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 les JMJ 2013

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MessageSujet: les JMJ 2013   les JMJ 2013 EmptyMar 16 Juil 2013, 07:40


Depuis Castel Gandolfo, le pape a appelé les catholiques à prier pour « ce grand pèlerinage qui commence » lors de la prière de l’angélus


« Les Journées mondiales de la Jeunesse de Rio de Janeiro se rapprochent. Je partirai dans huit jours, mais beaucoup de jeunes partiront pour le Brésil auparavant », a déclaré le pape lors de son premier angélus célébré à Castel Gandolfo, la résidence estivale des papes située à une vingtaine de kilomètres au sud de Rome. « Alors prions pour ce grand pèlerinage qui commence, afin que Notre-Dame d’Aparecida, la patronne du Brésil, guide les pas des participants et ouvre leur cœur pour qu’il accueille la mission que le Christ leur donnera. »

Le pape a prévu de se rendre du lundi 22 au dimanche 28 juillet 2013 au Brésil, pour participer aux Journées mondiales de la jeunesse. Ce sera son premier déplacement à l’étranger. Près 2 millions de jeunes, surtout venus d’Amérique du Sud, sont attendus.


Sur place, les préparatifs vont bon train. Les autorités politiques et religieuses du Brésil redoutent toutefois que les mouvements sociaux de juin ne reprennent de la vigueur lors de ces JMJ. Se déclarant solidaire des centaines de milliers de brésiliens « qui dénoncent la corruption et revendiquent une meilleure éducation et des moyens pour la Santé », le cardinal Odilo Scherer, archevêque de São Paulo, a reconnu, vendredi 12 juillet, espérer qu’« il n’y ait pas » de manifestations, ou que, dans le cas contraire, elles ne « viennent pas troubler le bon déroulement des JMJ ».

En France, de nombreux diocèses, mouvements et communautés organisent également des rassemblements pour tous ceux qui ne pourront pas partir à Rio.


Avec AFP et Apic
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MessageSujet: Re: les JMJ 2013   les JMJ 2013 EmptyMer 17 Juil 2013, 08:11

Témoignage des premiers arrivés français au Brésil :


" Accueillis dans des familles, la centaine de pèlerins du diocèse de Saint-Denis, en banlieue parisienne, louent l’hospitalité brésilienne.


En voyant les plats atterrir sur la table de la cuisine de ce trois-pièces, éclairée au néon, les quatre compères écarquillent les yeux devant les victuailles. Arrivés dimanche soir à São Gonçalvo, dans la banlieue de Rio, Miranda, Marie-Odile, Lionel et Marielle expérimentent pour la deuxième fois la généreuse cuisine brésilienne. Cette fois-ci, neuf plats pour le déjeuner : Rute, la mère de la famille qui accueille ces jeunes de Seine-Saint-Denis venus dans son pays pour les Journées mondiales de la jeunesse, a passé la matinée devant ses fourneaux. Atmosphère aussi simple que familiale : son mari, Henrique, ainsi que son beau-frère et sa femme, habitant la maison d’en face, viennent d’entrer par la porte toujours ouverte du petit appartement. Surgissant du couloir, le petit Miguel, 3 ans, casquette de la communauté charismatique Cançao Nova vissée sur le crâne, tend son assiette pour être servi à nouveau de riz et de haricots rouges.

« On aurait dit qu’ils recevaient Johnny Halliday »

Encore un peu troublés par les allées et venues de la famille brésilienne et de leurs amis, les Français racontent tous les quatre « l’accueil de président de la République » vécu dimanche matin. Les 400 personnes massées sur la route pour une haie d’honneur, les voitures ornées de drapeaux brésiliens et français en guise de convoi, les pétards résonnant devant l’église de la Sainte-Trinité, immense bâtisse bleu ciel qui sera leur quartier général pendant sept jours. « On aurait dit qu’ils recevaient Johnny Halliday », s’amuse Miranda, 24 ans. « ­Super-émue » par les familles massées sur les bas-côtés et brandissant à bout de bras les panneaux où figuraient les noms des pèlerins qu’elles allaient héberger, la jeune infirmière, dont les parents sont originaires du Bénin, évoque dans le même souffle le geste de dimanche soir : « Nous avons prié ensemble, main dans la main, relate-t-elle. Chacun a pris la parole. Je n’ai pas compris grand-chose, mais je sais que nous priions les uns pour les autres. Ils ne se contentent pas de nous offrir un toit et de nous donner à manger. Nous sommes considérés comme des enfants de Dieu. »

« Hier, la première chose que les Brésiliens voulaient savoir, c’était mon saint préféré. Mon saint préféré ! »

Lionel, notaire stagiaire de 27 ans, est lui aussi marqué par la spiritualité de ces hôtes. « Dimanche soir, l’église était pleine à craquer, 700 personnes, dont beaucoup de jeunes. Comment se fait-il qu’ils en attirent autant, alors qu’ils sont quasi absents chez nous ?
Dans ma paroisse de Drancy, on en compte une dizaine, les bons dimanches. » Le jeune homme, direct et chaleureux, avait profité de l’élan des JMJ de Sydney, en 2008, pour mettre sur pied avec des amis une association animant les messes de son quartier. Cette année, il se dit curieux de trouver « la recette » de ce succès brésilien pour l’appliquer en France… Pas si simple, admet-il pourtant : « Hier, la première chose que les Brésiliens voulaient savoir, c’était mon saint préféré. Mon saint préféré ! Je ne me suis jamais posé la question. Certes, j’en connais trois ou quatre, comme saint Thomas, mais je n’en préfère aucun. Là-dessus, ils sont sans doute mieux formés que nous. »

« Le dynamisme des messes s’explique sans doute aussi par la progression des évangéliques », estime pour sa part le P. Chimel Erche, l’un des six prêtres du groupe dyonisien. En dix ans, leur part dans la population brésilienne a augmenté de 10 %. À São Gonçalvo, comme dans tout le pays, impossible de ne pas percevoir la percée des Églises néopentecôtistes. Les temples se comptent par dizaines. Les pasteurs, cravate au cou malgré la chaleur étouffante, prêchent portes ouvertes devant des fidèles assis sur des chaises en plastique blanc. « Lorsque j’en ai parlé, raconte Marielle, 23 ans, une Brésilienne m’a dit : “Ce ne sont pas des Églises ! La seule Église est catholique.” On sent que la concurrence est rude… »

« Lorsque nous nous sommes inscrits, ils nous ont demandé d’indiquer l’adresse de notre profil Facebook »

Depuis quelques semaines, Français et Brésiliens échangent d’ailleurs sur ces thèmes… virtuellement. « Lorsque nous nous sommes inscrits, ils nous ont demandé d’indiquer l’adresse de notre profil Facebook », explique Miranda. Depuis deux mois, la jeune infirmière a pu ainsi échanger avec ses futurs hôtes. En témoigne le surnom dont l’ont affublée Rute, Henrique et les autres dès son arrivée dans la maison : « Ils m’appellent Mimi. C’est mon pseudonyme sur le réseau social. Ils l’ont adopté tout de suite. » Après le déjeuner, les deux tablettes électroniques et l’ordinateur trônant sur la table recouverte d’une nappe aux motifs fruitiers contrastent quelque peu avec le reste de l’appartement, plutôt modeste. « Ce sont les seuls signes extérieurs de richesse, observe Miranda. Le quartier est pauvre, mais la famille est d’une générosité à couper le souffle. » La jeune femme dit se sentir plus à l’aise ici qu’en Espagne, où elle avait séjourné chez de riches fermiers, durant la première semaine des JMJ, en 2011. À ses côtés, Marie-Odile, 24 ans, opine du chef. L’étudiante en géographie, martiniquaise, relève avec une pointe de nostalgie : « Au fond, nous ne sommes pas si éloignés que cela du Brésil, sourit-elle. En entrant dans la salle de bains, hier, ça m’a rappelé les Antilles. J’ai eu l’impression de retrouver celle de mon grand-père. »"


LOUP BESMOND DE SENNEVILLE, à SÃO GONÇALVO (Brésil)
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MessageSujet: Re: les JMJ 2013   les JMJ 2013 EmptyJeu 18 Juil 2013, 18:11



Les jeunes Français qui passent la semaine dans les diocèses du Brésil ont appris avec une grande émotion la mort, mercredi 17 juillet, d’une JMjiste parisienne dans un accident de car sur les routes guyanaises.


Des messes et des veillées ont été célébrées mercredi soir, en France et au Brésil, à la mémoire de la jeune Sophie.

À Cayenne, les pèlerins lyonnais et parisiens se sont réunis, le soir même, autour de Mgr Emmanuel Lafont, pour une veillée d’hommage en la cathédrale Saint-Sauveur.

Il y a d’abord le silence, inhabituel, presque incongru, dans cette cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne­, depuis quelques jours habituée à l’enthousiasme des jeunes JMjistes du diocèse de Lyon. Murmures, échanges discrets entrecoupés de « chut »… Cayennais et Lyonnais avancent d’un même pas dans la travée centrale. Quelques Parisiens, arrivés dans l’après-midi, s’installent doucement dans le chœur. À l’entrée, de jeunes bénévoles leur ont tendu de petites bougies. « C’est dans les ténèbres que l’on est heureux de voir la lumière du Christ », lançait un peu plus tôt Mgr Emmanuel ­Lafont, évêque de Cayenne.

« Nous avons passé le reste de la journée comme Sophie aurait aimé que nous la passions : dans la joie de notre mission »

Quelques heures auparavant, la nouvelle du drame s’était répandue : Sophie Morinière, 21 ans, venue avec le groupe parisien de la paroisse Saint-Léon, avait trouvé la mort dans un accident d’autocar sur les routes de Guyane. « Nous avons eu connaissance de la collision ce matin, alors que nous nous préparions pour un temps de louange, témoigne Jérôme, jeune pèlerin lyonnais. On ne savait pas trop ce qui se passait, Mgr Lafont venait d’apprendre l’accident et nous nous sommes recueillis pour porter dans notre prière nos amis Parisiens. Deux minutes plus tard, il a reçu un nouveau coup de téléphone et nous avons alors appris la mort de Sophie. Nous avons passé le reste de la journée comme Sophie aurait aimé que nous la passions : dans la joie de notre mission. »

Mgr Lafont s’avance maintenant au milieu de la cathédrale vibrante des chants de louange et illuminée par les flammes des bougies. « Ne nous abandonnons pas à la seule douleur, à la seule tristesse », lance-t-il. Les chants de louange qui ponctuent ses paroles se font le relais de cette simple directive. Dans la foule, Aurélien, pèlerin du diocèse de Lyon, explique la douleur ressentie le matin : « Nous étions un peu dans notre cocon, ces derniers jours, à prier dans la joie, et cet événement nous a vraiment ramenés à la réalité. Soudain nous nous sommes dit : “Mais Jésus, qu’est ce que tu fais ? On vient là pour toi, pour la vie”… » À cela aussi, Mgr Lafont apporte une réponse : « Une personne me disait tout à l’heure : “Vous, les chrétiens, on dirait que votre foi dépasse votre deuil…” » « Non, a répondu l’évêque, notre deuil est là, mais notre foi le transfigure. »

« Qu’est-ce que je fais avec ce don qu’est la vie ? »

Paisiblement, Cayennais, Parisiens et Lyonnais s’avancent vers l’autel, les mains jointes autour des bougies qu’ils déposent au pied du Saint Sacrement. Continuer, encore, sans faillir, c’est le message de l’évêque aux JMjistes : « Seigneur, là où tu as conduit Sophie, là aussi tu vas nous conduire. Alors, il n’y aura plus de larmes, plus de pleurs », dit-il encore aux pèlerins, avant qu’ils ne se dispersent dans le silence de l’adoration.

Mais quel sens donner désormais à ces JMJ qui seront officiellement ouvertes mardi prochain à Rio ? Venu avec le diocèse d’Autun (Saône-et-Loire) à Volta Redonda, à 130 km au nord-ouest de Rio, Juan Carlos, séminariste de 32 ans, s’interroge : « Qu’est-ce que je fais avec ce don qu’est la vie ? Cette réflexion me revient, comme lorsque l’un de mes amis avait eu un tel accident… » Dans la cour de la paroisse Nossa Senhora das Graças, Christine Clerc, qui accompagne le groupe bourguigon, a réuni la petite trentaine de JMjistes. « Nous venons tout juste d’arriver, accueillis dans la joie, et cette nouvelle crée un énorme contraste avec ce que nous sommes en train de vivre », souffle Claire, 19 ans. À ses côtés, Charlotte ajoute : « Ils étaient là pour prier. C’est nous, désormais, qui les porterons dans notre prière. » La jeune fille redoute que la nouvelle inquiète ses parents. « Ma mère se fait une image assez peu claire du Brésil, elle risque de ne pas vraiment faire la différence avec la Guyane. »

« Cet accident est terrible. Il ne sera pas possible de ne pas mettre les victimes au cœur de notre prière »


Dès qu’elle a pris connaissance de l’accident, Christine Clerc a alerté l’évêché ainsi que l’équipe restée à Autun, afin qu’elle puisse répondre à toutes les inquiétudes. Sur place, elle a tenu à attendre que tous les jeunes soient rassemblés pour leur annoncer la nouvelle. « Cet accident est terrible. Il ne sera pas possible de ne pas mettre les victimes au cœur de notre prière », glisse-t-elle, au bord des larmes.

Ailleurs dans le pays, un prêtre d’un groupe français raconte aussi la vive émotion provoquée par l’annonce de l’accident. « Une jeune fille s’est effondrée en larmes », relate le P. Matthieu Aine, de Lille. Comme beaucoup, il prévoit de mentionner les victimes au cours des messes et des temps de prière des prochains jours. Hier, à 15 heures au Brésil (soit 20 heures en France) les représentants de la Conférence des évêques de France devaient participer à une messe spécialement célébrée à l’intention de la jeune fille décédée. Au même moment, en France, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, devait présider une veillée de prière à l’intention des victimes de l’accident d’autocar en Guyane à la paroisse Saint-Léon, dans le 15e arrondissement à Paris, d’où était issu le groupe avec lequel était partie Sophie Morinière, ainsi que les autres blessés.


JEAN-MATTHIEU GAUTIER, à Cayenne (Guyane), et LOUP BESMOND DE SENNEVILLE, à Volta Redonda (Brésil)
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MessageSujet: Re: les JMJ 2013   les JMJ 2013 EmptyDim 21 Juil 2013, 21:02

SUITE -- correspondance de Steve Carpentier (à São Paulo) et Sébastien Maillard (à Rome)


" "Ah, Seigneur Dieu, vois, je ne sais pas parler : je suis trop jeune ! » s’exclamait le prophète Jérémie. En le citant dans son message aux jeunes en vue des JMJ de Rio de Janeiro, Benoît XVI, alors encore en exercice, comprenait la tentation des 18-30 ans de se sentir désemparés face aux défis de la « nouvelle évangélisation ».

Lui-même, selon plusieurs sources, ne se sentait, à l’inverse, plus assez jeune pour conduire avec entrain, à 86 ans, un tel événement. Son successeur, le pape François, 76 ans, qui s’envole lundi matin de Rome pour Rio, devrait par son style redonner aux jeunes du cœur à l’ouvrage.

« Les JMJ seront magnifiques ! » avait prédit l’archevêque de New York, le cardinal Timothy Dolan, dès le soir de l’élection du nouveau pape, le 13 mars 2013. « Son élection a suscité la surprise et, très rapidement, l’enthousiasme, particulièrement celui des jeunes », apprécie-t-on à la Conférence des évêques de France. De fait, la décapante simplicité, la profonde chaleur humaine et les marques d’affection, tel le pouce levé en direction des jeunes, si caractéristiques de Jorge Bergoglio, devraient trouver dans son Amérique latine d’origine un terrain encore plus fertile qu’à Rome.

«  Des expériences intenses et merveilleuses »

« Tous nous avons vu comment, lors des JMJ, les jeunes manifestent la joie de la foi », écrit-il dans son encyclique Lumen fidei publiée le 5 juillet et qu’avait commencée Benoît XVI. Ce dernier, devant le pape François venu lui rendre visite vendredi 19 juillet, « s’est rappelé les expériences intenses et merveilleuses des dernières rencontres mondiales avec les jeunes », selon un communiqué du Saint-Siège. De son côté, le pape argentin s’est rendu samedi de façon inattendue à la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure, afin de demander la protection de la Vierge pour ce voyage, et pour les jeunes.

Cependant, cette « fête de la foi » promet d’être plus qu’un long bain de foule sur la plage de Copacabana que le pape remontera jeudi 25 juillet. Ce premier voyage apostolique à l’étranger offre l’occasion au pape jésuite de mettre en pratique ses appels répétés à l’Église romaine de « sortir aux périphéries géographiques et existentielles » des hommes. à cet égard, les jeunes qu’il rencontrera sont loin d’être seulement « bien comme il faut » mais, au contraire, peuvent parfois aussi être très abîmés par la vie : jeunes détenus, jeunes dépendant de l’alcool et de la drogue, jeunes pauvres d’une favela. Et les textes du chemin de croix de vendredi devraient évoquer ces difficultés.

« Que la clameur soit entendue ! »

Au-delà des jeunes, le message de miséricorde et d’espérance du pape est destiné au Brésil tout entier, au moment où ce pays, comme d’autres grands émergents, perd de sa superbe. L’appel de Paul VI, à la fin du concile Vatican II, aux « chers jeunes », qui vont « vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformationsde son histoire », résonne avec acuité dans l’actuel contexte brésilien.


Le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, n’a pas exclu que le pape François puisse évoquer les mouvements de protestation, qui se poursuivent depuis le mois dernier à travers le pays. Une manifestation contre les coûts liés à la visite papale est d’ailleurs prévue ce lundi, à Rio.

« Il faut que la clameur soit entendue », a déjà réagi la conférence épiscopale du Brésil, dans une note. Mais l’Église elle-même a perdu de son ascendant sur le pays. Si le Brésil reste la première nation catholique de la planète avec 123 millions de fidèles, en l’espace de dix ans l’Église y a perdu plus de 12 % de pratiquants, soit 2 millions de personnes. Les courants évangéliques, en particulier néopentecôtistes, ont, eux, grossi de 62 %, avec 42 millions d’adeptes. Un Brésilien sur trois n’est plus catholique.

« L’Eglise doit restaurer son autorité »

Il y a encore quarante ans, plus de 90 % de la population fréquentait les paroisses. « La faiblesse de l’Église catholique brésilienne, c’est qu’elle est terrorisée par la perte des fidèles, consciente que quelqu’un d’autre fait mieux qu’elle, explique Jorge Claudio Ribeiro, directeur du département de sciences de la religion à l’Université catholique de São Paulo. C’est une tendance historique impossible à contrer. Ce que l’Église peut faire, c’est restaurer son autorité, et vite. »

Une autorité qu’elle possède encore sur le terrain. « Si elle a déserté les banlieues pauvres des grands centres urbains, elle garde une forte présence sur tout le territoire national grâce à un tissu très dense de paroisses et de communautés diverses, argumente Wagner Lopes Sanchez, membre du directoire du Centre œcuménique de services à l’évangélisation et à l’éducation populaire. Sa force est de posséder un grand nombre de clercs séculiers, de religieux et de laïcs qui tiennent à bout de bras le développement sur le terrain des activités pastorales. »

Des laïcs participent aussi aux débats politiques : récemment, le Conseil national du laïcat brésilien (CNLB) a fait part de son opposition à l’abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans.

« Parler aux jeunes de ce qui les concerne »

Souvent écoutée du pouvoir politique, l’Église brésilienne est devenue « une institution moins attentive qu’auparavant aux questions sociales, critique cependant Wagner Lopes Sanchez. Elle est beaucoup plus préoccupée par des questions de survivance interne et est incapable de dialoguer avec la société. Actuellement, la grande majorité des évêques suit le modèle d’une Église qui valorise beaucoup plus le côté institutionnel que l’aspect prophétique et d’attention portée aux pauvres. » En somme, tout ce que cherche à contrer le pape François, qui prononcera, samedi 27 juillet, un discours aux évêques du Brésil.

Les JMJ apparaissent ainsi comme une chance pour l’Église de reprendre contact avec la société brésilienne. « Le catholicisme brésilien est en train de perdre les jeunes et les femmes, et ce malgré tous les discours faits en leur direction par Jean-Paul II et Benoît XVI (NDLR : venu au Brésil en 2007), renchérit Jorge Claudio Ribeiro. Il faut des arguments plus convaincants que de traiter les jeunes comme des personnes candides, généreuses et ouvertes au futur. Pour les faire revenir dans le giron de l’Église, il faut leur parler de ce qui les concerne ; une éducation de qualité et l’entrée dans le monde du travail. Des thèmes que le catholicisme brésilien réserve depuis des siècles aux élites. »

Au Vatican, le regard porté sur la situation du Brésil est moins sévère. « Le Brésil est “le” pays catholique, avec de plus un grand dynamisme ecclésial et missionnaire dont peuvent profiter d’autres régions de l’Église », estime le P. Éric Jacquinet, responsable de la section jeunes au Conseil pontifical pour les laïcs.

Pour lui, ces JMJ donnent l’occasion au Brésil de « renouveler profondément sa pastorale des jeunes ». Avec un atout, initialement non prévu, en la personne du pape François."


Dernière édition par mario-franc_lazur le Dim 21 Juil 2013, 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: les JMJ 2013   les JMJ 2013 EmptyDim 21 Juil 2013, 21:05

Le programme des 2 prochains jours :

Lundi 22 juillet

08 h 45 : départ du vol papal de Rome pour Rio de Janeiro. 16 heures (21 heures en France) : accueil officiel à l’aéroport international de Rio de Janeiro. 17 heures : cérémonie

de bienvenue dans le jardin du palais Guanabara de Rio. Discours du pape François. 17 h 40 : visite de courtoisie au président de la République au Palais Guanabara. Puis séjour privé dans la résidence de Sumaré à Rio de Janeiro.

Mardi 23 juillet

Journée de repos pour le pape François à la résidence de Sumaré à Rio de Janeiro. De 10 heures à 12 heures : rencontre des Français à la cathédrale de Rio, présidée par le cardinal André Vingt-Trois,

archevêque de Paris. 18 heures : ouverture officielle des JMJ sur la plage de Copacabana par Mgr Orani João Tempesta, archevêque de Rio.

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MessageSujet: Re: les JMJ 2013   les JMJ 2013 EmptyMar 23 Juil 2013, 17:40

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