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| Auteur | Message |
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Eliza Moderateur

 | Sujet: Re: POEME Mar 10 Jan - 3:34 | |
| L'amour , c'est l'occasion unique de mûrir , de prendre forme , de devenir soi-même un monde pour l'amour de l'être aimé .
C'est une haute exigence , une ambition sans limite , qui fait de celui qui aime un élu qu'appelle le large .
Rainer Maria Rilke , " Lettres à un jeune poète , 1903-1908 , parues en 1929 |
|  | | Eliza Moderateur

 | Sujet: Re: POEME Ven 20 Jan - 15:47 | |
| | Eliza a écrit: | L'amour , c'est l'occasion unique de mûrir , de prendre forme , de devenir soi-même un monde pour l'amour de l'être aimé .
C'est une haute exigence , une ambition sans limite , qui fait de celui qui aime un élu qu'appelle le large .
Rainer Maria Rilke , " Lettres à un jeune poète , 1903-1908 , parues en 1929 |
Je ris au bas de l'escalier
Devant la porte grande ouverte
Dans le soleil éparpillé
Au mur parmui la vigne verte
Et mes bras tendus vers vous
C'est aujourd'hui que je vous aime .
Pierre Reverdy , " C'est aujourd'hui que je vous aime " , Plupart du temps , 1945 |
|  | | =Eliza Moderateur


 | Sujet: Le poème de l'Eglise . Sam 18 Fév - 9:41 | |
| Le poème de l'Eglise .
Seigneur , je veux chanter le bien que tu fais , toi , dans l'Eglise , et dire mon poème à l'amour que tu lui portes .
Elle est faible , mais combien d'actes de vie , de lieux de consolation et d'espérance portent son nom ! Qui donc est sa force ?
Elle est souvent distraite en sa prière . Mais combien d'églises , de chapelles , dans combien de rues des villes , dans combien de villages , se tiennent des hommes et des femmes qui vont vers toi ? Qui donc habite ces coeurs ?
Je te dirai , Seigneur , le poème de l'Eglise , elle est plusieurs , elle se déchire parfois , mais tant de fois elle se laisse pardonner , réconcilier . Qui donc est son espérance ?
La suite demain . _________________ " Dans ma détresse , c'est à l'Eternel que je crie , et il m'exauce. (Psaume 120.1 )
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|  | | =Eliza Moderateur


 | Sujet: Re: POEME Mar 21 Fév - 11:56 | |
| | =Eliza a écrit: | Le poème de l'Eglise .
Seigneur , je veux chanter le bien que tu fais , toi , dans l'Eglise , et dire mon poème à l'amour que tu lui portes .
Elle est faible , mais combien d'actes de vie , de lieux de consolation et d'espérance portent son nom ! Qui donc est sa force ?
Elle est souvent distraite en sa prière . Mais combien d'églises , de chapelles , dans combien de rues des villes , dans combien de villages , se tiennent des hommes et des femmes qui vont vers toi ? Qui donc habite ces coeurs ?
Je te dirai , Seigneur , le poème de l'Eglise , elle est plusieurs , elle se déchire parfois , mais tant de fois elle se laisse pardonner , réconcilier . Qui donc est son espérance ?
La suite demain . |
Elle peut être incompréhensible et cependant elle nous nourrit , nous accueillenous baptise , et la Parole au millieu d'elle est largement ouverte . Qui donc est sa nourriture ?
Façonne-la Seigneur , unifie-là et garde-là colorée de mille couleurs , parlant toutes les langues de la terre , célébrant toute les liturgies , chantant toutes sortes de chants . Et moi , je trouv erai ma place , ma place unique , que rien ni personne ne pourra m'ôter .
Soeur Myriam _________________ " Dans ma détresse , c'est à l'Eternel que je crie , et il m'exauce. (Psaume 120.1 )
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|  | | Enutrof Moderateur


 | Sujet: Re: POEME Jeu 15 Mar - 6:42 | |
| Bonjour, je suis tombé sur ce lien qui somme toute m'a assez plu je vous le fais partager _________________ "Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité". Arthur Conan Doyle ---------------------------------------------------------------------------- http://www.youtube.com/user/enutrof2008?feature=mhee ---------------------------------------------------------------------------- لا يعلم الغيب الا الله
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|  | | rosedumatin Administrateur - Fondateur


 | Sujet: Re: POEME Jeu 15 Mar - 16:37 | |
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|  | | Elmakoudi Moderateur

 | Sujet: Re: POEME Lun 26 Mar - 17:03 | |
| _La joie dans le cœur
J’ai tant de joie dans le cœur C’est un vrai grand bonheur Car Dieu me remplit d’amour De douceur ainsi chaque jour Il éclaire ma route, ainsi que ma vie Il adouci mes peines, enlève mes soucis Il apporte la sérénité comme une douce paix A chaque instant de ma vie avec amour à volonté Jamais il ne m’abandonne, il me soutient toujours Oui il est toujours présent, il est mon grand secourt Il est toujours à mon écoute, il répond à mes prières Il conduit mon cœur avec amour, par sa douce lumière
(auteur inconnu ) Le coeur de l'homme est Roi Les yeux de l'homme sont son guide; Ses oreilles, des indicateurs; Sa langue est un interpréte; Ses mains sont des ailes; Ses jambes sont un facteur qui le transporte; Et son coeur est le ROi. Si le roi est juste, ses soldats le sont aussi. |
|  | | rosedumatin Administrateur - Fondateur


 | Sujet: Re: POEME Lun 26 Mar - 17:06 | |
| | Elmakoudi a écrit: | _La joie dans le cœur
J’ai tant de joie dans le cœur C’est un vrai grand bonheur Car Dieu me remplit d’amour De douceur ainsi chaque jour Il éclaire ma route, ainsi que ma vie Il adouci mes peines, enlève mes soucis Il apporte la sérénité comme une douce paix A chaque instant de ma vie avec amour à volonté Jamais il ne m’abandonne, il me soutient toujours Oui il est toujours présent, il est mon grand secourt Il est toujours à mon écoute, il répond à mes prières Il conduit mon cœur avec amour, par sa douce lumière
(auteur inconnu )
Le coeur de l'homme est Roi
Les yeux de l'homme sont son guide; Ses oreilles, des indicateurs; Sa langue est un interpréte; Ses mains sont des ailes; Ses jambes sont un facteur qui le transporte; Et son coeur est le ROi. Si le roi est juste, ses soldats le sont aussi.
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Salam cher Elmakoudi,
C'est superbe ce que je viens de lire !
_________________ Rom 13:8 N' ayez de dettes envers personne, sinon celle de l' amour mutuel. Car celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi. rosedumatin-wardatou es-sabah  |
|  | | jojo

 | Sujet: oui Jeu 29 Mar - 23:46 | |
| poeme démile nelligan:
Ma mère Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures, Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures.
Elle me baise au front, me parle tendrement, D'une voix au son d'or mélancoliquement.
Elle a les yeux couleur de ma vague chimère, O toute poésie, ô toute extase, ô Mère !
A l'autel de ses pieds je l'honore en pleurant, Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.
------------------------------------------------------------------- Christ en croix Je remarquais toujours ce grand Jésus de plâtre Dressé comme un pardon au seuil du vieux couvent, Echafaud solennel à geste noir, devant Lequel je me courbais, saintement idolâtre.
Or, l'autre soir, à l'heure où le cri-cri folâtre, Par les prés assombris, le regard bleu rêvant, Récitant Eloa, les cheveux dans le vent, Comme il sied à l'Ephèbe esthétique et bellâtre,
J'aperçus, adjoignant des débris de parois, Un gigantesque amas de lourde vieille croix Et de plâtre écroulé parmi les primevères ;
Et je restai là, morne, avec les yeux pensifs, Et j'entendais en moi des marteaux convulsifs Renfoncer les clous noirs des intimes Calvaires
--------------------------------------------------------------------- Caprice blanc L'hiver, de son pinceau givré, barbouille aux vitres Des pastels de jardins de roses en glaçons. Le froid pique de vif et relègue aux maisons Milady, canaris et les jockos bélîtres.
Mais la petite Miss en berline s'en va, Dans son vitchoura blanc, une ombre de fourrures, Bravant l'intempérie et les âcres froidures, Et plus d'un, à la voir cheminer, la rêva.
Ses deux chevaux sont blancs et sa voiture aussi, Menés de front par un cockney, flegme sur siège. Leurs sabots font des trous ronds et creux dans la neige ; Tout le ciel s'enfarine en un soir obscurci.
Elle a passé, tournant sa prunelle câline Vers moi. Pour compléter alors l'immaculé De ce décor en blanc, bouquet dissimulé, Je lui jetai mon coeur au fond de sa berline. ---------------------------------------------------------------
La réponse du crucifix En expirant sur l'arbre affreux du Golgotha, De quel regret ton âme, ô Christ, fut-elle pleine ? Etait-ce de laisser Marie et Madeleine Et les autres, au roc où la Croix se planta ?
Quand le funèbre choeur sous Toi se lamenta, Et que les clous crispaient tes mains ; quand, par la plaine, Ton âme eut dispersé la fleur de son haleine, Devançant ton essor vers le céleste Etat,
Quel fut ce grand soupir de tristesse infinie Qui s'exhala de Toi lorsque, l'oeuvre finie, Tu t'apprêtais enfin à regagner le But ?
Me dévoileras-tu cet intime mystère ? - Ce fut de ne pouvoir, jeune homme, le fiel bu, Serrer contre mon coeur mes bourreaux sur la Terre
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|  | | Eliza Moderateur


 | Sujet: Re: POEME Ven 30 Mar - 3:15 | |
| quote="jojo"]poeme démile nelligan: Ma mère Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures, Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures. Elle me baise au front, me parle tendrement, D'une voix au son d'or mélancoliquement. Elle a les yeux couleur de ma vague chimère, O toute poésie, ô toute extase, ô Mère ! A l'autel de ses pieds je l'honore en pleurant, Je suis toujours petit pour elle, quoique grand. ------------------------------------------------------------------- Christ en croix Je remarquais toujours ce grand Jésus de plâtre Dressé comme un pardon au seuil du vieux couvent, Echafaud solennel à geste noir, devant Lequel je me courbais, saintement idolâtre. Or, l'autre soir, à l'heure où le cri-cri folâtre, Par les prés assombris, le regard bleu rêvant, Récitant Eloa, les cheveux dans le vent, Comme il sied à l'Ephèbe esthétique et bellâtre, J'aperçus, adjoignant des débris de parois, Un gigantesque amas de lourde vieille croix Et de plâtre écroulé parmi les primevères ; Et je restai là, morne, avec les yeux pensifs, Et j'entendais en moi des marteaux convulsifs Renfoncer les clous noirs des intimes Calvaires --------------------------------------------------------------------- Caprice blanc L'hiver, de son pinceau givré, barbouille aux vitres Des pastels de jardins de roses en glaçons. Le froid pique de vif et relègue aux maisons Milady, canaris et les jockos bélîtres. Mais la petite Miss en berline s'en va, Dans son vitchoura blanc, une ombre de fourrures, Bravant l'intempérie et les âcres froidures, Et plus d'un, à la voir cheminer, la rêva. Ses deux chevaux sont blancs et sa voiture aussi, Menés de front par un cockney, flegme sur siège. Leurs sabots font des trous ronds et creux dans la neige ; Tout le ciel s'enfarine en un soir obscurci. Elle a passé, tournant sa prunelle câline Vers moi. Pour compléter alors l'immaculé De ce décor en blanc, bouquet dissimulé, Je lui jetai mon coeur au fond de sa berline. --------------------------------------------------------------- La réponse du crucifix En expirant sur l'arbre affreux du Golgotha, De quel regret ton âme, ô Christ, fut-elle pleine ? Etait-ce de laisser Marie et Madeleine Et les autres, au roc où la Croix se planta ? Quand le funèbre choeur sous Toi se lamenta, Et que les clous crispaient tes mains ; quand, par la plaine, Ton âme eut dispersé la fleur de son haleine, Devançant ton essor vers le céleste Etat, Quel fut ce grand soupir de tristesse infinie Qui s'exhala de Toi lorsque, l'oeuvre finie, Tu t'apprêtais enfin à regagner le But ? Me dévoileras-tu cet intime mystère ? - Ce fut de ne pouvoir, jeune homme, le fiel bu, Serrer contre mon coeur mes bourreaux sur la Terre [/quote] Chère Jojo , merci de tout coeur pour ses très beaux poèmes qui ont touchés les profondeurs de mon coeur , délicatesse sublîme , vérité simple , sans chichi , ne se cachant pas derrière un masque pour exprimer ses sentiments _________________ Dieu résiste aux orgueilleux , mais fait grâce aux humbles . Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu . ( 1 Pierre 5.5-6 )
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|  | | jojo

 | Sujet: ok Ven 30 Mar - 13:48 | |
| chere éliza un autre poeme pour toi :
Jardin sentimental Là, nous nous attardions aux nocturnes tombées, Cependant qu'alentour un vol de scarabées Nous éblouissait d'or sous les lueurs plombées,
De grands chevaux de pourpre erraient, sanguinolents, Par les célestes turfs, et je tenais, tremblants, Tes doigts entre mes mains, comme un nid d'oiseaux blancs.
Or, tous deux, souriant à l'étoile du soir, Nous sentions se lever des lumières d'espoir En notre âme fermée ainsi qu'un donjon noir.
Le vieux perron croulant parmi l'effroi des lierres, Nous parlait des autans qui chantaient dans les pierres De la vieille demeure aux grilles familières.
Puis l'Angélus, devers les chapelles prochaines, Tintait d'une voix grêle, et, sans rompre les chaînes, Nous allions dans la Nuit qui priait, sous les chênes.
Foulant les touffes d'herbe où le cri-cri se perd, Invincibles, au loin, dans un grand vaisseau vert, Nous rêvions de monter aux astres de Vesper.
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|  | | jojo

 | Sujet: encore une fois Ven 30 Mar - 14:00 | |
| Emile NELLIGAN (1879-1941)
Automne Comme la lande est riche aux heures empourprées, Quand les cadrans du ciel ont sonné les vesprées !
Quels longs effeuillements d'angélus par les chênes ! Quels suaves appels des chapelles prochaines !
Là-bas, groupes meuglants de grands boeufs aux yeux glauques Vont menés par des gars aux bruyants soliloques.
La poussière déferle en avalanches grises Pleines du chaud relent des vignes et des brises.
Un silence a plu dans les solitudes proches : Des Sylphes ont cueilli le parfum mort des cloches.
Quelle mélancolie ! Octobre, octobre en voie ! Watteau ! que je vous aime, Autran, ô Millevoye !
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|  | | jojo

 | Sujet: i Ven 30 Mar - 14:03 | |
| L'organiste du paradis
La belle sainte au fond des cieux Mène l'orchestre archangélique, Dans la lointaine basilique Dont la splendeur hante mes yeux.
Depuis que la Vierge biblique Lui légua ce poste pieux, La belle Sainte au fond des cieux Mène l'orchestre archangélique.
Loin du monde diabolique Puissé-je, un soir mystérieux, Ouïr dans les divins milieux Ton clavecin mélancolique,
Ma belle Sainte, au fond des cieux.
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|  | | jojo

 | Sujet: n Ven 30 Mar - 14:24 | |
| L'Antiquaire
Entre ses doigts osseux roulant une ample bague, L'antiquaire, vieux Juif d'Alger ou de Maroc, Orfèvre, bijoutier, damasquineur d'estoc, Au fond de la boutique erre, pause et divague.
Puis, des lampes de fer que frôle l'ombre vague S'approchant tout fiévreux, le moderne Shylok Recule, horrifié. Rigide comme un bloc Il semble au coeur souffrir de balafres de dague.
Malheur ! Ce vieil artiste a trop tard constaté Que l'anneau Louis XIV à fou prix acheté N'est qu'un bibelot vil où rit l'infâme fraude.
C'est pourquoi, sous le flot des lustres miroitants, L'horrible et fauve jet de son oeil filtre et rôde Dans la morne pourpreur des rubis éclatants
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|  | | jojo

 | Sujet: e Ven 30 Mar - 14:26 | |
| Les moines
Ils défilent au chant étoffé des sandales, Le chef bas, égrenant de massifs chapelets, Et le soir qui s'en vient, du sang de ses reflets Mordore la splendeur funéraire des dalles.
Ils s'effacent soudain, comme en de noirs dédales, Au fond des corridors pleins de pourpres relais Où de grands anges peints aux vitraux verdelets Interdisent l'entrée aux terrestres scandales.
Leur visage est funèbre, et dans leurs yeux sereins Comme les horizons vastes des cieux marins, Flambe l'austérité des froides habitudes.
La lumière céleste emplit leur large esprit, Car l'Espoir triomphant creusa les solitudes De ces silencieux spectres de Jésus-Christ
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