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 Saints du jour- année 2015

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MessageSujet: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyMer 31 Déc 2014, 22:16

Rappel du premier message :

1 janvier

Sainte Marie Mère de Dieu

Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l'Esprit-Saint qui vient sur elle la plaçant dans l'orbite de la paternité divine.
C'est pourquoi le concile d'Éphèse, en 431, la proclama la Theotokos (en grec Θεοτόκος; en latin Deipara ou Dei genetrix), la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu, ce qui ne préjuge pas de la différence entre Marie créature humaine et Jésus Fils éternel de Dieu.
La solennité de Ste Marie Mère de Dieu est la première fête mariale apparue dans l’Église occidentale.

la suite ci-dessous


Dernière édition par Julie le Mer 31 Déc 2014, 22:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyJeu 23 Avr 2015, 00:20

23 avril

Saint Georges
Tribun militaire, martyr
(† v. 303)

Georges naquit à Lydda (aujourd’hui Lod en Israël), en Cappadoce de mère chrétienne ; son éducation fut toute chrétienne. Jeune encore, il est réputé avoir combattu le paganisme et brisé des idoles dans les temples païens. C'est probablement cela qui donna naissance à la légende tardive transmise par Jacques de Voragine du combat contre le dragon.

Georges suivit la carrière des armes comme son père, et devint tribun militaire dans la garde impériale. Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, tous ses sujets furent instamment invités à offrir des sacrifices aux dieux de l'empire. Cet ordre fut tout spécialement appliqué aux militaires : ce geste marquerait leur fidélité aux ordres impériaux.

Georges refusa. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des menaces de mort. La légende raconte que Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens.
- « Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir ! »
- « Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde ; rien ne saurait ébranler ma foi. » Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures.

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur, qui le croyait mort ; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage à reconnaître le vrai Dieu. Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive ; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent.

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans n’en ressentir aucun mal ; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles. Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui :
- « Georges, lui dit-il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que je te réserve au Ciel ; ne crains rien, je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive. »

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries : « Conduisez-moi devant vos dieux » dit Georges. On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit : « Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu ? » La voix du démon répond : « Je ne suis pas Dieu ; il n'y a de Dieu que celui que tu prêches. » Et en même temps la statue tombe en poussière. Le peuple s'enfuit épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

Saint Georges est le saint patron des Cavaliers (arme blindée - cavalerie) et le saint protecteur des Scouts.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Maria Gabriella Sagheddu, trappistine († 1939)
St Adalbert, évêque de Prague et martyr († 997)
St Euloge, évêque à Édesse en Syrie († 387)
St Marole, évêque à Milan au Ve siècle
St Gérard, évêque de Toul († 994)
St Georges, évêque de Suelli en Sardaigne († 1117)
Bx Gilles (Egidio) d'Assise, religieux o.f.m († 1272)
Bse Hélène (Elena) Valentini, veuve († 1458)
Bse Teresa Maria della Croce, vierge et fondatrice

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyJeu 23 Avr 2015, 23:11

24 avril

Saint Fidèle de Sigmaringen
Prêtre capucin et martyr

Fidèle (dans le siècle Markus Roy) naît le 1er octobre 1577 à Sigmaringen, petite ville d'Allemagne voisine de la Suisse. Son éducation fut soignée, même brillante, et ses vertus étaient si appréciées de ses condisciples, qu'ils l'appelaient le Philosophe chrétien. Dès lors il s'approchait souvent des sacrements, visitait et soignait les malades dans les hôpitaux et passait des heures entières au pied des autels, dans une intime conversation avec Jésus-Christ.

Il exerça plusieurs années la profession d'avocat à Colmar, en Alsace, et s'y fit remarquer par sa loyauté, sa haine du [......] et la sagesse de ses plaidoyers ; il mérita le surnom d'Avocat des pauvres.

Bientôt pourtant la Lumière divine lui fit comprendre qu'il était difficile d'être en même temps riche avocat et bon chrétien : aussi il quitta sans hésiter le monde, où il eût fait bonne figure, pour se retirer chez les Capucins de Fribourg; il y prit l'habit en 1612, à l'âge de trente-cinq ans.

Les premières années de sa vie religieuse, d'abord remplies de consolations, furent bientôt éprouvées par de rudes et persistantes tentations de doutes sur sa vocation. Des doutes, il eut la prudence de les confier au guide de son âme, qui le rassura et lui dit de prier Dieu avec ferveur pour connaître sa volonté définitive. Dieu lui rendit dès lors la force et la paix; il fit vendre tous ses biens, dont il distribua le prix en bonnes œuvres, et dépouillé de tout, il se réjouit d'être désormais un véritable enfant de saint François. Il se félicitait souvent depuis de l'heureux échange qu'il avait fait avec Dieu : « J'ai rendu, disait-il, les biens de la terre, et Dieu me donne en retour le royaume du Ciel ! »

Fidèle ajoutait aux mortifications de la règle bien d'autres mortifications. Les meubles les plus pauvres, les habits les plus usés étaient l'objet de son ambition; les haires, les cilices, les ceintures armées de pointes de fer, les disciplines, suppléaient au martyre après lequel il soupirait ; l'Avent, le Carême, les vigiles, il ne vivait que de pain, d'eau et de fruits secs: « Quel malheur, disait-il, si je combattais mollement sous ce Chef couronné d'épines ! »

Lorsqu'il fut devenu prêtre, ses supérieurs l'envoyèrent prêcher, et ses succès furent tels, que la congrégation de la Propagande le choisit pour aller évangéliser les Grisons, envahis par le protestantisme.

Son zèle fut celui d'un apôtre, sa vie sainte et austère était une prédication si éloquente, qu'elle convertit beaucoup plus d'âmes que les sermons et les raisonnements. Parmi des sectaires furieux, il était chaque jour exposé à la mort. Le martyre vint enfin couronner ses vœux et ses mérites. Plusieurs protestants, par trahison, le 24 avril 1622, s'emparèrent de lui, et le transpercèrent à coups de poignards.

Fidèle de Sigmaringen fut béatifié le 24 mars 1729, par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730), et canonisé le 29 juin 1746, par Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758).

Les autres saints du jour :

Ste Marie-Euphrasie, vierge et fondatrice (1796-1868)
Stes Marie de Cléophas et Salomé (Ier siècle)  
St Alexandre, martyr († 178)
St Anthime, évêque et martyr († 303)
St Grégoire, évêque en Espagne au IVe siècle
St Dié, diacre et abbé († VIe siècle)
St Mellit, abbé à Rome puis évêque à Cantorbéry († 624)
St Wilfrid, archevêque d'York († 709)
St Egbert, moine à Iona en Écosse († 729)
St Guillaume Firmat, ermite († 1103)
St Benoît (Ange Menni), prêtre et fondateur († 1914)
Bse Marie-Élisabeth Hesselblad, vierge († 1957)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyVen 24 Avr 2015, 22:53

25 avril

Saint Marc
Évangéliste, évêque d’Alexandrie
Martyr († v. 75)

Marc était probablement de la race d'Aaron ; il était né en Galilée. Il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur ; mais il nous apparaît surtout dans l'histoire comme le compagnon fidèle de l'apostolat de saint Pierre.

C'est sous l'inspiration du chef des Apôtres et à la demande des chrétiens de Rome qu'il écrivit l'Évangile qui porte son nom. Marc cependant ne suivit pas saint Pierre jusqu'à son glorieux martyre ; mais il reçut de lui la mission spéciale d'évangéliser Alexandrie, l'Égypte et d'autres provinces africaines.

Le disciple ne faillit pas à sa tâche et porta aussi loin qu'il put, dans ces contrées, le flambeau de l'Évangile. Alexandrie en particulier devint un foyer si lumineux, la perfection chrétienne y arriva à un si haut point, que cette Église, comme celle de Jérusalem, ne formait qu'un cœur et qu'une âme dans le service de Jésus-Christ. La rage du démon ne pouvait manquer d'éclater.

Les païens endurcis résolurent la mort du saint évangéliste et cherchèrent tous les moyens de s'emparer de lui. Marc, pour assurer l'affermissement de son œuvre, forma un clergé sûr et vraiment apostolique, puis échappa aux pièges de ses ennemis en allant porter ailleurs la Croix de Jésus-Christ. Quelques années plus tard, il eut la consolation de retrouver l'Église d'Alexandrie de plus en plus florissante.

La nouvelle extension que prit la foi par sa présence, les conversions nombreuses provoquées par ses miracles, renouvelèrent la rage des païens. Il fut saisi et traîné, une corde au cou, dans un lieu plein de rochers et de précipices. Après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé, la nuit suivante, par l'apparition d'un ange qui le fortifia pour le combat décisif, et par l'apparition du Sauveur lui-même.

Le lendemain matin, Marc fut donc tiré de prison ; on lui mit une seconde fois la corde au cou, on le renversa et on le traîna en poussant des hurlements furieux. La victime, pendant cette épreuve douloureuse, remerciait Dieu et implorait sa miséricorde. Enfin broyé par les rochers où se heurtaient ses membres sanglants, il expira en disant : « Seigneur, je remets mon âme entre vos mains. »

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

St Giovanni Battista Piamarta, prêtre et fond. (1841-1913)
St Anien, évêque d'Alexandrie († v. 83)
Sts Pasicrate et Valention martyrs († v. 302)
St Phébade, évêque d'Agen 26/04 († v. 393)
St Étienne, évêque d'Antioche et martyr († 470)
St Clarence, évêque de Vienne au VIIe siècle
St Ermin, évêque de Lobbes en Belgique († 737)
Ste Franche (Franca) Visalta, abbesse († 1218)
Bx Boniface Valperga, évêque d'Aoste († 1243)
BBx Robert Anderton et Guillaume Marsden, martyrs
St Pierre de Betancur, religieux au Guatemala († 1667)
BBx José Trinidad Rangel Montaño et 2 comp., martyrs

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptySam 25 Avr 2015, 23:55

26 avril

Saint Giovanni Battista Piamarta
Prêtre et fondateur des Congrégations :
« Sainte Famille de Nazareth »
« Humbles servantes du Seigneur »

Commémoration :
Martyrologium Romanum le 25 avril (dies natalis).
La Congrégation et le diocèse de Brescia le 26 avril.

Jean-Baptiste Piamarta naît à Brescia le 26 novembre 1841 d'une famille pauvre. Orphelin de mère à 9 ans, il est éduqué par son grand-père, et c'est grâce au curé de Vallio Terme (Brescia) qu'il peut entrer au séminaire diocésain.

Ordonné prêtre le 24 décembre 1865, il commence son ministère à Carzago Riviera, Bedizzole (province de Brescia) ; il est ensuite nommé dans l'oratoire Saint-Alexandre en ville, avant de devenir curé de Pavone de Mella. Il s'occupe de la jeunesse, utilisée par les usines de l'industrie naissante à Brescia.

Il quitte la paroisse de Pavone del Mella et revient à Brescia pour se dédier à l'œuvre qu'il avait autrefois imaginée : contribuer à la préparation professionnelle et chrétienne des jeunes qui affluent vers la ville dans cette période d'industrialisation.

Le père Jean-Baptiste, grand apôtre de la charité et de la jeunesse, percevait l’exigence d’une présence culturelle et sociale du catholicisme dans le monde moderne, c’est pourquoi il se consacra à l’élévation chrétienne, morale et professionnelle des nouvelles générations, illuminé par une vigueur pleine d’humanité et de bonté.

Animé d’une confiance inébranlable en la Providence divine et par un profond esprit de sacrifice, il affronta des difficultés et souffrances pour donner vie à plusieurs œuvres apostoliques, parmi lesquelles : l’« Institut des Artigianelli » (3 décembre 1886), la maison d’édition « Queriniana », la congrégation masculine de la « Sainte Famille de Nazareth » (mars 1900) et la congrégation des « Humbles Servantes du Seigneur ».

C'est ainsi que naît l’Institut Artigianelli le 3 décembre 1886 avec l'aide de Mgr Pietro Capretti, qu'il avait connu pendant son ministère à l’oratoire Saint-Alexandre.

L'œuvre prend de l'ampleur, et il l'étend aussi à la préparation des jeunes agriculteurs, fondant avec le père Giovanni Bonsignori la « Colonie Agricole de Remedello » (Brescia).

Autour de lui se crée un groupe de religieux, désireux de partager son idéal. En mars 1900, il crée donc une famille religieuse composée de prêtres et de laïcs qui se dévouent à l'éducation des jeunes, cette famille devient de la « Sainte Famille de Nazareth » (« Sacra Famiglia di Nazareth »).

Le secret de sa vie intense et active réside dans les longues heures qu’il consacrait à la prière. Quand il était surchargé de travail, il augmentait son temps de rencontre cœur à cœur avec le Seigneur. Il préférait les haltes devant le Saint Sacrement, méditant la passion, la mort et la résurrection du Christ pour y puiser la force spirituelle et repartir à la conquête du cœur des personnes, surtout des jeunes, pour les reconduire aux sources de la vie à travers des initiatives pastorales toujours nouvelles.

Il meurt le 25 avril 1913 à Remedello. En 1926 sa dépouille est transférée dans l'église de l'Institut Artigianelli qu'il avait fait construire.

Le procès de béatification est ouvert en 1963 ; en 1986 l'Église reconnaît l'héroïcité de ses vertus.
Giovanni Battista Piamarta a été béatifié, le 12 octobre 1997, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) et canonisé, le 21 octobre 2012, par le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Sources principales : wikipédia.org ; zenit.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Rafael Arnáiz Barón, cistercien-trappiste (1911-1938)
Sts Dominique et Grégoire, prêtres o.p. († v. XIIIe s.)
St Clet, pape de 76 à 88
St Primitif, martyr († siècle inc.)
St Basilée, évêque et martyr († 322)
St Riquier, prêtre puis ermite († 645)
St Paschase Radbert, abbé à Corbie († 865)
Sts Guillaume et Pérégrin (père et fils), ermites au XIIe s.
St Étienne, évêque de Perm en Russie († 1396)
Bx Jules Junyer Padern, prêtre s.d.b. et martyr († 1936)
Bx Stanislas Kubista, prêtre s.v.d. et martyr († 1940)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyDim 26 Avr 2015, 23:57

27 avril

Bienheureux Nicolas Roland
Prêtre et fondateur de la Congrégation des
« Sœurs du Saint Enfant Jésus »

Nicolas Roland naît à l'époque de la Fronde, à Reims, le 8 décembre 1642. Il est le fils d'un commissaire aux guerres. Vers l'âge de huit ans, il entre au collège des Jésuites et est très vite attiré par le sacerdoce.

Préoccupé de la formation chrétienne des enfants, il crée des écoles pour les enfants pauvres alors exclus de toute formation. Il fonde la Congrégation des « Sœurs du Saint Enfant Jésus ».
Il meurt le 27 avril 1678.

Nicolas Roland a été béatifié le 16 octobre 1994, à Rome, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Bienheureux Nicolas Roland

Les autres saints du jour :

Ste Zita, vierge et servante à Lucques (1218-1278)
Bse Ozana (Catherine Kosic), dominicaine (1493-1565)
St Siméon, évêque de Jérusalem et martyr († 107)
St Pallion, lecteur et martyr († v. 303)
St Théodore, abbé en Thébaïde au IVe siècle
St Libéral, ermite en Vénétie († v. 400)
St Macal ou Maugan, évêque († Ve s.)
St Jean, higoumène au IXe siècle
St Pierre Armengol, brigand puis religieux († 1304)
Bx Jacques Varinguer, religieux o.f.m. († 1485)
St Laurent Nguyen Van Huong, prêtre et martyr († 1856)
Bse Maria Antonia Bandrés y Elósegui, vierge († 1919)
Bse Elisabetta Vendramini, religieuse († 1860)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyLun 27 Avr 2015, 20:56

28 avril

Sainte Jeanne Beretta Molla
Mère de famille, médecin exemplaire

Gianna Beretta naît à Magenta (Milan) le 4 octobre 1922. Dès son enfance, elle accueille avec une adhésion totale le don de la foi et une éducation fortement chrétienne qu'elle reçoit de ses parents extraordinaires. Ceci la porte à considérer la vie comme un don merveilleux de Dieu, à avoir confiance en la Providence, à être certaine de la nécessité et de l'efficacité de la prière.

Durant les années de lycée et d'université, alors qu'elle s'adonne avec sérieux aux études, elle traduit sa foi en s'engageant dans un apostolat généreux pour les jeunes de l'Action Catholique Italienne et charitable pour les personnes âgées et les pauvres avec la Conférence St-Vincent-de-Paul.

Docteur en médecine et en chirurgie en 1949 à l'Université de Pavie, elle ouvre en 1950 un dispensaire à Mesero, près de Magenta. Elle se spécialise en pédiatrie à l'Université de Milan en 1952 et préfère parmi ses assistés les mamans, les enfants, les personnes âgées et les pauvres.

Alors qu'elle remplit sa charge de médecin, qu'elle ressent et pratique comme une « mission », elle accroît encore son engagement dans l'Action Catholique, en se donnant sans compter pour les « plus jeunes ». En même temps, elle exprime en faisant du ski et de l'alpinisme sa grande joie de vivre et son bonheur de jouir de l'œuvre de Dieu dans la nature. Elle s'interroge, prie et fait prier pour sa vocation qu'elle considère aussi comme un don de Dieu. En choisissant l'appel au mariage, elle y répond avec tout son enthousiasme et elle s'y donne totalement : « pour former une famille vraiment chrétienne ».

Elle se fiance avec l'Ingénieur Pietro Molla et, durant les fiançailles, elle est radieuse par son comportement et par son sourire. Elle en remercie sans cesse le Seigneur. Elle se marie le 24 septembre 1955 dans la basilique St-Martin à Magenta. Elle est une femme heureuse. En novembre 1956, elle devient maman pour la première fois : Pierluigi naît ; puis en décembre 1957, c'est Mariolina ; en juillet 1959, c'est Laura la troisième. Elle sait harmoniser avec simplicité et équilibre ses devoirs de mère, d'épouse, de médecin et sa grande joie de vivre.

En septembre 1961, vers le 2ème mois d'une nouvelle grossesse, elle connaît la souffrance et le mystère de la douleur : un fibrome à l'utérus apparaît. Il faut l'opérer. Tout en sachant les risques que cela comporte de continuer la grossesse, elle supplie le chirurgien de ne pas recourir à l'avortement, mais de sauver la vie qu'elle porte en elle et elle se confie à la prière et à la Providence.

La vie est sauve. Elle remercie le Seigneur et passe les 7 mois qui la séparent de la naissance avec une force d'âme incomparable et avec une ardeur de chaque instant comme mère et médecin. Anxieuse, elle craint que son bébé puisse naître souffrant et demande à Dieu que cela lui soit épargné.

Quelques jours avant l'accouchement, tout en se confiant pleinement à la Providence, elle est prête à donner sa vie pour sauver celle de son enfant : « Si vous devez décider entre moi et l'enfant, n'hésitez pas : choisissez, et je l'exige, l'enfant. Sauvez-le ». Le matin du 21 avril 1962, Gianna Emanuela est née, saine et sauve.

Le matin du 28 avril, malgré tous les efforts et les soins pour sauver aussi la mère, au milieu de douleurs indicibles, après avoir répété: « Jésus, je t'aime. Jésus, je t'aime », elle meurt saintement.
Elle avait 39 ans. Son enterrement est une grande manifestation unanime de profonde émotion, de foi et de prière. Elle repose aujourd'hui au cimetière de Mesero, à 4 km de Magenta.

« Immolation préméditée », c'est ainsi que le Bx Paul VI a défini le geste de Jeanne Beretta à l'Angélus du 23 décembre 1973 en évoquant « Une jeune mère du diocèse de Milan qui, pour donner la vie à sa fille, a sacrifié la sienne dans une immolation préméditée ». La référence christologique au Calvaire et à l'Eucharistie du Saint Père est évidente.

Gianna Beretta Molla a été béatifiée le 24 avril 1994, lors de l'Année Internationale de la Famille, et canonisée, le 16 mai 2004, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

L'Ingénieur Pietro Molla, avec les enfants Pierluigi, Laura et la dernière fille Gianna Emanuela, étaient présents lors de la cérémonie : c’était la première fois, dans l’histoire millénaire de l’Église, qu’il se vérifiait un cas pareil.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Sainte Jeanne Beretta Molla

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Louis-Marie Grignion de M., prêtre et fond. (1673-1716)
St Pierre Chanel, prêtre et martyr (1803-1841)
St Aphrodise, Ier évêque de Béziers († 65)
Sts Eusèbe, Charalampe et leurs comp., martyrs († s. inc.)
Ste Valérie de Milan, martyre († 171)
Sts Maxime, Dadas et Quintilien, martyrs († v. 303)
St Prudence, évêque au Ve ou VIe s.
St Pamphile (Panfilo), évêque († v. 700)
Bx Lucchese, tertiaire franciscain († 1260)
St Paul Pham Khac Khoan, prêtre et martyr († 1840)
St Jean-Baptiste Dinh Van Thanh, martyr († 1840)
St Pierre Nguyen Van Hieu, catéchiste et martyr († 1840)
Bx Joseph Cebula, prêtre et martyr († 1941)
Bx Carino Pietro de Balsamo (I) dominicain convers († 1293)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyMar 28 Avr 2015, 22:50

29 avril

Sainte Catherine de Sienne
Docteur de l'Église et co-patronne de l'Europe

Caterina, l'une des saintes les plus merveilleuses qui aient paru sur la terre, naît à Sienne (Toscane, Italie) le 25 mars 1347, de parents vertueux, mais qui pourtant, chose incroyable, se firent longtemps ses persécuteurs et entravèrent, autant qu'il leur fut possible, sa vocation religieuse.

Dès l'âge de cinq ans, elle ne montait les escaliers de la maison paternelle qu'à genoux, récitant l'Ave Maria à chaque degré. Vers cette époque, elle eut une apparition de Notre-Seigneur, qui lui révéla tous les secrets de la vie parfaite.

Un jour, l'admirable enfant, se prosternant dans sa chambre, pria la très Sainte Vierge de lui donner son divin Fils pour Époux, et dès lors elle ne songea qu'à la vie religieuse, qui passionnait noblement son âme. Comme ses parents voulaient la marier, Dieu leur fit comprendre par différents signes extraordinaires que leur fille devait rester vierge ; malgré tout, ils persistèrent à la retenir dans le monde. Catherine ne se découragea pas ; elle se fit comme une cellule au fond de son cœur, où elle trouvait toujours son Bien-Aimé.

C'est alors que commença pour elle une vie de telles austérités, que les Vies des Saints nous offrent peu de pareils exemples : disciplines, châssis de fer, cilice, privation de nourriture et de sommeil, elle n'ignora rien de tous ces martyres volontaires ; elle en vint à ne dormir qu'une demi-heure en deux nuits, ce fut la mortification qui lui coûta le plus. C'était une lutte continuelle entre la mère et la fille, la tendresse de l'une voulant éviter à l'autre ce martyre de chaque jour, la passion de la souffrance chez l'une rendant inutile l'humaine compassion de l'autre.

De guerre lasse, il fallut enfin laisser partir au couvent cette fille si chérie et si longtemps maltraitée : Catherine, à l’âge de 16 ans, poussée par une vision de saint Dominique, entra dans le Tiers Ordre dominicain, dans la branche féminine dite des Mantellate.

Dès lors sa vie devint de plus en plus étonnante. Elle eut quelques tentations pénibles pour son âme angélique ; le Sauveur, pour la récompenser de la victoire, lui apparut couvert des ignominies de sa Passion : « Où étiez-vous donc, Seigneur, pendant ce terrible combat ? - Ma fille, j'étais dans ton cœur, et je me réjouissais de ta fidélité. »

Dans une de ses apparitions, le Sauveur ôta le cœur de la poitrine de sa servante et mit le sien à sa place. Une autre fois, elle reçut les stigmates du divin Crucifié. Souvent, au moment de la communion, l'Hostie s'échappait des mains du prêtre pour voler vers la bouche de Catherine.
Sa vie entière fut un miracle. Dieu permit qu'elle exerçât une immense influence sur son époque, et qu'elle contribuât pour beaucoup à la cessation du grand schisme d'Occident.

Elle meurt le 29 avril 1380, à l'âge de trente-trois ans.

Le procès en canonisation de Catherine de Sienne commence dès 1411, mais est suspendu du fait du Grand Schisme d’Occident et ne reprend qu'après le Concile de Constance et l'élection du pape Martin V (Oddone Colonna, 1417-1431).
C'est le pape Pie II (Enea Silvio Piccolimini, 1458-1464) qui déclare Catherine de Sienne sainte le 29 juin 1461, jour de la fête des apôtres Pierre et Paul, dans la Basilique vaticane.

Le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878), dans le décret du 13 avril 1866 déclare Catherine de Sienne Co-patronne de Rome.
Le 18 juin 1939, le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) déclare Catherine de Sienne sainte patronne principale d'Italie, au même niveau que saint François d’Assise.

Le 4 octobre 1970, le Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) donne à Catherine de Sienne le titre de docteur de l’Église, elle devient ainsi la seconde femme à obtenir cette distinction dans l'Église (après Thérèse d’Avila et avant Thérèse de Lisieux).
Le 1er octobre 1999, saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) la déclare sainte patronne de l'Europe avec Edith Stein et Brigitte de Suède.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Catherine de Sienne
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
et >>>Les œuvres de Sainte Catherine de Sienne

Sources principales : viechretienne.catholique.org/ ; wikipédia (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Hugues de Cluny, 6e abbé de Cluny (1024-1109)
St Tychique, disciple de saint Paul († Ier s.)
St Torpès (Torpeto) de Pise, martyr. († s. inc.)
St Sévère, évêque à Naples († v. 409)
St Achard, évêque d'Avranches († 1172)
St Antoine Kim Song-u, laïc et martyr († 1841)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyMer 29 Avr 2015, 23:20

30 avril

Saint Joseph-Benoît Cottolengo
Prêtre et fondateur de la
« Petite maison de la Providence »

Giuseppe Benedetto Cottolengo est le saint Vincent de Paul italien. Il naît à Bra, une petite ville de la province de Coni, le 3 mai 1786.
Aîné d'une famille de douze enfants, dont six moururent en bas âge, il fit preuve dès l'enfance d'une grande sensibilité : il partage son maigre déjeuner avec de plus pauvres et déjà, les mendiants prennent l'habitude d'accourir sur son passage.

À dix-huit ans, Joseph-Benoît entre au Séminaire où une éloquence naturelle le fait surnommer Cicéron ; il s'efforce cependant de dissimuler humblement ses connaissances. En tête de ses cahiers, il écrit : « Je veux être saint »

Reçu docteur en théologie à Turin, il ne s'occupe que des indigents, leur donne tout ce qu'il possède et se constitue leur confesseur. Désintéressé, il se consacre entièrement à eux. Déjà, au faubourg de Val-d'Occo, il ouvre la Piccola Casa. Cette « Petite maison de la Providence », comme il l'appelait, fut l'origine d'une ville entière de plus de 7 000 pauvres, malades, orphelins, estropiés, simples d'esprit, pénitentes.

Pour cette œuvre extraordinaire, Joseph-Benoît Cottolengo prenait à cœur d'enseigner ses auxiliaires à toute occasion. Il leur disait : « Ceux que vous devez le plus chérir, ce sont les plus abandonnés, les plus rebutants, les plus importuns. Tous sont des perles précieuses. Si vous compreniez bien quel personnage vous représentent les pauvres, vous les serviriez à genoux. » Lui-même était un modèle de charité ; son zèle ne connaissait point de bornes.

Pour cette œuvre, toujours plus exigeante, Cottolengo fonda 14 sociétés qui sont aujourd'hui très répandues, surtout en Italie. Parmi ces fondations, il y en a quelques-unes qui sont purement contemplatives. Leur vie de prière doit attirer sur les autres la bénédiction du ciel, et compléter l'œuvre de miséricorde corporelle par une œuvre de miséricorde spirituelle, en priant pour ceux qui ont particulièrement besoin de secours, les mourants et les défunts.

Le père Joseph-Benoît se confiait totalement à l'infinie bonté de Dieu, et comme le disait un de ses amis, il avait plus de confiance en Dieu que dans toute la ville de Turin. Quand on lui demandait quelle était la source de ses revenus, il répondait : « La Providence m'envoie tout. » Il dormait quelques heures, souvent sur une chaise ou sur un banc, et retournait à son œuvre quotidienne : prière et travail.

Le labeur, les veilles et les jeûnes hâtèrent la fin du saint fondateur. Que lui importe la mort, il a confié son œuvre à la Providence. Pour rassurer ses auxiliaires alarmés : « Soyez tranquilles, dit-il, quand je serai au ciel, où l'on peut tout, je vous aiderai encore plus que maintenant. Je me pendrai au manteau de la Mère de Dieu et garderai les yeux fixés sur vous. »
Il meurt le 30 avril 1842, après que la petite institution eut largement grandi et qu'elle eut essaimé dans le monde entier.

Giuseppe Benedetto Cottolengo, suite à de nombreux miracles obtenus par son intercession, a été béatifié le 28 avril 1917, par Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922), et canonisé le 19 mars 1934, par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Joseph Benoît Cottolengo
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]


D'après W. Schamoni, Le Vrai Visage des Saints, p. 266 (« Rév. x gpm »).

Quelques citations de saint Giuseppe Benedetto Cottolengo :

« Exercez la charité, mais exercez-la avec enthousiasme. Ne vous faites jamais appeler deux fois, soyez prêts. Interrompez n'importe quelle autre activité, même très sainte, et volez en aide aux pauvres. »

« Il faut toujours avoir confiance en Dieu. Ayez foi! »

« Ne nous préoccupons que d'aimer Dieu, observer ses commandements et de ne jamais garder un péché sur la conscience, et puis laissons faire le reste à Lui : la Providence fait toujours bien toute chose. »

« La prière nous rend agréables à Dieu; priez donc, priez toujours. »

« Étudiez bien le catéchisme et vivez d'après ses enseignements. Le catéchisme est tout: si on le connaît bien, on en sait assez; si on ne le connaît pas, on ne sait rien. »

« Une messe vaut plus qu'une semaine de calculs et de travail: tout nous vient de cette source ! Bienheureux celui qui écoute la messe chaque jour. »

« Si l'on veut vivre bien, il faut se nourrir fréquemment et bien; cette nourriture est la divine Eucharistie. Une âme chrétienne se confesse tous les huit jours et reçoit la sainte communion aussi souvent que possible. Les pauvres sont les prédiligés de Jésus-Christ. Les pauvres nous ouvriront les portes du Ciel...»

Les autres saints du jour :

St Pie V, pape o.p. (225e) de 1556 à 1572
Ste Marie de l'Incarnation, veuve, ursuline († 1672)
Ste Sophie (Sofia), vierge et martyre († v. 250)
St Quirin (Quirino), tribun et martyr († v. 117)
St. Eutrope, évêque de Saintes et martyr († IIIe s.)
Sts Diodore et Rhodopien, martyrs († début IVe s.)
St Donat, évêque en Épire († fin IVe s.)
St Laurent de Novare, prêtre et martyr († v. 397)
St Mercurial, évêque en Émilie († fin IVe s.)
St Pomponius, évêque de Naples († VIe s.)
Bx Pietro Levita, moine du Célius et diacre († 605)
St Augule, évêque à Viviers († VII s.)
St Erconwald, évêque de Londres († 693)
Sts Amateur, Pierre et Louis, martyrs († 855)
St Gualfard, ermite à Vérone († 1127)
St Adjutor, pénitent en Normandie († v. 1131)
Bx Guillaume Southerne, prêtre et martyr († 1618)
Bx Benedetto d'Urbino, prêtre o.f.m. cap. († 1625)
St Joseph Tuan, prêtre o.p. et martyr († 1861)
Bse Pauline von Mallinckrodt, vierge († 1881)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyJeu 30 Avr 2015, 22:36

1 mai

Bse Pétronille ou Pernelle de Troyes
Première abbesse à Moncel

Pernelle, de la famille comtale de Troyes, se consacra très jeune au Seigneur dans le monastère des filles de sainte Claire à Provins. Modèle de fidélité à la Règle, elle fut choisie, en 1336, avec trois de ses compagnes pour aller fonder l'abbaye du Moncel, en compagnie de huit religieuses de Longchamp et de Lourcine.

Élue abbesse du nouveau monastère, Pernelle le gouverne pendant huit ans avec sagesse et générosité. Elle se démet ensuite de ses fonctions, pour se préparer plus librement et plus intimement à la rencontre du Seigneur. Elle meurt le premier mai 1355, laissant le renom d'une vie d'humilité et de ferveur.

Source principale : capucinsorient.org (« Rév. x gpm »).

Oraison

Seigneur, tu as donné à la bienheureuse Pernelle de préférer l'humilité et le renoncement aux honneurs du monde; accorde-nous, par son intercession, de ne pas rechercher les douceurs de la vie présente, mais de progresser dans l'amour de la croix. Par Jésus Christ.

Les autres saints du jour :

St Joseph, travailleur (Ier s.)
St Jérémie, prophète de l'A.T. (VIe s. av. J.C.)
St Andeol, martyr au IIIe siècle
St Torquat et six autres évêques (Ier siècle)
St Amateur (ou Amatre), évêque à Auxerre († 418)
St Orens, eveque d'Auch († v. 440)
St Brieuc, évêque et abbé en Bretagne († VIe s.)
St Sigismond, roi de Burgogne et martyr († 524)
St Marcoul, ermite puis moine et abbé († 558)
St Asaph, abbé et évêque au pays de Galles († VIe s.)
St Arey (ou Arige), évêque de Gap († après 604)
St Théodard, évêque de Narbonne († 893)
St Aldebrand, évêque dans les Marches († 1170)
Bse Maphalda, fille du roi Sanche Ier († 1257)
Bx Vivaldo de San Gimignano, ermite en Toscane († v. 1320)
Bx Julien (Giuliano) Cesarello, prêtre o.f.m. († v. 1349)
St Pérégrin (Pellegrino) Laziosi, religieux o.s.m. († 1402)
St Augustin Schoeffler, prêtre m.e.p. et martyr († 1851)
St Jean-Louis Bonnard, prêtre m.e.p. et martyr († 1852)
St Richard Pampuri, religieux o.h. († 1928)
Bx Klymentij Šheptyckyj, prêtre et martyr († 1951)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptySam 02 Mai 2015, 00:31

2 mai

Saint Athanase
Évêque et docteur de l'Église

Athanase, né vers 295, connut dans son enfance les dernières persécutions. Il était sans doute déjà diacre de l'évêque Alexandre d'Alexandrie lorsqu'il écrivit le « Contra gentes et de incarnatione Verbi » qui est à la fois une apologie contre les païens et un exposé des motifs de l'Incarnation. Diacre, il accompagna au concile de Nicée (325) son évêque auquel il succéda en juin 328.

Énergique, intelligent et instruit, il visita entièrement tout son diocèse fort agité par les hérétiques ariens et mélétiens. Après avoir deux fois refusé à l'empereur Constantin de recevoir Arius, il dut se disculper des accusations des mélétiens à Nicomédie (332) et à Césarée de Palestine (333). Refusant une troisième fois de réconcilier Arius, Athanase fut cité à comparaître devant le concile de Tyr (335) d'où, n'ayant trouvé que des ennemis, il s'enfuit à Constantinople pour plaider sa cause devant l'Empereur qui le condamna à l'exil.

Pendant qu'Athanase, déposé par le concile de Tyr, était en exil à Trêves, les troubles étaient si forts à Alexandrie qu'on n'osa pas lui nommer un successeur. Après la mort de Constantin Ier (22 mai 337), Constantin II le rendit à son diocèse (17 juin 337) où il arriva le 23 novembre 337. Les ariens élurent Grégoire de Cappadoce qui, avec l'appui du préfet d'Égypte, s'empara des églises d'Alexandrie qu'Athanase dut quitter (mars 339).

Réfugié à Rome, il fut réhabilité par un concile réuni sous le pape Jules Ier mais il dut attendre la mort de son compétiteur et l'amnistie de l'empereur Constance pour rentrer dans son diocèse (21 octobre 346). Constance reprit les hostilités contre Athanase qui fut de nouveau chassé d'Alexandrie (356) et dut se réfugier dans la campagne égyptienne jusqu'à la mort de l'Empereur dont le successeur, Julien, rappela immédiatement les exilés (361).

Rentré le 21 février 362, Athanase fut encore condamné à l'exil le 23 octobre 362 mais Julien ayant été tué dans la guerre contre les Perses (26 juin 363), son successeur, Jovien, vrai catholique, le rappela. Jovien mourut accidentellement (février 364) et son successeur, Valens, arien, chassa de nouveau Athanase d'Alexandrie le 5 octobre 365 où il l'autorisera à revenir le 1er février 366. Athanase mourut dans la nuit du 2 au 3 mai 373.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Athanase
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Les autres saints du jour :

St José María Rubio Peralta, prêtre s.j. (1864-1929)
St Antonino, archevêque o.p. à Florence (1389-1459)
Ste Flamine, vierge et martyre († IVe s.)
Sts Hesper et Zoé et leurs enfants, martyrs († IIe s.)
St Félix, diacre et martyr († IVe s.)
Sts Vindémial et Longin, évêques et martyrs († 483)
St Gaubert (Waldebert), moine († v. 665)
Ste Wiborade, vierge et martyre († 926)
Bx Nicolas Hermansson, évêque en Suède († 1391)
Bx Guillaume Tirry, prêtre o.s.a. et martyr († 1654)
St Joseph Nguyen Van Luu, martyr († 1854)
Bx Boleslas Strzelecki, prêtre et martyr († 1941)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyDim 03 Mai 2015, 01:03

3 mai

Saints Philippe et Jacques le Mineur
Apôtres et martyrs

Philippe était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de saint Pierre et de saint André. Le Sauveur, dès les premiers jours de sa vie publique, le rencontra et lui dit : « Suis-Moi ! »
Après la Pentecôte, il alla prêcher dans les immenses contrées de l'Asie supérieure ; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c'est dans la ville d'Hiérapolis, en Phrygie, qu'il confirma sa prédication par le témoignage de son sang.

Un jour que le peuple offrait de l'encens à un gros serpent qu'il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion, se jette à terre et supplie Dieu de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal. L'affreuse bête expire aussitôt. Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d'un homme qui opérait de telles merveilles ; mais les magistrats et les pontifes s'emparèrent de l'Apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et l'accablèrent de pierres. À sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s'écroulèrent.

Jacques, appelé le Mineur pour le distinguer de Jacques le Majeur, frère de saint Jean, était né à Cana, en Galilée ; il était de la tribu de Juda et cousin de Notre-Seigneur selon la chair. La tradition affirme qu'il ressemblait au Sauveur, et que les fidèles aimaient à regarder en lui une vivante image de leur Maître remonté dans le Ciel. Jacques eut un frère, Apôtre comme lui, nommé Jude, et ses deux autres frères, Joseph et Simon, furent disciples de Jésus.
Après la Pentecôte, quand les Apôtres se partagèrent le monde, Jacques se fixa à Jérusalem, pour la conversion spéciale des Juifs. Son autorité était très grande dans l'Église primitive, et, au concile de Jérusalem, c'est lui qui, le premier après saint Pierre, prit la parole. Il nous reste de lui une belle Épître.

Les conversions nombreuses et éclatantes opérées par son ministère lui suscitèrent des ennemis. Les princes des Juifs le firent monter sur la terrasse du temple et lui dirent : « Juste, nous avons confiance en toi ; parle et dis-nous la vérité sur Jésus ! » Le saint Apôtre s'écria : « Pourquoi m'interrogez-vous sur le Christ ? Il siège dans les Cieux à la droite de la Majesté divine, et un jour Il reviendra sur les nuées du Ciel. » La foule approuvait ces paroles ; mais les chefs, jaloux, précipitèrent le vieillard du haut en bas. Brisé dans sa chute, le martyr trouve encore la force de se mettre à genoux et de prier Dieu pour ses bourreaux, en répétant la parole du Sauveur : « Seigneur, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. » Un foulon l'étendit mort d'un coup de levier sur la tête.

Pour approfondir, lireles Catéchèses du Pape Benoît XVI :
>>> Jacques le Mineur
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
>>> Philippe
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Marie-Léonie Paradis, vierge et fondatrice (1840-1912)
Bse Emilia Bicchieri, moniale o.p. († 1314)
Sts Timothée et Maure (sa femme), martyrs († 286)
Sts Évence, Alexandre et Théodule, martyrs
St Juvenal, évêque en Ombrie († IVe s.)
St Conleth, évêque en Irlande († v. 520)
St Pierre, évêque d'Argos en Grèce († v. 922)
St Ansfrid, évêque d'Utrecht († v. 1008)
St Théodose, abbé près de Kiev en Russie († 1074)
St Stanisław Sołtys, prêtre et chanoine († 1489)
Bx Édouard-Joseph Rosaz, évêque et fondateur († 1903)

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4 mai

Bx Thomas d’Olera
Religieux profès o.f.m. cap.

Selon la Lettre Apostolique (reportée à la fin de cette composition hagiographique) du Pape François, la fête liturgique a été fixée au 04 mai.

Thomas d'Olera (dans le siècle Tommaso Acerbis) naît en 1563 à Olera, petit village de la commune d'Alzano Lombardo (Bergame, Italie), au sein d'une ancienne famille noble.
« L'amour de Dieu, comme il écrivait, demeure dans les cœurs humbles ». La vie de Thomas d'Olera se reflète profondément dans ces paroles.
Encore adolescent, il partage avec ses parents les difficultés quotidiennes et le travail, d'abord en tant que berger, puis comme agriculteur.

En 1580 la vocation l'amène, à l'âge de 17 ans, à rejoindre l'Ordre des Frères capucins du couvent de Vérone.
Après sa formation, il devint un infatigable prédicateur de l'Évangile et, surtout, un humble frère quêteur. Chaque jour il demande à tous, sans distinction, des offrandes et du pain pour les religieux et pour les pauvres. Il assure à chacun consolation et prières.

Le frère Tommaso reste dans la ville de Vérone jusqu'en 1605, quand il fut transféré à Vicence, ville où il prêchait pour donner naissance à des vocations féminines et où il a aussi récolté des fonds pour faire construire le monastère Saint Joseph.
En 1612 il a été envoyé à Rovereto,dans la région du Trentin-Haut-Adige : là il y a fait construire le monastère Saint Charles pour y abriter des Clarisses.

C'est à Padoue qu'il continue sa mission, à partir de 1618, où il y a été gardien du couvent.
Au couvent de Conegliano, il avait les fonctions de frère mendiant. Thomas ne néglige personne et parle de Dieu aux grands de ce monde, y compris rois et empereurs, et aux personnes d'humble condition.

Sa réputation de grand prédicateur lui vaut l'invitation de Léopold V, archiduc du Tyrol, pour être son guide spirituel. Il est devenu ensuite conseiller de nombreuses personnalités politiques et ecclésiastiques. Même s’il fréquentait de grands personnages, le Frère Tommaso est toujours resté humble et obéissant envers ses supérieurs. Il avait aussi un mode de vie très austère, rythmé par la prière et la pénitence.
En plus de ses nombreuses activités, il a aussi fait construire un sanctuaire marial à Volders (dans le Tyrol, Autriche) qui sera inauguré, après sa mort, en 1654.
Le frère Tommaso est mort en odeur de sainteté, dans son humble cellule, le 3 mai 1631 à Innsbruck.

Le procès en béatification a été ouvert en 1963 ; il a été déclaré vénérable le 23 octobre 1987 par Saint Jean-Paul II.

Tommaso (Acerbis) d’Olera a été béatifié le 21 septembre 2013, l'année du 450e anniversaire de sa naissance, dans la cathédrale Saint Alexandre de Bergame, par le délégué pontifical card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, qui a fait lecture de la Lettre Apostolique du Pape François :
« En accueillant le désir de notre frère François Beschi, évêque de Bergame, d'autres frères dans l'épiscopat et de nombreux fidèles, après avoir eu l'avis favorable de la Congrégation pour les Causes des Saints, avec notre autorité apostolique nous concédons que le vénérable Serviteur de Dieu Thomas d'Olera (dans le siècle Thomas Acerbis), religieux profès de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins, qui par la contemplation du Christ crucifié, est devenu un témoin et un catéchiste plein de zèle de la très haute charité divine de la Sagesse, soit désormais appelé bienheureux et que nous puissions célébrer sa fête dans les lieux et selon les modalités prévues par le Droit, chaque année, le 4 mai».

Pour un approfondissement biographique :
>>> Fra' Tommaso d'Olera

Sources principales : ofmcap.org ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Marie-Léonie Paradis, vierge et fondatrice (1840-1912)
Bse Emilia Bicchieri, moniale o.p. († 1314)
Bx Jean-Martin Moyë, prêtre m.e.p. et fond. (1730-1793)
Sts Agapius et Secundin, évêques et martyrs († 259)
Ste Antonine, martyre († v. 303)
St Florian, vétéran et martyr († 304)
St Silvain, évêque et 39 compagnons martyrs († v. 304)
Bx Wladyslaw de Gielnów, prêtre o.f.m. († 1505)
St Jean Houghton, prêtre et martyr († 1535)
St Robert Lawrence, prêtre et martyr († 1535)
Sts Augustin Webster et Richard Reynolds, martyrs († 1535)
Bx Jean Haile, prêtre et martyr († 1535)

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5 mai

Saint Vincent Ferrier (Vicente Ferrer)
Missionnaire

Commémoration :
Martyrologium Romanum le 05 avril (dies natalis).
Ordo Fratrum Praedicatorum le 05 mai.

Vincent naît le 23 janvier 1350 à Valence, en Espagne. Sa mère, avant sa naissance, eut révélation de son avenir. Inquiète, elle consulta un saint personnage et en reçut l'assurance que cet enfant prédestiné serait un grand saint, dont l'éloquente parole ferait fuir les loups et ramènerait au bercail les brebis égarées.

Tout petit enfant, il réunissait ses camarades, leur parlait du bon Dieu et de la Sainte Vierge avec tant d'onction et d'amour, qu'ils en étaient touchés.

Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l'on accourut bientôt de loin pour l'entendre. Il puisait son éloquence dans les plaies sacrées du Sauveur et dans les lumières de l'oraison. Un jour qu'il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l'étude que par la prière ; son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d'onction. Le prince lui en demanda la raison : « Monseigneur, dit le Saint, c'est Vincent qui a prêché hier, et c'est Jésus-Christ qui a prêché aujourd'hui. »

Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d'une grave maladie par Notre-Seigneur. Un bâton d'une main, un crucifix de l'autre, il parcourut à pied presque toutes les provinces de l'Espagne, de la France et de l'Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules ; il alla jusqu'en Angleterre, en Écosse et en Irlande, répandre la semence de la parole divine.

Les églises ne suffisant pas à contenir la foule de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine campagne. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs. Dieu renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l'Église : Vincent ne prêchait qu'en latin et en espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu'ils fussent, le comprenaient dans leur langue.

Son triomphe était la prédication des fins dernières ; il fut l'apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient dès qu'il répétait les paroles du prophète : « Levez-vous, morts, et venez au jugement. »

Quand Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments de mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs. Tous les jours, après le sermon, son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule. Il mourut à Vannes (Bretagne) le 5 avril 1419.

Vicente Ferrer a été canonisé le 5 juin 1455, à Rome, par le pape Calixte III (Alonso de Borgia, 1455-1458).
Il est le saint patron des travailleurs de la construction en général, et plus particulièrement des constructeurs, fabricants de briques et de tuiles, poseurs de revêtements de sol.

Il est invoqué contre l'épilepsie et le mal de tête.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Nunzio Sulprizio, orphelin « le petit saint boiteux »
St Jovinien, lecteur et martyr au IIIe siècle
St Euthyme, diacre et martyr († 305)
St Maxime, évêque de Jérusalem et martyr († v. 350)
St Britton, évêque de Trèves († 386)
St Hilaire, évêque d'Arles († 449)
St Nizier, évêque de Vienne au Ve siècle
St Géronce, évêque de Milan († v. 472)
St Mauront, diacre et abbé († 702)
St Sacerdos, évêque de Limoges († 720)
St Gothard, abbé puis évêque d'Hildesheim († 1038)
St Léon (Leone), ermite en Calabre vers le XIIe siècle
St Avertin, diacre et ermite en Tourraine († 1189)
St Ange, prêtre o.c. et martyr (1185-1225)
Bx Bienvenu (Benvenuto) Mareni, religieux o.f.m. († 1289)
Bse Catherine (Caterina) Cittadini, fondatrice (1801-1857)
Bx Grégoire Frackowiak, religieux s.v.d. († 1943)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyMer 06 Mai 2015, 00:43

6 mai

Saint Pierre Nolasque
Prêtre et fondateur de l’Ordre :
« Notre-Dame de la Merci »

Pierre Nolasque naquit d'une illustre famille, près de Carcassonne, en France, à la fin du XIIe siècle (± 1189). Il excella, toute sa vie, dans la pratique de la charité à l'égard du prochain. Dès son adolescence il perdit ses parents.

L'hérésie des Albigeois ravageait alors le Midi de la France. Pour s'y soustraire, il vendit son patrimoine, et se retira en Espagne, où il était appelé par le roi Jacques d'Aragon. Il se rendit ensuite à Barcelone, et y consacra toute sa fortune au rachat des captifs enlevés sur mer par les Sarrasins. Mais le sacrifice de ses biens ne suffisait pas à sa charité. Il voulait encore se vendre lui-même pour délivrer ses frères et se charger de leurs chaînes. Une nuit qu'il priait en songeant à la délivrance des captifs, la Sainte Vierge lui apparut et lui recommanda d'établir, en son honneur, un Ordre religieux consacré à cette œuvre de charité. Il s'empressa d'obéir à cet avertissement céleste, d'autant plus que le roi et Raymond de Pennafort avaient reçu en même temps la même révélation.

Il fonda l'ordre de « Notre-Dame de la Merci » pour la rédemption des captifs. Le caractère particulier de cet ordre, c'est qu'il joignait aux trois vœux ordinaires de religion un quatrième vœu : celui de se livrer en gage aux païens, s'il en était besoin, pour la délivrance des chrétiens.
À cet exemple héroïque de charité il joignait celui de toutes les vertus. Favorisé du don de prophétie, il prédit au roi d'Aragon la conquête du royaume de Valence sur les Maures. Il était soutenu par de fréquentes apparitions de son ange gardien et de la Vierge Mère de Dieu.
Enfin, accablé par l'âge, le travail et la pénitence, il reçut l'avertissement de sa mort prochaine. Lorsqu'on lui eut administré les derniers sacrements, il exhorta encore ses frères à la charité envers les captifs. Puis, en disant ces paroles : « Le Seigneur a envoyé la rédemption à son peuple », il rendit son âme à Dieu, au milieu de la nuit de Noël, l'an 1256.

Les autres saints du jour :

St François de Laval, évêque († 1708)
St Lucius de Cyrène, mentionné dans les Ac (Ier s.)
Sts Marien, lecteur, et Jacques, diacre, martyrs († 259)
St Vénéré (Venerio), évêque de Milan († 409)
Ste Benoîte (Benedetta), vierge moniale († VIe s.)
Bx Bartolomeo Pucci Franceschi, prêtre o.f.m. († 1330)
BBx Edward Jones et Antony Middleton, martyrs († 1590)
Bse Maria Caterina Troiani, vierge et fond. († 1887)
Bse Anna Rosa Gattorno, veuve et fond. († 1900)
BBx Henri Kaczorowski et Casimir Gotynski, martyrs († 1942)
St Justin, prêtre (IVème siècle)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyMer 06 Mai 2015, 23:00

7 mai

Sainte Rosa Venerini
Vierge et fondatrice des
« Maestre Pie Venerini » (Pieuses Maîtresses)

Rosa Venerini naît le 9 février 1656 à Viterbe (Latium, Italie). Ses parents, Goffredo Venerini et Marzia Zampechetti ont eu trois autres enfants, Domenico, Maria Maddalena et Orazio. Son père était médecin, originaire de Castelleone di Suasa dans la Province d’Ancône ; il exerça à Viterbe.

Petite fille d’une grande sensibilité et d’une fine intelligence, son éducation chrétienne développa en elle de grandes qualités de cœur et de fermes principes religieux. À l’âge de 7 ans, elle fit vœu de se consacrer à Dieu.
Durant son adolescence, elle fut en proie à de nombreux conflits intérieurs, entre les attractions du monde et sa promesse, mais elle dépassa ses crises par la prière et les mortifications.

Arrivée à l’âge de 20 ans, Rosa s’interrogeait : pour les femmes, à cette époque, il n’y avait que le mariage ou le couvent. Elle se sentait appelée au service de l’Église, mais ne parvenait pas encore clairement à déterminer sa vocation.

A la fin de 1676, en accord avec ses parents, elle rejoignit le monastère dominicain de Sainte-Catherine à Viterbe où elle espérait prononcer ses vœux. Mais la mort prématurée de son père l’obligea à retourner chez elle pour rester auprès de sa mère dont la santé était fragile. Après le décès prématuré de son frère Dominique, la mort de sa mère, et le mariage de sa sœur, en mai 1684 elle a commencé à rassembler des enfants et leurs mamans dans sa maison pour la récitation du Rosaire. C’est à cette époque qu’elle réalisa la pauvreté culturelle, morale et spirituelle des femmes de son temps, et qu’elle envisagea la création d’écoles qui offriraient une formation chrétienne satisfaisante à toutes ces personnes.

Le 30 août 1685, avec l’approbation de l’évêque de Viterbe, le card. Urbano Sacchetti, et avec la collaboration de deux compagnes, Gerolama Coluzzelli et Porzia Bacci, Rosa laissa la maison paternelle pour fonder une première école, projetée selon le plan original qu’elle avait mûri dans la prière et dans la recherche de la volonté de Dieu.
Sans grandes prétentions, Rosa avait ouvert la « première école publique féminine en Italie ». Les débuts étaient modestes et humbles, mais la portée était prophétique: la promotion humaine et l’élévation spirituelle des femmes étaient une réalité qui ne devait pas tarder à avoir l’approbation des Autorités religieuses et civiles.

Le cardinal Marc Antoine Barbarigo, évêque de Montefiascone, comprit le caractère génial du projet de Viterbe et appela Rose dans son Diocèse. La fondatrice, toujours prête à se sacrifier pour la gloire de Dieu, répondit positivement à l’invitation : de 1692 à 1694, elle ouvrit une dizaine d’écoles à Montefiascone et dans les zones qui sont aux alentours du lac de Bolsena.
Après l’ouverture des écoles de Viterbe et de Montefiascone, d’autres écoles furent créées dans la province du Latium.

Le 08 décembre 1713, avec l’aide de l’Abbé Degli Atti, grand ami de la famille Venerini, Rosa ouvrit une école au centre de Rome.
Le 24 octobre 1716, elle eut la visite du pape Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) qui, accompagné par huit cardinaux, voulut assister aux leçons. Émerveillé et satisfait, il s’adressa en fin de matinée à la fondatrice avec ces mots: « Madame Rosa, vous faites ce que nous n’arrivons pas à faire, nous vous remercions, car avec ces écoles, vous sanctifierez Rome ».

Au soir du 07 mai 1728, Rosa Venerini mourut saintement dans la maison de Saint Marc à Rome. Elle avait ouvert plus de 40 écoles.

Rosa Venerini a été béatifiée le 4 mai 1952 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée, le 15 octobre 2006, par le pape Benoît XVI (Joseph Ratinger, 2005-2013).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Rosa Venerini (1656-1728)

Sources principales : diocese-cotonou.org/ ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Augustin (Agostino) Roscelli, prêtre et fond. (1818-1876)
Ste Domitille (Domitilla) de Rome, martyre († v. 95)
Sts Flavius et quatre autres, martyrs († v. 300)
St Céneré, diacre et moine († v. 669)
St Jean, évêque d'Hexham et d'York († 721)
Bse Gisèle, épouse de saint Étienne de Hongrie († 1060)
St Antoine, ermite à Kiev en Russie († 1073)
Bx Albert (Alberto) de Bergame, paysan († 1279)
Bse Marie-Louise Trichet, religieuse († 1759)
Bx Francesco Paleari, Ier prêtre de Cottolengo (1863-1939)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyJeu 07 Mai 2015, 22:33

8 mai

Sainte Madeleine de Canossa
Religieuse et fondatrice des
« Fils et Filles de la charité »

Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 10 avril. Pour la Famille Canossienne et au niveau local, le jour de la mémoire est le 08 mai car ce jour, en 1808, est celui du début officiel des « Filles de la charité »

Maddalena naît le Ier mars 1774 à Vérone dans une noble et riche famille. Dès son enfance les épreuves ne lui manquent pas : mort de son père, remariage de sa mère, traitements rudes de la part d’une gouvernante française, maladie.

À partir de 17 ans, elle fait deux essais chez les Carmélites, mais ce n’est pas sa vocation. De retour chez elle, elle se montre une excellente administratrice de sa maison. Un jour, elle reçoit Napoléon en son palais de Vérone. La pureté de sa vie comme la modestie de son allure font grande impression sur celui-ci et il parle d’elle comme d’un ‘ange’. (Elle obtiendra de lui la cession d’un ancien couvent pour son institut).

La période révolutionnaire et les troubles de l’époque engendrent bien des malheurs sociaux ; elle-même, chassée de chez elle, aboutit à Venise. Elle y visite les hôpitaux. De retour à Vérone, elle continue les mêmes visites et c’est pour elle un choc. Dans l’homélie de canonisation, saint Jean-Paul II déclare : « Lorsqu’elle se rendit compte des plaies effrayantes que la misère morale et matérielle répandait parmi la population de sa ville, elle comprit qu’elle ne pouvait aimer son prochain “en grande dame”, c’est-à-dire en continuant à jouir des privilèges de son milieu social, se limitant à distribuer des biens, sans se donner elle-même. La vision du crucifix l’en empêchait… Des choix s’ensuivirent, paraissant à ses proches comme des “scandales” et des “folies” (1Co 1,23). À qui se montrait surpris, elle répondait : “Le fait d’être née marquise m’empêcherait-il d’avoir l’honneur de servir Jésus-Christ dans ses pauvres ?”»

Son activité caritative s’étend à toutes sortes de pauvretés, économiques tout autant que morales, liées à la maladie ou à l’ignorance. Poussée par la charité, cette jeune femme, avec toute son énergie ainsi qu’avec tous ses biens, aide de nombreuses familles dans le besoin, assiste des enfants abandonnés et de jeunes délinquants, reçoit les pauvres qui frappent tous les jours à la porte de son palais, et rend visite à ceux qui vivent dans des masures et des baraques. Cette fièvre de charité qui la dévore est due à son amour brûlant pour Jésus et Jésus crucifié.

Puis, avec quelques compagnes, elle part de chez elle, malgré l’opposition de son milieu, pour aller vivre dans les faubourgs les plus pauvres de Vérone.

Le 8 mai 1808, elle fonde les « Filles de la Charité ». Leurs activités embrassent cinq domaines : scolarisation gratuite des enfants pauvres, catéchèse, visite des hôpitaux, spécialement des femmes malades, soutien du clergé (par exemple : organisation de retraites), exercices spirituels pour les dames de la noblesse, afin de les inciter à la charité, et ensuite pour toutes celles qui le désirent.

Le 23 décembre 1828 elle obtient l'approbation pontificale de l'Institut des Filles de la Charité, lesquelles étaient déjà présentes également à Venise, Milan, Bergame et Trente. La fondatrice mène une vie très mortifiée, exemple vivant pour ses sœurs.

Pour compléter la famille canossienne, l'Institut des Fils de la Charité commence le 23 mai 1831 à Venise, car dès le début, elle avait conscience que cette branche masculine était nécessaire. Elle prépare d’autres implantations de son institut, quand la mort la surprend le 10 avril 1835. Après elle, l’institut continuera de s’accroître et de s’étendre.

Maddalena de Canossa a été béatifiée, le 07 décembre 1941, par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée, le 02 octobre 1988, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Sources principales : voiemystique.free.fr (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Boniface IV, pape (67e) de 608 à 615
Bse Miriam Teresa Demjanovič, vierge, religieuse (1091-1927)
St Victor, soldat africain et martyr († v. 303)
St Acace, soldat et martyr († v. 303)
St Hellade, évêque à Auxerre († IVe s.)
St Arsène, diacre de l'Église romaine au IVe ou Ve s.
St Gibrien, prêtre irlandais et pèlerin en France († v. 515)
St Désiré, évêque de Bourges († 550)
St Martin, prêtre et abbé de Saujon († VIe s.)
St Benoît II, pape (81e) de 684 à 685
St Métron, ermite en Vénétie († VIIIe s.)
St Wiron, évêque († v. 700)
St Amato (Aimé) de Ronconi, pénitent († v. 1300)
Bx Angelo de Massaccio, prêtre o.s.b. cam. († v. 1458)
Bx Louis (Luigi) Rabata, prêtre o.c. en Sicile († 1490)
Bse Marie-Catherine de Saint-Augustin, vierge († 1668)
Bse Ulrique (Françoise) Nisch, vierge († 1919)
Bx Antonin Bajewski, prêtre o.f.m. conv. et martyr († 1941)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptySam 09 Mai 2015, 03:51

9 mai

Saint Georges (Ġorġ) Preca
Prêtre et fondateur de la :
« Societas Doctrinae Christianae »

Ġorġ Preca naît le 2 février 1880 à La Vallette (Malte). Après ses études, il entra au séminaire de Malte, où il étudia la théologie, et décida de devenir prêtre.

L’ordination sacerdotale eut lieu le 22 décembre 1906. En 1907, il réunit un groupe de jeunes laïcs pour les former à la vie ascétique et dans les principes catholiques, afin de les envoyer évangéliser la population. Cette date marqua le début de la « Societas Doctrinae Christianae ». Son groupe fut également appelé par ses membres « MUSEUM », acrostiche de « Magister utinam sequatur Evangelium universus mundus! » (Ô Maître, puisse le monde entier suivre l'Évangile !).

En 1910, il inaugura une section féminine avec l'aide de Giannina Cutajar. Peu à peu se définit le profil de la Société: des laïcs travailleurs célibataires, consacrés à l'apostolat de la catéchèse des enfants et des adultes; une grande discipline; une série de prières à réciter chaque quart d'heure; une heure de catéchèse par jour dans des centres paroissiaux et une heure de formation permanente pour les membres de la société. Cette fondation connut des moments difficiles, lorsque dom Georges reçut l'ordre de ses supérieurs de fermer son centre en 1909; ce qu'il accepta sans se plaindre.

Mais en 1916, l'Évêque de Malte ordonna une enquête qui lui fut favorable, permettant de recommencer son œuvre avec quelques modifications. Le décret de l'érection canonique remonte au 12 avril 1932. Le fondateur de la « Societas Doctrinae Christianae » se prodigua comme un apôtre de l'Évangile dans les îles de Malte et écrivit de nombreux ouvrages de doctrine dogmatique et morale, ainsi qu'ascétique. Mais il travailla en particulier à la divulgation de la Parole de Dieu en langue maltaise, qu'il présentait dans des livrets de méditation. Il fut également un grand apôtre du mystère de l'Incarnation.

Durant les moments difficiles de la société, dom Georges se confia entièrement à la protection de la Vierge. En effet, le 21 juillet 1918, il s'inscrivit dans le Tiers Ordre carmélite, avec le nom de Fra Franco. Il souhaitait que tous les jeunes qui fréquentaient son association portent le scapulaire du Carmel. Il eut également une dévotion particulière pour la Madone du Bon Conseil, diffusant avec ferveur sa médaille miraculeuse.

En 1957, il suggéra cinq nouveaux mystères pour le Rosaire, qu'il appela les « Mystères de lumière ». En 1952, cinq membres furent envoyés en Australie pour ouvrir des centres, marquant le début du développement de la société dans le monde, aujourd'hui présente en Angleterre, en Albanie, au Kenya, au Soudan et au Pérou.
Le 26 juillet 1962, dom Georges expira en odeur de sainteté à Santa Venera (Malte).

Ġorġ Preca fut béatifié par saint Jean-Paul II à Malte le 9 mai 2001 (date choisie aussi pour la mémoire liturgique) et canonisé le 03 juin 2007, Place Saint Pierre à Rome, par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Sources principales : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Pacôme, soldat païen converti et abbé (292-348)
St Isaïe, prophète au VIIIe s. avant le Christ
St Hermas, disciple de saint Paul († 95)
Sts Martyrs (trois cent dix) en Perse († 344)
St Denis, évêque de Vienne sur le Rhône au IVe s.
St Géronce, évêque et martyr († v. 501)
St Béat, prêtre et ermite au VIe ou VIIe siècle
Bx Fort (Forte) Gabrielli, ermite en Ombrie († 1040)
Bx Benincasa de Montepulciano, religieux o.s.m. († 1426)
Bx Thomas Pickering, moine et martyr († 1679)
St Joseph Do Quang Hien, prêtre o.p. et martyr († 1840)
Bse Marie-Thérèse de Jésus (Caroline Gerhardinger), vierge
St Étienne Grelewski, prêtre et martyr († 1941)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyDim 10 Mai 2015, 01:59

10 mai

Saint Damien de Molokai
Prêtre ss.cc.

Le 20 décembre 1999 Jorge Medina Estévez, Cardinal Préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, sur demande de la Conférence Épiscopale des États Unis, plaça le nom Damien, dans le calendrier liturgique, au 10 mai (jour correspondant à l'arrivée du père Damien à la léproserie de Molokaï).
De ce fait la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie (Picpus) et certains pays font mémoire le 10 mai.
Le Martyrologe Romain et d’autres pays le commémorent le 15 avril (dies natalis).

Joseph De veuster, le futur Père Damien, naît à Tremelo, en Belgique, le 3 janvier 1840 dans une famille nombreuse d'agriculteurs-commerçants.

Alors que son père le destine à prendre la tête de l'exploitation familiale, Joseph décide de se consacrer à Dieu en entrant dans la Congrégation des Sacrés-Cœurs (dite de Picpus d'après le nom de la rue de Picpus à Paris où se trouvait la maison généralice). Son frère Pamphile l'y a précédé. En février 1859, il commence son noviciat à Louvain et il prend le nom de Damien.

En 1863, son frère Pamphile, qui devait partir pour la mission des îles Hawaii, tombe malade. Les préparatifs du voyage ayant déjà été faits, Damien obtient du Supérieur Général la permission de prendre la place de son frère.

Il débarque à Honolulu le 19 mars 1864 où il est ordonné prêtre le 21 mai suivant. Dès son arrivée, il se jette, corps et âme, dans la rude vie de « missionnaire itinérant » sur l'île d’Hawaii, la plus grande de l'archipel.

Pour freiner la propagation de la lèpre, le gouvernement décide, en 1866, de déporter à Molokai, une île voisine, tous ceux et celles qui sont atteints de ce mal alors incurable. Leur sort préoccupe toute la mission. L'évêque, Mgr. Maigret, en parle à ses prêtres. Pour ne pas les exposer à un péril mortel, il ne veut y envoyer personne au nom de l'obéissance. Quatre missionnaires se présentent: ils iront à tour de rôle visiter et assister les malheureux lépreux dans leur détresse.

Le 10 mai 1873, Damien est le premier à partir. A sa demande et selon le désir des lépreux, il restera définitivement à Molokai.
Dans cet enfer du désespoir il apporte l'espérance. Il devient le consolateur des lépreux, le pasteur, le médecin des âmes et des corps, sans faire de distinction de race ni de religion. Il donne une voix aux sans-voix. Peu à peu, il construit une communauté dans laquelle la joie d'être ensemble et l'ouverture à l'amour de Dieu donnent de nouvelles raisons de vivre.
Atteint lui-même par la maladie en 1885, il peut s'identifier complètement à eux : « Nous autres, lépreux... »

Le Père Damien est, avant tout, un témoin de l'amour de Dieu pour les hommes. Il puise sa force dans l'Eucharistie, présence de Dieu au milieu des hommes, et dans l'adoration sans laquelle il n'aurait jamais pu tenir : « C'est au pied de l'autel que nous trouvons la force nécessaire dans notre isolement... » C'est là qu'il reçoit pour lui-même d'abord l'appui et l'encouragement, la consolation et l'espoir qu'il s'empresse de partager aux lépreux. Il peut alors se dire « le missionnaire le plus heureux du monde ».

Il meurt le 15 avril 1889. Sa dépouille mortelle est ramenée, en 1936, en Belgique et inhumée dans la crypte de l'église des pères des Sacrés-Cœurs à Louvain.
Sa renommée se répand dans le monde entier. Le premier procès en vue de sa béatification s'ouvre en 1938 à Malines (Belgique).
Le Vénérable Paul VI signe, le 7 juillet 1977, le Décret sur « l'héroïcité de ses vertus ».

Joseph Damien De Vester a été béatifié, à Bruxelles, le 3 juin 1995 par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) et canonisé, à Rome, le 11 octobre 2009, par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Saint Joseph Damien De Veuster.

Source principale : ssccpicpus.com/(« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Jean d'Avila, prêtre et docteur de l'Église (1499-1569)
Bx Ivan Merz, « Apôtre des jeunes d'aujourd'hui » († 1928)
St Antonino, archevêque o.p. à Florence (1389-1459)
St Job, personnage du livre biblique (A.T.) du même nom
St Dioscoride, martyr († siècle inc.)
Sts Alphée, Philadelphe et Cyrin, martyrs († IVe s.)
St Gordan, martyr († v. 303)
Sts Quartus et Quintus, martyrs au IV siècle
St Comgall, abbé en Irlande († 601)
St Catalde, évêque à Tarente vers le VIe s.
Ste Solange, vierge et martyre († IX siècle)
St Guillaume, prêtre d'origine anglaise († 1195)
Bse Beatrice d'Este, vierge et fondatrice († 1226)
Bx Nicolas Albergati, évêque de Bologne († 1443)
Bx Henri (Enrico) Rebuschini, prêtre m.i. († 1938)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyLun 11 Mai 2015, 01:10

11 mai 

Saint François De Girolamo
Prêtre s.j.

Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 11 mai. Pour la Congrégation, et au niveau local, le jour de la mémoire est le 02 juillet.

Francesco De Girolamo, aîné de onze enfants, naît à Grottaglie (en Pouilles, Italie) le 17 décembre 1642.

Son enfance fut remarquable par une compassion innée pour les misères d'autrui. Un jour, il prenait un pain pour les pauvres, sans la permission de ses parents. Sa mère lui en adressa d'amers reproches : « Croyez-vous que l'aumône appauvrisse? dit-il à sa mère ; regardez le buffet! » La mère regarda : aucun pain ne manquait.

Entré jeune encore dans la Compagnie de Jésus, il s'y montra dès l'abord saint religieux dans la force du terme. Ce qu'il convient avant tout de remarquer en lui, c'est l'apôtre. Il demande un jour à ses supérieurs d'aller évangéliser les Indes et le Japon : « Les Indes et le Japon, lui est-il répondu, sont pour vous à Naples. Quant au martyre, les épines du ministère apostolique suffiront. » C'était vrai.

Qu'il est beau de le voir chaque mois, la sonnette à la main, appeler Naples à la Sainte Communion, bravant toutes les intempéries des saisons et réussissant à amener jusqu'à vingt mille communiants, le même jour, à la Table sainte ! Souvent l'église ne suffisait pas à ses prédications ; une éminence en plein air lui servait de chaire, et l'on voyait les multitudes saisies d'émotion sous sa parole puissante.

Avant d'aller prêcher, le missionnaire passait des heures en prière et ne paraissait devant la foule que le cœur débordant des flammes de la charité qu'il avait puisée aux pieds du crucifix. Un jour, une personne scandaleuse qui l'avait interrompu dans un sermon vint à mourir ; le Saint alla près de son lit funèbre et lui cria : « Où es-tu? à ces mots, les lèvres du cadavre s'agitent et répondent : “En enfer !” ». Dieu, par une foule de miracles, centuplait la puissance apostolique de son serviteur.

Plusieurs fois l'on put constater sa présence en deux endroits simultanément ; ses prophéties étaient de chaque jour, sa foi rendit la vie à un enfant mort, et sa parole ressuscita une multitude d'âmes à la vie de la grâce.
Il meurt, comme il l’avait prédit, le 11 mai 1716, à Naples.

Béatifié le 02 mai 1806 par le Pape Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823), il fut canonisé le 26 mai 1839 per le Pape Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1831-1846).

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Ignazio de Laconi, religieux o.f.m. cap. (1701-1781)
Bx Ceferino Namuncurá, religieux s.d.b. (1886-1905)
St Mavile ou Maïeul, martyr († 212)
St Anthime (Antimo) prêtre et martyr († IV s.)
St Mocius, prêtre et martyr († peut-être en 311)
St Mamert, évêque de Vienne en Gaule († v. 475)
St Gengoul, martyr († VIII siècle) 
St Mayeul, quatrième abbé de Cluny († 994)
St Gautier, prêtre dans le Limousin († 1070)
Bx Grégoire Celli, prêtre o.e.s.a. († 1343)
BBx Jean Rochester et Jacques Walworth, martyrs († 1537)
St Matthieu Lê Van Gam, laïc et martyr († 1847)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyLun 11 Mai 2015, 22:14

12 mai

Bx Álvaro del Portillo
Évêque et 1er succ. de Josemaría Escrivá
alla guida dell’Opus Dei

“Cada año, el 12 de mayo se celebrará la festividad del beato Álvaro del Portillo, tal y como señaló en su beatificación el cardenal Ángelo Amato”.
Le jour choisi pour la commémoration n’est pas le ‘dies natalis’ (23 mars) mais le 12 mai, jour de sa première communion.

Álvaro del Portillo naît à Madrid (Espagne), le 11 mars 1914, dans une famille profondément chrétienne. Il était ingénieur des Ponts et Chaussées, et docteur en philosophie et droit canon.

C'est en 1935 qu'il s'incorpora à l'Opus Dei, institution de l'Église Catholique, fondée sept ans auparavant par saint Josemaría Escrivá de Balaguer. Il reçut directement de son fondateur sa formation et l'esprit propres à cette voie nouvelle dans l'Eglise. Il s'investit dans un vaste travail d'évangélisation parmi ses camarades d'étude et de travail.

À partir de 1936, il fit de nombreux voyages apostoliques dans différentes villes d'Espagne.
Le 25 juin 1944, il fut ordonné prêtre par l'évêque de Madrid, mgr Léopold Eijo y Garay, avec deux autres fidèles de l'Opus Dei, José Maria Hernandez Garnica et José Luis Muzquiz : ce sont les trois premiers prêtres de l'Opus Dei, après le fondateur.

En 1946, il emménagea à Rome quelques mois avant que saint Josémaria, qu'il ne quitta plus, ne s'y installe à son tour. Ce fut une période cruciale pour l'Opus Dei qui reçut alors les premières approbations juridiques du Saint-Siège.
Entre 1947 et 1950, il encouragea l'expansion apostolique de l'Opus Dei à Rome, à Milan, à Naples, à Palerme et dans d'autres villes italiennes. Il promut des activités de formation chrétienne et exerça son ministère sacerdotal auprès de très nombreuses personnes. Aujourd'hui, beaucoup de rues, de places portent son nom dans différentes villes pour témoigner de la trace profonde de son travail en Italie.

Le 29 juin 1948, le fondateur de l'Opus Dei érigea, à Rome, le Collège Romain de la Sainte-Croix, centre international de formation dont Álvaro del Portillo fut le premier recteur et où il enseigna la théologie morale (1948-1953). En 1948, il obtint le doctorat en Droit Canonique à l'Université Pontificale de Saint-Thomas.
À Rome, les papes qui se sont succédé, du Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958)à Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), lui confièrent de nombreux postes, en tant que membre ou consulteur de 13 organismes du Saint-Siège.
Il participa activement au Concile Vatican II. Saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963) le nomma consulteur de la Sacrée Congrégation du Concile (1959-1966). Dans les étapes antérieures au concile Vatican II, il fut président de la commission pour le Laïcat. Durant le concile (1962-1965), il fut secrétaire de la commission sur la Discipline du Clergé et du Peuple chrétien. À la fin de cet événement ecclésial, le Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) le nomma consulteur de la commission postconciliaire sur les Évêques et le Régime des Diocèses (1966). Durant beaucoup d'années, il fut aussi consulteur de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

La vie d’Álvaro del Portillo est étroitement unie à celle du fondateur. Il demeura toujours à ses côtés jusqu'au moment même de sa mort, le 26 juin 1975, pour collaborer avec saint Josémaria aux tâches d'évangélisation et de gouvernement pastoral. Il fit avec lui de nombreux voyages pour encourager et orienter les différents apostolats de l'Opus Dei : « En percevant sa présence aimable et discrète aux côtés de la dynamique figure de mgr Escrivá, je pensais à la modestie de saint Joseph », écrivit à l'occasion de sa mort le père augustinien irlandais John O'Connor.

Le 15 septembre 1975, le congrès général convoqué après le décès du fondateur, élut don Álvaro pour lui succéder à la tête de l'Opus Dei. Le 28 novembre 1982, lorsque Saint Jean-Paul II érigea l'Opus Dei en Prélature Personnelle, il le désigna comme Prélat de la nouvelle prélature. Huit ans après, le 7 décembre 1990, il le nomma évêque et le 6 janvier 1991, il lui conféra l'ordination épiscopale en la basilique Saint-Pierre.

Tout au long des années qu'il demeura à la tête de l'Opus Dei, mgr Álvaro del Portillo promut le début de l'activité de la prélature dans 20 nouveaux pays. Lors des voyages pastoraux qu'il fit dans les cinq continents, il s'adressa à des milliers de personnes pour leur parler de l'amour de l'Église et du Pape, et il prêcha avec une sympathie persuasive le message chrétien de saint Josemaría sur la sainteté dans la vie ordinaire.
En tant que Prélat de l'Opus Dei, mgr Álvaro del Portillo encouragea la mise en route de nombreuses initiatives sociales et éducatives. Le Centre Hospitalier Monkole (Kinshasa, Congo), le Center for Industrial Technology and Enterprise (CITE, à Cebu, aux Philippines) et la Niger Foundation (Enugu, au Nigeria) sont des exemples d'institutions sociales confiées aux fidèles de l'Opus Dei et à d'autres personnes, sous l'encouragement direct de mgr del Portillo.

De même, l'Université Pontificale de la Sainte-Croix à partir de 1985, le séminaire international Sedes Sapientiæ (à partir de 1990), tous les deux à Rome, ainsi que le Collège Ecclésiastique International Bidassoa, à Pampelune, en Espagne, ont formé, pour tous les diocèses, des milliers de candidats au sacerdoce envoyés par les évêques du monde entier.
« Le sacerdoce n'est pas une carrière, écrivit-il en 1986, mais un don généreux, total, sans calculs ni limites, pour être semeurs de paix et de joie dans le monde et pour ouvrir les portes du Ciel à ceux qui profitent de ce service et de ce ministère ».
Il meurt à Rome, au petit matin du 23 mars 1994. Quelques heures auparavant, il venait de rentrer d'un pèlerinage en Terre Sainte. La veille, le 22 mars, il avait dit sa dernière messe en l'église du Cénacle de Jérusalem.

Mgr Álvaro del Portillo a été béatifié à Madrid le 27 septembre 2014.La messe solennelle était présidée par le Card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-), en présence de 18 cardinaux, 150 évêques et plus de 200 000 personnes venues du monde entier.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Opus Dei - Bx Álvaro del Portillo (site multilangues)

Source principale : opusdei.fr/fr-fr/article/biographie-de-mgr-alvaro-del-portillo/ (“RIV./gpm”).

Les autres saints du jour :

Bse Imelda Lambertini, vierge (1322-1333)
St Germain, évêque a Constantinople (v. 635-733)
St Léopold (Bogdan) Mandic, prêtre o.f.m. cap.
Bse Jeanne du Portugal, vierge o.p. († 1490)
Sts Nérée et Achille, martyrs († v. 304)
St Pancrace, jeune martyr († v. 304)
St Cyrille, martyr avec six compagnons († IIIe s.)
St Épiphane, évêque de Salamine († 403)
St Philippe, prêtre originaire de Thrace († Ve s.)
St Modoald, évêque en Rhénanie († v. 647)
Ste Rictrude, veuve puis abbesse (612-678)
St Dominique de la Calzada, prêtre († 1109)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyMer 13 Mai 2015, 00:47

13 mai

Ste Julienne de Norwich
Recluse et auteur mystique :
« Révélations de l'amour divin »
(1342-1430)

Julienne naît en 1342 à Norwich, où elle passe sa vie comme recluse. Les informations dont nous disposons sur sa vie - en petit nombre - sont tirées principalement du livre dans lequel cette femme noble et pieuse a recueilli le contenu de ses visions, intitulé « Révélations de l'amour divin ».
On sait qu'elle a vécu entre 1342 et 1430.

Julienne a une série de visions au cours d'une maladie grave (1373) et rédige deux récits qui traitent des mystères les plus profonds de la foi chrétienne (prédestination, connaissance de Dieu, problème du mal).

La principale de ces 15 « révélations » porte sur l'amour divin, qui est compatible avec la crainte, mais une crainte filiale, agréable à Dieu. L'enseignement de Julienne est fait de confiance : « Chercher est aussi bon que contempler ». Dieu soutient ses élus, même quand ils ont péché. À la limite, Julienne voit une grande réparation finale, où l'univers, réconcilié avec Dieu, serait « tout bien ».

Julienne de Norwich a exercé de son vivant, un rôle considérable, assez comparable à celui de Catherine de Sienne ou Brigitte de Suède ; Norwich fut un centre de pèlerinage très actif.
Elle est célébrée le 13 ou le 14 mai.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape émérite Benoît XVI :
>>> Julienne de Norwich
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
>>> Sainte Julienne de Norwich (PDF)

Sources principales : spiritualite3.free ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Imelda Lambertini, vierge (1322-1333)
St Servais, évêque de Tongres († v. 394)
St Agnès, abbesse à Poitiers († 588)
Bse Gemma, recluse dans les Abruzzes († 1439)
Bse Madeleine (Maddalena) Albrici, abbesse († 1465)
St André-Hubert Fournet, prêtre et fondateur († 1834)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyMer 13 Mai 2015, 23:41

14 mai

Saint Matthias
Apôtre à la place de Judas

On ne peut guère douter que saint Matthias n'ait été un des soixante-douze disciples de Jésus-Christ; du moins est-il certain qu'il s'attacha de bonne heure à la personne du Sauveur, et qu'il ne S'en sépara point depuis Son Baptême jusqu'à Son Ascension.

Les fidèles étant assemblés pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l'Écriture, il fallait choisir un douzième Apôtre à la place de Judas.

« Dans l'Eglise de Jérusalem deux personnes furent proposées par la communauté et ensuite tirées au sort: “Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias” (Ac 1, 23). Ce dernier fut précisément élu et ainsi “associé aux onze Apôtres” (Ac 1, 26).

Nous ne savons rien de lui, si ce n'est qu'il avait été lui aussi témoin de toute la vie terrestre de Jésus (cf. Ac 1, 21-22), lui demeurant fidèle jusqu'au bout. A la grandeur de sa fidélité s'ajouta ensuite l'appel divin à prendre la place de Judas, comme pour compenser sa trahison.

Nous pouvons en tirer une dernière leçon: même si dans l'Église ne manquent pas les chrétiens indignes et traîtres, il revient à chacun de nous de contrebalancer le mal qu'ils ont accompli par notre témoignage limpide à Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur. » (cf. catéchèse de Benoît XVI du 18/10/2006)

De saint Matthias on sait qu'après avoir reçu le Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l'Évangile de Jésus-Christ, et qu'il consacra le reste de sa vie aux travaux de l'apostolat.

Clément d'Alexandrie rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité; leçon importante qu'il tenait de Jésus-Christ, et qu'il mettait lui-même en pratique.

Les Grecs prétendent, d'après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, que saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne; ils ajoutent qu'il fut martyrisé dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d'Éthiopie. Les Latins célèbrent sa fête le 24 février.

On garde une partie de ses reliques à l'abbaye de Saint-Matthias de Trèves, et à Sainte-Marie-Majeure de Rome. Mais les Bollandistes disent que les reliques de Sainte-Marie-Majeure qui portent le nom de saint Matthias, pourraient ne point être de l'Apôtre, mais d'un autre saint Matthias, évêque de Jérusalem vers l'an 120.

Sources principales : L'Année Chrétienne, Tome I, p. 253, 254 ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Maria Domenica Mazzarello, co-fondatrice (1837-1881)
St Gall, évêque à Clermont († 551)
Ste Théodore Guérin, religieuse et fond. (1798-1856)
St Michel Garicoïts, prêtre (1797-1863)
St Maxime, martyr († v. 250)
St Pons de Cimiez, martyr († IIIe ou IVe s.)
Sts Victor et Couronne, martyrs († IIe s.)
St Isidore de Chio, martyr († IIIe s.)
Sts Félix et Fortunat, martyrs († IVe s.)
Stes Juste et Hérédine, martyres († IIIe ou IVe s.)
St Aproncule, évêque à Clermont-Ferrand († 488)
St Carthag ou Mochuda, abbé et évêque en Irlande († 638)
St Érembert, évêque de Toulouse († 674)
Bx Gilles de Santarém (P), prêtre o.p. (v. 1190-1265)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyJeu 14 Mai 2015, 23:32

15 mai

Saint Isidore le laboureur
Modèle d’un paysan chrétien très pieux
(1070-1130)

Isidore naît à Madrid, en Espagne, de parents très pauvres qui ne purent le faire étudier, mais lui apprirent à aimer Dieu et à détester le péché. L'enfant devint bientôt très habile dans cette science, la meilleure de toutes. Quand il fut en âge de travailler, il se plaça comme laboureur chez un riche habitant de la ville, nommé Jean de Vargas.

Plus tard, il épousa une femme aussi pauvre et aussi vertueuse que lui, et il eut un enfant auquel il enseigna le service de Dieu. Un jour, cet enfant tomba dans un puits ; ses parents, désolés, adressèrent au Ciel de si ferventes prières, que l'eau du puits s'élevant jusqu'en haut, y apporta cet enfant plein de vie et de santé. En reconnaissance, les deux époux se séparèrent et vouèrent à Dieu une continence perpétuelle.

Quoiqu’occupé du grossier travail de mener la charrue, Isidore n'en avait pas moins des heures fixes et réglées pour ses exercices de piété. Les jours ordinaires, après avoir passé une partie de la nuit en oraison, il se levait de grand matin et s'en allait visiter les principales églises de Madrid ; les jours de fête étaient entièrement consacrés à suivre les offices et à prier.
Jamais il ne négligeait en rien son travail ; malgré cela, ses compagnons l'accusèrent auprès du maître, qui voulut s'assurer par lui-même de la vérité ; il regarda Isidore travailler, et vit deux Anges qui l’aidaient. Dès lors, Jean de Vargas conçut la plus grande estime pour son serviteur, et les bénédictions du Ciel se répandirent sur sa maison.
Isidore opéra des miracles en sa faveur ; il rendit la vie à un cheval dont on avait grand besoin; la fille de Jean de Vargas étant morte à la suite d'une maladie douloureuse, il la ressuscita. Un jour, en frappant du pied la terre, il fit jaillir, afin d'étancher la soif de son maître, une fontaine qui coule encore. À la suite de ces miracles, Jean de Vargas se déchargea sur Isidore du soin de sa maison.

Isidore était pauvre, et cependant il trouvait le moyen de se montrer libéral envers les indigents ; il partageait avec eux son dîner, et un jour qu'il avait tout donné, il pria sa femme d'aller voir s'il ne restait pas quelque chose : celle-ci trouva le plat qui venait d'être vidé, aussi plein que si personne n'y eût touché. Une autre fois, il avait été invité à un dîner de confrérie, et ses dévotions le retinrent si longtemps, qu'il arriva quand tout était fini.

Une multitude de pauvres le suivaient comptant sur ses restes. Les confrères lui dirent, d'assez mauvaise humeur, qu'on lui avait gardé sa part, mais qu'il n'y avait rien pour les mendiants. « C'est assez, répondit-il, cela suffira pour moi et pour les pauvres de Jésus-Christ. » En effet, on trouva un repas entier là où on n'avait mis de côté que quelques morceaux.

La femme d’Isidore, de son côté, donnait des marques d'une sainteté aussi grande que celle de son mari. Elle aussi faisait des miracles. Retirée dans un petit héritage, près de l'ermitage de Caraquiz, elle avait à traverser une rivière pour se rendre à une église de la Sainte Vierge qu'elle fréquentait assidûment. Un jour, elle trouva cette rivière débordée, et, avec une entière confiance dans la puissance de Dieu, elle détacha son tablier, l'étendit sur les eaux, et, à l'aide de cette barque d'un nouveau genre, passa tranquillement à l'autre bord.

Isidore meurt avant sa femme, en 1170, et on l'enterra sous une gouttière, dans le cimetière de Saint-André, où il fut oublié quarante ans. Alors il apparut à une dame vertueuse pour la presser de procurer l'élévation et la translation de son corps. Quand on l'eut retiré de terre, il fut trouvé aussi frais et aussi sain que s'il venait de mourir ; un parfum de délicieuse odeur embauma les airs, et toutes les cloches sonnèrent d'elles-mêmes. L'église de Saint-André fut choisie pour recevoir ses saintes reliques ; on y vit un grand concours de peuple ; de nombreux miracles s'opérèrent et firent croître et grandir la dévotion à saint Isidore.

Source principale : nouvl.evangelisation.free.fr/(« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Zofia Czeska-Maciejowska, veuve et fond. (1584-1650)
Bx André Abellon, prêtre o.p. (1375-1450)
Sts Pierre, André, Paul et Denise martyrs († 251)
St Cassius et Victorin, martyrs († v. 260)
St Simplice (Simplicio), prêtre († IVe s.)
St Achille, le Thaumaturge, évêque († IVe s.)
St Rhétice, évêque d'Autun au IVe s.
St Cabeb ou Elesbaan, roi d'Éthiopie († v. 535)
St Séverin (Severino), évêque et ermite († VIe s.)
St Rupert, duc de Bingen au IXe s.
St Witesinde, martyr († 855)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyVen 15 Mai 2015, 22:44

16 mai

Bx Vladimir Ghika
Prince roumain, prêtre de Paris, martyr à Bucarest
« Un apôtre de la charité et un précurseur de l’œcuménisme »

Vladimir Ghika naît le 25 décembre 1873, dans une famille régnante roumaine, à Constantinople, où son père représentait la Roumanie auprès de la Porte Ottomane. Sa mère est descendante d’une famille française. Il est baptisé et confirmé dans l’Église orthodoxe.
En 1878 arrive en France, suit des études à Toulouse, où il est licencié en droit, et ensuite à Paris où il intègre avec son frère l’Institut d’Études Politiques.
Il souhaite devenir prêtre et, après des études à Rome, il obtient en 1898 une licence en philosophie et un doctorat en théologie.

En 1902, après de longues réflexions, il fait son entrée officielle dans l’Église catholique.
Suite à une rencontre providentielle avec sœur Pucci, il introduit les « Filles de la Charité » en Roumanie. Fidèle à la « théologie du besoin », qui sera la règle de sa vie, Vladimir va se vouer, avec une immense disponibilité, pour les pauvres, les malades, les blessés, à diverses actions de charité.

Pendant la Grande Guerre, on retrouve Vladimir Ghika à Rome ou Paris où il continue ses activités charitables dans les hôpitaux peuplés de blessés, victimes du tremblement de terre d’Avezzano (province de L'Aquila, dans la région Abruzzes, Italie) en 1915, ou des tuberculeux de l’hospice de Rome. A Paris, il développe une importante activité diplomatique, il défend les intérêts de la France dans les milieux civils et ecclésiastiques, et œuvre au rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège. Le 4 octobre 1921, la France lui accorda la Légion d’honneur.

De 1920 à 1922, Vladimir fut de ceux qui œuvrèrent à la renaissance de l’Université de Louvain (Belgique) dont la bibliothèque avait été totalement détruite durant la guerre. Il fit partie du Comité international constitué en ce but et dirigé par le recteur, Mgr Deploige. En remerciement, le Cardinal Mercier, primat de Belgique, lui proposa d’inaugurer une chaire consacrée à la Roumanie. Vladimir y donna plusieurs conférences.

Le 07 octobre 1923, dans la Chapelle des Lazaristes, Vladimir Ghika est ordonné prêtre du diocèse de Paris par le Cardinal Dubois qui lui accorde l’autorisation de célébrer la messe selon les deux rites romain et byzantin. Il est nommé ensuite à l’église des étrangers (aujourd’hui Église Saint-Ignace). A l’aise dans tous les milieux, il côtoie le Pape et les têtes couronnées, les intellectuels et les artistes ; il est notamment l’ami de Jacques Maritain, Paul Claudel, Francis James. Mais il va aussi à la rencontre des âmes les plus éprouvées, les plus anxieuses, les plus révoltées. Il est à l’origine de nombreuses conversions. Par son action œcuménique, il œuvre toute sa vie pour l’unité des chrétiens.
Il possédait un don spécial d’attirer la confiance et d’obtenir des conversions. Il avait un sens si vif du péché que, plus d’une fois, au confessionnal, comme le Curé d’Ars, devant l’aveu de leurs fautes plus lourdes, des pécheurs l’entendirent pleurer.

Entre 1927 et 1939, Vladimir Ghika est aussi l’aumônier du Centre d’Études Religieuses, fondé en 1925 par Jean Daujat.
En 1931, le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) le nomme Protonotaire Apostolique. Il était depuis 1927 membre du Comité directeur des Congrès Eucharistiques. Son activité sacerdotale et apostolique n’a pas de limites : avec une bonté sans frontières, disponible à tous les appels des âmes, il parcourt les cinq continents, mais toujours avec le cœur à Paris. De Villejuif à Auberive, de Rome à Sydney ou de Buenos Aires à Tokyo (où il participe à la fondation du premier carmel) toute circonstance est bonne pour parler de Dieu aux gens rencontrés sur sa route.
Il a été l’inspirateur de l’Association Virgo Fidelis, destinée à promouvoir prières et sacrifices pour le sacerdoce.

En 1939, au début de la 2e guerre mondiale, Vladimir Ghika se trouvait en Roumanie. Avec la permission de l’archevêque de Paris, le card. Suhard, il décide d’y rester. Il y poursuit son activité sans relâche auprès des réfugiés, des malades, des prisonniers, des victimes des bombardements. Il est très proche de l’Église gréco-catholique, il instruit et guide spirituellement les étudiants. Il confesse et célèbre la messe dans une prison de femmes.
Après l’arrivée du communisme il fait le choix de rester dans son pays auprès de ses compatriotes en souffrance. Malgré une santé précaire il continue son activité sacerdotale.

Le 18 novembre 1952 il est arrêté. Il subit plus de quatre-vingts interrogatoires nocturnes, il est menacé, battu et torturé et, après un simulacre de procès, est condamné à trois ans d’incarcération dans la prison de Jilava près de Bucarest. Ici, il prêche, raconte ses souvenirs et un peu de joie illumine les visages qui l’entourent. « Pour lui, les murs de la prison n’existaient pas. Il était libre, parce qu’il faisait la volonté de Dieu. » (Didier Rance, Courage et fidélité. L’Église gréco-catholique unie)
Le 16 mai 1954, il meurt d’épuisement en prison, à l’âge de 80 ans.

La cause de sa béatification est ouverte en 2002, par l’Archevêché de Bucarest.
En mars 2013, le Pape François reconnait Mgr Vladimir Ghika comme martyr de la foi de l’Église catholique¸ il est béatifié le 31 août 2013 à Bucarest. Plus de 8000 fidèles ont assisté à la messe, présidée par le card. Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour la cause des saints, en présence du card. André Vingt-Trois de Paris, de l’archevêque Ioan Robu de Bucarest, et environ 30 évêques venant de l’Europe centrale et de l’Europe de l’est. Un grand groupe de membres de la famille du bienheureux avec un petit neveu de Mgr Vladimir Ghika participait avec joie et émotion.

Pour un approfondissement biographique
(écrits et vidéos) :
>>> Paris.catholique.fr/Une-vie-au-service-de-Dieu.html
>>> Lettres à mon frère en exil
>>> Le ministère sacerdotal de Vladimir Ghika

Sources principales : france-catholique.fr ; paris.catholique.fr (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Simon Stock, général des Carmes (1164-1265)
Ste Gemma Galgani, vierge (1878-1905)
St André Bobola, prêtre s.j. et martyr († 1657)
Sts Florent et Dioclétien martyrs († s.inc.)
Sts Abdas et Ébed-Jésus, évêques et martyrs († 375 ou 376)
St Pèlerin, évêque d'Auxerre et martyr († IIIe s.)
St Possidius, évêque en Numidie († après 437)
St Fale, ou Fidole, prêtre († v. 540)
St Brendan, abbé en Irlande († v. 577)
St Honoré, évêque d’Amiens vers VIe s.
St Carentec, abbé et évêque († vers le VIe s.)
Sts Martyrs en Palestine - 44 moines - († 616)
St Germier, évêque de Toulouse († VIe s.)
St Ubaldo, évêque de Gubbio en Ombrie († 1160)
St Adam (Adamo), abbé († v. 1215)
Sts Félix et Gennade, martyrs († s. inc.)
Bx Michel Wozniak, prêtre et martyr (1875-1942)
Bx Vitalij Volodymyr Bajrak, prêtre et martyr (1907-1946)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptySam 16 Mai 2015, 23:16

17 mai

Saint Pascal Baylon
Frère laïc o.f.m.

Pascal Baylon naît à Torre-Hermosa (Aragon, en Espagne), le 17 mai 1540, d'humbles cultivateurs, riches des vertus chrétiennes. Occupé dès l'âge de sept ans, à la garde des troupeaux, il passait son temps en prières et en lectures; on dit que les Anges eux-mêmes lui donnèrent des leçons.

Le petit Pascal se plaisait surtout à réciter le Pater. Quoique pauvre, il trouvait le moyen de faire l'aumône en donnant une partie de sa nourriture à ceux qui en avaient besoin. Il était le modèle aimé et respecté de tous les bergers de la contrée. Dans un âge si tendre, il connaissait l'usage assidu des cilices, des jeûnes, des disciplines sanglantes; on le voyait marcher pieds nus à travers les ronces et les épines, en expiation de ses péchés. Le maître chez qui ses parents l'avaient placé voulait le faire héritier de tous ses biens, mais Pascal ne convoitait que l'héritage de l'amour de Dieu et la pauvreté religieuse.

A vingt ans, il entra chez les Franciscains, malgré les sollicitations de ses camarades, auxquels il prouva la réalité de l'appel divin en frappant trois fois la terre avec sa houlette et en faisant jaillir trois fontaines dans un lieu sec et aride.

Les vertus de l'enfant, déjà si extraordinaires, devinrent dans le religieux, des vertus véritablement merveilleuses. Son obéissance était aussi parfaite que possible. Traité rigoureusement par son supérieur, il disait à ceux qui le plaignaient: « Taisez-vous: le Saint-Esprit a parlé par la bouche de notre supérieur. » Quand on lui proposait de faire quelque chose, il disait souvent: « Je ferai comme l'obéissance dira. » Sa mortification était effrayante et ne le cédait en rien à celle des anciens solitaires. Sa charité pour les pauvres, quand il était portier, dépassait les limites; du moins ses supérieurs le blâmaient à ce sujet; mais il leur répondait naïvement: « S'il se présente douze pauvres et que je donne à dix, il est bien à craindre que l'un de ceux que je renvoie ne soit précisément Jésus-Christ. »

Pascal est célèbre par sa dévotion à la Sainte Eucharistie; il passait des heures entières, souvent ravi en Dieu, devant le Tabernacle, et parfois on le voyait suspendu en l'air par l'effet du divin amour. Quand il ne pouvait être de corps devant le Très Saint-Sacrement, il y était ordinairement en esprit.

Le matin du 15 mai 1592, Pascal n'ouvrit pas les portes de l'Église conventuelle de Villareal : il était à bout de forces; deux jours plus tard il expirait en prononçant le nom de Jésus.
Pendant la Messe de ses funérailles, on vit ses yeux s'ouvrir deux fois, à l'élévation de l'hostie et du calice.

Pascal Baylon a été béatifié le 29 octobre 1618, par le pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621), et canonisé le 16 octobre 1690, par le pape Alexandre VIII (Pietro Vito Ottoboni, 1689-1691). Le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), en 1897, l’a désigné comme patron des œuvres eucharistiques.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Giulia Salzano, vierge et fond. (1846-1929)
St Adrion d'Alexandrie, martyr († IVe s.)
St Victor (Vittore) de Rome, martyr († siècle inc.)
Sts Héraclius et Paul martyrs († v. 303)
Ste Restitute, vierge et martyre († IVe s.)
St Émilien, évêque à Verceil en Piémont († VIe s.)
St Pierre Liu Wenyuan, martyr († 1834)
Bse Antonia Mesina, vierge et martyre († 1935)
Bx Ivan Ziatyk, prêtre c.ss.r. et martyr († 1952)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyDim 17 Mai 2015, 23:44

18 mai

Saint Léonard Murialdo
Prêtre et fondateur de la :
« Congrégation de Saint-Joseph »

La mémoire liturgique de St Leonardo Murialdo n'a pas été placée au jour de sa mort (dies natalis : 30 mars) mais le 18 mai, pour éviter qu’elle tombe trop souvent pendant le Carême et donc sans pouvoir la célébrer.
Néanmoins, le Martyrologe Romain et plusieurs calendriers, plaçant cette mémoire le 30 mars, votre serviteur (gpm) présente cette composition hagiographique aux deux dates.

Leonardo Murialdo nait à Turin, le 26 octobre 1828 : c'est la Turin de saint Jean Bosco, de saint Joseph Cottolengo lui-même, une terre fécondée par de si nombreux exemples de sainteté de fidèles laïcs et de prêtres.
Léonard est le huitième enfant d'une famille modeste. Enfant, avec son frère, il entra au collège des Pères scolopes de Savone, et suivit le cours élémentaire, le collège et le lycée : il trouva des éducateurs formés, dans une atmosphère de religiosité fondée sur une catéchèse sérieuse, avec des pratiques de piété régulières. Pendant son adolescence, il vécut toutefois une profonde crise existentielle et spirituelle qui le conduisit à anticiper le retour en famille et à conclure ses études à Turin, en s'inscrivant au cours biennal de philosophie.

Le « retour à la lumière » eut lieu - comme il le raconte - quelques mois plus tard, avec la grâce d'une confession générale, dans laquelle il redécouvrit l'immense miséricorde de Dieu ; il mûrit alors à 17 ans la décision de devenir prêtre, en réponse d'amour à Dieu dont l'amour l'avait saisi.

Il fut ordonné le 20 septembre 1851. C'est à cette époque que, comme catéchiste de l'Oratoire de l'Ange gardien, Don Bosco fit sa connaissance, l'apprécia et le convainquit d'accepter la direction du nouvel Oratoire de Saint-Louis à Porta Nuova, qu'il dirigea jusqu'en 1865. Là, il fut au contact des graves problèmes des classes sociales les plus pauvres, il visita leurs maisons, mûrissant une profonde sensibilité sociale, éducative et apostolique qui le conduisit à se consacrer de manière autonome à de multiples initiatives en faveur de la jeunesse. Catéchèse, école, activités récréatives furent les fondements de sa méthode éducative à l'Oratoire. Don Bosco le voulut à nouveau à ses côtés lors de l'audience accordée par le bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) en 1858.

En 1873, il fonda la « Congrégation de Saint-Joseph », dont l'objectif apostolique fut, dès le départ, la formation de la jeunesse, en particulier la plus pauvre et abandonnée. Le contexte turinois de l'époque fut marqué par l'intense floraison d'œuvres et d'activités caritatives promues par Léonard Murialdo jusqu'à sa mort, le 30 mars 1900.

Leonardo Murialdo a été béatifié le 03 novembre1963 et canonisé le 03 mai 1970, par le même pape : le Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Léonard Murialdo
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Felice de Cantalice, religieux o.f.m. cap. (1515-1587)
St Jean I, pape (53e) et martyr de 523 à 526
St Félix de Salone (Dalmatie), martyr († 299)
St Dioscore d'Alexandrie, martyr († v. 303)
Sts Potamon, Ortaise, Sérapion et comp., martyrs
St Théodote, martyr († v. 303)
Stes Euphrasie, Matrone et Julitte, martyres († v. 303)
Stes Thécuse, Alexandra, Claudie, Phaina, martyres
Bx Burchard, prêtre († XIIe s.)
St Éric IX de Suède, roi et martyr († 1160)
Bx Guillaume de Toulouse, prêtre o.e.s.a. († 1369)
Bse Blandine Merten, vierge ursuline († 1918)
Bx Stanisław Kubski, prêtre et martyr († 1942)
Bx Martin Oprzadek, prêtre franciscain. († 1942)
St Venance (Venanzio) de Camerino († 251 ou 253)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyLun 18 Mai 2015, 22:53

19 mai

Saint Crispin de Viterbe
Religieux o.f.m. cap.

Crispin de Viterbe, au siècle Pietro Fioretti, naît à Viterbe en 1668 dans une famille profondément chrétienne. Sa mère lui inspira, dès ses premières années, une grande dévotion à Marie : « Voilà ta vraie Mère » lui avait-elle dit, en le conduisant à son autel. Le pieux enfant fut placé chez un de ses oncles qui était cordonnier ; le samedi soir, avec le petit salaire de la semaine, Crispin allait acheter un bouquet pour la Sainte Vierge.

Sa vocation naquit le jour où il vit des novices capucins dans une procession, mais il voulut d'abord s'informer sur cet Ordre et se procura un exemplaire de la Règle de saint François, l'examina soigneusement et conclut: c'est ce que Dieu demande de moi!

En 1693 il entrait donc au noviciat de Palanzano, près de Viterbe, comme frère laïc, et reçut le nom de Crispin, patron des cordonniers. Il résida en divers couvents, mais il fut surtout quêteur à Orvieto pendant près de quarante ans. Toute sa vie il manifesta un amour fervent pour Dieu et une tendre dévotion à la Vierge; dans ses relations avec ses frères comme avec les gens il observait scrupuleusement la Règle: être doux et humble, patient et serviable, toujours souriant et aimable, apaisant, effacé et courtois envers tous.

Quand on le plaignait de son excès de travail, il disait en riant le mot de saint Philippe Néri : « Le Paradis n'est point fait pour les lâches ! » Un jour, la maladie sévit dans un couvent : « Voulez-vous risquer votre vie et aller soigner vos frères ? lui dit son supérieur. Voulez-vous ? reprit Crispin ; j'ai laissé ma volonté à Viterbe, en entrant chez les Capucins. » Il guérit tous les malades du couvent et revint lui-même en parfaite santé.
Il aimait beaucoup les fonctions de frère quêteur et se plaisait à s'appeler l'âne des Capucins. Si, pour l'éprouver, on l'accablait d'injures : « Dieu soit loué ! s'écriait-il ; on me traite ici comme je le mérite. » Sa charmante humeur l'a fait appeler le Saint joyeux.
Il est mort à Rome le 19 mai 1750.

Fra Crispino a été béatifié, le 26 aout 1806, par le pape Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) et canonisé, le 20 juin 1982, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) à conclusion du 8e centenaire de la naissance de saint François d’Assise (Crispin a été le premier saint canonisé par Jean-Paul II).

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints...) ; capucinsorient.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Yves Hélory, avocat puis prêtre (1250-1303)
Bse Pina Suriano, laïque et fondatrice (1915-1950)
St Célestin V, pape (192e) en 1294 († 1296)
St Urbain I, pape (17e) de 222 à 230
Sts Parthène et Calogère, martyrs († v. 304)
St Hadulphe, évêque d'Arras et de Cambrai († 728)
St Dunstan, évêque de Cantorbéry († 988)
St Humilienne (Umiliana de' Cerchi), veuve († 1246)
Bx Augustin (Agostino), prêtre o.e.s.a. († 1309)
BBx Jean de Cetina et Pierre de Dueñas, martyrs
Bx Jean Martinez, prêtre o.p. et martyr († 1619)
Bx Pierre Wright, prêtre et martyr († 1651)
St Teofilo de Corte, prêtre o.m. († 1740)
Bx Jean-Baptiste-Xavier, o.f.m. cap. et martyr († 1794)
Ste Marie-Bernarde (Vérine Bütler), vierge
Bx Joseph Czempiel, prêtre et martyr († 1942)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyMar 19 Mai 2015, 19:28

20 mai

Saint Bernardin de Sienne
Prêtre o.f.m.

Bernardino Albizeschi naît le 8 septembre 1380, jour de la Nativité de Marie, à Massa Maritima, près de Sienne (en Toscane, Italie). Tout jeune fut privé, de ses nobles et pieux parents ; mais il trouva dans une de ses tantes une véritable mère. Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : « Pour l'amour de Dieu, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd'hui. »

Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l'affligeait profondément : « Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin ! »

À dix-sept ans, il entra dans une confrérie de garde-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu'aux besoins des autres ; il parut surtout héroïque dans une peste affreuse, où il s'imposa mille fatigues et brava mille fois la mort.

En 1402 l'inspiration du Ciel le conduisit dans l'Ordre des Frères Mineurs où il commença très tôt sa mission de prédicateur à travers toute l'Italie; il la poursuivra jusqu'à la fin de sa vie malgré une santé fragile. Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix, faible et presque éteinte, devint inopinément claire et sonore ; Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut.

Le principal caractère de la vie de ce grand saint, c'est son amour extraordinaire pour la très Sainte Vierge.Faisant un jour l'éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l'Apocalypse : « Un grand signe est apparu au Ciel. » Au même instant, une étoile brillante parut au-dessus de sa tête. Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle.

Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l'aumône ; Bernardin, qui ne portait jamais d'argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu'il se senti soulagé et vit disparaître toute trace de lèpre.

Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d'un batelier cupide auquel il n'avait rien à donner. Confiant en Dieu il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière.

C'est à Bernardin de Sienne que remonte la dévotion au saint Nom de Jésus : il ne pouvait prononcer ce nom sans éprouver des transports extraordinaires. Il a été aussi un des apôtres les plus zélés du culte de saint Joseph.
II est mort à Aquila au cours d'une dernière course apostolique le 20 mai 1444. Moins d'un an après sa mort, le procès de canonisation fut ouvert et aboutit en 1450.

Bernardino (Albizeschi) de Sienne, en effet, fut canonisé le 24 mai 1450, par le pape Nicolas V (Tomaso Parentucelli, 1447-1455), soit à peine 6 ans après sa mort.

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints...) ; capucinsorient.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Arcangelo Tadini, prêtre et fondateur (1846-1912)
Bx Luigi (Louis) Talamoni, prêtre et fond. (1848-1926)
Bse Colomba (Angela) de Rieti (I), vierge (1467-1501)
Bse María Crescencia Perez, religieuse (1897-1932)
Ste Lydie, marchande de pourpre de Thyatire († Ier s.)
Ste Aurée, martyre († IIe s.)
St Baudile, martyr († IIIe s.)
St Thalalée, martyr († IIIe s.)
St Lucifero, évêque à Cagliari en Sardaigne († 370)
St Hilaire, évêque à Toulouse († v. 400)
St Outrille (Austrégisile) évêque de Bourges († v. 624)
St Anastasio, évêque à Brescia († VIIe s.)
St Théodore (Teodoro), évêque à Pavie († 744)
Bx Guy (Guidone) de Gherardesca, ermite († XIIe s.)
St Protais Chong Kuk-bo, martyr († 1839)
Bse Josepha Hendrina Stenmanns, co-fond. (1852-1903)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyJeu 21 Mai 2015, 00:21

21 mai

Saint Christophe Magallanes
et 24 compagnons
Martyrs

Christophe Magallanes, prêtre mexicain, né le 30 juillet 1869, fut persécuté ainsi que vingt-quatre de ses compagnons suite à un décret ordonnant la fermeture des églises et l'arrestation des ministres du culte.

Pour ne pas avoir abandonné leur ministère, ni rallié l'Église mexicaine indépendante de Rome, ils furent exécutés entre 1915 et 1937.

Au Mexique, la séparation de l'Église et l'État s'est transformée en véritable persécution de l'Église, déchaînant la haine contre la religion catholique. L'État mexicain règlemente et contrôle les ordinations et de nombreux prêtres s'exilent.
Dans ce contexte, le père Christophe Magallanes fonde un séminaire dans son diocèse pour que les ordinations ne soient pas interrompues pendant les persécutions. Il est fusillé le 25 mai 1927.

Christophe Magallanes et ses compagnons furent canonisés le 21 mai 2000 par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Liste des 25 martyrs canonisés le 21 mai 2000
(Le Martyrologe Romain commémore chacun à la date anniversaire du martyre)

Prêtres : Cristobal Magallanes Jara, Agustin Caloca Cortes, Roman Adame Rosales, Rodrigo Aguilar Aleman, Julio Alvarez Mendoza, Luis Batis Sainz, Mateo Correa Magallanes, Atilano Cruz Alvarado, Miguel De La Mora, Pedro Esqueda Ramirez, Margarito Flores Garcia, Jose Isabel Flores Varela, David Galvan Bermudez, Pedro de Jesus Maldonado Lucero, Jesus Mendez Montoya, Justino Orona Madrigal, Jose Maria Robles Hurtado, Toribio Romo Gonzalez, Jenaro Sanchez Delgadillo, Sabas Reyes Salazar, David Uribe Velasco, Tranquilino Ubiarco Robles.
Laïcs : Salvador Lara Puente, Manuel Morales, David Roldan Lara.

Pour un approfondissement :
>>> 25 martyrs du Mexique (1915 - 1937)

Sources principales : santiebeati.it ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Eugène de Mazenod, évêque et fondateur (1782-1861)
Bx Hyacinthe-Marie Cormier, 76e maître o.p.
St Timothée, moine et martyr († III siècle)
St Polyeucte, martyr († IIIe s.)
Sts Martyrs d'Alexandrie († 357 ou 358)
St Patern, évêque de Vannes († Ve s.)
St Hospice, ermite près de Nice († v. 581)
St Mancius, martyr († VI s.)
St Thibaud, évêque de Vienne († 1001)
St Hemming, évêque en Finlande († 1366)
Bx Jean Mopinot, religieux f.e.c. martyr († 1794)
Bx Manuel Gómez González, prêtre et martyr († 1924)
Bx Adílio Daronch, martyr († 1924)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyJeu 21 Mai 2015, 22:57

22 mai

Sainte Rita de Cascia
Veuve puis religieuse
(1381-1447)

Rita naît vers 1381 près de Cascia en Ombrie, au cœur d'une époque troublée marquée par la guerre entre partisans du Pape et de l'Empereur. Chaque village est divisé. Les parents de Rita sont surnommés les 'porte-paix' du Christ, jouant un rôle de médiation entre clans rivaux. Cet exemple, Rita ne l'oubliera pas, elle le prolongera par toute une vie de douceur et d'extraordinaire patience dans l'adversité.
Vers l'âge de treize ans, elle commence à penser à la vie religieuse. Ses parents préfèrent la marier à un homme riche, mais au caractère brutal. Rita s'incline, se disant qu'elle n'est sans doute pas digne de la vie consacrée. Elle souffre en silence, ajoutant des jeûnes fréquents pour la conversion de Paolo di Fernando, son mari. Elle est si douce que ses voisins la surnomment « la femme sans rancune ». Enceinte, elle donne naissance à deux jumeaux. Paolo finit alors par s'amadouer et le ménage connaît un temps de bonheur.

Or un soir d'hiver 1416, Paolo tombe dans une embuscade. Quand Rita arrive, il est déjà mort, mais un témoin atteste qu'il s'est tourné vers Dieu. Les jumeaux, eux, ne rêvent que de venger leur père. Rita redouble de prière, demandant même au Seigneur qu'ils meurent en pardonnant plutôt que de vivre dans la vengeance. Quelques mois après, ses fils sont emportés par une épidémie de peste, non sans avoir demandé pardon à leur mère.

Devenue veuve, Rita va pouvoir réaliser sa vocation, non sans mal ! Elle frappe à la porte des Augustines de Cascia, mais l'abbesse lui refuse l'entrée, l'ordre interdisant l'accueil des veuves. Rita insiste et finalement est admise, à condition de parvenir d'abord à réconcilier les deux clans, celui de son mari et celui de son assassin. Elle y parvient, contre toute attente ! Elle restera quarante ans religieuse, se dévouant au service des pauvres.

Un Vendredi saint, après un carême prêché par un Franciscain, elle demande à être configurée au Christ. Elle recevra, sur le front, dans une extase, un des stigmates de la Passion qui ne la quittera plus, sauf durant le pèlerinage du Jubilé à Rome pour rendre grâce de la cessation des guerres dans le pays. Ses dernières années, elle les passe en recluse, ne recevant plus que l'Eucharistie pour toute nourriture.

À sa mort, vraisemblablement en 1447, le peuple de Cascia la proclame sainte, bien avant l'Église officielle. Elle sera béatifiée en 1627 ou 1628 par le pape Urbain VIII et canonisée en 1900 par le pape Léon XIII. Son corps, intact, repose dans la basilique de Cascia et attire des pèlerins du monde entier, venus implorer son intercession.

Demandons-lui aujourd'hui qu'elle nous communique sa capacité à pardonner, sa douceur évangélique et, dans la contemplation du Christ, la force d'un amour invincible, pour Dieu et pour nos frères. Avec elle, soyons sûrs qu'il n'y a pas de cause désespérée pour celui qui croit, et plus encore pour celui qui aime en Dieu, car à Dieu, rien n'est impossible !



Prière à Sainte Rita de Cascia

O sainte Rita, sainte de l'impossible et avocate des causes désespérées, sous le poids de l'épreuve, j'ai recours à toi. Libère mon pauvre cœur des angoisses qui l'oppressent et rends la paix à mon esprit accablé. Toi que Dieu a choisi d'établir comme avocate des causes désespérées, obtiens-moi cette grâce que je sollicite (la formuler ici). Serais-je le seul (la seule) à ne pas éprouver l'efficacité de ta puissante intercession ? Si mes péchés constituent un obstacle à l'accomplissement de mes vœux les plus chers, obtiens-moi la grande grâce d'un sincère repentir et du pardon, moyennant une bonne confession. En tout cas, ne permets pas que je continue ainsi à vivre dans une si grande affliction. Aie pitié de moi !

O Seigneur, vois l'espérance que j'ai en Toi ! Écoute ta bienheureuse Rita qui intercède pour nous autres, les affligés humainement sans espoir. Exauce-la encore une fois en nous manifestant ta miséricorde. Amen.

Les autres saints du jour :

Ste Julie, vierge et martyre († Ve s.)
Bse Maria Domenica Brun Barbantini, fondatrice († 1868)
Sts Caste et Émile, martyrs († v. 250)
St Basilisque, martyr († IVe s.)
Ste Quiterie, vierge et martyre († 478)
St Ausone, évêque d'Angoulême († IV ou Ve s.)
St Loup, évêque de Limoges († 637)
St Jean (Giovanni), abbé à Parme († Xe s.)
St Atton, évêque de Pistoia en Toscane, Italie († 1153)
Ste Humilité (Rosanna Regusanti), abbesse († 1310)
Bx Jean Forest, prêtre o.f.m. et martyr († 1538)
BBx Pierre de l'Assomption, Jean-Baptiste Machado, martyrs
Bx Matthieu d'Arima, catéchiste et martyr († 1620)
St Michel Ho Dinh Hy, martyr († 1857)
St Dominique Ngon, père de famille et martyr († 1862)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyVen 22 Mai 2015, 23:55

23 mai

Saint Jean-Baptiste de Rossi
Confesseur

Giovanni Battista de Rossi naît dans la petite ville de Voltaggio, au diocèse de Gênes, le 22 février 1698. Son père, Charles, était de condition modeste, mais d'une foi profonde qui le fit veiller de près, tant qu'il vécut, à l'éducation religieuse de ses quatre enfants. Deux nobles génois, Jean Scorza et Maria Cambiasi, sa femme, qui villégiaturaient à Voltaggio, furent charmés de ses qualités et le demandèrent à son père en qualité de page.

Trois ans après il les quittait, appelé à Rome par un cousin, don Laurent de Rossi, chanoine de la basilique de Sainte-Marie in Cosmedin. Celui-ci, avec une générosité et une affection qui ne se démentirent jamais, le fit instruire au Collège romain. Jean-Baptiste y suivit les cours avec un tel succès, que, tous les ans, il obtenait le titre de dictateur, réservé à l'élève le plus brillant de chaque classe.
En 1721, avec une dispense de près d'un an, il était ordonné prêtre, et il commençait l'admirable vie d'apostolat des pécheurs et des pauvres qui l'ont fait comparer à saint Philippe de Néri et à saint Vincent de Paul.
Il évangélisa d'abord les pauvres bergers de la campagne romaine qui apportaient à la ville leurs denrées. Il venait dès le lever de l'aurore, au coucher du soleil, les trouver sur les places où ils s'assemblaient, leur parlait avec affection, s'intéressait à leurs petites affaires, à leur commerce, gagnait leur confiance ; peu à peu il s'insinuait dans ces âmes frustes et grossières, peu soucieuses des choses éternelles; enfin il les touchait, les tournait vers Dieu, éveillait en elles le désir du salut ; triomphant, il les guidait vers un confesseur, car lui-même ne se croyait pas assez instruit pour s'asseoir au tribunal de la pénitence.

Bientôt ce travail ingrat et dur ne lui suffit pas. Les vagabonds, puis les prisonniers, les gens d'armes des tribunaux, - voire le bourreau lui-même, - attirèrent ses soins et profitèrent de son dévouement. Son œuvre préférée fut pendant longtemps l'hospice de Santa-Galla, où un bon prêtre, don Vaselli, réunissait déjà des pauvres abandonnés qui avaient besoin d'instruction religieuse. Jean-Baptiste s'était attaché à cette maison dès le temps où il fréquentait le Collège romain. Prêtre, il s'y donna plus encore, jusqu'à ce qu'enfin il succéda à don Vaselli dans la direction, moins imposée par une règle positive que bénévolement acceptée, des prêtres qui se consacraient à ce ministère.
Et puis il eut le désir de donner aux pauvres filles qui erraient sans domicile dans les rues de Rome un asile au moins pour la nuit. Il fonda pour elles l'hospice Saint-Louis-de-Gonzague, dirigé par une prieure et une sous-prieure.

Ce n'est qu'en 1739 que, triomphant des hésitations de son humilité, le vénérable Tenderini, évêque d'Orte, l'orienta vers la direction des âmes. Il s'y révéla immédiatement maître, et maître merveilleux. Dorénavant sa grande et constante occupation fut d'entendre les confessions ; il y acquit une réputation que l'on peut dire mondiale, puisque, comme un siècle plus tard pour le saint curé d'Ars, on vit des pénitents lui venir de Portugal, d'Espagne ou même d'Allemagne, attirés par la réputation de sa sainteté et de sa miséricorde.

Sa santé devenait de plus en plus précaire; les crises de sa maladie, plus fréquentes, secouaient son pauvre corps au point de le laisser pendant plusieurs jours dans une véritable agonie ; il ne se soutenait qu'avec peine sur ses jambes affaiblies, presque hors d'usage ; son estomac refusait à peu près toute nourriture ; il ne pouvait ni lire ni écrire. Malgré tout il allait, et soit pour confesser, soit pour prêcher, soit pour consoler et encourager, il avait toujours des forces.

C'est qu'il les puisait dans un amour de Jésus-Eucharistie qui s'épanouissait en un oubli absolu de lui-même. Détaché de toute grandeur humaine et de toute richesse, il avait fallu un ordre exprès de son confesseur pour lui faire accepter la succession de son cousin, don Laurent, à sa prébende de chanoine et à sa fortune. Celle-là, il la garda, comme de force, jusqu'à ce que ses fonctions de confesseur lui eussent rendu impossible l'assistance au chœur. Mais celle-ci, il ne tarda pas à la disperser tout entière aux mains des pauvres. Et quand il meurt, le 23 mai 1764, non pas dans la belle maison dont il avait hérité, mais dans une humble chambre de l'hôpital de la Trinité des pèlerins, il ne possédait plus que trois ou quatre meubles, un pauvre bréviaire qu'il donna à des amis, et son lit, qu'il légua à une pauvresse, en réservant toutefois quelques planches pour son cercueil.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Saint Jean-Baptiste de Rossi

Source principale : liberius.net/.../(« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

BBx Józef Kurzawa,W. Matuszewski, prêtes et martyrs († 1940)
Sts Lucius, Montanus et compagnons, martyrs († 259)
Sts Martyrs de Cappadoce († 303)
Sts Martyrs de Mésopotamie († 303)
St Éphèbe, évêque de Naples († IVe s.)
St Didier, évêque de Langres et martyr († 407)
St Eutyque ou Eutyche, abbé en Ombrie († Ve s.)
St Spes, abbé en Ombrie († VIe s.)
St Didier, évêque de Vienne et martyr († 606 ou 607)
St Honorat, abbé de Subiaco, Latium († fin VIe s.)
St Syagre, évêque à Nice († 787)
St Michel, évêque en Phrygie († 824)
St Guibert, moine à Gorze en Belgique († 962)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptySam 23 Mai 2015, 19:00

24 mai

Bx Louis-Zéphyrin Moreau
Évêque et fondateur des :
Sœurs de Saint-Joseph et Sœurs de Sainte-Marthe

Louis-Zéphyrin Moreau naît le Ier avril 1824 à Bécancour dans la province du Québec au Canada, cinquième d'une famille de treize enfants.
Après sa scolarité au petit séminaire de Nicolet, il est refusé au séminaire de Québec à cause de sa mauvaise santé, mais il est accepté à celui de Montréal par le célèbre et dynamique évêque Mgr Bourget. Il est ordonné prêtre en 1846.

Le diocèse de Montréal ayant été scindé en deux, donnant naissance au nouvel évêché de Saint Hyacinthe, l'abbé Moreau en est le chancelier, puis il en devient évêque en 1876. En ce dix-neuvième siècle, le Canada, spécialement dans sa partie francophone, connait une croissance rapide et une remarquable vitalité. Mgr Moreau, malgré sa faible santé, mène une vie austère et déploie une impressionnante activité. À son propos, le Bx Jean-Paul II donne cette définition : « Le ministère épiscopal n'a pas d'autre raison d'être que de rassembler et de stimuler les membres de l'Église dans leur complémentarité. »

Bravant la pauvreté, l'évêque fonde deux congrégations religieuses. Homme prudent et réfléchi, il a pourtant des initiatives hardies pour répondre aux besoins des temps nouveaux, si bien que son action s'étend au-delà de son diocèse, notamment pour les rapports œcuméniques. Il encourage les écoles, veille à la formation des séminaristes, se dévoue pour les pauvres. Sa devise épiscopale est : «Je peux tout en celui qui me fortifie». Il s'agit donc d'appuyer sa faiblesse sur la force de Dieu ; c'est pourquoi il écrit : «Nous ne ferons bien les grandes choses dont nous sommes chargés que par une union intime avec Notre-Seigneur».

Après avoir aimé son troupeau de l'amour brûlant du Christ, Mgr Moreau, qu'on a pu appeler l'évêque du Sacré-Cœur, meurt le 24 mai 1901, vers 17 heures.

Louis-Zéphyrin Moreau a été béatifié le 10 mai 1987 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005). C'est le premier évêque canadien béatifié natif du Canada.

Pour un approfondissement :
>>> Diocèse de Saint-Hyacinthe

Source principale : Documentation Catholique 1987 p. 690 (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Sts Donatien et Rogatien, martyrs († v. 304)
St Manahène, prophète à Antioche († Ier s.)
Ste Jeanne la porteuse de myrrhe, femme de Chuza
St Zoël, martyr († siècle inc.)
St Sérvolo (Servule) de Trieste (I), martyr († 284)
St Martyrs (38) de Philippopolis († 304)
St Vincent, moine au monastère de Lérins († v. 450)
St Syméon Stylite le jeune, prêtre et anachorète († 592)
Bx Philippe (Filippo), prêtre o.e.s.a. († 1306)
Bx Jean de Prado, prêtre o.f.m. et martyr († 1631
Sts Augustin, Agathe et 7 compagnons, martyrs († 1839)
St Misselin, prêtre à Tarbes (Vème siècle)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyLun 25 Mai 2015, 00:03

25 mai

Saint Bède le Vénérable
Docteur de l’Église

Bède naît dans le Nord-est de l'Angleterre, plus exactement dans le Northumberland, en 672/673. À l'âge de sept ans, il fut donné au célèbre moine anglais saint Benoît Biscop, pour être élevé et instruit selon l'usage bénédictin. Bède, en anglo-saxon, signifie prière, et qualifie bien toute la vie de cet homme de Dieu, si vénéré de ses contemporains qu'il en reçut le surnom de Vénérable, que la postérité lui a conservé.
À sa grande piété s'ajouta une science extraordinaire. À dix-neuf ans, il avait parcouru le cercle de toutes les sciences religieuses et humaines : latin, grec, poésie, sciences exactes, mélodies grégoriennes, liturgie sacrée, Écriture Sainte surtout, rien ne lui fut étranger. Mais la pensée de Dieu présidait à tous ses travaux : « Ô bon Jésus, s'écriait-il, vous avez daigné m'abreuver des ondes suaves de la science, accordez-moi surtout d'atteindre jusqu'à Vous, source de toute sagesse. »

D'élève passé maître, il eut jusqu'à six cents disciples et plus à instruire ; ce n'est pas un petit éloge que de citer seulement saint Boniface, Alcuin, comme des élèves par lesquels sa science rayonna jusqu'en France et en Allemagne. Étudier, écrire était sa vie ; mais l'étude ne desséchait point son cœur tendre et pieux ; il rédigeait tous ses immenses écrits de sa propre main : les principaux monuments de sa science sont ses vastes commentaires sur l'Écriture Sainte et son Histoire ecclésiastique d'Angleterre.

Bède eut à porter longtemps la lourde Croix de la jalousie et fut même accusé d'hérésie : ainsi Dieu perfectionne ses Saints et les maintient dans l'humilité.

Étant tombé malade, il ne cessa pas de travailler, conservant toujours une joie intérieure qui s'exprimait dans la prière et dans le chant. Il concluait son œuvre la plus importante, la Historia ecclesiastica gentis Anglorum, par cette invocation: « Je te prie, ô bon Jésus, qui avec bienveillance m'a permis de puiser aux douces paroles de ta sagesse, accorde-moi, dans ta bonté, de parvenir un jour à toi, source de toute sagesse, et de me trouver toujours face à ton visage ».

Il n'avait que soixante-deux ans quand il se sentit pris d'une extrême faiblesse ; tourné vers le Lieu saint, il expira le 26 mai 735 (jour de l'Ascension) en chantant : « Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto ».

Il est à noter que la devise du pape François "miserando atque eligendo" est tirée des homélies de saint Bède (Homélie 21 ; CCL 122, 149-151).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Bède le vénérable
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints...) ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

BBx Mario Vergara et Isidore Ngei Ko Lat, martyrs († 1950)
Bx Mykola Cehelskyj, prêtre et martyr (1896-1951)
Ste Madeleine-Sophie Barat, fondatrice (1779-1865)
St Grégoire VII, pape (155e) de 1073 à 1085
Ste Maria Maddalena de Pazzi, carmélite (1566-1607)
St Canion, évêque et martyr († IIIe ou IVe s.)
St Denis (Dionigi), évêque de Milan († v. 361)
St Zénobe, évêque de Florence (fin IVe début Ve s.)
St Léon (ou Lyé), abbé de Mantenay († VIIe s.)
St Aldhelm, évêque et abbé († 709)
St Gennade, évêque d'Astorga († v. 925)
Bx Gérard (Gerardo) Mecatti, religieux († 1245)
St Gérard de Lunel, ermite († 1346)
Bx Jacques-Philippe (Andrea), prêtre o.s.m. († 1483)
St Pierre Doan Van Vân, catéchiste et martyr († 1865)
St Denys Ssebuggwawo, martyr à 16 ans († 1886)
St Augustin Caloca, prêtre et martyr († 1927)
St Christophe Magallanès, prêtre et martyr († 1927)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyLun 25 Mai 2015, 20:12

26 mai

Saint Philippe Néri
Prêtre et fondateur de
l’« Oratoire »

Filippo Neri naît à Florence le 22 juillet 1515. Dès son enfance, on l'appelait le bon petit Philippe, tant il était bon, doux et aimable. Vers l'âge de dix-huit ans, il renonça à la fortune d'un de ses oncles pour aller à Rome étudier les sciences ecclésiastiques. Rien de plus édifiant que sa vie d'étudiant : pauvreté, mortification, prière, travail, silence, vie cachée, habitaient sa modeste cellule.

Après plusieurs années d'étude opiniâtre dans les universités, il travailla seul, quelques années encore, dans le silence et la solitude, et quand, devenu prêtre par obéissance, il commença à se livrer au ministère des âmes, son esprit facile et profond avait acquis une science fort remarquable. Son angélique pureté eut à subir les plus rudes assauts ; mais il sortit toujours vainqueur de tous les pièges, et reçut comme récompense la grâce de ne jamais ressentir, le reste de sa vie, aucun mouvement, même involontaire, de la concupiscence charnelle.

Un jour, Philippe fut tellement embrasé de l'amour de Dieu, que deux de ses côtes se rompirent pour donner plus de liberté à ses élans séraphiques. Souvent ses entretiens avec Notre-Seigneur étaient si suaves, qu'il n'y pouvait tenir et se mourait de joie, ce qui lui faisait pousser ce cri : « Assez, Seigneur, assez ! »

Philippe visitait les hôpitaux, soignait les malades, assistait et instruisait les pauvres, passait de longues nuits dans la prière, aux catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Partout et à toute occasion, il cherchait à gagner des âmes à Dieu. Il aimait surtout les jeunes gens ; il les attendait à la sortie des écoles, se mêlait à leurs rangs et conversait avec eux ; il les abordait sur les places publiques, les cherchait jusque dans les ateliers et les magasins, en confessait une multitude, en retirait un grand nombre du vice. « Amusez-vous bien, leur disait-il souvent ; mais n'offensez pas le bon Dieu ! » Aussi Philippe exerçait-il sur l'enfance et la jeunesse un ascendant irrésistible, et nul mieux que lui ne mérite d'être regardé comme le Patron des Œuvres de jeunesse. Le Saint fonda la Société des Prêtres de l'Oratoire.

Philippe jouait pour ainsi dire avec les miracles, et les résurrections de morts ne coûtaient rien à cet homme extraordinaire. Il se regardait, malgré tout, comme le plus grand des pécheurs, et disait souvent à Dieu : « Seigneur, défiez-vous de moi, car j'ai peur de vous trahir ! »

Philippe mourut à l'âge de quatre-vingt ans, le 26 mai 1595.

Filippo Neri a été béatifié, le 11 mai 1615, par Paul V (Camillo Borghese 1605-1622) et canonisé, le 12 mars 1622, par Grégoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623).

Pour un approfondissement :
>>> Saint Philippe Néri  

Les autres saints du jour :

Bx Andrea (André) Franchi, évêque o.p. (1335-1401)
Ste Marie-Anne de Jésus de Parédès, vierge (1618-1645)
St Éleuthère, pape (13e)  de 175 à 189
St Simètre, martyr († siècle inc.)
Ste Félicissime (Felicissima), martyre (†  303)
Sts Prisque et ses compagnons, martyrs († IIIe s.)
St Didier, évêque de Vienne et martyr († 606 ou 607)
St Bérenger, moine bénédictin († 1093)
St Lambert, évêque de Vence († 1154)
Bx François (Francesco) Patrizi, prêtre o.s.m. († 1328)
St Pierre Sans y Jorda, évêque o.p. et martyr († 1747)
St Joseph Chang Song-jib, pharmacien et martyr († 1839)
St Jean Doan Trinh Hoan, prêtre et martyr († 1861)
St Matthieu Nguyen Van Phuong, martyr († 1861)
St André Kaggwa, laïc et martyr  († 1886)
St Pontien Ngondwe, garde du corps et martyr († 1886)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyMar 26 Mai 2015, 22:33

27 mai

Saint Augustin de Cantorbéry
Moine bénédictin et archevêque

Aux Ve et VIe siècles, l'île de la Grande-Bretagne évangélisée dès les premiers siècles du christianisme, était retombée dans le paganisme à la suite de l'invasion des Saxons. Le jeune roi de ce temps, Ethelbert, épousa Berthe, princesse chrétienne, fille de Caribert Ier, roi de Paris et petit-fils de Clovis. Berthe consentit à ce mariage à la condition d'avoir sa chapelle et de pouvoir observer librement les préceptes et les pratiques de sa foi avec l'aide et l'appui d'un évêque gallo-franc. L'âme du roi de Kent subissait la salutaire influence de sa pieuse épouse qui le préparait sans le savoir à recevoir le don de la foi.

Le pape Grégoire le Grand jugea le moment opportun pour tenter l'évangélisation de l'Angleterre qu'il souhaitait depuis longtemps. Pour réaliser cet important projet, le souverain pontife choisit le moine Augustin alors prieur du monastère de St-André à Rome. On ne sait absolument rien de la vie de saint Augustin de Cantorbéry avant le jour solennel du printemps 596, où pour obéir aux ordres du pape saint Grégoire le Grand qui avait été son abbé dans le passé, il dut s'arracher à la vie paisible de son abbaye avec quarante de ses moines pour devenir missionnaire.

À Lérins, première étape des moines missionnaires, ce qu'on leur rapporta de la cruauté des Saxons effraya tellement les compagnons d'Augustin, qu'ils le prièrent de solliciter leur rappel du pape. Augustin dut retourner à Rome pour supplier saint Grégoire de dispenser ses moines d'un voyage si pénible, si périlleux et si inutile. Le souverain pontife renvoya Augustin avec une lettre où il prescrivait aux missionnaires de reconnaître désormais le prieur de St-André pour leur abbé et de lui obéir en tout. Il leur recommanda surtout de ne pas se laisser terrifier par tous les racontars et les encouragea à souffrir généreusement pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Ainsi stimulés, les religieux reprirent courage, se remirent en route et débarquèrent sur la plage méridionale de la Grande-Bretagne. Le roi Ethelbert n'autorisa pas les moines romains à venir le rencontrer dans la cité de Cantorbéry qui lui servait de résidence, mais au bout de quelques jours, il s'en alla lui-même visiter les nouveaux venus. Au bruit de son approche, les missionnaires, avec saint Augustin à leur tête, s'avancèrent processionnellement au-devant du roi, en chantant des litanies.

Ethelbert n'abandonna pas tout de suite les croyances de ses ancêtres. Cependant, il établit libéralement les missionnaires à Cantorbéry, capitale de son royaume, leur assignant une demeure qui s'appelle encore Stable Gate : la porte de l'Hôtellerie, et ordonna qu'on leur fournit toutes les choses nécessaires à la vie.

Vivant de la vie des Apôtres dans la primitive Église, saint Augustin et ses compagnons étaient assidus à l'oraison, aux vigiles et aux jeûnes. Ils prêchaient la parole de vie à tous ceux qu'ils abordaient, se comportant en tout selon la sainte doctrine qu'ils propageaient, prêts à tout souffrir et à mourir pour la vérité. L'innocence et la simplicité de leur vie, la céleste douceur de leur enseignement, parurent des arguments invincibles aux Saxons qui embrassèrent le christianisme en grand nombre.

Charmé comme tant d'autres par la pureté de la vie de ces hommes, séduit par les promesses dont plus d'un miracle attestait la vérité, le noble et vaillant Ethelbert demanda lui aussi le baptême qu'il reçut des mains de saint Augustin. Sa conversion amena celle d'une grande partie de ses sujets. Comme le saint pape Grégoire le Grand lui recommanda de le faire, le roi proscrivit le culte des idoles, renversa leurs temples et établit de bonnes mœurs par ses exhortations, mais encore plus par son propre exemple.

En 597, étant désormais à la tête d'une chrétienté florissante, saint Augustin de Cantorbéry se rendit à Arles, afin d'y recevoir la consécration épiscopale, selon le désir du pape saint Grégoire. De retour parmi ses ouailles, à la Noël de la même année, dix mille Saxons se présentèrent pour recevoir le baptême.

De plus en plus pénétré de respect et de dévouement pour la sainte foi, le roi abandonna son propre palais de Cantorbéry au nouvel archevêque. À côté de cette royale demeure, on construisit une basilique destinée à devenir la métropole de l'Angleterre. Saint Augustin en devint le premier archevêque et le premier abbé.

En le nommant primat d'Angleterre, le pape saint Grégoire le Grand lui envoya douze nouveaux auxiliaires, porteurs de reliques et de vases sacrés, de vêtements sacerdotaux, de parements d'autels et de livres destinés à former une bibliothèque ecclésiastique. Le souverain pontife conféra aussi au nouveau prélat le droit de porter le pallium en célébrant la messe, pour le récompenser d'avoir formé la nouvelle Église d'Angleterre par ses inlassables travaux apostoliques. Cet honneur insigne devait passer à tous ses successeurs sur le siège archiépiscopal d'Angleterre. Le pape lui donna également le pouvoir d'ordonner d'autres évêques afin de constituer une hiérarchie régulière dans ce nouveau pays catholique. Il le constitua aussi métropolitain des douze évêchés qu'il lui ordonna d'ériger dans l'Angleterre méridionale.

Les sept dernières années de sa vie furent employées à parcourir le pays des Saxons de l'Ouest. Même après sa consécration archiépiscopale, saint Augustin voyageait en véritable missionnaire, toujours à pied et sans bagage, entremêlant les bienfaits et les prodiges à ses prédications. Rebelles à la grâce, les Saxons de l'Ouest refusèrent d'entendre Augustin et ses compagnons, les accablèrent d'avanies et d'outrages et allèrent jusqu'à attenter à leur vie afin de les éloigner.

Au début de l'an 605, deux mois après la mort de saint Grégoire le Grand, son ami et son père, saint Augustin, fondateur de l'Église anglo-saxonne, alla recueillir le fruit de ses multiples travaux. Avant de mourir, il nomma son successeur sur le siège de Cantorbéry.

Selon la coutume de Rome, le grand missionnaire fut enterré sur le bord de la voie publique, près du grand chemin romain qui conduisait de Cantorbéry à la mer, dans l'église inachevée du célèbre monastère qui allait prendre et garder son nom.

Boll., Paris, éd. 1874, tome 6, p. 193-199 -- Marteau de Langle de Cary, 1959, tome II, p. 277-279 -- l'Abbé J. Sabouret, édition 1922, p. 199-200

Les autres saints du jour :

Bx José Tous y Soler, prêtre o.f.m. cap. (1811-1871)
Bx Andrea (André) Franchi, évêque o.p. (1335-1401)
St Jules, ancien soldat et martyr († v. 302)
St Restitut, martyr à Rome († v. IVe siècle)
St Eutrope, évêque d'Orange († v. 475)
St Brunon, évêque à Wurzbourg († 1045)
St Gaubert, prêtre et ermite († 1079)
BBx Edmund Duke, Richard Hill, prêtres et martyrs († 1590)
BBx John Hogg, Richard Holiday, prêtres et martyrs († 1590)
Stes Barbe Kim et Barbe Yi, martyres († 1839)
St Athanase Bazzekuketta, page du roi et martyr († 1886)
St Gonzague Gonza, martyr († 1886)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyJeu 28 Mai 2015, 00:13

28 mai

Bx Luigi Biraghi
Prêtre et fondateur des
« Sœurs de Sainte-Marcelline »

Luigi Biraghi, naît à Vignate (Milan) le 2 novembre 1801, cinquième des huit enfants de Francesco et Maria Fini, et baptisé le lendemain.

De 1813 à 1825 traverse toute la période de formation dans les séminaires de Castello (Lecco), Monza et Milan. À peine diacre, il est nommé professeur de lettres dans les séminaires mineurs. Il conserva ce poste même après son ordination sacerdotale (28 mai 1825) pendant 10 ans.

À partir de 1834 on le nomme directeur spirituel du Grand séminaire de Milan. Dans le diocèse de Milan, les Archevêques ont toujours apprécié sa collaboration sage, zélée et fidèle.

Homme d’étude, historien et archéologue, allant de l’avant, il fonda, en 1838, dans les environs de Milan, le premier collège des « Sœurs de Sainte-Marcelline ». Éducateur intelligent et attentif aux signes des temps, il désire « renouveler la société en formant, par les études, des personnes à l’esprit ouvert, cultivées, professionnellement compétentes et responsables, profondément chrétiennes ».

Son modèle d’éducation s’appuie sur des valeurs chrétiennes et une profonde culture, sans oublier l’efficacité éducative de l’exemple et de la présence assidue auprès des élèves. « On n’abandonnera jamais la pratique d’être toujours au milieu des élèves, car celle-ci se vit mieux par des exemples que par de longs discours », explique l’une de ses biographes, Sœur Hélène, Marcelline à Lausanne. Puis, les mouvements de 1848 sont arrivés avec leur kyrielle de contretemps et ont fini par causer des ennuis très sérieux aux “Biraghi” : c’est ainsi qu’on appelait alors les disciples du Père Luigi.

En 1873, sur l’invitation du cardinal Billet, archevêque de Chambéry, Luigi Biraghi vient en Savoie et fait construire au pied de la colline de Lémenc une maison qu’il place sous le patronage de Saint Ambroise. Mgr Luigi Biraghi se plaisait à revenir chaque année dans cette maison de Chambéry où il aimait se rendre au sanctuaire de Notre Dame de Myans, de même qu’à celui de la visitation à Annecy pour y vénérer Saint François de Sales dont la spiritualité l’avait fortement marqué.

Les religieuses de Sainte Marcelline viennent alors en Savoie avec des élèves de Milan et de Gènes au cours des vacances d’été, parfaire leurs connaissances pratique de la langue française. A la fin de l’année 1874, Mgr Biraghi fonde dans cette maison le pensionnat de jeunes filles.

La première rentrée scolaire aura lieu en 1876 avec 6 religieuses et un petit groupe de jeunes élèves. Poussé par son amour de la jeunesse, il écrit dans une prière « l’éducation est une tâche sainte, difficile et elle exige beaucoup de savoir-faire, des exemples édifiants, le plus grand désintéressement et des sacrifices continuels. » Il rejoint pieusement, le 11 août 1879 à Milan, la Maison du Père.

Luigi Biraghi à été béatifié le 30 avril 2006, par le card. Dionigi Tettamanzi, sur le parvis de la cathédrale de Milan ; avec lui a été béatifié aussi don Luigi Monza.

Pour la première fois depuis 1662, un archevêque de Milan a présidé une béatification en ce lieu, en présence du légat du pape, le card. José Saraiva Martins, préfet de la congrégation pour les Causes des Saints, qui a lu la formule de béatification au nom de Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013). Quelque 12.000 personnes participaient à la célébration.

Sources principales : vatican.va ; zenit.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Germain, abbé puis évêque de Paris (* v. 496 † 576)
Ste Héliconide, martyre († v. 340)
St Cheron, martyr († Ve s.)
St Just, évêque en Catalogne au VIe siècle
St Guillaume de Gellone, duc puis moine († 812)
Bx Lanfranc, archevêque de Cantorbéry († 1089)
Ste Ubaldesca Taccini, religieuse o.s.j. († 1206)
Bx Ercolano de Piegaro, prêtre o.f.m. († 1451)
Bse Margaret Pole, comtesse et martyre († 1541)
Bse Maria Bartolomea Bagnesi, vierge († 1577)
BBx Thomas Ford, Jean Shert, Robert Johnson, martyrs
St Paul Hanh, martyr de la foi († 1859)
Bx Ladislas Demski, prêtre et martyr. († 1940)
Bx Antoine-Julien Nowowiejski, évêque et martyr († 1941)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyJeu 28 Mai 2015, 21:53

29 mai

Sainte Urszula Ledóchowska
(dans le siècle Julie Ledóchowska)
Vierge et fondatrice des :
« Ursulines du Cœur de Jésus Agonisant ».

« Pourvu que je sache aimer ! me laisser brûler, consumer par l’amour » ainsi écrit Julie Ledóchowska, âgée de 24 ans, novice dans le couvent des Ursulines à Cracovie, à la veille de ses vœux religieux. Le jour de sa profession elle prend le nom de Marie Ursule de Jésus et ces paroles deviennent la trame de toute sa vie.

Julie Ledóchowska, naît le 17 avril 1865 à Loosdorf (Autriche) d’une mère de nationalité suisse, descendante d’une ancienne famille chevaleresque, les Salis. Le père est issu d’une très ancienne famille polonaise, qui a donné naissance à des hommes d’état, des militaires et des ecclésiastiques liés à l’histoire de l’Europe et de l’Église. Julie et sa nombreuse fratrie grandissent, entourés de l’amour de leurs parents à la fois tendre et exigeant. Les trois aînés choisissent la voie de la vie consacrée. Marie Thérèse, béatifiée en 1975, fonde la « Sodalité de Saint Pierre Claver » et le frère cadet Vladimir, devient supérieur général de la Compagnie de Jésus.

Mère Ursule vit 21 ans dans le couvent de Cracovie. Son entourage est sensible à son amour de Dieu, son talent d’éducatrice, son attention aux besoins des jeunes filles en cette époque de changements sociaux, politiques et d’évolution des mœurs. C’est alors que les femmes accèdent à l’Université Jagellon. Mère Ursule ouvre le premier internat d’étudiantes en Pologne donnant aux jeunes filles un lieu de vie sûr, ainsi qu’une formation religieuse.

Avec la bénédiction de saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914) elle est envoyée en compagnie d’une autre sœur à Saint Petersburg au cœur de la Russie hostile à l’Église catholique. Habillée en civil, la vie religieuse étant interdite en Russie, elle poursuit son travail éducatif, toujours attentive à la vie des jeunes. En quittant Cracovie Mère Ursule ne sait pas que l’Esprit Saint la conduit sur un chemin qu’elle ignore. A Saint Petersburg, la communauté grandissante est érigée en maison autonome. Les sœurs vivent leur vie religieuse dans la clandestinité. En dépit d’une surveillance policière permanente, elles sont engagées dans un travail d’éducation, de formation religieuse, dans un souci de rapprochement entre Polonais et Russes.

En 1914 la première guerre mondiale éclate. Mère Ursule expulsée de la Russie, s’exile à Stockholm. Lors de son périple scandinave, Suède, Danemark, Norvège, outre son travail éducatif, Mère Ursule s’engage dans la vie de l’église locale, l’aide aux victimes de la guerre et l’œcuménisme.

La communauté de Mère Ursule devient un lieu de soutien pour les personnes de différentes orientations politiques et religieuses. Son patriotisme fervent va de pair avec une ouverture à la différence et à la diversité. Interrogée sur son orientation politique, elle répond sans hésitation : « ma politique c’est l’amour ».

En 1920 Mère Ursule rentre en Pologne avec les sœurs et un groupe important d’orphelins, leurs parents étaient des émigrés polonais. Le couvent autonome est transformé par le Saint Siège en Congrégation apostolique : « Ursulines du Cœur de Jésus Agonisant ».

La spiritualité de la Congrégation est centrée sur la contemplation de l’amour rédempteur du Christ. Les sœurs participent à sa mission de salut par l’éducation, l’enseignement et le service des personnes souffrantes, délaissées, marginalisées, en quête du sens de la vie.

Mère Ursule forme les sœurs à l’amour inconditionnel de Dieu. « Elles aimeront en Dieu chaque personne et toute créature ». La sérénité, le sourire, l’humilité et la capacité de vivre la vie quotidienne ordinaire sont pour elle un chemin privilégié de sainteté. C’est un témoignage particulièrement crédible d’union au Christ, un moyen d’évangélisation et d’éducation. Elle-même en est un exemple.

Le développement de la Congrégation est rapide. Plusieurs communautés de sœurs sont fondées en Pologne, et aux confins du pays, à l’est, région pauvre habitée par une population de nationalité et de religions diverses. En 1928 la maison généralice est fondée à Rome ainsi qu’un internat. Son but est de donner la possibilité aux jeunes filles peu fortunées de connaître les richesses spirituelles et culturelles de l’Église et de l’Europe. Les sœurs s’engagent aussi auprès des pauvres d’une banlieue de Rome.

En 1930, les sœurs accompagnent des jeunes filles en recherche de travail en France. Partout où cela est possible, Mère Ursule crée des lieux d’éducation et d’enseignement. Elle envoie les sœurs dans la catéchèse et dans des quartiers pauvres. Elle crée des éditions pour les enfants et les jeunes, écrit des articles et des livres. Elle initie et soutient différents mouvements : le Mouvement Eucharistique des enfants et d’autres pour les jeunes et les femmes. Mère Ursule participe activement à la vie de l’Église et de son pays dont elle reçoit de hautes distinctions. Quand sa vie laborieuse et difficile s’éteint, le 29 mai 1939 à Rome, les gens s’exclament : « une sainte est morte »

Urszula Ledóchowska a été béatifiée le 20 juin 1983, à Poznań en Pologne, et canonisée le 18 mai 2003 à Rome, par le même pape : Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Avec Urszula ont été canonisés 3 autres bienheureux : le compatriote Józef Sebastian Pelczar, Evêque de Przemysl, fondateur de la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus; deux italiennes: Maria De Mattias, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs adoratrices du Sang du Christ; Virginia Centurione Bracelli, laïque, fondatrice des Sœurs de Notre-Dame du Refuge sur le Mont Calvaire et des Sœurs Filles de Notre-Dame au Mont Calvaire. (>>> Homélie du Pape).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).    

Les autres saints du jour :

Bse Elia de san Clemente, carmélite (1901-1927)
BBx Guillaume Arnaud et 10 comp., martyrs  († 1242)
St Hésychius, soldat palatin et martyr († v. 303)
St Maximin, évêque de Trèves († v. 346)
Sts Sisinnius, Martory et Alexandre, martyrs († 397)
St Exupérance (Esuperanzio), évêque († 476 ou 477)
St Sénateur (Senatore), évêque à Milan († v. 480)
St Gérard de Brou, évêque de Macon  († v. 940)
Ste Bona de Pise, oblate de Saint-Augustin († 1207)
Ste Géraldine (Gherardesca), veuve, recluse († 1269)
Bx Richard Thirkeld, prêtre et martyr († 1583)
Bx Joseph Gérard, prêtre o.m.i.  († 1914)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyVen 29 Mai 2015, 22:19

30 mai

Sainte Jeanne d'Arc
« La Pucelle d'Orléans »
Patronne secondaire de la France

Sainte Jeanne d'Arc montre une fois de plus, et d'une manière particulièrement éclatante, deux choses : combien Dieu aime la France et comme il est vrai qu'Il se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l'accomplissement des plus grandes choses.

Jeanne d'Arc naît à Domrémy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412 ; ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus ; toute sa science se résuma dans le Pater, l'Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle se confessait et communiait très régulièrement ; tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était « une bonne fille, aimant et craignant Dieu », priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d'elle : « Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse.

La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés ; la situation du roi Charles VII était désespérée. Mais Dieu se souvint de son peuple, et afin que l'on vît d'une manière évidente que le salut venait de Lui seul, Il se servit d'une humble fille des champs.

Jeanne avait treize ans quand l'Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père, lui donna des conseils pour sa conduite et lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent ; l'Archange protecteur de la France était accompagné de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien.

Jusqu'ici la vie de Jeanne est l'idylle d'une pieuse bergère ; elle va devenir l'épopée d'une guerrière vaillante et inspirée ; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi était sacré à Reims.

Dans les vues divines, la vie de Jeanne devait être couronnée par l'apothéose du martyre : elle fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit tous les outrages, condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son cœur ne fut pas touché par les flammes.

Jeanne d'Arc a été béatifiée le 18 avril 1909, par saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), et proclamée sainte le 16 mai 1920 par le pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922).

Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Sainte Jeanne d’Arc
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints...) ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bse Marie-Céline de la Présentation, clarisse († 1897)
Bx Giacomo (Jacques) de Venise, prêtre o.p. (1231-1314)
St Hubert, évêque de Tongres-Maastricht-Liège († 727)
Bse Marta Wiecka, religieuse F.d.I.C. († 1904)
St Gabin (Gavino), martyr († 130)
Sts Basile et Emmélie, parents de 4 saints († 349 et 372)
St Anastase, évêque de Pavie († v. 680)
Ste Dypne, vierge et martyre (au VIe ou VIIe siècle)
St Ferdinand III, roi de Castille et de León († 1252)
St Luc Kirby, prêtre et martyr († 1582)
BBx William Scott et Richard Newport, prêtres et martyrs
St Matthias Kalemba, surnommé Mulumba, martyr († 1886)
St Joseph (Giuseppe) Marello, évêque et fond. († 1896)
Bx Othon Neururer, prêtre et martyr († 1940)
Bx Charles (Carlo) Liviero, évêque et fond. (1866-1932)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptySam 30 Mai 2015, 22:50

31 mai

Saint Felice de Nicosie
Frère lai chez les Capucins de Sicile
(1715-1787)

Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 31 mai. L’Ordre des Frères mineurs le commémore le 2 juin.

Felice (Félix), au baptême Filippo Giacomo, naît à Nicosie, en Sicile, le 5 novembre 1715, de Filippo Amoroso et Carmela Pirro.

À vingt ans, en 1735, il alla frapper à la porte du couvent pour être accueilli en tant que frère lai. Comme il était analphabète, il essuya tout d’abord un refus. Mais il revint à diverses reprises pour renouveler sa demande sans se lasser et sans chercher une autre voie : une vocation « pas facile, éprouvée, mûrie, amplement pesée, et désirée ».

Après huit ans d’attente, il fut finalement accueilli à Mistretta, dans l’Ordre des Frères mineurs conventuels et reçut le nom de frère Felice da Nicosia. Après un an de noviciat, il fit profession religieuse et il fut envoyé à Nicosie où il fut chargé de demander l’aumône pour ses frères. Chaque jour, il parcourait les rues en frappant aux palais des riches pour les inviter à partager leur bien-être et aux demeures des pauvres, il apportait réconfort et secours dans leurs besoins quotidiens. Il remerciait chacun en disant : « Que ce soit pour l’amour de Dieu ».

« Il avait compris, soulignait le postulateur, que le secret de la vie, capable d’ouvrir et d’éclairer tout événement, ne consiste pas à indiquer avec force à Dieu notre volonté, mais dans le fait de faire la sienne joyeusement ». « Cette découverte simple lui a toujours permis, précisait le P. Tessari, partout et en dépit de tout, de voir Dieu et son amour, particulièrement là où c’est plus difficile de le découvrir. Il cherchait seulement à se laisser envahir et remplir par Dieu, il allait immédiatement au cœur des choses, à la racine de la vie ; où tout se recompose dans son harmonie originelle ».

« Pour faire cela, précisait-il, il ne faut pas beaucoup de science, ni tant de paroles. Il suffit de la sagesse essentielle du cœur là où l’Esprit habite, parle et agit. Le silence, plus que le bruit, est toujours le gardien de cela, de façon privilégiée. Une sagesse que le frère Félix connaissait, et surtout qu’il vivait. Pour lui, tout existait en Dieu, source de vie, d’harmonie et de paix. Et à part Dieu, il n’existait plus rien, rien qui comptât vraiment. Il avait tout parié sur Dieu, et sûrement tout lui-même. Sa vie fut apparemment faite de rien et au contraire capable de transformer tout dans le Tout. Et ainsi, là où sa vie risquait de s’enliser, il la transfigurait par l’amour de Dieu, et l’enflammait d’infini ».

Frère Félix tomba malade à la fin du mois de mai 1787 et mourut le 31 mai. L’Ordre des Capucins mit en route sa cause de béatification le 10 juillet 1828. Le procès apostolique se conclut le 12 juillet 1848 à Nicosie. Le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) proclama l’héroïcité de ses vertus le 4 mars 1862.

Felice da Nicosia a été déclaré bienheureux le 12 février 1888, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), et canonisé à Rome le 23 octobre 2005, par le pape Benoît XVI (Joseph Alois Ratzinger, 2005-2013).

Sources principales : vatican.va ; zenit.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Battista (Camilla) Varano, abbesse (1458-1524)
Bx Mariano de Roccacasale, religieux o.f.m. († 1866)
Ste Pétronille, vierge et martyre († Ier s.)
St Hermias, soldat et martyr († IIe s.)
Sts Cant, Cantien et Cantianille, frères et martyrs
St Sylvius, quatrième évêque de Toulouse († v. 400)
Bx Giacomo (Jacques) de Venise, prêtre o.p. (1231-1314)
BBx Robert Thorpe et Thomas Watkinson, martyrs († 1591)
Bx Nicolas Barré, prêtre o.m. († 1686)
St Noé Mawaggali, page du roi et martyr († 1886)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyDim 31 Mai 2015, 23:17

1 juin

Saint Annibal-Marie Di Francia
Prêtre et fondateur des :
« Rogationnistes du Cœur de Jésus »
« Filles du Divin Zèle du Cœur de Jésus»

Annibale Maria Di Francia naît à Messine (Italie), le 5 juillet 1851, de la noble Anna Toscano et du chevalier Francesco, marquis de Santa Caterina dello Ionio, Vice-Consul pontifical et Capitaine honoraire de la Marine. Troisième de quatre enfants, Annibale devint orphelin à l'âge de quinze mois, en raison de la mort prématurée de son père. Cette expérience amère imprégna son âme d'une tendresse particulière et d'un amour spécial envers les orphelins qui caractérisèrent sa vie et son système éducatif.

Il développa un grand amour pour l'Eucharistie, au point de recevoir l'autorisation, exceptionnelle pour son époque, de pouvoir s'approcher de la Sainte Communion chaque jour. Très jeune, devant le Saint Sacrement exposé solennellement, il eut ce que l'on peut qualifier d'« intelligence du Rogate » : c'est-à-dire qu'il découvrit la nécessité de la prière pour les vocations qu'il trouva exprimée, par la suite, dans le verset de l'Évangile: « La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux; priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson » (Mt 9, 38 ; Lc 10, 2). Ces mots de l'Évangile constituèrent l'intuition fondamentale à laquelle il consacra toute son existence.

Vif d'esprit et possédant de remarquables capacités littéraires, il répondit généreusement à l'appel du Seigneur dès qu'il l'entendit, adaptant ces talents à son ministère. Une fois ses études achevées, il fut ordonné prêtre le 16 mars 1878. Quelques mois auparavant, une rencontre « providentielle » avec un mendiant presque aveugle le mit au contact de la triste réalité sociale et morale du quartier périphérique le plus pauvre de Messine, dénommé Case Avignone ; cela lui ouvrit la voie de l'amour infini des pauvres et des orphelins, qui deviendra une caractéristique fondamentale de sa vie.

Avec l'accord de son évêque, il alla vivre dans ce « ghetto » et employa toutes ses forces à la rédemption de ces malheureux qu'il considérait, selon l'image évangélique, comme « des brebis sans berger ». Cette expérience fut marquée par de fortes incompréhensions, difficultés et hostilités en tout genre, qu'il surmonta avec une grande foi, voyant dans les humbles et les marginaux Jésus-Christ lui-même; il mit alors en œuvre ce qu'il appelait « l'Esprit de double charité: l'évangélisation et le secours des pauvres ».

En 1882, il ouvrit ses premiers orphelinats, appelés « antoniani » car il les plaça sous la protection de saint Antoine de Padoue. Son souci ne fut pas seulement de procurer du pain et du travail, mais surtout une éducation complète de la personne, sous l'aspect moral et religieux, en offrant à ces hôtes un véritable climat de famille favorisant un processus de formation capable de leur faire découvrir et suivre le projet de Dieu.

Dans un esprit missionnaire, il aurait voulu accueillir les orphelins et les pauvres du monde entier. Mais comment faire ? Le mot Rogate  lui ouvrait cette possibilité. Par conséquent, il écrivit: « Que sont ces quelques orphelins et ces quelques pauvres que nous évangélisons face aux millions qui se perdent et sont abandonnés comme un troupeau sans berger? ... Je cherchais une issue et je l'ai trouvée, immense, dans ces adorables paroles de notre Seigneur Jésus-Christ: “Rogate ergo...” Il me sembla alors avoir découvert le secret de toutes les bonnes œuvres et du salut de toutes les âmes ».

Annibale avait eu l'intuition que le Rogate n'était pas une simple recommandation du Seigneur, mais un commandement explicite et un « remède infaillible ». Raison pour laquelle son charisme doit être perçu comme le principe animateur d'une fondation providentielle dans l'Église. Un autre aspect important à relever est qu'il anticipe les temps dans sa façon de considérer les vocations, notamment celles des laïcs engagés: parents, enseignants et même bons gouvernants.

Pour réaliser dans l'Église et dans le monde ses idéaux apostoliques, il fonda deux nouvelles familles religieuses : en 1887, la Congrégation des « Filles du Divin Zèle » et, dix ans plus tard, la Congrégation des « Rogationnistes du Cœur de Jésus ». Il voulut que les membres de ces deux Instituts, approuvés canoniquement le 6 août 1926, s'engagent à vivre le Rogate grâce à un quatrième vœu.

Ainsi, en 1909, le Père Di Francia écrivit une supplique à saint Pie X : « Je me suis consacré dès ma prime jeunesse à cette sainte parole de l'Évangile: Rogate ergo. Dans mes petits Instituts de bienfaisance s'élève une prière incessante, quotidienne, des orphelins, des pauvres, des prêtres, des vierges saintes, pour supplier les Très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, le patriarche saint Joseph et les saints Apôtres, afin qu'ils veuillent abondamment concéder à la Sainte Église des prêtres élus et saints, des ouvriers évangéliques pour la moisson mystique des âmes ».

Pour diffuser la prière pour les vocations, il lança de nombreuses initiatives et entretint des contacts épistolaires et personnels avec les Souverains Pontifes de son temps; il institua la Sainte Alliance pour le Clergé et la Pieuse Union de la Rogation Évangélique pour tous les fidèles. Il fonda un périodique au titre significatif: « Dieu et le Prochain » pour inciter les fidèles à vivre les mêmes idéaux.

« C'est toute l'Église - écrit-il - qui officiellement doit prier à cette fin, car la mission de la prière pour obtenir les bons ouvriers est telle qu'elle doit intéresser vivement chaque fidèle, chaque chrétien qui a à cœur le bien de toutes les âmes, mais de façon particulière les évêques, les pasteurs du troupeau mystique auxquels sont confiées les âmes et qui sont les apôtres vivants de Jésus-Christ ». La Journée mondiale de prière pour les vocations, instituée par le Bx Paul VI en 1964 et célébrée chaque année, peut être considérée comme la réponse de l'Église à cette intuition.

Il nourrit un grand amour pour le sacerdoce, convaincu que le salut de l'humanité ne peut advenir que grâce à l'œuvre de prêtres saints et nombreux. Il s'engagea fortement dans la formation spirituelle des séminaristes, que l'archevêque de Messine confia à ses soins. Il répétait souvent que sans une solide formation spirituelle, sans la prière, « tous les efforts des évêques et des recteurs de séminaires se réduisent généralement à une culture artificielle des prêtres...». Il fut lui-même, le premier, un bon ouvrier de l'Évangile et un prêtre selon le Cœur de Dieu. Sa charité, qualifiée de « sans calculs et sans limites », se manifesta avec des accents particuliers, notamment envers les prêtres en difficulté et envers les moniales.

Durant son existence terrestre, une renommée de sainteté, claire et authentique, l'accompagnait déjà, à tous les niveaux, si bien que lorsqu'il s'éteignit à Messine, le 1er juin 1927 à 06:30, réconforté par la présence de la Très Sainte Vierge Marie qu'il avait tant aimée durant son existence terrestre, les gens disaient: « Allons voir le saint qui dort ».

Ses funérailles furent une véritable apothéose que les journaux de l'époque rapportèrent tous avec des articles et des photos. Sollicitées, les Autorités accordèrent la permission de l'enterrer dans l'Église de la Rogation Évangélique, qu'il avait lui-même voulue et qui est précisément dédiée au « divin commandement »: « Priez le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson ».

Les Congrégations religieuses des Rogationistes et des Filles du Divin Zèle, fondées par le Père Annibale, aujourd'hui présentes sur les cinq continents, sont engagées, selon les idéaux du Fondateur, dans la diffusion de la prière pour les vocations par le biais de centres vocationnels et éditoriaux et par la gestion d'instituts d'éducation et d'assistance en faveur des enfants et des jeunes nécessiteux et malentendants, de centres nutritionnels et de santé, de maisons de retraite et pour filles-mères, d'écoles, de centres de formation professionnelle, etc...

La sainteté et la mission du Père Annibale, déclaré « apôtre insigne de la prière pour les vocations », sont vivement ressenties aujourd'hui par ceux qui ont profondément conscience des besoins en vocations de l'Église.

Annibale Maria Di Francia, « authentique pionnier et maître zélé de la pastorale moderne des vocations » a été béatifié le 7 octobre 1990 et canonisé le 16 mai 2004, à Rome, par le même Pape : Saint Jean-Paul II (>>> Homélie du Pape).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Saint Annibale Maria Di Francia (pdf)

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Justin, philosophe et martyr († v. 165)
BBx Alonso Navarrete et 2 compagnons, martyrs († 1617)
Sts Chariton, Charite et Évelpiste, martyrs († v. 165)
Sts Hiéron, Pacon et Libérien, martyrs († v. 165)
Sts Ammon, Zénon, Ptolémée, Ingénès, Théophile, martyrs
Sts Ischyrion et cinq autres soldats, martyrs († v. 250)
St Procule, officier romain et martyr († v. 300)
St Fortunato, prêtre en Ombrie († IVe ou Ve siècle)
St Caprais, solitaire à l'île de Lérins († v. 430)
St Flour († siècle incertain)
St Ronan, évêque et ermite († VIIe ou VIIIe s.)
St Wistan, jeune roi de Mercie et martyr († 849)
St Syméon de Trèves, ermite († 1035)
St. Inigo, abbé du monastère d’Oña († v. 1060)
St Thibaud (Teobaldo Roggeri) d'Alba († 1150)
Bx Jean (Giovanni) Pelingotto, marchand († 1304)
Bx John Storey, homme de loi et martyr († 1571)
Bx Jean-Baptiste Vernoy, prêtre et martyr († 1794)
St Joseph Tuc, jeune paysan et martyr († 1862)
Bx Giovanni Battista Scalabrini, évêque († 1905)

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MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 4 EmptyLun 01 Juin 2015, 23:31

2 juin

Saint Félix de Nicosie
Frère lai chez les Capucins de Sicile
(1715-1787)

Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 31 mai. L’Ordre des Frères mineurs le commémore le 2 juin.

Felice, au baptême Filippo Giacomo, naît à Nicosie, en Sicile, le 5 novembre 1715, de Filippo Amoroso et Carmela Pirro.

À dix huit ans, en 1735, il alla frapper à la porte du couvent pour être accueilli en tant que frère lai. Comme il était analphabète, il essuya tout d’abord un refus. Mais il revint à diverses reprises pour renouveler sa demande sans se lasser et sans chercher une autre voie : une vocation « pas facile, éprouvée, mûrie, amplement pesée, et désirée ».

Après dix ans d’attente, il fut finalement accueilli à Mistretta, dans l’Ordre des Frères mineurs conventuels et reçut le nom de frère Félix de Nicosie. Après un an de noviciat, il fit profession religieuse et il fut envoyé à Nicosie où il fut chargé de demander l’aumône pour ses frères. Chaque jour, il parcourait les rues en frappant aux palais des riches en les invitant à partager leur bien-être et aux demeures des pauvres, il apportait réconfort et secours dans leurs besoins quotidiens. Il remerciait chacun en disant : « Que ce soit pour l’amour de Dieu ».

Il avait compris, soulignait le postulateur, que le « secret de la vie, capable d’ouvrir et d’éclairer tout événement, ne consiste pas à indiquer avec force à Dieu notre volonté, mais dans le fait de faire la sienne joyeusement ».

« Cette découverte simple lui a toujours permis, précisait le P. Tessari, partout et en dépit de tout, de voir Dieu et son amour, particulièrement là où c’est plus difficile de le découvrir. Il cherchait seulement à se laisser envahir et remplir par Dieu, il allait immédiatement au cœur des choses, à la racine de la vie ; où tout se recompose dans son harmonie originelle ».

« Pour faire cela, précisait-il, il ne faut pas beaucoup de science, ni tant de paroles. Il suffit de la sagesse essentielle du cœur là où l’Esprit habite, parle et agit. Le silence, plus que le bruit, est toujours le gardien de cela, de façon privilégiée. Une sagesse que le frère Félix connaissait, et surtout qu’il vivait. Pour lui, tout existait en Dieu, source de vie, d’harmonie et de paix. Et à part Dieu, il n’existait plus rien, rien qui comptât vraiment. Il avait tout parié sur Dieu, et sûrement tout lui-même. Sa vie fut apparemment faite de rien et au contraire capable de transformer tout dans le Tout. Et ainsi, là où sa vie risquait de s’enliser, il la transfigurait par l’amour de Dieu, et l’enflammait d’infini ».

Frère Félix tomba malade à la fin du mois de mai 1787 et mourut le 31 mai. L’Ordre des Capucins mit en route sa cause de béatification le 10 juillet 1828. Le procès apostolique se conclut le 12 juillet 1848 à Nicosie. Le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) proclama l’héroïcité de ses vertus le 4 mars 1862.

Felice da Nicosia a été déclaré bienheureux le 12 février 1888, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), et canonisé à Rome le 23 octobre 2005, par le pape Benoît XVI (Joseph Alois Ratzinger).

Sources principales : vatican.va ; zenit.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Sts Pothin, Blandine et 46 compagnons, martyrs († 177)
BBx Sadoc et ses 48 compagnons o.p., martyrs († 1259)
Sts Marcellin et Pierre, martyrs († v. 304)
St Érasme, évêque et martyr († 303)
St Eugène Ier, Pape (75e) de 654 à 657
St Nicéphore, évêque de Constantinople († 629)
St Guy (Guido), évêque à Acqui, Italie († 1070)
St Nicolas le Pèlerin († 1094)
St Dominique Ninh, agriculteur et martyr († 1862)

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