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 souffrance et Rédemption

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mario-franc_lazur
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mario-franc_lazur


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MessageSujet: souffrance et Rédemption   souffrance et Rédemption EmptyMer 16 Avr - 7:25


16.04.2014


J'ai beaucoup aimé cet article paru dans la revue "Famille chrétienne", et intitulé : "La souffrance a-t-elle une valeur aux yeux de DIEU ?"

Car, en cette semaine sainte, comment ne pas méditer sur les souffrances du Christ, notre Rédempteur, et comment ne pas penser à nos souffrances, et est-ce qu'elles ont une utilité dans cette Oeuvre de Rédemption ?

SUITE ci-dessous
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mario-franc_lazur
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MessageSujet: Re: souffrance et Rédemption   souffrance et Rédemption EmptyMer 16 Avr - 7:33


SUITE

" La question de la souffrance est sans doute une des plus délicates à traiter. Il faudrait toujours la considérer à genoux. En effet, la souffrance accule l’esprit à sombrer dans le scandale ou à s’élever jusqu’au mystère.

Posons clairement le principe : Dieu ne veut pas la souffrance. La souffrance naît d’un mal éprouvé. Or le mal est la privation d’un bien qui est dû : la maladie est privation de la santé ; la ­tristesse est privation de la joie. Cela signifie que le bien est premier. Nous souffrons, par conséquent, de ne plus disposer de la plénitude de vie pour laquelle nous sommes créés. Dans cette ­perspective, le mal, la souffrance, provoquent effectivement l’indignation.

Mais l’indignation n’a pas le dernier mot. Claudel disait très justement : « Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance. Il n’est même pas venu l’expliquer. Il est venu la remplir de sa présence ». Par sa croix, le Christ apporte la plus complète des réponses possibles à la question de la souffrance. « La souffrance humaine a atteint son sommet dans la Passion du Christ. Et, simultanément, elle a revêtu une dimension complètement nouvelle ; elle est entrée dans un ordre nouveau ! Elle a été liée à l’amour… à l’amour qui crée le bien, en le tirant même du mal, en tirant ce bien au moyen de la souffrance » (1).

C’est donc l’amour embrassant la souffrance qui donne à celle-ci valeur et force. Ce n’est pas la souffrance qui sauve, mais l’amour. Les démons souffrent sans amour et sans sauver. Cependant, ce n’est pas l’amour seul qui sauve : c’est l’amour qui a pris notre humanité et qui l’a vécue jusqu’à l’extrême, jusqu’à la souffrance de la Croix. « Dans la croix du Christ, non seulement la Rédemption s’est accomplie par la souffrance, mais de plus, la souffrance humaine elle-même a été rachetée. »

Dans sa Lettre aux Colossiens, saint Paul explique l’ultime étape de l’itinéraire ­spirituel lié à la souffrance : « Je trouve ma joie dans les souffrances que j’endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son corps, qui est l’Église » (Col 1, 24).

Comprenons bien : la Rédemption est totalement accomplie par le sacrifice du Christ sur la croix. Dieu a voulu cependant que son Église soit ­associée au Christ – son Époux – pour diffuser ce salut dans le monde. Le « moyen » du Christ ­deviendra ainsi le moyen de l’Église : ce sont les incontournables souffrances de la vie, étreintes par l’amour. « En opérant la Rédemption par la ­souffrance, le Christ a élevé en même temps la ­souffrance humaine jusqu’à lui donner valeur de rédemption. » « L’Évangile de la souffrance », c’est « la révélation de la force salvifique et du sens ­salvifique de la souffrance dans la mission messianique du Christ et, ensuite, dans la mission et la vocation de l’Église ». Toute souffrance offerte ­participe dorénavant de cette « Bonne Nouvelle ».

La souffrance peut alors devenir lieu de mobilisation pour le salut du monde, à la suite du Christ. Elle appelle la grâce du côté de Dieu et la compassion du côté des hommes.

Père Nicolas Buttet

(1) Les citations sont extraites de la lettre apostolique de Jean-Paul II sur le sens chrétien de la souffrance humaine, Salvifici doloris (11 février 1984).
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rosedumatin
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rosedumatin


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MessageSujet: Re: souffrance et Rédemption   souffrance et Rédemption EmptyMer 16 Avr - 9:08

"Ouvre mes yeux... sur ma souffrance, Seigneur" par Mgr Laurent Ulrich




Nous chantons plutôt : « Ouvre mes yeux, Seigneur, aux merveilles de ton amour ! » Pourquoi faudrait-il dire : « Ouvre mes yeux sur ma souffrance ! » Je ne la vois que trop, je la sens, elle me domine, elle a pris possession de moi. Et au-dehors, j'essaie de faire bonne figure, de cacher ma souffrance, ou de l'exhiber trop - et cela aussi m'humilie !

C'est un nouveau continent que la souffrance, que j'explore peu à peu. Les circonstances m'imposent un face à face délicat. Le visage creusé par le combat physiologique, le regard dénaturé par l'angoisse, la lenteur insolente des gestes, les raccourcis gênants du langage, l'hébétude... Tout cela impressionne : je suis ailleurs, n'est-ce pas !

Pour autant, n'est-ce pas en ce contexte-là qu'apparaît le plus humain en nous ? L'humain dans son dénuement et disons-le dans sa pleine authenticité. grand mystère de nos vies. Et de nos libertés ! Il suffit alors d'un regard qui soudain s'éclaire et parle plus et mieux que des mots, d'un sourire fugitif, d'une main posée sur une autre pour que nous devenions d'un coup, malades et accompagnants, plus humains que jamais. C'est paradoxalement au creux des apparences humiliantes que s'annonce soudain une redécouverte de soi-même. En de telles confrontations, nos yeux d'hommes et de croyants ne peuvent-ils pas s'ouvrir ?

Ce combat avec notre liberté nous blesse, mais il nous grandit malgré nous. Il nous ramène à cette condition humaine qui nous surprend sans cesse tant elle nous est intensément commune et imprévisible en dépit des apparences. Un autre regard advient en nous et nous nous entendons dire au Seigneur de l'évangile : « Ouvre mes yeux sur ma propre souffrance, Seigneur ». Toi qui à 79 reprises dans ces évangiles « regarde » et dépasse toutes les apparences. Mystère de l'Incarnation, jusqu'à la Croix : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Cri et passion.


De la faiblesse...


La faiblesse en nous se cache et ne s'avoue pas. Plus grave : cette faiblesse nous introduit dans une confusion car nous la prenons pour la cause inavouable et honteuse de nos limites. Suffirait-il de la refuser pour la combattre et lutter contre la maladie et la souffrance ? Surviennent pourtant l'expérience et la parole de l'apôtre Paul : « Car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort » (1). Démasquons d'abord les idoles de notre culture de la réussite et de l'exploit ; la médecine elle-même, ne se laisse-t-elle pas séduire quand elle croit pouvoir être prédictive alors qu'elle est déjà grande quand elle s'attache à diagnostiquer, à prendre soin ?

La faiblesse, c'est cette fragilité, qui nous accompagne depuis notre naissance ! Notre éducation voudrait peut-être nous libérer le plus possible de ses effets. Mais elle n'est ni paralysante, ni irresponsable. Elle vient du reste à notre secours comme le Christ dans l'Evangile vient Lui-même à la rencontre de la faiblesse en s'adressant à notre fragilité. Il ne cesse de prendre soin de la fragilité de toutes celles et ceux qui s'adressent à Lui. Il sollicite sans relâche le désir et le dialogue.

« Fillette, debout, je te le dis » (2) : c'est Jésus qui sollicite ! « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » (3) : la réponse des aveugles à cette dernière question peut aussi nous aider à ouvrir nos yeux sur notre souffrance : « Maître, fais que nos yeux puissent voir ». Refuser la fragilité humaine, c'est s'isoler dans sa propre fragilité : la peur, le désespoir.

Reconnaître sa fragilité, c'est au contraire se disposer à voir, à écouter avec cette ouverture de coeur qui exclut toute parole de domination.

Mieux encore, c'est accueillir celles et ceux que l'on prend à témoin ; c'est ouvrir un dialogue d'égalité où la limpidité traverse toutes les apparences et les faux-semblants. Nul étonnement alors d'y rencontrer le Maître de l'évangile. La fragilité reconnue devient ainsi une douce force, une richesse inattendue et soudain si précieuse, comme une « divine douceur » selon Maurice Bellet (4). Tel est le sens des paroles de l'apôtre. Oui, la fragilité, une fois traversée devient réellement une richesse intérieure. Disons-le, redisons-le aux malades et à tous ceux qui souffrent. Voilà un itinéraire spirituel qui dépasse les apparences et nous conduit à cette autre parole : « Si ton oeil est sain, ton corps tout entier sera dans la lumière » (5).




Compassion et espérance, présence et communion

Enfin, il y a les témoins de ces situations. Les témoins, c'est-à-dire nous, les accompagnants de la souffrance et de la maladie, appelés parfois mystérieusement à cette Pastorale de la Santé qui ouvre nos yeux sur nos propres souffrances ... Pour peu que nous vivions ces expériences en vraie situation d'écoute. Pas facile d'écouter un être en souffrance, et de consentir à le rejoindre en sa souffrance même. Il faut s'y consacrer...

Être là, se laisser atteindre par la parole de celui qui souffre, être remis silencieusement en cause jusqu'à la déprise de soi-même. Sans se laisser piéger par notre imaginaire ! échos divers et variés, dus à notre histoire personnelle qui nous entraine parfois à regarder un événement, une circonstance désarmante comme un écho de la volonté de Dieu. On ne rejoint jamais la souffrance d'un être en passant par la sienne.

Accompagner de la sorte, c'est avancer avec cette souffrance sur le libre chemin de l'Esprit en communion avec Celui « qui prend sur Lui toutes nos souffrances ». Engagés avec toute personne dans cette aventure d'une rencontre, nous sommes désormais responsables d'un travail spirituel, explicite ou implicite, auquel nous ne pouvons renoncer. Compassion et espérance, présence et communion.

Alors avec ceux qui souffrent, nous pouvons reprendre de la belle hymne les images vivantes :

« Redressez-vous, prenez l'Esprit comme une voile prend le vent :
Ne l'enfermez pas en vous-mêmes, mais priez-le d'enfler vos cris
- Qu'ils soient d'impatience ou de joie ! -.
Vous savez bien de quel baptême vous renaissez souffles vivants.
Dépliez-vous ! Prenez l'Esprit comme une voile prend le vent :
En le prenant soyez sa proie. »
(6)

Mgr Laurent Ulrich
Archevêque de Lille

Méditation extraite du Livret pour le Dimanche de la Santé 2011. Les intertitres sont de la rédaction du site.

1. 2 Corinthiens 12.
2. Marc 5,41.
3. Matthieu 20, 32.
4. Maurice Bellet, L'épreuve, ou le tout petit livre de la divine douceur, Desclée de Brouwer, 1988.
5. Luc, 10, 34.
6. Didier Rimaud, Cantate en forme de colombe.
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marie-chantal
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MessageSujet: Re: souffrance et Rédemption   souffrance et Rédemption EmptyMer 16 Avr - 10:09

mario-franc_lazur a écrit:


C’est donc l’amour embrassant la souffrance qui donne à celle-ci valeur et force. Ce n’est pas la souffrance qui sauve, mais l’amour.

Cette phrase résume la vie du chrétien !

Merci beaucoup Mario pour cet article.
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MessageSujet: Re: souffrance et Rédemption   souffrance et Rédemption EmptyMer 16 Avr - 13:49

marie-chantal a écrit:
mario-franc_lazur a écrit:


C’est donc l’amour embrassant la souffrance qui donne à celle-ci valeur et force. Ce n’est pas la souffrance qui sauve, mais l’amour.

Cette phrase résume la vie du chrétien !

Merci beaucoup Mario pour cet article.


Heureuse de te croiser chère amie Marie-Chantal !

Oui, la souffrance est un des mystères les plus durs à vivre de la vie chrétienne. Et je vais te citer de nouveau ces phrases de l'archevêque de Lille, Mgr Ulrich :

"Pas facile d'écouter un être en souffrance, et de consentir à le rejoindre en sa souffrance même. Il faut s'y consacrer...

Être là, se laisser atteindre par la parole de celui qui souffre, être remis silencieusement en cause jusqu'à la déprise de soi-même. Sans se laisser piéger par notre imaginaire ! échos divers et variés, dus à notre histoire personnelle qui nous entraine parfois à regarder un événement, une circonstance désarmante comme un écho de la volonté de Dieu. On ne rejoint jamais la souffrance d'un être en passant par la sienne.

Accompagner de la sorte, c'est avancer avec cette souffrance sur le libre chemin de l'Esprit en communion avec Celui « qui prend sur Lui toutes nos souffrances »"
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Julie
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MessageSujet: Re: souffrance et Rédemption   souffrance et Rédemption EmptyMer 16 Avr - 16:49

Bonjour mes ami(e)s , ce sujet est délicat ,

En esprit ! Oui je crois que l'ont peut rejoindre la souffrance de quelqun et avoir de la peine pour la personne qui souffre .

Alors les stigmatises dans l'église prenons par exemple labbe padre Pio . Marie a quelque chose de particulier elle a vécu tout ça au pied de la croix .

A cause de son oui elle a été participante , et a l'heure de notre mort Jésus attend notre oui a nous pour nous ressusciter . Tous un en christ nous sommes tous coopérant a ça . Marie est la participante par excellence elle qui a tout vécu du début a la fin .
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