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 Les histoires des prophètes

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riad




MessageSujet: Les histoires des prophètes   Mer 9 Nov 2011 - 20:28

Rappel du premier message :

Salam Aleikom

Je me permet de créer ce sujet afin de rappeler quelques versets et plusieurs enseignements de nos prophètes. " Et rappel, car le rappel profite aux croyants."
Qu'Allah récompense tout musulman ou musulmane croyant ou croyante acteur ou lecteur de ces pages.

Cette page sera consacré inchallah aux enseignements globaux et pour chaque prophète lui sera consacré une page. Il faut savoir que l'Islam est la seule religion au monde à coté du christianisme à reconnaitre Jésus. Et aux seins des 3 religions monothéistes l'Islam est la seule religion à reconnaitre tous les prophètes jusqu'à Mohamed (salla Allah alayhi wa sallem). Nous croyons donc à ces prophètes: Adam, Idris, Noé, Hûd, Çâlih, Loth, Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Chu'ayb, Job, DûI-Kifl, Moïse, Aaron , David, Salomon, Élie, Élisée, Jonas, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus, Muhammad (salla Allah alayhi wa sallem).


Voici une petite introduction parlant de la raison pour laquelle il est important d’évoquer ce passé qui date de plus de trois mille ans. En fait, il faut rappeler que le tiers du Coran et un bon nombre de ses versets portent sur les histoires des prophètes. Ceci nous conduit à nous interroger : pourquoi tant de versets ont pour sujet les histoires des prophètes quel en est l’objectif?

Le but de ces histoires est:

- de raffermir les croyants
« Et tout ce que Nous te racontons des récits des messagers, c’est pour en raffermir ton cœur. Et de ceux-ci t’est venue la vérité ainsi qu’une exhortation et un rappel aux croyants » (TSC[1], Hoûd : 120)

- de nous instruire et de nous donner des leçons
« Dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence. Ce n’est point là un récit fabriqué. C’est au contraire la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient » (TSC, Yoûsouf : 111)

- de les suivre et de les prendre pour exemples
« Voilà ceux qu’Allah a guidés : suis donc leur direction… » (TSC, Al-‘An‘âm ‘Les Bestiaux’ : 90)

- de consolider notre confiance en Allah
L’exemple de l’histoire du prophète Ibrahim est aussi significatif : lorsqu’on voulut le jeter dans le feu, il dit « Allah me suffit : c’est le meilleur en qui je peux placer ma confiance » et Allah le sauva –ce qui peut être traduit comme : « Nous dîmes : Ô feu, sois pour Abraham une fraîcheur salutaire » (TSC, Al-Anbiyâ’ ‘Les Prophètes’ : 69)

- nous enseigner l’art de la Da’wa ‘prêche’ et de guider les gens
exemple comment le prophète Abraham prêchait tendrement et avec douceur. Il disait à son père –ce qui peut être traduit comme : “Ô mon père, je crains qu’un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable ” (TSC, Maryam ‘Marie’ : 45)

- Ces récits nous apprennent aussi la finesse et la tendresse:
exemple l’histoire du prophète Yoûsouf ‘Joseph’ qui, même en prison, parlait tendrement à ses compagnons en commençant toujours par : “O mes compagnons”.

- Nous aider à mieux comprendre le Coran

- de nous apprendre à comment former une vie familiale
Le fait d’évoquer les récits des prophètes nous conduira à traiter de leur vie familiale et leur comportement avec leurs femmes et leurs enfants. On verra comment Abraham éduquait Ismaël, comment Ya’qub ‘Jacob’ traitait son fils Joseph, comment David élevait son fils Soliman "Salomon" et ce que Marie faisait avec son fils Jésus.


Source Amrou Khaled

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Pour les exégèses: les exégèses d’Ibn Kathîr, de Cha‘râwy, de Qortoby et les ombres du Coran de Sayed Qutb.

Les livres portant sur les récits des prophètes: Bidayat w Nihayat (Début et fin) d’Ibn Kathîr, le livre de Abdel Wahhab el Najjar (un savant de l’Azhar), cheikh Mohammad Ali al Sabouny et cheikh Hassan Ayûb.


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riad




MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Jeu 9 Fév 2012 - 13:10

La construction de la Ka‘ba
Première partie


Je demande la protection d’Allah l’Audient et l’Omniscient contre le Satan banni. Au nom d’Allah le Clément et le Miséricordieux. Louange à Allah Seigneur de l’Univers, prière et salut sur son messager (BP sur lui).

Louange à Allah, on Le remercie, on demande Son assistance, Sa guidance, Son pardon et Sa protection contre les vices de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide est le bien-guidé et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le remettre sur la bonne voie.

Vous avez certainement pris l’habitude d’entendre ce préambule au début de chaque leçon. En fait, ce que vous ne savez probablement pas c’est que ce préambule a conduit une personne à se convertir à l’islam rien qu’en entendant ces deux petits mots introductifs, elle s’est convertie. Je veux seulement attirer votre attention sur quelque chose : au lieu de dire que l’on connaît ces mots et que l’on les a trop souvent entendus, il vaut mieux les entendre autrement de manière à ce qu’ils touchent nos coeurs parce qu’on peut entendre quelque chose des centaines de fois sans que cela ne produise aucun effet dans nos coeurs.

Arrivons donc à l’histoire de ce préambule et comment a-t-il pu aider une personne à se convertir à l’Islam. Il s’agit d’un homme dont le métier était de guérir les personnes attaquées par les djinns[i] et qui est arrivé à la Mecque au moment où le prophète (BP sur lui) commençait sa prédication sous les persécutions de Qoraysh qui l’accusait d’être un magicien, un menteur ou d’être touché par un djinn. Quand cet homme est arrivé, Qoraysh le mit en garde contre Mohammad qui, selon les Quraychites, envoûtait toute personne qui lui parlait. Mais puisque son métier était de guérir les personnes touchées par les djinns, il décida de le guérir. C’est pour cette raison qu’il partit voir le prophète (BP sur lui) en lui demandant de quoi exactement souffrait-il ? Le prophète, apprenant que cette personne était venue pour le guérir, lui demanda de l’écouter et commença par cette introduction : « Louange à Allah, on Le remercie, on demande Son assistance, Sa guidance, Son pardon et Sa protection contre les vices de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide est le bien-guidé et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le remettre sur la bonne voie ».
C’est en ce moment que cet homme déclara la shahâda[ii] . Il voulait guérir le prophète et c’est en fait le prophète qui l’a guéri. C’est pour cela que je vous demande d’écouter le Coran et la parole de Dieu différemment. Même la Fâtiha qu’on a pris l’habitude de réciter plusieurs fois par jour, il faut l’écouter avec une oreille attentive pour l’aimer, sentir sa beauté et se rendre compte de la grandeur du Coran. Plus encore, tu sentiras un changement en toi-même.
Le problème c’est que nous entendons avec nos oreilles et non avec nos coeurs. Essayons donc maintenant d’écouter de nouveau cette introduction mais cette fois-ci avec nos coeurs : « Louange à Allah, on Le remercie, on demande Son assistance, Sa guidance, Son pardon et Sa protection contre les vices de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide est le bien-guidé et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le remettre sur la bonne voie » un sentiment différent, non ? Absolument différent. Comprenez-vous maintenant pourquoi cet homme s’est converti ? Et voyez-vous comment nos coeurs sont prêts à recevoir différemment la foi en Dieu ?

La leçon d’aujourd’hui porte sur le dernier épisode de l’histoire du prophète Abraham. L’histoire d’une vraie lutte que j’ai commencé à raconter il y a plusieurs semaines et que je n’ai pas encore terminée< J’imagine que la longueur de cette histoire vous a fatigués, mais imaginez le héros même de cette histoire qui a passé toute sa vie à combattre et à passer par ces épreuves difficiles que nous avions mentionnées dans les leçons précédentes.

Nous nous étions arrêtés la dernière fois sur l’histoire de la grande soumission de notre prophète Abraham (Paix sur lui) à Allah (Béni soit-Il et Très Haut) et comment allait-il obéir sans crainte ni hésitation à l’ordre divin d’immoler son fils Ismaël. Ce que j’ai regretté, en fait, après avoir fini la leçon c’est d’avoir été injuste envers Sayeda Hagar en ne parlant que brièvement de son obéissance et sa soumission à l’ordre divin. En fait, pour supporter une telle situation, Hagar, en tant que mère, a dû faire un effort plus grand que celui déployé par Abraham et Ismaël.

Une deuxième chose qu’on aurait dû remarquer, c’est qu’on ignore où est-ce qu’elle était au moment du sacrifice. Mais ce dont on est sûr c’est qu’elle était soumise sans résistance à l’ordre divin. Et l’obéissance de la femme dans cette situation mérite une récompense plus importante et plus grande que celle que mérite l’homme parce que la femme est d’habitude plus attachée à ses fils que l’homme.

Abraham a ensuite repris son chemin vers la Palestine. Il faut bien noter qu’il faisait des allers-retours entre la Palestine et la Mecque et c’est ce qui est ensuite devenu le chemin qu’a pris notre prophète (BP sur lui) (le chemin des prophètes). Il a pris le chemin de son grand-père Abraham : « Abraham n’était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (Musulman). Et il n’était point du nombre des associateurs » (TSC[iii], ‘Al–‘Imrân ‘La Famille D’Imran’ : 67). Nous devons sentir l’importance de notre prophète Abraham dans notre religion et notre vie.

Revenons maintenant à la première femme de notre prophète Abraham : Sayeda Sara. On s’était arrêté de parler d’elle depuis le moment où elle avait demandé à Abraham de se marier et on avait commencé l’histoire de Sayeda Hadgar en mettant l’histoire de Sayeda Sara de côté. Où était donc notre dame Sara ? Elle était encore en Palestine. Et notre prophète Abraham, passait-il la plupart de son temps chez Sayeda Hagar ou chez Sayeda Sara ? Il était pour la plupart du temps chez cette dernière et partait de temps en temps à la Mecque pour voir sa femme Hagar et son fils Ismaël. Et quel âge avait Sayeda Sara? On dit qu’après l’histoire du sacrifice, elle avait 80 ans. Cela veut dire que ça faisait 80 ans qu’elle était stérile et que ce n’est qu’en perdant tout espoir d’avoir des enfants à l’âge de 60 ans qu’elle a demandé à Abraham de se remarier. Elle savait que la question est tranchée, qu’elle n’allait pas avoir d’enfants et qu’il ne lui restait pas longtemps à vivre dans l’ici-bas.

La suite prochainement inchallah ...
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riad




MessageSujet: L'histoire de Sara et son enfantement pour Isaac   Jeu 9 Fév 2012 - 22:27

Mais Dieu a voulu exaucer la demande de Sara et de la réjouir aussi bien dans le monde d’ici-bas que dans l’au-delà. Il n’a pas voulu que Sara meure sans avoir d’enfants. C’était essentiellement la fidélité de Sara, son grand attachement à Dieu –bien qu’elle ait été privée du bienfait d’avoir des enfants- qui ont fait que sa demande soit exaucée durant sa vie en ayant Isaac à l’âge de 80 ans. Et c’est ici que nous allons raconter l’histoire des anges mentionnée par la Sourate Hûd. Ces anges vinrent à Abraham pour l’informer qu’ils anéantiraient le peuple de Lot chez qui la turpitude était répandue. Et selon le verset : « Sa femme était debout, et elle rit alors ; Nous lui annonçâmes donc (la naissance d’) Isaac et après Isaac, Jacob » (TSC, Hoûd : 71)

Sais-tu quand est-ce que le niveau de ta foi sera élevé ? Quand tu sentiras que ton coeur refuse cette sortie dans laquelle on désobéit à Dieu. Essaye plutôt d’appeler tes amis de temps en temps pour les conseiller et pour les guider vers la voie d’Allah mais s’il est question de sorties, fréquente plutôt les bienfaisants.

Sayeda Sara a ri bien que la distance qui la sépare du peuple de Lot soit grande : ils vivaient dans deux villes distantes et le peuple de Lot ne lui faisait aucun mal. Mais ici, ce n’est pas une question de distance ; il s’agit d’une femme qui aime sa religion l’Islam et qui exècre la désobéissance. Y a-t-il parmi nous maintenant quelqu’un comme Sayeda Sara ?

Et écoutez le compagnon du prophète Abdullah Ibn Abbas qui disait : « quand j’apprend qu’il a plu au Yémen, je me prosterne pour louer Dieu». Il habitait à la Mecque mais il considérait que s’il pleut chez des musulmans c’est comme s’il pleuvait chez lui. Il faut absolument que vous vous dépouilliez de votre égoïsme qui vous conduit à ne vous intéresser à rien dans ce monde sauf à votre subsistance tout en négligeant votre religion l’islam et vos frères musulmans.

Poursuivons donc la lecture des versets de la Sourate Hoûd –ce qui peut être traduit comme : « Nous lui annonçâmes donc (la naissance d’) Isaac et après Isaac, Jacob ». Que veut on dire par « et après Isaac, Jacob » ? On sait bien que Isaac était le frère d’Ismaël mais qui est donc Jacob ? Son fils ou son frère ? Jacob est le fils d’Isaac qui est le fils d’Abraham et Jacob est lui-même le père de Joseph : quatre générations de prophètes et de descendance bénie.

Ce qui nous intéresse, c’est le sens de « et après Isaac, Jacob » ? En fait, les anges informaient Sayeda Sara qu’elle allait vivre jusqu’à ce qu’elle voie son petit fils Jacob et souvenez-vous qu’elle avait 80 ans quand on lui a annoncé cette nouvelle. Cette histoire porte un message pour ceux qui se demandent : quand est-ce que Dieu mettra fin à la privation dont je souffre ? Je vous raconte l’histoire de Sayeda Sara qui a souffert de cette privation pendant 80 ans de sa vie.

L’une des erreurs communes est d’évaluer la satisfaction de Dieu en fonction de l’abondance de Ses dons ou des privations. C’est ce que mentionne le verset –ce qui peut être traduit comme : « Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant et en le comblant de bienfaits, il dit « Mon Seigneur m’a honoré ». Mais par contre, quand Il l’éprouve en lui restreignant sa subsistance, il dit « Mon Seigneur m’a avili » (TSC, Al-Fajr ‘L’Aube’ : 15 et 16).

Mais le Coran vient nous éclairer par le verset suivant qui commence par « Mais non » et explique autrement la question –ce qui peut être traduit comme : « Mais non ! C’est vous plutôt, qui n’êtes pas généreux envers les orphelins, qui ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre, qui dévorez l’héritage avec avidité vorace, et aimez les richesses d’un amour sans bornes. Prenez garde ! Quand la terre sera complètement pulvérisée » (TSC, Al-Fajr ‘L’Aube’ : 17, 18, 19, 20, 21).

Et ce dernier verset vient nous rappeler l’au-delà. Et que si jamais nous souffrons d’un malaise dans ce monde, il faudra patienter parce qu’en patientant vous aurez le bonheur dans l’ici-bas avant de l’avoir dans l’au-delà. « les endurants auront leur pleine récompense sans compter » (TSC, Az-Zoumar ‘Les Groupes’ : 10). Les gens qui souffrent avec leurs conjoints, patientez et souvenez-vous de Dieu. Si vous êtes obéissants, vous trouverez le bonheur ici-bas et dans l’au-delà.

Quand Sayeda Sara apprit la nouvelle –ce qui peut être traduit comme : « Elle dit : Malheur à moi ! Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari, que voici, est un vieillard ? C’est là vraiment une chose étrange ! » (TSC, Hoûd : 72). Et regardons comment les Anges répondirent –ce qui peut être traduit comme : « Ils dirent : T’étonnes-tu de l’ordre d’Allah ? Que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison ! Il est vraiment, digne de louange et de glorification ! » (TSC, Hoûd : 73). Cela me fait dire aux jeunes qui veulent se marier de bien réfléchir avant de choisir leur conjoint de façon à ce que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur leur foyer. Les filles, en choisissant votre futur mari, prenez garde de ceux qui ne prient pas ou de ceux qui ont l’habitude de commettre les grands péchés, sinon vous perdrez. Existe-t-il parmi nos foyers ceux qui méritent la miséricorde et les bénédictions divines ? « Il est vraiment, digne de louange et de glorification ! »

La suite prochainement inchallah ...
.
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soheyb

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MessageSujet: suite de La construction de la Ka‘ba    Ven 10 Fév 2012 - 22:33

salamou alaikoum

Les versets cités ci-dessus nous racontent ce que Sayeda Sara fit au moment où la bonne nouvelle lui fut annoncée, mais ce qu’elle fit après est raconté dans un autre verset.
« Alors sa femme s’avança en criant, se frappa le visage et dit : Une vieille femme stérile…» (TSC, Adh-Dhâriyât ‘Qui Eparpillent’ : 29). Remarquez qu’elle n’a pas dit ‘je suis une vieille stérile’ ce qui veut dire que la surprise lui a fait oublier que s’était à elle qu’on s’adressait. Et les anges répondirent –ce qui peut être traduit comme : « Ils dirent : Ainsi a dit ton Seigneur. C’est lui vraiment le Sage, l’Omniscient » (TSC, Ad-Dharyâte : 30).

On termine donc ainsi cette belle histoire de la naissance d’Isaac et on revient à la Mecque où s’étaient installés Ismaël et Hadgar (la mère des égyptiens). Elle mourut laissant Ismaël qui avait grandi, avait appris la langue arabe, l’avait maîtrisée et s’était marié à la Mecque où son père lui rendait visite de temps en temps.

Cette fois-ci je raconterai l’histoire d’Ismaël avec ses femmes et qui est soulignée par Al-Bukhari. Al-Bukhari nous rapporte que Abraham alla une fois rendre visite à son fils qui, lorsqu’ Abraham arriva, n’était pas chez lui. Abraham rencontra donc la femme d’Ismaël qui ne le reconnut pas. Quand le prophète lui demanda : « comment menez-vous votre vie ? », elle commença à se plaindre de sa vie avec Ismaël qu’elle trouvait pénible, dure et fatigante.
Abraham décida ensuite de s’en aller mais avant de partir, il demanda à sa belle fille de saluer Ismaël quand il rentre, de lui parler de la visite d’un vieil homme et de lui dire qu’il devrait changer le seuil de sa porte. Quand Ismaël revint, sa femme lui décrit ce vieil homme et lui transmit son message. Ismaël lui expliqua alors que ce vieil homme était son père qui lui ordonnait de la répudier. Ismaël obéit donc à l’ordre de son père et se maria avec une nouvelle femme. Quand Abraham revint plus tard rendre visite à son fils, il fut accueilli par sa nouvelle belle fille à qui il demanda « comment menez-vous votre vie ? ». Cette dernière répondit alors qu’ils menaient une vie aisée, pleine de bonheur et commença à louer Dieu et de dire qu’Il est généreux avec eux. Abraham lui demanda ensuite « Que mangez-vous ? ». Elle répondit : « de la viande ». Abraham demanda alors : « Que buvez-vous ? ». Elle répond : « de l’eau ». Abraham lui dit : « Que Dieu bénisse votre viande et votre eau » et lui demanda de dire à son mari de préservez le seuil de sa porte.

Le sens de cette histoire est bien clair mais elle engendrera sans doute dans les esprits des femmes plusieurs interrogations dont la plus importante est la suivante : « les parents ont-ils le droit de se mêler des affaires de leur fils en lui ordonnant de divorcer de sa femme ? »
Ce à quoi il faut faire attention, c’est le comportement de la mère et celui de sa belle fille. Si la mère est une bonne femme réputée par sa raison et par sa rationalité et que tout le monde n’approuve pas le comportement de sa belle fille, il sera dans l’intérêt du fils d’obéir à sa mère et de divorcer de sa femme. Mais s’il s’agit d’une femme pieuse et rationnelle, il serait injuste de la répudier.

La question qui se pose dorénavant est « en refusant de répudier sa femme, le mari ne serait-il pas en train de commettre un grand péché qui est celui de la désobéissance de ses parents ? »
La réponse est que personne n’a dit qu’en divorçant de sa femme on obéira à sa mère : en la répudiant tu seras injuste envers elle et « l’injustice fait rentrer celui qui la commet dans des ténèbres au jour de la résurrection » (Hadith). En fait, en obéissant à ta mère, tu l’exposes au châtiment des injustes dans l’au-delà et il ne faut pas avoir peur qu’elle se plaigne à Dieu parce qu’Il n’exaucera pas sa demande : « Dieu exauce les demandes tant qu’il ne s’agit pas d’un péché ou d’une rupture de liens de parenté » (Hadith).

Fais plutôt en sorte que la relation entre ta mère et ta femme s’améliore, ne maltraite pas ta mère et si jamais elle traite brutalement ta femme, demande lui doucement de ne plus recommencer. Méfie-toi d’être injuste envers ta femme et souviens toi de ce que le prophète a dit : « le meilleur parmi vous est le plus juste envers sa famille et je suis le plus juste parmi vous envers sa famille ». Ceci doit être bien clair dans les esprits des hommes.
Avant le mariage, le consentement des parents et aussi un des facteurs qui rendent le mariage béni par Dieu. C’est pour cela que je considère que ‘le mariage Orfi’ est une catastrophe. En plus de sa précarité –étant donné qu’il s’agit ou bien d’un adultère masqué ou bien dans les meilleurs des cas d’un accord non reconnu officiellement- 100% des couples se séparent, les jeunes mariés sont perdus et leurs familles sont moralement détruites. Celui qui se marie sans le consentement de ses parents commet un acte répréhensible, un acte de désobéissance envers les parents qu’Allah punit sévèrement. Que doit-on alors dire du mariage Orfi dont les conséquences sont très graves vu la colère divine qu’il engendre ?

La dernière leçon qu’on tire de cette histoire concerne le genre de femme qu’il faut épouser si vous cherchez une vie conjugale heureuse. C’est une femme sobre et optimiste qu’il faudrait quérir. Une femme sobre qui apprend à ses enfants cette morale et qui connaît que « Dieu est satisfait de gens satisfaits ».
Arrivons maintenant au verset 124 dans Sourate Al-Baqara qui raconte l’histoire de la construction de la première mosquée sur terre avec la construction de la Ka‘ba. –ce qui peut être traduit comme : « [Et rappelle-toi], quand ton Seigneur eut éprouvé Abraham par certains commandements, et qu’il les eut accomplis… ». Enumérons donc ces épreuves : la première fut quand Abraham fut jeté dans le feu et ne cessa pas de dire « Allah me suffit, Il est mon meilleur garant ». La deuxième épreuve fut quand il lui fut ordonné d’abandonner sa femme et son fils dans le désert et il accomplit parfaitement l’ordre et réussit l’épreuve. Rappelons également l’épreuve du sacrifice, la confrontation avec le Roi Namroud et finalement l’épreuve de ne pas avoir d’enfants. Abraham réussit dans chacune de ces épreuves en accomplissant parfaitement les ordres divins. Et c’est ici que je voudrais insister sur l’importance d’exceller dans l’adoration, dans le jeûne du Ramadan, dans la ‘Omra et dans le port du voile.

Evitez la paresse pendant les nuits de Ramadan. Evitez le non respect du voile en laissant intentionnellement apparaître quelques mèches d’en dessous le foulard ou en se maquillant. Personnellement, je trouve cela illogique de cacher ton ornement naturel (tes cheveux) mais de mettre en même temps un ornement artificiel (maquillage) de peur que tu ne te maries pas… pour se trouver un mari, il y a plusieurs autres moyens que de se maquiller ou de mettre des vêtements serrés.
Essaye d’exceller dans le port de ton voile : mets d’abord un foulard sur tes cheveux, essaye ensuite d’être prude, maquille-toi de moins en moins et puis cesse de te maquiller.

« [Et rappelle-toi] quand ton Seigneur eut éprouvé Abraham par certains, et qu’il les eut accomplis, le Seigneur lui dit : « Je vais faire de toi un exemple à suivre pour les gens »… ». (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 124) Essaye toi aussi d’exceller dans ton adoration et Dieu fera de toi un exemple à suivre pour tes amis. Notre prophète Abraham était bien sûr content d’apprendre que Dieu fera de lui un exemple et c’est pourquoi il demanda « Et parmi ma descendance ? ». Il faut vraiment être content de donner un bon exemple aux autres et ne pas rester dans l’ombre par peur de l’ostentation. Il ne faut jamais avoir peur de servir Dieu en guidant les gens vers son chemin. (Apprendre aux gens le Coran, organiser des repas de rupture de jeûne…)
« Mon engagement, dit Allah, ne s’applique pas aux injustes » Cela signifie que ce sont seulement les pieux qui seront les exemples à suivre et qu’il ne s’agit pas d’une question de descendance. Ce qui compte n’est pas le fait que tu sois le descendant d’un prophète mais ce qui compte c’est ce que tu présentes à ta religion. « Mon engagement, dit Allah, ne s’applique pas aux injustes… [Et rappelle-toi], quand nous fîmes de la Maison un lieu de visite et un asile pour les gens ». Un lieu de visite vers lequel les gens aspirent dès qu’ils s’en éloignent.

« [Et rappelle-toi], quand nous fîmes de la Maison un lieu de visite et un asile pour les gens. Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout. Et Nous confiâmes à Abraham et à Ismaël ceci : purifiez Ma maison pour ceux qui tournent autour, y font retraite pieuse, s’y inclinent et s’y prosternent. Et quand Abraham supplia : « Ô mon Seigneur, fais de cette cité un lieu de sécurité, et fais attribution des fruits à ceux qui parmi ses habitants auront cru en Allah et au Jour dernier… »
(TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 125 et 126).
En fait, quand Abraham demanda à Dieu de faire de sa descendance un exemple à suivre par les gens, Allah répondit qu’Il ne fera que de sa descendance bienfaisante un bon exemple. Abraham crut alors que Dieu n’attribue Ses dons qu’aux bienfaisants et c’est pourquoi il demanda (dans ce verset) à Dieu d’attribuer Ses dons exclusivement aux habitants croyants de cette cité. Mais Allah répondit –ce qui peut être traduit comme : « Et quiconque n’y aura pas cru, alors Je lui concèderai une courte jouissance [ici-bas], puis Je le contraindrai au châtiment du Feu [dans l’au-delà]. Et quelle mauvaise destination ».
Par ce verset, nous comprenons que Dieu est tellement généreux qu’Il ne prive pas les mécréants de Ses dons. Et nous allons raconter l’histoire suivante comme preuve de la générosité divine illimitée. Abraham accueillit, un jour, chez lui un homme dont il ignorait la religion. Abraham alla lui apporter à manger mais quand il revint, il le vit en train de se prosterner devant le feu. Il lui demanda de quitter sa maison et refusa de le garder chez lui. Quand l’homme s’en alla, l’ange Gabriel vint à Abraham pour lui dire : « Dieu a supporté cet homme pendant 60 ans. N’arrives-tu pas à le supporter pour une heure ? ». Abraham alla aussitôt rejoindre l’homme pour le supplier de revenir. Abraham lui dit : « Mon Seigneur m’a reproché de ne pas t’avoir supporté pendant une heure alors qu’Il t’a supporté et t’a attribué Ses dons durant 60 ans». Et c’est à ce moment que le mécréant dit : « ton Seigneur est le seul digne d’être adoré, je témoigne qu’il n’existe aucun Dieu qu’Allah ».

Les dons d’Allah sont innombrables depuis le début de ce monde : de la pluie, des fruits, des vents doux et des animaux… des dons innombrables pour toi, pour ton père et pour ta famille. C’est pourquoi l’un de Ses noms est le ‘Grand Pourvoyeur’. C’est ce que nous montre aussi ce Hadith Qodsy dans lequel Allah dit –ce qui peut être traduit comme : « O Mes serviteurs, même si le premier et le dernier d'entre vous, hommes et djinns, se rassemblaient en un endroit et Me demandaient, et que Je satisfasse la demande de chacun, cela ne diminuerait pas ce que Je possède, pas plus que ne diminue la mer quand on y trempe une aiguille.».

« Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison : « Ô notre Seigneur accepte ceci de notre part ! Car c’est Toi l’Audient, l’Omniscient » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 127).
Comme nous montre ce verset, les assises de la Maison existaient déjà lorsqu’ Abraham reçût l’ordre de construire la Maison. En fait, il ne fit qu’élever les assises de la Maison qui avaient été placées autrefois par Adam et détruites par le déluge de Noé. Et c’est ce qu’assure le verset 96 de la sourate ‘Âl-‘Imrân –ce qui peut être traduit comme : « La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, c’est bien celle de Bakka (La Mecque) bénie et une bonne direction pour l’univers ». Et, il va sans dire que la première Maison ne peut pas avoir été construite par Abraham mais par le premier prophète Adam.
J’attire également votre attention sur le sens du nom ‘Bakka’ : Bakka veut dire le lieu où les gens pleurent. C’est un lieu où les gens sont humbles envers Dieu et le craignent. C’est pourquoi une personne qui fait une visite à la Mecque sans pleurer est une personne qui a le cœur dur.

La Ka’aba faisait 6 coudées de hauteur et 22 de largeur et elle était sans toit et pendant qu’ils la construisaient, ils répétaient : –ce qui peut être traduit comme : « Accepte ceci de notre part !».
En fait, Abraham, Ismaël et les compagnons du prophète suppliaient tous Dieu d’accepter leur travail après l’avoir achevé. Ils craignaient que ce ne soit pas accepté et avaient tous un seul souci qui est celui de savoir si Dieu est satisfait ou non d’eux. Ali Ibn Abi Taleb disait : « nous combattions dans le sentier d’Allah et revenions en redoutant que Dieu n’accepte pas nos actions ». Et comparons ce que dit ce grand compagnon du prophète avec ce que nous faisons de nos jours : nous devenons très fièrs de nous-mêmes si nous accomplissons seulement 2 rak‘ats pendant la nuit. Que notre préoccupation soit si Allah est satisfait de nous ou pas.

La suite très prochainement inchaallah ...
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Pierresuzanne

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Sam 11 Fév 2012 - 22:25

soheyb a écrit:

On termine donc ainsi cette belle histoire de la naissance d’Isaac et on revient à la Mecque où s’étaient installés Ismaël et Hadgar ...

« [Et rappelle-toi], quand nous fîmes de la Maison un lieu de visite et un asile pour les gens.

« Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison : « Ô notre Seigneur accepte ceci de notre part ! Car c’est Toi l’Audient, l’Omniscient » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 127).
C..

Sais-tu qu'Abraham n'a jamais été à la Mecque ?
La Mecque n'existe que depuis le début de l'ère chrétienne et n'était qu'une petite bourgade insignifiante. La première preuve de l'existence de la Mecque est son apparition sur une carte de Claude Ptolémée(100-170), et ce n’était qu'une insignifiante oasis qui n'était même pas sur les voies principales des caravanes.

Abraham aurait, lui, existé en - 2000 avant JC et aurait vécu 1000 km plus au Nord, aux confins de Canaan, la Terre Sainte ( d'après la Genèse) Abraham n'a donc jamais mis un orteil à la Mecque qui n'existait pas. Regardez la Genèse peut se faire sans risque, les manuscrits de Qumran ont prouvé qu'elle n'était pas falsifiée.

Pour me prouver le contraire, il faudrait que l'Arabie saoudite accepte de faire fouiller le sol de la Mecque.... mais curieusement, ils manquent d'empressement... Trop risqué peut-être, cela prouverait les erreurs historiques du Coran....
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riad




MessageSujet: Histoire de la mecque   Sam 11 Fév 2012 - 23:20

Histoire de la Mecque

Suite au dernier message posté, voici la vision de notre religion, Sachez que Allah dit [sourat 'Alou ^Imran / 96] :
(inna 'awwala baytin woudi^a lin-naci lalladhi bibakkata moubarakan wa houda l-lil^alamin)

ce qui signifie : « La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, c'est bien celle de Bakkah (La Mecque) bénie. »

Le premier à l'avoir construite est notre Père Adam . Il l'a construite après être descendu du Paradis. Dieu a ordonné en effet aux gens d'accomplir un acte d'adoration en y tournant autour. On dit que 'Adam a accompli quarante Pèlerinages. Mais au déluge à l'époque de Noé, celle ci a été détruite. C'est ainsi qu'Allah chargea notre prophète Ibrahim de la reconstruire avec son fils Isma^il.

Abraham est le premier qui y fit habiter son fils Ismaël et sa mère Hager dans cette terre alors que celle ci n'était qu'un désert. Ceci est aussi mentionné dans ce hadith rapporté par Boukhari dans son livre authentique où le Messager d’Allah, a dit :
« Abraham emmena du Cham (Syrie) Hager et son fils Ismaël qu’elle allaitait encore. Il les installa à Bekka (ancien nom de la Mecque actuelle) qui ne contenait à cette époque ni vie humaine ni source d’eau ni agriculture. Il leur laissa un sac en cuir contenant des dattes et une outre contenant de l’eau puis il rebroussa chemin. La mère d’Ismaël le suivit en disant : « ô Abraham ! 0ù vas-tu en nous laissant dans ce lieu désertique ? Elle répéta sa question plusieurs fois, mais Abraham ne se tourna pas. Puis elle lui demanda : « Est-ce- qu’Allah t’a ordonné de faire cela ? Il lui répondit : «Oui». Elle dit : « Alors, Allah ne nous abandonnera point.»

Et Abraham partit. En atteignant la Thaniya d’où Il ne pouvait plus les voir, Il fit face à la Kaaba, leva ses mains et implora Allah :

« Ô notre Seigneur, j'ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [la Kaaba], - ô notre Seigneur - afin qu'ils accomplissent la Salat. Fais donc que se penchent vers eux les coeurs d'une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ? »
(Sourate 14 : Abraham, verset 37)

Concernant la construction de la Kaaba par Abraham et Ismael, nous sommes entrain de raconter l'histoire.

Nous reprenons La suite des histoires des prophètes prochainement inchallah ...
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anonyme




MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Sam 11 Fév 2012 - 23:30

Citation :
Sais-tu qu'Abraham n'a jamais été à la Mecque ?
La Mecque n'existe que depuis le début de l'ère chrétienne et n'était qu'une petite bourgade insignifiante. La première preuve de l'existence de la Mecque est son apparition sur une carte de Claude Ptolémée(100-170), et ce n’était qu'une insignifiante oasis qui n'était même pas sur les voies principales des caravanes.

Et quelles sont donc tes sources pierresuzanne?
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riad




MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Dim 12 Fév 2012 - 0:16

La construction de la Ka‘ba

Deuxième partie


« Notre Seigneur ! Fais de nous Tes Soumis[i], et de notre descendance une communauté soumise à Toi. Et montre nous nos rites et accepte de nous le repentir. Car c’est Toi certes l’Accueillant du repentir, le
Miséricordieux »
(TSC[ii], Al-Baqara ‘La Vache’ : 128).
Repentissez-vous s’il vous plait ! Y a-t-il quelqu’un parmi nous qui n’a jamais commis un péché ? En effet, nous avons tous commis des péchés et nous avons tous besoin du repentir. Voyons donc les conditions du repentir sincère et essayons tous ensemble de les remplir tout de suite.
Il existe trois conditions pour qu’un repentir soit sincère. La première est celle du regret. Il faut regretter le fait d’avoir été alcoolique ou d’avoir pris des drogues ou d'avoir menti tout en suivant la religion d’Abraham et de Mohammad. La deuxième est de cesser de commettre ce péché tout en s’efforçant de suivre des cours de religion pour ne plus recommencer. La troisième est de ne plus recommencer ce péché.

Il n’y a que trois conditions et quiconque les accomplit, ses péchés seront effacés. Un homme est venu demander au prophète (BP. sur lui) : « Si je me repentis, mes péchés seront-ils effacés ? ». Le prophète répondit : « oui ».
L’homme demanda : « Et mes grands péchés et les turpitudes ? ». Le prophète répondit : « et tes grands péchés et les turpitudes ». L’homme s’en alla en pleurant et en criant : « Allah est le plus Grand, Il pardonne même les grands péchés et les turpitudes ». Imaginez-vous que chacun parmi nous peut se repentir sur le champ et avoir sa feuille[iii] toute blanche (sans aucun péché inscrit).

« Notre Seigneur ! Envoie l’un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets.. » (TSC, Al-Baqara : 129)
Abraham demanda à Allah, il y a des millénaires, d’envoyer aux habitants de la Mecque un messager parmi eux et c’est cette invocation qu’Allah exauça en envoyant le prophète Mohammad (BP. sur lui).
Notre prophète affirma lui-même cela quand un de ses compagnons lui demanda : « Comment l’histoire de ta prédication a-t-elle commencé ? ». Le prophète répondit : « Le début de mon histoire date du jour où Abraham supplia Allah de m’envoyer ».

Ce qu’il faut donc retenir de la réponse du prophète est que Dieu exauce les demandes de Ses serviteurs même si cela prend du temps. Tâchez d’invoquer Dieu et de Lui présenter vos demandes car le prophète nous disait : « Allah se fâche contre ceux qui ne l’invoquent pas ».
Et, évitez d’être pressés dans vos invocations. Le prophète dit dans un Hadith : « Vos demandes seront exaucées si vous ne vous pressez pas ».
On demanda au prophète : « qu’est ce qu’une invocation pressée ? ». Il répondit : « de dire : j’ai beaucoup supplié sans que ma demande ne soit exaucée, puis d’arrêter les invocations ce qui fait que Dieu n’exauce pas la demande. S’il patientait, sa demande serait exaucée ». Il ne faut jamais se désespérer et poursuivre toujours ses invocations.
Il y a des gens qui commettent, par exemple, des péchés et qui se repentissent ensuite en suppliant Dieu de les aider à ne plus recommencer. Il se peut qu’ils récidivent mais se repentissent aussitôt et refont leurs supplications pour arrêter ce péché. Ces gens finissent enfin par l’arrêter d’une manière ou d’une autre. Savez vous pourquoi ? Parce qu’il faut être patient en suppliant Allah.
C’est exactement ce qu’Abraham faisait pendant la construction de la Ka‘ba : il demandait l’assistance de Dieu. Et c’est exactement ce que nous devons tous faire face aux problèmes qui nous rencontrent dans la vie courante que ce soit dans le travail ou au foyer : se diriger vers le Seigneur de l’Univers pour demander Son aide avant de la demander à qui que ce soit.

Demandez donc, d’abord, l’aide d’Allah puis essayez ensuite de trouver quelqu’un qui puisse vous aider. Le prophète Abraham suppliait Dieu et alla demander à son fils Ismaël de l’assister dans la construction de la Ka‘ba. On raconte dans Al-Boukhârî que Abraham alla dire à Ismaël : « Allah m’a demandé de lui bâtir une Maison ». Ismaël répondit : « Faites alors mon père ce qui vous a été demandé ». Abraham demanda : « m’assisteras-tu ?». Ismaël dit : « je t’assisterai ».

Toi aussi, si tu comptes guider l’un de tes amis ou tu veux consacrer du temps à la lecture du Coran cherche quelqu’un pour t’aider et faites-le tout les deux ensemble. Et c’est en suivant cette méthode que notre religion sera renforcée : en s’entraidant.
« Envoie l’un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 129)

Ce verset nous indique la mission du prophète : réciter à son peuple les versets d’Allah, lui enseigner le Livre et la Sagesse et le purifier. Mais dans un autre verset (151) de la même sourate, Allah dit –ce qui peut être traduit comme : « Ainsi, Nous avons envoyé parmi vous un messager de chez vous qui vous récite Nos versets, vous purifie, vous enseigne le Livre et la Sagesse et vous enseigne ce que vous ne saviez pas ».

Remarquez bien la différence entre les deux versets : dans le premier, la purification est mentionnée après l’enseignement du Livre et de la Sagesse, ce qui n’est pas le cas dans le deuxième verset où la purification devance l’enseignement. En fait, les trois missions du prophète sont mentionnées quatre fois dans le Coran : la première lorsqu’ Abraham suppliait Allah d’envoyer un prophète et dans les trois autres c’est Allah qui énumère les missions du prophète. Et c’est dans les trois versets semblables qu’Allah donne une priorité à la purification pour montrer qu’elle est plus importante que l’enseignement et c’est cette priorité qu’ Abraham ignorait en devançant, dans ses invocations, l’enseignement par rapport à la purification.

Il vaut mieux donc, avoir un bon comportement et de bonnes mœurs que d’apprendre la science religieuse et de ne rien appliquer. L’ordre des missions dans les versets nous indique que les mœurs priment sur l’enseignement. Quelqu’un qui a un bon comportement sans avoir beaucoup appris la science religieuse est plus utile à l’Islam qu’un ‘alim[iv] qui se comporte rudement ou de façon impolie.

Tâchez de vous purifier et d’apprendre simultanément et sachez que si votre niveau scientifique augmente sans que cela ne se reflète sur votre comportement, cela signifie qu’Allah n’est pas satisfait de vous.

Une autre question sur laquelle il faut insister est la ruse de Satan qui essaye de nous faire oublier la réalité que Dieu exauce nos invocations. Si je vous demande combien de fois Dieu vous a-t-il exaucé une demande je n’aurai pas de réponse. Savez-vous pourquoi ? C’est, ou bien parce que vous ne suppliez pas Allah, ou bien parce qu’après L’avoir supplié, Il exauce vos demandes mais Satan intervient pour vous faire oublier qu’il s’agit d’une grâce divine.

Satan suit cette méthode essentiellement pour vous désespérer de vos supplications. Si chacun de nous est persuadé que Dieu exaucera ses demandes, on n’arrêtera jamais de supplier et notre confiance en Dieu augmentera, ce qui est absolument le contraire de ce que Satan désire. Il faut que chacun de nous échappe à cette ruse et tâche de faire le lien entre ce qu’il fait et ce qui lui arrive. Par exemple, s’il demande à Dieu quoique ce soit et qu’il trouve qu’Allah la lui exauce, il doit comprendre que c’est à cause de ses supplications sincères et patientes. Et, au contraire, s’il commet un péché et trouve qu’il lui arrive des malheurs, il doit comprendre que ces malheurs sont arrivés à cause de ses péchés. Il faut être sensible et comprendre les choses de cette façon.

Poursuivons l’histoire de la construction de la Ka‘ba Abraham bâtit donc la Ka‘ba rien qu’en utilisant de grandes pierres entassées les unes sur les autres sans ciment. Vers la fin, il ne lui restait qu’une pierre à ajouter dans un coin de la Ka‘ba. Lui et Ismaël allèrent chercher une pierre qui puisse remplir l’endroit vide qui restait dans la Ka‘ba. Quand ils revinrent, ils trouvèrent une pierre blanche posée dans l’endroit précis et Ismaël dit à son père qu’il n’avait rien ramené. Abraham dit : « C’est une pierre que Gabriel fit descendre du paradis ». Et c’est cette même pierre qui fut l’objet d’une querelle entre les tribus arabes voulant contribuer dans la reconstruction de la Ka‘ba. Chacune des tribus voulait que son représentant soit la personne chargée de remettre la pierre noire à sa place. Mais en voyant Mohammad (BP. Sur lui) arriver, elles demandèrent toutes à ‘l’honnête et le véridique d’arbitrer entre eux dans cette affaire. Mohammad prit alors la pierre noire, la mit sur un grand tissu et demanda aux représentants des tribus de tenir chacun
l’un de ses bouts. Quand ils s’approchèrent tous de l’endroit précis, Mohammad (BP. sur lui) pris la pierre noire et la remit à sa place. Il fut ainsi le seul être humain à l’avoir jamais touchée.

Ce que je n’ai peut être pas dit au sujet de cette pierre venant du paradis est qu’elle était d’abord toute blanche. Elle était pure mais ce sont les péchés des hommes qui l’ont rendue noire. Le prophète (BP. Sur lui) dit, dans un Hadith raconté par Imâm Ahmad, que « cette pierre représente la Dextre du Miséricordieux sur Terre avec la quelle Il salue Ses serviteurs de la même manière que chacun de vous salue son frère».

La suite prochainement inchallah ...
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soheyb

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Dim 12 Fév 2012 - 0:28

une autre réponse à Pierresuzanne :

Je ne te contredis pas quand tu dis qu’Abraham a vécu à Canaan, effectivement il vivait au Sham (Levant) qui correspond à Canaan avec sa première femme sayeda Sara

Par contre tu ne peux pas me prouver qu’il n’est pas parti avec sayeda Hadgar (sous l’ordre de Dieu) dans un désert qui correspond maintenant à la Mecque. Et à travers l’histoire la Kaaba a été démolie et reconstruite au temps du Prophète Mohammad (BP. sur lui).

Et en + à ma connaissance les marchandises qui venaient de la chine et de la perse à destination des romains passait par la péninsule arabe et y compris par Koraich et donc la Mecque

Et je peux t’assurer qu’il n’y a aucune erreur dans le coran Very Happy c’est la seule certitude que j’ai dans cette vie.
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Averroes

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Dim 12 Fév 2012 - 0:39

Pierresuzanne a écrit:
soheyb a écrit:

On termine donc ainsi cette belle histoire de la naissance d’Isaac et on revient à la Mecque où s’étaient installés Ismaël et Hadgar ...

« [Et rappelle-toi], quand nous fîmes de la Maison un lieu de visite et un asile pour les gens.

« Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison : « Ô notre Seigneur accepte ceci de notre part ! Car c’est Toi l’Audient, l’Omniscient » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 127).
C..

Sais-tu qu'Abraham n'a jamais été à la Mecque ?
La Mecque n'existe que depuis le début de l'ère chrétienne et n'était qu'une petite bourgade insignifiante. La première preuve de l'existence de la Mecque est son apparition sur une carte de Claude Ptolémée(100-170), et ce n’était qu'une insignifiante oasis qui n'était même pas sur les voies principales des caravanes.

Abraham aurait, lui, existé en - 2000 avant JC et aurait vécu 1000 km plus au Nord, aux confins de Canaan, la Terre Sainte ( d'après la Genèse) Abraham n'a donc jamais mis un orteil à la Mecque qui n'existait pas. Regardez la Genèse peut se faire sans risque, les manuscrits de Qumran ont prouvé qu'elle n'était pas falsifiée.

Pour me prouver le contraire, il faudrait que l'Arabie saoudite accepte de faire fouiller le sol de la Mecque.... mais curieusement, ils manquent d'empressement... Trop risqué peut-être, cela prouverait les erreurs historiques du Coran....

Dois-je te rappeler que la section "spiritualité musulmane" ainsi que la section "spiritualité chrétienne" sont des sections d'enrichissement et non de controverse?Si tu as à contredire quelque chose ou contester quelque chose,il y un une section de dialogue islamo-chrétien où tu pourra même ouvrir un sujet et on te répondra!Pour cette section ainsi que la section "spiritualité chrétienne",s'il te plaît,on demande de la sérénité.

Continue vos histoires soheyb et riad avec nos remerciements!
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http://causeries-islamo-chr.forumotion.com/
riad




MessageSujet: Histoire de la construction de la Kaaba   Dim 12 Fév 2012 - 8:44

Salam aleikom

Merci mon frère pour ton dernier message, nous reprenons la suite de l'histoire de notre prophète Ibrahim pour raconter la suite de la construction de la Kaaba. Mais avant celà j'aimerais vous faire part mes chèrs frères et soeurs de l'importance de la prières de l'aube, le Messager de Dieu salla Allah alayhi wa sallam a dit "Les deux rekaas de l'Aube valent mieux que toute la terre et ce qu'elle contient. " Rapporté par Mouslim.

La prière du Fajr est comme un rendez-vous très important. On s’arrache au sommeil et à sa couche, on fait ses ablutions pour être ponctuel et rejoindre Celui qui nous attend.

« Si les gens savaient la grandeur du mérite des prières de la nuit (‘ishâ’) et de l’aube (fajr), ils y viendraient en rampant »[Ibn Mâja, Muslim, Bukhârî ]. (Il est également dit que ce sont les prières les plus pénibles pour les hypocrites).

«II y a parmi vous des Anges qui se relayent de nuit et de jour. Ils se retrouvent tous à la prière de l'aube et à celle de l'après-midi. Puis ceux qui ont passé la nuit parmi vous montent au ciel et Dieu leur demande (et II sait mieux qu'eux ce qui est en eux-mêmes): «Dans quel état avez-vous quitté Mes humbles adorateurs?» Les Anges disent: «Nous les avons quittés alors qu'ils étaient en prière et, quand nous arrivâmes parmi eux, ils étaient en prière»

Revenons maintenant, à l'histoire de la construction de la Kaaba et de la fixation de la dernière pierre.


Le prophète (BP. Sur lui) dit, dans un Hadith raconté par Imâm Ahmad, que « cette pierre représente la Dextre du Miséricordieux sur Terre avec la quelle Il salue Ses serviteurs de la même manière que chacun de vous salue son frère».
Faites attention et ne tombez pas dans le piège d’essayer d’imaginer la main d’Allah ou de lui dessiner une image dans ton esprit : c’est une erreur fatale dont il faut se méfier. Face à un Hadith comme celui-ci, nous ne devons que répéter ce verset –ce qui peut être traduit comme : «Il n’y a rien qui Lui ressemble » (TSC, Ach-Choûrâ ‘La Consultation’ : 11). Mais c’est essentiellement à cause de ce Hadîth, que les gens se précipitent pour embrasser la pierre noire. Embrasser cette pierre veut dire prêter serment de cheminer dans la voie droite et de ne plus désobéir à Allah. La sunna est d’aller toucher la pierre noire, l’embrasser doucement sans grand bruit et de ne pas pousser la foule qui l’entoure.

Après avoir bâti la Ka‘ba, le prophète Abraham a essayé de l’élever. Il voulait parfaire son travail et pour ce faire, il passait de longues heures à construire la Ka‘ba. Il demanda à Ismaël de lui ramener une pierre sur laquelle il voulait se mettre debout pour élever la Ka‘ba. Et, à force de rester longtemps sur cette pierre, les traces des pieds d’Abraham
apparurent sur sa surface. Elle est appelée « maqâme Ibrahim » ce qui signifie le lieu où il se tenait debout et non son tombeau. C’est une pierre qui, jusqu’à nos jours, est restée à côté de la Ka‘ba pour commémorer l’effort sans précédent d’Abraham dans le désert chaleureux de la Mecque : « Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout » (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ :125).

Voici les efforts et les traces d’Abraham. Et nous, où sont nos traces et nos efforts pour renforcer l’Islam ? Si l'enthousiasme pour la renaissance de l’Islam reste faible, notre Umma restera dans cette situation critique et arriérée qu’elle vit actuellement. Il faut avoir de l’enthousiasme pour le renfort de l’Islam et ne pas avoir honte de prendre les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif. Il faut aimer l’Islam comme s’il était un membre de ta famille. Si ton père tombe malade à minuit, auras-tu honte d’aller appeler un médecin pour le sauver ? Si ce médecin ne peut pas t’accompagner, n’iras-tu pas chercher un autre et un autre jusqu’à ce que tu rentres chez toi accompagné d’un médecin ?

Il faut travailler pour l’Islam comme s’il était un membre de ta famille, il faut aimer le prophète (BP. Sur lui) et l’imiter, il faut que l’Islam devienne l’un des composants de ton sang. Nouez des relations avec les gens et évitez de mettre des obstacles devant ces amis en leur tournant, par exemple, le dos, en cessant de les fréquenter ou en leur parlant rudement. Au contraire, Il faut que cet enthousiasme se traduise en un beau sourire sur ton visage et un bon comportement avec eux.

. Quand Al-Muthanna Ibn Harithah alla conquérir la Perse, il confia l’aile droite de son armée à la tribu de Banî
Bakr. Mais quand les pertes les plus lourdes se firent remarquer dans les rangs droits de l’armée, Al-Muthanna Ibn Harithah envoya à la tribu de Banî Bakr le message suivant : « D’ Al-Muthanna Ibn Harithah à la tribu de Banî Bakr, ne scandalisez pas l’Islam ! ». Par conséquent, la victoire vint du côté droit de l’armée dont l’enthousiasme fut exacerbé par ce message. Toi aussi, tu dois avoir peur de scandaliser l’Islam avec ta mauvaise conduite ou ta paresse.

Quand Abraham construisait la Ka‘ba, il n’avait pas une perception précise de ce qu’elle allait devenir. Il construisait la Maison qu’Allah lui avait demandée. Il aurait pu construire une petite maison humble qui ne nécessite pas beaucoup d’effort mais il choisit de parfaire sincèrement son travail et construit cette grande et merveilleuse ka‘ba. Ceci attire notre attention sur l’importance de soigner la qualité de notre travail, même si nous n’avons pas une perception précise de ce qu’il deviendra et la contribution qu’il ajoutera au renfort de la religion.

Il ne faut jamais mépriser un travail quelque soit sa dimension : élever un orphelin, faire un iftâr[vii], apprendre à quelqu’un à lire le Coran tous contribuent au renforcement de l’Islam même s’il s’agit de travaux simples. Mais
l’important c’est qu’ils soient accomplis avec un grand soin et une grande sincérité. Et rappelez vous que la montagne n’est rien qu’un ensemble de cailloux et la pluie n’est qu’un ensemble de gouttelettes.
L’ordre arriva ensuite à Abraham d’appeler les gens à accomplir leur Hajj[viii] : « Et fais aux gens une annonce pour le Hajj » (TSC, Al-Hajj ‘Le Pèlerinage’ : 27).

Mais la question qui se posait était : comment annoncer aux gens le pèlerinage alors qu’Abraham était dans un désert vide. C’est pour cette raison qu’Abraham demanda : « Comment et jusqu’où ma voix arriverat-elle ? ». Allah répondit –ce qui peut être traduit comme : « Tu n’as qu’à faire l’appel et c’est à Nous de le faire parvenir aux gens ». L’homme n’est chargé que d’appeler les gens vers le bon chemin mais cela revient à Allah de les guider. Abraham monta sur la plus haute montagne, le mont Arafat, qu’il pu trouver et appela au pèlerinage que nous accomplissons de nos jours depuis des millénaires: « Et fait aux gens une annonce pour le Hajj. Il viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné» (27). C’est pour cette raison que les musulmans répètent lors du pèlerinage : « Labbayka Allahomma labbayk. Labbayka la sharîka laka labbayk. Inna-l hamda wa-l ni‘mata laka wa-l mulk »[ix].

Ce que nous avons peut être oublié de vous dire est que la ka‘ba a été construite et détruite cinq fois. Le prophète Adam fut le premier à l’avoir bâtie, Abraham le deuxième et la tribu arabe de Quraysh la reconstruisit pour la troisième fois. Mais ce qui doit attirer notre attention dans cette troisième fois c’est que, quand les arabes voulurent reconstruire la ka‘ba, ils décidèrent de ne financer ce projet qu’avec de l’argent halâl[x].
Même les idolâtres prêtaient une grande importance à la question du
halâl (licite) et du harâm[xi] (illicite) alors que pour bon nombre de gens
maintenant, cette question n’occupe qu’une place minime dans leurs
centres d’intérêts.
Mais quand les tribus arabes ont trouvé que l’argent n’était pas suffisant, elles ont décidé de construire, à côté de la ka‘ba, ce qu’on appelle « Hijr Ismaël » (le giron d’Ismaël) qui est en fait la partie de la ka‘ba que les arabes n’ont pas eu les moyens d’achever. Et, c’est pour cette raison que pendant le Hajj ou la ‘Omra, il faut tourner autour de la ka‘ba, y compris le giron d’Ismaël. Vous pouvez trouver des gens qui ne savent pas cela et qui, pour finir rapidement le tour de la ka‘ba, n’incluent pas le giron dans leur tour ; ce qui peut gâcher leur ‘Omra. Mais le giron reste une grâce divine parce qu’il permet aux gens de prier à l’intérieur de la ka‘ba.

Entre la pierre noire et la porte de la ka‘ba, vous trouverez ce qu’on appelle « Al-Multazam »[xiii] : une partie qui peut prendre au maximum deux personnes. Le prophète (BP. sur lui) avait l’habitude de venir mettre sa joue droite, ses bras et son ventre contre « Al-Multazam » en invoquant Allah : un état de soumission totale. Il pleurait en invoquant Allah et disait à Omar Ibn Al-Khattâb : « C’est ici qu’il faut verser des larmes ». C’est pour cela que cet endroit a été appelé « Al-Multazam » : parce que Dieu s’est engagé à exaucer les invocations des gens qui le supplient à cet endroit mais aussi parce que le prophète (BP. sur lui) y restait pour longtemps.

La suite prochainement inchallah ...
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MessageSujet: Fin de l'histoire du prophète Abraham   Dim 12 Fév 2012 - 21:00

salamou alaikoum

Nous arrivons maintenant à la fin de l’histoire du prophète Abraham quand il dit –ce qui peut être traduit comme : « (TSC, Al-Baqara ‘La Vache’ : 260).
Abraham ne demandait pas cela parce qu’il doutait que Dieu puisse ressusciter les morts. Il ne doutait pas de la puissance divine mais il croyait en cette puissance par son coeur et voulait la voir avec ses yeux. Pour comprendre cette question, il faut savoir la différence entre ‘ilm al-yaqîne (la science de la certitude) et ‘ayn al-yaqîne (l’oeil de la certitude).

‘La science de la certitude’
est le fait d’être sûr de l’existence de Dieu et du paradis et de l’enfer tandis que ‘l’oeil de la certitude’ est un degré rarement atteint par les gens (d’habitude un degré atteint par les prophètes) et qui n’est attribué qu’aux personnes qui ont réalisé un niveau élevé de ‘La science de la certitude’. Et c’est pour cette raison qu’on trouve qu’Allah n’a attribué ce degré à Abraham que vers la fin de sa vie et après toutes les expériences qu’il a vécues et tous les sacrifices qu’il a présentés. Omar Ibn Al-khattâb avait également un petit mot à propos de ce sujet. Il disait : « Si le ciel se déchire jusqu’à ce que je voie le paradis et l’enfer, cela n’ajoutera rien à ma certitude ». Et, notre prophète (BP. sur lui) à qui a été également été attribué ce degré pendant son voyage nocturne (Al-isrâa wa-l mi‘rajj) dit : « Je suis rentré dans le paradis, j’ai mangé de ses fruits et j’ai bu de ses fleuves ». Et regardez ce que l’un des compagnons du prophète fit lorsqu’il entendit le prophète dire cela.

Le prophète (BP. sur lui) demanda, un jour, à ses compagnons : « Qui parmi vous est entré au paradis ? ». Abdullah Ibn Omar répondit : « moi ». Omar Ibn Al-khattâb, surpris, mis sa main sur sa tête comme s’il voulait dire « Mon fils m’a scandalisé ! ». Le prophète demanda : « Qui parmi vous a bu des fleuves du paradis ? ». Abdullah Ibn Omar répondit : « moi ». Omar Ibn Al-khattâb a failli fermer la bouche de son fils pour qu’il se taise. Le prophète demanda : « Qui parmi vous a mangé des fruits du paradis ? ». Abdullah Ibn Omar répondit : « moi ». Omar Ibn Al-khattâb a failli laisser la réunion et les autres compagnons regardaient son fils en essayant de comprendre ce qu’il voulait dire par ces réponses. Le prophète (BP. sur lui) demanda à Abdullah Ibn Omar de clarifier à ses compagnons ce que ses réponses signifiaient. Abdullah Ibn Omar dit : « Je suis rentré au paradis en apprenant que tu y es rentré, j’ai bu de ses fleuves en apprenant que tu en as bu et j’ai mangé de ses fruits rien qu’en apprenant que tu en as mangé et j’ai même le goût de ces fruits dans ma gorge ». Et, il va de soi que cette histoire signifie que ce compagnon n’éprouvait aucun doute envers ce que racontait le prophète.

Poursuivons maintenant l’histoire d’Abraham à qui Allah dit –ce qui peut être traduit comme : « Prends donc dit Allah, quatre oiseaux, apprivoise-les (et coupe-les) puis, sur des monts séparés, mets-en un fragment ensuite appelle-les : ils viendront à toi en toute hâte. Et sachequ’Allah est Puissant et Sage » Imaginez quatre oiseaux coupés en morceaux : les plumes d’un côté, le sang d’un côté, les os d’un autre et la tête dans un endroit différent). Abraham a reçu l’ordre de confondre ces morceaux, en faire quatre ensembles et de mettre chacun sur quatre monts distincts. Le miracle divin arriva quand Abraham trouva que chaque morceau du oiseau alla chercher son morceau complémentaire pour enfin former de nouveau le corps d’un oiseau vivant. Dans une situation comme celle-ci, on ne peut que sentir notre impuissance totale devant la grande puissance d’Allah. On ressent fortement qu’on appartient à Lui et seulement à Lui et on arrive à la conviction totale que dans cet univers, Il est le seul digne d’être adoré et que Sa puissance est illimitée. Il est capable de nous rendre la mosquée d’Al-Aqsa, de régler nos problèmes familiaux, de guider les gens égarés mais à condition que nous changions tout de nous-mêmes : «< En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que [les individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes » (TSC, Ar-Ra‘d ’Le Tonnerre’ : 11). Enfin, Abraham mourut à l’âge de 185 ans après le décès de sa femme Sara. Ses fils Ismaël et Isaac l’enterrèrent ensuite dans la ville d’Al-khalîl en Palestine. Sa vie fut pleine de grands événements et de difficultés. « Abraham était un guide (’Umma) parfait » et c’est lui qui sera le premier à être vêtu le jour de la résurrection. C’est aussi lui le seul prophète qui, pendant le voyage nocturne du prophète (BP. sur lui), envoya avec lui un message pour les musulmans. Il lui dit : « Ô Mohammad, transmets mes Saluts à ta ‘Umma et dis leur que le paradis a une terre fertile et une eau douce et qu’ils peuvent enrichir leur paradis en disant « Subhâne Allah wa-l hamdu-l-illah wa lâ illaha illa Allah w-allahu akbar ». Ce sont quelques mots très courts, qui ne nous coûtent rien, faciles à répéter et dont nous pouvons tous bénéficier. Rien qu’en les prononçant pendant une promenade ou même pendant notre temps libre, nous pouvons ajouter un fleuve, des oiseaux ou des palais dans notre jardin au paradis.

Nous avons ainsi fini cette belle histoire de notre prophète Abraham, j'espère que chaque personne tirera de bonnes moralités et qu'elle le prendra comme exemple. Nous continuerons la suite des histoires des prophètes avec celle du prophète Lot.
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anonyme




MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Dim 12 Fév 2012 - 22:52

soheyb a écrit:
une autre réponse à Pierresuzanne :



Et je peux t’assurer qu’il n’y a aucune erreur dans le coran Very Happy c’est la seule certitude que j’ai dans cette vie.

Oui mon frère, c'est bien comme cela qu'il faut présenter les choses.
Mais comme il est difficile de faire accepter cette certitude à la fin!

Que Dieu vous récompense Riad et toi, pour votre disponibilité et votre minutieux travail de rappel.
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riad




MessageSujet: Vidéo de l'histoire du prophète Abraham (paix sur lui)   Lun 13 Fév 2012 - 20:47

Salam aleikom

Qu'Allah vous garde tous et qu'il nous guide inchallah vers le droit chemin. Nous remercions le tout miséricordieux pour ses bienfaits et pour nous avoir réunit ici à sa cause.

Nous mettons en ligne la vidéo résumant toute l'histoire de notre prophète Abraham (paix sur lui).

Bon visionnage.

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L'histoire du prophète Lot prochainement inchallah...
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soheyb

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MessageSujet: L’histoire de Lot   Jeu 16 Fév 2012 - 14:00

Je voudrais commencer par vous remercier pour vos messages de soutien et d'encouragement, cela nous motive plus pour continuer à conter ces histoires des prophètes. Nous allons attaquer l'histoire du prophète Lot.

Rappelons-nous la bonne nouvelle faite au prophète Abraham (Abraham) concernant l’avènement de Is’haq (Isaac)
Nous allons marquer un temps d’arrêt là pour nous demander : Pourquoi les Anges ont-ils annoncé l’avènement d’Ishaq au prophète Abraham en ce moment précis ? Allah -exalté soit-Il- dit -ce qui peut être traduit comme : « Et Nos émissaires sont, certes, venus à Abraham avec la bonne nouvelle, en disant: «Salām!». Il dit : «Salām!», et il ne tarda pas à apporter un veau rôti » (TSC, Hoûd : 69). L’annonce a été faite en ce moment-là plus précisément, parce qu’Allah -béni et exalté soit-Il- savait que psychologiquement, le prophète Abraham allait souffrir quand il aura su à propos de l’ordre de l’anéantissement du peuple de Lot. La preuve en est sa crainte explicite dans les versets, surtout qu’il espérait qu’Allah allait leur donner une autre chance. Cela fait partie de son caractère indulgent : il était au courant de leur désobéissance à Allah et il en était furieux, mais il se préoccupait pour le prophète Lot.
Mais devant cette situation, Allah savait déjà comment alléger les préoccupations d’Abraham. Il lui apporta une bonne nouvelle avant celle de l’anéantissement du peuple de Lot, car Allah -exalté et béni soit-Il- n’aime pas voir le croyant souffrir ou dans un état d’anxiété ou de terreur ! Notez donc la miséricorde et l’affection d’Allah envers son serviteur croyant.

La descente des Anges sous forme humaine
Il y a un autre point qui mérite réflexion : La descente des Anges sous forme humaine au prophète Abraham. Les Ulémas (savants religieux) disent que ceci était la première fois où Abraham voyait les Anges transformés en humains. A retenir que les Anges descendent sous différentes formes, parmi lesquelles celles d’êtres humains DJibril (Gabriel) descendait vers le Prophète (BP sur lui) des fois en tant qu’être humain ressemblant à Dahia). Au début le prophète Abraham ne reconnut pas les Anges. Allah -exalté soit-Il- dit -ce qui peut être traduit comme : « Puis, lorsqu’il vit que leurs mains ne l’approchaient pas, il fut pris de suspicion à leur égard » (TSC, Hoûd : 70). Il était stupéfait et effrayé. La question qui se pose ici : Pourquoi les Anges ne sont pas apparus sous leur forme originelle, c'est-à-dire, comme Anges ? Avant de répondre à cette question, on doit se demander : Comment imagine-t-on la taille d’un Ange ?
La parole du Prophète (BP sur lui) nous apporte une réponse quand il a vu Gabriel sous sa vraie nature angélique. Il dit : En regardant vers le ciel, je me suis aperçu qu’il occupait l’horizon, plus je cherche à regarder un angle du ciel, plus je m’aperçois qu’il l’occupait entièrement. Le Prophète (BP sur lui) dit : « J’ai vu un Ange dont l’espace entre les deux yeux équivalait à une distance de marche de 500 ans. » Est-ce que vous savez que Gabriel possède 600 ailes et que juste le fait de les déployer faisait répandre des perles et des rubis. Notez la puissance d’Allah –exalté et béni soit-Il- qui a la capacité de réduire cet Ange formidable à l’image d’un humain ! Le sens caché qui en découle est que le prophète Abraham et sa femme Sarah sont restés longtemps sans avoir d’enfants. Quand ils ont atteint les 80 et 90 ans, les Anges leur ont annoncé que maintenant ils auront un enfant, mais vont-ils le croire ? Allah -exalté et béni soit-Il- a voulu leur dire que celui qui est capable de réduire les formidables Anges en êtres humains était aussi capable de vous donner la possibilité d’avoir un enfant.

La générosité d’Abraham
Allah -exalté soit-Il- dit -ce qui peut être traduit comme :« Et Nos émissaires sont, certes, venus à Abraham avec la bonne nouvelle, en disant : «Salām !». Il dit : «Salām !», et il ne tarda pas à apporter un veau rôti. » (TSC, Hoûd : 69) Ce verset renferme un détail fin à propos de la générosité. Dire qu’ « il ne tarda pas » dénote la rapidité à apporter des mets à l’honneur de ses invités. Ajoutons à cela que « à apporter » montre qu’il se mettait lui-même au service de ses convives au lieu que des serviteurs s’en occupent. « un veau rôti » doit se comprendre dans le sens de « veau grillé à petit feu » et c’est donc un plat luxueux. Enfin, dire " Ensuite il l'approcha d'eux" montre plus que toute autre expression sa générosité sans égale parce qu’il n’a pas attendu qu’ils abordent la nourriture mais c’est lui qui a pris l’initiative de la leur proposer.

Leçons dans l’art de l’hospitalité
De nos jours, nous avons pris habitude d’être gêné quand quelqu’un vient nous rendre visite chez nous, et je spécifie les femmes : quand son mari rentre avec un invité, la femme affiche sa gêne et laisse son époux servir lui-même son convive, jusqu’à ce qu’il craigne d’inviter quelqu’un d’autre une autre fois. Ainsi, quand il invite ses amis une fois, il ne le refera plus une deuxième fois de peur d’être blâmé par sa femme à cause de sa générosité. Voici mon conseil du jour : soyez généreux pour que votre porte reste ouverte pour que tout le monde vienne y frapper. Et gare à l’avarice : Allah vous laissera même dix ans sans que personne ne vienne sonner chez vous. Mes frères, apprenez la générosité et gardez vos maisons ouvertes. La générosité est une notion enracinée dans l'Islam mais nos maisons en manquent de nos jours. Est-ce à cause de la médiocrité de notre état financier que nous sommes devenus avares et que nous ressentons comme un fardeau le fait de rendre hospitalité à un invité ? Savez-vous le sens du verset : « et il ne tarda pas à apporter un veau rôti. » ? Il signifie qu’il y avait déjà des plats destinés spécialement aux invités. Mettez-vous en réserve chez vous des boissons, quelques gâteaux et du chocolat pour recevoir vos invités à tout moment parce qu’ils sont chers pour vous ? Et pour que vous n’ayez pas la peine d’aller acheter ce qu’il faut au moment de leur arrivée ? Mes frères, les Compagnons invoquaient : « Seigneur ! Fais-moi grâce d’un invité », tandis que nous, personne ne vient frapper à nos portes tant que nous sommes si avares ! Ces choses-ci accroissent les relations au sein d’une société, renforcent ses liens, y haussent le taux de la foi et rapprochent davantage les croyants les uns des autres. En tant qu’homme de religion et qui voudrait bien prendre par la main les gens pour leur montrer la religion, tu devrais t’occuper plus de cet aspect. « (TSC, Hoûd : 69-70). De quoi le prophète Abraham avait-il eu peur ?
Il n’imaginait pas qu’un invité se présentant chez lui dédaigne goûter à la nourriture. Ceci est une insulte en soi. Par contre nous, si cet incident nous arrive, on va se dire « Louange à Allah qu’il n’ait pas touché à la nourriture » et puis vous lui rappelez de manger et vous allez jusqu’à insister en sachant qu’il ne va pas manger. D’autres gens font le contraire, ils obligent l’invité à manger au-delà de sa capacité, chose qui le gêne beaucoup. Il faudra que nous apprenions l’art de l’hospitalité. L’invité doit de même avoir la politesse nécessaire pour ne pas rester trop longtemps ou formuler des demandes impossibles. Il y a donc parfois des gens qui détestent les rencontres avec des personnes données à cause de la lourdeur de leur visite ou son allongement des heures durant, ou parce qu’ils viennent à des heures inconvenables. Par souci de politesse, la visite ne doit pas durer dans le temps, sauf si le propriétaire de la maison insiste pour que tu restes. La visite requiert le respect d’une éthique soit de la part de l’invité soit de la part de l’hôte.

L’amour d’Allah pour le prophète Abraham
Allah -exalté soit-il- dit -ce qui peut être traduit comme : « Ils dirent: «N’aie pas peur, nous sommes envoyés au peuple de Lot. Sa femme était debout, et elle rit alors; Nous lui annonçâmes donc (la naissance d’)Isaac, et après Isaac, Jacob. Elle dit: «Malheur à moi! Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari, que voici, est un vieillard ? C’est là vraiment une chose étrange! Ils dirent: «T’étonnes-tu de l’ordre d’Allah? Que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison! Il est vraiment, digne de louange et de glorification !» (TSC, Hoûd : 70 - 73)
Soudain, il les vit se transformer en Anges. C’est un miracle qui a eu lieu devant Abraham : un Ange qui occupait tout l’horizon descend sous forme d’être humain, puis redevient de nouveau un Ange. Mais malgré cela, Sarah n’a pas cru quand ils lui apportèrent la bonne nouvelle d’Isaac. Notez à quel point Allah -exalté et béni soit–Il– aime le prophète Abraham. Est-il possible qu’Allah nous aime, nous aussi, de la même manière ? Mais qu’est ce que nous avons fait pour mériter cet amour ? Quel péché as-tu délaissé pour Allah ? Quel regard illicite as-tu évité pour satisfaire Allah ? Est-ce que tu as jeûné un jour de gratification au cours d’une journée ardue ? Est-ce que tu t’es retenu de médire des gens alors que tu as été sur le point de le faire ? Est-ce que tu portes le voile en vue d’Allah ? Est-ce que tu délaisses le maquillage car tu es une fille voilée ? Existe-t-il une mission sincère pour laquelle tu as vécu ? Fais en sorte que tu puisses être cher aux yeux d’Allah. Fais en sorte que tu puisses être aimé par Allah.
La passion de voir tous les gens guidés Allah -exalté soit-Il- dit -ce qui peut être traduit comme : « Lorsque l’effroi eut quitté Abraham et que la bonne nouvelle l’eut atteint, voilà qu’il discuta avec Nous (en faveur) du peuple de Lot » (TSC, Hoûd : 74) Est-ce que ce verset est une sorte de reproche ou non envers le prophète Abraham ? Quelques récits nous indiquent l’argumentation entre Abraham et les Anges. Le prophète Abraham a demandé : «Et si dans ce pays il y avait une centaine de musulmans, est-ce que vous allez les anéantir ? ». Ils répondirent qu’il n’y en avait pas. Il insista encore en disant : « Et s’il y en avait une cinquantaine de musulmans, les anéantiriez-vous ? » Ils confirmèrent qu’il n’y en avait point. Il négocia encore : «Et s’il y en avait une trentaine de foyers musulmans, est ce que vous allez les exterminer ? » Ils affirmèrent qu’il n’y en avait pas autant.
Finalement le verset nous explique que –ce qui peut être traduit comme : « (TSC, 339 Adh-hāriyāt (QUI EPARPILLENT) : 36)

Le fait de négocier avec les Anges ne peut être considéré comme une critique, mais plutôt une manière de donner une chance au peuple de Lot. Le message à tirer de cette discussion est que le musulman aime de nature que les gens soient sur la bonne voie contrairement à l’ennemi qui éprouve de la rancune pour les musulmans et cherche à leur nuire. Le musulman, de nature, n’aime pas l’anéantissement. C'est-à-dire ton but est de voir les gens sur la bonne voie, même pour le buveur d’alcool et le désobéissant. Quelques-uns diront : Qu’ils périssent en Enfer ! Mais pourquoi pas avoir accès au Paradis plutôt ? Est-ce que cela ne serait-il pas plus beau ? Le Prophète (BP sur lui) a su qu’à Médine, il y avait un jeune juif malade. Il partit lui rendre visite. Le père du jeune était assis et le Prophète (BP sur lui) lui dit : « Je t’invite au Paradis, je t’invite à témoigner qu’il n'y a point de divinité à part Allah et que je suis Son Messager". Le jeune regarda son père, celui-ci lui fit signe de tête que oui, et lui dit : obéis à Aba Al Qassem ! Il était préoccupé pour son fils, même s’il ne s’est pas encore converti à l’Islam. Le jeune dit donc : Je témoigne qu’il n'y a point de divinité à part Allah et que Mohamed et le Messager d’Allah, puis il rendit l’âme.
Le prophète sortit, le visage rayonnant et dit : "Louange à Allah qui a sauvé le jeune de l’Enfer. »
Donc tu dois avoir le même sentiment, ton souhait doit être celui de permettre aux gens d’accéder au Paradis. Il ne faut pas dire : Louange à Allah, je les ai avertis pour qu’ils périssent. Seigneur, sois témoin le jour de la Résurrection ! Mais tu dois plutôt dire : Seigneur, aide-les à trouver le bon chemin et s’ils ne répondent pas la première fois ils le feront la prochaine fois. J’essayerai plusieurs fois car je les aime et je voudrais qu’ils accèdent aux Paradis. La beauté de notre religion est qu’elle est basée sur l’amour. Concernant cet aspect, le Coran recommande au Prophète - ce qui peut être traduit comme :« Dis : «Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors ... » [TSC, Al-Imrān (LA FAMILLE D’IMRAN) : 31]
Un cœur qui ne jouit pas d’un sentiment d’amour intense, que ce soit de l’amour pour Allah et pour son Messager, ou de l’amour à voir les gens sur la bonne voie, est un cœur endurci. Allah -exalté soit-Il-, dit : -ce qui peut être traduit comme : «... Malheur donc à ceux dont les cœurs sont endurcis contre le rappel d’Allah... » (TSC, Az-Zoumar (LES GROUPES) : 22)

Retournons à notre récit... La preuve que le verset précédent n’est pas un reproche fait au prophète Abraham en est qu'Allah -exalté soit-Il- dit -ce qui peut être traduit comme : « Abraham était, certes, longanime, très implorant et repentant. Ô Abraham, renonce à cela; car l’ordre de Ton Seigneur est déjà venu, et un châtiment irrévocable va leur arriver». (TSC, Hoûd : 75-76)
Donc, d’ici on déduit que, quand Allah –exalté et béni soit-Il- se met en colère, sa punition ne peut être révoquée. Soit prudent, ne procède pas dans l’ignorance en mettant Allah en colère car son courroux ne peut être révoqué. Si Allah est en colère contre toi car tu ne veux pas te repentir et tu continues dans le péché, peut-être que la punition ne sera pas annulée.

La suite prochainement inchaallah ...
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riad




MessageSujet: La sanction suit le genre d’acte commi   Ven 17 Fév 2012 - 17:36

Salam aleikom

Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme : « Et quand Nos émissaires (Anges) vinrent à Lot, il fut chagriné pour eux, et en éprouva une grande gêne. Et il dit: «Voici un jour terrible». » (TSC, Hoûd : 77)

A ce moment-là, les Anges se sont rendus chez Lot, ce dernier s’est senti chagriné. Normalement, il était supposé les accueillir car ils étaient ses hôtes ? Les Anges se sont présentés sous forme humaine< des hommes incroyablement beaux< Ceci se trouve être exactement l'épreuve pour le peuple de Lot. Ces derniers allaient se présenter avec des intentions immorales à l'encontre des hôtes de Lot. Imagine l’état psychologique et la grande préoccupation du prophète Lot et combien il craignit que son peuple vienne demander de lui livrer ses hôtes. En partant d’ici, on apprend une chose très importante des fois la punition est infligée d’où vient l’envie même. C’est alors que l’envie que tu es entrain de satisfaire devient la cause de ta punition. Donc essaye de t’éloigner du péché ou du désir illicite, et aie peur que le supplice n’y soit inclus.

Une des histoires étranges est que je connais un homme qui aimait se vanter du charme et de la nudité de sa femme, il aimait se vanter de cela devant ses amis. Il aimait donc tenter les gens avec sa femme. Allah exalté soit-Il- lui a infligé la punition à partir de là où la tentation avait commencé. L’homme fut atteint d’une maladie chronique qui l’empêchait de satisfaire son épouse encore séduisante Donc essaye d’imaginer le degré du mal psychologique qu’il est entrain d’endurer.
Je connais des hommes qui avaient accepté de l’argent illicite pour leurs enfants, donc le trouble s’initiera de l’intérieur. En effet, le fils, une fois grand, prit tout l’argent du père et l’humilia.

Faites attention au verset suivant. Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme : « Ils ourdirent une ruse et Nous ourdîmes une ruse » (TSC, An-Naml (LES FOURMIS) : 50).
Et aussi : « Et ils [les autres] se mirent à comploter. Allah a fait échouer leur complot. Et c’est Allah qui sait le mieux leur machination! » [TSC, Al-Imrān (LA FAMILLE D’IMRAN : 54.)

Ce sens est très avertissant et tu dois le craindre. Donc le jeune qui séduit une fille en vue de conclure avec elle un mariage ‘Orfi (Union non officialisée) la punition lui sera réservée d’où il a voulu la sédition. Je connais un jeune qui s’est attaché par amour à une fille, il l’aima à tel point qu’ils ont commis la fornication ensemble. Avant cette situation, il l’aimait tant et voulait l’épouser, mais il a commencé à haïr l’idée de se marier avec elle. Elle est devenue une tentation. La conclusion en est que des fois la revanche d’Allah contre les oppresseurs prend source de là où ils ont voulu profiter du plaisir Soyez donc prudents et vigilants!

La délivrance apparaît au moment où tu ne t’attends pas

L’arrivée des Anges sous cette forme signifie qu’Allah –exalté et béni soit-Il- a voulu que la souffrance du prophète Lot persiste. Car Allah nous envoie la victoire durant les situations les plus obscures. Il rend la vie sombre devant tes yeux pour te dire : Qui te délivre des problèmes ? Allah –exalté et béni soit-Il- notamment.

D’ici commence la tentation en relation avec ce que le prophète Lot a dit dans les versets : Que cette nuit est une nuit obscure. Il ne savait pas que la même nuit sera celle de la délivrance. Elle sera aussi la nuit de la revanche d’Allah contre vous, peuple de Lot. Remarquez les actions d’Allah sur terre ! Il crée un même événement à même de réjouir les oppresseurs alors qu’il porte en lui leur perte, et qui attriste les croyants alors qu’Il apporte leur délivrance. Gloire à Celui qui possède cieux et terre ! Gloire à Celui qui dirige l’ordre à partir des cieux et de la terre !
Le prophète Lot n’imaginait guère que celle-ci était la dernière nuit où il allait souffrir. Mais parce qu’il en est ainsi, il allait souffrir un peu.

Après avoir vu la situation du prophète Lot, est-ce que tu vas appeler tes amis vers Allah ou non ? Il n’y a pas de situation aussi difficile que celle vécue par le prophète Lot.

Chaque prophète est considéré comme un père pour son peuple

Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme « Quant à son peuple, ils vinrent à lui, accourant. Auparavant ils commettaient des mauvaises actions. Il dit: «Ô mon peuple, voici mes filles: elles sont plus pures pour vous. Craignez Allah donc, et ne me déshonorez pas dans mes hôtes. N’y a-t-il pas parmi vous un homme raisonnable?»(TSC, Hoûd, : 78)

Le verset montre l’état lamentable du peuple du prophète Lot dû au vice du désir charnel, à tel point que tout le pays s’est rendu chez le Messager à la recherche des hôtes. Le mot « voici mes filles » contient deux significations merveilleuses :
1. Le premier est qu’Allah -exalté soit-Il- ne prohibe pas une chose sans qu’il ait fourni une autre en échange ?
2. Est-ce qu’il est logique que les filles du prophète Lot se marient avec des gens de ce peuple ? Est-ce qu’il mentait ?
Bien sûr que non, car le prophète Lot avait seulement deux filles selon quelques versions. Donc comment serait-il possible qu’elles se marient avec tout le pays ? Donc, le sens de « voici mes filles » ne veut pas dire les filles de Lot uniquement, mais plutôt leurs filles, c'est-à-dire les femmes du pays. Pourquoi donc a-t-il dit « mes filles » et non « vos filles?

Car chaque prophète envoyé à un peuple est considéré comme un père pour eux. Il parle de leurs filles comme si elles étaient les siennes. Notez son affection et sa tendresse envers son peuple ; c’est pour cela que le verset dit- ce qui peut être traduit comme : « Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères. » (TSC, Al-Ahzāb (LES COALISES : 6).
Donc, il est pour eux comme un père. Est-ce que tu es conscient que le Prophète (BP sur lui) est comme un père pour toi ? Notez le hadith : « En réalité je suis comme un père pour vous ».Est-ce que tu ressens cette sensation envers le Messager (BP sur lui) ? L’affection d’un père diffère de l’affection du Prophète.
La parole « Plus pures » : comment pouvez-vous abandonner le mariage et vous orientez vers l’impureté ? Je dis aux jeunes : Ne croyez jamais qu’il y aura une pureté en dehors du cadre du mariage, et si tu ne peux pas te marier, sois patient car tout autre alternative est loin de la
pureté.
Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme : « Craignez Allah donc, et ne me déshonorez pas dans mes hôtes » (TSC, Hoûd, : 78)

Notez l’attention envers l’hôte et sa valeur auprès du propriétaire. Ils ne les a pas abandonnés, ni déçus. Il a affronté le peuple tout seul. La sédition a augmenté et jusqu’à présent les Anges ne sont pas encore intervenus. Le prophète Lot ne sait pas qu’ils sont des Anges ; car Allah veut laisser la confrontation entre le bien et le mal pour que cela soit une preuve tenue contre le peuple de Lot au jour du jugement dernier. La patience du prophète Lot et le soutien montré pour ses hôtes lui serviront de témoin le jour de la Résurrection.

Les décisions d’Allah concernant cet univers sont grandes et quand la vie s’obscurcit, sache qu’Allah va nous soulager.

La suite prochainement inchallah ...
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riad




MessageSujet: La victoire vient d’Allah   Sam 18 Fév 2012 - 0:59

Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme : « N’y a-t-il pas parmi vous un homme raisonnable? Ils dirent: Tu sais très bien que nous n’avons pas de droit sur tes filles. Et en vérité, tu sais bien ce que nous voulons». (TSC, Hoûd, : 78 - 79)

Le prophète Lot les interrogea : Est-ce qu’il n’y pas quelqu’un parmi vous qui aurait de bonnes mœurs ? Personne ne répondit. Vous notez l’audace de commettre l’infamie ouvertement ! Donc l’homme qui commet ouvertement le péché sans avoir honte est l’homme le plus infâme. Une fille sans la moindre pudeur est sûrement une fille chargée de péchés Une fille qui se trouve entrain d’éclater de rire au beau milieu des hommes, il se peut qu’elle ait d’autres péchés. Le Prophète (BP sur lui) dit : « La pudeur et la foi sont deux composantes complices. Si l’une est levée l’autre le sera » et dans un autre Hadith, il affirme : «la foi renferme plus de soixante types, la pudeur en est un ».

Pourquoi donc le prophète a-t-il mentionné la pudeur seulement? Parce que la présence de la pudeur entraîne les soixante sections. S’il y a pudeur tu n’insulteras personne, tu porteras le voile, tu ne voleras pas et tu ne commettras pas de fornication, etc. Allah a mentionné la parole du peuple de Lot pour qu’on dise en écoutant ces paroles : ceci relève de leur manque de pudeur. Donc tu n’oseras pas vivre sans avoir une pudeur suffisante.

Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être comme :"Il dit: « [Ah!] si j’avais de la force pour vous résister! ou bien si je trouvais un appui solide!» (TSC, Hoûd, : 80)
Le prophète Lot a atteint un état de confusion totale, il espérait avoir le soutien d’une force qui le protège et qui l'appuie. Allah est le plus fort de toutes les forces qui pourraient le protéger. Le prophète (BP sur lui) dit : ‘que la miséricorde d’Allah soit sur Lot car il cherchait un appui solide.’
Il ne savait pas que les Anges qui se tenaient derrière lui sont une grande force. Des fois Allah t’envoie le fourniment et la victoire d’où tu ne l’attends pas. Par exemple dans la société où tu travailles, il peut arriver que tu subisses un préjudice, mais tu t’orientes vers Allah en disant : c’est Lui le souteneur et c’est Lui le sauveur. Ceci est un test à travers lequel Allah éprouve ta sincérité, après quoi Il t’enverra celui qui te soutiendra. Allah – exalté et béni soit-Il - aime toujours t’accorder la victoire sans que tu le saches, pour que tu te rendes compte qu’Allah est l’unique souteneur ; car si tu sais d’avance d’où vient le soutien ou à partir des éléments que tu lui en a procurés, peut-être te diras-tu : C’est grâce à mes capacités que j’ai eu la victoire. Plutôt, il faut que tu fasses un effort et que tu montres à Allah ta sincérité. Allah te donnera le soutien d'un autre côté. Le prophète Lot se mettait devant les Anges pour les protéger, pendant que les Anges eux-mêmes vont le protéger sans qu’il s’y attende.

Ne considérez pas trop la vie terrestre

Le prophète Lot était très fatigué et troublé quand il a dit cette phrase. A ce moment-là interviennent les Anges et dirent : - ce qui peut être traduit comme : « Alors les hôtes dirent : ‚Ô Lot, nous sommes vraiment les émissaires de ton Seigneur. Ils ne pourront jamais t’atteindre. Pars avec ta famille à un moment de la nuit. Et que nul d’entre vous ne se retourne‛ (TSC, Houd, : 81)
Essayez d’imaginer l’impact à ce moment-là sur le prophète Lot, et comment Allah glorifie Sa religion, Ses prophètes et les croyants par un seul mot ! Le mot « à un moment de la nuit » signifie le moment de la nuit le plus sombre et le plus noir.

Tandis que la phrase « Et que nul d’entre vous ne se retourne » signifie-t-elle qu’il ne faut pas se retourner pour ne pas voir leur anéantissement ? Pas du tout car ils vont être anéantis à l'avènement du jour et pas la nuit Le sens caché derrière cette phrase est :
Abandonnez la vie terrestre derrière vous Cela signifie que nul d’entre vous ne doit se retourner vers la vie terrestre, n’emportez pas vos habits ou vos bagages, la vie ne doit pas être votre fin à atteindre.
Qu'on le dise à nous-même. Il s’agit des objets personnels, les effets et la vie ici-bas. Donc soyez sincères avec vous-même. Est-ce que vous voulez la vie de l’au-delà ou la vie terrestre ? Si vous choisissez cette dernière, restez-y. Ne prétendez pas que vous êtes entrain d’obéir à Allah. En revanche, si vous choisissez la vie de l’au-delà et le Paradis, nul d’entre vous ne doit se retourner. Faites en sorte que la vie terrestre soit dans vos mains et pas dans vos cœurs. Il ne faut surtout pas me comprendre mal, c'est-à-dire laisser la vie terrestre, tes études et ton travail. Ne renonce pas au monde ainsi faisant, tu auras mal compris la religion 'Nul d’entre vous ne doit se retourner' signifie posséder la vie terrestre dans la main et pas dans le cœur.

On a interrogé l'Imam Ahmed Ibn Hanbal : un homme possédant mille milliers de Dirhams peut-il être un ascète et renoncer à la vie terrestre?
Il répondit : Oui si cela augmente il ne s'en réjouit pas et si cela diminue, il ne s'en attriste pas.
Le croyant peut être abstenu tout en étant un millionnaire. Tu peux posséder la vie terrestre dans ta main et pas dans ton cœur, tu ne dois pas te préoccuper de la vie terrestre.

Mes frères et soeurs si vous décidiez de rejoindre Allah, soyez sérieux avec vous même, et définissez ce que vous voulez. Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme: « Quiconque désire [la vie] immédiate, Nous nous hâtons de donner ce que Nous voulons, à qui Nous voulons. Puis, Nous lui assignons l’Enfer où il brûlera méprisé et repoussé. Et ceux qui recherchent l’au-delà et fournissent les efforts qui y mènent, tout en étant croyants... alors l’effort de ceux-là sera reconnu. (TSC, AlIsra (LE VOYAGE NOCTURNE) : 18 - 19)

Il ne suffit pas vouloir la vie de l’au-delà, mais tu dois travailler pour l’avoir. On remarque aussi qu’il y a un genre de personne qui se situe au milieu des deux : celui qui veut une part de la vie terrestre avec une autre part de la vie de l’au-delà Le jour de la leçon c'est sa participation pour gagner l'au-delà et demain ou le reste de la semaine la vie terrestre ! Ce genre de personne ne veut pas de l’au-delà, il a plutôt préféré la vie immédiate, mais il se ment à lui-même. C’est le genre de personne qui n'est pas sérieux il ne mérite pas d’être mentionné dans le verset.

La fin de l’habitude du péché

« Exception faite de ta femme qui sera atteinte par ce qui frappera les autres.» (TSC, Hoûd, : 81)
Pourquoi sa femme a-t-elle été punie ? Dans la sourate du At-Tahrim (L’interdiction), verset 10, Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme : « Elles étaient sous l’autorité de deux vertueux de Nos serviteurs. Toutes deux les trahirent». Il ne s’agit pas ici d’adultère. Il ne convient nullement à un prophète d'être trompé dans son honneur car Allah les en exempte, mais la trahison dont il s’agit ici est celle de culte. Elle l’a trahi en désobéissant à Allah. Elle n’avait aucun remords à l'égard de ce que faisait son peuple devant elle, alors Allah décida de lui infliger le même sort qu’eux, car elle considérait tout cela comme un comportement normal.

Donc on peut conclure aussi que ceux qui regardent les chaînes licencieuses ou regardent les mêmes péchés commis par le peuple de Lot sur Internet, doivent faire attention. Il se peut que tu n’aies pas commis le péché, mais à force de le regarder, tu seras ressuscité avec eux. Cependant, chacun de vous doit combattre les sites osés, car à force de les regarder tu t’y habitues et tu deviens arrogant comme le peuple de Lot. En plus tu commenceras à penser que toute la société est devenue ainsi, cela devient une obsession à tel point que tu commences à imaginer ces scènes durant la ‘Salât’ et Satan à son tour commence à te ruiner la vie. Le danger des chaînes et des sites licencieux est que cela peut entraîner la passivité comme ce fut le cas pour la femme de Lot, bien qu’elle n’ait pas trahi son mari ou commis les mêmes actes de leur peuple, mais juste à cause de son silence complice; Allah -exalté soit-Ildit - ce qui peut être traduit comme : « Exception faite de ta femme qui sera atteinte par ce qui frappera les autres » (TSC, Hoûd : 81)

La suite prochainement inchallah ...
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soheyb

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MessageSujet: Fin de l'histoire du prophéte Lot   Sam 18 Fév 2012 - 23:29

Salamou alaikoum, nous sommes arriver à la fin de cette histoire.

Le châtiment du peuple de Lot

Ils étaient punis sévèrement parce qu’ils ont perverti la nature humaine et renversé les réalités : Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme : « Et, lorsque vint Notre ordre, Nous renversâmes [la cité] de fond en comble ..» (TSC, Hoûd : 82)
Lorsque le prophète Lot sortit avec ses deux filles, vint DJibril (Gabriel) (Paix soit sur lui) et mit son aile sous leurs habitations et leva la cité au ciel [imaginez la force de Gabriel] au point où les gens du ciel arrivaient à entendre l’aboiement de leurs chiens. La cité fut levée sans causer le moindre dégât, même pas la rupture d’une simple jarre, puis à ce moment-là ils commencèrent à crier à cause de se qui se passait! Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme :« ... et fîmes pleuvoir sur elle en masse, des pierres d’argile succédant les unes aux autres, portant une marque connue de ton Seigneur. » (TSC, Hoûd : 82 - 83) Une pluie intense commença à tomber sur eux, mais une pluie faite de pierres d’argile (c’est de l’argile dure qui symbolise l’Enfer) ! « succédant les unes aux autres » est la pluie intense et continue ! « portant une marque connue » signifie que chaque pierre d’argile portait le nom de celui qu’elle devait atteindre comme cible. Pourquoi le mot pluie a-t-il été utilisé ? Car la punition infligée est de même symbole que l’acte commis. Le peuple de Lot a utilisé la goutte de sperme pure à l'endroit illicite au lieu de son endroit licite alors Allah a remplacé le symbole de la pluie propre et pure apte à féconder la terre par son contraire, et ici on déduit que le choix de la punition est adapté à l’acte commis.

Gabriel fit descendre la cité du ciel et la renversa complètement, puis il les fit disparaître sous terre. Attention mes frères ! Car ceci est la punition pour celui qui commet le même acte.
Où sont ils aujourd’hui ? Les Ulémas disent que leur endroit est la mer morte, c’est un endroit connu et les gens le traversent souvent ! Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme : «Voilà bien là un prodige...» (TSC, Ach-Chou`arâ' (LES POETES) : 174) Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme : « Voilà vraiment des preuves, pour ceux qui savent observer! Elle [cette ville] se trouvait sur un chemin connu de tous< » (TSC, al Hijr :. 75 -76). « Chemin connu » signifie un chemin clair et connu que les gens traversent en sachant que ce peuple a péri ici.

La mise en garde contre le supplice divin
La dernière réplique Coranique, on la trouve dans le verset n° 83 de la Sourate Hoûd. Allah -exalté soit-Il- dit - ce qui peut être traduit comme : « Et elles (ces pierres) ne sont pas loin des injustes.(TSC, Hoûd : 83)
Tout ce récit cité par Allah -exalté soit-Il- rien que pour cette ligne.
L’Occident aujourd’hui baigne dans les péchés, mais est-il loin de ce qui est arrivé ? N’entends-tu pas chaque jour ce qui leur arrive comme catastrophes : volcans, séismes, tempêtes et avalanches, inondations... Tout est ciblé par ton Seigneur... Le SIDA et ses conséquences (Le SIDA est la perte de l'immunité naturelle du corps: Syndrome d'Immuno Déficience Acquis).
La punition est égale à l’acte commis ; celui qui utilise la force du corps pour commettre des actes illicites, alors Allah lui fera perdre son invulnérabilité contre quelconque virus qui pénètre son corps. Et c'est la conséquence du SIDA. Notez les résultats impressionnants dûs à la colère d’Allah -l’exalté et le Tout Haut. Notez ces chiffres :

  • La cause principale de la mort, par an, aujourd’hui aux Etats-Unis des personnes entre 25 et 44 ans est le SIDA.
  • Jusqu’à 1995, 200 000 américains sont décédés du SIDA
  • La totalité de ceux qui sont atteints par le virus dans le monde est de 13 millions, parmi eux un million d’enfants nés portant le virus par contamination par leur mère.
L’étonnant est que le SIDA se propage de trois façons : · l’homosexualité. · l’adultère. · l’usage des seringues de drogue. Par contre, il ne se propage pas à travers le salut par la main ou par l’éternuement, etc. Par là on comprend la signification du mot « portant une marque connue », la maladie ne se transmet qu’à celui qui a commis la turpitude. Le Prophète (BP sur lui) dit : « Pour chaque peuple qui commet la turpitude et la déclare, la peste et les maux jamais vécus par leurs ancêtres auparavant se propagent entre eux »

Des recommandations
Ainsi j’ai atteint la fin, je sais que les événements du récit de Lot ne sont guère amusants, mais il contient des significations très dangereuses. Donc, j’aimerais vous faire deux recommandations :

  1. La première recommandation : La chasteté totale car parmi les invocations du Prophète : « Mon Seigneur ! Je te demande la guidance, la piété, la chasteté et la richesse » Nos femmes doivent avoir une grande chasteté. Je ne parle pas ici de l’homosexualité mais de la pudeur. A tel point que juste le fait de toucher la main d’une autre femme devienne un acte à considérer. Il faut que tu aies autant de chasteté que le prophète Youssouf (Joseph) -paix soit sur lui. Il était jeune et très beau dans un pays étranger, il pouvait faire tout ce qu’il voulait. En plus, il était célibataire et il a subi un harcèlement sexuel de la part d’une femme et non pas le contraire. Cette dernière avait fermé les portes et personne ne pouvait les voir. Elle lui a même dit : Viens « je suis prête pour toi »... mais malgré cela, il a dit : Qu’Allah me protège ! Donc la leçon à déduire aujourd’hui est la chasteté. Je sais que les personnes ici présentes ne font pas partie de ceux qui commettent les péchés capitaux, et que le récit du prophète Lot est loin de notre réalité, mais je m’adresse à celui qui conserve encore les numéros de téléphone des filles, sachant qu’il ne manque que deux semaines pour annoncer Ramadan. Comment peut-il accueillir la nuit du Destin ? Tandis qu’un autre, ou une jeune fille, symbole de pudeur et de vertu, regarde des chaînes licencieuses, ce qui peut être considéré comme une catastrophe et une destruction de l’instinct naturel. Un jour, le Prophète (BP sur lui) partit rendre visite à Ali et Fatima. Il pénétra dans la maison et trouva Fatima au lit. Ayant honte que le Prophète la voyait au lit et à force de la pudeur, elle tira le drap pour se couvrir le visage... (une grande pudeur de la noble des femmes du monde). Et une autre fois le Prophète(BP sur lui) frappa à la porte. Fatima se troubla et commença à chercher son voile. Le Prophète lui dit : « Doucement ma fillette, je ne suis que ton père ».
    A’icha – qu’Allah soit satisfait d’elle– déclare : ‘Pendant que le prophète, mon mari (BP sur lui) se trouvait enterré dans ma maison, et aussi mon père Abou Bakr, je n’osais entrer sans avoir bien vérifié mes habits de honte de ‘Omar qui était aussi enterré dans ma maison’ Où en est-elle la pudeur aujourd’hui ? Des filles qui se mettent au milieu d’un groupe de jeunes tout en éclatant de rire ou parlant au téléphone avec ce qu’elles appellent "amis". Le Prophète (BP sur lui) dit aux femmes durant le serment d’allégeance ‘ Ne commettez surtout pas d’adultère...’ à ce moment-là, toutes les femmes se sont couvert le visage et ont mis leurs mains sur la tête par pudeur. Hind bint ‘Otba (celle qui a fendu la poitrine de Hamza, mais qui s’était déjà convertie) leva la main et dit : ‘Ô messager d’Allah ! Est-ce que la femme libre commettrait l’adultère ?’ Alors le Prophète s’est tu, car il savait qu’il viendra des générations où l’étudiante d’université conclura un mariage ‘Orfi. Chers frères, la chasteté doit être au haut niveau. Il ne faut pas entrer dans la maison de ton ami en regardant les chambres des femmes, car cette action est une trahison. ‘Antar, le poète durant la période antéislamique a dit : ‘Je ferme mes yeux devant ma voisine’. Que dire de celui qui fréquente sa voisine et fait sa connaissance à l'insu de leurs familles! La chasteté n’est pas uniquement de laisser l’adultère ou l’homosexualité, mais elle est aussi verbale que physique... Il ne faut pas qu’il y ait des garçons qui téléphonent à des filles au milieu de la nuit en parlant de ce qui porte atteinte à la pudeur, ou une fille qui attend que le téléphone sonne pendant la nuit, pour peut-être connaître un jeune homme, une autre dont le cœur bat très fort implorant Allah que son ami lui téléphone... Tout ceci n’est pas de la pudeur. Ô Allah, je te prie de m’accorder la guidance, la piété, la chasteté et la richesse et implorons Allah -l’exalté et le Tout Haut- pour qu’il nous en inspire. Donc la première leçon qu’on doit tirer aujourd’hui est encore et toujours la chasteté.
  2. La deuxième recommandation : Invitez les gens à Allah mes frères, car ils ne peuvent être loin du droit chemin plus que le peuple de Lot en a été.
L'histoire du prophète Lot touche à sa fin. je pris Allah de nous accorder à nous tous guidance, piété, chasteté et richesse.
Nous continuerons inchaallah avec l'histoire du Prophète Youssouf (Josef)
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riad




MessageSujet: L'histoire de Youssef (Joseph)   Dim 19 Fév 2012 - 14:38

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, et que les bénédictions et la paix d'Allah soient sur notre noble messager, notre prophète Mohammed.

Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions. Celui à qui Allah montre le bon chemin est guidé et celui qui s'égare n'a ni maître ni conseiller.


Nous aborderons aujourd’hui l’histoire de Joseph (Youssouf) (que la paix soit sur lui) tirée du Noble Coran. Nous devons être attentif au fait que c’est nous qui sommes désignés par chaque terme du Coran où nous trouvons le remède à nos coeurs. Dans la sourate de Joseph, chacun d’entre nous trouvera un des problèmes de sa vie, alors faisons que notre intention de la lecture de cette sourate et du Coran soit la guérison de tous nos maux. Allah (exalté soit-Il)dit –ce qui peut être traduit comme : Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants» (TSC, Al-Isra’ (le voyage nocturne) : 82). C’est le remède de la détresse, la vanité et la dureté du cœur.

En fait, le terme ‚guérison‛ n’a été cité dans le Coran que deux fois: une fois en parlant du miel et la deuxième en parlant du Coran. Le miel guérit le corps mais le Coran guérit les coeurs et les âmes. Il faut que chacun d’entre nous soit sûr que seul le Coran guérit nos coeurs. Allah (exalté soit-Il)dit –ce qui peut être traduit comme : Et nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose» (TSC, An-Nahl (les abeilles) : 89).

Une fois, je rendais visite à un homme et je lui racontais quelques problèmes espérant qu’il me proposerait une solution; mais il avait ouvert le Coran et il a dit en le feuilletant : ‚je pense que la solution du problème est dans ce verset.‛La sourate de Joseph est une des sourates qui guérit le plus les coeurs.

C’est une sourate mecquoise précédée par la Sourate Hoûd. Elle a été révélée au Prophète pendant l’année du chagrin après la mort de son oncle Abou Taleb et celle de sa femme Khadîdja, la recrudescence des préjudices contre lui et son exposition à des complots. A ce moment, la sourate de Joseph a été révélée pour consoler le Prophète (BP sur lui) qui a subi la nuisance de ses proches, tandis que Joseph a subi celle de ses frères. Le Prophète (BP sur lui) a été chassé de son pays et Joseph l’a été lui aussi mais Allah l’a secouru et l’a honoré. Tout ce que tu as subi, le prophète Joseph (Paix sur lui) l’a subi de même. Cette Sourate vient alors pour égayer le Prophète et les croyants jusqu’au jour de résurrection. Le Prophète (BP sur lui) dit : ‚ Tout affligé qui lit la sourate de Joseph, Allah le rend gai‛. C’est la sourate des attristés, des fatigués, sentant la solitude, la mélancolie et les opprimés. ‘Omar Ibn Al-Khattab pleurait à la lecture de cette sourate, il y sentait une forte interaction.

Aujourd’hui, nous traiterons uniquement cinq versets de la sourate, accordons-nous que lorsque nous terminerons l’histoire, nous finirons également de les apprendre par cœur. Avec l’apprentissage nous appliquons ce qui s’y trouve. On rapporte que ‘Omar Ibn Al-Khattab avait appris la sourate de la Vache en trois ans, et dans une autre version en une seule année, et ce parce qu’il n’étudiait un verset que lorsqu’il avait appliqué celui qui le précède. Ainsi, il a appris la science et le travail. Mettons-nous d’accord d’appliquer ce que nous étudions.
En dépit des épreuves que contient la sourate de Joseph, celle-ci égaye son lecteur et le rend heureux. Bien que nous connaissions la fin de l’histoire de Joseph, nous ne nous ennuyons point en la lisant. On se lasse vite si on voit un film plusieurs fois, pourtant on lit la sourate de Joseph des centaines de fois, et on n’en éprouve aucun ennui. C’est l’un des miracles du Coran; contrairement aux chansons, aux films, aux livres, la répétition cause l’ennui. Le Coran, en revanche ne le cause pas.
La sourate de Joseph est emplie d’événements qui ne s’accordent pas avec notre logique : l’amour du père provoque la haine des frères.
Joseph fût jeté dans le puits. Cet événement, bien qu’il soit un mal à nos yeux, lui a permis d’arriver en Egypte. Son emprisonnement, qui ne semble qu’une rude épreuve, a fait de lui le Azize d’Egypte . Nous concluons de tout ce qui précède que nous devons nous en remettre à Allah, et c’est cette idée que nous allons renforcer tout au long de l’explication de la sourate.

La sourate de Joseph déborde également d’épreuves et de tentations, nous citons entre autres:

1. La rancune qu’éprouvent ses frères à son égard.
2. La séparation de ses parents.
3. Le fait d’être jeté dans le puits et l’éloignement de son père.
4. L’épreuve de l’esclavage et de la servitude.
5. Le désir et la séduction des femmes de la ville.
6. L’épreuve de la prison.
7. L’épreuve d’être attaqué dans l’honneur.
8. L’épreuve de la prospérité et l’argent.
9. L’épreuve du pardon.
10. L’épreuve du passage d’une épreuve à une autre sans répit ce qui peut mener à une perturbation psychologique (passer de l’amour de son père au puits).

Nous détaillerons le reste des épreuves ci-après. Cependant, essayons de les comparer aux nôtres. Si nous passions par les mêmes épreuves, nous sombrerions sans doute dans la déprime, et nous serions dans l’incapacité de continuer notre vie. Peut être serions-nous animés par un désir de vengeance et continuerions-nous la vie souffrant de troubles psychologiques. Nous pouvons être exposés à des épreuves pareilles à celles qu’a subies Joseph, mais comment y résister?

Dans un hadith rapporté par Mouslim: « Un jour que nous étions chez ‘Omar (A sur lui) il nous demanda : ‚Lequel d’entre vous a entendu le Messager d’Allah (BP sur lui) parler des épreuves ?‛ Quelques-uns répondirent : ‚Nous l’avons entendu.‛ –Il se peut répliqua-t-il que vous voulez dire l’épreuve de l’homme dans sa famille et son voisin.‛ Ils répliquèrent par l’affirmatif. Les péchés issus de ce type d’épreuves peuvent être expiés par la prière, le jeûne et l’aumône. Mais qui a entendu le Prophète (BP sur lui) parler des épreuves (nombreuses et répandues) qui s’agitent telles les ondes de la mer ?‛ Houdhaïfa poursuivit : Les hommes gardèrent le silence tandis que je lui répondis : Moi (l’ai entendu).‛ –Toi ? Dis ‘Omar qu’Allah garde ton père !‛ Houdhaïfa dit alors: J’ai entendu le Messager d’Allah (BP sur lui) dire : Les épreuves troublantes seront exposées au cœur (des croyants) et les biens le marqueront comme les traces que laissent les joncs de la natte sur le flanc du dormeur. Tout cœur qui en sera passionnément épris, sera marqué d’un point noir, et tout cœur qui les repoussera, sera marqué d’un point blanc. De sorte qu’à ces épreuves deux cœurs feront face : ‚le premier au point blanc sera comparable au rocher (inébranlable et lisse) ; aucune épreuve ne lui nuira donc jamais aussi longtemps que dureront le ciel et la terre, tandis que l’autre au point noir deviendra presque grisâtre et sera comparable à une gargoulette renversée, incapable de distinguer le convenable du blâmable tant que ni l’un ni l’autre ne correspond à ses propres désirs.‛

Nous arrivons à l’importance de la patience dont Joseph a fait preuve, cette patience se présente sous trois formes :
·Patience à l’égard des péchés
·Patience à l’égard des obéissances
·Patience à l’égard des épreuves

La patience à l’égard des obéissances s’avère quand il a obtenu l’argent et l’a dépensé dans l’obéissance d’Allah, et quand il a patienté en pardonnant à ses frères. Il a patienté à l’égard des épreuves qu’il a subies.

Ainsi une question se pose: quelle patience Allah aime-Il le plus: est-ce la patience à l’égard de la prison, ou bien celle à l’égard de la séduction de la femme du ‘Azize ? En d’autres termes, qu’est ce que Allah préfère le plus: la patience à l’égard des épreuves (la prison) ou bien la patience à l’égard des péchés (la séduction)?

La suite prochainement inchallah ...

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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Dim 19 Fév 2012 - 16:41

salamou alaikoum, voici la suite de l'histoire du prophète Youssouf:

La patience à l’égard des péchés est la préférable
car elle est volontaire. Quant à l’épreuve, elle aura lieu et nous n’y avons pas de choix, nous devons donc la compléter par la patience.
Mais la patience à l’égard des péchés fait appel à la volonté, c’est pourquoi Allah l’aime le plus.
Autre question: Allah préfère-t-Il le plus la patience à l’égard de l’épreuve de prison ou celle du puits? La réponse est la prison.
Allah (exalté soit-Il) dit- ce qui peut être traduit comme : " Il dit: ‚Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent... » (TSC, Youssouf (Joseph) : 33). C’est Joseph qui a choisi la prison, mais il ne pouvait rien à l’égard de l’épreuve du puits.
Une troisième question : laquelle des patiences est la meilleure: celle à l’égard de la séduction de la femme du ‘Azize ou celle à l’égard de la tentation de l’argent ? Quel genre Allah préfère le plus: la patience à l’égard des péchés ou des obéissances?
Certains savants ont dit que la patience à l’égard des péchés est l’une des obéissances les plus préférées d’Allah, l’obéissance est instinctive dans l’Homme, en l’appliquant, elle lui procure la joie; quant à la résistance aux péchés et les désirs de l’âme, ils sont difficiles à contrôler. Peu de savants ont dit que la patience à l’égard des obéissances est préférable pour Allah ; si quelqu’un applique les obéissances en commettant tous les péchés et un autre ne commet aucun péché et n’a pas obéi à Allah ; le meilleur est celui qui a obéi et a commis des péchés car il a connu la raison de son existence, tandis que l’autre ne l’a pas connue. En outre, si quelqu’un fait autant de fautes que de péchés, la miséricorde d’Allah intervient pour précéder à sa colère : Allah (exalté soit-Il)dit –ce qui peut être traduit comme : "ma miséricorde est préalable à ma colère».

Ainsi la patience que Allah préfère est celle à l’égard des obéissances Si nous classons les catégories de patience selon la perfection, nous trouverons :
1. La patience à l’égard des obéissances
2. La patience à l’égard des péchés
3. La patience à l’égard des épreuves

La patience est une adoration d’Allah. En fait il existe deux adorations:
celle dans la prospérité, soit la reconnaissance et celle dans la détresse, soit la patience.
Celui qui ne retourne pas à Allah dans la détresse par la patience ne saura jamais la morale qu’Allah a mise dans l’épreuve. La plus belle adoration est celle que tu pratiques au moment de la détresse. Cette dernière te mène à te sentir proche d’Allah. Tu sens la beauté de l’adoration que tu ne peux sentir dans la prospérité. Dans la détresse, la patience et l’invocation d’Allah constituent la meilleure des pratiques ; c’est ce que nous apprend la sourate de Joseph. Ouvrons alors le Coran sur la sourate de Joseph, elle commence par "Alif, Lām, Rā" . Allah nous dit que ces lettres qui reviennent dans plusieurs sourates sont les lettres de votre langue et d’où émane le miracle du Coran. De ces lettres est venu le Coran qui sera lu jusqu’au jour de la résurrection.

Une histoire me vient à l’esprit pour vous montrer le caractère inimitable du noble coran. Un professeur de Droit dans l’une des plus grandes universités des États Unis, et écrivain de grands ouvrages sur les droits de succession, avait un étudiant musulman qui lui a dit un jour qu’il était surpris de savoir que les droits de succession sont cités chez les musulmans dans trois versets coraniques alors que chez les américains, ils font l’objet de gigantesques ouvrages. Le professeur s’étonna. L’étudiant lui a dit qu’il pouvait lui donner la traduction de ces versets pour qu’il puisse les lire. Une semaine après, le professeur demanda à son étudiant comment il pourrait se convertir à l’Islam et il a prononcé les deux témoignages de foi: "point de divinité à part Allah, Mohammed (BP sur lui) est Son envoyé". Ces termes constituent le caractère inimitable continuel du Coran.

Revenons au verset où Allah (exalté soit-Il)dit –ce qui peut être traduit comme : "tels sont les versets du livre explicite» (TSC, Youssouf (Joseph) : 1). Le terme « explicite » signifie que le Coran a un caractère inimitable. Mais qu’est ce qui fait que ce dernier soit un miracle, le miracle du Prophète (BP sur lui).

Le miracle du Coran:
1. Un miracle rhétorique: qui se manifeste dans ses termes
2. Un miracle scientifique: qui se présente par des théories scientifiques qu’on découvre récemment tandis que le Coran les a révélées depuis 1400 ans.
3. Un miracle objectif : celui qui applique les règles incluses dans le Coran est celui qui dirigera la vie, et Allah l’honore, la preuve en est : Observons l’état des compagnons avant et après l’Islam; un compagnon qui adorait un idole. Quand il voyage il le porte, devenant lourd, il le jette et cherche d’autres pierres pour en construire un autre quand il revient. ‘Omar Ibn Al-Khattab disait qu’il adorait une pâte de dattes et une fois il avait faim il la mangeait. Après l’Islam, ces mêmes compagnons, qui tuaient leurs filles vivantes, sont ceux qui ont dirigé le monde.
Nous aussi, nous sommes un exemple de ce miracle scientifique, celui qui est accaparé par les péchés et s’éloigne de la voie d’Allah et de Son Coran, change complètement quand il recourt au repentir et retourne au modèle coranique comme s’il était devenu une autre personne après le retour vers Allah.
Le miracle de Moïse était son bâton, et celui de Jésus était de faire revivre les morts. Cependant, tous ces miracles sont terminés avec la mort de Moïse et Jésus, mais le miracle de Mohammed, le dernier des prophètes, demeure en nous si nous appliquons les enseignements du Coran jusqu’au jour de la résurrection.

Craignons alors Allah afin que nous soyons le miracle du Noble Coran. Tenons à être des preuves de son caractère inimitable. Réussissons donc pour devenir un miracle et donner le bon exemple pour les autres. Dans le verset suivant, Allah (exalté soit-Il)dit –ce qui peut être traduit comme : " Nous l’avons fait descendre, un Coran en (langue) arabe, afin que vous raisonniez» (TSC, Youssouf (Joseph) : 2). La langue des habitants du paradis est la langue arabe, elle est également la langue d’Adam (que la paix soit sur lui) et des anges. Allah (exalté soit-Il)dit –ce qui peut être traduit comme : "Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans ce Coran même si tu étais auparavant du nombre des inattentifs (à ces récits)» (TSC, Youssouf (Joseph) : 3). Ce verset a été révélé lorsque les compagnons du Prophète sont venus lui demander de leur raconter quelques récits. Ainsi nous apprenons l’importance des récits dans l’apprentissage des hommes et également les méthodes pour appeler les gens vers la voie d’Allah. Aidons alors les hommes par les moyens tendres qu’ils aiment. Nous remarquons également que cette sourate constitue le premier récit coranique complet qui fut révélé au Prophète (BP sur lui).
Or, le récit se présente dans le Coran sous plusieurs formes : certains versets racontent des extraits de divers récits, cette variation nous aide à apprendre. A ce propos, un professeur de lettres dans l’une des plus grandes universités arabes déclare que depuis 30 ans il faisait des études sur le roman, mais quand il a lu sérieusement le Coran, il a senti que les 30 ans d’études qu’il a faits existent dans ce noble livre; la nouvelle est représentée dans l’histoire d’Abraham et du sacrifice. Un autre récit d’une seule scène est représenté dans le dialogue entre Moïse et le Pharaon. Il dit de même qu’il a trouvé un monologue dans la discussion d’Abraham.
Allah (exalté soit-Il)dit –ce qui peut être traduit comme : "lorsqu’ ensuite il observa la lune se levant, il dit: ‚Voilà mon Seigneur!‛ » (TSC, Al-An’am (les bestiaux) : 77). Ce professeur a de même trouvé que l’histoire de Joseph contient tous les éléments et la trame du roman.

Mais pourquoi l’histoire de Joseph (que la paix soit sur lui) est-elle considérée comme le meilleur des récits?
1. Elle comporte toutes les morales dont un musulman peut avoir besoin dans sa vie d’ici-bas et celle de l’au-delà. C’est le meilleur récit où tu peux trouver toutes les sciences: l’économie, le commerce, l’interprétation des songes, l’administration, la planification, l’analyse, la psychanalyse, les valeurs, la morale .
2. C’est le seul récit du monde où tous les caractères ont connu une fin heureuse: Joseph est enfin heureux, Jacob a retrouvé son fils et sa vue, ses fils se sont réconciliés, la femme du ‘Azize avoue sa faute, le roi est enfin heureux, même si sa joie d’avoir sauver son pays est temporaire. Ensuite, Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : « grâce à la révélation que Nous te faisons dans ce Coran même si tu étais auparavant du nombre des inattentifs (à ces récits)» (TSC, Youssouf (Joseph) : 3)
3. Ceci signifie que c’était la première fois qu’il connaissait cette histoire avant d’être révélée. Sans la révélation, le Prophète (BP sur lui) n’aurait pas connu cette histoire. Allah (exalté soit-Il)dit –ce qui peut être traduit comme :" Quand Joseph dit à son père, j’ai vu (en songe) onze étoiles, et aussi le soleil et la lune; je les ai vus prosternés devant moi » (TSC, Youssouf (Joseph) : 4).
Ainsi le récit commence par un songe et se termine par une explication de ce songe, c’est pourquoi Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : " Ô mon père, voilà l’interprétation de mon rêve de jadis ... » (TSC, Youssouf (Joseph) : 100). Il s’agit alors d’un des éléments de suspens employé dans le récit.

Il est à noter que le nom ‚Youssouf est issu du radical ‚Assaf venant également de ‚Ta’assof, ce qui signifie que le prophète Youssouf implorait sans cesse le pardon d’Allah, lui, Joseph, fils de Jacob fils d’Isaac fils d’Abraham que la paix soit sur lui. Il est donc prophète, son père et son grand-père le sont aussi, le père de son grand père était l’ami privilégié d’Allah. Il est donc noble et fils d’un noble, petit fils d’un noble, mais il a subi toutes sortes de préjudices. Quand on a demandé au Prophète Mohammad (BP sur lui) qui était la personne la plus noble, il a dit: "c’est la personne qui craint Allah le plus", les gens lui ont dit que ce n’est pas à ce propos qu’ils posaient la question, le Prophète (BP sur lui) répondit : "Joseph, fils de Jacob, fils d’Isaac fils d’Abraham, il est alors prophète fils de prophète, fils de prophète fils de l’ami privilégié d’Allah."

La suite prochainement inchaallah ...
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soheyb

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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Lun 20 Fév 2012 - 19:19

Salamou alaikoum. Continuons la suite de l'histoire du prophète Youssouf:

Un jour ‘Omar Ibn Al-Khattab passa devant un homme qui disait à un autre : "connais-tu qui je suis? Je suis tel, fils de tel et de tel ...‛ Ils étaient tous parmi les hypocrites et les infidèles, mais ils étaient riches. Alors ‘Omar lui a dit : " As-tu entendu parler de Joseph?‛, Il a dit : "oui‛. Omar a dit :" Connais-tu qui est son père? Il est prophète, fils de prophète et petit fils de prophète, toi tu es malfaiteur et fils de malfaiteurs, tu seras toi et ta famille en Enfer, le jour de la résurrection.‛

Jacob avait onze (11) fils d’une épouse, Joseph et Benjamin d’une autre; à ce propos, Allah (exalté soit-Il)dit –ce qui peut être traduit comme : " et aussi le soleil et la lune; je les ai vus prosternés devant moi » (TSC, Youssouf (Joseph) : 4). L’expression coranique désigne ici la mère par la lune et le père par le soleil, soit la forte lumière, la force, la science ; quant à la mère elle symbolise la tendresse alors sa lumière doit être douce.
Il a dit: " mon père " pour désigner la relation privée entre lui et son père, afin de montrer que ce fils avait un songe sublime et craignait que personne ne l’entende.
Dans le verset suivant, Allah (exalté soit-Il)dit –ce qui peut être traduit comme : " Ô mon fils, dit-il, ne raconte pas ta vision à tes frères ... » (TSC, Youssouf (Joseph) : 5).
A ce point, il est clair que Jacob savait l’interprétation de ce songe, il a hérité cette capacité d’interpréter les songes de son grand-père Abraham et l’a transmise à son fils Joseph. Pourtant il n’a pas dévoilé l’interprétation à son fils pour le laisser subir le destin du Seigneur, il avait peur que son fils dépende d’un songe en attendant le résultat. C’est ainsi qu’apparaît la sagesse d’Allah lorsque Il a fait que le nombre d’interprètes de songes soit minime pour ne pas dépendre de ce qu’ils disent et ne pas travailler.

Pendant l’ère du Prophète (BP sur lui), il interprétait lui même les songes, ainsi que Abou Bakr qui était un des hommes qui interprétaient le plus les songes. Avant l’Islam, Khaled Ibn Al Walid a vu qu’il était sur une terre étroite et qu’il est sorti vers une autre plus vaste ; l’interprétation d’Abou Bakr était que cette transition désignait le passage de la non croyance à l’Islam.
Le Prophète (BP sur lui) avait un songe très connu à propos de l’Expédition de ‚Ohod‛, il a vu des vaches abattues, la pointe de son épée cassée et ses mains protégées par un fort bouclier. L’interprétation du Prophète était que ses compagnons allaient être abattus, la pointe de l’épée signifiait la mort d’un de ses parents en tant que martyr dans le combat et le bouclier, c’était Médine. Ce songe constitue un des songes les plus connus du Prophète.
Ibn Sirine était parmi les savants de la Oumma qui a brillé en matière d’interprétation des songes. Un homme vint lui dire qu’il se voyait appelant à la prière. Il était obéissant à Allah, alors Ibn Sirine lui dit qu’il ferait le pèlerinage cette année là. Un autre, désobéissant, lui a raconté le même songe, il lui a dit qu’il serait déshonoré entre les siens. Dans l’interprétation du premier songe, il s’était inspiré d’un verset du Coran où Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : " Et fais aux gens une annonce pour le Hajj » (TSC, Al Hajj (le pèlerinage) :27). Et pour ce qui est du désobéissant, il s’était inspiré du verset où Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme : "... Ensuite un crieur annonça: ‚Caravaniers! Vous êtes des voleurs‛ » (TSC, Youssouf (Joseph) : 70).
Cette science trouve ses outils dans le Coran et la Sunna et exige une présence d’esprit ainsi qu’une forte intelligence. En expliquant le segment ‘... ne raconte pas ta vision...’, nous arrivons à la différence entre la vision qui signifie : ce que les yeux voient à l’éveil, et la vision du songe que l’on voit en dormant et qu’il faut cacher.
Oui, si tu crains la ruse, l’envie et la reproche, il faut cacher ta vision de songe : Allah (exalté soit-Il) dit –ce qui peut être traduit comme :" Et quand au bienfait de ton Seigneur, proclame-le» (TSC, Ad-Doha (le jour montant) : 11). L’origine est de proclamer la vision du songe mais sans détails de peur qu’un ennemi n’use de sa ruse contre toi. Nous constatons ainsi que toute personne peut avoir une vision de songe : les dévoués et les non croyants (le songe d’Ibn Al Walid avant sa conversion à l’Islam), le grand et le petit.

Le Prophète (BP sur lui) a dit : " Il ne reste des prémices de prophétie après moi que le bon songe‛, et il dit également : "Le bon songe est une part de 46 parts de la prophétie‛. La mission du Prophète a duré 23 ans, elle a commencé par des songes qui ont duré presque 6 mois; six mois de 23 ans constituent une part des 46 parts. Dans un autre hadith : "le bon songe est une part de 50 parts de la prophétie‛ et dans un autre elle constitue "une part de 70 parts‛ et également "une part de 40 parts‛. Le degré de bienfaisance accroît ta part de la prophétie.
Un bon songe ne doit pas être rejeté, il se réalise, mais je vous mets en garde de le prendre comme base pour une loi religieuse. Le Prophète avait vu ses mains protégées par un fort bouclier, ce qui signifiait qu’il fallait rester à Médine, mais il existe une loi religieuse qui stipule la consultation. Après la consultation, l’avis était de sortir de Médine, le Prophète a alors donné la priorité à la consultation. Une loi religieuse ne peut jamais se fonder sur un songe. Un événement très connu a eu lieu en 1978, lorsqu’un groupe de jeunes ont occupé par force le Haram à la Mecque. A cause de cela, la prière s’y est arrêtée, ce qui a obligé la police de les tuer. La raison de leur acte était qu’ils avaient tous eu un même songe: l’un d’eux est le Mahdi attendu et ils doivent occuper la Ka’ba. C’est pourquoi nous disons que le songe ne doit pas être pris pour une base de loi religieuse.

Quelle est la différence entre le songe, le rêve et les tours du démon ?

Le Prophète (BP sur lui) a dit qu’il existe trois catégories de songes : les épouvantes du démon pour chagriner l’homme, les songes en relation avec la vie quotidienne et enfin, ceux constituants une part de la prophétie. Tu peux par exemple, voir des choses étranges et irréelles comme tomber pour te transformer en poussins ou pigeons, ce sont alors des songes qui effraient.
Al-Boukhari a dit qu’il voyait dans ses rêves les terreurs du démon et devenait malade pendant des jours jusqu’au jour où il entendit le récit d’Abou Qatada disant qu’il voyait en songes des terreurs du démon et devenait malade; alors il a raconté ceci au Prophète qui lui affirma : "Le bon songe provient d’Allah, et si vous voyez quelque chose qui vous plaît racontez-la aux personnes que vous aimez. Et si quelqu’un d’entre vous voit quelque chose qu’il n’aime pas, qu’il ne la raconte à personne et qu’il crache trois fois à sa gauche et se tourne vers l’autre côté, ce songe ne lui nuira pas.‛ Dans une autre version : "Il n’aura lieu que s’il en parle à quelqu’un .‛

Les règles à tenir vis-à-vis des songes
:
1. Le songe est vu par l’adulte et l’enfant, l’obéissant et le désobéissant, il se réalise s’il n’y a pas de contradiction avec les lois religieuses.
2. Si vous voyez quelque chose qui vous plaît, racontez-la à ceux que vous aimez, et si vous voyez ce que vous n’aimez pas, ne le racontez à personne, crachez à votre gauche et tournez-vous sur votre droite.
3. Si vous voyez quelque chose qui implique une interprétation, cherchez un homme obéissant, connaissant, qui craint Allah pour l’interpréter. Un homme est venu voir Ibn Sirine et lui a dit qu’il avait vu toutes ses dents tomber, un homme lui avait interprété ce songe en disant que tous ses parents mourront. Alors il s’est rendu chez Ibn Sirine chercher une autre interprétation. Ce dernier lui a dit qu’il vivra longtemps et qu’il sera le dernier de sa famille qui trouvera la mort, d’où apparaît la différence entre la bonne annonce et la répugnance. Un enfant a vu le démon se présenter à un grand nombre de personnes leur disant qu’Allah vous a permis ce qu’il a prohibé. Le petit enfant a dit : "Tu es menteur. Non je jure qu’Allah n’a pas dit ceci‛. Le démon répondit "Alors on fait une course, si je te dépasse ces gens doivent me croire et si tu me dépasses, ils doivent te croire.‛ L’enfant l’a dépassé ; cet enfant est devenu un des grands savants de l’Islam. Ne demandez pas donc l’interprétation de toute chose, laissez-la à Allah, à Lui toute gloire, Seigneur de l’Univers. Mettons nous donc d’accord pour apprendre cette partie de la sourate.

La prochaine partie inchaallah abordera la ruse à laquelle les frères de Joseph ont eu recours à son encontre.
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riad




MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Mar 21 Fév 2012 - 21:24

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, et que les bénédictions et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Mohammed.

Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions. Celui à qui Allah montre le bon chemin est guidé et celui qui s'égare n'a ni maître ni conseiller.


Nous nous sommes entendus lors de la dernière conférence pour retenir tous les versets dont nous expliquons les sens, et nous avons expliqué les sens de quatre versets. Croyez-moi, il y a une grande différence lorsqu’on apprend une sourate après en avoir expliqué les sens.

Durant cette conférence, nous extrairons plusieurs éléments de chaque verset. Ecoutez ce verset : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. » [i](TSC,‘ Al-'Anfâl’ (Le Butin) : verset 2). Seriez-vous parmi ceux qui sont cités dans le verset, lorsque vous sont récités les versets d’Allah, votre foi s’accroît-t-elle ? Ou est-ce qu’il n’y a aucune différence, ou encore votre foi faiblit-elle ? Je vous rappellerai ce verset à la fin de la conférence pour voir la différence.


Revenons à présent aux versets de la sourate ‘Youssouf’ et à son exégèse. Nous nous sommes arrêtés la dernière fois au niveau du verset où Allah -exalté soit-Il- dit -ce qui peut être traduit par : « Quand Joseph dit à son père: «Ô mon père, j’ai vu en songe, onze étoiles, et aussi le soleil et la lune ; je les ai vus prosternés devant moi» (TSC,‘Youssouf’(Joseph):4). Comme nous l’avons mentionné, Joseph était très aimé de son père. Joseph avait onze frères qui étaient tous ses demi-frères. A l’exception de Benyamin (Benjamin), tous avaient une autre mère ;Joseph et son frère Benjamin étaient les deux petits derniers de Ya’coub (le prophète Jacob).

Les dix autres frères étaient un groupe fort, ils s’entendaient bien, ils étaient très attachés les uns aux autres et travaillaient ensemble, tandis que les deux petits derniers étaient encore jeunes et ne pouvaient pas travailler. Comme nous l’avons déjà évoqué, les évènements de cette histoire ont cours dans le sud de la Palestine et l’histoire se terminera en Egypte. A l’époque, l’âge du jeune Joseph ne dépassait pas les douze ans, et la plupart de ce qui a été rapporté à ce sujet montre qu’à cette époque-là et au moment où il fut jeté dans le puits, son âge ne dépassait pas douze ans.

Une relation forte entre Joseph et son père :«Quand Joseph dit à son père : « Ô mon père » » (TSC, ‘Youssouf’, (Joseph) : 4), comme nous l’avons déjà dit lors de la conférence précédente, le terme ‘Ô mon père’ (en arabe ‘ya abatah’) avec le phonétique « ah » à la fin (fatha ou madd) aurait signifié qu’il parlait à haute voix, tandis qu’avec le phonétique « i » (kassra), comme dans le verset, il montre qu’il parlait à son père en privé. Remarquez la magnificence du Coran, la différence entre le « i » et le « ah » nous oriente sur la façon avec laquelle Joseph s’adressait à son père.
« Quand Joseph dit à son père: «Ô mon père, j’ai vu en songe, onze étoiles, et aussi le soleil et la lune; je les ai vus prosternés devant moi », «Ô mon fils, dit-il, ne raconte pas ta vision à tes frères car ils monteraient un complot contre toi; le Diable est certainement pour l’homme un ennemi déclaré».» (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 4 et 5).

Cherchons le sens de ces deux versets et tirons-en les bons enseignements. Nous dégageons plusieurs éléments intéressants, le premier étant l’illustration de la forte relation entre le père et le fils. De nos jours, la relation père enfant n’est pas aussi forte ; si par exemple je demande aux jeunes à qui ils auraient raconté une telle vision, la plupart d’entre eux auraient certainement répondu qu’ils la raconteraient à leurs amis s’ils en perçoivent l’importance ou encore à leurs frères ou sœurs. Joseph, quant à lui, a raconté sa vision à son père en premier et non à sa mère, parce qu’il avait besoin de la sagesse du père. C’est une attitude qui nous fait défaut. Les jeunes souffrent souvent de manque d’intérêt du côté paternel, non pas parce que le père est ignorant, loin de là, mais parce qu’il ne s’intéresserait pas aux affaires de ses enfants. Ou qu’il serait absorbé par le travail quotidien ou serait en voyage et qu’il aurait quitté le pays pour assurer un confort matériel à son fils sans penser à développer l’esprit de ce dernier. Ou encore parce qu’il serait peu attentif à son fils car trop absorbé par les sorties avec ses amis. Le problème pourrait également provenir du fils lui-même quand il ne donne pas à son père l'opportunité de l’écouter. Il s’agit là d’un défaut chez beaucoup de jeunes de nos jours.

Le problème du dialogue entre les jeunes et les parents :

De nos jours, les jeunes sont repliés sur eux-mêmes et ne se préoccupent que d’eux-mêmes et de leurs amis; Ils rejettent leurs parents et ces derniers en éprouvent une grande tristesse.
Sachez que le problème n’est pas anodin, et je voudrais que chacun d’entre nous prenne conscience d’une chose : tout au long des explications que nous donnerons de cette histoire, nous tirerons des milliers de leçons. Il serait judicieux de les exploiter et de ne pas se limiter à la réception passive. Mon vœu est que chacun mette en œuvre les enseignements qu’il tire des conférences et qu’il en prenne note, et vous trouverez dans chaque verset un certain nombre de moralités qui
peuvent améliorer notre vie.

Le premier enseignement est donc la relation entre Joseph et son père. Nous trouverons que dans la réalité, le problème vient souvent du fils ; Imaginez que vous alliez voir votre père en lui disant que vous aimeriez lui parler de vos soucis et de vos. Imaginez sa satisfaction à ce momentlà ; Croyez-moi, vous éprouverez la foi emplir votre cœur, et il se peut que vous vous engagiez dans une prière toute la nuit sans pour autant ressentir ce bonheur que vous auriez éprouvé au moment où vous vous seriez adressé à votre père, parce que vous l’auriez fait de bonne foi Allah. C’est un sentiment semblable à celui d’une personne ayant passé toute une semaine à faire la prière nocturne, et qu’on peut ressentir en l’espace d’une demi-heure, rien que du fait que vous ayez ôté la tristesse de son cœur et le sentiment que vous lui êtes étranger. Vous pouvez essayer de procéder de la sorte et de goûter à ce bon moment, et voyez alors à quel point vous serez heureux.

Les vertus du dialogue ouvert entre les parents et les enfants :

Revenons à l’histoire de Joseph pour voir l’étendue de l’amour qu’il avait pour son père. Il dit : «Ô mon père » et ce dernier lui répondit : « Ô mon fils » Nous remarquons que Jacob a dit « ya bounayya » « Ô mon fils » (avec une modification du radical du terme arabe qui est le terme utilisé pour « attasghir » [qui est un procédé lexical pour désigner la petite taille des objets ou encore l’affection que l’on porte à certaines personnes en en modifiant l’appellation et non « ya ibni » "Ô mon fils"), ce qui suscite la tendresse et la bonne relation entre eux.

Nous constatons que Jacob parle à son fils dont l’âge n’a pas dépassé 12 ans d’un sujet crucial, il lui dit de ne pas raconter sa vision à ses frères pour éviter qu’ils ne montent un complot contre lui car le Diable peut s’infiltrer dans leur cœur et les retourner contre lui. Certes ces paroles peuvent ne pas convenir à l’âge de Joseph, mais le Coran aspire à nous montrer la forte relation qui existait entre eux.

Bien que nous soyons en plein développement et progrès, nous ne pouvons atteindre ce niveau. Je demande aux jeunes de donner à leurs parents une opportunité. Certains diront que leurs pères sont trop sévères< Ils le seraient probablement parce qu’ils ne parviennent pas à s’ouvrir à leurs enfants et que ces derniers sont renfermés sur euxmêmes et que ce sont eux qui en ont décidé ainsi.

Essayons chacun de son côté d’aller voir nos pères et de leur ouvrir nos cœurs et leur parler de nos problèmes, même les hommes mariés et indépendants parmi nous. La discussion pourrait être ordinaire, mais elle servirait surtout à réduire la distance qui sépare le fils du père. Nul ne connaît le degré de bénédiction qu’Allah mettra dans le cœur d’un père dans cette situation. Que chacun essaye et imite Joseph et écoute son père, lui obéisse car s’il ne le fait pas, il se peut qu’il devienne désobéissant.

Par exemple, il est insensé qu’un fils veuille épouser une fille, et que la mère manifeste son refus sans raison valable. La mère n’a pas à s’opposer au mariage de son fils seulement parce que la fille qu’il a choisie ne lui plaît pas à elle, mais elle doit avoir de bonnes raisons et qu’elle en discute avec son fils et qu’elle les lui expose, et à ce momentlà, si le fils n’en tient pas compte il devient un enfant désobéissant. Comment alors ose-t-on s’opposer au mariage de son fils et exiger qu’il se plie à ce refus ?

De là on tire l’importance du dialogue ouvert entre les parents et les enfants. C’est la première moralité tirée de la relation entre Jacob et Joseph bien que ce dernier n’ait pas dépassé la douzième année. C’est un enseignement d’une importance capitale que d’entretenir une bonne relation père–fils, la responsabilité incombant à la fois au père et au fils.

La suite prochainement In Cha Allah...
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riad




MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Sam 25 Fév 2012 - 23:25

Salam aleikom

Voici la suite:

A partir de ce verset, on peut tirer un autre élément : «Ô mon fils, dit-il, ne raconte pas ta vision à tes frères ». Il s’agit de vigilance. Elle constitue un aspect marquant de la sourate ‘Youssouf’. La vigilance est une caractéristique qui détermine le comportement du musulman. Ce qui ne veut aucunement dire que le musulman doit être mystérieux et énigmatique à un point qui le rende repoussant.

Le musulman est un livre ouvert, il se comporte avec les gens avec simplicité et affabilité, mais il reste vigilant, c’est-à-dire qu’il applique le hadith du Messager (BP sur lui) qui dit : « Aidez-vous pour la réalisation de vos affaires par la discrétion » ou, autrement relaté « Aidez-vous pour la réussite de vos affaires par la discrétion ».

Cela signifie que nous ne devons pas tout raconter aux autres. Remarquez que c’est une leçon que Jacob apprend à un enfant de 12 ans, et qu’en plus il lui demande de l’appliquer à l’égard de ses frères. C’est un enseignement qui fait défaut à beaucoup
de personnes et on trouve des fois que les femmes racontent tout ce qui se passe dans leur foyer, les problèmes conjugaux...

La vigilance est évoquée dans un autre endroit de la sourate : « Et il dit : «Ô mes fils, n’entrez pas par une seule porte, mais entrez par portes séparées » » (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 67). Il s’agit bien là d’une preuve de vigilance. Joseph a été instruit par son père pour être vigilant et cela depuis son jeune âge, la preuve en est qu’il a dit «Ô mon père » (ya abati) ce qui signifie qu’il a pris l’habitude de ne pas divulguer ses propos publiquement. C’est une moralité extrêmement importante. L’histoire de Joseph ne nous prescrit pas seulement les pratiques religieuses, mais en plus, elle nous guide vers une certaine méfiance indispensable au musulman pour lui éviter les affronts. Ainsi la vigilance est une autre moralité.

Les parents ne doivent donc pas établir avec leurs enfants une relation basée sur la culpabilité, comme par exemple quand le père n’a de cesse de répéter à son fils qu’il n’est pas à la hauteur ou qu’il est dans l’erreur ou encore qu’il est incapable de réussir quoi que ce soit< Le père doit également éviter de faire subir à son enfant des pressions lors de la période d’examens. Il doit au lieu de cela le rassurer et lui dire « Si Allah le veut, tu réussiras et Allah te soutiendra ».
La notion de mise en confiance entre parents et enfant est d’une grande importance dans le domaine de l’éducation, elle permet à l’enfant de se développer en étant fort et résistant.
Parmi les beaux termes du verset « ton Seigneur te choisira », que veut donc dire « te choisira »(‘yajtabika’) ?
Ce terme signifie « il l’a choisi et l’a élu »< pour quelle destinée ? Pour devenir prophète< ainsi Jacob a compris à partir de la vision qu’il s’agissait d’une prophétie.

La sagesse de Jacob :

Pourquoi Jacob a-t-il demandé à son fils de ne pas raconter sa vision à ses frères ? Pour deux raisons :

o §La vigilance par rapport à un complot de la part des frères,

o §L’envie que les frères de Joseph pourraient ressentir s’ils apprenaient la vision qu’il avait eu. C’est pourquoi Jacob, voulant ménager les sentiments des frères de Joseph, lui demanda de ne pas leur raconter son songe.
C’est ainsi que Jacob pressentit que si les frères de Joseph apprenaient sa vision ils ressentiraient une envie anormale, cela signifie qu’il ne craignait pas uniquement pour son fils Joseph mais aussi pour ses autres enfants.
Et là on voit toute la sagesse du père et son intelligence. Je tiens à ce que chacun apprenne une leçon de vie de cette sourate : si vous ressentez qu’une parole est susceptible de provoquer l’envie des autres, il ne faut absolument pas la dire, il n’y a aucune raison de susciter l’inimitié dans les cœurs.

Les actes du Diable :

On retrouve un nouvel enseignement dans le même verset : « «Ô mon fils, dit-il, ne raconte pas ta vision à tes frères car ils monteraient un complot contre toi; le Diable est certainement pour l’homme un ennemi déclaré».» (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 5). Pourquoi Jacob a-t-il établi le lien entre le complot de ses frères et le fait de dire «le Diable est certainement pour l’homme un ennemi déclaré » ? Ou encore, pourquoi le verset retient-il ce classement : le complot puis le Diable ?
La raison en est que nous nous devons de savoir qu’il ne peut exister dans cette vie d’envie, ni de jalousie, ni de ressentiment, ni de rancune, ni de colère sans que le Diable en soit l’initiateur. Ces sentiments précisément ne proviennent pas de l’âme de l’Homme. C’est le Diable qui emplit son cœur de ressentiment, de rancune et de jalousie. Il y a bien des actions qui proviennent de la mauvaise foi de la personne ellemême, notamment l’envie de manger ou l’envie sexuelle ou encore celle d’établir une relation entre l’homme et la femme. Ces envies-là peuvent provenir aussi bien de la personne elle-même que du Diable. Mais si vous ressentez que la colère s’empare de vous et que ceci devient incontrôlable, sachez qu’un diable vous manipule, et si vous éprouvez un ressentiment envers une personne donnée, sachez qu’un diable vous y incite ; Si vous découvrez en vous des sentiments de rancune vous gagner, sachez qu’un diable vous manipule. Ainsi, le Messager (BP sur lui) recommande que celui qui se met en colère fasse ses ablutions.

Quel est donc le lien entre la colère et les ablutions ? Le prophète veut nous démontrer que la solution est pragmatique : le Diable est créé de feu, et l’eau éteint le feu. Il s’agit là encore d’une leçon que tout un chacun doit retenir.

Le choix d’Allah pour Son prophète Joseph :
« Ainsi ton Seigneur te choisira et t’enseignera l’interprétation des rêves, et Il parfera Son bienfait sur toi et sur la famille de Jacob, tout comme Il l’a parfait auparavant sur tes deux ancêtres, Abraham et Isaac, car ton Seigneur est Omniscient et Sage. » (TSC, ‘Yoûsouf’ (Joseph): 6)
Pour commencer, on peut se poser la question sur le lien entre le terme « te choisira » et le verset précédent. Dans ce dernier, Jacob défendait à Joseph de raconter sa vision à ses frères et lui signifiait que le Diable est l’ennemi déclaré de l’Homme, et que ses frères pourraient comploter contre lui. A votre avis, que pourrait ressentir un enfant de son âge à ce moment-là ? Certainement beaucoup d’inquiétude et d’angoisse, voyez maintenant comment le père –le sage éducateur- a trouvé judicieux de commencer par l’avertir comme il l’a fait au début puis de le rassurer en lui faisant la bonne annonce : « Ainsi ton Seigneur te choisira et t’enseignera l’interprétation des rêves » et qu’Allah lui a en effet attribué un bienfait qu’Il parfera. Tout cela pour le rassurer.

Les parents ne doivent donc pas établir avec leurs enfants une relation basée sur la culpabilité, comme par exemple quand le père n’a de cesse de répéter à son fils qu’il n’est pas à la hauteur ou qu’il est dans l’erreur ou encore qu’il est incapable de réussir quoi que ce soit Le père doit également éviter de faire subir à son enfant des pressions lors de la période d’examens. Il doit au lieu de cela le rassurer et lui dire « Si Allah le veut, tu réussiras et Allah te soutiendra ». La notion de mise en confiance entre parents et enfant est d’une grande importance dans le domaine de l’éducation, elle permet à l’enfant de se développer en étant fort et résistant.
Parmi les beaux termes du verset « ton Seigneur te choisira », que veut donc dire « te choisira »(‘yajtabika’) ?
Ce terme signifie « il l’a choisi et l’a élu » pour quelle destinée ? Pour devenir prophète ainsi Jacob a compris à partir de la vision qu’il s’agissait d’une prophétie.

A ce niveau, une interrogation s’impose : qu’avait Joseph entrepris de si spécial qui lui aurait valu d’être choisi par Allah ? La réponse est négative, et là certains pourraient penser que les frères de Joseph avaient bien raison d’être envieux à son encontre, mais c’est une pensée qui n’est pas fondée parce qu’Allah choisit qui Il veut. C’est un point déterminant parce que là intervient l’envie, et « l’envie ravage les bons actes comme le feu ravage les bûches (hadith).

Autrement dit, à chaque fois qu’on éprouve de l’envie envers une personne, les bonnes actions du jour précédent deviennent vaines, et plus ce sentiment est fort, plus les actions sont détruites.Ce sujet est important et peu de personnes s’en rendent compte. Sa porte d'entrée est le terme « pourquoi cette personne précisément [bénéficie de certains privilèges] ? ». Cette phrase peut ne pas être prononcée mais le sentiment bel et bien exister dans le coeur. La perte des frères de Joseph débuta lorsqu’ils pensèrent « pourquoi lui précisément *bénéficie des privilèges] ? ».

La réponse est « Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait, mais ce sont eux qui devront rendre compte [de leurs actes]. » (TSC, ‘Al-'Anbiyâ’ (Les Prophètes) : 23). C’est une erreur que de se poser la question sur les raisons de tel ou tel événement qu’Allah a fait, c’est le premier pas vers la désobéissance et le début du chemin vers l’Enfer. Chacun doit se mettre à l’évidence de son statut de sujet d’Allah et qu’il n’a pas le droit de poser des questions pareilles. Allah choisit ce qu’Il veut, on citera parmi Ses choix la pratique du pèlerinage qui se déroule dans un désert.
Certains peuvent se demander pourquoi Allah n’a pas choisi un endroit magnifiquement créé par Lui< mais nous n’avons aucun droit de nous poser ces questions-là. Allah a choisi le mois de Ramadan et lui a consacré une place privilégiée parmi les autres mois par les bonnes rétributions aux pratiquants, puis Il a choisi la Nuit du Destin, mais nous n’avons d’autre alternative que de nous soumettre à la volonté divine.

La suite prochainement inchallah ...
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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Dim 26 Fév 2012 - 17:14

Salam alaikoum. Ci-dessous la suite de notre histoire :

Un enseignement dans la soumission à la décision et au décret d’Allah et Sa sagesse :
Il y a une histoire qui illustre bien le point relatif aux interrogations sur la volonté d’Allah. Un homme appelé Abou Amer vivait à la Mecque avant le Message du Prophète. Cet homme savait à travers les anciennes écritures que l’envoi du dernier prophète de l’humanité était proche. Il s’apprêtait donc à devenir lui-même ce dernier prophète. Il arrêta de boire de l’alcool et se corrigea parce qu’il aspirait à devenir prophète et parce qu’il savait que la prophétie allait être attribuée à un homme correct et pieux. Il faisait tellement de bonnes œuvres qu’on l’appelait Abou Amer Arrahib (le moine).
Vint alors la prophétie à Mohammed (BP sur lui) qui n’y a pas pensé auparavant, il était presque le seul à la Mecque qui ne cherchait pas à le devenir. Même que Khadîdja était plus informée que lui sur ce sujet.
Lorsque La Révélation descendit sur notre Prophète (BP sur lui), Abou Amer changea et devint l’un des pires ennemis du Messager, c’est alors que le verset tranchant à ce sujet descendit, Allah dit –ce qui peut être traduit comme : « Allah sait mieux où placer Son message.»(TSC, ‘Al-'An'âm’ (Les Bestiaux) : 124). Il ne faut donc pas être envieux ou s’interroger sur les choix divins, et à propos, ce même Abou Amer est l’homme qui a creusé le fossé où le Messager (BP sur lui) est tombé lors du combat d’Ohod, son envie était tellement grande qu’il est allé au combat non pas pour se battre- il se souciait peu de qui allait gagner ou qui allait être vaincu- tout ce qui le préoccupait c’était le Prophète. Il se mit alors à creuser des trous autour de lui parce qu’il voulait le faire tomber. Tout ceci provenait de l’envie et de la désobéissance face aux choix d’Allah.

Cette cause est à la source de plusieurs inimitiés à travers l’histoire dont on peut citer :
La haine des juifs à l'encontre des musulmans :
Connaissez-vous les raisons de la haine éprouvée par les juifs à l'encontre des musulmans ?
C’est parce qu’ils espéraient que le Messager de la fin des temps fusse l’un des leurs, étant donné que tous les prophètes depuis Jacob jusqu’à l’époque de Mohammed (BP sur lui) étaient des descendants de Jacob et de ses fils. Le seul descendant de Ismaël était notre Prophète Mohammed (BP sur lui).
Ils sont donc extrêmement mécontents et envieux à notre égard, à tel point que Hoyay Ibn Al-Akhtab, qui était le leader des juifs et qui vivait à Médine et avait une connaissance extraordinaire de la vraie Thorah, pratiquait le culte et apprenait la Thorah à la lettre, illustre bien cette haine. Sachez que la Thorah a cité toutes les caractéristiques du Prophète (BP sur lui) sauf le lieu de sa naissance. Il s’agit là bien entendu d’une décision judicieuse d’Allah de faire savoir aux juifs toutes les caractéristiques du dernier prophète pour qu’ils en fassent l’annonce aux gens, pensant qu’il apparaîtra d’entre eux, mais la Thorah a tu cette indication selon laquelle il émergera parmi les Arabes.
Au moment de l’exode du Prophète de la Mecque à Médine, Hoyay Ibn Al-Akhtab est sorti le voir, il a remarqué sa manière de se comporter avec les gens, il a alors pressenti qu’il était le Prophète. Il s’approcha de lui et lui demanda : « Où est ton père ». Le Prophète lui répondit : « Il est mort ». Hoyay Ibn Al-Akhtab lui dit alors : « Tu dis vrai ». Il lui demanda encore : « Où est ta mère ? » Le Prophète (BP sur lui) lui répondit : « Elle est morte ». Hoyay Ibn Al-Akhtab lui dit : « Tu dis vrai ». Il lui demanda de lui montrer son dos, le Prophète dévoila son dos et Hoyay vit le signe distinctif de la prophétie sur la première vertèbre du prophète, puis Hoyay Ibn Al-Akhtab retourna voir son frère qui lui demanda : « Est-ce lui ? » (Insinuant : est-ce lui le prophète cité dans la Thora ?) Hoyay répondit : « Oui c’est bien lui ». Son frère lui dit : « Qu’est-ce que tu envisages de faire ? » Il répondit : « Etre son ennemi toute ma vie ». L’envie était une maladie dans le cœur de Hoyay Ibn Al-Akhtab qui était la cause de sa mécréance jusqu’à sa mort.
C’est pour cette raison que je voudrais que chacun examine son coeur pour y déceler l’envie car elle détruit les bonnes actions. Il vous est demandé de fournir l’effort pour mériter d’être choisi par Allah puis d’avoir confiance en Lui, mais il ne faut envier personne, et si après, Allah ne vous choisit pas, soyez satisfait de ce qu’Il fait de vous.

Chacun de nous devra adopter une règle : ‛attention à l’envie‚ et faire tout ce qui est en son possible pour mériter d’être choisi par Allah à travers les bonnes pratiques, la sincérité et le dévouement. Remarquez que Abou Amer n’a pas commis d’erreur au début, son erreur consista en l'inacceptation de ce qu’Allah a décidé. Et soyez sûrs que toutes les personnes qui assistent à une causerie religieuse ou qui l’écoutent entreront au Paradis parce qu’Allah le Transcendant -exalté soit-Il- dit : « C’est Lui qui vous a élus » (TSC, ‘Al-Hajj’ (Le Pèlerinage) : 78).
A y réfléchir, vous constaterez qu’Allah vous a élus parmi 6,5 milliards de personnes vivant sur terre. Imaginez qu’au lieu d’être en train d’assister à une conférence vous soyez l’une des personnes les plus riches au monde dans l’un des pays les plus civilisés, mais que vous ne croyiez en rien... Allah vous a choisi au début pour être l’un des un milliard et demi de musulmans, puis il vous a élu pour être parmi les millions qui font la prière, puis il vous a élu parmi les centaines de milliers ou les peu de millions qui fréquentent les mosquées, puis pour être parmi ceux qui assistent à des conférences de science et de rappel. Cela veut dire que petit à petit Allah vous rapproche de Lui ; mais qu’avez-vous fait pour mériter d’être élus par Allah ? Et si vous vous en rappelez, au début de la conférence, nous avons raconté qu’Allah dit à Ses Anges qu’Il a pardonné à tous ceux qui assistent à des réunions pareilles, n’est-ce pas une autre forme d’élection ?

Nous en sommes encore au sixième verset, il se termine par « car ton Seigneur est Omniscient et Sage. » (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 6).
Pourquoi Allah a-t-Il choisi ces deux caractéristiques pour terminer le verset ? C’est pour nous démontrer que la distinction est une chose qui Le concerne Lui, et là je tiens à vous dire qu’à la fin de chaque verset qui s’achève par un des Noms d’Allah "l’un des 99 Beaux Noms d’Allah", le nom évoqué a une relation directe avec le contenu du verset. Il se peut qu’on ne s’en rende pas compte la plupart du temps, et la phrase « car ton Seigneur est Omniscient et Sage... » est extrêmement importante dans le mesure où elle montre que le choix d’Allah revient à Lui Seul, de par Sa Connaissance et Sa Sagesse, parce qu’Il sait et que nous ne savons point. C’est ainsi que nous nous devons de méditer sur les fins de versets et si vous décidez d’apprendre le Coran, tâchez d’établir le lien entre le contenu des versets et leurs fins.

La reconnaissance du Bienfait d’Allah :
Terminons le verset : « et Il parfera Son bienfait sur toi et sur la famille de Jacob, tout comme Il l’a parfait auparavant sur tes deux ancêtres, Abraham et Isaac, car ton Seigneur est Omniscient et Sage. »
Nous tirerons un autre concept d’une grande importance. Remarquez que Jacob rappelle à son fils Le Bienfait d’Allah sur son grand-père Ibrahim (Abraham) bien que Abraham soit l’arrière-grand-père de Joseph. Mes frères, il y a des gens pour qui Allah parfait Son Bienfait et il ne se passe pas deux mois qu’ils l’oublient déjà. Les bienfaits sont ce qui accroît le plus notre amour pour Allah. Si vous voulez aimer Allah continuellement rappelez-vous tous Ses bienfaits sur vous. Si vous voulez relativiser une mauvaise situation, souvenez-vous de son insignifiance devant tous les bienfaits d’Allah pour vous. Et si vous voulez aimer Allah d’un grand amour et vous approcher de Lui le plus possible, prenez un papier et inscrivez Ses bienfaits sur vous : Inscrivez le bienfait de la vue dont vous êtes doté alors que d’autres sont des malvoyants ; Inscrivez le bienfait de la mobilité dont vous êtes doté alors que d’autres sont handicapés ou paralysés ; Écrivez que vous êtes sain d’esprit alors que d’autres sont mentalement malades ; Écrivez que vous mangez et buvez alors que d’autres cherchent à manger dans les poubelles ; Écrivez que vous êtes musulmans alors que d’autres sont privés de ce bienfait et que chaque année des dizaines de jeunes se donnent la mort parce qu’ils ne parviennent pas à connaître leur raison d’être. Inscrivez qu’Allah est Miséricordieux et vous aime, et qu’Il vous a donné la beauté dans votre création... aimez Allah.

Le Prophète (BP sur lui) dit : « Ô gens aimez Allah de tout votre coeur, aimez-Le pour tous les bienfaits dont Il vous inonde » ce qui signifie qu’il faut aimer Allah pour la multitude de Ses bienfaits sur vous, rappelez-vous le verset : « Et quant au bienfait de ton Seigneur, proclame-le. » (TSC, ‘Ad-Douhâ’ (Le Jour Montant) : 11). Soyez conscients du bienfait et proclamez-le, la meilleure illustration en est Jacob évoquant à son fils les bienfaits d’Allah sur son père et son grand-père. Qui de nous s’est déjà mis à raconter à ses enfants ses privations au début de sa vie et comment Allah l'a pourvu par la suite de Ses bienfaits ? Vous les jeunes, si vous aimez que vos parents se rappellent des bienfaits d’Allah, allez les voir et demandez-leur de vous raconter comment Allah leur a facilité la vie, et comment Il leur a donné de Ses bienfaits après bien des difficultés. Demandez-leur comment il ont évolué dans les échelons au travail.

Une fois Omar marchait dans la rue, il rencontra un homme à qui il demanda : « Comment vas-tu [ce matin] ? » l’homme répondit : « Je vais bien ». Omar lui demanda à nouveau : « Comment vas-tu [ce matin] ? », l’homme répondit : « Ô Emir des croyants, je vais bien » alors Omar lui demanda encore : « Comment vas-tu [ce matin] ? », l’homme répondit : « Ô Emir des croyants, je vais bien, que la grâce en soit rendue à Allah », Omar dit alors : « Voilà ce que je voulais ». Le même verset dit : « ...et Il parfera Son bienfait sur toi et sur la famille de Jacob » (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 6). De quel bienfait s’agit-il ? Le bienfait est la Prophétie. Cela signifie que Jacob a compris la vision dans sa profondeur. Il a compris que Joseph deviendra prophète, ceci parce que Jacob lui-même était prophète. Or dans le songe il se prosterne devant Joseph ; il est illogique qu’un prophète se prosterne devant quelqu’un d’un rang inférieur au sien. C’était l’indice sur la prophétie de Joseph. La prosternation ici exprime le respect et non l’adoration.

La suite prochainement inchaallah ...
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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Mar 28 Fév 2012 - 23:03


Salam alaikoum. La suite de l'histoire :

Les merveilles de l’interprétation des visions :

Parmi les merveilles de l’interprétation des songes, le hadith du Prophète : « J’ai vu cette nuit une femme noire décoiffée qui courait dans la ville (Médine) jusqu’à ce qu’elle soit sortie hors de la ville et qu’elle parvienne à tel et tel l’endroit ».,
On lui dit : « quelle en est l’interprétation, Ô Prophète d’Allah ? ». Il répondit : « c’est une fièvre qui s’abat sur la ville ».

Pourquoi le prophète (BP sur lui) a-t-il donné cette interprétation ? Parce que l’apparition de cette femme noire ne signifie pas l’apparition du péché dans la ville de notre bien-aimé Prophète étant donné que la foi fuit vers Médine. Il s’agissait donc d’une maladie qui apparaîtra dans la ville puis en disparaîtra.

Une autre interprétation a été relatée par Abou Horayra : « Le Messager (BP sur lui) était en compagnie d’Abou Bakr. Un homme vint et dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai vu cette nuit une étrangeté : j’ai vu une ombrelle qui nous abritait et d'où dégoulinait du beurre fondu et du miel tombant au milieu de leurs mains (des gens). Certains en demandaient plus et d’autres en voulaient moins, puis je vis une corde qui s’étendait entre le ciel et la terre, et je te vis y grimper jusqu’à ce que tu aies été élevé, Ô Messager d’Allah. Puis je vis des hommes te suivre jusqu’à être élevés comme toi ». Le Prophète sourit et Abou Bakr lui dit : « Ô Messager d’Allah -je te préfère à mon père et à ma mère- laisse-moi en faire l’interprétation ». Il lui dit : « Fais-en l’interprétation, Ô Abou Bakr ». Il dit : « Ô Messager d’Allah, l’ombrelle qui nous abrite est l’Islam. Ce qui coule du ciel et en descend- le beurre fondu et le miel- est le Coran qui a aussi bon goût que le beurre fondu et le miel. Ceux qui tendent la main pour en prendre ou en refuser sont les gens parmi lesquels certains prennent beaucoup du Coran ou n’en prennent que peu. La corde qui s’étend entre le ciel et la terre est ta sunna, Ô Messager d’Allah, et tu as été le premier à l'appliquer et le premier à t’élever en l’appliquant, et quiconque l’applique s’élève après toi, Ô Messager d’Allah ».

Allah n’a donné la science de l’interprétation des rêves qu’à peu de personnes. Jacob en fait partie et après lui Joseph et, bien entendu elle a été donnée à Mohammad (BP sur lui) et à Abou Bakr après lui, et à Ibn Sirine. Ainsi, concernant cette science, rares sont les personnes qui en sont dotées comme nous l’avons dit lors de la conférence précédente.

Passons au verset suivant : « Il y avait certainement, en Joseph et ses frères, des exhortations pour ceux qui interrogent » (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph): 7). Dans ce verset, on ressent une transition par rapport au verset précédent. On décèle un nouveau sens dans ce verset parce que la sourate ‘Youssouf’ raconte une histoire tout comme une pièce théâtrale où une scène prend fin et commence une autre.
Dans la première scène, le fils raconte à son père son songe puis dans la deuxième commencent les faits : « Il y avait certainement, en Joseph et ses frères, des exhortations pour ceux qui interrogent »... Quelle est la raison derrière cette phrase : « des exhortations pour ceux qui interrogent » ?
C’est parce qu’à la Mecque certains juifs s’adressèrent au Prophète (BP sur lui) en lui disant : « Ô Mohammed, parle-nous d’un homme qui vivait en Mésopotamie dont on prit le fils qui fut vendu en Egypte, et le père en pleura jusqu’à en devenir aveugle ».
Le Prophète (BP sur lui) ne répondit pas. Effectivement, il ne connaissait pas cette histoire et les qoraïchites non plus n’en avaient pas connaissance ; seuls les juifs étaient au courant parce qu’elle est citée dans la Thora. Ainsi Allah fit descendre ce verset : «Il y avait certainement, en Joseph et ses frères, des exhortations pour ceux qui interrogent », « ceux qui interrogent » fait référence aux juifs. « Quand ceux-ci dirent: «Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous, alors que nous sommes un groupe bien fort. Notre père est vraiment dans un tort évident » (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph): 8). Ce verset contient plusieurs éléments : d’abord, les frères de Joseph avaient-ils raison ? Jacob préférait-il vraiment Joseph et lui destinait-il un traitement de faveur ? Il est évidemment impossible que Jacob puisse agir de la sorte parce qu’il est prophète, et les prophètes sont exempts de péchés. Et nous venons de dire que le prophète Jacob craignait pour les sentiments de ses autres enfants et a demandé à son fils Joseph de ne pas leur raconter sa vision. Mais eux pensaient qu’il leur préférait leurs autres frères du fait qu’il s’y intéressait plus qu’à eux et ce, parce qu’ils étaient plus jeunes. Ce qui chose normale car si vous demandez à n’importe quel père qui de ses enfants il préfère le plus, il vous dira que c’est le plus petit. On demanda autrefois à une femme lequel de ses enfants elle préférait, elle répondit : « le petit jusqu’à ce qu’il grandisse, le malade jusqu’à ce qu’il guérisse et celui qui est en voyage jusqu’à son retour ». C’est donc un comportement naturel de la part d'un père, et on ne pourra pas accuser Jacob de favoritisme parce que ses autres enfants étaient un groupe bien fort alors que Joseph et son frère étaient petits et ne travaillaient pas. Ils n’étaient donc pas encore autonomes ; c’était naturel qu’il leur porte plus d’attention. A ce moment-là ce n’était pas de la faute de Jacob si leur doute et leur envie les ont amenés à imaginer ce favoritisme de la part de leur père. Il se peut aussi que ce sentiment provienne du fait que Joseph était beau et qu’ils avaient juste besoin d’un prétexte pour justifier leur jalousie à son égard.

Les raisons de l’envie et ses manifestations :
Ce message s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes, depuis peu nous avons dit que nous devions éviter l’envie, pourquoi l’envie ? Parce qu’elle ne vient jamais sous une forme directe et franche : on pourrait envier quelqu’un pour une raison donnée mais on refuse d’admettre cette jalousie. On se cherche alors une justification pour légitimer ce sentiment. On serait par exemple amené à attribuer à la personne des erreurs pour la haïr avec une conscience tranquille, ceci parce que personne n’admet qu’il est en situation d’envier les autres. On préfère se convaincre que ce sont les autres qui le méritent, et c’est ce qui arriva dans l’histoire de Joseph. Nous en tirons un enseignement : aucun père ne doit favoriser un de ses enfants au détriment des autres,même pas par un sourire, et le meilleur exemple en est l’histoire de l’homme qui vint voir le Prophète (BP sur lui) et lui dit : « Ô Messager d’Allah, je te prends témoin que j’ai donné à mon fils untel tant et tant de ce que je possède ». Le Prophète (BP sur lui) dit : « En as-tu donné autant à tes autres enfants ? ». Quand l’homme répondit que non, le Prophète (BP sur lui) dit : « Prends pour témoin quelqu’un d’autre, je ne fais pas de faux témoignage ». Néanmoins, les oulémas (érudits musulmans) ont établi une exception à ce sujet en soulignant le cas où l’un des enfants soit véritablement nécessiteux, mais aucune distinction ne doit être faite lorsque tous les enfants sont en situation identique, ainsi la différenciation ne peut être faite que pour la raison précitée.

Écoutez ce verset : « quand ceux-ci dirent: «Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous, alors que nous sommes un groupe bien fort. Notre père est vraiment dans un tort évident, Tuez Joseph ou bien éloignez-le dans n’importe quel pays, afin que le visage de votre père se tourne exclusivement vers vous, et que vous soyez après cela des gens de bien» »(TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 8 & 9).
Quelle méchanceté et quelle cruauté, savez-vous pourquoi est-ce qu’ils étaient aussi cruels bien qu’ils soient les frères de Joseph ? Parce que c’est de ces onze frères que sortira la descendance des juifs, nous allons extraire de ces deux versets les spécificités des onze et qui seront à l’origine des caractéristiques des juifs.

Les caractéristiques des juifs :
« Quand ceux-ci dirent: «Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous » ce qui montre qu’ils se sentent des victimes. Ils ont toujours proclamé qu’ils étaient persécutés, martyrisés et expulsés, qu’ils méritaient l’affection et qu’en conséquence ils avaient pleinement le droit d’agir à leur guise pour se défendre.
La deuxième caractéristique est l’envie et la forte jalousie qui va jusqu’à vouloir tuer.
La troisième est la facilité qu’ils ont de tuer, le fait de tuer est pour eux chose aisée.
Parmi leurs caractéristiques également il y a l'arrogance dans leur comportement, essentiellement vis-à-vis des prophètes, et l’aptitude à mentir et à dissimuler la vérité (parce qu’ils ont caché la vérité à leur père durant quarante ans), contrairement à la nature humaine qui pousse une femme ayant commis une erreur que le mari ignore au bout de deux ou trois années, à ressentir l’obligation de la lui avouer. Mais là, on voit qu’ils ont caché la vérité à leur père quarante années durant, alors qu’ils le voyaient souffrir de la disparition de Joseph et ils n’ont ni compati à sa douleur ni cherché à lui avouer la vérité. Et comme Jacob connaissait la nature de ses enfants, il dit dès le début à Joseph: «Ô mon fils, dit-il, ne raconte pas ta vision à tes frères car ils monteraient un complot contre toi» (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph): 5).
Après quoi, ils commencèrent à réfléchir et ils dirent : « quand ceux-ci dirent: «Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous, alors que nous sommes un groupe bien fort. Notre père est vraiment dans un tort évident »(TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 8). Le terme « un tort » ici ne désigne pas l’égarement dans la foi mais dans la manière de réfléchir, cela ne veut pas dire qu’il n’a pas l’esprit sain mais qu’il n’a pas de sagesse, sachant qu’ils attribuent ces attributs injurieux à un prophète. Nous devons faire très attention à ne pas désobéir à nos parents, même pas une seule fois, à ne pas les ridiculiser ou leur tendre des pièges, à ne pas juger qu’ils redisent toujours la même chose et trouver que c’est « toujours la même chanson ». On peut proférer des paroles qui risquent de déprécier toute une vie. Notre Prophète (BP sur lui) a dit : « l’homme peut prononcer un mot déplaisant à Allah et qui risque de le faire échouer dans l’enfer soixante-dix automnes [ans] »

La suite prochainement inchaallah ...
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riad




MessageSujet: L'histoire de Youssef (Joseph)   Ven 2 Mar 2012 - 10:34

Salam Aleykom que la Paix et la Miséricorde d'Allah soit avec vous

Chers Frères et Soeurs

Nous avons vu précédemment comment se manifeste, la jalousie et la dangerosité de ce sentiment destructeur. Et si on fait un bilan aujourd'hui sur nous mêmes où on est en?

Quelle que soit l'échelle suivant laquelle on analyse le lien de fraternité des musulmans aujourd'hui, on ne peut que constater à quel point celui-ci est superficiel. Et le pire, c'est qu'il semble se fragiliser un peu plus chaque jour qui passe. par exemple la révolution Arabe celle ci est une libération qu'Allah a accordé à nos peuples contre ces transgresseurs et assassins. Mais, malheureusement certains font quoi aujourd'hui? Alors qu'auparavant nous invoquions tous Allah contre ces criminels, certains se divisent aujourd'hui (peut être pour le pouvoir...) et ceci une fois comblé de cette grâce "11.9. Et si Nous faisons goûter à l'homme une grâce de Notre part, et qu'ensuite Nous la lui arrachons, le voilà désespéré et ingrat.". Nul besoin pour le constater de procéder à une analyse approfondie de la situation de la communauté musulmane mondiale, riche de plus d'un milliards de personnes : il suffit pour cela que chacun fasse l'état des lieux des rapports intracommunautaire au sein des quelques milliers de musulmans de sa propre localité, ou, mieux encore, entre les quelques dizaines de personnes qui composent sa propre famille. Et c'est bien là l'une des principales causes de notre faiblesse et de notre inconsistance actuellement.

Dans un Hadith rapporté par Abou Houreïra (radhia Allâhou anhou), le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) met justement sa communauté en garde contre les principaux facteurs de scissions et de divisions. Il (sallallâhou alayhi wa sallam) dit :

"Ne vous jalousez pas et ne vous enviez pas les uns les autres, ne vous entre-haïssez pas, ne vous espionnez pas, ne vous épiez pas, ne vous trompez pas mutuellement (dans les affaires ou les autres domaines en général) et soyez, ô serviteurs de Dieu, (unis et affectueux comme) des frères."(Sahîh Mouslim)

Par la grâce d'Allah, nos références premières ne nous ont pas seulement mis en garde contre la gravité de la jalousie? Elles nous ont également indiqué les moyens à adopter pour s'en préserver ou en guérir, l'un des plus efficaces étant probablement énoncé dans ce Hadith présent notamment dans le Sahîh Mouslim

"(Dans le domaine matériel,) regardez ceux qui sont plus bas que vous (c'est-à-dire qui sont moins riches, qui vivent dans des conditions plus modestes, qui ont plus de problèmes…) ; et ne regardez pas ceux qui sont au-dessus de vous. Cela vous permettra de ne pas mépriser le bienfait d'Allah dont vous jouissez."

Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) condamne ensuite le fait, pour les musulmans, d'éprouver mutuellement de la haine. Dans un autre Hadith authentique, rapporté par Abou Houreïra (radhia Allâhou anhou), le Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) affirme clairement que l'affection entre croyants est un signe de [la perfection de la] foi :

"Par Celui qui détient mon être dans Sa main, vous n'entrerez pas au Paradis tant que vous ne serez pas croyants ; et vous ne serez pas de [parfaits] croyants tant que vous ne vous aimerez pas mutuellement. Ne vous montrerai-je pas ce qui amènera l'amitié entre vous ? Répandez le salâm parmi vous."(Sahîh Mouslim)

Qu'Allah nous accorde à tous et à toutes l'opportunité de nous protéger de la jalousise et de la haine et fasse que nous formions toujours une communauté unie, sincère et responsable. Âmîne !

Les pas du diable :

Revenons maintenant à ce verset : « quand ceux-ci dirent: «Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous, alors que nous sommes un groupe bien fort. Notre père est vraiment dans un tort évident, Tuez Joseph ou bien éloignez-le dans n’importe quel pays, afin que le visage de votre père se tourne exclusivement vers vous, et que vous soyez après cela des gens de bien».

On peut se demander s’ils ont aussitôt pensé à tuer Joseph : Ils venaient tout juste de trouver le justificatif pour l’éloigner qu’ils dirent qu’il devait être tué mais le Coran nous laisse le champ libre pour voir que l’envie et la rancune envers le père a duré. Il nous laisse ce champ libre pour nous permettre de mieux vivre dans l’histoire. Il se peut qu’entre ce qu’ils dirent au verset 8 et ce qu’ils dirent au verset 9, il se soit écoulé deux ou trois ans, et que tout au long de cette période ils éprouvèrent de la rancune, de l’envie et de la jalousie. Je voudrais vous dire qu’il n’y a pas de péché qui ait lieu subitement. Il y a des préliminaires au péché comme par exemple une médisance, un commérage, une envie ou une désobéissance aux parents, qui peuvent se développer jusqu’à arriver à l’envie de commettre le pire.

Je vous donne un exemple là-dessus. Un verset dit –ce qui peut être traduit comme : « et ne suivez point les pas du diable » (TSC, ‘Al-Baqara’ (La Vache) : 208). On pourrait être amené à penser qu’il est inconcevable que les frères de Joseph pensent à le tuer et qu’ils tentent de mettre à exécution leur plan sachant qu’au début ils n’ont commencé que par une médisance ?! Oui mais les évènements se développent de manière considérable.

Certains jeunes disent qu’ils ne pouvaient pas imaginer, il y a dix ans, qu’ils pourraient consommer des stupéfiants, et des jeunes filles qui ne pensaient jamais que leurs relations avec des garçons allaient évoluer vers le sens qu’elles prirent plus tard. Ce qui arrive c’est qu’en faisant le premier pas on pense que les choses n’évolueront pas plus, mais le Diable est extrêmement malin. Il se contente d’un petit peu et il peut se satisfaire d’un petit péché qu’on commet durant une année entière avec la volonté de nous le faire prendre pour habitude. Ainsi, si le Diable commence dès le début par vous insuffler par exemple de vous faire accorder une corruption, votre refus sera catégorique, mais il peut vous inspirer de prendre seulement une livre, qui est somme toute insignifiante, pour rendre un service à quelqu’un, et ceci évoluera par la suite et peut durer toute une année par exemple.

« Tuez Joseph ou bien éloignez-le dans n’importe quel pays, afin que le visage de votre père se tourne exclusivement vers vous, et que vous soyez après cela des gens de bien» ». Qui est le plus dur ? Le fait de le tuer ou de l’éloigner ? Le fait de le tuer bien entendu, mais les onze cherchaient à lui nuire par n’importe quel moyen. Mais pourquoi précisément l’éloignement ? Parce qu’ils avaient une appréhension et ils ne se sentaient pas capables de le tuer.

A la fin du verset, il est dit : « « et que vous soyez après cela des gens de bien» », ce qui signifie qu’ils avaient l’intention de se repentir, mais après avoir commis le péché, pensez-vous que ce repentir puisse être accepté ? Et après avoir dit cela, voyez-vous après combien d’années ils se sont repentis ? Si on commet un péché pareil, ou un autre à l’encontre de son père par exemple, qu’est-ce qui garantit qu’on aura assez de temps pour s’en faire pardonner, il ne faut absolument pas se promettre de se repentir avant de commettre un péché, pour se justifier, c’est une célèbre tromperie du Diable qui conduit les gens à commettre les péchés la conscience tranquille parce qu’ils se promettent de s’en repentir ultérieurement après les avoir commis.

Le verset suivant dit : « L’un d’eux dit: «Ne tuez pas Joseph, mais jetezle si vous êtes disposés à agir, au fond du puits afin que quelque caravane le recueille» (TSC, ‘Yoûsouf’ (Joseph): 10).
Ici, la sourate décrit la nature humaine dans tous ses rouages. Ce frère-là a demandé aux autres de ne pas tuer leur frère Joseph mais de le jeter au fond du puits parce qu’il est incapable de s’imaginer en train de tuer son frère, mais il a encore la volonté de se débarrasser de lui indirectement, et ainsi il lui fit bien plus de mal qu’en le tuant. Il dit : « mais jetez-le au fond du puits » (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 10) comme s’il se mentait à lui-même en disant juste après « afin que quelque caravane le recueille » malgré qu’il ait dit juste avant « au fond du puits », car c’est un endroit où personne ne peut parvenir, comme si ce frère voulait désengager sa responsabilité du crime et ne pas se culpabiliser. Ceci ne signifie aucunement qu’Allah lui réservera la miséricorde contrairement aux autres, parce qu’il voulait à Joseph la même fin mais avec des moyens différents de ceux proposés par ses frères.

Nous aimerions que cela soit le devoir que chacun aura à faire après la fin de cette conférence : que chacun prenne un papier et qu’il écrive ses défauts. Nous devons nous confronter, nous n’avons pas le temps de fuir et de nous leurrer, nous comparaîtrons devant Notre Seigneur en fin de compte. Ecrivez alors tous les défauts : si un jeune homme regarde les chaînes satellites licencieuses, il doit l’écrire et chercher à résoudre ce problème, par exemple il devra penser à trouver un technicien pour crypter ces chaînes. Si une jeune fille a fait la connaissance d’un garçon, elle doit en parler à ses parents même s’ils lui imposent d’arrêter cette relation, elle doit savoir qu’il est inutile de tromper ses parents, et le garçon qui a fait sa connaissance doit être conscient que : « ce n’est pas un acte de bienfaisance que de rentrer chez vous par l’arrière des maisons » (TSC, ‘Al-Baqara’ (La Vache) :189) : aimerait-il qu’une chose pareille arrive à sa propre sœur ? Certainement pas ! Le plus dangereux encore est l’ouverture qui arrive durant la période des fiançailles entre les deux parties, parce qu’alors le Diable fait tout pour ouvrir les voies du péché.

Ecrivons alors tous les défauts, les solutions envisageables et comment rompre avec la mauvaise compagnie. Les frères de Joseph se sont perdus de la même manière. Leur envie, leur désobéissance et leur complot contre leur père, et également leur manque de reconnaissance de leurs défauts. La preuve en est qu’ils disent : « et que vous soyez après cela des gens de bien », à ce stade-là, ils ne faisaient que se rassurer et s’apaiser, il faut faire très attention aux chaînes de défauts, car chaque défaut en entraîne un autre, et si on commet un péché, il est certain qu’on continuera, c’est ainsi que Hassan Al Basri dit : « si tu vois un homme commettre un péché, sache qu’il en commet d’autres ». Si nous suivons la chaîne de péchés des frères de Joseph, on trouvera que l’envie a entraîné la rancune, celle-ci a incité au mensonge qui a conduit à l’intention de tuer. En observant ce qui se passe de nos jours, on trouvera parmi les chaînes de péché, une chaîne commençant par une mauvaise compagnie puis aboutissant à l’acte de fumer des cigarettes, puis le narguilé, aboutissant à la consommations de stupéfiants, et si on a l’intention de briser cette chaîne, il faudra se repentir et chercher la bonne compagnie.

Qu'Allah nous tienne tous en bonne compagnie et nous préserve contre la jalousie In Cha Allah.

La suite prochainement In Cha Allah ...
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oumaazedine

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Ven 2 Mar 2012 - 17:17

riad a écrit:
Salam Aleikom

Je me permet de créer ce sujet afin de rappeler quelques versets et plusieurs enseignements de nos prophètes. " Et rappel, car le rappel profite aux croyants."
Qu'Allah récompense tout musulman ou musulmane croyant ou croyante acteur ou lecteur de ces pages.

Cette page sera consacré inchallah aux enseignements globaux et pour chaque prophète lui sera consacré une page. Il faut savoir que l'Islam est la seule religion au monde à coté du christianisme à reconnaitre Jésus. Et aux seins des 3 religions monothéistes l'Islam est la seule religion à reconnaitre tous les prophètes jusqu'à Mohamed (salla Allah alayhi wa sallem). Nous croyons donc à ces prophètes: Adam, Idris, Noé, Hûd, Çâlih, Loth, Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Chu'ayb, Job, DûI-Kifl, Moïse, Aaron , David, Salomon, Élie, Élisée, Jonas, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus, Muhammad (salla Allah alayhi wa sallem).


Voici une petite introduction parlant de la raison pour laquelle il est important d’évoquer ce passé qui date de plus de trois mille ans. En fait, il faut rappeler que le tiers du Coran et un bon nombre de ses versets portent sur les histoires des prophètes. Ceci nous conduit à nous interroger : pourquoi tant de versets ont pour sujet les histoires des prophètes quel en est l’objectif?

Le but de ces histoires est:

- de raffermir les croyants
« Et tout ce que Nous te racontons des récits des messagers, c’est pour en raffermir ton cœur. Et de ceux-ci t’est venue la vérité ainsi qu’une exhortation et un rappel aux croyants » (TSC[1], Hoûd : 120)

- de nous instruire et de nous donner des leçons
« Dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence. Ce n’est point là un récit fabriqué. C’est au contraire la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient » (TSC, Yoûsouf : 111)

- de les suivre et de les prendre pour exemples
« Voilà ceux qu’Allah a guidés : suis donc leur direction… » (TSC, Al-‘An‘âm ‘Les Bestiaux’ : 90)

- de consolider notre confiance en Allah
L’exemple de l’histoire du prophète Ibrahim est aussi significatif : lorsqu’on voulut le jeter dans le feu, il dit « Allah me suffit : c’est le meilleur en qui je peux placer ma confiance » et Allah le sauva –ce qui peut être traduit comme : « Nous dîmes : Ô feu, sois pour Abraham une fraîcheur salutaire » (TSC, Al-Anbiyâ’ ‘Les Prophètes’ : 69)

- nous enseigner l’art de la Da’wa ‘prêche’ et de guider les gens
exemple comment le prophète Abraham prêchait tendrement et avec douceur. Il disait à son père –ce qui peut être traduit comme : “Ô mon père, je crains qu’un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable ” (TSC, Maryam ‘Marie’ : 45)

- Ces récits nous apprennent aussi la finesse et la tendresse:
exemple l’histoire du prophète Yoûsouf ‘Joseph’ qui, même en prison, parlait tendrement à ses compagnons en commençant toujours par : “O mes compagnons”.

- Nous aider à mieux comprendre le Coran

- de nous apprendre à comment former une vie familiale
Le fait d’évoquer les récits des prophètes nous conduira à traiter de leur vie familiale et leur comportement avec leurs femmes et leurs enfants. On verra comment Abraham éduquait Ismaël, comment Ya’qub ‘Jacob’ traitait son fils Joseph, comment David élevait son fils Soliman "Salomon" et ce que Marie faisait avec son fils Jésus.


Source Amrou Khaled

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Pour les exégèses: les exégèses d’Ibn Kathîr, de Cha‘râwy, de Qortoby et les ombres du Coran de Sayed Qutb.

Les livres portant sur les récits des prophètes: Bidayat w Nihayat (Début et fin) d’Ibn Kathîr, le livre de Abdel Wahhab el Najjar (un savant de l’Azhar), cheikh Mohammad Ali al Sabouny et cheikh Hassan Ayûb.

merci riad .....


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riad




MessageSujet: Les étapes d’élimination de Joseph    Sam 3 Mar 2012 - 10:56

Salam Aleikom

Merci oumaazdine pour ces derniers messages. C'est vrai que cette dernière histoire est une réalité et Allah nous à donner les outils pour dissiper ces maladies du coeurs humains, à nous de suivre le chemin d'Allah et de faire les bons choix In Cha Allah. Car nous avons vu que la jalousie peut diviser la communauté, la famille musulmane et l'histoire du prophète Joseph est richissime d'enseignement. Continuons alors à la suite.


Revenons à la sourate : « mais jetez-le au fond du puits », le terme arabe utilisé pour désigner le fond dans ce verset est « ghayabat » qui est semblable au terme « ghayb » (l’Inconnaissable) et ghaybah (médisance). Tous ces termes ont le même radical, le terme « ghayba » (médisance) désigne l’acte de parler de quelqu’un en son absence, et le terme « ghayb » (l’Inconnaissable) fait référence à tout ce qui ne peut pas être perçu comme les Anges. Quant au terme « ghayabat » il signifie qu’ils l’ont déposé dans un endroit loin des regards, et là on voit le miracle du Coran qui a décrit en un seul terme la situation délicate où se trouvait Joseph. L’une des appellations de la tombe est « ghayab » car les hommes y sont absents (moughayyab), vous arrivez à imaginer à présent ce qui est arrivé à Joseph alors qu’il était âgé de douze ans et qu’il a été jeté dans un endroit pareil ?

Maintenant, nous nous adressons aux personnes qui vivent des problèmes, et aux femmes qui ont perdu un enfant ou dont un enfant est malade, pouvez-vous imaginer la teneur du malheur qu’ont vécu Joseph et son père Jacob ?

Nous nous interrogeons : quelle est la raison de l’utilisation du terme « joub » au lieu de « bi’r » ? *les deux désignant le terme puits ? Parce que « joub » est différent de « bi’r », le premier désigne un puits profond où il y a des serpents et des scorpions, le « joub » est plus grand et plus profond ; et ils ne se sont pas contentés de le mettre sur un rocher au début du puits, mais ils l’ont jeté au fond, et tout ceci lui arrivait alors qu’il n’était âgé que de douze ans ! Ce fut l’idée d’un de ses frères pour éviter de le tuer. Les choses ne s’arrêtèrent pas là mais davantage. Ils le dévêtirent, en témoigne ce verset : « Ils apportèrent sa tunique tachée d’un faux sang » (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 18.). Et ce qui est le plus dangereux, c’est que l’endroit en question regorgeait d’animaux sauvages, et Jacob le savait bien lorsqu’il dit : « je crains que le loup ne le dévore » (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 13).

A l’issue de leur plan et de leur décision, ils allèrent voir leur père : « Ils dirent: « Ô notre père, qu’as-tu à ne pas te fier à nous au sujet de Joseph? » (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 11). On remarque que le premier terme utilisé est : « qu’as-tu à ne pas te fier à nous », il y a un proverbe qui dit : « celui qui commet le mal est sur le point de se dévoiler », car quiconque ment ou projette de commettre un fait répréhensible peut facilement se dévoiler lui-même, et on voit là toute la beauté du Coran qui fait découvrir l’âme humaine. « Ils dirent: «Ô notre père, qu’as-tu à ne pas te fier à nous au sujet de Joseph? Nous sommes cependant bien intentionnés à son égard, Envoie-le demain avec nous faire une promenade et jouer. Et nous veillerons sur lui » (TSC, ‘Youssouf’ (Joseph) : 11-12). Ce verset montre qu’il n’y a aucune opposition au fait de jouer,que ce soit pour les jeunes ou les moins jeunes.

Nous nous arrêtons ici, car il faudra introduire au sujet du Coran et se rendre à l'évidence la puissance de la lecture du Livre d'Allah.

La suite prochainement In Cha Allah...
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soheyb

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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Sam 3 Mar 2012 - 12:21

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, et que les bénédictions et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Mohammed.
Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions. Celui à qui Allah montre le bon chemin est guidé et celui qui s'égare n'a ni maître ni conseiller.

Nous sommes toujours avec le récit du prophète Joseph et nous aurons besoin d’exemplaires du Noble Coran naturellement.
Il ne convient pas d’assister au récit du prophète Joseph sans le Noble Coran à la main.
Pourquoi ne convient-il pas d’assister au récit du prophète Joseph sans avoir le Noble Coran à la main ? Parce que tu ne sauras pas suivre. Parce qu’en ayant avec toi le Noble Coran tu vas ressentir les versets de façon totalement différente. Plus encore tu vas apprendre en assistant avec nous. Un conseil mes chers, ayez toujours un petit exemplaire du Noble Coran dans la poche. Ces petits exemplaires de poche comme ceux d’Al Madina ou autre sont de très bons exemplaires et ils te permettront d’avoir le Coran toujours avec toi et t’éloigneront du péché.
En vérité lorsque tu es relié au Livre tu ne sauras pas commettre de péché et cela te portera à lire le Coran et à le réviser jour et nuit. En fait, j’ai constaté que dans toute mosquée on distribue des Noble Coran, ceci est naturellement une bonne chose. Mieux que cela c’est d’avoir sur toi ton Noble Coran, où que tu ailles tu l’as dans ta poche telle une arme qui te tranquillise et te protège. Alors ce que je vous conseille c’est que la prochaine fois quand on dira ouvrons le Noble Coran, que personne n’aille le chercher car chacun aura le sien dans sa poche, et on aura ainsi accompli une œuvre extraordinaire.

Deuxièmement mes chers frères pourquoi relatons-nous les récits des prophètes ? Le fait de relater les récits des prophètes a plusieurs finalités. La première est que nous voulons te porter à aimer le Coran, car tu ne sauras aimer le Coran que lorsque tu comprendras ces versets. En vivant les récits des prophètes tu t’attacheras plus et tu aimeras plus le Coran. C’est pour cela que je dis que chacun doit avoir sur lui son Noble Coran. Avant, je ne me comportais pas comme ça avec le Coran et je ne le comprenais pas comme ça. Tu commenceras à ressentir dans le Coran une nouvelle douceur et à le comprendre autrement. La seconde utilité des récits des prophètes est que tant qu’on vit avec ces récits on en tire des leçons et des moralités dans notre vie.
Aujourd’hui nous allons tirer quatre valeurs essentielles que tout musulman doit avoir. Je vous dirai à la fin du cours ce que sont ces quatre valeurs. Je vais revenir une année en arrière et parler brièvement afin que ceux qui se sont absentés un moment puissent suivre avec nous et savoir de quoi on parle...

Jacob avait douze fils dont dix issus d’une mère et deux d’une autre. Les deux fils provenant de la seconde mère étaient les plus jeunes, Joseph et son frère Benyamin. Les dix autres étaient les plus âgés et formaient un grand groupe. Ils avaient atteint l’âge adulte et ce sont eux qui s’occupaient des affaires du prophète Jacob qui prenait de l’âge et qui comptait essentiellement sur eux. Les deux plus petits étaient encore des enfants et étaient issus d’une deuxième mère alors jacob était plus affectueux avec eux comme n’importe quel père et n’importe quelle mère ferait à l’égard de son plus jeune enfant... Montrer un peu plus d’affection pour le plus petit des enfants était ce qu’avait fait Jacob.
Mais note à part, Jacob avait épousé deux femmes ? Et Abraham également avait épousé deux femmes ? Pourquoi alors accuse-t-on l’Islam d’être très dur et qu’il encourage la polygamie ? N’est-il pas vrai que tous les prophètes étaient comme cela... Pourquoi alors s’en prendre à l’Islam ? Quelqu’un a-t-il pensé à cela avant ? Voilà que Jacob, et avant lui Abraham avait épousé Hager et Sara... Nous ne voulons pas que les femmes nous en veulent, nous ne voulons pas par là pousser les hommes à se remarier... Nous sommes venus défendre l’Islam, et dire à ceux qui le combattent : pourquoi vous en prendre à l’Islam si tous les prophètes avant étaient comme cela ? Ceci était juste une brève remarque qui ne dérangera pas les femmes j’espère... Jacob écouta le prophète Joseph relater le songe où il vit onze astres se prosterner devant lui, ainsi que le soleil et la lune. Jacob l’interpréta ainsi : les onze frères de Joseph se soumettront à lui, de même que Jacob lui-même ainsi que sa femme – donc le père et la mère qui sont le soleil et la lune – se prosterneront devant lui également c’est-à-dire qu’ils s’y soumettront eux aussi. Jacob était prophète, il s’est dit qu’un prophète ne se soumet qu’à un autre prophète. Il sut alors que le sens de cette vision était que Joseph allait être un prophète.

Ainsi Jacob avait la conviction que Joseph sera prophète. Quel âge avait Joseph à ce moment-là ? Il avait entre neuf et douze ans. Et maintenant il allait vers les douze ans, alors ses frères commençaient à conspirer contre lui. Pourquoi ? Ils commençaient à sentir qu’il était très spécial. Ils sentaient que leur père l’affectionnait plus qu’eux. Ceci n’était nullement une ségrégation de la part du prophète Jacob vis-à-vis de ses enfants. Pas du tout. Cela est naturel chez tout père ayant un petit enfant à l'égard duquel il manifeste une plus grande affection. Avançons depuis le verset 7 : « Il y avait certainement, en Joseph et ses frères, des exhortations pour ceux qui s’interrogent ». Qui étaient les frères de Joseph ? Combien étaient-ils ? Ils étaient dix. Quelqu’un les connaît-il ? Faites attention ces dix-là sont les ancêtres des Tribus juives. Toute la descendance des juifs est issue des dix frères de Joseph. Et que nous en importe t-il ? Avez-vous remarqué leurs qualités, leur rancune et ce qu’ils allaient faire ? Nous verrons ainsi que les qualités ont été transmises.

Analysons le cas de ces dix-là et qu’y trouverons nous ? Nous y trouvons une grande rancune. Nous y trouvons une grande envie. Vous y trouverez le sentiment d’oppression... Ils croyaient que leur père leur préférait Joseph alors qu’ils étaient tous ses enfants... Nous allons voir que Jacob les aime vraiment... Pourquoi alors avaient-ils ce sentiment-là ? Ils avaient un sentiment interne permanent d’oppression. Vous allez voir la facilité avec laquelle ils envisagent facilement le meurtre « Tuez Joseph... », « ...Et lorsqu’ils l’eurent emmené et se furent mis d’accord... » ... ils étaient unanimes à vouloir le tuer... Et avec quelle facilité ! Vous y trouverez l’arrogance avec les prophètes « ...Notre père est vraiment dans un tort évident. ». Imaginez quelqu’un dire cela de son père ! "notre père a tort" notre père a de fausses idées, il est perdu, il est délirant, Vous voyez les qualités ? Vous voyez les qualités des dix dont descendront les juifs après ?
Revenons donc « Il y avait certainement, en Joseph et ses frères, des exhortations pour ceux qui s’interrogent » le verset 8 : « Quand ceux-ci dirent : « Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous, alors que nous sommes un groupe bien fort. Notre père est vraiment dans un tort évident. Tuez Joseph ou bien éloignez-le dans n’importe quel pays, afin que le visage de votre père se tourne exclusivement vers vous, et que vous soyez après cela des gens de bien. » le verset 10 : « L’un d’eux dit : « Ne tuez pas Joseph, mais jetez-le si vous êtes disposés à agir, au fond du puits... » Que leur a-t-il dit ? Ne le tuez pas ...nous faisons quoi alors ? Jetez-le dans un puits sans fond... Vous imaginez ? Quelle affection ! Faites attention celui-là pourrait être le pire...
Pourquoi ? Celui-là veut s’enfuir de lui-même. Il ne veut pas commettre de meurtre avec ses mains, alors il leur a suggéré de le jeter dans un puits profond.

Nous avions longuement discuté le terme (ghayabat’). Il vient de (ghayb’) qui signifie invisible. Le monde des djin’ (Génies) et des anges est appelé monde invisible, le Paradis et l’Enfer sont de l’invisible. « ...qui croient à l’invisible... ». Et de là est venu le mot (ghay’ba) : médisance, c’est-à-dire parler de quelqu’un en son absence. De là également est venu le mot (tombe). Le mot (tombe) en arabe est (way’ba) ou (ghayb’), car tu le dissimules en l’enfouissant. Tu le fais descendre sous terre et il ne sera plus visible. Vous imaginez-vous où ils l’ont mis ? Dans les profondeurs... Imaginez ? Imaginez-vous que celui-là est le plus bon d’entre eux. « au fond du puits » il a dit dans le texte original arabe (joubb’) qui signifie (fosse) et non un puits. Pourquoi ? Parce que le mot puits désigne un puits ordinaire mais (joubb’) est un puits profond plein de serpents et de scorpions, très obscur.
Lorsque tu veux parler d’un puits sans fond c’est-à-dire très profond tu ne diras pas (un puits) mais (joubb’) : une fosse. Alors le meilleur d’entre eux leur dira : ne le tuez point mais jetez-le dans les profondeurs de la fosse. Ensuite, voulant étouffer ses scrupules il dira : « afin que quelque caravane le recueille ». Comme si c’était possible d’être jeté dans les profondeurs d’un puits en plein désert et d’être retrouvé ! Ils l’emmenèrent donc avec eux.
Ils craignaient s’ils le jetaient dans un puits peu profond que quelqu’un l’en fasse sortir. Comme il connaissait le chemin il pourrait retourner tout seul à la maison. Alors ils ont commencé à pénétrer profondément dans le désert, aussi loin que possible, afin qu’il ne puisse plus revenir... Ils voulaient l’égarer. Quelle rancune !
Ils l’emmenèrent très loin dans le désert : « L’un d’eux dit : « Ne tuez pas Joseph, mais jetez-le si vous êtes disposés à agir, au fond du puits, afin que quelque caravane le recueille », nous en tirons une grande signification, quelquefois il nous arrive de leurrer nous-mêmes... Quelqu’un voudrait commettre un péché ou un crime mais il évite de le commettre en plein jour, alors il se leurre car c’est la même chose, il n’y a pas de différence... ou encore il ne voudrait pas se lever pour la prière de l’aube mais il se dit que cela ne se faisait pas, alors il règle le réveil mais en diminuant la sonnerie au maximum... Ou encore, celui qui ressent que sa liaison avec une fille est illicite mais il lui fait savoir qu’il est gêné de l’appeler à cause de l’illicéité de la situation mais qu’elle pourrait le faire, se trouvant ainsi un prétexte de commettre un péché !

Il ne faut pas se leurrer. Ne faisons pas comme ce qu’a fait le frère de Joseph en suggérant de ne pas le tuer mais de lui faire subir un supplice pire que la mort. Pour étouffer ses scrupules. Alors la conséquence est que Allah les a égarés durant quarante ans. Ils furent égarés pendant quarante années parce qu’ils ont voulu tromper leur propre personne.
Soyez francs avec vous-mêmes. Et lorsque vous commettez un péché assumez-le. Prenez une feuille et un stylo et notez-y vos vices... Inscrivez-y tous vos péchés: médisance, ne pas baisser le regard, corruption, calomnie... Écrivez et soyez francs avec vous-mêmes. Croyez-moi mes frères il nous arrive parfois de nous dissimuler des regards des gens pour qu’ils ne découvrent pas nos fautes et puis après nous nous dissimulons de nous-même pour que nous n’affrontions pas nos fautes alors le jour de la résurrection nos fautes nous surprendront... Par Allah affrontons-nous nous-mêmes.
Mes chers je ne suis pas venu raconter des histoires et des événements. Moi je me mets devant le verset, et en préparant je me dis : Seigneur quel bénéfice les gens vont-ils tirer de ce verset-là ? Et en faisant ressortir les sens des versets je suis surpris de trouver que les livres d’exégèse disent la même chose comme si les versets étaient clairs et les significations claires...

La suite de l'histoire, prochainement inchaallah ...
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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Sam 10 Mar 2012 - 11:00

Salam à toutes et à tous. Continuons l'histoire avec le verset suivant :

« Tuez Joseph ou bien éloignez-le dans n’importe quel pays, afin que le visage de votre père se tourne exclusivement vers vous, et que vous soyez après cela des gens de bien. »
Que veut dire : « ...et que vous soyez après cela des gens de bien. » ? Ils avaient l’intention en même temps de tuer et de se repentir. Imaginez... avoir en même temps l’intention de commettre le péché et de se repentir, est-ce acceptable ?
Elle fut refusée pour quarante ans. Il y a des gens qui agissent de la même manière. Ils jurent devant Allah, juste avant de commettre le péché, que ça sera la dernière fois et qu’ils vont se repentir après ! Ils jurent par exemple que ça serait la dernière fois qu’ils sortiraient avec une un telle... La conséquence sera qu’Allah te fera oublier le repentir pour vingt, trente ans.
C’est ce qui s’est passé avec les frères de Joseph. Il leur a fait oublier le retour et étaient restés égarés. Ils étaient restés éloignés de leur père quarante ans, incapables de l’affronter. Ne vous laissez donc pas abuser par le diable.
Le verset 10 : « L’un d’eux dit : « Ne tuez pas Joseph, mais jetez-le si vous êtes disposés à agir, au fond du puits, afin que quelque caravane le recueille ...» Le verset 11 : « Ils dirent : « Ô notre père, qu’as-tu à ne pas te fier à nous au sujet de Joseph ? Nous sommes cependant bien intentionnés à son égard. Envoie-le demain avec nous faire une promenade et jouer. » » « Envoie-le demain avec nous faire une promenade et jouer ». On parle ici de jouer ! Que veut dire le mot (yartaâ’) : (transcrit en français ici : faire une promenade) ? Ca vient de (rataâ’) c’est-à-dire manger comme on veut tout en jouant. Alors le mot (jouer) existe-t-il dans le Coran ? C’est-à-dire est-il convenable qu’il y ait ce mot (jouer) dans le Coran ? Comprenez la religion dans son ensemble. L’Islam inclut le repos, la pause et il inclut le sport et l’excursion, et il englobe la jouissance de la vie tant que tu ne désobéis pas à notre Seigneur. Pour preuve le Coran lui-même a affirmé le mot (jouer)... Il l’a rapporté ... Tant que tu ne désobéis pas à notre Seigneur. Pourquoi a-t-Il affirmé cela dans le Coran ? Parce que c’est recommandé pour la jeunesse. Faites attention au fait que ceux-là étaient tous des jeunes. Il est recommandé de jouer et de sortir : «Envoie-le demain avec nous faire une promenade et jouer. Et nous veillerons sur lui ». « Il dit : « Certes, je m’attristerai que vous l’emmeniez ; et je crains que le loup ne le dévore dans un moment où vous ne ferez pas attention à lui. Ils dirent : « Si le loup le dévore alors que nous sommes nombreux, nous serons vraiment les perdants ».
Pourquoi Jacob a-t-il évoqué le loup ? Parce que la région où ils allaient jouer en pullulait.

Le verset 15 : « Et lorsqu’ils l’eurent emmené, et se furent mis d’accord pour le jeter dans les profondeurs invisibles du puits, Nous lui révélâmes : « Tu les informeras sûrement de cette affaire sans qu’ils s’en rendent compte ». Imaginez alors qu’ils l’emmenaient... imaginez les injures, les coups, l’humiliation, la rancœur, la rancune alors qu’ils sont ses frères et qu’il avait juste douze ans. Imaginez l’état du prophète Joseph et imaginez qu’ils allaient le jeter dans un puits et qu’ils allaient lui enlever sa tunique... Pourquoi lui enlèveraient-ils sa tunique ? « Ils apportèrent sa tunique... ». Ils lui enlevèrent donc ses vêtements et continuèrent à chercher un puits au fond du désert. Imaginez l’épreuve subie par Joseph ? Quelqu’un a-t-il subi pareille épreuve ou plus dur que cela? Ils continuèrent à avancer dans le désert jusqu’à ce qu’ils arrivèrent à un puits profond au milieu du désert, et s’assurèrent que Joseph ne pouvait pas revenir... qu’il était totalement égaré et que même s’il sortait du puits –et c’était impossible – il ne saurait retrouver son chemin.
Et puis après ils ne le feront pas descendre jusqu’au fond du puits mais le jetteront purement et simplement au milieu... Vous saisissez le mot (le jeter) ? C’est-à-dire qu’il est probable qu’il se tue dans la chute... Il se retrouva au fond du puits où il y avait de l’eau, des rochers, et des serpents. Imaginez-le, à douze ans, entendant le bruit des serpents et des scorpions. Il restera trois nuits dans le puits. Comment va-t-il se nourrir ?, et comment survivra-t-il ?, et quelle douleur ?, et quelle peur ?, et quelle obscurité ?, La moralité essentielle a tirer de ce récit est la patience.
Prenez exemple sur le prophète Joseph (sur lui le Salut). Alors, quoi qu’il vous arrive comme épreuve, ayez patience. Quelles épreuves avez-vous subi dans votre vie, comparées à celles subies par le prophète Joseph ? Joseph ne crut pas que ses frères allaient lui faire cela. Il les a sûrement appelés tandis que leurs voix s’éloignaient : « Frères !... Est-ce cela ce que vous a recommandé mon père ? » Mais ils ne répondirent pas.. Quelle dureté de coeur ? Quelle ingratitude !

Le verset dit : « ...ils se furent mis d’accord... » ; Se peut-il qu’aucun d’entre eux ne s’opposa à leur plan de faire subir à Joseph une telle épreuve et d’attrister leur père? Quelle dureté ! Existe-t-il quelqu’un d’aussi dur parmi la nation de Mohammed (BP sur lui) ? Il en existe malheureusement... La femme dont la sœur est décédée et qui a passé dix ans sans demander des nouvelles de ses neveux et nièces. Ils ne s’entendent pas sur une question d’argent, et si elle les rencontrait dans la rue elle ne les reconnaîtrait pas ! Est-ce raisonnable que ce genre existe parmi la nation de Mohammed (BP sur lui) ? Malheureusement ce genre de personnes existent. Certains vont même jusqu’à quitter leurs parents depuis plusieurs années, et si l’un d’eux rencontrait son oncle dans la rue il ne le reconnaîtrait pas ! Qu’arrive-t-il à la nation ? Nous sommes la cause de ce qui nous arrive. Nous avons détruit les fondations sur lesquelles se dressait notre religion. Où est donc passé le maintien des liens de parenté ? Nous apprenons dans les journaux que untel a tué son père et sa mère ! Et qu’une autre a fait maltraité sa mère... Et des jeunes qui élèvent leur voix sur celle de leur mère la faisant trembler de peur et pleurer ! Nous souffrons désormais d’immenses troubles que nous nous faisons subir « ...car Allah ne fait point de tort aux serviteurs ». Notre Seigneur n’opprime personne « ...Nous ne leur avons fait aucun tort mais ils se faisaient du tort à eux-mêmes » Imaginez donc, Le prophète Joseph se retrouva ainsi dans la fosse tandis que leurs voix s’éloignaient; Il les as sûrement interpellés : « Frères !... Si vous devez me laisser écoutez alors mon dernier voeu ! ». Il commença à leur dire son voeu... Cette parole se trouve dans les récits et non dans un hadith authentique et n’a pas de preuve, mais on s’imagine qu’il ait dit chose semblable même si ce n’était pas certain. En les appelant que leur dira-t-il ? Il les appela alors en leur disant : « Frères ! Quand vous vous rassemblerez rappelez-vous ma solitude ! Et quand vous mangerez rappelez-vous ma faim ! Et quand vous boirez rappelez-vous ma soif ! Et quand vous rencontrerez un étranger rappelez-vous mon isolement ! »

Il les interpella dans l’espoir de toucher leur cœur, mais ils ne furent point touchés. Ils avaient un cœur dur, glacé. Tandis qu’il les appelait arriva la Révélation : « Nous lui révélâmes : « Tu les informeras sûrement de cette affaire sans qu’ils s’en rendent compte ». Calme-toi Joseph Allah est avec toi... Mes frères, en plein cœur de situations critiques, on trouve la miséricorde et la sérénité qui emplissent les cœurs. Calmez-vous et communiquez avec votre Seigneur. « Nous lui révélâmes... » cela nous arrivera mais d’une autre manière. « Nous lui révélâmes : « Tu les informeras sûrement de cette affaire sans qu’ils s’en rendent compte », comme si notre Seigneur disait : Ô Youssouf cesse de les appeler et occupe-toi plutôt de M’évoquer. Évoque-Moi Je suis Le Durable pour toi. Il commença à invoquer Allah le Tout-Puissant le Très-Haut comme il est décrit dans la citation : « Ô Toi Qui divertis celui qui est solitaire, et Qui accompagne celui qui est étranger et Qui entend la confidence et Qui découvre le malheur », et il commença à appeler Allah et à l’évoquer. Je dédie ces paroles à quiconque touché par un malheur, à la mère qui a perdu ses enfants, et au père qui peine dans son travail et qui a des problèmes avec ses enfants, et à celui que les enfants accablent, et à celui qui a perdu son travail, et à celui qui endure une maladie chronique etc. Prenez exemple sur Joseph « Nous lui révélâmes : « Tu les informeras sûrement de cette affaire sans qu’ils s’en rendent compte ».

Remarquez que Abraham (le salut sur lui) est l’arrière grand-père de Joseph. Par quoi Abraham a-t-il été éprouvé ? Il a été jeté dans le feu, et son arrière petit-fils par quoi a-t-il été éprouvé ? Il a été jeté dans l’eau, comme si Allah (l’Exalté le Très-Haut) voulait nous communiquer une très belle signification.
Allah éprouve qui Il veut comme Il veut. Il pourrait éprouver le père et son descendant avec deux choses contraires, celui-là avec le feu et l’autre avec son contraire l’eau. Les deux ont patienté et les deux étaient reliés à Allah. Ainsi tout revient à Allah.

Nous allons donc entamer de nouveaux versets. Le verset 16 : « Et ils vinrent à leur père, le soir, en pleurant ». Ce verset est pure psychologie et les professeurs de psychologie ont besoin d’écouter ce verset. Première chose : « Et ils vinrent à leur père... » quand ? « ... le soir ...». Le Coran contient-il des mots superflus mes frères ? Y aura t-il une différence s’ils venaient la nuit ou à l’aube ou non ? Si. Il y en a. Quelle est la valeur du mot « le soir » ? Parce qu’ils ne pouvaient affronter leur père les yeux dans les yeux en plein jour. Ils seraient trahis. Leurs yeux trahiront leur mensonge. Ils étaient forcés pour cela d’attendre la tombée de la nuit, pour que les regards se voilent par l’obscurité, et qu’ils puissent ainsi proférer leurs mensonges à leur guise. Car il est étonnant comment la face trahit quelque soit l’habileté de la personne à mentir. Quoiqu’elle puisse être capable de mentir et qu’elle ait soigneusement préparé son mensonge, le regard et les traits du visage reflèteront le mensonge de la vérité. C’est une chose innée que notre Seigneur a projetée dans le coeur de l’humanité. Si sa langue profère un mensonge ses yeux ne sauront mentir. Si sa langue ment son visage ne saurait le faire.

La suite de l'histoire, prochainement inchaallah ...
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MessageSujet: L'histoire de Youssef (Joseph)   Sam 10 Mar 2012 - 13:12

Salam aleykom

Ils avaient commis leur crime mais ils étaient incapables d’affronter de jour leur père. Ils avaient retardé leur retour et étaient restés à attendre qu’il fasse nuit « Et ils vinrent à leur père, le soir » et qu’il y ait obscurité afin qu’ils mentent comme ils veulent.

Que pourrions nous en tirer comme utilité ? Plusieurs jeunes disent qu’ils sont naïfs car dès qu’ils essayent de mentir, leurs yeux les trahissent. Non vous n’êtes pas naïfs mais vous avez plutôt une nature pure. Alors que la fille capable de mentir à ses parents, qui leur dissimule durant plusieurs années un mariage Orfi[1] ou la fréquentation d’untel et dont le visage est arrivé aussi à exprimer le mensonge, a une nature souillée. Regardez cette expression « Et ils vinrent à leur père, le soir» ensuite « Et ils vinrent à leur père, le soir, en pleurant » Ressentaient-ils de la douleur ? Pourquoi donc le Coran ne dit-il pas « faisant semblant de pleurer » au lieu de « Et ils vinrent à leur père, le soir, en pleurant » ? Ils s’étaient tellement imprégnés par leur mensonge qu’ils furent touchés par le sort de Joseph< ils pleurèrent. Il faisait nuit et personne ne voyait comment étaient les yeux et personne ne voyait les traits des visages. Il est possible que le visage rie alors qu’ils persistaient à dire à leur père que Joseph leur manquait etc.

A ce propos, l’un des suiveurs du prophète, Al-Aâmach’ était en compagnie de Chouray’h un illustre juge islamique quand une femme vint se plaindre contre une autre femme. Alors en se plaignant elle s’était mise à pleurer tandis que Chouray’h la questionnait sans faire attention à ses larmes. Alors Al-Aâmach’ dit à Chouray’h: "Arrête de la questionner, ne vois-tu pas ses larmes?" Il dit: "Non par Allah, les frères de Youssouf l'ont tué puis ils sont venus pleurer en mentant. Ne juge que par le droit".

Nous apprenons également une autre bonne moralité. Juger les gens selon les faits et réalités. Ceci est une des expériences de la vie que nous apprenons de la sourate "Youssouf". Ne vous ai-je pas dit que ce verset contient des notions de psychologie ? Le verset 17: "Ils dirent:" Ô notre père, nous sommes allés faire une course, et nous avons laissé Joseph auprès de nos effets" Au fur et à mesure que nous avançons nous trouvons les joyaux que le Coran recèle. Lorsque nous parlons de ‘faire une course’ ; la course à pieds nous vient à l’esprit alors que toutes sortes de compétitions y sont incluses, la course de chevaux, ou encore le tir à l'arc ou encore le ballon. Je ne dis pas qu'ils étaient en train de jouer au ballon mais je veux dire que cela existe dans le Coran.

Qu'on ne comprenne pas que j’encourage tout le monde à jouer jour et nuit. Je vous dis que l'Islam inclut le sport et il inclut les loisirs et voici que le Coran l'affirme. Il ne faut pas compliquer les choses, ne regardez pas l'Islam d'un angle très aigu< l'Islam n'est pas de rester toute la journée dans la mosquée à prier et à et de ne s'occuper que de dévotion< Ce n'est pas vrai< Nous voulons des gens accomplis dans tous les domaines de la vie. Nous voulons des sportifs ; nous les voulons excellents dans de telle discipline. Vous voudrez être bons musulmans ? Apprenez du Coran...

Donc "nous sommes allés faire une course" la voilà affirmée dans le Coran, et nous avons dit qu'elle englobe différents domaines et que Jacob ne l'a pas reniée. "
Evidemment à propos de l'expression ""Ils dirent : "remarquez cette expres​sion(même si) [b]".

Ils mentent c'est-à-dire qu'ils reconnaissent, même si nous disions vrai tu ne nous croiras pas. Vous savez [b]"Qui doute de lui-même dirait presque prenez-moi"
Leurs paroles les ont trahis sans qu'ils s'en soient aperçus. Comme si le verset voulait dire que quelque soit l’habileté dans le mensonge on se trahit. Regardez, tout le verset te montre comment leur scénario a été bien monté et la fin du verset te montre qu'ils n'avaient pas su mentir, ils sont donc sortis menteurs " Tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité".

Il y inclut aussi un autre volet c'est leur insolence avec leur père: toi notre père tu penses toujours du mal de nous. Imaginez quelqu'un dire cela à son père ? En effet, il existe des jeunes gens qui disent cela à leurs parents pour faire pression et obtenir ce qu’ils veulent. Soyez sincères avec vos parents ensuite sollicitez-les.

"Ils dirent:" Ô notre père, nous sommes allés faire une course, et nous avons laissé Joseph auprès de nos effets ; et le loup l'a dévoré. Tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité".
Le verset 18 : « Ils apportèrent sa tunique tachée d’un faux sang ». Ce verset-là contient un sens très important.

Premièrement « Ils apportèrent sa tunique< ». Ils vont commettre une autre erreur, ils apportèrent la tunique à leur père telle quelle ils ne l’avaient pas déchirée ! Ils apportèrent la tunique de Joseph comme elle était, ils égorgèrent une brebis et prirent un peu de son sang qu’ils étalèrent sur la tunique puis ils sont rentrés en pleurant pour la présenter en tant que preuve de la mort de Joseph.

Alors Jacob regarda la tunique et devina leur mensonge. Regardez la lucidité du croyant. Voyez-vous à quel point le croyant est-il de prompte logique ? Il n’est pas aussi naïf que cela. Qu’est-ce qui empêche en fait beaucoup de jeunes d’être pieux ? Parce qu’il pense que celui qui est pieux est quelqu’un dont on se moque et qui ne réagit pas. On ne l’imagine pas pieux et perspicace. On ne l’imagine pas pieux et accompli. On ne l’imagine pas pieux et ayant le sens de l’humour. On ne l’imagine pas pieux et débrouillard, réussissant dans son négoce, assimilant le monde dans sa marche<.

Donc dès qu’il eut porté son regard sur la tunique, Jacob ne les traita pas de menteurs car il était bien éduqué. S’il leur avait dit à haute voix : vous êtes menteurs, il aurait brisé quelque chose en eux et aurait accru leur rancune envers leur frère, n’est-ce pas ? Donc il ne voulait pas les affronter avec ces paroles. Il les avait émises à demi-mot, de façon dissimulée.

Il y a des pères et des mères qui, quand ils voient leurs enfants commettre un péché, à chaque fois qu’il les contrarie ils lui rappellent ce péché engageant ainsi à l’intérieur de leur fils un travail destructeur< Si vous voulez être de bons éducateurs, contournez les problème et leur des remarques indirectes comme l’a fait Jacob. Au fait vous voyez l’éducation en Islam ? Regardez comment nous faisons sortir à chaque fois un sens différent ?

Donc Jacob ne voulait pas les détruire. Il ne voulait pas les traiter de menteurs, il ne voulait pas en arriver là. Prenez garde à ne pas faire pression sur vos enfants et à les traiter de menteurs et que vous avez découvert leurs mensonges< sauf peut-être s’ils persistent dans leurs mensonges< Il ne convient pas de les humilier à leur première tentative, mais après un certain temps, il faut vous comporter avec eux comme si vous n’aviez rien vu, et corriger de façon indirecte que nous apprenons du prophète Jacob.

Remarquez avec moi le terme « faux sang » : « Ils apportèrent sa tunique tachée d’un faux sang ». Existe-t-il un vrai sang et un faux sang ? Non. Pourquoi alors a-t-Il dit « faux sang » ? A force de sentir mauvais, le mensonge va s’étendre à toutes les choses qui entourent, à tel point que le sang lui-même dirait presque : je suis faux, je ne suis pas la vérité, je ne suis pas le vrai.

Mes frères je vous mets en garde contre le mensonge. Le Prophète (BP sur lui) dit : « L’homme s’habitue à mentir et cherche toujours à le faire au point d’être inscrit chez Allah parmi les menteurs». Sais-tu ce que veut dire l’expression « cherche toujours à le faire » ? Il cherche la meilleure manière de tisser le mensonge.

Il viendra le jour de la résurrection et sera appelé : « Untel fils d’untel le menteur se présente devant Allah le Tout-Puissant le Majestueux ! »< Voulez-vous rencontrer notre Seigneur en menteur ? Combien de mensonges avez-vous proféré la semaine passée ? Asmâa a dit au Prophète (BP sur lui): Ô Messager d’Allah, je vois la nourriture que j’aime et je dis aux gens que cela ne me plaît pas. Est-ce un mensonge ? Le Prophète (BP sur lui) lui répondit « le mensonge est certes inscrit jusqu’à ce que le petit mensonge soit inscrit petit mensonge »tout est inscrit.

On a demandé un jour au Prophète (BP sur lui): ‚Est-ce qu’un croyant vole ?‛ Est-il possible que quelqu’un puisse être croyant et voler ne serait- ce qu’une fois ? Il a dit : ‚Oui‛ On lui a demandé ‚Est-ce qu’un croyant commet l’adultère?‛ Un croyant peut-il commette l’adultère ensuite il redevient croyant une seconde fois ? Il a répondu : ‚Oui‛. C’est possible. Mais, lorsqu’on lui a demandé : ‚Est-ce qu’un croyant ment ?‛ Il a dit : ‚Non le croyant ne ment pas‛.

Vous entendez cela ? Pourquoi ? Car en abandonnant le mensonge on abandonne plusieurs péchés< Si un jeune adolescent fume et avoue le faire tout en sachant que son père pourrait le châtier finira par abandonner la cigarette et ainsi de suite< Toute calamité n’est issue que d’un mensonge ou est couverte par un mensonge.

Vous Ô gens qui basez vos péchés sur le mensonge, persisterez-vous après ce que vous avez entendu aujourd’hui? Allez vous rester menteurs ? Allez-vous continuer à baser vos relations avec vos parents par le mensonge ?

Mes frères je crains par Allah et toute ma crainte est que ces leçons restent des paroles. Des paroles que nous sommes venus écouter et repartir. Je vous en conjure, les musulmans sont fatigués de ne faire qu’écouter. La situation de la nation musulmane se détériore jour après jour du fait que les musulmans écoutent seulement.

Par Allah vous qui assistez à ces leçons, bougez, insistez pour changer les choses. Je ne vous demande pas de changer tout d’un coup. Il suffit qu’une seule chose change à chaque fois. Alors je sollicite Allah le Tout-Puissant le Très-Haut qu’il nous fasse don à vous et à moi de la vérité dans cette parole.


La suite prochainement In Cha Allah...
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MessageSujet: L'histoire de Youssef (Joseph)   Dim 11 Mar 2012 - 12:29

Salam aleikom

Les frères de Joseph apportèrent à leur père sa tunique tachée d’un faux sang. Il dit : « Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose (Il ne me reste plus donc) qu’une belle patience !». Faites attention il y a une distance entre « Ils apportèrent sa tunique tachée d’un faux sang » et l’expression« Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré » Le dialogue même leur demande : bon racontez-moi ce qui s’est passé et les larmes du prophète Jacob tombèrent sûrement il était certainement affligé et demandait sûrement en criant : que s’est-il passé ? D’accord mais où est passé tout ce dialogue, il ne figure pas dans le Coran pourquoi ?

De la beauté de la sourate (Youssouf) le fait qu’elle te ménage des espaces Tu es là à imaginer toi-même le dialogue, c’est comme : « jetez-le si vous êtes disposés à agir, au fond du puits » est-ce que quelqu’un a rapporté ce qui s’est passé dans les profondeurs du puits ?

Seulement l’expression « les profondeurs invisibles du puits » laisse ton esprit préoccupé à deviner ce qui aurait pu se passer dans ces profondeurs. Comme si la signification était que la beauté du récit coranique laisse le spectateur dans le suspens. On dit que le meilleur scénario dramatique dans un film ou dans un feuilleton est celui qui laisse l’esprit du spectateur préoccupé à deviner la suite des événements, et quand il réalise que tout se passe effectivement comme il l’avait prévu il est satisfait de son intelligence.

Ainsi un espace commence il va les questionner encore et encore et à la fin : « Il dit : « Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose (Il ne me reste plus donc) qu’une belle patience ! »
A première vue est-ce logique qu’il laisse passer la chose avec autant de facilité ? Comment réagirait n’importe quel père dans une situation pareille ? Dira-t-il belle patience et il se tait après ? Il fera l’impossible et ira même à sa recherche lui-même. Alors pourquoi Jacob n’a-t-il pas agi ainsi ?

Premièrement sait-il si Joseph est vivant ou mort ? Grâce à la vision que Joseph lui avait raconté, il sait qu’il est vivant et qu’il sera prophète. Il est donc vivant, mais Jacob craignait qu’en allant à sa recherche et que s’ils le cachaient quelque part ils ne lui fassent subir encore pire destin. Parfois des hommes et des femmes sous l’effet de la passion réagissent de manière tout à fait démesurée. Mais regardez à quel point Jacob était indulgent et qu’il mesurait la situation avec raison. Il ne les traita pas de menteurs, ne se vengera pas d’eux car il ne voulait pas perdre les douze frères, vous comprenez ? Il a décidé devant toutes ces circonstances, que ces dix-là sont forts, ce sont eux qui avaient la charge de ses affaires alors que lui il était vieux.

Les jeunes doivent épargner leurs parents et ne pas être comme les frères de Joseph... Il y a des femmes qui se plaignent de leurs enfants... Prenez garde, ce que vous faites subir à vos parents, vos enfants vous le feront subir dans vingt ans...
Jacob n’est pas faible, ni passif mais il est plutôt désarmé, car toute initiative qu’il prendra aura des conséquences désagréables. S’il s’en venge et qu’il les chasse il perdra les douze et peut-être pire encore. Et s’il les traite de menteurs il les détruira sans rien obtenir d’eux. Et s’il court à la recherche de Joseph il se pourrait qu’ils lui fassent plus de mal. Donc à la fin ils feront plus de mal à leur frère et redoubleront de rancune. Il a donc décidé d’adopter la seule attitude possible qu’il avait : « Il dit : « Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose... (Il ne me reste plus donc) qu’une belle patience ! »

Par Allah soyez indulgents à l’égard de vos parents mes frères... la fille qui fréquente un garçon à l’insu de son père ou contre le gré de son père et sa mère, épargne ton père et ta mère... par Allah épargne-les... le jeune qui consomme de l’alcool ou qui échoue ou qui rend son père et sa mère dépressifs... le jeune qui voit qu’il est plus fort que ses parents
alors qu’ils craignent qu’il leur cause du tort ou qu’il soit audacieux envers eux... Imaginez le chagrin de ce père-là ?

Mes frères, allez embrasser les mains de vos pères et vos mères et prenez soin d’eux pour que vos enfants prennent soin de vous plus tard... Mes frères au fur et à mesure que le temps passe les choses deviennent plus dures... Si tu es dur envers ton père et ta mère aujourd’hui viendra celui qui t’humiliera et qui te fera regretter d’avoir fait pleurer tes parents... Je jure qu’en embrassant leurs mains tu vas ressentir la douceur de la foi dans ton cœur comme si tu avais prié notre Seigneur durant dix ans... une nouvelle douceur... et ne mettez pas vos parents dans la situation dans laquelle Jacob avait dit : « belle patience !»

Regardez cette expression-là « belle patience » ? Existe-t-il une belle patience et une patience moins belle ? Que veut dire « belle patience » ? Il ne patientera pas n’importe quelle patience. Vous imaginez-vous la position dans laquelle est Jacob (Salut sur lui), est-elle difficile ou pas ? Alors pourquoi leur dit-il belle patience ? C’est comme s’il leur disait : regardez ce que vous lui avez fait ? Alors moi je ne vais ni crier après vous, ni me conduire avec vous avec dégoût, ni être déprimé devant vous. Moi je vais me conduire avec vous avec clémence... C’est une patience sans dégoût, une patience sans plainte, une patience sans désespoir de la miséricorde de Allah... C’est ça la belle patience.

Saurez-vous faire preuve d’une telle patience vous qui avez perdu un enfant ou qui êtes dans une situation difficile. Mes chers, le récit du prophète Joseph est un récit pour ceux qui patientent... ceux qui ont des malheurs... Les érudits disent : « Ne lira la sourate (Youssouf) un malheureux que Dieu ne découvre sa peine ». Mais qui pourrait avoir un malheur tel
que celui de Jacob et Joseph ? Pendant que nous parlons de Jacob, que fait Joseph ? Il est dans le supplice, dans le puits ... Il est toujours dans l’obscurité durant trois jours, parmi les serpents et les scorpions, sans vêtements, nu en train d’appeler ses frères alors qu’ils partaient, leur disant : « Rendez-moi ma tunique, elle me servira de linceul si je meurs et elle me réchauffera si je vis. Rendez-moi moi ma tunique elle couvrira ma nudité si je vis ». Mes frères, ayez de la patience.

Soyez patients envers quelques petits malheurs... Qui est plus aimé de Allah ? Toi ou Jacob ? Il l’a éprouvé plus que toi. Pourquoi quand il arrive un malheur à l’un d’entre nous, il croit que Allah est contre lui ! Etait-Il en colère contre Jacob et Joseph ? Qu’Il t’ait éprouvé ne veut pas dire qu’Il te hait... Il se pourrait qu’Il t’ait éprouvé parce qu’Il t’aime. Mes frères parfois Allah t’éprouve parce qu’Il t’aime... Comment ça ?
Tu as à ton compte un péché et si tu meurs sans qu’il ne te soit pardonné tu iras en Enfer. Allah t’aime et ne veut pas te faire entrer en Enfer, donc Il t’éprouve, supporte un peu... être un peu malmené dans la vie, tu vivras des journées difficiles, cela ne fait rien mais tu n’iras pas en Enfer. Donc choisis l’épreuve de la vie plutôt que celle de l’Au-delà...

Parfois Il t’éprouve parce qu’Il ne veut pas te décevoir le jour de la résurrection... Tu vas rentrer de toute façon au Paradis seulement tu as à ta charge quelques péchés qui te trahiront quand Allah t’appellera en disant : « Ô Mon serviteur, te fais-tu peu de souci de Ma rencontre ? » Tu vas entrer au Paradis d’accord, mais Il ne veut pas te voir humilié en Sa présence le jour de la résurrection. Il veut que tu Le rencontres la tête haute et que tu Lui dises : Seigneur c’est vrai que j’ai péché mais tel malheur m’a purifié Ô mon Seigneur...Parfois Allah t’éprouve parce qu’Il veut te faire parvenir un rang plus élevé au Paradis... Tes bonnes actions sont faibles, elles ne te permettront pas d’accéder au Firdaws... Notre Seigneur t’aime, ton cœur est pur Il veut te faire gagner le Paradis Supérieur... Il va te malmener un peu pour compléter tes bonnes actions et accéder au Paradis Supérieur...

Parfois Il éprouve un père et une mère, ils perdent un de leurs enfants et ils se demandent alors pourquoi ils subissent ce malheur alors qu’Il les aime... Car la mère continuera à adresser à son fils de bonnes actions tant qu’elle vit. S’il avait vécu il n’aurait probablement pas fait ces bonnes actions, alors il sera absous et entrera au Paradis Supérieur.
Quant à la mère, à force d’avoir été pieuse afin qu’elle puisse adresser de bonnes actions à son fils, elle se retrouve également avec de bonnes actions à son compte, elle est arrivée à un tel degré de piété qu’elle sera
admise avec ses enfants au Firdaws...

Mes frères, ayez de la patience envers les épreuves... Parfois Allah vous éprouve pour vous dire : Ne vous soumettez-vous pas ? Jusqu’à quand resterez-vous aussi orgueilleux ?... Soumettez vous à Allah et invoquez Le quand un malheur vous frappe... Ensuite après avoir dit : belle patience, il a dit : « C’est Allah qu’il faut appeler au secours...»... comme s’il ne pouvait prendre patience que grâce à l’assistance d’Allah. La piété nécessite une assistance et la patience également. Mes chers sans notre Seigneur nous n’y pourrons rien. Même la patience n’est pas possible sans notre Seigneur. A ce propos, je vous demande : qu’est-ce qui est plus beau que l’autre, que tu patientes pour Allah ou que tu patientes par Lui ? Que tu patientes pour Allah est clair, on ne prend patience que pour Lui, alors que prendre patience par Allah équivaut à dire : « C’est Allah qu’il faut appeler au secours... »... Lequel est plus élevé ? Les érudits ont prononcé une très belle parabole. Ils disent que des deux il n’y a pas plus beau. Ils ont dit : « On ne pourra patienter à l’égard de Allah que grâce à Allah » (on ne pourra être patient à l’égard de Allah qu’en se faisant aider par Lui). Tu ne sauras avoir patience vis-à-vis de notre Seigneur qu’en sollicitant Son assistance pour qu’Il t’aide à être patient à Son égard.

Mes frères nous n’avons pas autre que Lui je vous le jure. Allez vous le croire mes frères, regardez cette séance que nous tenons maintenant. Par Allah elle est parfois plus chère pour l’un d’entre nous que toute la semaine. Nous allons par notre intention gagner toute la semaine. Des anges venus de toutes parts de la terre se rassemblent pour cette séancelà et notre Seigneur disant : « Je vous rends témoins Mes Anges que je leur ai pardonné. » Nous n’avons pas autre que Lui mes frères...

Selon le texte du hadith du prophète, par Allah pour chaque personne se tenant ici il y a au-dessus de lui un ange: « S’il reste assis dans son lieu de prière, Allah lui envoie un Ange qui dira:‚Ô Allah pardonnelui, ô Allah fais-lui miséricorde, ô Allah pardonne-lui, ô Allah fais-lui miséricorde. » C’est à Allah qu’il faut demander assistance et « C’est Allah qu’il faut appeler au secours ».

La suite prochainement In Cha Allah...
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soheyb

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Dim 11 Mar 2012 - 15:15

Salam alaykoum mes frères

Revenons à l’expres​sion(belle patience), il est rapporté dans les récits que Djibril (Gabriel) est venu à Jacob : « Il est venu à Jacob alors que ses sourcils sont tombés et qu'il avait perdu la vue" et lui a dit: "Qu'as-tu Ô Jacob ?" Jacob (salut sur lui) lui dit: "Ô Djibril ce qui a fait cela de moi est la longueur du temps et l'abondance des peines"... un temps long et beaucoup de peines. Allah alors révéla à Jacob "Te plains-tu de Moi à autre que Moi Ô Jacob?" Il dit: " Seigneur j'ai fauté pardonne-moi"...
Mes frères imaginez une seule fois durant quarante ans Jacob a dit: « ...la longueur du temps et l'abondance des peines » mais celle-ci n'est pas de toi Ô Jacob « Te plains-tu de Moi à autre que Moi Ô Jacob ? »

Retournons une seconde fois au verset 19 : « Or, vint une caravane. Ils envoyèrent leur chercheur d’eau, qui fit descendre son seau. » Une caravane c’est-à-dire des gens en voyage... Des voyageurs venus de Syrie en direction d’Égypte...
Une question s’impose: qu’est-ce qui les a fait venir dans cette portion du désert ? N’avons-nous pas dit : au fond du désert ? Ils s’étaient égarés. Qui les a fait égarer ? Allah... Mes frères il y a des événements qui ont lieu et dans lesquelles on voit du mal alors que Allah voudrait en faire profiter quelqu’un d’autre par Sa miséricorde sans que l’on le sache. Gloire à Allah...

Je vous raconte l’histoire du père parti en voyage. Il avait laissé sa femme avec un bébé et un petit enfant. le bébé avait beaucoup de fièvre et était mourant et il n’y avait à la maison que cinquante livres. Alors la mère crut que son enfant était perdu puisqu’il était tard dans la nuit et qu’aucun médecin n’accepterait de venir le voir...
Elle entendit frapper à la porte. Étonnée, elle ouvrit la porte et trouva quelqu’un qui se présenta comme étant un médecin et demanda à voir le malade. Stupéfaite, elle emmena le médecin auprès de son fils. Il le consulta et lui donna un remède et la rassura. Alors qu’il partait, elle lui demanda qui l’avait envoyé chez eux... Ce fut au tour du médecin de lui demander s’il était à la bonne adresse. Il s’était trompé d’appartement ! Gloire à celui Qui rendit malade quelqu’un dans l’appartement voisin. Ce malade serait absous de ses péchés après être tombé malade après s’être demandé pourquoi Allah l’avait rendu malade ! Mon frère, pour que l’on secoure l’enfant de ton voisin. Gloire à celui Qui rendit malade quelqu’un dans l’appartement voisin et Gloire à celui Qui fit que la main du médecin se trompe en frappant à cette porte au lieu de l’autre.

« Or, vint une caravane. Ils envoyèrent leur chercheur d’eau...».
« ...Ils envoyèrent leur chercheur d’eau... » Le chercheur d’eau est l’homme chargé de remonter l’eau du puits. Ils envoyèrent donc leur chercheur d’eau et étaient restés loin. L’homme «...qui fit descendre son sceau..» il est en train de descendre. Regarde de quelle manière éloquente le Coran fait augmenter la tension de tes sens ... Il descend... descend, et soudain il senti que quelque chose de lourd s’était accrochée et il commença à tirer. Ce n’est pas de l’eau. Il vit devant ses yeux un garçon comme il n’y en a pas de plus beau. Il dit : « Bonne nouvelle ! » Par « Bonne nouvelle ! » il appelait la joie elle-même. A force de joie il avait dit « Bonne nouvelle ! » comme si à force d’être joyeux il avait dit : Ô joie viens voir ma joie.

Voyez-vous la beauté de l’expression coranique ? Il veut te dire combien il était joyeux ? A propos il se pourrait que dans vingt ans, un autre vienne au même endroit ici, relatant le même récit et qu’il en fasse sortir de nouveaux sens. Vrai ou pas ? Le Coran se renouvelle mes frères. Tout ce que l’on dira n’épuisera pas les sens qu’il contient. C’est pour cela que dans une citation que j’aime beaucoup il est dit : « Seigneur fais que le Coran soit pour nous un compagnon dans la vie et un confident dans la tombe ». Savez-vous comment moi je conçois le terme « confident » ? Le Coran viendra et se mettra à dévoiler pour toi ses secrets au fur et à mesure, et toi tu te diras à chaque fois : Allah ! C’était donc cela le sens ?

Regarde ceux qui sont ici comment ils sont contents aujourd’hui ? Imagine alors quand tu seras comme ça avec tout le Coran ? Et que tu connaisses tous les secrets ? Gloire à celui Qui inspire qui Il veut comme Il veut. Il dit : « Bonne nouvelle ! » Ô joie viens voir ma joie « Voilà un garçon ! ». Il avait donc quel âge ? Son âge est de douze à quatorze ans. Donc il est certain qu’il n’a pas dépassé l’âge de quatorze ans et le plus probable qui a été rapporté est qu’il avait douze ans. « Et ils le dissimulèrent (pour le vendre) telle une marchandise ». Qui le dissimulèrent ? La caravane n’est-ce pas ? Ou le chercheur d’eau ?

La suite de l'histoire, prochainement inchaallah avec un nouveau chapitre ...
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soheyb

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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Dim 11 Mar 2012 - 17:53

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Louange à Allah dont nous implorons secours, guidage, et pardon. Nous invoquons Allah envers les maux de nos âmes et les méfaits de nos actes. Celui qu'Allah guide c'est lui le bien guidé, et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie.

J'espère qu'il y'a parmi nous des jeunes chez eux, qui retiennent les versets en même temps que nous. Connaître l’histoire du prophète Joseph, l’assimiler et l’apprendre du Coran vous permettra de sentir le plaisir de veiller la nuit en priant. Vous pouvez apprendre aisément, parce que nous passerons à la loupe toute la sourate, petit à petit. Ainsi, vous serez capables d’en venir à bout si Allah le veuille. Même les jeunes qui n’ont pas commencé à apprendre peuvent le faire aisément parce que nous ne sommes pas allés au-delà du verset 23.

Revenons maintenant à ce verset, là où nous nous sommes arrêtés : ce qui peut être traduit comme « Or celle (Zulikha) qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire. Et elle ferma bien les portes et dit: «Viens, (je suis prête pour toi!)» - Il dit: «Qu’Allah me protège! C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile. Vraiment les injustes ne réussissent pas». (TSC,'Youssouf' (JOSEPH) : 23)
La tentation des hommes par les femmes (et vice versa) est l’un des méfaits engendrant la désobéissance à Allah (exalté et glorifié soit-Il) et par conséquent la déchéance en Enfer. C’est pour cela que ces deux versets revêtent une extrême importance, puisque c’est là effectivement la cause de l’abandon de soi aux péchés capitaux et du désengagement des filles et leur rejet du voile, attirant la colère d’Allah, etc.

Notre prophète le savait parfaitement, voyez-vous et en a parlé il y a 1400 ans. Ne croyez donc pas que notre prophète est loin de vos soucis : au contraire, c’est un parfait connaisseur de vos problèmes. Et ne croyez pas non plus qu’il s’adressait à une génération déterminée ; son discours s’est adressé et s'adressera aux gens de toutes les époques, et ce, jusqu’au jour de la Rétribution. Le Prophète (BP sur lui) a dit : « je n’ai laissé derrière moi aucune tentation plus préjudiciable aux hommes que les femmes ». Malheureusement, cette crise ne concerne pas les jeunes hommes et les jeunes filles seulement, mais s’étend aussi aux mariés. Combien de catastrophes surviennent dans les établissements internationaux mixtes à cause de la facilité du contact et de la promiscuité des hommes et des femmes. Il faudrait bien ressentir et surtout saisir les sens contenus dans l’histoire du prophète Joseph pour parvenir à lutter contre ces tentations. Mais aussi, endurer de façon redoublée l'abstention aux péchés, et encore plus d’invocations et plus de rapprochement d'Allah. Prions Allah pour qu’Il préserve nos jeunes, nos hommes et nos foyers .
Les statistiques montrent une recrudescence du divorce dans les sociétés musulmanes, qu’elles soient tolérantes ou renfermées. Nous avons besoin du soutien d’Allah à ce propos pour aider nos filles et guider nos jeunes.

Revenons au verset 23. Citons les causes de la séduction dans ce verset et dans l’histoire. C’est comme si Allah nous demande qui d’entre nous pourrait affronter toutes ces séductions auxquelles Joseph a dû faire face et qui puisse y résister ?

Lui : (le prophète Joseph)
1-Jeune;
2-Célibataire;
3-A la trentaine épanouie et pas encore marié;
4-Esclave, c’est-à-dire qu’on tolère de sa part ce qu’on prohibe aux maîtres. Aussi, le châtiment qui pourrait lui être réservé est équivalent à la moitié de celui qu’on réserve au maître;
5-Étranger dans la cité et les siens ne le voient pas... Il y a des gens qui vont à l'étranger pour commettre un péché, puis revenir chez eux;
6-Très charmant;
7-Très fort : ce qui peut être traduit comme : « Et quand il eut atteint sa maturité » (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 22)
Il n’y a pas un seul jeune homme qui rassemble toutes ces qualités...

Elle (la femme d'Al Azize) :
1-Belle ; nous l’avons déduit par conjecture parce qu’il est impensable qu'Al Azize soit marié avec une femme qui ne soit pas belle;
2-Elle est notable. Il y a des gens dont les cœurs battent pour une femme rien que parce qu’elle conduit une voiture luxueuse. Que la femme soit belle ou moche ne compte pas;
3-Elle le harcelait depuis longtemps. Ce jeu de séduction n’a pas duré une demi-heure mais environ 7 à 10 ans, depuis que Joseph a atteint l'âge adulte jusqu’au jour où elle lui dit ce qui peut être traduit comme: "je suis prête pour toi"(TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 23). Il était élevé dans la demeure d'Al Azize durant 20 ans. Nous l’avons su de l’expression « essaya de le séduire » qui veut dire qu’elle se rapprochait de lui petit à petit pour l’attirer progressivement. Elle est donc une femme douce et savait comment s'y prendre avec les hommes;
4-Ils sont chez elle, ce qui veut dire que commettre le péché devient facile. Certains jeunes ne commettent pas ce péché parce qu’ils ne trouvent pas où le faire. Tandis que dans ce cas, le péché est très facile à commettre parce qu'il se trouvait chez elle.

J’en glisse un mot aux jeunes qui prétendent être désarmés devant les tentations qui les entourent à cause des chaînes satellites et de l’Internet qui sont à leur portée... Vous pouvez résister et vous rendrez des comptes à Allah parce que vous le pouvez (résister). Aussi, vous êtes le perdant parce qu’en regardant ces chaînes d’égarés et en ouvrant des sites prohibés, vous allez croire que les sociétés sont toutes de la sorte, et que les femmes sont toutes comme telles, pour en arriver enfin à croire que l’élément qui gouverne la vie est le désir. Regarder abondamment des choses pareilles aboutit à la métamorphose interne de l’être humain. Imaginez la quantité de péchés que l’oeil accumule de jour en jour.
Je m’adresse à ceux qui ne trouvent pas les moyens de regarder des choses pareilles, louez Allah pour ça... Ceci est une calamité qui provoque la colère de Allah, car vous regardez et vous désirez. Je vous en conjure, résistez ! La sourate de Joseph peut renforcer votre résistance.

Le prophète Joseph est à l’abri du scandale parce qu’il y a des verrous et des serrures. Si vous étiez à sa place, que feriez-vous ? Je connais également des jeunes de votre âge qui ont été confrontés à de pareilles tentations et ils ont résisté.
1-Un jeune d’environ 21 ans, étudiant dans un institut de langues pour améliorer son niveau de langue allemande. Il était d’une famille riche, un jour il s’est trouvé dans une situation similaire avec une fille étudiant avec lui dans la même classe. Il lui a dit : « Qu’Allah me protège du diable, hors de ma vue ! Qu’Allah me garde du diable ». Elle a eu peur et elle est partie en courant, n’ayant pas imaginé qu'un jeune pourrait lui répondre de la sorte.
2-Un simple menuisier qui avait du travail à effectuer dans une maison. La maîtresse de la maison était du genre de la femme d'Al Azize. Il était charmant et fort, alors elle lui a fait des avances. Quand il a refusé, elle l’a menacé de le tuer, un couteau à la main. Il a alors fermé les yeux et a dit « J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohamed est Son Messager ». Elle l’a alors chassé de chez elle.

Il paraît que lorsque la femme se trouve dans des situations pareilles, elle perd son contrôle à l’instar de la femme d'Al Azize quand elle a déchiré l’habit de Joseph. Il y a donc des gens tout comme nous, qui ont été tentés, pareil au prophète Joseph, et ont eu la récompense de ce dernier.
Voulez-vous vous rassembler un jour au Paradis avec Joseph et avec ceux qui ont eu des tentations pareilles et qui n’ont pas succombé ? Le voulez-vous ? Comment est-ce qu’une fille trouve l'audace d'appeler un homme au téléphone pour le séduire ?!
Allez-vous dire qu’Allah me garde comme le prophète Joseph ? Allez-vous le dire si une fille libertine vous fait des avances ? Et que dire de la fille qui accepte un mariage "Orfi" sans la bénédiction des parents ? Et de celle qui s’affiche dans la rue avec un homme en le laissant la tenir par la main ou par les épaules, etc. Est-ce qu’elles réalisent à quel point elles se sont abaissées ? Est-ce là la petite-fille d’Omar et d’Abou Bakr ? Est-ce là celle dont la mère est Khadîdja ou ‘A’ïcha ?

En analysant les causes des actes prémédités de la femme d'Al Azize, nous avons conclu que c’est à cause :
1-De l'oisiveté : elle ne trouvait rien à faire;
2-De la promiscuité et du fait qu’il soit constamment à sa portée. C’est tout le temps que la possibilité du péché se présentait. En parlant de la promiscuité, j’aimerais évoquer un point important : je préviens les mariés qui sont trop en contact avec leurs collègues femmes, et qui se mettent en colère contre leur épouse quand celle-ci demande après l’identité de la personne qui appelle son mari et lui parle une demi-heure durant. Le mari se met en colère parce que sa femme est jalouse et il est en plus étonné parce qu’il ne parle qu’avec une collègue de travail, et rien de plus ! Le pire est qu’il s’attarde avec une collègue de travail durant des heures?
Mettons les choses au clair. Peut-il y avoir des relations entre les hommes et les femmes ? Naturellement que oui, voire même que ça s’est passé avec les compagnons du Prophète et avec les prophètes ... Mais cette relation est une relation de nécessité. En voici des exemples illustratifs :
1/ Avoir des collègues au travail : dans ce cas, il est possible de parler à propos du travail.
2/ Avoir des collègues à l’université : par exemple s’il y a un projet que les étudiants font en groupe et que le règlement interne de la faculté le commande.
3/ Ma cousine nous rend visite chez nous, est-ce que je lui parle ? Bien sûr que oui ; sinon ça sera une rupture des liens de parenté et un manque de respect. Mais il faudra que la discussion se limite à certains sujets et qu'elle soit menée d'une certaine manière.
Donc, les relations sont possibles, mais il faudra qu’il y ait un cadre précis et qu’il y ait besoin et nécessité. Il est inadmissible qu'une jeune fille dise : « Tel collègue est comme un frère pour moi, entre nous il y a de l’amitié, etc. » Allah dit dans son livre ce qui peut être traduit comme: « On a enjolivé aux gens l’amour des choses qu’ils désirent: femmes... » (TSC, 'Âl-'Imrân' (LA FAMILLE D'IMRAN) : 14). Son coeur va sûrement battre et si son coeur ne battra pas, le vôtre le fera. La plupart des jeunes garçons et filles déclarent que les relations d’amour entre eux ont commencé par un sentiment de fraternité. Un jour, cette relation a évolué. Allah est plus connaisseur de nous-mêmes, Il dit ce qui peut être traduit comme: « ni ayant des amants clandestins» (TSC, 'An-Nisâ' ' (LES FEMMES) : 25); il est donc prohibé que vous ayez un ami intime.
Ces propos sont valides pour la fonctionnaire avant l’étudiante. Donc, il peut y avoir des relations entre les hommes et les femmes mais dans le cadre de l’obligation. Le Prophète parlait avec des femmes et les Compagnons faisaient de même. Une femme soignait les hommes parmi les Compagnons ... et le Prophète avait préparé une tente à Sayida Rafida pour soigner les Compagnons. Sâad Ibn Mou’adh fut blessé à la bataille du Khandaq et le Prophète (BP sur lui) a ordonné de préparer une tente à Rafida dans sa mosquée pour le soigner.
Un exemple de l’histoire du prophète Moïse : Je cite un exemple de l’histoire du prophète Moïse lors de sa sortie de l’Egypte vers Madyan. Etant prophète, Moïse alla de lui-même vers les filles dans l'histoire que l'on connaît. Les bergers étaient en train d'abreuver leurs troupeaux et les filles attendaient. Son geste était notamment un acte de noblesse. ‘Il dit ce qui peut être traduit comme: «Que voulez-vous? » (TSC, 'Al-Qassas' (LE RECIT) : 23) Elles dirent ce qui peut être traduit comme: «Nous n’abreuverons que quand les bergers seront partis; et notre père est fort âgé»’ (TSC, 'Al-Qassas' (LE RECIT) : 23)
Comme nous le constatons, il n’a prononcé que ces quelques mots-là et il n’a pas voulu mieux connaître les filles ou quoique ce soit d’autre. Il leur a proposé ses services par noblesse ; aussitôt le service fait, il n’y avait plus nécessité de côtoiement : il est donc parti. ce qui peut être traduit comme « Il abreuva [les bêtes] pour elles puis retourna à l’ombre» (TSC, 'Al-Qassas' (LE RECIT) : 24).

La suite de l'histoire prochainement inchaallah...
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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Dim 18 Mar 2012 - 12:19

Salam alaikoum. Continuons l'analyse où on s'était arrêté.

Concernant le travail, vous allez parler avec les femmes mais faites attention aux dépassements ! La femme est sensible. Les foyers sont généralement heureux sauf qu’avec la promiscuité et la discussion continue et la sympathie, le cœur commence à chavirer et les foyers seront ainsi détruits.
Nous ne vous interdisons pas de saluer vos collègues au travail, mais faisons en sorte que la discussion soit proche de la religion, limitons les paroles inutiles et préservons nos comportements et attitudes.
Il y a aussi un autre sujet qui concerne les visites des proches du mari à la femme en l’absence de son époux. Le Prophète (BP sur lui) les a fortement déconseillées. Quand on l'avait interrogé à ce sujet, il a dit : « Les proches sont la mort ». Il désignait les proches du mari, la métaphore ayant trait à la mort signifiait ‘destruction des foyers'. Cela ne signifie nullement accuser les gens à tort, mais nous devons suivre les ordres du Prophète (BP sur lui) qui nous a évité la gêne en évoquant lui-même le sujet. Comme il a déconseillé la visite des proches du mari à l'épouse, l’inverse est aussi vrai.
J’espère que vous accordez l’importance nécessaire à ce point parce que le rapprochement exagéré entraîne des problèmes.

Revenons au verset : ce qui peut être traduit comme: « Qu’Allah me protège! C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile» (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 23). Mais à qui s’adresse-t-il ? À Al Azize ou à Allah (glorifié et exalté soit-Il) ? Les deux explications sont plausibles quoique les exégètes penchent pour la première probabilité, à savoir que c'est d'Al Azize qu'il s’agit. Mais pourquoi ce verset n’est-il pas assez clair ? C’est pour que l’histoire soit d’emblée plus magnifique et pour nous inciter à la méditer davantage.
Dans les nouvelles, plus l’auteur maîtrise le récit et la narration, plus il pousse le lecteur à méditer sur les événements racontés. Qu’Allah soit glorifié ; Il a fait de sorte que tous les avis portant sur la signification soient probables. Cependant, pourquoi le prophète Joseph a-t-il insinué qu’il s’agissait d'Al Azize et ne s’est pas contenté de dire « Qu’Allah me protège!» ? C’est parce qu’il y a des gens qui ne s'émeuvent pas à l’évocation d’Allah - qu’Allah nous en garde. Il lui a donc rappelé Allah puis son mari : la religion et la réalité. Nous retenons dès lors que lorsque nous parlons aux autres, nous devons leur rappeler l’au-delà et l’ici-bas ensemble et non pas l’au-delà uniquement.
Prenons l’exemple des relations illicites entre hommes et femmes, nous avons dit que cela est inconcevable parce que leur auteur encourt le châtiment d'Allah et expose sa vie à la ruine. Ne parlez donc jamais à une personne d'une seule optique : l’au-delà seulement ou l’ici bas; joignez les deux à la fois. En disant ce qui peut être traduit comme: « C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile.», il voulait lui dire que si vous pensez à tromper votre mari, moi, je ne veux pas tromper celui qui a été généreux envers moi. Le prophète Joseph se montre reconnaissant envers Al Azize, qui, en trouvant Joseph enfant, a dit à sa femme ce qui peut être traduit comme: « Accorde lui une généreuse hospitalité »(TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 21). Le prophète Joseph n’a pas oublié cela et s'en est rappelé en usant des mêmes termes. Voici que la réalité vacille de tous côtés autour de lui et que lui, il reste bien décidé, ferme et attaché à ses principes. Ne vous laissez donc pas emporter par les péchés. Même si tous vos amis ont des copines, ne les imitez pas , et que vous, vous portez un voile et que vos amies ne le font pas, restez ferme parce que vous êtes dans le bon chemin. Si les cérémonies de mariage se font de façons contraires aux indications de l’Islam, ne dites pas « Tout le monde fait comme ça » ! Restez ferme sur votre décision tant que vous avez raison, parce que pour les questions fondamentales, on doit se montrer intraitable, tandis que nous pouvons discuter ce qui s’avère être des questions secondaires. Tout au long de l’histoire, tous les personnages changent sauf le personnage de Joseph qui reste sur ses positions :
-Au puits : il est ferme et invoque Allah;
-A la maison d'Al Azize : il est attaché à Allah;
-En prison : il invoque Allah;
-En étant en poste de pouvoir comme Al Azize de l’Egypte, il se montre généreux envers les autres.
Sa personnalité est toujours la même. Son extrême dévouement l’a poussé à se rappeler, étant à l’âge de la trentaine, la personne qui l’accueillit quand il avait douze ans. Vous souvenez-vous de vos enseignants ? Êtes-vous reconnaissants envers vos parents, les personnes qui ont du mérite dans votre vie ? Avez-vous rendu visite à vos maîtres et professeurs pour leur montrer votre reconnaissance ? Si vous faites ceci, vous allez goûter au vrai sens du dévouement. Et tu comprendras peut être qu'il s'agit de Allah dans le verset ce qui peut être traduit comme: « C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile» (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 23).

Passons maintenant au verset suivant: ce qui peut être traduit comme : « Et, elle le désira. Et il l’aurait désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur. » (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 24)
L’expression ‘hammâ’ (s'apprêter à faire en arabe), veut dire soit la volonté de faire, soit la pensée de faire. Concernant l'interprétation de « hammâ», les avis sont divergents. L’une des explications serait qu’il aurait réellement commencé à fléchir. Qu’Allah nous garde ! Les messagers sont infaillibles. Le contexte même ne nous permet pas une explication pareille parce qu’il a dit ce qui peut être traduit comme:« Qu’Allah me protège!» (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 23). En plus, Allah le Très Haut dit : ce qui peut être traduit comme : « ...mais il s'en défendit fermement » (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 32). D’où la volonté de faire est exclue par le texte coranique. Une autre explication indique qu’il avait l’intention de la frapper. Mais rien ne le prouve. L’explication la plus adéquate serait celle que nous avons citée plus haut : la pensée de faire. Pour expliquer ce sens, en voici un exemple : supposons que vous êtes à jeûne en une journée du ramadan et qu’une bonne odeur d’une délicieuse nourriture comme une grillade de viande vous parvient aux narines ou que vous voyez une eau fraîche... La pensée qui vous vient à l’esprit serait de boire et de manger. Mais est-il possible de le faire ! Et comment ?! Ce n’est qu’une pensée. Donc, « il l’aurait désirée » veut dire que l’idée a instantanément effleuré son esprit. Mais, même ceci est improbable ; la preuve en est « il l’aurait désirée n’eût été ». L’expression ‘n’eût été’ en langue signifie l’abstinence de faire grâce à un empêchement ; comme si le verset veut dire qu’il avait une pensée sauf qu’un obstacle l’en empêcha. Prenons un exemple illustratif : « je serais tombé si Amr ne m’avait pas retenu par la main ». Donc, vous n’êtes pas tombé.
Mais pourquoi Allah n’a-t-Il pas dit : "Et, elle le désira. Mais lui ne la désira pas " ? Parce que si Allah avait dit ça, quelques uns penseront que Joseph n’a pas pu commettre ce péché parce qu’il n’était pas viril, ou qu’il avait une infirmité qui l'empêchait d'approcher les femmes en général. Allah voulait nous dire que Joseph était bien viril mais que quelque chose faisait obstacle contre la réalisation du fait. Le sens serait qu’il aurait eu une pensée fugitive de faire, mais qu’il n’est pas passé à l’acte. Il n’a donc pas réalisé le fait ni concrètement, ni même mentalement. Aussi, le terme « s'en défendit fermement » prouve que le fait n’a pas eu lieu. A la fin du verset, Allah le Très Haut dit : ce qui peut être traduit comme : « Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus. » (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 24). Est-il possible que le prophète Joseph ait commis un tel délit et qu’Allah lui réserve autant d’éloges !...

Passons maintenant au verset : ce qui peut être traduit comme : « n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 24). Certaines explications estiment que la preuve évidente est qu’il avait vu l’image du prophète Jacob devant lui sur le mur. Certains affirment qu’il avait entendu la voix de Gabriel le mettant en garde de désobéir à Allah... Cependant, il n’y a pas de preuves tangibles ni pour la première, ni pour la deuxième. Certains pensent qu’il avait vu écrit sur le mur : ce qui peut être traduit comme : « Et n’approchez point la fornication. En vérité, c’est une turpitude et quel mauvais chemin!» (TSC, 'Al-'Isrâ' ' (LE VOYAGE NOCTURNE) : 32), mais rien ne prouve ceci non plus.
Est-ce que la preuve évidente est quelque chose de spécifique au prophète Joseph ? Ou une preuve qui peut se manifester à quiconque d’autre ? La signification de la preuve évidente est qu’il s’est rappelé les bienfaisances d’Allah : il s’est rappelé le Paradis entre autres. Ceci dit, la preuve évidente est l’équivalent du soutien d’Allah. Autrement dit ce qu’Allah lui a envoyé comme preuves pour consolider sa décision et le soutenir en lui rappelant le Paradis par exemple. Par conséquent, quiconque d’entre nous aura en tête de commettre un péché n’aura qu’à demander à Allah le soutien et la preuve. Ainsi, il s’est rappelé le Paradis, l’Enfer, les bienfaisances d’Allah qui lui ont été octroyée . Comment peut-il désobéir à Allah alors qu’Il l’honore et le comble de Ses bienfaits !? Il s’est rappelé le scandale si l’histoire se répandait, ou que cela puisse porter préjudice aux siens... ou de crainte qu'il soit amoindri aux yeux d'Allah et que son rang au Paradis soit abaissé par le fait de ce péché même s'il s'en repentait, et qu’Allah (exalté et glorifié soit-Il) l'interrogera sur ses actes le jour du jugement dernier. Vous entretenez une relation adultère ? Rappelez-vous donc les preuves de votre Seigneur !
Cependant, est-il possible que la preuve évidente puisse se manifester à un homme ordinaire ? Et comment cela peut-il arriver ? Oui, ceci arrive quand vous obéissez à Allah en temps d'aisance et que vous évitez les péchés. Dès lors, quand un péché vous tente, Il vous enverra une preuve. Invoquez Allah pour qu’Il vous soutienne et vous envoie Sa preuve. Renforcez la preuve d’Allah dans votre coeur par l’obéissance à Allah. Rappelez-vous beaucoup d’Allah. Priez en veillant la nuit. Obéissez à Allah, invoquez-Le pour qu’Il vous protège des tentations, faites des "Omra", donnez l’aumône, embrassez les mains de vos pères et mères, maintenez les liens de parenté.

En disant : ce qui peut être traduit comme; «Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus» (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 24), nous trouvons qu’Allah lui promet le soutien. Vous aussi, si vous affrontez constamment les tentations, Allah ne permettra pas votre perte ; prouvez seulement votre intégrité. Le soutien lui a été octroyé parce qu’il était "un de Nos serviteurs élus". Ceci est le meilleur commentaire qui puisse être dit. Le sens en est qu’il s’est consacré pour Allah uniquement ; c’est-à-dire qu’Allah (exalté et glorifié soit-Il) était le plus important dans sa vie et que Sa satisfaction était son ultime but.
Si vous consacrez votre vie à Allah, il ne vous perdra jamais. Et vous serez comme ce lait que Allah cite en exemple ce qui peut être traduit comme:«[un produit] extrait du [mélange] des excréments [intestinaux] et du sang - un lait pur, délicieux pour les buveurs.» (TSC, 'An-Nahl' (LES ABEILLES) : 66)
Pouvez-vous garder votre pureté malgré toutes les vilenies qui peuvent vous entourer ? Purifiez-vous des vilenies d’ici-bas et ayez l’intention que votre vie soit entièrement consacrée à satisfaire Allah : votre travail, l’éducation de vos enfants.
Bref, tout dans votre vie doit être purement adressé à Allah le Très Haut, sans aucune vilenie. Et Il vous protègera de tous les péchés.

Passons au verset suivant ce qui peut être traduit comme: «Et tous deux coururent vers la porte » (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 25). Il y a là un récit rapporté, qu’il soit vrai ou faux, ce n’est qu’un récit : On raconte qu'à cet instant, elle lui a dit : « Ô Joseph... Quel beau visage tu as ! » Il lui a répondu : « Dans l’utérus, Allah m’a formé. » Elle lui a dit : « Ô Joseph. Quels beaux cheveux tu as » Il a répondu : « Ce sont les premiers à être consumés dans ma tombe ». Elle lui a dit : « Ô Joseph. Quels beaux yeux tu as ! » Il a répondu : « Par leur biais je regarderai Allah et je ne lui désobéirai pas avec mon regard » Elle lui a dit : « Ô Joseph ! Lève tes yeux et regarde moi » Il a répondu : « Je crains l’aveuglement le jour de la Rencontre ». Et là, j’en glisse un mot à ceux qui ne détournent pas leurs regards de se rappeler le verset suivant ce qui peut être traduit comme « Qu’ils prennent garde ! En vérité ce jour-là un voile les empêchera de voir leur Seigneur» (TSC, 'Al-Moutaffifîn' (LES FRAUDEURS) : 15). Il a eu peur qu’à force de « salir » l’oeil, il soit privé du plaisir le plus intense dans l’existence : celui de regarder le visage d’Allah le Très Haut. Elle lui a dit : « Ô Joseph ! Je veux que tu t’approches de moi, et toi tu t’éloignes » Il lui a répondu : « Si je m’approche de toi, je m’éloignerai d’Allah. Je veux m’approcher d’Allah en m’éloignant de toi »
« Et tous deux coururent vers la porte » : Qu’Allah soit glorifié : « Vos efforts sont divergents» (TSC, 'Al-Layl' (LA NUIT) : 4) parce qu’ils ont tous deux couru vers la porte pour des raisons différentes. Cependant, « elle ferma bien les portes» (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 23). Ceci veut dire qu’ils ont essayé toutes les portes. Mais vu l’extrême abjection de cette femme, elle était décidée à commettre le péché.
Une fois que la femme perd sa pudeur et son sens de la religion, elle frise l’extrême indignité. Avez-vous noté la différence entre l’honneur en obéissant à Allah et le déshonneur en commettant des péchés ? Avez-vous noté combien elle était avilie ? Fais attention pour ne pas te trouver aussi humiliée qu’elle. Mais qui était le premier à parvenir à bout ? Qui était le plus fort : le désir ou l’obéissance ? C’est lui qui était le premier à atteindre la porte, la preuve en est -ce qui peut être traduit comme « et elle lui déchira sa tunique par derrière» (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 25). Son extrême abaissement l’a entraînée jusqu’à déchirer son habit, elle, la femme faible, a pu déchirer l'habit de l'homme qui avait atteint sa maturité.
Parlons de la splendeur du style coranique qui convient autant à la personne ordinaire goûtant à la beauté du texte qu’au penseur ou au chercheur qui approfondit sa compréhension et analyse les significations. La tunique avait été évoquée à trois reprises dans toute l’histoire, tout en sachant qu’elle n’est pas la même : "·Ils apportèrent sa tunique tachée d’un faux sang" (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 18) ·" Et tous deux coururent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 25) ·" Emportez ma tunique que voici, et appliquez-la sur le visage de mon père : il recouvrera [aussitôt] la vue (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 93)
Mais pourquoi est-elle évoquée de cette manière ? C’est l’art islamique, et le but en est le suspens et notamment une invitation à réfléchir encore et encore. D'un point de vue artistique, ce style est utilisé de nos jours, mais Allah le Très Haut l’a utilisé depuis 1400 ans. Notons que l’art en lui-même n’est pas une transgression ; il est au contraire licite. La preuve en est qu’Allah raconte les meilleurs récits. Allah a même accordé de l’importance aux différentes portées du récit, ses événements, ses personnages, son tissage, au point que vous trouverez que l’art de la narration dans le Coran est un art sublime.

Ce qui peut être traduit comme « Et tous deux coururent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari [de cette femme] à la porte » (TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 25). Ils ont donc couru et notre maître Joseph a essayé toutes les portes jusqu’à la dernière, là où elle lui déchira sa tunique par derrière. En ouvrant la dernière porte, son maître était là. Son maître veut dire Al Azize. Les anciens égyptiens avaient l’habitude de valoriser le mari et de le considérer comme le maître. Je rappelle aux femmes l’importance de respecter leur époux parce qu’il y a des foyers qui se ruinent rien qu’à cause du désir de la femme d’être l’égale de son mari. Je les avertis également du danger d’afficher du mépris à l'égard de leur époux devant les autres et de celui de le blâmer chaque fois qu’il commet une erreur ou sans qu’il commette une erreur ; c’est-à-dire avec ou sans raison, jusqu’à ce que l’homme commence à se sentir diminué parce qu’elle ne valorise pas sa virilité et qu'il commence à chercher la personne qui pourrait le faire, la personne à qui il peut parler et se confier sans qu’il se fasse blâmer. Faites sentir à votre mari qu’il a sa valeur à vos yeux. Louez-le et ne le blâmez pas pour qu’il ne s’enfuie pas.

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soheyb

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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Dim 25 Mar 2012 - 12:34

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, et que les bénédictions et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Mohammed.
Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions.
Celui à qui Allah montre le bon chemin est guidé et celui qui s'égare n'a ni maître ni conseiller.


Revenons là où nous nous étions arrêté. N’était-elle pas sure que le scandale n’aura pas lieu ! N’a-t-elle pas fermé toutes les portes ? N’a-t-elle pas pris toutes les précautions ? Attention ! Quand vous commettez un péché et que vous insistez à le refaire, confiant qu’on ne saura rien par la suite . Soyez sûr du scandale. Elle a mis au point ce plan parce qu’elle était sure que son mari était absent et qu’elle avait bien fermé toutes les portes. Mais Allah l’a couverte de honte.
Ne soyez jamais sûr ! Si vous avez désobéi à Allah et que vous persistez dans le tort ; et qu’en plus, vous croyez que les facteurs matériels propices à l’abri peuvent vous être de grand secours ; sachez que vous allez vous trouver inévitablement à découvert parce que l’abri est dans la main d’Allah. Je m’adresse aux désobéissants; si vous ne craignez pas Allah, craignez au moins le scandale ! Un ancien apôtre dit à ce propos : « Si votre âme penche vers un péché, rappelez-lui Allah. Si elle s’obstine, rappelez-lui la morale des Hommes. Si elle s’entête encore, rappelez-lui le scandale au cas où d’autres personnes le sauront. Si elle s’obstine une fois de plus, sachez que vous êtes devenu une bête pareil à la femme d'Al Azize »

Du coup, quand elle a aperçut son mari, elle dit : « Quelle serait la punition de quiconque a voulu faire du mal à ta famille, sinon la prison, ou un châtiment douloureux? ». Se sont rassemblées en elle malice et bassesse à cause de son manque de pudeur dès le début. Rappelez-vous que le messager d’Allah était plus pudique qu’une vierge la nuit de ses noces. Le messager d’Allah a dit : « La foi se divise en soixante branches ou plus : le pudeur en est une ». Le messager d’Allah n’a pas mentionné les autres branches, selon les savants, parce que celui qui peut garder sa pudeur pourra certes garder les autres branches de la foi. Vous n’avez pas besoin de connaître plus de branches de la foi. Les jeunes qui ont une gêne parce qu’ils sont incapables de dire de belles paroles pour aborder les filles, figurez-vous que vous avez de la pudeur. Ne la perdez donc pas. Regardez la hardiesse de la femme d'Al Azize et son manque de pudeur. Non seulement elle a menti et elle a prétendu que Joseph a essayé de la séduire, mais elle a également suggéré de le punir : « sinon la prison, ou un châtiment douloureux?». A notre grande surprise, elle a encore de l’espoir ! En fait, ses propos ne s’adressaient pas à son mari mais à Joseph pour le menacer. Elle n’a même pas peur de son mari ! Elle a commencé par suggérer la prison avant le châtiment douloureux parce que la première punition est largement plus supportable que la deuxième.

Mais, voyez-vous combien elle peut être avilie ?! Ne l’aimait-elle pas il y a peu de temps ? Pourquoi demande-t-elle alors à Al Azize de le mettre en prison ou de lui infliger un châtiment douloureux ?! Parce qu’elle ne l’aimait point : ce n’était pas plus qu’un désir passager. De même, prenons l’exemple d’un beau parleur qui fait la cour à une jeune fille, le jour où il satisfait son désir, ce qui n’est pas obligatoirement par le biais d’une fornication, il se volatilise ! Il courait derrière le désir, car s’il l'aimait réellement, il aurait dû demander sa main à ses parents. Quand la femme d'Al Azize a dit : «Quelle serait la punition de quiconque a voulu faire du mal à ta famille, sinon la prison, ou un châtiment douloureux?», le prophète Joseph a démenti ses propos : « C’est elle qui a voulu me séduire».
Nous remarquons que c’est la femme d'Al Azize qui a parlé la première, dès que son mari est entré. En voyant Al Azize se taire, Joseph s’est défendu : « C’est elle qui a voulu me séduire». Quand le prophète Joseph a déclaré que c’est elle qui a voulu le séduire, « un témoin, de la famille de celle-ci témoigna : «Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant, alors c’est elle qui dit la vérité, tandis qu’il est du nombre des menteurs ». Ce témoin n’a pas assisté à la scène. Donc, c’est Al Azize qui l’a demandé. Mais est-ce que Al Azize sera en mesure de se mettre à découvert par lui-même ?! Pas du tout. Ceci est la mention d'une grande science : la criminologie. Les anciens égyptiens connaissaient les principes de cette science. Il y a une personne parmi les fonctionnaires sous les ordres d'Al Azize dont la tâche consiste à analyser des affaires et à en émettre un jugement. Cet homme était par hasard un des parents de la femme d'Al Azize. Abou Bakr a dit : « Si j’avais perdu les rênes d’un chameau, j’aurai trouvé leurs traces dans le livre d’Allah ». Tout prend source du livre d’Allah, y compris la criminologie.

Avant que l’homme vienne, il a demandé s’il y aurait des preuves. On lui a cité la tunique déchirée. Il a tout de suite annoncé sa phrase célèbre, avant même de voir la tunique : «Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant, alors c’est elle qui dit la vérité, tandis qu’il est du nombre des menteurs ». La preuve qu’il n’a pas encore vu la tunique en est le verset suivant, le numéro 28 : « Puis, quand il (le mari) vit la tunique ». Nous constatons alors que cet homme est un expert et il sait parfaitement ce qu’il fait. C’est pour cela qu’il a dit que si la tunique est déchirée par devant, s’est que la dispute s’est effectuée en face à face, ce qui veut dire par conséquent qu’il a essayé de la violer et qu’en se défendant, elle a déchiré sa tunique par devant. Cependant, si le vêtement en question a été fendu par derrière, c’est que Joseph voulait la fuir, elle lui a déchiré la tunique en le rattrapant. Dans ce cas, elle est menteuse. Après avoir consulté l’avis de l’expert, ils ont trouvé que la tunique a été déchirée par derrière : « Puis, quand il vit la tunique déchirée par derrière, il dit: «C’est bien de votre ruse de femmes! Vos ruses sont vraiment énormes! ». Ici, le locuteur peut être le témoin même, mais probablement Al Azize, tous deux étant logiques en analyse. Mais, nous supposons qu’il s’agit plus d'Al Azize.

Que veut dire : « Vos ruses sont vraiment énormes! »en comparaison avec les paroles d’Allah (exalté et glorifié soit Il) « la ruse du Diable est, certes, faible. ». Ceci veut dire que la femme possède une réserve de ruse. Si elle craint Allah, cette ruse va disparaître ; mais si elle capitule devant ce penchant maléfique, elle se transforme en une force destructive puissante. L’homme use de la force de ses muscles, mais la femme de sa ruse. Quand elle utilise ces réserves dans le but de se venger et elle oublie Allah (exalté et glorifié soit Il), cette ruse se transforme en maladie ; mais tant que le sens religieux y est, ne craignons rien. A ce point précis, Al Azize commence à dire des paroles très étranges. Jusqu’à maintenant, quatre personnes seulement savent ce qui s’est passé : Al Azize, sa femme, Joseph et le témoin.
Al Azize s’est adressé à Joseph en disant : « Joseph, ne pense plus à cela! »dans le sens de ne plus en parler ; puis à sa femme en disant : « Et toi, (femme), implore le pardon pour ton péché car tu es fautive», et l’affaire était close ! Il a eu peur pour sa position et qu'elle soit compromise ! Cette peur est plus puissante que celle du péché qui a pu être commis sous son toit. Il n’a même pas osé renvoyer Joseph de peur pour que statut social soit compromis. La preuve en est le verset n° 31 : «Sors devant elles, (Joseph!)», ce qui veut dire qu’il est bel et bien resté à la maison. Le prophète a dit : « Trois types de gens qu'Allah ne regardera pas et ne bénira pas le jour du jugement dernier et il leur a réservé un châtiment extrême : le désobéissant à ses parents, la femme se prenant pour un homme et celui qui accepte la turpitude parmi les siens» Est-il possible qu’une personne sacrifie son honneur pour sauvegarder son statut ou sauver les apparences ou le niveau de son entreprise ?! Est-il possible que les valeurs s’estompent face à l’argent, les apparences ou le poste ?!
Il y a des jeunes qui ne s'imaginaient pas capable de faire ça. Ensuite, devant les séductions de la vie, ils abdiquent et adoptent les plus basses et viles attitudes. Faites attention à ne pas devenir de ces gens là. Notez ici que tous ceux qui ont menti dans cette histoire, ont fini par être démasqués, ainsi que toute personne qui a couvé un crime.
Ceux qui ont menti sont :
· Les frères de Joseph
· La femme d'Al Azize
Ceux qui se sont démasqués pour avoir couvé un crime sont :
Al Azize ; la preuve en est le verset : « Et dans la ville, des femmes dirent: «la femme d’Al-Azize essaye de séduire son valet! Il l’a vraiment rendue folle d’amour. », Alors que tout ce qu’il a trouvé à dire était : « Joseph, ne pense plus à cela! ». Il a donc demandé à Joseph de se taire, mais l’histoire s’est répandue dans toute la ville. Avez-vous noté comment se démasquent toutes les personnes qui essayent de voiler un péché, ceux qui acceptent d'abandonner les valeurs pour sauvegarder un statut ou une position ?!
Ne sacrifiez jamais votre morale pour un statut ou un poste. Gare à piétiner un collègue pour gravir l’échelle professionnelle aux dépens de votre morale ! Vous allez être démasqué ! Parfois, poussé par la difficulté de la vie économique et les mauvaises conditions, les gens commencent à sacrifier leur morale pour atteindre un niveau social donné et pour être riche.

Rappelez-vous par ailleurs qu’Allah est avec vous quelque soient les conditions. Perdez tout sauf votre morale et ne dites surtout pas : « Tout le monde en fait autant » parce qu’Allah seul élève et abaisse. Dans cette histoire, tous les personnages ont échoué, sauf le prophète Joseph parce qu’il a su se tenir, Restez donc ferme !


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riad




MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Lun 26 Mar 2012 - 0:14

L’histoire de Youssouf :

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux


Revenons à la sourate de Joseph. Ceux qui ont assisté depuis le début, remarqueront certainement que je commence toujours par reproduire la fin de la précédente conférence. On a longuement parlé de la femme d’Al-Azize et de la lutte contre la tentation. Nous ferons autant cette fois-ci et ce, dans le seul souci de rendre les gens, les femmes aussi bien que les hommes, plus forts et plus fermes

Nous avons disserté la dernière fois sur la résistance à la séduction et les attraits du mal, en précisant que cela concernait aussi bien les jeunes gens que les mariés, hommes et femmes. Nous avons insisté sur la particularité capitale de la lutte contre les tentations et le péché où tu es tenu de déployer tous tes efforts afin d’obstruer toutes les issues par lesquelles la tentation pourrait s’infiltrer

Nous nous sommes arrêtés au premier quart du trentième verset, et nous nous sommes mis d’accord pour apprendre par coeur les trente versets précédents. Quelqu’un d’entre vous y est-il arrivé ?

Ô, Mes frères, sachez que c’est une chose très facile. Cheikh Ach-Chaâraoui les récite tous les jours, et les cassettes de la Sourate sont disponibles partout, ainsi que nous les répétons chaque fois en essayant d’interpréter leur sens. Pourquoi ne les apprends-tu donc pas? Il existe dans ce cas un problème que tu dois à tout prix résoudre. Je t’en prie, apprends ces versets. Si tu les apprends, si tu en saisis le sens, si tu les récites pendant la prière nocturne, tu goûteras alors un nouveau délice ... Essaye.

Aujourd’hui, nous continuons avec le verset 30 – Allah (exalté soit-Il)dit ce qui peut être traduit comme : Et dans la ville, des femmes dirent: la femme d’Al-Azize essaye de séduire son valet! Il l’a vraiment rendue folle d’amour. Nous la trouvons certes dans un égarement évident» [i](TSC, 'Youssouf' (JOSEPH) : 30).

Analysons ce verset «Et dans la ville, des femmes dirent» ... Ce qui c’est passé, c’est que l’affaire a été ébruitée dans toute la ville, et toutes les femmes du pays en prirent connaissance. Après la demande d’Al-Azize à Joseph de ne plus penser à cela afin de terrer le sujet pour sauver sa prestance sociale mais Allah le dévoila. Le scandale fut grand, toutes les femmes en parlèrent, ce qui fait que toute la ville fut au courant ; «Et dans la ville, des femmes dirent» Il est clair que ces femmes appartiennent à la même classe aristocrate que celle de la femme d’ Al-Azize. Comment ont-elles appris ? Il n’y a eu que quatre personnes qui assistèrent à ce fait : Al-Azize, sa femme, Joseph et le témoin. Il est impossible que la femme d’Al-Azize ait dénoncé son propre déshonneur, ou que Joseph ait raconté l’événement. Quant à Al-Azize, il chercha à tout prix à étouffer l’affaire pour qu’elle ne se sache pas et le témoin semble être un homme respectable car c’est un témoin très réfléchi et sage, ses dires en font preuve : il a eu la présence d’esprit de trouver le lien entre le côté par lequel la chemise a été déchirée et le coupable quand on lui présenta la chemise comme seule preuve existante. «Si la déchirure se trouve en avant de la chemise, c’est Joseph qui est coupable » dit-il : « par contre si elle se trouve sur la face arrière, cela signifierait que c’est la femme qui est coupable». C’est en effet un homme sage. Alors comment les gens ont-ils appris ? Comment la nouvelle s’est-elle autant répandue ?

Les valets du palais et les gens qui y travaillent ont répandu cette nouvelle. Les nouvelles commencent souvent à se répandre de cette manière, les valets épient les discussions et les rapportent à l’extérieur du palais, et les histoires se propagent d’un domestique à un autre, de celui-là à son maître, de ce dernier à sa femme. Ainsi toute la ville s’en trouva au courant et Al-Azize et sa femme se sont trouvés quant à eux en plein scandale.

En marge de cela, j’ai une petite remarque amusante à annoncer aux admirateurs de la langue arabe : savez-vous que femmes en arabe (Nissa’a et Nissoua) est un pluriel irrégulier ? C’est à dire qu’il n’a pas de singulier. Voyez-vous même en linguistique les femmes nous causent des problèmes ?! Je ne me moque pas de nos femmes, loin de moi cette idée.

Allah (exalté soit-Il)dit ce qui peut être traduit comme : «Et dans la ville, des femmes dirent: «la femme d’Al-Azize essaye de séduire son valet! Il l’a vraiment rendue folle d’amour.» La question qui se pose ici : est-ce que les radotages de ces femmes ont pour cause la colère pour la probité et l'emballement pour la vertu ? Vous voyez ce qu’elles disent ?'La femme d’Al-Azize essaye de séduire son valet! Il l’a vraiment rendue folle d’amour'Il ne s’agit ni de colère pour la probité ni d’emballement pour la vertu. C’est un penchant pour les scandales, c’est de la médisance, c’est la diffamation des autres pour assouvir sa vengeance. Il s’agit de coeurs malades.

Vous- rendez vous compte de quel genre de problèmes la société soufre-t-elle ? Voyons la société dans laquelle se passa l’histoire de Joseph: des femmes désoeuvrées. La femme d’Al-Azize s’abaissa à un niveau dégradant et abject à tel point que son histoire fût divulguée partout et elle en fut indifférente. Les femmes ne trouvant de quoi s’occuper, se livrèrent à des commérages sans fin. Je me demande si nos femmes sont dans le même état d’esprit que celles-ci ? Car, en fait, nous ne faisons pas que relater des contes ! Y a t-il des hommes ici qui voient leurs femmes, soeurs, ou mères pataugeant dans une telle atmosphère empoisonnée de scandales et qui se taisent ?

Notez bien que cette Sourate traite de multiples problèmes sociaux. A mesure que nous avançons dans ses versets, nous découvrons un problème nouveau dont souffre la société. Aujourd’hui, c’est la question du désoeuvrement de certaines femmes qui, à force d’ennui et de temps libre, se livrèrent aux potins et aux commérages, tenant des propos diffamatoires et calomnieux. Une femme, abandonnée à l’oisiveté, s’est rapetissée au plus bas niveau qu’une femme peut tenir. Comment une telle société peut-elle exister ? Y a t-il une de nos femmes qui vit dans une ambiance pareille ? Je ne suggère pas - Allah m’en garde - qu’elle soit comme la femme d’Al-Azize. Mais elles peuvent être comme les femmes de la ville. Je me demande, si tu voyais autour de toi des femmes de ta famille se comportant ainsi, que ferais-tu ? Iras-tu te disputer avec elles, ou bien essayeras-tu d’occuper leur temps libre ?

Ce verset met le doigt sur le problème majeur de ces femmes : l’oisiveté, qui est d’ailleurs le même problème de la femme d’Al-Azize. Les savants disent : «Ton coeur, si tu ne l’occupes pas par le vrai, il t’occupera par le faux», alors occupe-le, et spécialement les femmes, car elles disposent de plus de temps libre par rapport aux hommes. L’homme est fléchi sous le poids des responsabilités le jour, et sous les soucis d’avenir la nuit, alors que la femme, pouvant compter sur lui pour assurer le confort matériel de la famille, dispose de plus de temps libre. Nous avons peur pour toi, prends garde à ne pas vivre désoeuvrée, car alors tu t’abaisseras, et malgré toi tu désobéiras à Allah. Si ce n’est pas par un péché majeur - qu’Allah nous en garde - ce sera par les médisances et par les outrages à autrui. Une femme qui parle au téléphone pendant quatre heures, que peut-elle bien raconter ? Combien de fois offensera t-elle l’honneur d’une autre personne ? Cet appel téléphonique, a t-il été constructif dans la société ou bien a t-il détruit quelques fondations d’autres foyers ?

Je reviens encore pour dire que la question de l’oisiveté est très importante. Ni la femme d’ Al-Azize ni les autres femmes ne seraient tombées dans cette abjection si elles n'étaient pas désoeuvrées. Etablis un programme pour occuper ta journée. Si tu es libre et que tu ne trouves rien à faire, cherche une oeuvre caritative profitable à la communauté. Il fait mal au coeur de voir qu’une femme telle que Mère Térésa emplit le monde autour d’elle de bienfaits au point de mériter le prix Nobel (et nous attestons bien qu’elle le mérite), alors qu’il n’y a pas parmi nos femmes une qui pourrait être ainsi. N’y a t-il pas parmi nos femmes une qui aspire à emplir le monde de bienfaits ? N’y a t-il pas parmi elles une qui se dit : j’ai du temps libre, je l’utiliserai pour un travail profitable à ma religion ? Le volontariat charitable pour l’accueil des orphelins, des miséreux et des malades dans les hôpitaux constitue une des portes du bien. Nous sommes soixante-dix millions, les possibilités de faire le bien sont énormes. L’état ne peut subvenir à tous les besoins, alors femmes, jeunes et tout désoeuvrés, dirigez-vous vers les travaux caritatifs, occupez-vous en aidant les autres, ne vous laissez pas entraîner dans le cercle de l’oisiveté par lequel le Diable trouve son principal accès « Deux grâces causent du tort à leurs possesseurs, la santé et l’oisiveté ».

La suite prochainement in cha Allah...
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riad




MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Lun 26 Mar 2012 - 0:31

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Ceci est la récitation de la Sourate Joseph de la partie qui vous est racontée.

Bonne écoute.
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MessageSujet: Suite de L’histoire du prophète Youssouf   Lun 9 Avr 2012 - 12:22

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Continuons avec le verset suivant : « Et dans la ville, des femmes dirent: «la femme d’Al-Azize essaye de séduire son valet! Il l’a vraiment rendue folle d’amour».
Voyez-vous, le mot « séduire » est répété 4 fois : le verset 23– qui peut être traduit comme « Or celle "Zulikha" qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire », le verset 30 qui peut être traduit comme: « Et dans la ville, des femmes dirent: «la femme d’Al-Azize essaye de séduire son valet!», le verset 26 : – qui peut être traduit comme « "Joseph" dit: «C’est elle qui a voulu me séduire» le verset 51 : – qui peut être traduit comme « .. Et la femme d’Al-Azize dit: «Maintenant la vérité s’est manifestée. C’est moi qui ai voulu le séduire. ». Cette répétition est pour montrer à quel point son âme est inébranlable, elle (la femme) ne cessa de le presser, et pourtant il ne succomba pas à la tentation. Et dire qu’il existe des hommes qui fléchissent pour un simple signe d’une femme, et qu’il y en a même d’autres qui n’attendent même pas de signe, il leur suffit de l’imaginer. Aussi, des hommes qui passent leur vie à rêver de ce péché, et se lamentent sur leur sort, qu’ils n’arrivent pas à attirer les femmes alors que d’autres y arrivent. Mais Joseph a tenu bon, vous qui désirez l’imiter. Sa personne était tenace.

« La femme d’Al-Azize essaye de séduire son valet! Il l’a vraiment rendue folle d’amour ». Remarquez l’expression «Il l’a vraiment rendue folle d’amour » : voyez-vous, son amour l’a envahie au point d’en être folle, pourtant nous savons bien qu’il ne s’agit pas d’amour mais de désir. Pourquoi alors cette expression ? C’est une conception dangereuse. Il se trouve que les femmes se laissent facilement abuser, et ne font pas de distinction entre l’amour et le désir charnel. Et de ce fait, elles se font souvent tromper sous le nom de l’amour. Ce point est très important. Regardez bien, dans cette histoire : bien qu'il soit bien clair que ce n’est qu’une affaire de désir, elles parlèrent d’amour.
Et toi aussi, on peut te tromper ainsi. Le jeune homme ne cesse de répéter qu’il est amoureux d’elle, et la jeune fille le croit, jusqu’à ce qu’ils tombent dans l’erreur et désobéissent à Allah. Le lendemain, il ne la regarde plus dans les yeux. Je jure devant Allah, qu’il ne se passe pas une semaine où garçons et filles ne viennent m’avouer de pareilles histoires. Sous le nom de l’amour, ils entreprennent une relation jusqu’au jour où ils commettent le péché. Puis après, le jeune homme n’a plus envie de voir la jeune fille qui l’accuse de la laisser et de l’avoir trompée ou bien qu’il l’a épousée en secret. Ce mariage secret dont vous entendez parler dans les universités, il ne s’agit nullement de mariage, détrompez-vous, c’est de la fornication, c’est un péché. Toute fille qui se marie en secret sans que sa famille ne soit au courant est tombée dans le péché de la fornication. Prends garde, ne te laisse pas leurrer par les paroles d’amour, je te jure que le lendemain il t’abandonnera, car il est ignoble, et parfois même c’est plus fort que lui vu qu’il ne voit plus sur son visage que l’incarnation du diable.

Chaque semaine on entend ce genre d’histoires qui se répètent et quand on demande au jeune homme s’il aimait la jeune fille, il répond que ce n’était pas de l’amour, que c’était un désir charnel. Effectivement, s’il était amoureux de toi, il ne serait pas sorti avec toi en cachette, il t’aurait plutôt épousé. Je l’ai déjà dit aux filles, et je le répète : Si tu veux tester la sincérité de son amour pour toi, si tu veux connaître tes chances avec lui, essaye cette ruse : alors que tu es avec lui, dis-lui que tu viens de voir sa soeur passer avec quelqu’un. Alors il aura l’une des deux réactions : soit il te laissera tomber et accourra vers sa soeur – et là tu sauras que tu ne lui es pas chère, sa sœur non, mais toi il se permet de traîner avec toi – ou bien il te dira que ce n’est pas grave – et là tu sauras qu’il ne vaut pas grand-chose en tant qu’homme –.

« Il l’a vraiment rendue folle d’amour. Nous la trouvons certes dans un égarement évident » c’est un mot juste, prononcé pour une fausse cause. L’égarement dont elles parlèrent n’est point le fait qu’elle commette un péché, loin de là. Ce qu’elles trouvèrent inadmissible fut le fait qu’elle chercha à le perpétrer avec un valet, n’aurait-elle pas mieux fait de chercher un homme de son rang social ? C’est cela qu’elles visèrent en parlant d’égarement, et pas le péché. Quel climat ? Quel environnement empoisonné ? Quelle ville, et quelles femmes ?
Regardons le verset suivant : – Allah (exalté soit-Il)dit - ce qui peut être traduit comme : « Lorsqu’elle eut entendu leur fourberie » comment a t-elle appris leur fourberie ? C’est clair, dès qu’il s’agit de femmes, les nouvelles circulent rapidement.
La suite du verset – Allah (exalté soit-Il)dit - ce qui peut être traduit comme : « Lorsqu’elle eut entendu leur fourberie, elle leur envoya [des invitations,] » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 31). Ici, "leur fourberie" suggère qu’il y a jalousie dans l’air. Ô mes frères, quand la jalousie s’infiltre dans la société, elle commence à envenimer la communauté, ce qui pousse les gens vers la ruine et les coeurs vers la noirceur.
Ô mes frères et sœurs employés et fonctionnaires, par Allah, ne calomnier jamais votre supérieur, allez plutôt lui dire que vous êtes contrariés, car vous moquer de lui avec vos collègues est une vilaine lâcheté et une médisance. Ne vous moquez jamais de vos enseignant, pourrez-vous répéter ces moqueries devant lui ? Si vous en êtes capable, affrontez-le sinon ne dénigrez personne. Ne médisez jamais de vos voisines avec d’autres femmes, sachez que celles-là en feraient de même dès que vous aurez le dos tourné, et sachez que le collègue qui critique un autre devant vous, vous critiquera devant lui la prochaine fois.
Le Prophète (BP sur lui) n’a jamais parlé d’un sujet de manière aussi dure que celui de la médisance. Une fois, deux personnes marchaient et ont évoqué quelqu’un en mauvais termes, le Prophète a gardé le silence jusqu’au moment où ils sont passés devant la charogne d’un âne. Le Prophète leur demanda alors d’en manger. Étonnés, ils lui ont demandé comment pouvait-il leur demander une chose pareille ! Il a alors répondu : « Mangez comme vous avez mangé la chair de votre frère » « Ne dites pas du mal les uns des autres, l’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? ».
Une autre histoire semblable, cette fois avec deux femmes qui disaient souvent du mal d’une autre en son absence. Elles jeûnaient, et elles ont eu des contractions douloureuses aux ventres. Elles sont allées voir le Prophète (BP sur lui) qui leur a demandé de vomir. Notez qu’elles étaient à jeûne, pourtant elles ont vomi de la viande mâchée. A chaque fois qu’il rencontrait un homme disant du mal d’un absent, le Prophète lui demandait de se laver la bouche (comme s’il venait de manger de la viande). Imaginez un instant qu’à chaque fois que vous médisez de quelqu’un vous vous lavez la bouche. Vous finirez par arrêter cette vilaine habitude car vous souffrirez de douleurs à la bouche.

Revenons à notre sujet, « Lorsqu’elle eut entendu leur fourberie, elle leur envoya [des invitations,] », c’est-à-dire qu’elle a préparé une réception – il est évident que ces femmes appartenaient à la classe aristocrate parce que le femme de Al-Azize n’inviterait pas n’importe qui. « Elle leur envoya [des invitations,] et prépara pour elles une collation » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 31) elle leur prépara un lieu confortable, un festin exquis, une ambiance attrayante. Tout cela pour qu’elles soient à l’aise...« et elle remit à chacune d’elles un couteau » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 31), remarquez ce qu’elle projeta, avec chaque fruit par exemple elle disposa un couteau pour l’éplucher à priori. Mais son but était autre. Elle a prévu qu’en le voyant, elles se blesseraient les mains avec les couteaux ! Et ce parce qu’elle les connaît et connaît leur façon de penser et peut prévoir leur réaction. Quelle est cette société, pourquoi toutes ces manigances ? L’oisiveté peut-elle mener à tant de dégradation ?
En marge de cela, j’ai une petite remarque à vous faire. Les Egyptiens d’antan utilisaient les couteaux, comme à notre ère, et c’est une preuve qu’il s’agit bien d’une civilisation avancée sans parler du fait qu’elle soit reliée ou non à Allah.
Ensuite « Elle remit à chacune d’elles un couteau, Puis elle dit: «Sors devant elles, (Joseph!)» » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 31) Cela signifie qu’il n’avait pas quitté la maison et Al-Azize ne l’avait pas chassé.« Puis elle dit: «Sors devant elles, (Joseph!)» - Lorsqu’elles le virent, elles l’admirèrent » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 31) c’est-à-dire qu’elles l’ont vu avec des yeux éblouis. « Lorsqu’elles le virent, elles l’admirèrent, et se coupèrent les mains » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 31) ça ne veut pas dire qu’elles coupèrent entièrement leurs mains, ça veut seulement dire qu’elles se sont blessées : Chacune en épluchant une pomme garda les yeux fixés sur lui jusqu’à ce qu’elle se soit entaillée les doigts. « Et se coupèrent les mains et dirent: « A Allah ne plaise! Ce n’est pas un être humain, ce n’est qu’un ange noble ! » » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 31) Remarquez comment elles parlèrent de religion, d’Allah, dans un propos indécent et de mœurs légères ! Vous rendez-vous compte quelle manière de parler elles utilisèrent ? Prends garde à ne jamais en faire autant, ne jamais employer des propos de religion dans un milieu malsain. Comme cet homme qui observe une belle femme, et si tu lui demandes de baisser son regard, il répondra qu’Allah est beau et aime la beauté. C’est grave, sachez qu’Allah n’approuve pas du tout ce genre de propos. Ou encore des gens regardant une danseuse et qui clament « Qu’Allah bénisse le Prophète », vous vous rendez compte ? Cela constitue une grave violation.

« Et dirent: « A Allah ne plaise! », elles sont éblouies par la beauté mais elles ont employé des termes propres à la religion. Notez l’indécence de cette femme : « Elle dit: «Voilà donc celui à propos duquel vous me blâmiez. J’ai essayé de le séduire. » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 32). Est-il possible qu’une femme soit ainsi ? Elle leur a démontré qu’elles étaient comme elle et qu’elles avaient cédé également à la tentation. Les femmes sont très curieuses, lorsqu’elles sont liées à Allah elles peuvent égaler une centaine d’hommes. Et peuvent être sources de volonté et de confiance en Allah, plus fortes que les hommes. Mais quand - Allah nous en protège - elles s’éloignent du droit chemin, une force titanesque ne pourra pas remuer leur cœur. Mais encore, quand une femme perd la pudeur, elle est presque irrécupérable. Je te conseille, mon jeune frère, quand tu choisis ta compagne, prends garde à ne pas prendre une femme qui n’a pas de pudeur. Le meilleur choix bien sûr est d’épouser une femme qui te soutient dans la piété, mais tu peux épouser une femme qui n’est pas très pieuse, mais jamais une femme sans décence. Tu la reconnaîtras à sa façon de s’habiller, de parler, de se comporter : une femme peut ne pas porter le voile mais être décente dans sa tenue sans exagérer les manières de séduction. Prends garde de ne pas te marier avec une femme habituée à éclater de rire au milieu des hommes et à plaisanter avec eux. Évite de te lier à une telle femme, même si elle est la plus belle et la plus séduisante au monde. Ce que je viens de dire est également valable pour toi ma sœur, ne te lie jamais à un homme indécent dépourvu de pudeur.

« J’ai essayé de le séduire » observez l’expression qui suit : « mais il s’en défendit fermement » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 32). Allah a voulu juxtaposer ces deux expressions pour contraster la bassesse à l’élévation, la dégradation à la dignité et la fermeté. Vers quoi pencheras-tu ? Essaye de te défendre fermement si tu te trouves exposé à une telle épreuve. Je t’avoue une chose miraculeuse : défends toi une fois, Allah te protègera dix fois.
Écoutez ce verset : Allah (exalté soit-Il)dit ce qui peut être traduit comme : « Et cramponnez-vous tous ensemble au «Habl» (câble) d’Allah » (TSC, 'Al-'Imrân' (LA FAMILLE D'IMRAN) : 103), remarquez que le mot « cramponnez » signifie refusez le péché, résistez à son attrait. Si tu résistes une seule fois, comme éviter de regarder une scène impudente sur une chaîne satellite ou sur Internet, ou baisser ton regard en croisant une femme sur ton chemin, alors Allah t’évitera ce péché des mois entiers. Et n’écoute pas le diable qui essaye par tous les moyens de te leurrer en te persuadant que même si tu résistes une fois, tu n’y arriveras pas toujours, car tu te heurtes continuellement à ce problème. Essaye et tu verras.

La suite de l'histoire prochainement inchaallah...
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Majda

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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Lun 9 Avr 2012 - 12:59

Salam
Ce passage a attiré mon attention.Je réagis parce que très souvent on assimile le voile aux habits que portaient les femmes il y a des siècles.Comment voulez vous convaincre une jeune fille de porter des vêtements pareils?
La tentation de Caïn était d'épouser sa sœur jumelle que son frère devait épouser, et ce, en enfreignant la loi divine. Mais les formes de tentation ont changé à notre époque. Est-ce que tu as essayé de baisser ton regard en voyant les femmes ou les chaînes de public adulte ?

Beaucoup de femmes et de filles ne portent pas le voile. Mais jusqu'à ce qu'elles le fassent, qu'est ce qu'elles portent ? Le voile est certes une affaire importante. Le fait que tu ne portes pas le voile mais en même temps tu portes des vêtements décents, c'est bien et Allah t'aidera. Mais ce qui est grave c'est de porter des vêtements serrés dans le genre que l'on voit de nos jours. Le Prophète (BP sur lui) dit à ce propos : «deux catégories de ma communauté n’entreront pas au Paradis et ne sentiront pas son odeur, bien que son odeur se sente à une distance de 500 ans de marche» Ils dirent : "Ô Messager de Dieu ! Qui sont-elles ? " Il dit : des femmes habillées, mais nues, inclinées et inclinantes, sur leur tête elles ont comme des bosses de chameaux. Il ajoute : « Elles ne sentiront pas l'odeur du paradis». "Inclinées", veut dire qu'elles ont dévié du chemin d'Allah et "inclinantes", elles incitent les autres à le faire.


Porter le voile( je ne parlerais pas des exigences morales parce que le voile, ce n'est pas juste des habits) est certes important, mais le coté esthétique compte beaucoup pour la femme. Le fait d'être à la page et en même temps de suivre les préceptes islamique a encouragé beaucoup de jeunes filles à mettre le voile( tu as parlé de changement dans la tentation)c’est vrai, si avant voir ne serait ce qui la jambe d'une femme suscitait la tentation, aujourd'hui porter un vêtement élégant (mais décent) n'est pas méchant à mon avis, et c'est mieux que de ne pas le porter du tout. Et le Haddith que tu as cité ne parle pas à mon avis des femmes voilées mais des autres, celles qui portent des vêtements transparents, collant à la peau, les cheveux au vent et qui surtout cherchent par leurs gestes à exciter le désir des hommes.
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MessageSujet: Re: Les histoires des prophètes   Lun 9 Avr 2012 - 14:53

Majda a écrit:
Salam
Ce passage a attiré mon attention.Je réagis parce que très souvent on assimile le voile aux habits que portaient les femmes il y a des siècles.Comment voulez vous convaincre une jeune fille de porter des vêtements pareils?
La tentation de Caïn était d'épouser sa sœur jumelle que son frère devait épouser, et ce, en enfreignant la loi divine. Mais les formes de tentation ont changé à notre époque. Est-ce que tu as essayé de baisser ton regard en voyant les femmes ou les chaînes de public adulte ?

Beaucoup de femmes et de filles ne portent pas le voile. Mais jusqu'à ce qu'elles le fassent, qu'est ce qu'elles portent ? Le voile est certes une affaire importante. Le fait que tu ne portes pas le voile mais en même temps tu portes des vêtements décents, c'est bien et Allah t'aidera. Mais ce qui est grave c'est de porter des vêtements serrés dans le genre que l'on voit de nos jours. Le Prophète (BP sur lui) dit à ce propos : «deux catégories de ma communauté n’entreront pas au Paradis et ne sentiront pas son odeur, bien que son odeur se sente à une distance de 500 ans de marche» Ils dirent : "Ô Messager de Dieu ! Qui sont-elles ? " Il dit : des femmes habillées, mais nues, inclinées et inclinantes, sur leur tête elles ont comme des bosses de chameaux. Il ajoute : « Elles ne sentiront pas l'odeur du paradis». "Inclinées", veut dire qu'elles ont dévié du chemin d'Allah et "inclinantes", elles incitent les autres à le faire.


Porter le voile( je ne parlerais pas des exigences morales parce que le voile, ce n'est pas juste des habits) est certes important, mais le coté esthétique compte beaucoup pour la femme. Le fait d'être à la page et en même temps de suivre les préceptes islamique a encouragé beaucoup de jeunes filles à mettre le voile( tu as parlé de changement dans la tentation)c’est vrai, si avant voir ne serait ce qui la jambe d'une femme suscitait la tentation, aujourd'hui porter un vêtement élégant (mais décent) n'est pas méchant à mon avis, et c'est mieux que de ne pas le porter du tout. Et le Haddith que tu as cité ne parle pas à mon avis des femmes voilées mais des autres, celles qui portent des vêtements transparents, collant à la peau, les cheveux au vent et qui surtout cherchent par leurs gestes à exciter le désir des hommes.

Merci pour ton intervention, et effectivement je pense que le plus important est de porter des habits décents et si le voile va avec c'est encore mieux. C'est un grand travail sur soi que chacun de nous doit faire constament pour éviter de tomber dans l'égarement.

« Ô enfants d’Adam! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. - Mais le vêtement de la piété voilà qui est meilleur - C’est un des signes (de la puissance) d’Allah.»
Al-‘A’râf, verset 26

Et demandons à Allah de nous guider, de nous pardonner et nous préserver de nos mauvaises actions.
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riad




MessageSujet: Suite de l'histoire de Joseph   Dim 15 Avr 2012 - 13:05

Salam Aleikom

Nous allons reprendre la suite de l'histoire du prophète Joseph, après notre invocation au seigneur des mondes.

Seigneur, mets une lumière dans mon ouïe, une lumière dans mon regard, et une lumière dans mon cœur.

Ô Allah, pardonne-moi mon péché, facilite ma tâche, et ouvre ma poitrine.

Ô Allah, je demande Ta protection contre les suggestions du mal, la dissipation dans l'action, et le châtiment du tombeau.

Mon Dieu, je demande Ta protection contre le mal qui sévit pendant la nuit, et le mal qui sévit pendant le jour, contre le mal que portent les vents, et contre les malheurs du temps.

Seigneur, croyant en Toi, reconnaissant l'autorité de Ton commandement, exécutant Ton pacte, et suivant la conduite de Ton Prophète Mohamed, j'atteste qu'il n'y a de Dieu qu'Allah l'Unique, sans associé, et j'atteste que Mohamed est Son Serviteur et Son Messager. Seigneur, accorde-nous ici-bas un bienfait, et dans l'au-delà un bienfait; et protège-nous du châtiment du Feu!

Seigneur, je cherche Ta protection contre tout doute, contre tout polythéisme, contre toute discorde, contre toute hypocrisie, contre tout mauvais comportement, contre un retour malheureux vers ma famille, mes biens et mes enfants. Seigneur, place-moi à l'ombre de Ton Ombre le jour où il n'y aura d'ombre que la Tienne, et donne-moi à boire ce jour là de la coupe de Mohamed une boisson agréable, après laquelle il n'y aura nulle soif à jamais, Ô Détenteur de la Majesté et de la Générosité!

Seigneur, Tu es le Salut, et de Toi vient le Salut. Accueille-nous en nous accordant le Salut, en nous agréant au Paradis, demeure de Salut! Seigneur, Tu entends ce que je dis, Tu vois où je me trouve, Tu connais ce que je cache comme secret et ce que je prononce tout bas; rien de moi ne T'échappe. Je suis le misérable, le pauvre, qui demande aide et secours, le peureux, le craintif, qui reconnaît et avoue ses péchés; je Te sollicite à la manière de l'homme humble, je T'implore en pêcheur soumis, je Te prie comme prie celui qui a peur et est en proie au mal, celui qui plie le cou devant Toi et dont les larmes jaillissent dans Ta voie, celui dont le corps se soumet à Toi et qui se prosterne à même la poussière devant Toi. Seigneur, O mon Dieu, fais que, par les prières que je T'adresse, je ne sois pas un méchant. Sois Clément envers moi, Miséricordieux !

Seigneur, Tu as dit dans le Coran : { Invoquez-moi et Je vous exaucerai ! }

Tu as dit aussi : { [...] Je suis proche, en vérité, quand Mes serviteurs t'interrogent à Mon sujet;
Je réponds à l'appel de celui qui M'invoque, quand il M'invoque }

[ Sourate 2 - Verset 186 ]

Seigneur, Tu as dit dans le hadith qoudoussi : "Ceux qui M'invoqueront, Je les exaucerai, celui qui Me demande, Je lui donnerai; celui qui implore Mon pardon, Je lui pardonnerai" Nous voilà entre Tes mains, nous T'implorons, nous T'invoquons,

Mon Dieu, fais de nous des humains généreux ! Mon Dieu, ne nous déshonore pas au Jour du Jugement, Mon Dieu, assiste-nous pour le bien ! Seigneur, je Te demande assurance pour le Jour de la Menace, le Paradis pour le Jour de l'éternité, en compagnie de Tes rapprochés et des témoins, de ceux qui s'inclinent et se prosternent, et qui sont restés fidèles à leurs pactes. Tu es Le Miséricordieux, et Tu réalises ce que Tu veux.

Louange à Toi, Seigneur, le Très Haut, le Sublime, le Donateur.


Par la volonté d'Allah, nous reprenons la suite, Ecoutez ce verset : Allah (exalté soit-Il) dit ce qui peut être traduit comme : « Et cramponnez-vous tous ensemble au «Habl»[iii] (câble) d’Allah » (TSC, 'Al-'Imrân' (LA FAMILLE D'IMRAN) : 103), remarquez que le mot « cramponnez » signifie refusez le péché, résistez à son attrait. Si tu résistes une seule fois, comme éviter de regarder une scène impudente sur une chaîne satellitaire ou sur Internet, ou baisser ton regard en croisant une femme sur ton chemin, alors Allah t’évitera ce péché des mois entiers. Et n’écoute pas le diable qui essaye par tous les moyens de te leurrer en te persuadant que même si tu résistes une fois, tu n’y arriveras pas toujours, car tu te heurtes continuellement à ce problème … Essaye et tu verras.

Regarde la suite, l’extrême abjection : « Or, s’il ne fait pas ce que je lui commande.. » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 32). Comment une femme peut-elle s’abaisser à ce niveau ? Pourquoi le Coran répète t-il ces expressions ? C’est pour t’avertir ma sœur de ne pas être ainsi. Comment certaines de nos filles peuvent-elles prendre le téléphone et chercher parmi les numéros en quête d’un homme disponible pour les courtiser ? Es-ce possible ? Es-ce possible que de telles filles soient de la descendance de ‘A’icha et de ‘Asma’' ? Es-ce vraisemblable qu’elles soient de la nation de Mohammed (BP sur lui) ? Est-il possible qu’elles aient lu l’histoire de Joseph sana en comprendre le sens ?

« Or, s’il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 32). En entendant ces mots, Joseph leva les mains vers le ciel. L’épreuve est devenue plus dure pour lui cette fois-ci : pas seulement une femme, mais toutes tentent de le séduire. La preuve est ce qu’il dit dans sa prière : «...Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» [des pécheurs] » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 33), il n’a pas dit ‘sa ruse’ mais plutôt ‘leur ruse’. Ensuite « Il dit: «Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent.. » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 33). Chacune de ces femmes demandait à la femme d’Al-Azize de la laisser tenter sa chance avec lui, et à chaque fois il résistait. Vois-tu la résistance de Joseph, il ne s’agit plus d’une seule femme, mais de plusieurs femmes. Cette fermeté ne te pousse t-elle pas à te demander pourquoi serais-tu aussi faible, pourquoi fléchis-tu devant le plus petit geste d’une femme dans la rue ?

Ô, Mes frères, Allah nous raconte cette histoire pour nous procurer la force de tenir, pour nous servir d’exemple de résolution « Or, s’il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés ». Passons à une autre scène : Joseph leva la main vers le ciel : « Il dit: «Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent.. ». Te rends-tu compte de la pesée de ce qu’il dit? Comprends-tu ce que cela signifie ? Ô, Allah les tourments de la prison me sont préférables et plus aisés que les tourments du péché. Et vous, que choisissez-vous : la prison ou la fornication ? Vous imaginez le choix… Pour nous le choix qui se pose est soit de résister cinq ou six ans jusqu’au mariage ou de commettre le péché. Pour Joseph c’était nettement plus difficile : aller en prison et ne pas commettre de péché. Et vint la réponse « Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable[iv] ». Le Coran a utilisé le même mot « amour » dans les deux cas : les femmes qui disent qu’il a rendu la femme d’Al-Azize folle d’amour et lui qui dit aimer la prison plus que le péché. Peux-tu en dire autant ? S’il y a parmi vous quelqu'un qui fréquente une femme en dehors d’une liaison légitime, même sans arriver à l’acte de la fornication, ou quelqu'un qui laisse sa femme languir à la maison et qui passe son temps à bavarder et à entretenir une relation avec une collègue.. Ces gens-là, peuvent-ils dire une partie de ce que Joseph a dit ?Peuvent-ils ressentir la même chose envers le péché ?

Il dit qu’il aimait la prison pour signifier que la prison est agréable si elle protège contre le péché. Il y a des gens qui aspirent à la désobéissance d’Allah, sans aucune menace de prison ni d’autres choses. : « .. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles. », Remarquez qu’il dit bien ‘je pencherai vers elles’ sans plus. Ce qu’il craignit fut de s’incliner vers elles et non pas de commettre l’interdit avec elles. : « .. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» [des pécheurs] », il y a un autre point plaisant ici, c’est qu’il n’y a pas d’espoir sans l’imploration de l’aide d’Allah. Vous vous rappelez Jacob qui dit ce qui peut être traduit comme : « Il ne me reste plus donc qu’une belle patience! C’est Allah qu’il faut appeler au secours contre ce que vous racontez » (TSC, 'Youssouf (JOSEPH) : 18), Joseph l’imita aujourd’hui : « Il dit: «Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent.. », mais sans Toi (mon Seigneur) je ne vaux rien « .. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» [des pécheurs] ». Soyez sûrs qu’il n’y a pas d’échappatoire au péché sans l’aide d’Allah ni de réussite dans la vie sans Son assistance. Cette adoration est quasi-absente dans notre vie. Tu as l’habitude de dire que tu vas t’abstenir devant les péchés ou que tu vas assister à la conférence, mais as-tu pensé demander l’aide d’Allah ? Le recours à Allah est la moelle de l’Islam. Ibn Al-Qayïm a dit à ce sujet : « Allah a envoyé cent quatre livres sacrés (la source de cette information est un hadith du Prophète) qu’Il a regroupés dans trois livres (qui sont l’Evangile, la Tora et le Coran) puis les a réunis dans un seul livre (qui est le Coran) puis Il a rassemblé le Coran dans une seule Sourate (Al-Fatiha) puis a résumé Al-Fatiha dans un seul verset : « C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours (ou aide)» puis il enchaîna : « il n’y a pas d’adoration sans l’aide d’Allah, alors l’imploration de Son assistance est la moelle de l’Islam ».

La suite prochainement In cha Allah ...
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