avec Khidr, un homme qui, selon la majorité des érudits musulmans, était lui aussi prophète.

Ibn Kathir rapporte qu’un jour, quelqu’un demanda à Moïse : « Ô messager de Dieu, y a-t-il, sur terre, un homme plus savant que toi? », ce à quoi Moïse répondit : « Non! », croyant que puisque Dieu lui avait permis d’accomplir des miracles et lui avait donné la Torah, il devait certainement être l’homme le plus savant de son époque. Ce n’était pourtant pas le cas. Sa rencontre avec Khidr nous apprend que nul ne peut posséder toutes les connaissances accessibles et que même si nous nous croyons sages et instruits, le besoin et la nécessité d’acquérir de nouvelles connaissances ne cessent jamais. Lorsqu’on parla de Khidr à Moïse, celui-ci demanda à le rencontrer.

Dieu ordonna à Moïse de mettre un poisson vivant dans un seau et Il lui dit que lorsque le poisson disparaîtrait du seau (i.e. qu’il s’échapperait), il trouverait l’homme qu’il cherchait. Alors Moïse se mit en chemin, accompagné d’un jeune homme qui portait le seau avec le poisson. À un certain moment, ils arrivèrent au confluent de deux rivières et décidèrent de faire une halte; Moïse tomba presque immédiatement endormi. Tandis qu’il dormait, son compagnon vit le poisson sortir du seau et sauter dans l’eau. Pourtant, il oublia d’en informer Moïse lorsque celui-ci se réveilla.

Une fois reposés, ils poursuivirent leur chemin jusqu’à ce qu’ils soient éreintés et affamés. Moïse demanda à manger et c’est à ce moment que son compagnon se souvint du poisson qui était sorti du seau. Entendant cela, Moïse s’écria : « C’est exactement ce que nous attendions! » Ils reprirent rapidement le chemin en sens inverse, revenant sur leurs pas jusqu’au confluent des deux rivières.

Quand Moïse, donc, réalisa qu’il avait pris la mauvaise direction, il revint immédiatement sur ses pas. Il ne s’obstina pas par orgueil, dans le but de montrer qu’il avait raison; il reconnut son erreur et modifia son parcours. Dans cette vie, nous sommes nombreux à choisir une mauvaise voie, à un moment ou un autre, mais nous hésitons à le reconnaître ou sommes trop embarrassés pour nous retourner et prendre une autre voie. Il y a de grandes leçons à retenir de l’histoire de Moïse. Changer de voie n’est pas une défaite, mais plutôt une victoire.

Moïse, donc, finit par rencontrer Khidr. Il s’agissait d’une rencontre prévue pour apporter un certain savoir à Moïse. Cette histoire captivante relatant la rencontre entre Moïse et Khidr se trouve dans la sourate 18 du Coran, intitulée « La grotte ».

« Moïse lui dit: « Me permets-tu de te suivre? Tu pourras ainsi me transmettre une partie du savoir qu’on t’a enseigné. » L’autre répondit : « Tu ne pourras sûrement pas demeurer patient en ma compagnie. Comment pourrais-tu être patient en face de choses que tu ne peux comprendre? » Moïse dit : « Si Dieu le veut, tu me trouveras patient et je ne te désobéirai d’aucune façon. » « Si tu me suis, dit l’autre, ne m’interroge sur rien tant que je ne t’en parlerai pas le premier. » Alors les deux partirent. Et après qu’ils furent montés sur un bateau, l’homme le saborda. Moïse dit : « Est-ce pour noyer ses occupants que tu l’as sabordé? Tu as certes commis une chose monstrueuse! » L’autre répondit : « Ne t’avais-je pas dit que tu ne pourrais demeurer patient en ma compagnie? » Moïse dit : « Ne me fais pas de reproches pour un oubli de ma part et ne m’impose pas de trop rudes épreuves. » Puis les deux poursuivirent leur chemin jusqu’à ce qu’ils rencontrent un jeune garçon. L’homme le tua. Alors Moïse lui dit : « Quoi! As-tu tué un être innocent qui n’a tué personne? Tu viens certainement de commettre une chose horrible! » L’autre lui dit : « Ne t’avais-je pas dit que tu ne pourrais demeurer patient à mes côtés? » Moïse répondit : « Si, après cela, je t’interroge sur quoi que ce soit, alors ne me garde plus en ta compagnie, et tu seras alors excusé de te séparer de moi. » Alors les deux reprirent leur chemin, jusqu’à ce qu’ils arrivent à un village habité. Ils demandèrent à manger à ses habitants, mais ceux-ci refusèrent de leur accorder l’hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur qui était sur le point de s’écrouler; l’homme entreprit de le redresser. Alors Moïse lui dit : « Si tu avais voulu, tu aurais bien pu réclamer un salaire pour cela. » « Ceci marque la séparation entre toi et moi », dit l’homme. « Maintenant, je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pu endurer avec patience. Pour ce qui est du bateau, il appartenait à de pauvres gens qui travaillaient en mer. J’ai voulu l’endommager car il y avait un roi, [au pays], qui saisissait de force tout bateau (utilisable). Quant au garçon, ses parents étaient des croyants et nous craignions qu’il ne les afflige en se montrant rebelle avec eux et en refusant de croire. Nous voulions donc que leur Seigneur leur accorde en échange un autre enfant plus pur et plus affectueux. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins du village, et il y avait dessous un trésor leur appartenant. Leur père était un homme vertueux et ton Seigneur a voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu’ils sortent alors eux-mêmes leur trésor [de son emplacement], par une miséricorde de ton Seigneur. Je n’ai rien fait, d’ailleurs, de ma propre initiative. Voilà l’interprétation de ce que tu n’as pu endurer avec patience. » (Coran 18:66-82)

L’histoire de Moïse et de Khidr nous rappelle que Dieu est vraiment le plus Sage. La fragile vie humaine peut certes être parsemée de joies et de moments de pur bonheur, mais elle est aussi parsemée d’embûches, de tragédies et de calamités qui, à première vue, peuvent sembler insensées. En tant que croyants, nous devons croire et accepter que tout ce que décrète Dieu, c’est par Son absolue Sagesse.

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MessageSujet: L'histoire du prophète Josué fils de Nun   Lun 19 Nov 2012, 13:26

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Nous reprenons In cha Allah la suite des histoires des prophètes en prenant comme source le livre des histoires des prophètes du grand théoligien Ibn Kathir.

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C'est Josué fils de Nun (Yusha' Ibn Nun), fils d'Ephraim, fils de Joseph, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham. Dieu
le mentionne dans le Coran sans le nommer dans le récit de I'histoire d'al-Khidhr que nous avons rapportée dans les pages précédentes. Dieu dit : « (Rappelle-toi) quand Moise dit a son serviteur » ; « Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] iI dit à son serviteur [...] » (18, 60-62). II est dit dans les Recueils Authentiques (Sahih), d'apres Ka'b al­Ahbar, que le Prophète, sur lui la grâce et la paix, a dit que ce serviteur est bien Josue fils de Nun. Les gens du Livre sont unanimes à dire qu'il fut un Prophète.

C'est lui qui conduisit les Enfants d’Israël en dehors du désert ou ils avaient été condamnes à errer durant quarante
années. Aaron et Moise, sur eux le salut, moururent tous deux pendant la période d'errance, selon I'avis de la majorité des savants. II amena les Israélites vers Jérusalem. Les gens du Livre ainsi que les historiens affirment qu'il traversa le Jourdain à la tète des Fils d’Israël et alla jusqu'à Jéricho qui était la ville la mieux fortifiée et la plus peuplée. Le siège de Jéricho dura six mois. Or un jour, ils firent le tour de la ville, ils sonnèrent dans les trompettes et dirent en choeur le takbir (Dieu est le plus Grand), et alors les murailles de la ville tombèrent jusqu'aux fondements. Les Israélites investirent Jéricho, se saisirent des biens qui s'y trouvaient et tuèrent douze mille personnes.

Toujours selon les mêmes sources, le siège de Jéricho s'acheva un vendredi à I 'heure où le soleil est visiblement sur
le déclin. Voulant en finir avec ses ennemis avant le coucher du soleil et le combat étant interdit le jour du sabbat, Josué dit au soleil: « Tu as reçu des ordres, mais moi aussi j'en ai reçu!» Puis priant Dieu, il dit: «Seigneur ! Arrête le soleil! ». Dieu I'exauça, ce qui permit aux Israélites de conquérir Jéricho.

L'imam Ahmad a rapporte, d’après Abu Hurayra, que l’Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit : « Le soleil ne s’arrêta pour aucun homme à l'exception de Josué fils de Nun lorsqu'il marcha contre Jérusalem (bayt al-maqdis) ». Ce hadith prouve que c'est bien Josué fils de Nun, et non Moise qui conquit Jérusalem, et que le soleil fut arrêté lors de la conquête de Jérusalem et non celle de Jéricho comme le pré­tendent les gens du Livre.
Ensuite, Josué fils de Nun dit aux Enfants d’Israël d'entrer dans la ville en étant inclines comme pendant la priere (ruku') en signe d’humilité et de reconnaissance envers Dieu le Tout-Puissant pour leur avoir accordé la victoire promise.
Ils devaient dire des leur franchissement de la porte de la ville «hitta », c'est-a-dire : « Décharge-nous de nos péchés passés, (car nous avons désobéi en refusant d'entrer dans cette ville une première fois) ». Mais une partie d'entre eux ne se conformément pas a l'ordre de Dieu ; ils entrèrent en se traînant sur leur postérieur et en disant « un grain dans un poil », et selon une autre version: « du blé « hinta » dans un poil ». Bref, Ils changèrent les paroles qu'il leur avait été ordonné de prononcer et prirent a la légère les ordres de Dieu : «Et lorsqu'il leur fut dit: "Habitez cette cite et mangez de ses produits à votre guise, mais dites : 'remission [à nos peches] et entrez par la porte en vous prosternant. Nous vous pardonnerons vos fautes ; et aux bienfaiteurs (d'entre vous), Nous accorderons davantage". Puis les injustes parmi eux changèrent en une autre, la parole qui leur était dite. Alors, Nous envoyâmes du Ciel un châtiment sur eux, pour le méfait qu'ils avaient commis. » (7, 161-162)

Ath-Thawri a rapporte qu'Ibn 'Abbas a dit a propos de cette parole divine « et entrez par la porte en vous prosternant », c'est-a-dire en état d'inclinaison et par une petite porte.

Ibn 'Abbas, 'Ala', aI-Hasan, Qatada et ar-Rabi' ont dit : « Ordre leur a été donne de demander le pardon de Dieu ».
AI-Bukhad a rapporte, d’après Abu Hurayra, que le Prophète, sur lui la grâce et la paix, a dit : « On dit aux Enfants
d’Israël d'entrer par la porte en se prosternement et en disant hitta (rémission de nos péchés), mais ils entrèrent se traînant sur leur postérieur et en disant hinta (un grain dans un poil)».


Lorsque les Enfants d’Israël prirent Jérusalem ils s'y établirent et Josué fils de Nun demeura parmi, et jugea entre eux
selon le Livre de Dieu, la Thora, jusqu’à sa mort qui intervint alors qu'il était agé de cent vingt-sept ans ; il vécut donc vingts-sept ans de plus après Moise.

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MessageSujet: Histoire en vidéo de Moise, Al khidr et Josué   Mer 21 Nov 2012, 16:35

Salam aleikom

Voici en vidéo le résumé de ces dernières pages:

L'histoire de Moise.

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L'histoire de la rencontre entre Moise et Al khidr

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L'histoire de Josué

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