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 Saints du jour année 2013-2014

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MessageSujet: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyDim 29 Déc 2013, 15:07

Rappel du premier message :

30 décembre 2013
 

Bse Eugénie (Eugenia) Ravasco

Vierge et fondatrice des

« Filles des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie »

Eugénie (Eugenia) Ravasco naît à Milan le 4 janvier 1845 dans une famille aisée. Très tôt, après la mort prématurée de ses parents, elle fut confiée à des oncles et tantes. Elle fut très jeune attirée par le mystère de l'Eucharistie et par le culte des Cœurs de Jésus et de Marie Immaculée.

En 1863, elle prit conscience de sa vocation et elle se consacra à Dieu malgré les réticences de sa famille. Elle enseigna d'abord le catéchisme et collabora avec les Filles de l'Immaculée dans l'Œuvre de Sainte-Dorothée et fut « Dame de Charité » de Santa Caterina in Portoria.

Le 6 décembre 1868, elle fonda la congrégation religieuse des Filles des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie avec la mission de « faire le bien », notamment à l'égard de la jeunesse. Le projet éducatif de mère Ravasco était d'éduquer les jeunes et de les former à une vie chrétienne solide, laborieuse et ouverte.

En 1878, à une époque d'hostilité ouverte contre l'Église, elle ouvrit une École normale féminine pour former des « maîtresses chrétiennes » au service de la société. En collaboration avec plusieurs prêtres, elle organisa des exercices spirituels, des retraites, des services religieux et de saintes missions populaires, heureuse de voir de nombreux cœurs, chez des personnes de toute extraction sociale, se tourner vers Dieu.

En 1884, avec d'autres consœurs, elle émit sa profession perpétuelle. Elle œuvra également au développement et à la pérennité de l'Institut, qui fut approuvé par l'Église diocésaine en 1882 et devint de droit pontifical en 1909.

En 1892, elle fit construire à Genève une « Maison pour les jeunes ouvrières » et fonda en 1898 l'Association Sainte-Zita pour les jeunes travailleuses.

Elle mourut des suites d'une grave maladie le 30 décembre 1900.

Son œuvre rassemble, aujourd’hui, près de 500 religieuses, surtout en Amérique latine et en Italie ; mais aussi en Suisse, en Albanie, aux Philippines et en Afrique.

Mère Eugenia Ravasco a été élevée aux honneurs des autels, le 27 avril 2003 à Rome, par le bienheureux Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) qui, au cours de l’homélie, a dit :

« La bienheureuse Eugenia Ravasco se consacra entièrement à la diffusion de l'amour pour les Cœurs du Christ et de Marie. En contemplant ces deux Cœurs, elle se passionna pour le service du prochain et donna sa vie avec joie pour les jeunes et les pauvres. Elle sut s'ouvrir avec clairvoyance aux urgences missionnaires, en consacrant une attention particulière à ceux qui étaient ‘loin’ de l'Église.

L'expression : “faire le bien par amour du Cœur de Jésus” et “brûler du désir du bien des autres, en particulier de la jeunesse”, résume bien son charisme, qu'elle a légué à son Institut. »


Les autres saints du jour


Bx Jean-Marie Boccardo, prêtre et fond. (1848-1913)
St Félix I, pape (26e) de 269 à 274
St Hermès, exorciste et martyr († v. 270)
St Anyse, évêque de Salonique († 404)
St Perpet, évêque de Tours († 494)
St Jocundus, 3e évêque d'Aoste († après 502)
St Germer, abbé du monastère à Flay († v. 660)
St Egwin, évêque de Worcester († 717)
St Rainier (Raniero da Forcone), évêque († 1077)
St Roger, évêque dans les Pouilles († XIIe siècle)
St Laurent (Lorenzo), moine en Sicile († v. 1162)
Bse Margherita Colonna, vierge et ermite († 1282)
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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyMer 05 Mar 2014, 00:31

5 mars

Saint Jean-Joseph de la Croix
Prêtre o.f.m.
(1654-1734)

Giovanni Giuseppe della Croce (dans le siècle Carlo Gaetano Calosinto) naquit dans l'île d'Ischia, près de Naples, le jour de l'Assomption, 1654. Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter des églises et à y adorer le Sauveur.


Marie avait, après Jésus, toute sa prédilection ; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de Dieu et jeûnait en son honneur tous les samedis et aux vigiles de ses fêtes. Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer.

C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre d'Alcantara. Il s'acquitta avec succès des missions les plus difficiles ; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d'un couvent ; mais il n'accepta jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.

Il aimait Dieu d'un ardent amour : « Quand il n'y aurait ni ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours. »

Dieu opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de saint François d'Assise et de saint Pierre d'Alcantara. Prophéties, visions, extases, bilocation, sont des preuves étonnantes de sa sainteté. Il fut surtout un père spirituel voué à la direction des âmes.
Il mourut à Naples, où il est grandement vénéré, le 5 mars 1734.

Jean-Joseph de la Croix a été béatifié par Pie VI(Giovanni Angelo Braschi, 1775-1799), le 24 mai 1789, et canonisé, par Grégoire XVI (Bartolomeo Mauro Alberto Cappellari, 1831-1846), le 26 mai 1839.

Les autres saints du jour :

St Théophile de Césarée, évêque († v. 195)
St Conon le jardinier, martyr († v. 250)
St Lucius I, pape († 254)
St Phocas de Sinope, jardinier et martyr († IVe s.)
St Adrien de Césarée, martyr († 309)
St Gérasime, anachorète en Palestine († 475)
St Kiéran, évêque d'Ossory en Irlande († v. 530)
St Virgile d'Arles, évêque († v. 618)
Bx Cristofaro Macassoli, prêtre o.f.m. († 1485)
Bx Jérémie de Valachie, o.f.m. roumain († 1625)


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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyMer 05 Mar 2014, 23:56

6 mars

Bse Rose De Viterbe
Vierge du Tiers Ordre de Saint-François
(† v. 1251)

À l'époque où Frédéric II d'Allemagne persécutait l'Église et s'emparait des États pontificaux, Dieu suscitait Rose pour la défense de Viterbe, capitale du patrimoine de saint Pierre et du territoire qui appartenait au souverain pontife.

Les noms de Jésus et Marie furent les premiers mots qui sortirent de la bouche de cette candide créature. Elle avait trois ans lorsque Dieu manifesta sa toute-puissance en ressuscitant par son intermédiaire une de ses tantes qu'on portait au cimetière. Lorsqu'elle fut capable de marcher, elle ne sortait que pour aller à l'église ou pour distribuer aux pauvres le pain qu'on lui donnait. Un jour son père la rencontra en chemin et lui demanda d'ouvrir son tablier pour voir ce qu'elle portait. Ô prodige ! Des roses vermeilles apparurent à la place du pain.

Au lieu de s'amuser comme toutes les fillettes de son âge, Rose passait la plus grande partie de son temps en prière devant de saintes images, les mains jointes, immobile et recueillie. À l'âge de sept ans, elle sollicita instamment la permission de vivre seule avec Dieu dans une petite chambre de la maison. La petite recluse s'y livra à une oraison ininterrompue et à des austérités effrayantes qu'elle s'imposait, disait-elle, pour apaiser la colère de Dieu. Entre autres mortifications, sainte Rose marchait toujours les pieds nus et dormait sur la terre.

Dieu lui révéla les châtiments éternels réservés aux pécheurs impénitents. Rose en fut toute bouleversée. La Très Sainte Vierge Marie lui apparut, la consola, la bénit et lui annonça que le Seigneur l'avait choisie pour convertir les pauvres pécheurs. « Il faudra t'armer de courage, continua la Mère de Dieu, tu parcourras des villes pour exhorter les égarés et les ramener dans le chemin du salut. » Une autre vision la fit participer au drame du Calvaire ; dès lors, la soif de sauver les âmes ne la quitta plus. Sa pénitence aussi austère que précoce, réduisit le frêle corps de Rose à un tel état de faiblesse qu'on désespérait de sauver sa vie. La Très Sainte Vierge la visita de nouveau, la guérit miraculeusement et lui dit d'aller visiter l'église de St-Jean-Baptiste le lendemain, puis celle de St-François où elle prendrait l'habit du Tiers Ordre.

Obéissante à la voix du ciel, elle commença à parcourir les places publiques de la ville de Viterbe vêtue de l'habit de pénitence, pieds nus, un crucifix à la main, exhortant la foule à la pénitence et à la soumission au Saint-Siège. Des miracles éclatants vinrent confirmer l'autorité de sa parole. Instruit de ce qui se passait, le gouverneur impérial de la ville de Viterbe craignit que cette enfant extraordinaire ne détruisît complètement le prestige de l'empereur Frédéric et que l'autorité du pape s'affirmât à nouveau. Il fit comparaître Rose à son tribunal et menaça de la jeter en prison si elle continuait à prêcher. La servante de Dieu lui répondit : « Je parle sur l'ordre d'un Maître plus puissant que vous, je mourrai plutôt que de Lui désobéir. » Sur les instances d'hérétiques obstinés, sainte Rose est finalement chassée de Viterbe avec toute sa famille, en plein cœur de l'hiver.

Peu après, Rose annonça le trépas de l'ennemi de Dieu, Frédéric II d'Allemagne. En effet, il ne tarda pas à expirer étouffé dans son lit. À cette nouvelle, les habitants de Viterbe s'empressèrent de rappeler leur petite Sainte, absente depuis dix-huit mois. Celle que tous regardaient comme la libératrice de la patrie, la consolatrice des affligés et le secours des pauvres fut reçue en triomphe dans sa ville natale, tandis que le pape Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254) ramené à Rome, rentrait en possession de Viterbe.

Sa mission apostolique terminée, sainte Rose songea à réaliser son vœu le plus cher. Elle se présenta au couvent de Ste-Marie-des-Roses, mais n'y fut pas acceptée, probablement à cause du genre de vie extraordinaire qu'elle avait menée auparavant. Rose vécut donc en recluse dans la maison paternelle, se vouant à la contemplation et aux plus rigoureuses pénitences. Plusieurs jeunes filles dont elle s'était déjà occupée la supplièrent de les prendre sous sa conduite. La demeure de la Sainte devint un véritable couvent où des âmes généreuses se livrèrent à l'exercice des plus sublimes vertus.

À l'heure de son glorieux trépas, les cloches sonnèrent d'elles-mêmes. Sainte Rose de Viterbe apparut au souverain pontife pour lui demander de transporter son corps au monastère de Ste-Marie-des-Roses, translation qui eut lieu six mois après sa mort. À cette occasion, son corps fut trouvé intact. Il se conserve encore, au même endroit, dans toute sa fraîcheur et sa flexibilité. D'innombrables miracles ont illustré son tombeau.

À Viterbe, elle est fêtée le 4 septembre, jour de la translation de son corps.

Les autres saints du jour :

Ste Colette de Corbie, clarisse (1380-1447)
St Marcien (Marciano), évêque et martyr († 120)
St Victorin de Nicomédie, martyr († s. inc.)
St Quiriaque, prêtre à Trèves en Allemagne († IVe siècle)
St Évagre, évêque de Constantinople († 378)
St Julien, évêque à Tolède en Espagne († 690)
St Fridolin de Säckingen, abbé en Allemagne († VIIe s.)
St Chrodegan, évêque de Metz († 766)
Sts Martyrs d'Amorium de Phrygie († 848)
St Ollégaire, évêque à Barcelone en Catalogne († 1137)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyVen 07 Mar 2014, 00:08

7 mars

Bienheureux José Olallo Valdés
Frère hospitalier de saint Jean de Dieu

José Olallo Valdés est né à La Havane (Cuba) le 12 février 1820. A l’âge de 15 ans il a fait sa profession religieuse dans l’Ordre hospitalier de saint Jean de Dieu.

Il est entré très jeune dans la communauté de Camaguëy où il restera pendant plus de 54 ans. Il a vécu fidèlement sa consécration à l’hospitalité, en dépit des grandes difficultés auxquelles il était confronté. Il trouvait la force de la cohérence fidèle dans la pratique de la charité et dans la contemplation du Christ crucifié. Les pauvres et les sans-abri, les esclaves et les détenus, les enfants abandonnés et les vieillards, les malades, les lépreux et les moribonds étaient ses « frères préférés ».

Pendant les épidémies de choléra et de variole, il se consacra avec abnégation à l’assistance des personnes atteintes par ces maladies, sans être pour autant contaminé. Il a vécu une vie humble et très pauvre, mais riche de vertus et de témoignages apostoliques.

Il est retourné vers le Père le 7 mars 1889 à Camaguëy. C’est dans cette ville que le Pape Benoît XVI l’a proclamé bienheureux et que la cérémonie de béatification a eu lieu le 29 novembre 2008.

Source principale : ohsjd.net/ (« Rév. x gpm »).

Oremus

Ô Dieu, Père tout-puissant, toi qui nous as offert l’exemple admirable de la vie du bienheureux José Olallo (Valdés) en manifestant ta miséricorde envers les malades et les nécessiteux, fais que la flamme de la charité pénètre dans nos cœurs et que, par son intercession, nous puissions imiter le Seigneur Jésus, Bon Samaritain qui est Dieu et règne avec toi, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Amen.

Les autres saints du jour :

Stes Perpétue et Félicité, martyres († 203) - Mémoire
Sts Saturus, Saturnin, Révocat et Secondin, martyrs († 203)
St Eubule, martyr († 309)
Sts Basile, Eugène, Agthodore, évêques et martyrs († IVe s.)
Sts Elpide, Ethère, Capiton, Ephrem, martyrs († IVe s.)
St Paul, surnommé le Simple, ermite († IVe s.)
St Gaudiosus, évêque de Brescia en Lombardie († Ve s.)
St Ardon (Smaragde), prêtre († 843)
St Paul, évêque de Pruse en Bithynie († 850)
St Thomas (Tommaso) d'Aquino, prêtre o.p. († 1274)
Bx Germain Gardiner, martyr († 1544)
BBx Jean Larke et Jean Ireland, prêtres et martyrs († 1544)
Ste Teresa Margherita Redi, vierge o.c.d. († 1770)
St Jean-Baptiste Nam Chong-sam, martyr († 1866)
St Just Ranfer de Bretenières, prêtre et martyr († 1866)
St Siméon Berneux, évêque et martyr († 1866)
Sts Louis Beaulieu, Pierre-Henri Dorie, martyrs († 1866)
Bx Léonide Féodorov, prêtre et martyr († 1935)

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8 mars

Saint Jean de Dieu
Fondateur des Frères de la Charité
(Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu)

Jean de Dieu, de son vrai nom Joao Ciudad, est né le 8 mars 1495 à Montémor o Novo au Portugal.

A l’âge de huit ans, il quitte brusquement sa famille pour suivre un mystérieux gyrovague et commence une vie errante. Les raisons de ce départ restent un mystère. Il arrive assez rapidement en Espagne, à Oropesa (Tolède) où il est accueilli dans la famille de Francisco Cid, dénommé « el Mayoral ». La famille du Mayoral fait de l’élevage, et jusqu’à l’âge de 20 ans Jean se consacre au métier de berger. Il est apprécié de tous.

A la recherche d'aventures, il décide ensuite de s’enrôler dans les troupes que lève Charles Quint pour combattre François 1er. Après cette expérience militaire, il redevient berger mais, très vite, nous le retrouvons aux portes de Vienne en Autriche avec l’armée impériale qui entend stopper l’invasion des Turcs de Soliman le Magnifique. Il ira même jusqu’aux Pays Bas avec sa compagnie.

Quittant définitivement l’armée, il se met au service d’une noble famille espagnole condamnée à l’exil à Ceuta, sur la côte marocaine. De retour en Espagne après un passage sur sa terre natale, il erre sur les routes d’Andalousie, s’installe à Grenade et se fait marchand ambulant de livres de piété et de chevalerie.

Un jour de 1539, il écoute une prédication du célèbre Jean d’Avila qu’on surnomme l’apôtre de l’Andalousie. Et c’est la conversion. Bouleversé par ce qu'il vient d'entendre, il parcourt les rues de la ville en criant « Miséricorde ! Miséricorde ! », il arrache ses vêtements, se roule dans la boue. Les enfants le poursuivent en criant « el loco ! el loco ! », « le fou ! le fou ! ». Il est alors enfermé à l’hôpital Royal de Grenade. Il connaît le sort des malades mentaux de l’époque : jeûne, coups de fouets, jets d’eau glacée…pour chasser le mal. C’est à ce moment que naît sa vocation. Il décide de passer le reste de sa vie à secourir ceux qu’il a côtoyés à l’hôpital Royal :
paralytiques, vagabonds, prostituées, et surtout malades mentaux.

Il fonde une première « maison de Dieu » qui s’avère très vite trop petite, il en fonde donc une deuxième plus grande. Pour subvenir aux besoins de sa «maison de Dieu », il quête chaque jour en criant : « Frères, faites-vous du bien à vous-mêmes en donnant aux pauvres ! » Très vite, les habitants de Grenade le surnomment Jean de Dieu. Cinq compagnons, gagnés par son exemple, le rejoignent.

Il meurt le 8 mars 1550, laissant derrière lui une renommée de sainteté qui traverse les frontières. Ses compagnons vont très vite se réunir pour fonder l’Ordre Hospitalier des frères de Saint Jean de Dieu, grâce au pape saint Pie V (Antonio Michele Ghislieri, 1566-1572) qui, le 1er janvier 1572, approuve la congrégation et lui donne la règle de saint Augustin, et au pape Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590) qui, le 1er octobre 1586, l’élève au rang d’Ordre religieux.

>>> Six lettres manuscrites de saint Jean de Dieu ont été conservées précieusement. Parmi les nombreuses citations, on peut y lire notamment «Dieu avant tout et par-dessus tout ce qui est au monde ! », « Je suis endetté et captif pour Jésus-Christ seul ! », ou encore, « Mettez votre confiance en Jésus-Christ seul ! »

Jean de Dieu est canonisé en 1690 par le pape Alexandre VIII (Pietro Vito Ottoboni, 1689-1691), déclaré patron des malades et des hôpitaux en 1886 et protecteur des infirmiers et infirmières en 1930.

Aujourd’hui, l’Ordre Hospitalier est présent sur les cinq continents : les frères y ont fondé des hôpitaux, des maisons de santé, des centres de réhabilitation, des accueils de nuit, des écoles de formation…

Les autres saints du jour :

St Ponce, diacre de saint Cyprien († IIIe s.)
Sts Apollonius et Philémon, martyrs († 287)
St Provin, évêque de Come en Lombardie († v. 420)
St Senan, abbé en Irlande († VIe s.)
St Félix, évêque en Angleterre († v. 646)
St Théophylacte, évêque de Nicomédie († v. 840)
St Humphroy, évêque de Thérouanne († 871)
St Litfred (Litifredo) évêque de Pavie en Lombardie († 874)
St Duthac, évêque de Ross en Écosse († v. 1065)
St Vérémond, abbé d'Hyracha en Navarre († v. 1095)
St Étienne, premier abbé d'Aubazine († 1159)
Bx Vincent Kadlubeck, évêque de Cracovie († 1223)
Bx Faustin Miguez, prêtre piariste et fondateur († 1925)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptySam 08 Mar 2014, 23:16

9 mars

Sainte Françoise Romaine
Religieuse et fondatrice

Francesca Bussa de Leoni (ou sainte Françoise dite Françoise Romaine ou Françoise de Rome) naquit à Rome en 1384, d'une famille très ancienne et non moins illustre. Son enfance, passée dans le recueillement et dans l'union avec Dieu, l'avait disposée à se consacrer à Jésus-Christ ; mais Dieu permit que ses parents l'engageassent, dans le mariage, pour donner aux personnes mariées un admirable modèle à imiter.

Sa maison fut l'école de toutes les vertus chrétiennes. Aimable pour tous, on ne sait laquelle fut la plus parfaite, de l'épouse, de la mère, de la maîtresse. Les obligations de son état n'étaient jamais sacrifiées au bonheur de prier Dieu, et elle en reçut la récompense ; car, un jour qu'elle avait été obligée de s'interrompre quatre fois pendant la récitation du même verset de son office, elle retrouva le verset écrit en lettres d'or.

Elle obtint de son mari, au bout de quelques années de mariage, de vivre en sa maison comme une véritable religieuse. Plus tard, son mari étant mort, elle put rejoindre les Sœurs Oblates, qu'elle avait fondées, et avec qui elle avait vécu jusque là en communauté d'œuvres et de prières.

Parmi toutes les choses étonnantes de sa vie, on peut signaler surtout la présence ordinaire et visible de son ange gardien, et les luttes terribles qu'elle eut à soutenir contre le démon. Outre son ange gardien, Dieu lui avait donné un ange chargé de la punir ; cet ange était sévère ; car, à la moindre faute, il la frappait, même en public. L'ange restait invisible, mais les coups étaient entendus de tous. Ainsi, quelques personnes tenant un jour devant elle une conversation frivole, Dieu inspira à la sainte de les interrompre, et comme elle hésitait, elle reçut sur la joue un rude soufflet. Souvent, alors qu'elle était à genoux devant une statue de la Sainte Vierge, son ange s'approchait et continuait avec elle la prière.

On représente généralement sainte Françoise avec un ange à côté d'elle. Plus d'une fois l'ange dévoué eut à chasser les démons, qui ne cessaient de harceler la servante de Dieu. Une nuit, pendant qu'elle priait, le diable la prit par les cheveux, et, la portant sur la terrasse de la maison, la suspendit au-dessus de la rue ; mais Dieu la remit en sûreté dans sa cellule.

D'autres fois, elle était traînée violemment ; l'ennemi du salut prenait toutes les formes pour la tromper ou l'épouvanter ; le calme de Françoise excitait son dépit et le mettait en fuite.

Elle mourut le 9 mars 1440 en soignant son fils Jean-Baptiste, ses dernières paroles furent : « Le ciel s'ouvre, les anges descendent, l'archange a fini sa tâche, il est debout devant moi et me fait signe de le suivre ».

Françoise Romaine a été canonisée, le 29 mai 1608, par le pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621).

Les autres saints du jour :

St Domenico Savio, disciple de saint J. Bosco (1842-1857)
Sts Martyrs de Sébaste, soldats († 320)
St Pacien, évêque de Barcelone († v. 390)
St Vital (Vitale), ermite en Lucanie († 993)
St Bruno, évêque de Querfurt et martyr († 1009)
Ste Catherine (Caterina) de Bologne, clarisse (1413-1463)
St Jean-Baptiste Chon Chang-un, martyr († 1866)
St Pierre Ch'oe Hyong, père de famille et martyr († 1866)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyDim 09 Mar 2014, 23:41

10 mars

Ste Marie Eugénie de Jésus
Fondatrice des :
« Religieuses de l'Assomption »

Marie-Eugénie de Jésus,née Anne-Eugénie Milleret de Brou, naquit à Metz le 26 août 1817, elle partagea son enfance entre l'hôtel particulier des Milleret de Brou et la vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l'Allemagne et de la France.
Comblée, dans une famille non-croyante dont le père voltairien est un haut-fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus Christ le jour de sa première communion, à Noël, en 1829.

Après 1830, son père, ruiné, doit vendre la propriété de Preisch, puis l'hôtel de Metz. Ses parents se séparent; elle va à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832. Elle est recueillie dans une riche famille d'amis, à Châlons. L'adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l'entourent: « Je passai quelques années à me questionner sur la base et l'effet des croyances que je n'avais pas comprises... Mon ignorance de l'enseignement de l'Église était inconcevable et pourtant j'avais reçu les instructions communes du catéchisme » (Lettre à Lacordaire - 1841)

Son père la fait revenir à Paris. Durant le carême 1836, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. « Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller ». « Ma vocation date de Notre-Dame » dira-t-elle plus tard. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamenais, de Montalembert et de ses amis.
Parmi eux, l'abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Sulpice en mars 1837. C'est à Saint-Eustache qu'elle le rencontre pour la première fois. Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, non-croyants pour la plupart. Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse mais elle hésite d'abord à le suivre, puis elle accepte.
Il l'envoie en formation chez les Visitandines de la Côte Saint-André (Isère) qui la marquent de l'esprit et de la spiritualité de saint François de Sales.

En octobre 1838, c'est la rencontre avec l'abbé d'Alzon qui fondera les Pères de l'Assomption en 1845. Cette grande amitié durera 40 ans. Elle a déjà, précises dans son esprit, les bases de sa pédagogie: elle récuse une éducation mondaine où l'instruction profane est au rabais; elle veut un christianisme authentique et non un vernis superficiel; elle entend donner aux jeunes filles une formation de tout l'être à la lumière du Christ.

En avril 1839, elles sont deux jeunes filles à se réunir dans ce but, dans un petit appartement, rue Férou, à Paris; en octobre, elles se retrouvent bientôt à quatre dans une maison de la rue de Vaugirard, étudiant la théologie, l'Écriture Sainte et les sciences profanes. Kate O'Neill, une irlandaise, est déjà là, elle qui prendra le nom religieux de Thérèse-Emmanuel; sa forte personnalité accompagnera Marie-Eugénie de Jésus de son amitié et de son aide durant toute sa vie. Les sœurs se séparent définitivement de l'abbé Combalot en mai 1841. Sa direction fantasque et son manque de mesure vis-à-vis de l'Archevêque de Paris risquaient de tout compromettre.

Mgr Affre leur offre l'appui de son Vicaire général, Mgr Gros. C'est une libération. Les sœurs reprennent leurs études et font leur profession religieuse le 14 août 1841.
Leur pauvreté est grande et la communauté ne se développe pas. Ce qui n'empêche pas sœur Marie-Eugénie, d'ouvrir une première école, au printemps 1842, impasse des Vignes. Puis elle s'installe à Chaillot, car la communauté grandit, toujours plus internationale. Elle se plaint parfois des prêtres et des laïcs trop repliés sur leur piété: « Leur cœur ne bat pour rien de large ».
Sa relation avec l'Abbé d'Alzon s'approfondit. Pétri des idées de Lamennais, fort de Jésus Christ, attaché à l'Église, il l'entraîne; elle le modère. Il est combatif; elle le nuance.

Les fondations se multiplient à travers le monde. Rome reconnaît la Congrégation des Religieuses de l'Assomption en 1867. Les Constitutions seront définitivement approuvées le 11 avril 1888. La mort du P. d'Alzon, en 1880, est l'annonce du dépouillement qu'elle avait reconnu nécessaire en 1854: « Dieu veut que tout tombe autour de moi ». Sœur Thérèse-Emmanuel disparaît à son tour le 3 mai 1888, et sa solitude se creuse davantage. La croissance de la Congrégation est une lourde charge pour elle.

Entre 1854 et 1895, de nouvelles communautés naissent en France, puis des fondations en Angleterre, en Espagne, en Nouvelle-Calédonie, en Italie, en Amérique latine et aux Philippines. Elle enchaîne voyages, constructions, consultations, décisions...
Les religieuses seront des enseignantes s'adaptant aux besoins devant lesquels les place l'évolution de la vie et de l'Église, sans pour autant se départir des observances monastiques.

Quand elle découvre l'impuissance de la vieillesse, « un état où ne reste plus que l'amour », elle s'efface peu à peu. « Je n'ai plus qu'à être bonne ». Sa santé s'altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n'aura plus que son regard pour le dire.
Le 10 mars 1898, elle rejoint le Christ ressuscité qui, sur terre, était son unique passion.

Marie Eugénie de Jésus a été béatifiée le 9 février 1975, à Rome, par le Vénérable Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisée, place Saint-Pierre, par le pape Benoît XVI, le 3 juin 2007.

Les autres saints du jour :

Sts Caïus et Alexandre, martyrs († après l'an 171)
St Victor, martyr africain († IIIe s.)
St Macaire, évêque de Jérusalem († v. 325)
St Simplice (Simplicio), pape (47e) de 468 à 483
St Droctovée, abbé à Paris († v. 580)
St Attale (Attala), abbé dans le Piémont († 628)
St Jean Ogilvie, prêtre s.j. martyr († 1615)
Bx Elias do Socorro Nieves, prêtre et martyr († 1928)


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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyMar 11 Mar 2014, 01:25

11 mars

Saint Euloge
Prêtre et martyr
(† 859)

Euloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu.

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom chrétien. Euloge lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ !

C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la foi, qui furent plus tard pour l'Espagne la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il avait méritée à tant d'autres.

Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mohamed, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire : « Vous auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ ! »

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un des soldats lui donna un soufflet ; Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

Quand le saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le ciel, fit le signe de la croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix ; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable.

Les autres saints du jour :

St Pione, prêtre et martyr († v. 250)
Sts Trophime et Thale, martyrs († v. 308)
St Constantin, roi et martyr au VIe siècle
St Sophrone, évêque de Jérusalem († 639)
St Vindicien, évêque de Cambrai et d'Arras († v. 712)
St Benoît (Benedetto) Crespi, évêque de Milan († 725)
St Oengus, dit le Culdée, moine irlandais († v. 824)
Bx Giovanni Battista Righi, prêtre o.f.m. († 1539)
Bx Thomas Atkinson, prêtre et martyr († 1616)
Bx Jean Kearney, prêtre o.f.m. et martyr († 1653)
St Dominique Cam, prêtre et martyr († 1859)
Sts Marc Chong Ui-bae et Alexis U Se-yong, martyrs

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyMer 12 Mar 2014, 01:32

12 mars

Saint Louis Orione
Prêtre et fondateur :
« Petite Œuvre de la divine Providence »
« Petites Sœurs Missionnaires de la Charité »
« Mouvement Laïcal Orioniste (MLO) »

Luigi Orione naquit à Pontecurone, dans le diocèse de Tortona, le 23 juin 1872. Au début de son adolescence, il aida son père comme paveur jusqu'à treize ans. Louis voulait étudier pour devenir prêtre et fut accueilli dans le couvent franciscain de Voghera, mais il dut abandonner à cause d'une grave pneumonie.

Il fut alors accepté dans le collège de Valdocco, où il connut don Bosco, déjà âgé. Il parvint à obtenir le privilège de se faire confesser par lui et, après avoir préparé trois cahiers entiers de péché, il vit le saint les déchirer, qui lui dit, entre autres choses: « Nous serons amis pour toujours ». A Turin il respira l'esprit salésien et connut l'œuvre du Cottolengo qui était proche.

En 1889 il commença ses études de philosophie au séminaire de Tortona. En 1892, alors qu'il est encore clerc, il ouvrit un oratoire, et l'année suivante un collège. Il est ordonné prêtre en 1895. Dans la même célébration, l'évêque impose l'habit clérical à six élèves de son collège.

Il commença à ouvrir des œuvres dans toute l'Italie et en 1903 l'évêque de Tortona reconnut la congrégation religieuse masculine de la « Petite Œuvre de la divine Providence », composée de prêtres, de frères coadjuteurs et d'ermites, avec le charisme apostolique de « collaborer pour porter les petits, les pauvres et le peuple de l'Église au pape, moyennant les œuvres de charité. »

Après le terrible tremblement de terre de 1908, il secourut Messina e Reggio Calabria, assistant les orphelins et la population. Après avoir quitté la Sicile, il continua à s'occuper de l'expansion de sa Congrégation, en procurant des aides dans toute l'Italie à l'occasion de la première guerre mondiale.

En 1915 il fonda la branche féminine: les « Petites Sœurs Missionnaires de la Charité », à laquelle vinrent s'ajouter, en 1927, les « Adoratrices Sacramentines » pour les non-voyantes et, successivement, les « Sœurs Contemplatives de Jésus crucifié ». Plus tard surgiront également l'Institut Séculier et le Mouvement Laïc don Orione.

Les fondations s'étendirent dans une grande partie du monde, en Amérique latine, dans les États-Unis d'Amérique, en Angleterre, en Albanie.

Au cours de l'hiver 1940, pour essayer de soulager les problèmes de cœur et de poumons, dont il souffrait, il se rendit à la maison de San Remo même si, comme il disait, « ce n'est pas entre les palmiers que je veux vivre et mourir, mais entre les pauvres qui sont Jésus-Christ ». Après seulement trois jours, entouré de l'affection de ses confrères, don Orione mourut le 12 mars 1940, en soupirant « Jésus ! Jésus ! Je viens vers toi ».

Luigi Orione a été béatifié le 26 octobre 1980 et canonisé le 16 mai 2004, par le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Les autres saints du jour :

St Syméon le Nouveau Théologien, moine (949-1022)
St Maximilien de Thébeste, martyr († 295)
Sts Mygdon, Eugène, Maxime, Domna, martyrs († 303)
Sts Mardoine, Smaragde et Hilaire, martyrs († 303)
Sts Pierre, Dorothée et Gorgon, martyrs († 303)
St Innocent Ier, pape (40e) de 401 à 417
St Paul Aurélien, évêque en Bretagne au VIe s.
St Grégoire Ier, surnommé le Grand, déposition († 604)
St Théophane le Chronographe, moine († 817)
St Elphège, évêque de Winchester († 951)
Bse Fine (Fina), vierge en Toscane († 1253)
Bse Giustina Francucci Bezzoli, vierge, o.s.b. († 1319)
Bx Girolamo Gherarducci, prêtre o.e.s.a. († 1335)
Bx Joseph Zhang Dapeng, laïc et martyr († 1815)
Bse Angèle Salawa, vierge à Cracovie († 1922)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyJeu 13 Mar 2014, 00:18

13 mars

Saints Rodrigue et Salomon de Cordoue
Martyrs
(† 857)

Rodrigue avait deux frères vivant à Cordoue sous la domination arabe. L'un était chrétien et l'autre musulman ; ils se battaient souvent pour des questions de religion. Un jour, voulant les séparer, il reçut tous les coups et fut considéré comme mort.

Son frère catholique s'enfuyant par crainte du calife d'Espagne, son autre frère musulman emmena son corps en ville et accusa le catholique d'avoir tué un musulman, prétendant que Rodrigue s'était converti.

Rodrigue revint alors à lui et nia son attachement à l'islam, criant haut et fort sa foi chrétienne. Le Cadi le mit alors en prison, pour « apostasie », où il rencontra Salomon, accusé du même crime : être chrétien. Liant amitié, ils passèrent le peu de temps qu'il leur restait en prière.
Ils furent décapités le même jour à Cordoue.

Les autres saints du jour :

Bse Irmã Dulce « Bon Ange de la Bahia » (1914-1992)
Sts Macédonius, Patricia et Modeste, martyrs († v. 304)
St Sabin, martyr († v. 303)
Ste Christine, vierge et martyre († 559)
St Pient, évêque à Poitiers († v. 564)
St Léandre, évêque à Séville († v. 600)
St Eldrade, abbé dans la vallée de Suse († v. 840)
St Ansovin, évêque dans les Marches († 868)
Bx Pierre II, abbé à Cava en Campanie († 1208)
Bx Agnel (Agnello) de Pise, frère o.f.m. (1194-1235)
Bse Françoise Tréhet, vierge et martyre († 1794)


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14 mars

Bx Jacques Cusmano
Prêtre et fondateur de la :
« Congregatio Missionariorum Servorum Pauperum »

Giacomo Cusmano, naît à Palerme le 15 mars 1834 ; il est le quatrième des cinq enfants de l’ingénieur Giacomo Cusmano e Maddalena Patti,

Diplômé en médecine et chirurgie en 1855, se révèle tout de suite comme le « médecin des pauvres » pour sa générosité et son abnégation.

Sentant fortement l'appel de Dieu, il renonce à la brillante carrière et commence à se consacrer entièrement à Dieu et aux pauvres.

Le 22 décembre 1860 est ordonné prêtre et le 21 février 1867 fonda l'Association « Boccone del povero » (litteralement : bouchée du pauvre) qui a pour but de « propager la foi par la charité ».
Le 23 mai 1880, il fonda la Congrégation des Sœurs Servantes des Pauvres et en 1887 celle des Missionnaires Servants des pauvres.

Sa vie est toujours au service des pauvres, des malades, des abandonnés, et de quiconque en avait besoin. « Ils n’appartiennent à personne donc ils nous appartiennent » il répétait continuellement. Ils l'appelaient le «père des pauvres» même s’il aimait se définir « Serviteur des Pauvres. » Il n’y avait pas un seul pauvre qui n'ait pas reçu son aide, soutien et réconfort. Ne vivait que pour Dieu et pour les pauvres, avec l'intention de les conduire dans le royaume des cieux.

La pratique de la charité devait être un moyen pour conduire tous, riches et pauvres, à la foi. Son engagement était alimenté par la conviction que « ce que vous faites à un des vos frères plus petits, vous le faites à Dieu ».
Il mourut à Palerme, en odeur de sainteté, le 14 mars 1888.

Giacomo Cusmano a été élevé à la gloire des autels, le 30 octobre 1983, par le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Les autres saints du jour :

Ste Mathilde de Germanie, reine d'Allemagne († 968)
St Alexandre, martyr († v. 309)
St Lazare (Lazzaro), évêque de Milan (438-449)
St Lubin, évêque de Chartres († v. 557)
Ste Pauline, religieuse en Allemagne († 1107)
Bse Ève de Mont-Cornillon, recluse († v. 1205)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptySam 15 Mar 2014, 00:37

15 mars

Sainte Louise de Marillac
Veuve et cofondatrice des :
« Filles de la Charité »

Louise de Marillac, naquit le 12 août 1591, à Ferrières-en-Brie où elle fut baptisée avant que son père, dont elle était la fille naturelle, ne s'installât à Paris. Après que son père se fut remarié, avec Antoinette La Camus (12 janvier 1595), elle fut mise, en 1602, en pension chez les Dominicaines du monastère royal Saint-Louis de Poissy où Louis de Marillac avait une tante religieuse ; elle fut ensuite confiée à un petit pensionnat, chez une bonne fille dévote, avec d’autres demoiselles, où elle fut initiée aux travaux ménagers et à la peinture.

Après la mort de son père (25 juillet 1604), Louise de Marillac avait songé à devenir capucine, mais elle fut refusée par le provincial des Capucins, Honoré de Champigny.
Le 6 février 1613, on lui fit épouser, à la paroisse Saint-Gervais de Paris, un secrétaire des commandements de Marie de Médicis, Antoine Le Gras, écuyer, homme de bonne vie, fort craignant Dieu et exact à se rendre irréprochable, dont, le 18 octobre 1613, lui naîtra un fils, Pierre-Antoine, qu'elle élèvera, à partir de 1619, avec les sept enfants d'une de ses cousines défunte.

Mélancolique, inquiète et scrupuleuse, Louise de Marillac était sans cesse agitée par le doute sur elle-même que Jean-Pierre Camus, son directeur spirituel, avait beaucoup de mal à apaiser. Son angoisse grandit encore lorsque son mari tomba malade d’un mal que l’on jugeait incurable et dont elle se croyait la cause pour n’être pas entrée en religion.
Le 4 juin 1623, jour de la Pentecôte, elle était à la messe, à Saint-Nicolas-des-Champs, lorsque, en un instant, elle fut libérée de ses doutes : « Je fus avertie que je devais demeurer avec mon mari et qu’un temps viendrait où je serai en état de faire vœu de pauvreté, chasteté et obéissance, et que ce serait avec des personnes dont quelques-unes feraient le semblable... »

Vers la fin de 1624, elle se mit sous la direction de saint Vincent de Paul qui s’était fait longtemps prier pour accepter. Après la mort de son mari, le 21 décembre 1625, elle fit vœu de viduité et mena dans le monde une vie toute religieuse où elle conjuguait, avec un règlement très strict, la prière et le secours des pauvres, sans cesser d'être attentive à l'éducation de son fils. Elle s’installa rue Saint-Victor, tout près du collège des Bons-Enfants que Mme de Gondi venait de donner à Vincent de Paul qui l’employait dans les Charités, ces groupements de dames et de filles pour l’assistance des malades dans les paroisses et les visites à domicile.

En 1628, lorsque son fils fut entré au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle disposa davantage de temps pour se consacrer aux œuvres et Vincent de Paul la chargea de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des provinces. Elle n’eut aucun mal à persuader Vincent de Paul que les Dames associées ne pouvaient rendre aux malades les services pénibles qu’exigeait leur état, et qu’il fallait songer à réunir des personnes zélées pour se dévouer entièrement à l’œuvre sans autres devoirs et préoccupations au dehors. C’est ainsi que naquirent les Filles de la Charité.

Jusqu'à sa mort (15 mars 1660), elle gouverna les Filles de la Charité pour qui elle rédigea trois règlements successifs.
Son corps repose à Paris, au 140 rue du Bac, dans la Chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, où il y a aussi le corps de sainte Catherine Labourée et le cœur de saint Vincent de Paul.

Louise de Marillac fut béatifiée le 9 mai 1920 par Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) et canonisée le 11 mars 1934 par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).
Le Bx Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963) la proclama, en 1960, Patronne de tous ceux qui s'adonnent aux œuvres sociales chrétiennes.

Les autres saints du jour :

Bx Jan Adalbert Balicki, prêtre en Pologne (1869-1948)
St Ménigne, foulonnier et martyr († v. 250)
St Zacharie, pape (91e) de 741 à 752
Ste Léocritie, vierge et martyre († 859)
St Sisebut, abbé de Cardegna en Castille († 1086)
Bx William Hartley, prêtre et martyr (1558-1583)
St Clément-Marie Hofbauer, prêtre c.ss.r. († 1820)
Bx Artemide Zatti, religieux s.d.b. († 1951)
Bx Pío Conde y Conde, prêtre sdb et martyr († 1937)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptySam 15 Mar 2014, 23:50

16 mars

Saint Jean de Brébeuf
Prêtre s.j. et martyr

Né le 25 mars 1593 à Condé-sur-Vire en Normandie, Jean de Brébeuf est un des premiers pères jésuites à aller en Nouvelle-France. Il arrive à Québec en juin 1625, s'installe chez les Montagnais et plus tard, chez les Hurons.

Dans ses mémoires, il relate de façon admirable le mode de vie et les mœurs de ces peuples. Ces notes furent par la suite reproduites dans les « Relations des Jésuites » et sont aujourd'hui des sources d'information précieuses pour nous aider à comprendre la vie des Hurons avant les guerres et les épidémies qui décimeront leurs populations.

Il traduit un catéchisme et plusieurs prières dans la langue des Hurons et entreprend même la rédaction d'un dictionnaire et d'une grammaire. Brébeuf établit plusieurs missions en Huronie dont celle de Ihonatiria (Saint-Joseph). Peu après l'arrivée des Européens, les Hurons sont victimes de plusieurs épidémies de variole, de grippe et de dysenterie.

Le travail de conversion de Brébeuf est difficile et peu efficace. Lors d'une émeute en 1640, Brébeuf et d'autres Jésuites sont battus et la chapelle est détruite. C'est en 1642 que les vrais problèmes commencent. Soutenus par les Anglais dans leur entreprise, les Iroquois amorcent une vaste offensive contre leurs anciens ennemis les Hurons et leurs alliés français. Ils bloquent les routes commerciales en multipliant les pillages et les massacres sanglants. En 1647, la menace iroquoise est devenue telle que les Hurons refusent d'entreprendre des voyages vers Québec.

Le 4 juillet 1648, alors que les guerriers hurons sont absents, les Iroquois attaquent les missions de Saint-Joseph et Saint-Michel en Huronie. Plusieurs habitants sont massacrés dont le père Antoine Daniel qui sera criblé de flèches. Les Iroquois prennent 700 prisonniers.
Le 16 mars 1649, plus de 1000 Iroquois attaquent les missions de Saint-Ignace et de Saint-Louis où se trouvent alors les pères Brébeuf et Lalemant. Les deux hommes sont faits prisonniers et emmenés dans un village dans l'actuelle région de Midland, en Ontario.

Le père Jean de Brébeuf subit alors une des plus atroces tortures. Ces actes furent rapportés par Christophe Regnault qui put observer le cadavre. Le corps a été sauvagement battu et a reçu au moins 200 coups de bâtons. On avait arraché la chair des bras et des jambes de Brébeuf jusqu'aux os et on l'avait aspergé d'eau bouillante pour ridiculiser le sacre du baptême. Les Iroquois avaient également placé un collier de haches incandescentes autour de son cou et de son ventre et lui avaient arraché les lèvres pour qu'il cesse de parler de Dieu. Son crâne avait été scalpé et son cœur, arraché. Il est possible que les Iroquois l'aient dévoré, croyant ainsi absorber les qualités de leurs ennemis.

La nation huronne entière est bientôt décimée. Quelques survivants se réfugient chez des nations alliées du nord ou encore près de Québec où leurs descendants vivent toujours. Brébeuf fut proclamé Saint Patron du Canada en 1940.
Jean de Brébeuf, et ses compagnons martyrs (mémoire 19 octobre) ont été béatifiés le 21 juin 1925, par le « Pape des Missions » Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) et canonisés, par le même pape, le 29 juin 1930.

Les autres saints du jour :

Bx José Gabriel del Rosario Brochero, prêtre (1840-1914)
Bse Bénédicte, clarisse (1214-1260)
Sts Hilaire, évêque, et Tatien, diacre, martyrs († 285)
St Papas, martyr († IVe s.)
St Julien d'Antioche, martyr († IVe s.)
Ste Eusébie, abbesse († v. 680)
St Héribert, évêque de Cologne († 1021)
Bx Jean (Giovanni) Sordi, évêque et martyr († 1181)
BBx Jean Amias et Robert Dalby, martyrs († 1589)


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17 mars

Saint Patrick
Évêque
« Apôtre de l'Irlande »
(385-461)

Patrick, jeune gallois d'une famille chrétienne, à 16 ans est enlevé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Il y passe six ans puis s'enfuit et retrouve ses parents.

Après un séjour en France où il est consacré évêque, il se sent appelé à revenir dans cette Irlande de sa servitude pour l'évangéliser. Il y débarque en 432 et multiplie prédications et conversions dans une population dont, par force, il connaît bien les coutumes et la langue.

Au Rock de Cashel, lors d'un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèroserouge :  « Voilà la figure de la Sainte Trinité  » . Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèroserouge deviendra le symbole de l'Irlande. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction.

Lorsque meurt Patrick, à Armagh, l'Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr et les monastères y sont très nombreux.

« Saint Patrick fut le premier Primat d'Irlande. Mais il fut surtout celui qui sut mettre dans l'âme irlandaise une tradition religieuse si profonde que chaque chrétien en Irlande peut à juste titre se dire l'héritier de saint Patrick. C'était un Irlandais authentique, c'était un chrétien authentique: le peuple irlandais a su garder intact cet héritage à travers des siècles de défis, de souffrances et de bouleversements sociaux et politiques, devenant ainsi un exemple pour tous ceux qui croient que le Message du Christ développe et renforce les aspirations les plus profondes des peuples à la dignité, à l'union fraternelle et à la vérité. »  (discours au Corps diplomatique - Jean-Paul II - 29 septembre 1979)

Les autres saints du jour :

Bx Juan Nepomuceno Zegrí y Moreno, prêtre et fondateur
Sts Martyrs d'Alexandrie (un grand nombre), († v. 352)  
St Agricole, évêque de Chalon-sur-Saône († 580)
Ste Gertrude, abbesse († v. 659)  
St Paul de Chypre, moine et martyr († v. 770)
Bx Conrad, ermite en Palestine puis à Bari († 1620)
St Jean Sarkander, prêtre et martyr († 1620
St Gabriel Lalemant, prêtre s.j. et martyr († 1649)
Bse Maria Bárbara Maix, fondatrice brésilienne (1818-1873)

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18 mars

Saint Cyrille de Jérusalem
Évêque, docteur de l'Église
(315-386)

Cyrille naquit autour de 315 à Jérusalem ou aux environs. Sa vie représente le mélange de deux dimensions: d'une part, le soin pastoral et, de l'autre, la participation, malgré lui, aux controverses enflammées qui troublaient alors l'Église d'Orient.
Il reçut une excellente formation littéraire; ce fut la base de sa culture ecclésiastique, centrée sur l'étude de la Bible.

Ordonné prêtre par l'Évêque Maxime, lorsque celui-ci mourut ou fut déposé, en 348, il fut ordonné Évêque par Acacius, Archevêque métropolitain influent de Césarée de Palestine, philo-arien, qui était convaincu d'avoir trouvé en lui un allié. Il fut donc soupçonné d'avoir obtenu la nomination épiscopale grâce à des concessions à l'arianisme.
En réalité, Cyrille se heurta très vite à Acacius non seulement sur le terrain doctrinal, mais également sur le terrain juridictionnel, car Cyrille revendiquait l'autonomie de son siège par rapport à l'Église métropolitaine de Césarée.

En vingt ans, Cyrille connut trois exils: le premier en 357, à la suite d'une déposition de la part d'un Synode de Jérusalem, suivi en 360 par un deuxième exil voulu par Acacius et, enfin, par un troisième, le plus long - il dura onze ans - en 367, à l'initiative de l'empereur philo-arien Valente.
Ce n'est qu'en 378, après la mort de l'empereur, que Cyrille put reprendre définitivement possession de son siège, en rétablissant l'unité et la paix entre les fidèles.

D'autres sources, également anciennes, appuient la thèse de son orthodoxie, mise en doute par plusieurs sources de l'époque. Parmi celles-ci, la lettre synodale de 382, après le deuxième Concile œcuménique de Constantinople (381), auquel Cyrille avait participé en jouant un rôle important, est celle qui fait le plus autorité. Dans cette lettre, envoyée au Pontife romain, les Évêques orientaux reconnaissent officiellement l'orthodoxie la plus absolue de Cyrille, la légitimité de son ordination épiscopale et les mérites de son service pastoral, que la mort conclura en 387.

Les autres saints du jour :

Bse Celestina Donati, vierge et fondatrice (1848-1925)
St Alexandre, évêque de Jérusalem et martyr († v. 250)
St Fridien (Frediano), évêque de Lucques († v. 588)
St Léobard, reclus dans une cellule († v. 593)
St Braulion, évêque à Saragosse († 651)
St Édouard, roi d'Angleterre et martyr († 978)
St Anselme, évêque de Lucques († 1086)
St Salvator de Horta, religieux o.f.m. († 1567)
BBx Jean Thules et Roger Wrenno, martyrs († 1616)
Bse Marthe (Aimée Le Bouteiller), vierge († 1883)


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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyMar 18 Mar 2014, 23:03

19 mars

Bienheureux Marcel Callo
Jeune ouvrier et martyr
(1921-1945)

Marcel est né à Rennes le 6 décembre 1921 ; il est le second d'une famille de neuf enfants. À douze ans, il entre en apprentissage dans l'imprimerie où il travaille comme typographe. Il adhère à la croisade eucharistique et entre chez les scouts. Il y restera jusqu'à son entrée à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) où il tient à privilégier la vie spirituelle comme source de toute action, dans un monde ouvrier très déchristianisé. Devenu président de la section, il se dépense sans mesure pour assumer les responsabilités pratiques et surtout morales que cela implique.

En 1943, Marcel perd sa sœur dans un bombardement et se voit réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire) : malgré son déchirement (il vient de se fiancer), il accepte de partir, d'une part pour éviter des représailles sur sa famille, d'autre part dans une perspective missionnaire : là-bas également l'apostolat est urgent.

Envoyé à Zella-Melhis, il travaille dans une usine de révolvers et loge dans un camp de 3000 ouvriers environ. Il surmonte une période de détresse et de découragement et organise peu à peu clandestinement la vie chrétienne du groupe. Ses activités le trahissent et il est arrêté le 19 avril 1944 parce que « trop catholique ». Transféré à la prison de Gotha avec les principaux dirigeants jocistes de Thuringe (ils seront douze), il est finalement envoyé successivement aux camps de concentration de Flossenburg (où fut pendu Dietrich Bonhoeffer) et de Mauthausen où il partage les effroyables souffrances de tous les déportés et pâtit avec eux de l'affolement des nazis devant les Alliés. Il travailla surtout à Gusen II, le pire des Kommandos.

Souffrant terriblement de l'estomac, il meurt d'épuisement le 19 mars 1945, assisté par un camarade bouleversé devant son attitude, le colonel Tibodo qui témoigne : « J'ai connu Marcel Callo pendant quelques heures seulement, celles qui ont précédé sa mort en mars 1945, un mois et demi avant la libération. Je ne l'ai connu qu'aux dernières heures de sa vie : il est mort en quelque sorte dans mes bras. Cependant cela m'a suffit pour constater que ce garçon était de beaucoup au-dessus de la nature humaine ordinaire. (...) Si j'ai gardé son souvenir, alors que j'ai passé par plusieurs camps et que j'ai connu de nombreux prisonniers, c'est que Marcel Callo avait un regard vraiment surnaturel. Le témoignage que j'ai donné est au-dessous de la réalité : le regard était plutôt un regard d'espoir, l'espoir d'une vie nouvelle. (...) Ce me fut une révélation : son regard exprimait une conviction profonde qu'il partait vers le bonheur. C'était un acte de foi et d'espérance vers une vie meilleure. Je n'ai jamais vu chez un moribond un regard comme le sien ».

Marcel Callo a été béatifié le dimanche 4 octobre 1987 par le Bx Jean-Paul II, à l'occasion du synode mondial des évêques sur la vocation et la mission des laïcs dans l'Église et dans le monde.

Il est fêté, dans son diocèse de Rennes, le 19 avril, date où il fut arrêté à Zella-Melhis, et le 19 mars, dies natalis, par le Martyrologe Romain .

Les autres saints du jour :

St Jean, abbé en Ombrie au VIe siècle
Bx Isnard (Isnardo) de Chiampo, prêtre o.p. († 1244)
Bx Andrea Gallerani, fondateur à Sienne († 1251)
Bx Jean (Giovanni) Buralli, prêtre o.f.m. († 1289)
Bse Sibylline (Sibillina) Biscossi, vierge († 1367)
Bx Marco de Montegallo, prêtre o.f.m. († 1496)
Bx Narcisse Turchan, prêtre o.f.m. et martyr († 1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyMer 19 Mar 2014, 22:46

20 mars

Saint Józef Bilczewski
Archevêque de Lviv des Latins

Józef Bilczewski naquit le 26 avril 1860 à Wilamowice (à l’époque dans le diocèse de Cracovie, actuellement en Ukraine) dans une famille rurale de neuf enfants dont il était l'aîné.

Il fit ses études au lycée de Wadowice et obtint le baccalauréat en 1880. Il entra alors au séminaire de Cracovie et fut ordonné prêtre le 6 juillet 1884 à Cracovie par le Card. Albin Dunajewski.

En 1886, il obtint un doctorat en théologie à l'Université de Vienne. Après avoir complété ses études à Rome et à Paris, il passa l'examen d'habilitation à l'enseignement à l'Université jagellonne de Cracovie en 1890 et devint professeur de théologie dogmatique à l'Université Jean Casimir de Lviv. Il devint ensuite Doyen de la faculté de théologie, puis Recteur de l'Université elle-même.

Il était très apprécié par ses étudiants et jouissait de l'estime de ses collègues universitaires, ayant une réputation de grand scientifique. Ses capacités furent remarquées par l'empereur d'Autriche François-Joseph, qui le présenta au Saint-Père comme candidat possible au Siège métropolitain vacant de Lviv.

La situation sociale, économique, ethnique et religieuse de ce grand archidiocèse exigeait un pasteur d'une grande force morale, c'est pourquoi Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) accueillit cette proposition et le nomma Archevêque de Lviv des Latins, le 17 décembre 1900. Dans son archidiocèse, il se distingua par sa grande bonté de cœur, son humilité, sa piété et son zèle pastoral, qui naissaient de son immense amour pour Dieu et son prochain. Son programme pastoral indiquait la nécessité de développer le culte du Très Saint Sacrement et la Communion. Il adressa de nombreuses lettres pastorales à ses prêtres et aux fidèles, traitant des problèmes de la foi et de la morale de son époque, et des questions sociales. Il consacra également une grande attention à la préparation des enfants à l'Eucharistie et fit construire des églises, des chapelles et des écoles, développant l'instruction des fidèles et promouvant les vocations sacerdotales.

Il fut apprécié des personnes de toutes les confessions, de tous les rites et de toutes les nationalités présents dans l'archidiocèse. Pendant la durée de son service pastoral, il n'y eut aucun conflit nationaliste ou religieux. Il fut le promoteur de la concorde, de l'unité et de la paix. Face aux questions sociales, il s'engageait aux côtés du peuple et des pauvres. Au cours de ses vingt-trois années de service pastoral, il transforma le visage de l'archidiocèse de Lviv.
Il mourut le 20 mars 1923.

Józef Bilczewski a été béatifié, par le Pape Jean-Paul II, le 26 juin 2001, au cours de sa visite pastorale en Ukraine et canonisé, avec 4 autres bienheureux : Gaetano Catanoso, Zygmunt Gorazdowski et Alberto Hurtado Cruchaga, prêtres, et le religieux capucin Felice de Nicosia, le 23 octobre 2005, à Rome, par le Pape Benoît XVI.

Les autres saints du jour :

St Jean Népomucène, prêtre et martyr (1330-1383)
St Archippe, disciple saint Paul apôtre († Ier s.)
Sts Paul, Cyrille et d'autres, martyrs († s. inc.)
St Urbice, 15e évêque de Metz († v. 450)
St Martin, évêque de Braga au Portugal († v. 579)
St Cuthbert, évêque de Lindisfarne († 687)
St Vulfran, évêque de Sens († v. 700)
St Nicétas, évêque d'Apollonie en Macédoine († 733)
Sts Moines (20) de Saint Sabas, martyrs († 787)
Bx Ambroise (Ambrogio) Sansedoni, prêtre o.p. († 1287)
Bx Battista Spagnoli, prêtre o.c. († 1516)
Bx Hippolyte (Ippolito) Galantini, fondateur (1565-1619)
Bse Jeanne Véron, vierge († 1794)
Bx François de Jésus-Marie-Joseph, fondateur († 1872)
Ste Marie du Cœur de Jésus, vierge et fondatrice († 1912)

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21 mars

Sainte Bénédicte Cambiagio Frassinello
Épouse, religieuse et fondatrice des :
« Sœurs Bénédictines de la Providence »

En Bénédicte Cambiagio Frassinello, l'Église nous donne l'exemple d'une Sainte qui fut à la fois épouse, religieuse et fondatrice. Elle se laissa conduire par l'Esprit à travers ses différentes expériences: celle du mariage, celle d'éducatrice et celle de la consécration religieuse jusqu'à créer un Institut qu'elle a dirigé, cas unique dans l'hagiographie chrétienne, avec la collaboration généreuse et discrète de son mari.


Benedetta est née à Langasco (Gênes) le 2 octobre 1791 de Giuseppe et Francesca Ghiglione et elle a été baptisée deux jours plus tard. Ses parents lui donnent une profonde éducation chrétienne. Quand elle était encore une petite fille sa famille déménagea à Pavia.

À l'âge de 20 ans elle a une forte expérience intérieure qui fait grandir son amour pour la prière et la pénitence et son désir de tout abandonner pour se consacrer entièrement à Dieu. Mais ses parents s'opposent à ce projet et le 7 février 1816 elle se marie avec Giovanni Battista Frassinello.

Après deux ans de mariage, marqués par un approfondissement spirituel des deux époux, ils décident d'un commun accord de vivre comme frère et sœur. Ils s'occupent alors d'une des sœurs de Bénédicte atteinte d'un cancer. Et tous les deux se vouent généreusement à l'accueil et à l'éducation humaine et chrétienne des jeunes filles pauvres et abandonnées. L'œuvre de Bénédicte s'insère dans la vie sociale de Pavie à un moment où l'institution scolaire est perçue comme véritable source de bien-être. Bénédicte est la première femme de la ville et de la région qui a compris ce besoin; elle unit à l'enseignement scolaire, la catéchèse et la formation au travail.
Son dévouement perpétuel grandit par sa ferveur eucharistique, par sa contemplation du Crucifié et par sa certitude que Dieu seul est son soutien et sa défense. Avec une confiance illimitée dans la bonté du Seigneur, elle s'abandonne à sa Providence aimante et elle dit: « Lorsque Dieu veut une chose, il ne manque jamais d'accorder les moyens opportuns. » Durant sa vie les expériences mystiques vont se multiplier particulièrement pendant les fêtes liturgiques sans néanmoins la détourner de ses engagements quotidiens.

À Ronco Scrivia elle fonde l'école pour les jeunes filles du peuple et l'Institut des « Sœurs Bénédictines de la Providence », elle en écrit les Règlement et Constitution. Tout ceci révèle le développement de son charisme en étendant à toutes les jeunes filles l'éducation, l'instruction et la formation chrétienne; l'institut se développe rapidement.

Le 21 mars 1858, Bénédicte meurt à Ronco Scrivia exactement au jour et à l'heure qu'elle avait prévu. Notons comment sa montée au ciel se fait sous les auspices de Saint Benoît, car elle s'appelait Bénédicte, elle avait fondé des Bénédictines et elle meurt le jour de la fête de Saint Benoît, plus exactement de son passage glorieux au ciel (transitus).

Benedetta Cambiagio Frassinello a été béatifiée le 10 mai 1987 et canonisé le 19 mai 2002, Place Saint-Pierre, par le même Pape : le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Les autres saints du jour :

St Nicolas de Flüe, patron de la Suisse (1417-1487)
St Sérapion, évêque de Thmuis († après 362)
Sts Martyrs d'Alexandrie († 346)
St Lupicin, abbé de Condat († 480)
St Endée, abbé et fondateur en Irlande († v. 542)
St Benoît, abbé au Mont Cassin († 547)
St Jacques, surnommé le Confesseur, martyr († v. 824)
St Jean, évêque de Valence († v. 1145)
Bx Thomas Pilchard, prêtre et martyr († 1501)
Bx Matthieu Flathers, prêtre et martyr († 1608)
St Augustin Zhao Rong, prêtre et martyr (1746-1815)
Bx Miguel Gómez Loza, laïc et martyr (1888-1928)


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22 mars

Sainte Léa
(† v. 383)

Elle faisait partie de ces nobles dames admiratrices de saint Jérôme. À la mort de son mari, elle se retira dans un monastère de Rome.
Devenue, par la suite, mère supérieure de son couvent, elle passait ses nuits en oraisons et tous l'admiraient pour sa foi et son humilité.

Saint Jérôme lui consacrera une lettre dithyrambique.

Les autres saints du jours :

Bx Clemens August Graf von Galen, cardinal (1878-1946)
St Épaphrodite, évêque († Ier s.)
St Paul, premier évêque de Narbonne au IIIe s.
Sts Callinique et Basilisse, martyrs († s. inc.)
St Basile d'Ancyre, prêtre et martyr († 362)
St Bienvenu (Benvenuto) Scotivoli, évêque († 1282)
St Nicolas Owen, religieux s.j. et martyr († 1606)
Bx François Chartier, prêtre et martyr († 1794)
Bx Bronislas Komorowski, prêtre et martyr († 1940)
Bx Marien Gorecki, prêtre et martyr († 1940)

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23 mars

Sainte Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès
Religieuse de l’Ordre Libanais Maronite
Ière sainte libanaise

Rafqa vit le jour le 29 Juin 1832 à Himlaya, village du Meten-Nord près de Bikfaya (Liban). Elle était fille unique de Mourad Saber al-Choboq al-Rayès et de Rafqa Gemayel. Elle fut baptisée le 7 Juillet 1832 et reçut le prénom de Boutrossieh (Pierrette). Ses Parents l'ont élevée dans l'amour de Dieu et l'assiduité à la prière.

Sa mère mourut en 1839 alors que Boutrossieh n'avait que sept ans. Ce fut pour elle une grande peine. Son père connut la misère et la nécessité. Il décida alors, en 1843, de l'envoyer à Damas pour travailler chez M. Asaad al-Badawi, d'origine libanaise. Elle y resta quatre ans.
Boutrossieh revint à sa maison en 1847 et trouva son père remarié. Boutrossieh était belle, de bon caractère et d'une humble piété. Sa tante maternelle voulait la marier à son fils et sa marâtre à son frère. Alors que le conflit entre les deux femmes grandissait, Boutrossieh, à l'écart de ces querelles, cultivait le désir d'embrasser la vie religieuse. Elle demanda à Dieu de l'aider à réaliser son désir. L'idée lui vint d'aller au couvent Notre-Dame de la Délivrance à Bikfaya pour se joindre aux Mariamettes, fondées par le Père Joseph Gemayel.

En entrant à l'église du couvent, elle sentit une joie intérieure indescriptible. Alors qu'elle priait devant l'icône de Notre-Dame de la Délivrance, elle entendit une voix qui lui dit: « Tu seras religieuse ».
La mère supérieure admit Boutrossieh sans l'interroger. En connaissant cette nouvelle, son père vint, avec sa femme, pour la ramener à la maison mais elle refusa de les rencontrer.

Après la période de postulat, Boutrossieh reçut l'habit de novice en la fête de Saint Joseph, le 19 mars 1861 et le prénom Anissa. L'année suivante, à la même date, elle prononça ses vœux temporaires.
La nouvelle professe fut envoyée au Séminaire de Ghazir où elle fut chargée de la cuisine. Parmi les séminaristes se trouvaient le Patriarche Élias Houayek et l'Évêque Boutros al-Zoghbi.
Durant son séjour à Ghazir, elle profitait de ses moments libres pour approfondir ses connaissances de la langue Arabe, de la calligraphie et du calcul.

En 1860, sœur Anissa fut transférée à Deir al-Qamar pour enseigner le catéchisme aux jeunes filles. Elle assista durant cette même année aux événements sanglants survenus au Liban. Il lui arriva de sauver la vie d'un petit enfant qu'elle cacha dans sa robe. Rafqa passa environ un an à Deir al-Qamar puis revint à Ghazir.
En 1863, sœur Anissa rejoignit une école de sa congrégation à Jbeil pour instruire des jeunes filles et les former aux principes de la foi chrétienne.
Un an après, elle fut transférée à Maad, sous la demande de M. Antoun Issa. Elle y passa sept ans, durant lesquels elle fonda une école pour l'éducation des jeunes filles.

Au cours de son séjour à Maad, vers 1871, une crise secoua la Congrégation des Mariamettes qui fut aussitôt dissoute ; ce fait troubla sœur Anissa. Elle entra à l'église Saint Georges pour prier le Seigneur et Lui demander de lui montrer la bonne voie. Elle entendit une voix disant: « Tu resteras religieuse ».
Le soir même de sa prière, elle rêva et vit en songe trois Saints: Saint Georges, Saint Siméon le Stylite et Saint Antoine le Grand, Père des moines, qui lui dit à deux reprises: « Entre dans l'Ordre Libanais Maronite ». M. Antoun Issa lui facilita le transfert de Maad au monastère de Mar Sémaan al-Qarn à Aito (Liban-Nord), où elle fut immédiatement acceptée.

Le 12 Juillet 1871, elle reçut l'habit de novice et le prénom de sa mère Rafqa. Elle fit sa profession solennelle le 25 août 1872.
Elle passa 26 ans au monastère Mar Sémaan al-Qam, Aito. Elle était un exemple vivant pour les moniales par son observation des Règles.

Le premier dimanche d'octobre 1885, en la fête de Notre Dame du Rosaire, Rafqa entra à l'église du monastère et se mit à prier, demandant au Seigneur de la faire participer à sa Passion Rédemptrice. Sa prière fut immédiatement exaucée. Le soir, avant de dormir, elle sentit un mal insupportable à la tête qui, par la suite, atteignit ses yeux.
Tous les soins utilisés étaient sans résultats. On consulta un médecin américain qui décida d'opérer Rafqa dans l'immédiat. Elle refusa l'anesthésie durant l'opération, au cours de laquelle le médecin lui arracha accidentellement son œil qui tomba par terre en palpitant. Rafqa ne se plaignit pas et lui dit : « Pour la Passion du Christ. Que Dieu bénisse tes mains et te récompense ». Puis le mal ne tarda pas à passer à l'œil gauche.

L'Ordre Libanais Maronite décida de fonder le monastère de Saint Joseph al-Dahr à Jrabta-Batroun en 1897. Six moniales furent transférées du monastère Saint Simon al-Qarn au nouveau monastère Saint Joseph à Jrabta. Parmi elles, figurait Rafqa, car les sœurs étaient très attachées à elle et espéraient la prospérité de leur monastère grâce à ses prières. Mère Ursula Doumit, originaire de Maad, fut nommée Supérieure.

En 1899, Rafqa devint complètement aveugle puis paralysée. Ses articulations se disloquèrent, son corps devint aride et sec: un squelette peu à peu décharné. Elle passa les sept dernières années de sa vie étendue seulement sur le côté droit de son corps. Sur son visage rayonnant et paisible, se lisait un sourire céleste.
Selon le jugement des médecins, Rafqa était atteinte d'une tuberculose ostéo-articulaire.
Rafqa vécut 82 ans, dont 29 dans les souffrances qu'elle supportait avec joie, patience et prière pour l'amour du Christ.

Le 23 mars 1914, Rafqa demanda la Sainte Communion puis remit son esprit en appelant Jésus, la Vierge Marie et Saint Joseph.
Enterrée au cimetière du monastère Saint Joseph-Jrabta, une lumière splendide apparut sur son tombeau pour deux nuits consécutives. Par l'intercession de Sainte Rafqa, Notre Seigneur a fait beaucoup de miracles et a accordé largement ses grâces.
Le 10 juillet 1927, la dépouille de Rafqa fut transférée dans un nouveau tombeau, dans l'église du monastère.

La cause de sa Béatification a été soumise au Vatican le 23 décembre 1925.
Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès a été béatifiée le 17 novembre 1985 et canonisée le 10 juin 2001, à Rome, par le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Les autres saints du jour :

St Turibio de Mogrovejo, évêque de Lima († 1606)
St Fingar ou Guigner, martyr († Ve siècle)
Sts Victorien et compagnons, martyrs († 434)
St Gautier, premier abbé à Pontoise († v. 1035)
St Othon (Ottone), ermite († v. 1120)
Bx Pierre (Pietro) de Gubbio, prêtre o.s.a. († v. 1306)
Bx Edmond Sykes, prêtre et martyr († 1587)
Bx Pierre Higgins, prêtre o.p. et martyr. († 1642)
St Joseph (José) Oriol, prêtre en Catalogne († 1702)
Bse Annonciade (Annunziata) Cocchetti, vierge († 1882)
Bx Méthode-Dominique Trcka, prêtre et martyr († 1959)


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24 mars

Bienheureuse Marie Karłowska
Vierge et fondatrice des
« Sœurs du Bon Pasteur de la Divine Providence ».

Maria Karłowska naît à Słupówka (actuelle Karłowo) près de Poznań (Pologne) le 14 septembre 1865, onzième fille de Mateusz Karłowski et de Eugenia Dembińska.

Devenue orpheline de ses deux parents à 17 ans, elle va à Berlin pour suivre un cours de couturière. À cet âge elle ne pense pas encore à devenir religieuse : il lui faut travailler pour aider ses frères et sœurs. Elle retourne dans son village natal et y accomplit une action de véritable samaritaine parmi les femmes touchées par une grande misère sociale et morale.

En novembre 1892, elle rencontre pour la première fois une prostituée ; cette rencontre est décisive pour sa vocation, car à partir de ce moment toute son énergie va être dirigée vers ces pauvres filles qu’elle veut aider à sortir du « trou » où volontairement ou involontairement elles s’étaient précipitées, et de couper les liens qui les y attachaient.
Son zèle, dans l’accomplissement de ce difficile « ministère » attira autour d'elle d'autres femmes avec lesquelles elle fonda, le 8 septembre 1896, la Congrégation des « Sœurs du Bon Pasteur de la Divine Providence ». Pour les Sœurs et pour elle-même, elle avait établi l'objectif suivant : « Nous devons annoncer le Cœur de Jésus, c'est-à-dire vivre de lui, en lui et par lui de façon à devenir semblables à lui et nous devons faire en sorte que dans nos vies, il soit plus visible que nous-mêmes ».

Avec le temps et la persévérance de toutes les sœurs, cet apostolat commence à donner de bons résultats et plusieurs de ces femmes, que la prostitution avait placées sur le bord du chemin, commencent à relever la tête et à marcher résolument dans le droit chemin, certaines devenant même des mères exemplaires et autant d’apôtres auprès de celles qui hésitaient encore à rebrousser chemin.
La dévotion de Maria envers le Sacré-Cœur du Sauveur suscita en elle un grand dévouement pour les hommes et un amour qui ne dit jamais : « Assez ». Elle était toute à tous et, grâce à cet amour et dans la mouvance du Saint Esprit, elle redonna la lumière du Christ à de nombreuses âmes et les aida à retrouver leur dignité perdue.

Âgée d’environ soixante-dix ans, elle rendit son âme à Dieu le 24 mars 1935, laissant pour la postérité une œuvre qui, reconnue, fut d’un grand secours pour l’Église de Pologne et des pays environnants.

Maria Karłowska fut béatifiée le 6 juin 1997 à Zakopane (Pologne) par son compatriote, le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Les autres saints du jour :

Ste Catherine (Katarina) de Suède, vierge (1330-1381)
Sts Timolaus, Denis, Pauside, Romulus, Alexandre, martyrs
St Secondule, martyr († siècle inc.)
St Mac Carthind, évêque en Irlande au Ve siècle
St Sévère (Severo) évêque à Catane († 814)
Bx Jean (Giovanni) de Bâton, prêtre et moine († 1290)
Bx Diègo-Joseph Lopez, prêtre o.f.m. cap. (1743-1801)
Bse Marie-Séraphine du Sacré Cœur, fond. (1849-1911)

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25 mars

Bx Omeljan (Émilien) Kovč
Prêtre ukrainien et martyr

Omeljan Kovč naît le 20 août 1884 à Kosmach près de Kosiv en Ukraine orientale. Son père est un prêtre gréco-catholique de rite oriental. (Dans ce rite il y a des prêtres mariés; le bienheureux Émilien le sera aussi.)

Il étudie philosophie et théologie à Lviv, puis à Rome au collège ukrainien et à l'Université urbanienne. Ordonné en 1911, il exerce d'abord son ministère sacerdotal en Galicie, puis en Bosnie (Yougoslavie) parmi les immigrés ukrainiens.

En 1919, il devient aumônier de l'armée ukrainienne engagée contre les troupes bolcheviques. De 1921 à 1941, il est curé à Peremychlyony, village de 5000 habitants des environs de Lviv. C'est un prêtre plein de zèle et son apostolat est dynamique. Sa maison connue comme « la maison où les anges volent sur le toit » offre toujours un abri aux enfants pauvres et orphelins, bien qu'il ait déjà lui-même six enfants.

Au cours de la dure occupation allemande, il se prodigue pour combattre l'antisémitisme, car son village est peuplé en majorité de juifs. Il les aide et les baptise en masse sur leur demande pour mettre leur vie à l'abri de la persécution, mais l'occupant interdit cela. Il est arrêté en décembre 1942 et jeté en prison. De nombreuses personnalités, dont le métropolite André Cheptytsky, alors à la tête de l'Église gréco-catholique, font tout leur possible pour obtenir sa libération. Quant à lui, il ne faiblit pas comme en témoigne cet extrait de son interrogatoire par un officier de la Gestapo: « Est-ce que vous saviez qu'il était interdit de baptiser les Juifs? “Je n'en savais rien” - Et maintenant, vous le savez? “Oui” Est-ce que vous continuerez à les baptiser? “Bien sûr”».

En août 1943, il est transféré dans un camp de concentration à Majdanek. Là il vit une expérience de communion dans la souffrance qui lui fait écrire: « Hormis le ciel, c'est l'unique endroit où je voudrais être. Ici nous sommes tous égaux : les Polonais, les Juifs, les Ukrainiens, les Russes, les Lettoniens et les Estoniens. Je suis le seul prêtre ici. Lorsque je célèbre la liturgie, ils prient tous. Chacun dans sa langue. Mais est-ce que Dieu ne comprend pas toutes les langues? Ici, je vois Dieu, Dieu est le même pour tous, en dépit des différences de religion qui nous séparent. »

Il écrit aussi: « Priez pour ceux qui ont construit ce camp et le système… Que le Seigneur prenne pitié d'eux. » La veille de sa mort il écrit encore aux siens qui faisaient des démarches pour le libérer : « Je vous en prie, ne le faites pas. Hier ils ont tué 50 hommes. Si je n'étais pas là, qui les aiderait à supporter de telles souffrances? Que pourrais-je demander de plus au Seigneur? Ne vous inquiétez pas pour moi. Réjouissez-vous avec moi… ».
Il meurt brûlé dans les fours crématoires le 25 mars 1944. En 1999, il a été reconnu comme un « Ukrainien juste » par le Conseil des Juifs d'Ukraine.

Omeljan Kovč a été élevé à la gloire des autels le 27 juin 2001, à Lviv (Ukraine) par le Bx Jean Paul II (>>> Homélie en français).

Les autres saints du jour :

St Dismas, le Bon Larron († Ier s.)
Ste Dula, esclave d'un soldat païen et martyre († IVe s.)
St Quirin, martyr († siècle inc.)
Ste Matrone, servante d'une juive et martyre († v. 304)
St Monas (Mona), évêque à Milan au IVe siècle
St Hermeland, abbé dans l'île d'Indre († v. 720)
St Nicodème, ermite en Calabre († 990)
St Procope, abbé au monastère de Sazava († 1053)
Bx Évrard, comte de Nellenbourg et moine († 1078)
Bx Thomas, ermite en Ombrie († 1337)
Ste Margaret Clitherow, martyre (1550/56-1586)
Bx Jacques Bird, jeune martyr anglais († 1592)
Ste Lucie (Lucia) Filippini, vierge et fondatrice († 1732)
Bx Placide (Placido) Riccardi, prêtre o.s.b. († 1915)
Bse Josaphata (Michaelina) Hordashevka, vierge et fond.
Bx Hilary Januszewski, prêtre o.c.d. et martyr († 1945)
Bse Marie Alphonsine Danil Ghattas, vierge et co-fond.
Bse Marie-Rose Flesch, vierge et fond. (1826-1906)


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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyMer 26 Mar 2014, 00:24

26 mars

Bse Maddalena Caterina Morano
Religieuse de l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice

Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 26 mars. Pour la Congrégation, et au niveau local, le jour de la mémoire est celui de sa naissance sur terre : le 15 novembre.

Maddalena Caterina Morano est née le 15 novembre 1847 dans une famille nombreuse de Chieri, près de Turin. Lorsqu'elle est âgée de huit ans, son père et sa sœur aînée décèdent, obligeant Maddalena à travailler. Toutefois, elle s'applique à étudier, et en 1866 elle reçoit son diplôme d'enseignant de l'école primaire. Ses études augmentent sa connaissance de la doctrine chrétienne et son désir ardent d'être une sainte. Elle désire entrer en religion, mais les difficultés de sa famille nécessitent qu'elle attende.
Pendant douze ans elle travaille comme enseignante dans une école rurale de Montaldo et enseigne le catéchisme dans la paroisse locale.

En 1878, ayant mis de côté assez d'économies pour les besoins futurs de sa mère, Maddalena entre chez les Filles de Marie Auxiliatrice (Salésiennes), une congrégation fondée six ans plus tôt par Don Bosco. Elle est une religieuse modèle, et après un bref mais intense noviciat elle prononce ses premiers vœux.

En 1881, avec la bénédiction de Don Bosco, elle est envoyée à Trecastagni (diocèse de Catane), en Sicile, chargée d'un établissement pour femmes, auquel elle donne une nouvelle orientation, inspirée par les principes Salésiens. La Sicile devient sa seconde maison, où elle effectue un apostolat divers et fructueux. Elle ouvre de nouvelles maisons, fonde des classes d'activités et forme des enseignants.
Son véritable amour, cependant, sont les cours de catéchisme, depuis qu'elle est convaincue que la formation de la conscience chrétienne est le fondement de la maturité personnelle et de toute amélioration sociale. Elle coordonne l'instruction catéchétique dans dix-huit églises de Catane et forme les catéchistes laïcs et religieux à apporter le message chrétien aux garçons et filles indigents.

Elle passe vingt-cinq années en Sicile et tient la place de supérieure provinciale et locale de sa communauté. Mère attentive et soignante pour de nombreuses vocations locales, elle vit fidèlement le charisme de Mère Maria Mazzarello (canonisée en 1951), co-fondatrice de l'Institut.

Minée par une tumeur, elle meurt à Catane à l'âge de soixante et un ans le 26 mars 1908 ; une vie de pleine cohérence, vécue toujours avec l'intention de « ne jamais mettre d’obstacle à l'action de la Grâce en cédant à l'égoïsme personnel ».

Maddalena Caterina Morano a été élevée à la gloire des autels le 5 novembre 1994, à Catane, par le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Les autres saints du jour :

St Castule, martyr († IIIe siècle)
Sts Emmanuel, Sabin, Codrat et Théodose, martyrs († v. 304)
Sts Montan et Maxima, son épouse, martyrs († IVe s.)
Sts Eutyche, sous-diacre d'Alexandrie et martyr († 356)
St Pierre, évêque, frère de saint Basile († v. 391)
St Bercaire, abbé de Hautvilliers († 685)
Sts Baront et Dizier, ermites au VIIe siècle
St Ludger, Ier évêque de Munster († 809)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyMer 26 Mar 2014, 23:07

27 mars

Bx François Faà di Bruno
Officier d'état-major, mathématicien,
physicien, astronome, musicien et compositeur
Prêtre et fondateur des :
“Sœurs Minimes de Notre-Dame du Suffrage”

Francesco Faà di Bruno naît à Alexandrie (Italie) le 29 mars 1825, dans une famille noble piémontaise ; il est le dernier de douze enfants. Élevé chez les Pères somasques, il entre à 15 ans à l’Académie militaire de Turin.

Francesco hésite entre la carrière militaire et la prêtrise. Il participe avec ardeur à la première guerre d’indépendance italienne (1848). Très doué pour les mathématiques, il est nommé officier d’état-major, spécialisé en géographie et en cartographie. Mais lors de la défaite de Novare (1849), il est témoin de la souffrance et de l’angoisse des jeunes soldats blessés ou mourants et cela refroidit son enthousiasme ; il est lui-même blessé. Décoré, il est nommé capitaine. À la suite d’une vexation, il est provoqué en duel et refuse ; le duel est formellement interdit, mais en fait, il est admis par tous et considéré comme un devoir moral.

Faà di Bruno est alors tenu à l’écart. Ses supérieurs militaires l’envoient se perfectionner au point de vue scientifique à la Sorbonne à Paris où il travaille sous la direction du célèbre mathématicien Alfred Cauchy, lequel admire chez lui, non seulement le génie, mais la foi et la philanthropie. C’est pourtant l’époque où la recherche scientifique et la foi paraissent incompatibles. Faà travaille aussi avec Le Verrier (les calculs de ces deux savants avaient conduit à la découverte de la planète Neptune par Galle en 1846).

De retour à Turin, il obtient sa mise en congé; il quitte l’armée en 1853 à 28 ans. Continuant ses recherches en mathématiques, il découvre en 1859 une formule qui porte son nom. Déjà diplômé à Paris, il est docteur de l’université de Turin en 1861. Il professe à l’académie militaire et à l’université, mais jamais comme professeur en titre, à cause du climat anticlérical de l’époque. Il ne sera nommé qu’en 1876, et comme professeur extraordinaire seulement.

Pour l’une de ses sœurs, aveugle, il invente le « bureau pour aveugle » et un réveil électrique pour scander les heures de la journée. Son activité multiforme embrasse aussi la musique. Il crée une école de chant du Dimanche pour les domestiques, publie un magazine sur le chant et compose des mélodies simples et pacifiantes qui ont l’heur de plaire à Franz Liszt. De plus, il mène de front toutes ces activités, ainsi que le professorat, avec de nombreuses œuvres de charité; car il fait connaissance de don Bosco, l’éducateur des garçons pauvres, qui l’influence beaucoup.

Lui-même constate la situation sociale déplorable de l’époque, spécialement des femmes, fragilisées par leurs conditions de vie : domestiques, filles-mères, prostituées, femmes âgées ou infirmes. Pour elles, il crée en 1859 une œuvre qu’il met sous le patronage de sainte Zita (patronne des domestiques), pour leur promotion sociale et spirituelle. L’étoile qui le guide dans toute cette activité sociale, c’est son grand amour de Dieu. Il nourrit cet amour dans l’exercice constant de la prière et de la contemplation. Il répète souvent : « Se donner à Dieu équivaut à s’adonner à une activité supérieure, qui nous entraîne comme les eaux gonflées et tumultueuses d’un torrent en crue ». Pour l’aider dans ce travail en faveur des femmes, il crée la congrégation des “Sœurs Minimes de Notre-Dame du Suffrage”.

Pour son œuvre appelée “Œuvre de sainte Zita”, il construit une église dédiée à Notre-Dame du Suffrage, appelée communément Sainte-Zita. Il en fait les plans et lui donne notamment un clocher élevé où il place une horloge à 80m de hauteur, visible de toute la ville avec un cadran sur chacune des faces du clocher. Son but est que toutes les ouvrières puissent voir l’heure ... et qu’on ne puisse pas prolonger indûment leur temps de travail.

En 1869 a lieu la première prise d’habit des Sœurs de Notre-Dame du Suffrage, mais on se méfie un peu de l’œuvre du fondateur et sa congrégation n’est pas tout de suite reconnue.

À l’âge de 51 ans, influencé par don Bosco, il est ordonné prêtre à Rome, le 22 octobre 1876.
Il poursuit son inlassable ministère mais, le 27 mars 1888, âgé de 63 ans, il meurt brusquement, suite à une infection intestinale. Son ami don Bosco l’avait précédé de deux mois (31 janvier 1888). Sa congrégation sera enfin reconnue en 1893 avec les premières professions religieuses.

Francesco Faà di Bruno a été élevé à la gloire des autels le 25 septembre 1988 par le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Les autres saints du jour :

St Rupert, évêque de Salzbourg († v. 718)
Bx Pellegrino, disciple de saint François († v. 1233)
Bse Panacea de' Muzzi, vierge et martyre, (1368-1383)


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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyJeu 27 Mar 2014, 23:50

28 mars

Saint Józef Sebastian Pelczar
Évêque de Przemysl (Pologne)
Fondateur de la Congrégation des
« Servantes du Sacré Cœur de Jésus »

Józef Sebastian Pelczar naît le 17 janvier 1842, en Pologne dans la petite ville de Korczyna, près de Krosno. Il y passa son enfance, en grandissant dans l’atmosphère de piété propre à l’ancienne Pologne, entouré de ses parents, Wojciech et Marianna née Miesowicz.

A l’école primaire, l’enfant manifeste des capacités extraordinaires. C’est pourquoi on lui fait continuer sa scolarité dans une ville voisine, mais il comprend la vanité des succès humains et décide de se consacrer au service de Dieu.

Il entre au petit séminaire puis, en 1860, au Grand Séminaire de Przemysl. Il est ordonné prêtre le 17 juillet 1864. Il est d’abord vicaire en paroisse un an et demi, puis il se rend à Rome où il étudie, entre le 1866 et le 1868,  dans deux Universités renommées: le Collegium Romanum (l’actuelle Université Grégorienne) et l’Institut Saint-Apollinaire (l’actuelle Université du Latran). Au terme de ce séjour, il obtient deux doctorats : Théologie et Droit Canon. A Rome, il approfondit également son amour pour l’Église et pour son chef visible, le pape.

Peu après son retour en Pologne, il est nommé professeur au Grand Séminaire de Przemysl, puis, pendant vingt deux ans, il enseigne à l’Université Jagellone de Cracovie. En sa qualité de professeur et de Doyen de la Faculté de Théologie, il fut unanimement considéré comme un homme cultivé, un organisateur remarquable, proche de la jeunesse.

Outre son travail scientifique, il se livre sans compter à une activité sociale et caritative. En tant que Président de la « Société de l’Instruction populaire » - fonction qu’il occupe pendant seize années - il crée plusieurs centaines de bibliothèques populaires, dispense des cours gratuits, diffuse dans le peuple plus de cent mille livres et ouvre une école pour employées de maison.

En 1894, il fonde à Cracovie les Servantes du Sacré Cœur de Jésus  « pour propager le Royaume de l’Amour du Sacré-Cœur ». Il veut que les sœurs de cette Congrégation soient signe et instrument de cet Amour auprès des jeunes filles, des malades et de toute personne en détresse morale et matérielle.

En 1899, il est nommé évêque de Przemysl, d’abord comme auxiliaire, et bientôt comme titulaire. Sa spiritualité est marquée par l’amour du Saint-Sacrement, du Sacré-Cœur et de la Vierge Marie. D’où sa devise : « Tout pour le très Saint Cœur de Jésus à travers les mains de la très sainte Vierge ».

Mgr Joseph Sébastien veille à la formation doctrinale et spirituelle de ses prêtres. Il prêche aussi l’appel universel à la sainteté. Il déclare. « Aucun état, ni aucun âge ne constituent un obstacle à une vie parfaite. Dieu, en effet, ne considère pas les choses extérieures mais l’âme, et il exige seulement ce que nous pouvons donner ». Malgré sa santé précaire, il a une grande activité caritative : garderies pour enfants, cuisines populaires, foyers pour sans-abri, écoles ménagères pour jeunes filles, études gratuites pour séminaristes pauvres.

Comblé par Dieu de grands talents, il ne les gaspilla pas, mais les multiplia et les fit croître. On retiendra, pour preuve de son inlassable activité, son œuvre imposante d’écrivain, qui comprend des ouvrages théologiques, historiques, des traités de Droit Canon, des manuels et des livres de prières, ainsi que des lettres pastorales, des discours et des homélies.

L’évêque Pelczar mourut dans la nuit du 27 au 28 mars 1924, à quatre vingt deux ans, au terme de vingt cinq années d’épiscopat. Le souvenir qu’il nous laisse est celui d’un homme de Dieu qui, malgré les difficultés de son époque, accomplit la volonté divine.

Józef Sebastian Pelczar a été béatifié le 02 juin 1991 à Rzeszow (Pologne) et canonisé, à Rome, le 18 mai 2003, par le même Pape : le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Les autres saints du jour :

St Gontran, roi de Bourgogne († 592)
St Castor, martyr († siècle inc.)
Sts Prisque, Malchus et Alexandre, martyrs († 260)
St Cyrille, diacre et martyr († 362)
St Protère, évêque et martyr († 454)
St Hilarion, higoumène († VIIIe s.)
St Étienne Harding, abbé en Bourgogne († 1134)
Bx Conon (Cono), anachorète en Sicile († 1236)
Bx Antoine (Antonio) Patrizi, prêtre o.e.s.a. († 1311)
Bse Jeanne-Marie de Maillé, veuve à Tours († 1414)
Bx Christopher Wharton, prêtre et martyr († 1600)
Bse Renée-Marie Feillatreau, veuve et martyre († 1794)


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29 mars

Sainte Gladys
Veuve et ermite
(Ve s.)

Gladys, prénom toujours apprécié dans le monde anglo-saxon, était princesse du Pays de Galles.
Elle et son mari Gondlée étaient devenus des saints, non sans peine. Gondlée, chef de clan, avait enlevé sa future épouse, dont la fidélité conjugale fut loin d'être exemplaire.

Or le fils de tels parents, Cadoc, se manifesta très vite, au contraire, comme un saint authentique. Il eut assez d'influence pour amener ses parents à quitter leur existence brutale.

Devenue veuve, Gladys se convertit et se fit ermite, vivant dans la prière et la pénitence au bord de la rivière Ebbwé, dans l'Ouest de l'Angleterre. Elle termina sa vie dans la paix de la conversion du cœur.

Quant à son fils, devenu moine, il fonda un monastère dans la région de Cardiff, puis se réfugia avec ses moines en Armorique, notre Bretagne, lors de l'invasion des tribus saxonnes. Ayant rencontré saint Gildas, le moine Cadoc portera l'Évangile dans la région de Vannes en Morbihan.

Ainsi, le fils et la mère se sont retrouvés par la miséricorde du Seigneur qui « écrit droit avec les lignes courbes de nos vies ».

De retour en Angleterre, Cadoc prend soin de ses compatriotes, les Celtes des comtés orientaux combattant les conquérants saxons, qui le livrent au martyre à Weedon. Il avait mené jusqu'au bout le beau combat de la foi. Le prénom Cadoc, ou encore Kadeg, a d'ailleurs le sens, en celtique, de "combattant valeureux".

Cette notice fait référence au dictionnaire hagiographique intitulé Dix mille saints et rédigé par les bénédictins de Ramsgate en Angleterre (Éditions Brépols).

Les autres saints du jour :

St Eustase, évêque de Naples au IIIe siècle
St Marc, évêque d'Aréthuse en Syrie († 364)
Sts Armogaste, Archinime et Saturnin, martyrs († v. 462)
Bx Berthold, soldat puis prieur en Palestine († v. 1188)
St Guillaume Tempier, évêque à Poitiers († 1197)
St Ludolphe, évêque de Ratzbourg et martyr († 1250)
Bx Jean Hambley, prêtre et martyr († 1587)

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30 mars

Saint Jean Climaque
Anachorète, higoumène et
Grand écrivain de l’Église d’Orient

Jean naquit vers 575. Sa vie se déroula donc pendant les années où Byzance, capitale de l'empire romain d'Orient, connut la plus grande crise de son histoire. A l'improviste, le cadre géographique de l'empire se transforma et le torrent des invasions barbares fit s'effondrer toutes ses structures. Seule tint bon la structure de l'Église, qui continua pendant ces temps difficiles à exercer son action missionnaire, humaine et socio-culturelle, en particulier à travers le réseau des monastères, dans lesquels œuvraient de grandes personnalités religieuses, comme celle, précisément, de Jean Climaque.

Jean vécut et raconta ses expériences spirituelles dans les montagnes du Sinaï, où Moïse rencontra Dieu et Elie en entendit la voix. On conserve des informations le concernant dans une brève Vita (pg 88, 596-608), écrite par le moine Daniel de Raito : à seize ans, Jean, devenu moine sur le mont Sinaï, y devint le disciple de l'abbé Martirio, un « ancien » ; c'est-à-dire un « sage ». Vers vingt ans, il choisit de vivre en ermite dans une grotte au pied de la montagne, dans un lieu appelé Tola, à huit kilomètres du monastère de Sainte-Catherine. Mais la solitude ne l'empêcha pas de rencontrer des personnes souhaitant avoir une direction spirituelle, ainsi que de se rendre en visite dans plusieurs monastères à Alexandrie. En effet, sa retraite d'ermite, loin d'être une fuite du monde et de la réalité humaine, déboucha sur un amour ardent pour les autres (Vita 5) et pour Dieu (Vita 7).

Après quarante ans de vie érémitique vécue dans l'amour pour Dieu et pour son prochain, des années pendant lesquelles il pleura, il pria, il lutta contre les démons, il fut nommé higoumène du grand monastère du mont Sinaï et revint ainsi à la vie cénobitique, dans un monastère. Mais, quelques années avant sa mort, nostalgique de sa vie d'ermite, il laissa à son frère, moine dans le même monastère, la conduite de la communauté.
Il mourut après 650
On possède de lui deux œuvres ascétiques « l'Échelle de perfection », d'où son surnom de Climaque, et le « Livre au Pasteur ».

Les autres saints du jour :

St Leonardo Murialdo, prêtre et fondateur (1828-1900)
St Second (Secondo), converti et martyr († 134)
St Domnin, martyr au IVe siècle
St Rieul, Ier évêque de Senlis au IVe siècle
Sts Martyrs de Constantinople, († v. 350)
St Zosime, évêque à Syracuse en Sicile († 662)
Ste Osburge, première abbesse à Coventry († v. 1018)
St Cligne (Clinio), moine dans le Latium († après 1050)
St Pierre Régalado, prêtre o.f.m. († 1456)
Bx Amédée IX, 3e duc de Savoie (1435-1472)
Sts Antoine Daveluy, évêque et martyr († 1866)
Sts Pierre Aumaître, Martin-Luc Huin, martyrs († 1866)
St Joseph Chang Chu-gi, catéchiste et martyr († 1866)
St Luc Hwang Sok-tu, martyr († 1866)
St Thomas Son Cha-son, martyr († 1866)
Bx Ludovico de Casoria, prêtre o.f.m. († 1885)
St Jules Alvarez, prêtre et martyr († 1927)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyLun 31 Mar 2014, 00:32

31 mars

Bse Natalia Tułasiewicz
Laïque et martyre

Nathalie Tułasiewicz naquit à Rzezow près des Monts Carphates le 9 avril 1906 dans une famille d'intellectuels polonais. Elle passa son baccalauréat chez les Ursulines de Poznan et étudia la philologie à l’Université Mickiewicz de Poznan où elle passa sa maîtrise. Le sujet en était Mickiewicz et la musique. Elle devint enseignante à l’école privée Saint-Casimir et chez les Ursulines.

En 1938 Nathalie préparait un doctorat de lettres. Elle s’intéressait au théâtre, à la philosophie, à la psychologie et à la musicologie. Elle étudiait particulièrement les écrits de saint François d' Assise, sainte Thérèse d' Avila et saint Jean de la Croix.

L’occupation allemande fut un terrible choc pour Nathalie comme pour ses compatriotes. Elle y répondit par l’intensification de ses forces spirituelles devenant une véritable Mulier Fortis. Elle faisait partie de la Sodalité de Marie (Sodalicja Marianska ) association de laïcs à la spiritualité mariale.

En 1940, Nathalie quitta Poznan qui faisait partie de la Pologne annexée au Reich et déménagea à Cracovie siège administratif du Gouvernement Général, où elle recevait quotidiennement la Sainte Communion. Elle avait des contacts avec des Polonais fidèles au Conseil polonais de Londres et donnait des leçons de littérature polonaise et de théologie en cachette. A la même époque à Cracovie un certain Karol Józef Wojtyła ouvrier à l’usine de Solvay allait se préparer clandestinement au séminaire...

Après une récollection près de Varsovie, Nathalie prit la décision d’accompagner volontairement en 1943 un groupe de femmes polonaises, au titre du travail obligatoire en Allemagne, pour leur apporter un soutien spirituel. Elles travaillèrent dans une usine à Hanovre. Sa décision est comparable à celle en France du bienheureux Marcel Callo.
Comme lui elle organisait des conférences, des cercles de prières, des pièces de théâtre après le travail, etc... (>>> Bx Marcel Callo).

Lorsque la Gestapo découvrit cette présence chrétienne, en avril 1944, elle fut arrêtée, torturée et incarcérée à Cologne. En septembre 1944, elle fut déportée au camp de Ravensbrück.
Le Vendredi Saint 1945 recueillant ses pauvres forces, Nathalie réunit des compagnes pour faire une conférence sur la Passion et la Résurrection du Seigneur.
Deux jours après, elle fut envoyée à la chambre à gaz. C'était le jour de Pâques le 31 mars 1945.
Le camp fut libéré par l'armée soviétique le 30 avril 1945.

Natalia Tułasiewicz a été béatifiée le 13 juin 1999, à Rome, par le Saint Père Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Les autres saints du jour :

St Benjamin, diacre et martyr († v. 422)
Ste Balbine, vierge romaine et martyre († avant 595)
St Agilolf, évêque à Cologne († v. 751)
St Guy (Guido), abbé en Émilie-Romagne († 1046)
Bse Jeanne de Toulouse, carmélite tertiaire au XIVe s.
Bx Bonaventura Tornielli, prêtre o.s.m. († 1491)
Bx Christopher Robinson, prêtre et martyr (1568-1598)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyMar 01 Avr 2014, 00:40

1 mars

Saint Hugues
Évêque de Grenoble
(1053-1132)

Hugues naquit à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que saint Pierre, accompagné d'autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées ; aussi soignèrent-ils son éducation et n'hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique.

Choisi, jeune encore, par l'évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d'accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l'onction épiscopale des mains de saint Grégoire VII (Ildebrando Aldobrandeschi di Soana, 1073-1085) qui, connaissant à l'avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l'Église et pour la sanctification du clergé.

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l'époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d'incroyables efforts pour raviver la foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.

C'est dans les années suivantes que saint Bruno vint fonder dans son diocèse l'admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d'entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu'il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. »

Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d'épiscopat, son diocèse avait changé de face.

Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu'à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d'une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l'Église ; il restera toujours comme l'un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s'opère souvent qu'au prix d'une longue persévérance et d'une grande abnégation.

Les autres saints du jour :

BBx José Anacleto...et 3 comp., martyrs († 1927)
Sts Venance et d'autres martyrs († III/IVe s.)
Stes Agapè et Chionia, vierges et martyres († 305)
Ste Marie l'Égyptienne, pécheresse, pénitente († 522)
St Valery, prêtre à Leuconay au VIIe siècle
St Celse, évêque en Irlande († 1129)
Bx Hugues, abbé au monastère de Bonnevaux († 1194)
St Gilbert, évêque en Écosse († v. 1245)
Bx Jean Bretton, père de famille et martyr († 1598)
Bx Louis (Luigi) Pavoni, prêtre et fondateur († 1848)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyMer 02 Avr 2014, 01:37

2 avril

Saint Francesco de Paule
Ermite et fondateur de :
« Ordre des Minimes »

Francesco (François) naquit, dans la petite ville de Paule (en Calabre), le 27 mars 1416, du couple Giacomo Alessio et Vienna di Fuscaldo. François fut plus l'enfant de la grâce que de la nature, car il vint au monde contre toute espérance de ses parents, et l'on aperçut, pendant la nuit de sa naissance, de vifs jets de lumière sur la toiture de la maison de ses parents, symbole du flambeau qui venait de paraître dans l'Église.

L'enfance de ce petit prédestiné fut tout extraordinaire. Il poussa l'humilité jusqu'à vouloir être appelé le plus petit, le minime, parmi les enfants de Jésus-Christ. Les veilles et les abstinences lui furent inspirées du Ciel dès l'âge le plus tendre ; aussitôt après son lever, sa première pensée était de courir à l'église, où il passait la grande partie de ses journées, ne s'ennuyant jamais avec le bon Dieu, comme il disait dans son naïf langage.

Admirons la belle réponse qu'il fit un jour à sa mère, qui le pressait, par un temps froid, de couvrir sa tête en récitant son rosaire : « Maman, lui dit-il, si je parlais à une reine, vous me commanderiez de me tenir nu-tête ; mais la Sainte Vierge n'est-elle pas plus que toutes les reines, puisqu'elle est la Mère de Dieu et la Souveraine de l'univers ? »

Quand il eut treize ans, ses parents le placèrent pour un an dans un couvent de saint François ; sa vertu et sa régularité y furent confirmées par des miracles. Un jour, le frère sacristain l'envoie chercher du feu pour l'encensoir ; il y court et, n'ayant pas d'instrument, remplit sa robe de charbons ardents, qu'il dépose avec les doigts un à un dans l'encensoir, sans avoir ni sur les doigts ni sur son vêtement la moindre trace de brûlure.

À quatorze ans, François se fit ermite et s'enfonça dans un rocher profond, au bord de la mer, résolu d'y vivre et d'y mourir oublié des hommes. Mais Dieu, qui le voulait fondateur d'un ordre religieux, lui envoya une foule de disciples, si bien qu'au bout de six ans il lui fallut bâtir un grand monastère où, nous dit un historien, François fit entrer plus de miracles que de pierres et de pièces de bois.

Il guérit tant de malades, qu'il faisait le désespoir des médecins ; il ressuscita plusieurs morts ; il traversa le bras de mer qui sépare la Calabre de la Sicile sur son manteau, avec deux de ses frères. Mais le plus grand des miracles, c'est sa sainteté elle-même. La nuit, pendant que ses frères dormaient, il priait encore. Il allait toujours nu-pieds, à travers les rochers, la neige et la boue ; le cilice était son vêtement, la terre son lit. À l'imitation de Notre-Seigneur, il passa des Carêmes entiers sans prendre de nourriture.

C'est un fait d'histoire que le roi Louis XI, instruit de sa puissance miraculeuse, le fit venir pour obtenir sa guérison d'une maladie mortelle. Le saint lui obtint plus que la santé du corps, il le prépara à mourir en chrétien.
François mourut en France, à Plessis-les-Tours, le vendredi saint, 2 avril 1507, à 3 heures de l'après-midi ; il avait 91 ans.

Francesco de Paule fut béatifié par le Pape Léon X (Giovanni de’ Medici, 1513-1521) en 1513 et canonisé, par le même pape, en 1519.

Les autres saints du jour :

St François Coll, prêtre o.p. et fondateur (1812-1875)
St Apphien, martyr († 306)
Ste Théodora, vierge et martyre († 307)
St Abondius (Abbondio), évêque à Côme († 461)
St Victor (Vittore), évêque en Campanie († 554)
St Nizier, évêque de Lyon († 573)
St Eustase, abbé au monastère de Luxeuil († 629)
St Jean (John) Payne, prêtre et martyr († 1582)
Bx Diego Luis de San Vitores, martyr († 1672)
St Pedro Calungsod, prêtre s.j. et martyr († 1672)
Bx Leopoldo de Gaiche, prêtre o.f.m. († 1815)
St Dominique Tuóc, prêtre o.p. et martyr  († 1839)
Bse Elisabetta Vendramini, religieuse et fondatrice († 1860)
St Guillaume Apor, évêque et martyr († 1945)
Bx Mykola Čarneckyj, évêque et martyr (1884-1959)
Bse Marie de Saint-Joseph, vierge et fond. († 1967)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyJeu 03 Avr 2014, 01:35

3 avril

Saint Richard
Évêque de Chichester
(1197-1253)

Richard naquit en Angleterre vers le 1197. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune ; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes. Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance ; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme.

Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse. Il se lia d'amitié avec deux amis aussi pauvres que lui ; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre. Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche. Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude. Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'Université d'Oxford.

Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde ; il fut élu chancelier de l'Université. Nommé ensuite évêque de Chichester, il eut à subir quelques temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais il rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation.

Devenu désormais libre dans l'exercice de son ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres. Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus : « Il vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de Jésus-Christ. »

Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après. Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Il honorait les religieux et les embrassait souvent : « Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes prières offertes au Seigneur ! »

Il mourut en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du salut.

Les autres saints du jour :

St Sixte Ier, pape (7e) de 115 à 125 († 128)
Sts Crest et Poppon, martyrs († vers IV siècle)
St Ulpien, adolescent, martyr († 306)
St Jean (Giovanni), évêque de Naples († 432)
St Nicétas, higoumène en Bithynie († 824)
St Joseph l'Hymnographe, prêtre et moine († 886)
Bx Gandolphe (Gandolfo) Sacchi, prêtre o.f.m. († 1260)
Bx Giovanni de Penna, compagnon de saint François
BBx Robert Middleton et Trustan Hunt, martyrs († 1601)
St Luigi Scrosoppi, prêtre et fondateur (1804-1884)
Bx Edward Piotr Dankowski, prêtre et martyr († 1942)
Bx Salvador Huerta Gutiérrez, martyr († 1927)
BBx José Luciano Ezequiel, martyr († 1927)


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4 avril

Saint Isidore
Évêque et docteur de l'Église
(* v. 560 - † 636)

L'Espagne s'honore d'avoir donné le jour à une famille de saints avec les frères Léandre, Fulgence, Isidore et leur sœur Florentine. Léandre l'aîné, qui devint évêque de Séville (vers 580), éleva son jeune frère Isidore, né entre 560 et 570.

A la mort de Léandre (601), Isidore lui succéda et il continua avec éclat l'organisation de l'Église d'Espagne dans le royaume wisigothique, que son frère avait entreprise. Léandre avait tenu à Tolède un important concile en 586 ; Isidore prolongea son action en de nombreux synodes et spécialement dans le célèbre IVe Concile de Tolède (633).

Durant un épiscopat de trente-cinq années, il s'adonna à la formation du peuple chrétien non seulement par la prédication, mais par l'instruction des jeunes. Il fonda pour eux un collège dans lequel il voulut enseigner lui-même. C'était là une préoccupation tout à fait en avance sur son temps. Elle est en partie à l'origine de la production littéraire d'Isidore, qui est une sorte d'inventaire de l'ensemble des connaissances humaines, auquel l'auteur fournit un apport original.
Isidore mourut à Séville en 636.

Les autres saints du jour :

St Gaetano Catanoso, prêtre et fondateur (1879-1963)
Sts Agathopode et Théodore, martyrs († 303)
St Ambroise (mise au tombeau), évêque de Milan († 397)
St Platon, higoumène du monastère de Sakkoudion († 814)
St Pierre, évêque de Poitiers († 1115)
Bx Guillaume (Guglielmo) Cuffitelli, ermite. († 1404)
St Benoît (Benedetto) Massarari, religieux o.f.m. († 1589)
Bx Joseph-Benoît Dusmet, évêque o.s.b. († 1894)
Bx Francisco Marto, voyant de Fatima († 1919)

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5 avril

Sainte Julienne de Cornillon
Religieuse augustine

Julienne naquit entre 1191 et 1192 près de Liège, en Belgique. Il est important de souligner ce lieu, car à cette époque, le diocèse de Liège était, pour ainsi dire, un véritable « cénacle » eucharistique. Avant Julienne, d'éminents théologiens y avaient illustré la valeur suprême du sacrement de l'Eucharistie et, toujours à Liège, il existait des groupes féminins généreusement consacrés au culte eucharistique et à la communion fervente. Guidées par des prêtres exemplaires, elles vivaient ensemble, se consacrant à la prière et aux œuvres de charité.

Devenue orpheline à l'âge de cinq ans, Julienne, avec sa sœur Agnès, fut confiée aux soins des sœurs augustiniennes du couvent-léproserie du Mont-Cornillon. Elle fut éduquée surtout par une religieuse prénommée Sapience, qui suivit sa maturation spirituelle, jusqu'à ce que Julienne elle-même reçoive l'habit religieux et devienne elle aussi moniale augustinienne. Elle acquit une culture considérable, au point de lire les œuvres des Pères de l'Église en latin, en particulier saint Augustin, et saint Bernard. Outre sa vive intelligence, Julienne faisait preuve, dès le début, d'une propension particulière pour la contemplation ; elle possédait un sens profond de la présence du Christ, dont elle faisait l'expérience en vivant de façon particulièrement intense le sacrement de l'Eucharistie et s'arrêtant souvent pour méditer sur les paroles de Jésus :
« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20).

À l'âge de seize ans, elle eut une première vision, qui se répéta ensuite plusieurs fois dans ses adorations eucharistiques. La vision présentait la lune dans toute sa splendeur, dont le diamètre était traversé par une bande noire. Le Seigneur lui fit comprendre la signification de ce qui lui était apparu. La lune symbolisait la vie de l'Église sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l'absence d'une fête liturgique, pour l'institution de laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace: c'est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l'Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement.

Pendant environ vingt ans, Julienne, qui entre-temps était devenue prieure du couvent, conserva le secret de cette révélation, qui avait rempli son cœur de joie. Puis elle se confia à deux ferventes adoratrices de l'Eucharistie, la bienheureuse Ève, qui menait une vie d'ermite, et Isabelle, qui l'avait rejointe dans le monastère du Mont-Cornillon. Les trois femmes établirent une sorte d' « alliance spirituelle », dans l'intention de glorifier le Très Saint Sacrement. Elles demandèrent également l'aide d'un prêtre très estimé, Jean de Lausanne, chanoine de l'église de Saint-Martin à Liège, le priant d'interpeller les théologiens et les ecclésiastiques au sujet de ce qui leur tenait à cœur. Les réponses furent positives et encourageantes.

Ce qui arriva à Julienne de Cornillon se répète fréquemment dans la vie des saints : pour avoir la confirmation qu'une inspiration vient de Dieu, il faut toujours se plonger dans la prière, savoir attendre avec patience, chercher l'amitié et la confrontation avec d'autres bonnes âmes, et tout soumettre au jugement des pasteurs de l'Église. Ce fut précisément l'évêque de Liège, Robert de Thourotte, qui, après avoir hésité au début, accueillit la proposition de Julienne et de ses compagnes, et qui institua, pour la première fois, la solennité du Corpus Domini dans son diocèse. Plus tard, d'autres évêques l'imitèrent, établissant la même fête dans les territoires confiés à leurs soins pastoraux.

Le Seigneur demande toutefois souvent aux saints de surmonter des épreuves, pour que leur foi soit accrue. Cela arriva également à Julienne, qui dut subir la dure opposition de certains membres du clergé et du supérieur même dont dépendait son monastère. Alors, de sa volonté, Julienne quitta le couvent de Mont-Cornillon avec quelques compagnes, et pendant dix ans, de 1248 à 1258, elle fut l'hôte de divers monastères de sœurs cisterciennes. Elle édifiait chacun par son humilité, elle ne faisait jamais de reproches ou de critiques à ses adversaires, mais elle continuait à diffuser avec zèle le culte eucharistique. Elle s'éteignit en 1258 à Fosses-La-Ville, en Belgique. Dans la cellule où elle gisait, le Très Saint-Sacrement fut exposé et, selon les termes de son biographe, Julienne mourut en contemplant avec un dernier élan d'amour Jésus Eucharistie, qu'elle avait toujours aimé, honoré et adoré.

Jacques Pantaléon de Troyes, qui avait connu la sainte au cours de son ministère d'archidiacre à Liège, fut lui aussi conquis à la bonne cause de la fête du Corpus Domini. Ce fut précisément lui, devenu Pape sous le nom d'Urbain IV, qui institua en 1264 la solennité du Corpus Domini comme fête de précepte pour l'Église universelle, le jeudi suivant la Pentecôte. (...)

En nous souvenant de sainte Julienne de Cornillon renouvelons nous aussi la foi dans la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie.

Les autres saints du jour :

St Vincent Ferrier, missionaire o.p. (1350-1419)
Ste Irène, vierge et martyre († 304)
Ste Pherbutha, veuve et martyre († v. 342)
BBx Martyrs en Perse, 111 H et 9 F († 344)
Sts Martyrs en Maurétanie († 459)
St Gérard, abbé en Aquitaine († 1095)
St Albert, évêque dans les Pouilles († 1127)
Ste Catherine Tomás, vierge († 1574)
Ste Marie Crescence (Anne Höss), vierge († 1744)
Bx Mariano de la Mata, missionnaire o.s.a. († 1983)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyDim 06 Avr 2014, 00:03

6 avril

Bx Michel (Michele) Rua
Ier successeur de saint Jean Bosco

La date de culte, pour l’église universelle, est le 6 avril ; la Famille Salésienne le commémore le 29 octobre, jour de sa béatification.

Michele Ruanaît à Turin le 9 juin 1837, dernier de neuf enfants. Son père, Giovanni Battista, contrôleur à la Manufacture d'armes de Turin, décède le 2 août 1845. Veuve,Mme Rua garde son logement à l'intérieur de la Manufacture.

Un dimanche de l'automne 1845, Michel pousse la porte du fameux patronage de don Bosco ; en 1852 il entre à l'Oratoire du Valdocco (quartier de Turin). Deux ans après, il fait partie des premiers à qui don Bosco propose de former la Société salésienne.

Devenu prêtre, le 28 juillet 1860, il est toujours aux côtés de don Bosco, et son vicaire à partir de 1865, si bien qu'à la demande expresse du Saint, le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le destine, en 1884, à succéder au Fondateur et le confirme comme Recteur majeur en 1888.

Considéré comme la Règle vivante pour sa fidélité et son austérité, don Rua fait preuve d'une
paternité pleine de délicatesse, au point d'être appelé « un souverain de la bonté ». Par son action éclairée et prévoyante, mais parfois hardie au plan social, il équipe les oratoires de gymnases et de cercles sociaux ; il devance les lois de l'État pour doter les écoles professionnelles de programmes adaptés ; à côté de l'enseignement classique, il institue l'enseignement technique et commercial ; il érige des pensionnats. La multiplication des confrères et le développement des œuvres le pousse à ouvrir le monde entier aux salésiens et à assurer en particulier les expéditions missionnaires.

Au cours de ses longs voyages de visite aux œuvres salésiennes d'Europe et du Moyen-Orient, il encourage et réconforte les confrères en faisant toujours appel au Fondateur « Don Bosco disait ... Don Bosco faisait ... Don Bosco voulait ... ».

Quand il mourut, à 73 ans, le 6 avril 1910, la Société était passée de 773 à 4.000 salésiens, de 57 à 345 Maisons, de 6 à 34 Provinces dans 33 pays.

Le Vénérable Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) le béatifia le 29 octobre 1972 et affirma: « La Famille salésienne [...] a eu en Don Bosco son origine, et en don Rua sa continuité [...]. Il a fait de l'exemple du Saint une école, de sa Règle un esprit, de sa sainteté un modèle [...]. Don Rua a inauguré une tradition ».

Les autres saints du jour :

St Irénée, évêque de Sirmium et martyr († v. 305)
St Eutyque, évêque à Constantinople († 582)
Ste Galla, veuve romaine († VIe s.)
St Winebaud, abbé à Troyes († 620)
St Prudence, évêque de Troyes († 861)
St Méthode (dies natalis), évêque († 885)
Bx Notker le Bègue, moine en Suisse († 912)
St Philarète, moine en Calabre († 1076)
St Guillaume, abbé au Danemark († 1203)
St Pietro de Vérone, prêtre o.p. et martyr († 1252)
Bse Catherine (Caterina) de Pallanza, vierge († 1478)
St Paul Lê Bao Tinh, prêtre et martyr († 1857)
Bx Zefirino Agostini, prêtre et fondateur (1813-1896)
Bse Perrine (Pierina) Morosini, vierge et martyre († 1957)

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7 avril

Saint Jean-Baptiste de La Salle
Fondateur de l’Institut des
« Frères des Écoles Chrétiennes »

Jean-Baptiste de La Salle est né à Reims le 30 avril 1651, dans un monde totalement différent du nôtre (Louis XIV est roi de France de 1643 à 1715.) Il est le premier né de dix enfants de Louis de La Salle et de Moët de Brouillet.

Destiné, par sa noble famille de juristes, à la prêtrise, dès l'âge de 11 ans, il reçut la tonsure et fut nommé Chanoine de la Cathédrale de Reims à 16 ans.

A la mort de ses parents, il dut assumer la gestion des affaires familiales, il acheva ses études de théologie et fut ordonné prêtre le 9 avril 1678. Deux ans plus tard, il fut reçu Docteur en Théologie. Ce fut lors de cette période qu’il tenta de s’engager avec un groupe de jeunes gens rugueux et illettrés, dans le but de fonder des écoles pour garçons pauvres. A ce moment-là, seules quelques personnes vivaient luxueusement, mais la majorité vivait dans des conditions d’extrême pauvreté ; les paysans à la campagne et les habitants miséreux des villes. Seul un petit nombre pouvait envoyer les enfants à l’école ; la majorité des enfants n’avait que peu d’espoir en l’avenir.

Ému par la condition de ces pauvres, qui semblaient « si loin du salut » dans un monde ou dans l’autre, il prit la décision de mettre ses talents et son éducation au service de ces enfants, « souvent laissés à eux-mêmes et mal élevés ». Pour être plus efficace, il renonça à la maison familiale et emménagea avec des professeurs, renonça à sa position de Chanoine et à sa fortune, puis il forma la communauté aujourd’hui appelée « Frères des Écoles Chrétiennes ».

Son entreprise rencontra l’opposition des autorités ecclésiastiques, qui ne souhaitaient pas la création d’une nouvelle forme de vie religieuse, une communauté de laïques consacrés conduisant des écoles « ensemble et par association ». « L’establishment éducatif » fut choqué par ses méthodes innovatrices et sa volonté absolue de gratuité pour tous; totalement indifférent au fait de savoir si les parents pouvaient payer ou pas.

Malgré tout, Jean-Baptiste et ses Frères ont réussi, avec succès, à créer un réseau d’écoles de qualité, caractérisé par l’utilisation de la langue vernaculaire, par des groupes d’élèves réunis par niveau et résultats, par une instruction religieuse basée sur des thèmes originels, préparée par des professeurs ayant une vocation à la fois religieuse et missionnaire, et par l’implication des parents dans l’instruction.
De plus, il fut un précurseur en proposant des programmes pour former des professeurs laïques, des cours les dimanches pour les jeunes ouvriers, et l’une des premières institutions pour la prise en charge de « délinquants ».

Harassé par une vie faite d’austérités et de labeurs, il mourut à Saint Yon, près de Rouen, le 7 avril 1719, quelques semaines seulement avant son 68ème anniversaire.

Jean-Baptiste de La Salle est le premier à avoir mis en place des centres de formation pour les professeurs, des écoles d’apprentissage pour les délinquants, des écoles techniques, et des écoles secondaires pour les langues modernes, les arts et les sciences.
Son oeuvre s’est répandue très rapidement en France et, après sa mort, à travers le monde entier.

Jean-Baptiste de la Salle a été béatifié le 19 février 1888 et canonisé le 24 mai 1900 par le papeLéon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).
Le 15 mai 1950, en raison de sa vie et de ses écrits inspirés, il fut fait Saint Patron de tous ceux travaillant dans le domaine de l’éducation.
Jean-Baptiste de La Salle a montré comment enseigner et s’occuper des jeunes, comment faire face au manque et à la faiblesse avec compassion, comment soutenir, affirmer et guérir. Aujourd’hui, des écoles lasalliennes existent dans 86 pays autour du monde.

Les autres saints du jour :

St Hégésippe, écrivain chrétien († v. 180)
St Isidore de Péluse, prêtre († v. 449)
Sts Théodore, Irénée, Sérapion et Ammon, martyrs
St Calliopius, martyr († 304)
Sts Martyrs de Sinope (200 soldats) au IVe s.
St Georges, évêque à Mytilène († 816)
St Aibert, prêtre et moine († 1140)
St Hermann-Joseph, prêtre († entre 1241 et 1252)
St Henri Walpole, prêtre s.j. et martyr († 1595)
Bx Alexandre Rawlings, prêtre et martyr († 1595)
Bx Edouard Oldcorne et Raoul Ashley, martyrs († 1606)
St Pierre Nguyên Van Luu, prêtre et martyr († 1861)
Bse Maria Assunta Pallotta, franciscaine († 1900)

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8 avril

Sainte Julie Billiart
Vierge et fondatrice de l'Institut des
« Sœurs de Notre-Dame »
(1751-1816)

Julie Billiart naquit le 12 juillet 1751 à Cuvilly (France).

À seize ans, elle se mit à travailler aux champs pour venir en aide à ses parents.
À 22 ans, se retrouva les jambes paralysées. Beaucoup de personnes font le voyage pour se faire recommander dans ses prières et pour prier avec elle. Lors de la Révolution, elle est transportée de cachette en cachette pour fuir les sans-culottes qui la surnomment « la fanatique ».
Malgré la situation, elle va fonder l'Institut des « Sœurs de Notre-Dame ». Cette action lui vaudra le miracle de retrouver l'usage de ses jambes.

Les autres saints du jour :

Bx August Czartoryski, prêtre s.d.b. (1858-1893)
St Agabus, prophète (Ier s.)
Sts Hérodion, Asyncrite et Phlégon, disciples de saint Paul
St Denys, évêque de Corinthe († v. 180)
Sts Timothée, Diogène, Macaire, Maxime, martyrs († 345)
St Denis, évêque d'Alexandrie († v. 265)
St Amance (Amanzio), évêque à Côme († 449)
Bx Clément (Clemente) d'Osimo, prêtre o.e.s.a. († 1291)
Bx Julien de Saint-Augustin, religieux o.f.m. († 1606)
Bx Dominique du Saint-Sacrement, prêtre o.ss.t. († 1927)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyMer 09 Avr 2014, 00:55

9 avril

Sainte Waudru
Mère de famille puis abbesse
(† c. 688)

Fille de saint Walbert et de sainte Bertille, Waudru (Waldetrudis) épousa le comte Madelgaire honoré sous le nom de saint Vincent de Soignies. Ils eurent quatre enfants : Adeltrude, Madelberte, Landry et Dentelin tous honorés comme saints.

Ayant achevé l'éducation de leurs enfants, Waudru et Madelgaire décidèrent de mener une vie plus parfaite. Ils se séparèrent et choisirent l'état religieux. Waudru se retira dans un lieu solitaire où elle fonda un monastère autour duquel se formera la ville de Mons (Belgique).

Les autres saints du jour :

Bse Marguerite Rutan, vierge et martyre († 1794)
St Maxime, évêque d'Alexandrie († 282)
St Édèse, frère de saint Apphien et martyr († 306)
St Démétrius, martyr († IVe s.)
St Eupsyque martyr († v. 362)
St Liboire, évêque du Mans au IVe siècle
St Acace, évêque en Mésopotamie († Ve s.)
St Hugues, évêque de Rouen († 730)
Ste Casilde, fille du roi de Tolède Aldémon († 1075)
St Gaucher, chanoine régulier († 1140)
Bx Ubald (Ubaldo) Adimari, prêtre o.s.m. († 1315)
Bx Tommaso de Tolentino, prêtre o.f.m. et martyr († 1321)
Bx Antoine (Antonio) Pavoni, prêtre o.p. et martyr († 1374)
Bse Célestine Faron, religieuse et martyre († 1944)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyJeu 10 Avr 2014, 03:38

10 avril

Saint Michel des Saints
Trinitaire déchaussé

Miguel de los Santos est né à Vich, en Catalogne (Espagne), le 29 septembre 1591. Cet enfant de bénédiction méprisa le monde avant de le connaître et dès sa plus tendre jeunesse, il fait le vœu de chasteté perpétuelle.

À l'âge de six ans, pressé du désir de marcher sur les traces des Saints, il courut se cacher dans une caverne. Il s'y livrait à de pieuses méditations sur les souffrances de Notre-Seigneur, lorsqu'il fut découvert et obligé à revenir chez lui. En rentrant sous le toit paternel, Michel ne diminua en rien la sévérité du genre de vie qu'il s'était proposé de suivre. Il jeûnait trois fois la semaine, couchait sur des sarments, n'avait qu'une pierre pour oreiller et prenait fréquemment la discipline. Ses mortifications étaient si rigoureuses qu'on a peine à comprendre comment un âge aussi tendre a pu les supporter.

Michel n'avait que douze ans lorsqu'il prit la ferme résolution d'embrasser l'état religieux. Il se rendit à Barcelone et se présenta chez les Trinitaires qui l'admirent au noviciat. Dès qu'il eut atteint l'âge fixé par les canons de l'Église, il fit ses vœux, le 30 septembre 1607.

Peu de mois après, il apprit que le bienheureux Jean-Baptiste de la Conception venait d'entreprendre la réforme de l'Ordre de la Sainte Trinité. Il se hâta d'aller se joindre aux fervents religieux qui secondaient le zélé réformateur. Il se distingua bientôt par son ardeur à pratiquer la Règle primitive de l'institut que les réformés observaient dans toute sa rigueur.

Sa fidélité aux moindres observances était si grande que jamais on ne put le trouver en défaut sur aucun point de la Règle. Il ne possédait qu'une seule tunique, ne buvait jamais de vin et passait quelquefois une semaine entière sans prendre aucune nourriture. Il donnait très peu de temps au sommeil, et passait le reste de la nuit dans la contemplation des choses célestes.

On a écrit qu'il passait des heures et des heures agenouillé devant le Saint Sacrement à la chapelle et qu'il fut souvent favorisé d'extases et de visions célestes pendant qu'il célébrait les saints mystères. Mais quelles que soient les consolations célestes que Saint Michel des Saints goûta dans les exercices de piété, il savait s'en arracher pour remplir les devoirs imposés par la charité. Il passait un temps considérable au confessionnal, dévoué tout entier au service des âmes.

Aux yeux de tous, de son vivant même, il a paru être un véritable Saint. On l'appelait : « la fleur des Saints », d'où provient sans doute le nom de Michel des Saints que lui connaît la postérité. Son mérite le fit choisir par deux fois pour gouverner des maisons de son Ordre.
Il est mort âgé de trente-trois ans, le 10 avril 1625.

Miguel de los Santos a été canonisé le 8 juin 1862 par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).

Les autres saints du jour :

Ste Maddalena de Canossa, vierge et fond. (1774-1835)
Sts Térence, Africain, Maxime et 40 comp., martyrs
Sts Pompée, Alexandre, Théodore et 40 comp., martyrs
St Apollonius, prêtre et martyr († siècle inc.)
St Pallade, évêque d'Auxerre († v. 658)
St Bède le jeune, moine en Vénétie († 883)
St Macaire l'Arménien, moine à Gand († 1012)
St Fulbert, évêque de Chartres (960-1029)
Bx Antoine Neyrot, prêtre o.p. et martyr († 1460)
Bx Marc (Marco) Fantuzzi, prêtre o.f.m. (1405-1479)
Bx Bonifacy Zukowski, prêtre o.f.m. et martyr (1913-1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptyJeu 10 Avr 2014, 23:29

11 avril

SaintStanisław
Évêque de Cracovie, martyr
(1030-1079)

Stanislas naquit à Cracovie en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids.

Après de brillantes études, il n'aspirait qu'au cloître ; à la mort de ses parents, il vendit leurs vastes propriétés et en donna le prix aux pauvres. Stanislas dut se soumettre à son évêque, qui l'ordonna prêtre et le fit chanoine de Cracovie.

Il fallut avoir recours au Pape pour lui faire accepter, en 1072, le siège de Cracovie, devenu vacant. Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations ; il se revêtit d'un cilice, qu'il porta jusqu'à sa mort ; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l'ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne.

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II. Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l'heure de se venger.

Stanislas avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain. L'évêque lui dit : « Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans. »

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : « Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée. »
À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même, en 1079, pendant qu'il offrait le saint sacrifice.

Les autres saints du jour :

Ste Gemma Galgani, vierge (1878-1905)
St Antipas, martyr pour le nom de Jesus († Ier siècle)
St Philippe, évêque de Gortyne en Crète († v. 180)
St Domnion, évêque et martyr († 299)
St Barsanuphe, anachorète en Palestine († v. 540)
St Isaac, moine et fondateur († v. 500)
Bx Lanuin, successeur de saint Bruno († 1119)
Bse Sancie, vierge, fille du roi Sanche Ier († 1229)
Bx Ange (Antonio Carletti), prêtre o.f.m. († v. 1495)
Bx Georges Gervase, prêtre o.s.b. et martyr († 1608)
Bse Elena Guerra, vierge et fondatrice (1835-1914)
Bx Symphorien Ducki, o.f.m. cap et martyr († 1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour année 2013-2014   Saints du jour année 2013-2014 - Page 3 EmptySam 12 Avr 2014, 00:58

12 avril

Saint Joseph Moscati
Saint médecin de Naples

La fête liturgique, initialement prévue le 12 avril (dies natalis), a été déplacée, à la demande des Jésuites de Naples, pour éviter que celle-ci ne tombe pendant la Semaine Sainte, ou une semaine proche de Pâques.
Celle-ci est donc le 16 novembre, date du transfert des restes de Joseph Moscati dans l'église du Gesù Nuovo, trois ans après sa mort.
Mais, puisque soit le Martyrologe Romain que bon nombre de calendriers ont gardé la date du 12 avril, votre serviteur a placé cette composition hagiographique aux deux dates.

Giuseppe Moscati naît à Bénévent (en Campanie), le 25 juillet 1880, du magistrat Francesco Moscati et Rosa De Luca, des marquis de Roseto. Il fut baptisé six jours après la naissance, le 31 juillet 1880. En 1884, la famille s’installa à Naples car Francesco Moscati fut nommé Président de la Cour d’Appel de cette ville.

Giuseppe fit sa première communion le 8 décembre 1888 et reçut le sacrement de confirmation, par Monseigneur Pasquale De Siena, le 3 mars 1890.
En 1889 entre au lycée classique Vittorio Emanuele de Naples (votre serviteur a fréquenté le même lycée) où, en 1897, il obtient son baccalauréat avec mention.

Ému par l'accident d'un de ses frères, il décide de se mettre au service des malades et s'inscrit à la faculté de médecine. Il soutient une thèse sur l'uréogenèse hépatique, le 4 août 1903, et obtient son doctorat en médecine avec les félicitations du jury.

Giuseppe Moscati réussit le concours de Collaborateur Extraordinaire auprès de l'Hôpital des Incurables en 1903, puis celui d'Assistant à l'Institut de Chimie physiologique en 1908.
Il se distingua pour son travail et son dévouement pendant l'éruption du Vésuve du 8 avril 1906. Les Hôpitaux Réunis de Naples avaient une succursale à Torre del Greco, une petite ville près de Naples, à six kilomètres du cratère, où vivaient beaucoup de malades paralytiques et vieux. Moscati, en pressentant le danger, fit évacuer 1'hôpital juste avant l'écroulement du toit et sauva tous les hospitalisés. Deux jours plus tard il envoya une lettre au directeur général des Hôpitaux Réunis de Naples, proposant de gratifier les personnes qui l'avaient aidé, mais insista surtout pour qu'on ne citât pas son nom.

Suite à l'épidémie de cholera de 1911, il fut appelé par le Ministère au Laboratoire de l'Inspection de la Santé publique, pour faire des recherches sur l'origine du mal et les moyens les plus efficaces pour le vaincre. Il termina son étude rapidement, et présenta une relation sur les interventions nécessaires pour assainir la ville ; à sa grande satisfaction, il vit la réalisation de beaucoup de ses propositions.

Toujours en 1911, à 31 ans, le docteur Moscati fut reçu au concours de Collaborateur Ordinaire aux Hôpitaux Réunis et cette même année, sur l'initiative d'Antonio Cardarelli, l'Académie Royale de Médecine Chirurgicale le nomma Membre agrégé tandis que le Ministère de l'Instruction Publique lui attribuait le Doctorat en Chimie physiologique.

Outre son intense travail entre l'Université et l'Hôpital, le professeur Moscati assurait aussi la direction de l'Institut d'Anatomo-pathologie. Dans la salle d'autopsie, Le professeur Moscati avait eu une idée de faire accrocher un Crucifix avec une inscription qui mentionnait : « Ero mors tua, o mors » (Osée 13,14: « Ô mort, je serai ta mort »).

Sa mère mourut le 25 novembre 1914 du diabète ; quelques années plus tard, il fut un des premiers médecins à Naples, à expérimenter l'insuline et à enseigner à un groupe de médecins les modalités du traitement du diabète. L'insuline fut expérimentée sur les humains pour la première fois en janvier 1922.

Pendant la Ptremière guerre mondiale, il fit une demande d'enrôlement volontaire, qui ne fut pas acceptée. Les autorités militaires préférant lui confier les soins aux blessés. L'Hôpital des Incurables fut militarisé. Il visita et soigna environ 3.000 militaires.
Le Conseil d'administration de l'Hôpital des Incurables le nomma officiellement, en 1919, Directeur de la IIIe Salle Masculine, tandis qu'il continuait à enseigner à un grand nombre d'étudiants.

Le 14 octobre 1922 le Ministère de l'Instruction Publique lui attribua la libera docenza (titre académique italien permettant d'enseigner à titre privé dans les universités et les autres instituts supérieurs) en Médicine Clinique.
Trois jours après Moscati écrivit: « Aime la vérité, montre la personne qui tu es, sans feinte et sans peur, sans aucun ménagement. Et si la Vérité te vaut la persécution, toi, accepte-la, si elle t'apporte le tourment, toi, supporte-le. Et si pour la Vérité, il te fallait sacrifier toi-même et ta vie, sois fort dans le sacrifice ».

Le 12 avril 1927, un mardi saint, le professeur Moscati, après avoir participé à la messe, comme chaque jour, et reçu la communion, passa la matinée à l'hôpital, puis il rentra chez lui et après le repas, il s'occupa, gratuitement comme d'habitude, des patients qui venaient le consulter à son domicile. Vers 15 h, il eut un malaise et s'assit dans son fauteuil, où il s'éteignit sereinement. Il avait 46 ans et 8 mois.

Son corps fut enseveli au cimetière de Poggioreale. Mais trois ans plus tard, le 16 novembre 1930, sur l'insistance de plusieurs personnalités du clergé et du laïcat, l'archevêque de Naples, le cardinal Alessio Ascalesi, permet la translation du corps du cimetière à l'église du Gesù Nuovo, au milieu d'une double haie de personnes. Le corps fut déposé dans une salle derrière l'autel de Saint François Xavier et aujourd'hui une pierre en marbre, à droite de cet autel, le rappelle encore.

Le 25 octobre 1987, à 10 h du matin, place Saint-Pierre, à Rome, le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), en présence de plus de 100.000 personnes, proclama et admit officiellement Giuseppe Moscati au nombre des Saints (60 ans après sa mort).

Les autres saints du jour :

Ste Teresa de Jesús de Los Andes, novice (1900-1920)
Ste Vissia, vierge et martyre († 250)
St Jules I, pape (35e) de 337 à 352
St Zénon, évêque de Vérone, martyr († v. 372)
St Sabas le Goth, martyr (334-372)
St Constantin, évêque de Gap († après le 517)
St Damien (Damiano), évêque en Lombardie († 697)
St Basile, évêque dans l'Hellespont († 735)
St Erkembode, évêque de Thérouanne († 742)
St Alfier (Alferio), abbé en Campanie († 1050)
Bx Laurent, prêtre o.s.h. au XIVe siècle
St David Uribe, prêtre et martyr (1889-1927)

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13 avril

Bx Serafino Morazzone
Prêtre de l’Archidiocèse de Milan

Serafino Morazzone, prêtre diocésain italien, est né à Milan le 1er février 1747 et mort à Chiuso di Lecco le 13 avril 1822. Il est considéré comme le « curé d'Ars » de Lecco.

Il a été proclamé Vénérable le 17 décembre 2007 par le Pape Benoît XVI et bienheureux le 26 juin 2011, dans la Place du Dôme de Milan, au cours d’une cérémonie présidée par le cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour les causes des saints, en présence du cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque de Milan.

Les autres saints du jour :

Bx Rolando Rivi, jeune séminariste et martyr (1931-1945)
St Hermenegild, fils du roi Léovigild et martyr († 586)
St Martin Ier, pape (74e) de 649 à 655 et martyr
Sts Carpe, Papyle, Agathonique et d'autres, martyrs
St Ours, évêque de Ravenne († 398)
Bse Ida, veuve du comte Eustache (1040-1113)
St Caradoc, prêtre et ermite († 1124)
Bse Ida, vierge en Hollande († 1260)
Bx Albertin (Albertino), ermite et prieur († 1294)
Bse Marguerite (Margherita), vierge († 1320)
BBx François Dickenson et Milon Gerard, martyrs
BBx Jean Lockwood et Édouard Catherick, martyrs
Bx Scubilion (Jean-Bernard Rousseau), f.e.c. († 1867)
St Sabas Rayes, prêtre mexicain et martyr († 1927)

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