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 Coran et langue arabe

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titou

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MessageSujet: Coran et langue arabe   Dim 11 Déc 2011, 20:59

Coran et langue arabe

La langue arabe, à l'instar du sanskrit pour la Tradition Hindoue et de l'hébreu pour la Tradition hébraïque est une langue sacrée en ce que Dieu s'y est révélé. S'il s'y est révélé, c'est qu'elle présente un caractère archaïque ou synthétique synonyme non pas de pauvreté mais de richesse structurale. Elle offre des possibilités qui ne se retrouvent dans aucune langue tardive ou langue profane qui n'est telle qu'en raison d'une certaine dégénérescence : une langue pauvre en ce qu'elle est vidée du pouvoir de synthèse, cette faculté de varier les divers aspects d'une seule et même idée, du concret à l'universel, en bref, de tout exprimer en peu de mots. Un pot de dix centimètres de diamètre contient beaucoup plus de confiture qu'une vaste tartine.

Une langue archaïque “comporte la possibilité de condenser toute une doctrine en une formule brève et concise comme un diamant” (1) Cette possibilité est actualisé pleinement dans le Coran. La concision de la phrase n'en limite pas la profondeur, phrase d'ailleurs brève et répétitive. Ce langage rythmé et cristallin est parfaitement adapté au symbolisme. Rigoureusement phonétique, les lettres désignent également les sons, reflet du Verbe et du Souffle divin qui actualise les formes. “L'identification du son et de l'acte est immédiate et spontané.” (2)

” Tout mot arabe dérive d'un verbe constitué par trois sons invarariables, qui sont comme un idéogramme sonore, et dont dérivent jusqu'à douze différents modes verbaux (…) chacun de ces modes produisant à son tour toute une constellation de substantifs et d'adjectifs, dont le sens premier se rattachera toujours, d'une manière plus ou moins directe, à celui de l'acte fondamental représenté par la racine trilitère de tout “l'arbre” verbal.
Il est évident que cette transparence sémantique du langage, le fait qu'il découle tout entier, dans son symbolisme, de la nature phonétique du verbe, est une preuve de sa relative primordialité. C'est qu'à l'origine, et dans le fond même de notre conscience, les choses sont spontanément conçues comme des déterminations du son primordial qui résonne dans le coeur, ce son n'étant autre chose que l'acte premier, non individualisé, de la conscience ; à ce niveau ou dans cet état, “nommer” une chose, c'est s'identifier avec l'acte ou le son qui la produit (…) (3)
La langue arabe est comme suspendus à l'intuition auditive”
(4)

C'est pourquoi la psalmodie du texte coranique -tajwîd- suggéré par le rythme qui lui est inhérent lui rend tout son relief et lui restitue son caractère proprement rituel par analogie au son primordial et indifférencié qui est comme la substance de l'énonciation divine perpétuelle. C'est pour cette raison que tout musulman -non arabe- apprend un minimum de versets coraniques en langue arabe, ne serait-ce que pour accomplir la prière rituelle. Il goûte ainsi à une “saveur” et a conscience que son intelligence dans sa totalité participe plus directement à la Parole divine.


___________________________________________________________________________________________

(1) Titus Burchardt, “L'art de l'Islam”
(2) Op, cit.
(3) Selon leCoran, Adam a su tous les Noms
(4) Op, cit.
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MessageSujet: Re: Coran et langue arabe   Mar 03 Mar 2015, 22:52

titou a écrit:


” Tout mot arabe dérive d'un verbe constitué par trois sons invariables, qui sont comme un idéogramme sonore, et dont dérivent jusqu'à douze différents modes verbaux (…) chacun de ces modes produisant à son tour toute une constellation de substantifs et d'adjectifs, dont le sens premier se rattachera toujours, d'une manière plus ou moins directe, à celui de l'acte fondamental représenté par la racine trilitère de tout “l'arbre” verbal.



Il existe jusqu'à 14 formes dérivées du verbe trilitère, plus le verbe lui-même, ce qui fait 15 variantes pour un seul verbe.

Mais ce ne sont pas tous les verbes qui se prêtent à ça et certains n'ont que quelques variations.

En Arabe moderne, on apprend en général les dix premièes variantes qui sont les plus courantes. L'étude du Coran nécessite d'aborder toutes les formes dérivées et donc de se plonger dans des études plus poussées dans le domaine de la grammaire.

Les verbes trilitères sont les plus nombreux mais il existe des verbes à deux consonnes et à quatre consonnes.
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gan




MessageSujet: Re: Coran et langue arabe   Mar 17 Mar 2015, 19:25

titou a écrit:
Coran et langue arabe

La langue arabe, à l'instar du sanskrit pour la Tradition Hindoue et de l'hébreu pour la Tradition hébraïque est une langue sacrée en ce que Dieu s'y est révélé. S'il s'y est révélé, c'est qu'elle présente un caractère archaïque ou synthétique synonyme non pas de pauvreté mais de richesse structurale. Elle offre des possibilités qui ne se retrouvent dans aucune langue tardive ou langue profane qui n'est telle qu'en raison d'une certaine dégénérescence : une langue pauvre en ce qu'elle est vidée du pouvoir de synthèse, cette faculté de varier les divers aspects d'une seule et même idée, du concret à l'universel, en bref, de tout exprimer en peu de mots. Un pot de dix centimètres de diamètre contient beaucoup plus de confiture qu'une vaste tartine.

Une langue archaïque “comporte la possibilité de condenser toute une doctrine en une formule brève et concise comme un diamant” (1) Cette possibilité est actualisé pleinement dans le Coran. La concision de la phrase n'en limite pas la profondeur, phrase d'ailleurs brève et répétitive. Ce langage rythmé et cristallin est parfaitement adapté au symbolisme. Rigoureusement phonétique, les lettres désignent également les sons, reflet du Verbe et du Souffle divin qui actualise les formes. “L'identification du son et de l'acte est immédiate et spontané.” (2)

” Tout mot arabe dérive d'un verbe constitué par trois sons invarariables, qui sont comme un idéogramme sonore, et dont dérivent jusqu'à douze différents modes verbaux (…) chacun de ces modes produisant à son tour toute une constellation de substantifs et d'adjectifs, dont le sens premier se rattachera toujours, d'une manière plus ou moins directe, à celui de l'acte fondamental représenté par la racine trilitère de tout “l'arbre” verbal.
Il est évident que cette transparence sémantique du langage, le fait qu'il découle tout entier, dans son symbolisme, de la nature phonétique du verbe, est une preuve de sa relative primordialité. C'est qu'à l'origine, et dans le fond même de notre conscience, les choses sont spontanément conçues comme des déterminations du son primordial qui résonne dans le coeur, ce son n'étant autre chose que l'acte premier, non individualisé, de la conscience ; à ce niveau ou dans cet état, “nommer” une chose, c'est s'identifier avec l'acte ou le son qui la produit (…) (3)
La langue arabe est comme suspendus à l'intuition auditive”
(4)

C'est pourquoi la psalmodie du texte coranique -tajwîd- suggéré par le rythme qui lui est inhérent lui rend tout son relief et lui restitue son caractère proprement rituel par analogie au son primordial et indifférencié qui est comme la substance de l'énonciation divine perpétuelle. C'est pour cette raison que tout musulman -non arabe- apprend un minimum de versets coraniques en langue arabe, ne serait-ce que pour accomplir la prière rituelle. Il goûte ainsi à une “saveur” et a conscience que son intelligence dans sa totalité participe plus directement à la Parole divine.


___________________________________________________________________________________________

(1) Titus Burchardt, “L'art de l'Islam”
(2) Op, cit.
(3) Selon leCoran, Adam a su tous les Noms
(4) Op, cit.

Votre message est extrêmement intéressant et il me fait penser à un propos qui s'en rapproche que j'avais lu dans la Mare au Diable, de Georges Sand :

"...car c'est une véritable traduction qu'il faut au langage antique et naïf des paysans de la contrée que je chante (comme on disait jadis). Ces gens-là parlent trop français pour nous, et, depuis Rabelais et Montaigne, les progrès de la langue nous ont fait perdre bien des vieilles richesses. Il en est ainsi de tous les progrès, il faut en prendre son parti."

Le progrès est lié à l'appauvrissement de la chose qu'il améliore car il va de pair avec l'efficacité. Or, l'efficacité exige qu'on aille à l'essentiel, qu'on ne s'encombre pas de fioritures, de complexité. Donc, les langues antiques étaient bien plus riches que les modernes.

Cela me fait penser aux théories de Guénon.

Je me posais cependant une question : l'arabe coranique est-il réellement de l'arabe classique ?
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MessageSujet: Re: Coran et langue arabe   Mar 17 Mar 2015, 20:25

gan a écrit:
titou a écrit:
Coran et langue arabe

La langue arabe, à l'instar du sanskrit pour la Tradition Hindoue et de l'hébreu pour la Tradition hébraïque est une langue sacrée en ce que Dieu s'y est révélé. S'il s'y est révélé, c'est qu'elle présente un caractère archaïque ou synthétique synonyme non pas de pauvreté mais de richesse structurale. Elle offre des possibilités qui ne se retrouvent dans aucune langue tardive ou langue profane qui n'est telle qu'en raison d'une certaine dégénérescence : une langue pauvre en ce qu'elle est vidée du pouvoir de synthèse, cette faculté de varier les divers aspects d'une seule et même idée, du concret à l'universel, en bref, de tout exprimer en peu de mots. Un pot de dix centimètres de diamètre contient beaucoup plus de confiture qu'une vaste tartine.

Une langue archaïque “comporte la possibilité de condenser toute une doctrine en une formule brève et concise comme un diamant” (1) Cette possibilité est actualisé pleinement dans le Coran. La concision de la phrase n'en limite pas la profondeur, phrase d'ailleurs brève et répétitive. Ce langage rythmé et cristallin est parfaitement adapté au symbolisme. Rigoureusement phonétique, les lettres désignent également les sons, reflet du Verbe et du Souffle divin qui actualise les formes. “L'identification du son et de l'acte est immédiate et spontané.” (2)

” Tout mot arabe dérive d'un verbe constitué par trois sons invarariables, qui sont comme un idéogramme sonore, et dont dérivent jusqu'à douze différents modes verbaux (…) chacun de ces modes produisant à son tour toute une constellation de substantifs et d'adjectifs, dont le sens premier se rattachera toujours, d'une manière plus ou moins directe, à celui de l'acte fondamental représenté par la racine trilitère de tout “l'arbre” verbal.
Il est évident que cette transparence sémantique du langage, le fait qu'il découle tout entier, dans son symbolisme, de la nature phonétique du verbe, est une preuve de sa relative primordialité. C'est qu'à l'origine, et dans le fond même de notre conscience, les choses sont spontanément conçues comme des déterminations du son primordial qui résonne dans le coeur, ce son n'étant autre chose que l'acte premier, non individualisé, de la conscience ; à ce niveau ou dans cet état, “nommer” une chose, c'est s'identifier avec l'acte ou le son qui la produit (…) (3)
La langue arabe est comme suspendus à l'intuition auditive”
(4)

C'est pourquoi la psalmodie du texte coranique -tajwîd- suggéré par le rythme qui lui est inhérent lui rend tout son relief et lui restitue son caractère proprement rituel par analogie au son primordial et indifférencié qui est comme la substance de l'énonciation divine perpétuelle. C'est pour cette raison que tout musulman -non arabe- apprend un minimum de versets coraniques en langue arabe, ne serait-ce que pour accomplir la prière rituelle. Il goûte ainsi à une “saveur” et a conscience que son intelligence dans sa totalité participe plus directement à la Parole divine.


___________________________________________________________________________________________

(1) Titus Burchardt, “L'art de l'Islam”
(2) Op, cit.
(3) Selon leCoran, Adam a su tous les Noms
(4) Op, cit.

Votre message est extrêmement intéressant et il me fait penser à un propos qui s'en rapproche que j'avais lu dans la Mare au Diable, de Georges Sand :

"...car c'est une véritable traduction qu'il faut au langage antique et naïf des paysans de la contrée que je chante (comme on disait jadis). Ces gens-là parlent trop français pour nous, et, depuis Rabelais et Montaigne, les progrès de la langue nous ont fait perdre bien des vieilles richesses. Il en est ainsi de tous les progrès, il faut en prendre son parti."

Le progrès est lié à l'appauvrissement de la chose qu'il améliore car il va de pair avec l'efficacité. Or, l'efficacité exige qu'on aille à l'essentiel, qu'on ne s'encombre pas de fioritures, de complexité. Donc, les langues antiques étaient bien plus riches que les modernes.

Cela me fait penser aux théories de Guénon.

Je me posais cependant une question : l'arabe coranique est-il réellement de l'arabe classique ?

Les lois de grammaire et conjugaison et la richesse de la langue arabe actuelle sont le fruit de la révélation coranique. Nous avons déduit les règles de la langue arabe actuelle à partir du Coran car il n'existait aucun écrit humain qui soit de la même envergure. Il n'en existe toujours pas d'ailleurs. Le Coran est la "référence" de la langue arabe.


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MessageSujet: Re: Coran et langue arabe   Mer 17 Juin 2015, 17:49

Voici une exégèse du Coran par le Coran en utilisant la grammaire :


Tafsir Al Kashaf (Al Zamakhshari) - e-book en arabe
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