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 POEME

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Elmakoudi
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MessageSujet: Re: POEME   Mar 30 Mar - 19:18

Rappel du premier message :

Vertueuse


Obtemperant aux versets du coran des sourates Nour et Ahzab
D'un geste de piete et de plein gre tu te couvres de ton Hijab
Qui excepte les mains et le visage te preserve entierement
Et quoique suscitant tant d'hostilites chez certains que tu assumes fierement

En tout lieu tu es cet etre discret
Cette merveille dont seul Allah detient le secret
Tu demeureras toujours symbole de la pudeur
Qualite o combien sublime comme valeur


Qui pourrait s'arroger de donner ta description
Puisque avec ton Jalabiib tu es l'abris des indiscretions
De tout esprit pervertis et des indignes regards
A l'instar de Fatima-Zahra,Mariam,Khadija,Assia et Haggar

Tu es une vertueuse mere, soeur,epouse ou fille
Une perle rare brillante sous nos pupilles
Nous t'entourons d'un pronfond respect et d'une affection
Point de crainte et d'humiliation le Tres Misericordieux te garde sous sa Protection

Quand tu seras amene a entamer le reste du voyage
Quand seras iminent le terme de l'instant de passage
Que les affres inherents a ce moment te soient facilite
Et qu'enfin tu jouisses de l'eternel felicite.

Fatima-Zahra,la fille du prophete(alayhi salam wa ala aalihi) et Khadija son epouse
Mariam mere de Jesus
Assia femme de Pharaon mentionne dans le coran sourate Al-tahrim
Haggar femme de Abraham(alayhi salam)
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AuteurMessage
Eliza
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MessageSujet: Re: POEME   Mar 10 Jan - 3:34

L'amour , c'est l'occasion unique de mûrir , de prendre forme , de devenir soi-même un monde pour l'amour de l'être aimé .

C'est une haute exigence , une ambition sans limite , qui fait de celui qui aime un élu qu'appelle le large .

Rainer Maria Rilke , " Lettres à un jeune poète , 1903-1908 , parues en 1929
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Eliza
Moderateur
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MessageSujet: Re: POEME   Ven 20 Jan - 15:47

Eliza a écrit:
L'amour , c'est l'occasion unique de mûrir , de prendre forme , de devenir soi-même un monde pour l'amour de l'être aimé .

C'est une haute exigence , une ambition sans limite , qui fait de celui qui aime un élu qu'appelle le large .

Rainer Maria Rilke , " Lettres à un jeune poète , 1903-1908 , parues en 1929


Je ris au bas de l'escalier

Devant la porte grande ouverte

Dans le soleil éparpillé

Au mur parmui la vigne verte

Et mes bras tendus vers vous

C'est aujourd'hui que je vous aime .

Pierre Reverdy , " C'est aujourd'hui que je vous aime " , Plupart du temps , 1945
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=Eliza
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MessageSujet: Le poème de l'Eglise .   Sam 18 Fév - 9:41

Le poème de l'Eglise .

Seigneur , je veux chanter le bien
que tu fais , toi , dans l'Eglise ,
et dire mon poème à l'amour que tu lui portes .

Elle est faible , mais combien d'actes de vie ,
de lieux de consolation et d'espérance portent son nom !
Qui donc est sa force ?

Elle est souvent distraite en sa prière .
Mais combien d'églises , de chapelles ,
dans combien de rues des villes , dans combien de villages ,
se tiennent des hommes et des femmes qui vont vers toi ?
Qui donc habite ces coeurs ?

Je te dirai , Seigneur , le poème de l'Eglise ,
elle est plusieurs , elle se déchire parfois ,
mais tant de fois elle se laisse pardonner , réconcilier .
Qui donc est son espérance ?

La suite demain .

_________________
" Dans ma détresse , c'est à l'Eternel que je crie , et il m'exauce. (Psaume 120.1 )
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=Eliza
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MessageSujet: Re: POEME   Mar 21 Fév - 11:56

=Eliza a écrit:
Le poème de l'Eglise .

Seigneur , je veux chanter le bien
que tu fais , toi , dans l'Eglise ,
et dire mon poème à l'amour que tu lui portes .

Elle est faible , mais combien d'actes de vie ,
de lieux de consolation et d'espérance portent son nom !
Qui donc est sa force ?

Elle est souvent distraite en sa prière .
Mais combien d'églises , de chapelles ,
dans combien de rues des villes , dans combien de villages ,
se tiennent des hommes et des femmes qui vont vers toi ?
Qui donc habite ces coeurs ?

Je te dirai , Seigneur , le poème de l'Eglise ,
elle est plusieurs , elle se déchire parfois ,
mais tant de fois elle se laisse pardonner , réconcilier .
Qui donc est son espérance ?

La suite demain .


Elle peut être incompréhensible
et cependant elle nous nourrit , nous accueillenous baptise ,
et la Parole au millieu d'elle est largement ouverte .
Qui donc est sa nourriture ?

Façonne-la Seigneur ,
unifie-là et garde-là colorée de mille couleurs ,
parlant toutes les langues de la terre ,
célébrant toute les liturgies ,
chantant toutes sortes de chants .
Et moi , je trouv erai ma place , ma place unique ,
que rien ni personne ne pourra m'ôter .

Soeur Myriam

_________________
" Dans ma détresse , c'est à l'Eternel que je crie , et il m'exauce. (Psaume 120.1 )
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Enutrof
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MessageSujet: Re: POEME   Jeu 15 Mar - 6:42

Bonjour,
je suis tombé sur ce lien qui somme toute m'a assez plu
je vous le fais partager


_________________
"Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité".
Arthur Conan Doyle
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rosedumatin
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MessageSujet: Re: POEME   Jeu 15 Mar - 16:37

Enutrof a écrit:
Bonjour,
je suis tombé sur ce lien qui somme toute m'a assez plu
je vous le fais partager



Cher Enutrof,

Butiner sur le Net est parfois si agréable, surtout quand on y trouve de si beaux liens, tel que celui-ci !


_________________
Rom 13:8 N' ayez de dettes envers personne, sinon celle de l' amour mutuel. Car celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi.

rosedumatin-wardatou es-sabah
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Elmakoudi
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MessageSujet: Re: POEME   Lun 26 Mar - 17:03

_La joie dans le cœur

J’ai tant de joie dans le cœur
C’est un vrai grand bonheur
Car Dieu me remplit d’amour
De douceur ainsi chaque jour
Il éclaire ma route, ainsi que ma vie
Il adouci mes peines, enlève mes soucis
Il apporte la sérénité comme une douce paix
A chaque instant de ma vie avec amour à volonté
Jamais il ne m’abandonne, il me soutient toujours
Oui il est toujours présent, il est mon grand secourt
Il est toujours à mon écoute, il répond à mes prières
Il conduit mon cœur avec amour, par sa douce lumière


(auteur inconnu )


Le coeur de l'homme est Roi

Les yeux de l'homme sont son guide;
Ses oreilles, des indicateurs;
Sa langue est un interpréte;
Ses mains sont des ailes;
Ses jambes sont un facteur qui le transporte;
Et son coeur est le ROi.
Si le roi est juste, ses soldats le sont aussi.
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rosedumatin
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MessageSujet: Re: POEME   Lun 26 Mar - 17:06

Elmakoudi a écrit:
_La joie dans le cœur

J’ai tant de joie dans le cœur
C’est un vrai grand bonheur
Car Dieu me remplit d’amour
De douceur ainsi chaque jour
Il éclaire ma route, ainsi que ma vie
Il adouci mes peines, enlève mes soucis
Il apporte la sérénité comme une douce paix
A chaque instant de ma vie avec amour à volonté
Jamais il ne m’abandonne, il me soutient toujours
Oui il est toujours présent, il est mon grand secourt
Il est toujours à mon écoute, il répond à mes prières
Il conduit mon cœur avec amour, par sa douce lumière


(auteur inconnu )


Le coeur de l'homme est Roi

Les yeux de l'homme sont son guide;
Ses oreilles, des indicateurs;
Sa langue est un interpréte;
Ses mains sont des ailes;
Ses jambes sont un facteur qui le transporte;
Et son coeur est le ROi.
Si le roi est juste, ses soldats le sont aussi.


Salam cher Elmakoudi,

C'est superbe ce que je viens de lire !


_________________
Rom 13:8 N' ayez de dettes envers personne, sinon celle de l' amour mutuel. Car celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi.

rosedumatin-wardatou es-sabah
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jojo




MessageSujet: oui   Jeu 29 Mar - 23:46

poeme démile nelligan:


Ma mère
Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures,
Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures.

Elle me baise au front, me parle tendrement,
D'une voix au son d'or mélancoliquement.

Elle a les yeux couleur de ma vague chimère,
O toute poésie, ô toute extase, ô Mère !

A l'autel de ses pieds je l'honore en pleurant,
Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.

-------------------------------------------------------------------
Christ en croix
Je remarquais toujours ce grand Jésus de plâtre
Dressé comme un pardon au seuil du vieux couvent,
Echafaud solennel à geste noir, devant
Lequel je me courbais, saintement idolâtre.

Or, l'autre soir, à l'heure où le cri-cri folâtre,
Par les prés assombris, le regard bleu rêvant,
Récitant Eloa, les cheveux dans le vent,
Comme il sied à l'Ephèbe esthétique et bellâtre,

J'aperçus, adjoignant des débris de parois,
Un gigantesque amas de lourde vieille croix
Et de plâtre écroulé parmi les primevères ;

Et je restai là, morne, avec les yeux pensifs,
Et j'entendais en moi des marteaux convulsifs
Renfoncer les clous noirs des intimes Calvaires

---------------------------------------------------------------------
Caprice blanc
L'hiver, de son pinceau givré, barbouille aux vitres
Des pastels de jardins de roses en glaçons.
Le froid pique de vif et relègue aux maisons
Milady, canaris et les jockos bélîtres.

Mais la petite Miss en berline s'en va,
Dans son vitchoura blanc, une ombre de fourrures,
Bravant l'intempérie et les âcres froidures,
Et plus d'un, à la voir cheminer, la rêva.

Ses deux chevaux sont blancs et sa voiture aussi,
Menés de front par un cockney, flegme sur siège.
Leurs sabots font des trous ronds et creux dans la neige ;
Tout le ciel s'enfarine en un soir obscurci.

Elle a passé, tournant sa prunelle câline
Vers moi. Pour compléter alors l'immaculé
De ce décor en blanc, bouquet dissimulé,
Je lui jetai mon coeur au fond de sa berline.
---------------------------------------------------------------

La réponse du crucifix
En expirant sur l'arbre affreux du Golgotha,
De quel regret ton âme, ô Christ, fut-elle pleine ?
Etait-ce de laisser Marie et Madeleine
Et les autres, au roc où la Croix se planta ?

Quand le funèbre choeur sous Toi se lamenta,
Et que les clous crispaient tes mains ; quand, par la plaine,
Ton âme eut dispersé la fleur de son haleine,
Devançant ton essor vers le céleste Etat,

Quel fut ce grand soupir de tristesse infinie
Qui s'exhala de Toi lorsque, l'oeuvre finie,
Tu t'apprêtais enfin à regagner le But ?

Me dévoileras-tu cet intime mystère ?
- Ce fut de ne pouvoir, jeune homme, le fiel bu,
Serrer contre mon coeur mes bourreaux sur la Terre
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Eliza
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MessageSujet: Re: POEME   Ven 30 Mar - 3:15

quote="jojo"]poeme démile nelligan:


Ma mère
Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures,
Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures.

Elle me baise au front, me parle tendrement,
D'une voix au son d'or mélancoliquement.

Elle a les yeux couleur de ma vague chimère,
O toute poésie, ô toute extase, ô Mère !

A l'autel de ses pieds je l'honore en pleurant,
Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.

-------------------------------------------------------------------
Christ en croix
Je remarquais toujours ce grand Jésus de plâtre
Dressé comme un pardon au seuil du vieux couvent,
Echafaud solennel à geste noir, devant
Lequel je me courbais, saintement idolâtre.

Or, l'autre soir, à l'heure où le cri-cri folâtre,
Par les prés assombris, le regard bleu rêvant,
Récitant Eloa, les cheveux dans le vent,
Comme il sied à l'Ephèbe esthétique et bellâtre,

J'aperçus, adjoignant des débris de parois,
Un gigantesque amas de lourde vieille croix
Et de plâtre écroulé parmi les primevères ;

Et je restai là, morne, avec les yeux pensifs,
Et j'entendais en moi des marteaux convulsifs
Renfoncer les clous noirs des intimes Calvaires

---------------------------------------------------------------------
Caprice blanc
L'hiver, de son pinceau givré, barbouille aux vitres
Des pastels de jardins de roses en glaçons.
Le froid pique de vif et relègue aux maisons
Milady, canaris et les jockos bélîtres.

Mais la petite Miss en berline s'en va,
Dans son vitchoura blanc, une ombre de fourrures,
Bravant l'intempérie et les âcres froidures,
Et plus d'un, à la voir cheminer, la rêva.

Ses deux chevaux sont blancs et sa voiture aussi,
Menés de front par un cockney, flegme sur siège.
Leurs sabots font des trous ronds et creux dans la neige ;
Tout le ciel s'enfarine en un soir obscurci.

Elle a passé, tournant sa prunelle câline
Vers moi. Pour compléter alors l'immaculé
De ce décor en blanc, bouquet dissimulé,
Je lui jetai mon coeur au fond de sa berline.
---------------------------------------------------------------

La réponse du crucifix
En expirant sur l'arbre affreux du Golgotha,
De quel regret ton âme, ô Christ, fut-elle pleine ?
Etait-ce de laisser Marie et Madeleine
Et les autres, au roc où la Croix se planta ?

Quand le funèbre choeur sous Toi se lamenta,
Et que les clous crispaient tes mains ; quand, par la plaine,
Ton âme eut dispersé la fleur de son haleine,
Devançant ton essor vers le céleste Etat,

Quel fut ce grand soupir de tristesse infinie
Qui s'exhala de Toi lorsque, l'oeuvre finie,
Tu t'apprêtais enfin à regagner le But ?

Me dévoileras-tu cet intime mystère ?
- Ce fut de ne pouvoir, jeune homme, le fiel bu,
Serrer contre mon coeur mes bourreaux sur la Terre
[/quote]

Chère Jojo , merci de tout coeur pour ses très beaux poèmes qui ont touchés les profondeurs de mon coeur , délicatesse sublîme , vérité simple , sans chichi , ne se cachant pas derrière un masque pour exprimer ses sentiments

_________________
Dieu résiste aux orgueilleux , mais fait grâce aux humbles . Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu . ( 1 Pierre 5.5-6 )
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jojo




MessageSujet: ok   Ven 30 Mar - 13:48

chere éliza un autre poeme pour toi :

Jardin sentimental
Là, nous nous attardions aux nocturnes tombées,
Cependant qu'alentour un vol de scarabées
Nous éblouissait d'or sous les lueurs plombées,

De grands chevaux de pourpre erraient, sanguinolents,
Par les célestes turfs, et je tenais, tremblants,
Tes doigts entre mes mains, comme un nid d'oiseaux blancs.

Or, tous deux, souriant à l'étoile du soir,
Nous sentions se lever des lumières d'espoir
En notre âme fermée ainsi qu'un donjon noir.

Le vieux perron croulant parmi l'effroi des lierres,
Nous parlait des autans qui chantaient dans les pierres
De la vieille demeure aux grilles familières.

Puis l'Angélus, devers les chapelles prochaines,
Tintait d'une voix grêle, et, sans rompre les chaînes,
Nous allions dans la Nuit qui priait, sous les chênes.

Foulant les touffes d'herbe où le cri-cri se perd,
Invincibles, au loin, dans un grand vaisseau vert,
Nous rêvions de monter aux astres de Vesper.
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jojo




MessageSujet: encore une fois    Ven 30 Mar - 14:00

Emile NELLIGAN (1879-1941)


Automne
Comme la lande est riche aux heures empourprées,
Quand les cadrans du ciel ont sonné les vesprées !

Quels longs effeuillements d'angélus par les chênes !
Quels suaves appels des chapelles prochaines !

Là-bas, groupes meuglants de grands boeufs aux yeux glauques
Vont menés par des gars aux bruyants soliloques.

La poussière déferle en avalanches grises
Pleines du chaud relent des vignes et des brises.

Un silence a plu dans les solitudes proches :
Des Sylphes ont cueilli le parfum mort des cloches.

Quelle mélancolie ! Octobre, octobre en voie !
Watteau ! que je vous aime, Autran, ô Millevoye !
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jojo




MessageSujet: i   Ven 30 Mar - 14:03

L'organiste du paradis


La belle sainte au fond des cieux
Mène l'orchestre archangélique,
Dans la lointaine basilique
Dont la splendeur hante mes yeux.

Depuis que la Vierge biblique
Lui légua ce poste pieux,
La belle Sainte au fond des cieux
Mène l'orchestre archangélique.

Loin du monde diabolique
Puissé-je, un soir mystérieux,
Ouïr dans les divins milieux
Ton clavecin mélancolique,

Ma belle Sainte, au fond des cieux.
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jojo




MessageSujet: n   Ven 30 Mar - 14:24

L'Antiquaire

Entre ses doigts osseux roulant une ample bague,
L'antiquaire, vieux Juif d'Alger ou de Maroc,
Orfèvre, bijoutier, damasquineur d'estoc,
Au fond de la boutique erre, pause et divague.

Puis, des lampes de fer que frôle l'ombre vague
S'approchant tout fiévreux, le moderne Shylok
Recule, horrifié. Rigide comme un bloc
Il semble au coeur souffrir de balafres de dague.

Malheur ! Ce vieil artiste a trop tard constaté
Que l'anneau Louis XIV à fou prix acheté
N'est qu'un bibelot vil où rit l'infâme fraude.

C'est pourquoi, sous le flot des lustres miroitants,
L'horrible et fauve jet de son oeil filtre et rôde
Dans la morne pourpreur des rubis éclatants
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jojo




MessageSujet: e   Ven 30 Mar - 14:26

Les moines

Ils défilent au chant étoffé des sandales,
Le chef bas, égrenant de massifs chapelets,
Et le soir qui s'en vient, du sang de ses reflets
Mordore la splendeur funéraire des dalles.

Ils s'effacent soudain, comme en de noirs dédales,
Au fond des corridors pleins de pourpres relais
Où de grands anges peints aux vitraux verdelets
Interdisent l'entrée aux terrestres scandales.

Leur visage est funèbre, et dans leurs yeux sereins
Comme les horizons vastes des cieux marins,
Flambe l'austérité des froides habitudes.

La lumière céleste emplit leur large esprit,
Car l'Espoir triomphant creusa les solitudes
De ces silencieux spectres de Jésus-Christ
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POEME

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