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 Qu'est-ce que la monnaie ??

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MessageSujet: Qu'est-ce que la monnaie ??   Qu'est-ce que la monnaie ?? EmptySam 09 Mar 2013, 01:33

L’île des naufragés ou la monnaie n’est qu’un contrat
Quatre femmes et quatre hommes sur une île déserte.

Tatiana est experte-comptable. François est charpentier, Paul et Yolande sont éleveurs, Henriette connaît le maraîchage, Thomas est un prospecteur minéralogiste, Jacques et Emma sont artistes.

Tous rescapés d’un naufrage, ils se retrouvent réunis sur une île déserte.

Paul et Yolande pensent pouvoir domestiquer les chèvres qu’ils ont trouvées ci et là et en tirer un bon rendement. Henriette trouve que le sol de l’île est fort propice à la culture. François y a surtout remarqué les belles étendues forestières, riches en bois de toutes sortes : ce sera un jeu d’enfant que d’abattre des arbres pour construire meubles et abris. Quant à Thomas, le prospecteur, il soupçonne le sous-sol d’être richement minéralisé. Malgré l’absence d’outils perfectionnés, il pense pouvoir transformer le minerai en métaux utiles. Les artistes quant à eux sont très inspirés par les paysages magnifiques qu’offre l’île et se mettent à tisser des toiles, collecter des pigments, écrire des poèmes.

Ils se mettent à l’ouvrage

Des maisons et des meubles sortent du travail du charpentier. A mesure que les saisons succèdent aux saisons, la vie sur l’île devient agréable. L’île s’enrichit, non pas d’or ou de billets, mais de véritables richesses : de la nourriture pour le corps et l’esprit, des habits, des maisons, bref, tout ce qui répond aux besoins des habitants. Pour profiter de leur complémentarité, un système de troc et d’échange de service s’instaure tacitement entre eux. Pour faciliter ces échanges, Tatiana propose d’en tenir les comptes. Les naufragés prennent de plus en plus de plaisir à vivre ainsi sur l’île, tout en espérant qu’un jour ils pourront retrouver parents et amis.

Les échanges en nature ne suffisent plus…

Les habitants de l’île se réunissent souvent pour discuter.

Un jour, Tatiana, la comptable, suggère d’abandonner le troc.

En effet, l’échange direct des produits a ses inconvénients. Les produits à échanger ne sont pas toujours disponibles simultanément. Ainsi, du bois livré à la maraîchère en hiver ne pourra être compensé en légumes que six mois plus tard. D’autres fois, c’est un article important qui est livré d’un coup par un des naufragés, et il voudrait en retour différentes petites choses produites par plusieurs des autres habitants de l’île. Tout cela complique les affaires et rend le travail de Tatiana fastidieux. Elle se dit que s’il y avait de la monnaie, chacun vendrait ses produits aux autres en échange de cette mon- naie. Et avec la monnaie reçue, chacun pourrait acheter ce qu’il souhaite, quand il le souhaite, dès que c’est disponible.

Lorsqu’un soir, assis sur le rivage, ils ressassent ce problème pour la centième fois, ils voient soudain approcher une chaloupe avironnée par un seul homme. Ils s’approchent pour aider le nouveau venu, et Tatiana s’empresse de lui offrir les premiers soins. Une fois remis sur pieds, l’homme leur apprend qu’il est le seul survivant d’un naufrage et se présente à eux. Il s’appelle Martin Golden. Heureux d’avoir un compagnon de plus, tous l’accueillent chaleureusement et lui font visiter l’île, à l’exception de François, que l’enthousiasme de Tatiana rend maussade.

L’homme informe ses compagnons d’infortune qu’il est banquier.

À ces mots, les yeux de Tatiana s’illuminent et son admiration pour le valeureux rescapé redouble, au grand dam de François, de plus en plus jaloux. Il ajoute : « L’argent n’a pas de mystère pour moi et je peux vous installer en peu de temps un système monétaire qui vous donnera entière satisfaction ».

Hormis Tatiana qui déborde d’enthousiasme, les habitants de l’île se méfient : « Mais pour créer une banque il faut de l’or » objecte Thomas. Et je suis sûr que nous n’en trouverons pas sur cette île. Martin décharge alors un petit baril du fond de sa chaloupe. « Ce baril, déclare-t-il, est un trésor sans pareil. Il est plein d’or ! ». « Mais alors, il va pouvoir être notre banquier, assure Tatiana ». Les autres acquiescent mollement.

Avant de se séparer pour la nuit, Martin demande à Tatiana combien il leur faudrait pour que les échanges marchent bien. Ils conviennent ensemble que 200 € par personne devraient suffire pour commencer. Le rendez-vous est alors fixé pour le lendemain soir.
A la faveur du petit jour, Martin Golden enterre son baril, non loin de sa future demeure juste derrière la première colline, puis il se met à confectionner dans de vieux draps retrouvés sur le rivage 1600 € billets d’un euro. En voyant les billets s’amonceler sous ses yeux, il songe : « Comme ils sont faciles à faire, ces billets ! »
Le soir venu, tous se retrouvent près de Martin. Huit piles de 200 € billets les attendent sur la table.
« Avant de vous distribuer cet argent, dit le banquier, il faut s’entendre. L’argent est basé sur l’or. L’or, placé dans la banque, est à moi. Donc, l’argent est à moi. Je vais vous prêter cet argent et vous l’emploierez à votre gré. En attendant, je ne vous compte que l’intérêt. Vu que l’argent est rare dans l’île et que la rareté a un prix, il me paraît raisonnable de vous demander un petit intérêt. 10% seulement suffiront. » Les autres se regardent, un peu surpris.
« Un dernier point. Les affaires sont les affaires, même entre grands amis. Avant de toucher votre argent, il faudrait que vous me signiez ce document: c’est un engagement à rembourser capital et intérêts, sous peine de confiscation de vos propriétés. Une simple garantie. Je ne tiens pas du tout à m’approprier vos biens, l’argent me suffit. D’ailleurs je vous fais la plus entière confiance. Je suis certain que vous garderez vos biens et que vous me rendrez l’argent. Voilà, maintenant, je vous donne vos 200 €, et vous, vous signez ce contrat. »

L’argent de Martin commence à circuler dans l’île.

Les échanges en se simplifiant se sont multipliés. Tout le monde se réjouit et salue Martin avec respect et gratitude. Tatiana propose ses services au banquier pour l’aider avec les comptes. Celui-ci accepte de bonne grâce, séduit par l’incomparable beauté de la jeune comptable.
Cependant, Thomas, le prospecteur, est inquiet. Ses futures richesses sont encore sous terre. Il n’a plus que quelques euros. Comment rembourser le banquier à l’échéance qui s’approche ? Après une longue réflexion, il se dit : « Considérant la population entière de l’île, songe-t-il, sommes-nous capables de tenir nos engagements ? » Martin nous a prêté une somme totale de 1600 € . Avec l’intérêt qu’il a fixé, il nous faut donc lui rembourser 1760 € en tout. Quand bien même nous prendrions ensemble tout l’argent de l’île pour le lui porter, cela ferait 1600 € et pas 1760 €. Personne n’a fait les 160 € de plus. Nous faisons des choses, pas des euros.

«Martin pourra donc saisir toute l’île parce que même à nous tous, nous sommes [/b[b]]incapables de rembourser capital et intérêts.»

Thomas n’a pas de peine à convaincre les autres que Martin les a dupés.

François est furieux, mais Tatiana défend le banquier, dont elle est en train de tomber amoureuse. Ils s’entendent quand même pour rencontrer Martin dès le lendemain matin. A les voir arriver d’un pas décidé et le regard dur, celui-ci devine leur état d’âme. François présente le cas : « Comment pouvons-nous te rendre 1760 € quand il n’y a que 1600 € dans toute l’île? ». Sans sourciller, le banquier leur répond : « C’est l’intérêt, mes bons amis. Votre production n’a-t-elle pas augmenté? »
« Oui, mais l’argent, lui, n’a pas augmenté. Or, c’est justement de l’argent que tu réclames, et non pas les fruits de notre travail. Toi seul peux faire de l’argent, puisque toi seul possèdes de l’or. Si tu ne crées que 1600 €, tu ne peux pas nous en demander 1760 €. C’est impossible! »

Martin Golden tente de les apaiser : « Attendez, mes amis. Les banquiers s’adaptent toujours aux conditions de leurs clients, pour le plus grand bien du public. Voilà ce que nous allons faire. Je ne vais vous demander que l’intérêt. Rien que 160 € et vous continuerez de garder le capital. »
« Tu nous délivres de notre dette ? » demande Henriette, souriante.
« Non, non. Je regrette, mais un banquier ne remet jamais une dette. Vous me devrez encore tout l’argent prêté. Mais vous ne me rendrez chaque année que l’intérêt et je ne vous presserai pas pour le remboursement du capital. Quelques-uns parmi vous peuvent devenir incapables de payer même leur intérêt, parce que l’argent va de l’un à l’autre. Mais organisez-vous et convenez d’un système d’imposition. Vous taxerez davantage ceux qui auront plus d’argent, les autres moins. Pourvu que vous m’apportiez collectivement le total de l’intérêt, je serai satisfait et l’île se portera bien. »
Les naufragés se retirent, mi-calmés, mi-pensifs. Martin songe : « Mon affaire est bonne. Ces hommes sont de bons travailleurs, mais ils sont ignorants. Or leur ignorance et leur crédulité font ma force. Ils voulaient de l’argent, je leur ai passé des chaînes. » Un sourire narquois aux lèvres, il se remémore la phrase de Rothschild :

« Qu’on m’accorde le contrôle de la monnaie d’une nation et je me fiche de qui fait ses lois. »


« Je suis le maître de l’île parce que je décide le taux d’intérêt sur la monnaie et je suis le seul à avoir le droit d’imprimer les billets. » Il murmure encore « Je pourrais contrôler l’univers. Ce que je fais ici, je peux le faire dans le monde entier. »

Cependant, sur l’île, la situation empire.

La productivité a beau augmenter, les échanges ralentissent. Martin récolte régulièrement ses intérêts. Les naufragés doivent sans cesse mettre de l’argent de côté pour Martin. L’argent circule mal.

Les éleveurs et les maraîchers sont de plus en plus riches, puisque tout le monde est obligé de manger.

Du coup, ce sont eux qui paient le plus d’impôts et ils augmentent leurs prix pour trouver une compensation. Les plus pauvres, comme les artistes qui ne vendent plus rien, ne paient pas d’impôt mais ils doivent restreindre leur consommation au minimum vital. Le moral baisse, les tensions entre riches et pauvres ne cessent de croître, la joie de vivre disparaît et les privations augmentent.

C’est la crise !


Un jour, excédé par cette situation, François conclut que le soi-disant progrès apporté par le système monétaire du banquier n’a en fait apporté que des problèmes. Assurément, les premiers arrivants avaient leurs défauts, mais le système de Martin nourrit tout ce qu’il y a de plus mauvais dans la nature humaine : égoïsme, jalousie, indifférence. François décide de convaincre ses compagnons que cela ne peut plus durer. Sans grande difficulté, il les persuade tous de se rallier à sa cause.
Seule Tatiana, aveuglée par son idylle avec Martin, s’entête à vouloir défendre le système en place.
C’est une délégation très en colère qui se rend alors chez le banquier : « L’argent est rare dans l’île, Martin, parce que tu nous l’ôtes. On te paie, on te paie, et l’on te doit toujours autant. Nous travaillons sans relâche, et nous voilà pourtant bien plus mal lotis qu’avant ton arrivée ! »
Un peu impressionné par leur révolte, Martin tente de les calmer : « Allons, mes amis, raisonnons un peu. Voyez comme l’île est belle avec toutes ces constructions, ces champs, ces terres, ces jardins. Vous voulez plus d’argent ? Très bien. Mon baril d’or vaut bien plusieurs milliers d’euros. Tenez, je vais hypothéquer vos nouvelles propriétés et vous prêter mille autres euros tout de suite. »
« Deux fois plus de dette ? Deux fois plus d’intérêt à payer tous les ans, sans jamais finir ? » demande Yolande.
« Oui, mais je vous en prêterai encore, tant que vous augmenterez votre richesse foncière ; et vous ne me rendrez jamais que l’intérêt. Vous empilerez les emprunts ». Tatiana ajoute d’un ton docte : « Cela s’appelle la dette consolidée ».
« Alors, plus notre travail fera produire l’île, plus notre dette totale augmentera ? » demande l’un.

«C’est cela que tu appelles monnaie saine ? Une dette devenue nécessaire et impayable, ce n’est pas sain, c’est malsain» renchérit l’autre.

Tatiana s’empresse de venir au secours de Martin : « Toute monnaie saine doit être basée sur l’or et sortir de la banque à l’état de dette. La dette est une bonne chose : elle place les gens sous la sagesse, incarnée dans les banquiers. »
« Martin, peut-être nous prends-tu pour des ignorants, mais nous ne voulons pas de cette civilisation-là. Nous n’emprunterons plus un seul de tes sous. Monnaie saine ou pas, nous ne voulons plus faire affaire avec toi » assène Thomas, décidé à en finir un bonne fois pour toute.
Martin garde son calme. « Je regrette cette décision maladroite. Mais si vous rompez votre contrat, j’ai vos signatures. J’exige que vous me remboursiez tout, immédiatement : capital et intérêts ! »
« Mais c’est impossible ! Quand bien même on te donnerait tout l’argent de l’île, on ne serait pas quitte. » Ils sont encore en train de se disputer quand soudain l’horizon s’obscurcit comme encore jamais auparavant. Ils s’interrompent alors brusquement et se mettent à l’abri dans leurs demeures respectives.

En quelques instants, une vague immense, une sorte de tsunami, balaie tout sur son passage.

Elle inonde la maison du banquier qu’il avait désirée tout près de la mer, et déterre le baril d’or.
Une fois l’ouragan éloigné, Tatiana et les autres accourent pour aider le banquier dans sa détresse. Ils le retrouvent sain et sauf, mais encore sous le choc de la violence de la tempête.
Derrière la butte, Thomas découvre le baril. En le soulevant, il se dit que pour de l’or, ça ne pèse pas bien lourd. « Je doute fort que ce baril soit plein d’or », dit-il. Un coup de hache et le baril étale son contenu : d’or, pas une once! Des roches, rien que de vulgaires roches sans valeur ! Les naufragés n’en reviennent pas : « Il nous a trompés ! Quel misérable ! » « Il a vraiment fallu être idiots pour tomber en extase devant le seul mot OR ! » « Nous lui avons gagé toutes nos propriétés pour des bouts de chiffon basés sur quatre pelletées de roches !» « Voleur, doublé de menteur ».
En chemin vers sa maison, Henri découvre une bouteille en haut de la place. C’est une grosse bouteille verte, sans doute apportée par la tempête. Il l’ouvre et y trouve une petite brochure qui s’intitule « La face cachée de la monnaie »
Curieux, il s’assied et commence sa lecture. Très vite son regard s’illumine :

« Mais, s’écrie-t-il, voilà ce qu’on aurait dû savoir depuis longtemps. L’argent ne tire nullement sa valeur de l’or, mais des produits qu’il permet d’acheter ».

« L’argent peut être une simple comptabilité, les crédits passant d’un compte à l’autre selon les achats et les ventes. Le total de l’argent doit être en rapport avec le total de la production. A toute augmentation de production doit donc correspondre une augmentation équivalente d’argent. On ne devrait jamais payer d’intérêt sur l’argent naissant ».
Henri n’y tient plus. Il court faire part de sa découverte aux autres : « Voici, dit-il, ce qu’on aurait pu faire, sans le banquier, sans or, sans signer aucune reconnaissance de dette. J’ouvre un compte au nom de chacun de vous. A droite, les crédits, ce qui ajoute au compte ; à gauche, les débits, ce qui le diminue ».
François poursuit : « Mais bien sûr ! Nous voulions chacun 200 € pour commencer. D’un commun accord, décidons d’écrire 200 € au crédit de chacun ». Tatiana prend note. « Chacun a 200 € Henri achète des produits de Yolande, pour 10 €. Je retranche 10 € à Henri, il lui reste 190 €. J’ajoute 10 € à Yolande, elle a maintenant 210 €. Henriette achète de Yolande pour 8 €. Je retranche 8 € à Henriette, elle garde 192 €. Yolande, elle, monte à 218 €. Yolande m’achète du bois pour 15 €. Je retranche 15 € à Yolande, elle garde 203 € ; je m’ajoute 15 € et je remonte à 205 €. Et ainsi de suite d’un compte à l’autre, tout comme des billets en papier vont d’une poche à l’autre. Si l’un de nous a besoin d’argent pour augmenter sa production, on lui ouvre le crédit nécessaire, sans intérêt. Il rembourse le crédit une fois sa production vendue. Même chose pour les travaux publics. On augmente aussi, périodiquement, les comptes de chacun d’une somme additionnelle, sans rien ôter à personne, en correspondance de la création globale de biens et services.

« L’argent est ainsi un instrument de service ».

Tous ont très vite compris ce nouveau système, même Tatiana qui s’en veut d’avoir entraîné tout le monde dans cette mauvaise aventure en soutenant Martin. Le lendemain, le banquier reçoit une lettre signée des huit naufragés : « Martin, tu nous a endettés et exploités sans aucune nécessité. Nous n’avons plus besoin de toi pour régir notre système monétaire. Nous aurons désormais tout l’argent qu’il nous faut, sans or, sans dette, sans voleur ».

« Nous établissons immédiatement le système de monnaie solidaire. Si tu tiens à ton remboursement, nous pouvons te remettre tout l’argent que tu as fait pour nous, pas plus. Tu ne pourras réclamer que ce que tu as fait ».

Martin est au désespoir. C’est son empire qui s’écroule. Même Tatiana, qui s’est rendue compte à quel point il les avait manipulés, elle et ses compagnons, l’abandonne. Écoeurée par la cupidité du banquier, elle ne tarde pas à réaliser que le charme et l’intelligence de François dépassent de loin ceux de Martin. Alors que le premier utilise sa force et son esprit pour le bien de la communauté, le second n’en a fait usage que pour asservir les autres et se hisser au-dessus d’eux. Une nouvelle idylle est en train de naître, mais ce n’est plus le sujet de notre histoire…*

*) Cette fable est une adaptation de « L’île des naufragés » de Louis Even, récit qui fait comprendre le mystère de l’argent, publié la première fois en 1940.


« Les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout. Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation »
Thomas Jefferson, président des Etats Unis
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la monnaie ??   Qu'est-ce que la monnaie ?? EmptySam 09 Mar 2013, 16:21

Merci Pop
Bon sujet et le conte est assez pédagogique bien qu'un peu embrouillé!

Citation :

La crise des ânes


Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village...

Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l'entendre qu'il achèterait cash 100 euros l'unité tous les ânes qu'on lui proposerait.

Les paysans le trouvaient un peu étrange, mais son prix était très intéressant, et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie.

Il revint le lendemain, et offrit cette fois 150 euros par tête...

Là encore, une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes.

Les jours suivants, il offrit 300 euros...

Et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait les acheter 500 dans huit jours, et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu'il venait d'acheter, et l'envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 l'unité...

Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix auquel ils l'avaient vendu. Et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal, et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu'au cou, ruinés !

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt...

Le cours de l'âne s'effondra. Les animaux furent saisis, puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier.

Celui-ci pourtant s'en alla pleurer auprès du maire, en expliquant que s'il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant.

Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois, ni sur celles de la commune, et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d'être dégradée, et prise à la gorge par les taux d'intérêts, la commune demanda l'aide des communes voisines. Mais ces dernières lui répondirent quelles ne pouvaient en aucun cas l'aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d'argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale...

On repoussa l'âge de départ à la retraite, on supprima des postes d'employés communaux, on baissa les salaires, et parallèlement on augmenta les impôts. C'était, disait-on, inévitable...

Mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères, et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée "à la sueur de leur front".

On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.
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