Dialogue islamo-chrétien
Rejoignez nous vite

Sur le Forum Dialogue Islamo-Chrétien !!!

Dans les convictions et le respect de chacun.

BIENVENUE PARMI NOUS

Dialogue islamo-chrétien

CE FORUM A POUR VOCATION LE DIALOGUE ENTRE CHRÉTIENS ET MUSULMANS DANS LE RESPECT DES CONVICTIONS DE L'AUTRE
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Marhaba wa s-salam/Bienvenue et Paix
"Ce site se veut être un espace de dialogue entre Chrétiens et Musulmans. Les débats entre Chrétiens ( Catholiques versus Protestants ) comme entre Musulmans ( Sunnites versus Chiites ) ne sont donc pas admis sur nos différents forums. Il est interdit de contester publiquement la modération sauf par MP
Le deal à ne pas rater :
Sony SRS-XB01 Enceinte portable ultra compacte – Noire
18.37 €
Voir le deal

Partagez
 

 Saints du jour- année 2015

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant
AuteurMessage
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMer 31 Déc 2014, 22:16

Rappel du premier message :

1 janvier

Sainte Marie Mère de Dieu

Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l'Esprit-Saint qui vient sur elle la plaçant dans l'orbite de la paternité divine.
C'est pourquoi le concile d'Éphèse, en 431, la proclama la Theotokos (en grec Θεοτόκος; en latin Deipara ou Dei genetrix), la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu, ce qui ne préjuge pas de la différence entre Marie créature humaine et Jésus Fils éternel de Dieu.
La solennité de Ste Marie Mère de Dieu est la première fête mariale apparue dans l’Église occidentale.

la suite ci-dessous


Dernière édition par Julie le Mer 31 Déc 2014, 22:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

AuteurMessage
Julie
Moderateur
Moderateur



Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptySam 11 Juil 2015, 00:23

11 juillet

Saint Benoît de Nursie
Père des Moines d’Occident
(480-547)

Benoît naît, autour de l’an 480, dans une petite ville des montagnes de l'Ombrie, d'une des plus illustres familles de ce pays. Le pape saint Grégoire assure que le nom de Benoît lui fut providentiellement donné comme gage des bénédictions célestes dont il devait être comblé.
Craignant la contagion du monde, il résolut, à l'âge de quatorze ans, de s'enfuir dans un désert pour s'abandonner entièrement au service de Dieu. Il parvint au désert de Subiaco, à quarante milles de Rome, sans savoir comment il y subsisterait ; mais Dieu y pourvut par le moyen d'un pieux moine nommé Romain, qui se chargea de lui faire parvenir sa frugale provision de chaque jour.

Le jeune solitaire excita bientôt par sa vertu la rage de Satan ; celui-ci apparut sous la forme d'un merle et l'obséda d'une si terrible tentation de la chair, que Benoît fut un instant porté à abandonner sa retraite ; mais, la grâce prenant le dessus, il chassa le démon d'un signe de la Croix et alla se rouler nu sur un buisson d'épines, tout près de sa grotte sauvage. Le sang qu'il versa affaiblit son corps et guérit son âme pour toujours. Le buisson s'est changé en un rosier : de ce buisson, de ce rosier est sorti l'arbre immense de l'ordre bénédictin, qui a couvert le monde.

Les combats de Benoît n'étaient point finis. Des moines du voisinage l'avaient choisi pour maître malgré lui ; bientôt ils cherchèrent à se débarrasser de lui par le poison ; le saint bénit la coupe, qui se brisa, à la grande confusion des coupables. Cependant il était dans l'ordre de la Providence que Benoît devînt le Père d'un grand peuple de moines, et il ne put se soustraire à cette mission ; de nombreux monastères se fondèrent sous sa direction, se multiplièrent bientôt par toute l'Europe et devinrent une pépinière inépuisable d'évêques, de papes et de saints.

Parmi ses innombrables miracles, citons les deux suivants : un de ses moines avait, en travaillant, laissé tomber le fer de sa hache dans la rivière. Benoît prit le manche de bois, le jeta sur l'eau, et le fer, remontant à la surface, revint prendre sa place. Une autre fois, cédant aux importunes prières d'un père qui le sollicitait de ressusciter son fils, Benoît se couche sur l'enfant et dit : « Seigneur, ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cet homme ! » Aussitôt l'enfant s'agite et va se jeter dans les bras paternels.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Benoît de Nursie
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Sources principales : Abbé L. Jaud -Vie des Saints...- (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Pie I, pape (10e) de 142 à 157
St Marcien, jeune martyr courageux († IIe s.)
Ste Marcienne, vierge et martyre († 303)
St Léonce II,evêque de Bordeaux († v. 570)
St Drostan, abbé en Écosse († fin VIe s.)
Sts Placide et Sigisbert, martyrs († VII s.)
St Hidulphe, chorévêque à Moyenmoutier († 700)
St Abondino de Cordoue, prêtre et martyr († 854)
Ste Olga de Russie, grand-mère de saint Vladimir († 969)
Bx Bertrand, abbé au monastère de Granselve († 1149)
St Ketille, prêtre au Danemark († 1151)
Bx Thomas Benstead, prêtre et martyr († 1600)
Bx Thomas Sprott, prêtre et martyr († 1600)
Bse Rosalie-Clotilde Bès, vierge et martyre († 1794)
Bse Marie-Claire Blanc, vierge et martyre († 1794)
Bse Marie-Élisabeth Pélissier, vierge et martyre († 1794)
Bse Marie-Marguerite de Barbegie, v. et martyre († 1794)
Stes Anne An Xinzhi et Marie An Guozhi, martyres († 1900)
Stes Anne An Jiaozhi et Marie An Lihua, martyres († 1900)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptySam 11 Juil 2015, 23:18

12 juillet

Saint Jean Gualbert
Abbé de Vallombreuse
(999-1073)

Giovanni Gualberto, né à Florence, fut élevé avec soin dans les maximes de la piété et dans l'étude des lettres ; mais à peine était-il entré dans le monde, qu'il y prit un goût excessif. L'amour des plaisirs l'emporta tellement, que ce qui lui avait paru criminel ne lui offrit plus rien que de légitime et d'innocent. Il était perdu sans ressource, si Dieu n'eût ménagé des circonstances pour lui ouvrir les yeux et le tirer de l'état déplorable où il s'était réduit.
Un jour de Vendredi saint, il rencontre le meurtrier de son frère, et, plein d'idées de vengeance, il va le percer de son épée, lorsque le malheureux, se jetant à terre, les bras en croix, le conjure, par la Passion de Jésus-Christ, de ne pas lui ôter la vie. Gualberto ne peut résister à ce spectacle. L'exemple du Sauveur priant pour ses bourreaux amollit la dureté de son cœur ; il tend la main au gentilhomme et lui dit :
« Je ne puis vous refuser ce que vous me demandez au nom de Jésus-Christ. Je vous accorde non seulement la vie, mais mon amitié. Priez Dieu de me pardonner mon péché. »

S'étant ensuite embrassés, ils se séparèrent. Jean se dirige de là vers l'église d'une abbaye voisine ; il se jette lui-même aux pieds d'un crucifix, et y prie avec une ferveur extraordinaire. Dieu lui fait connaître par un prodige que sa prière est exaucée, et qu'il a obtenu le pardon de ses fautes ; car le crucifix devant lequel il priait baisse la tête et s'incline vers lui, comme pour le remercier du pardon qu'il a généreusement accordé par amour pour Dieu.

Changé en un homme nouveau, Jean prit l'habit de Saint-Benoît et devint un religieux si fervent, qu'à la mort de l'abbé tous les suffrages se réunirent sur lui ; mais il ne voulut jamais accepter la dignité qu'on lui offrait. Il se retira à Vallombreuse, qui devint le berceau d'un nouvel Ordre, où la règle de Saint-Benoît était suivie dans toute sa rigueur.

On trouve dans la vie de saint Gualbert toutes les austérités et toutes les vertus qu'on rencontre dans la vie des plus grands Saints. Par un temps de disette, il se fit conduire au grenier presque vide, et les provisions, à sa prière, se multiplièrent au point qu'il put distribuer du blé à tous ses couvents et à tous les pauvres qui se présentèrent. Ayant trouvé un monastère trop riche, il pria un ruisseau voisin de prendre la violence d'un torrent et de renverser l'édifice, ce qui s'accomplit aussitôt. Un de ses couvents fut dévasté, incendié, et les religieux fort maltraités : « Vous êtes maintenant de vrais religieux, leur dit le Saint ; oh ! Que j'envie votre sort ! »

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

BBx Louis Martin (1823-1894) et Zélie Guérin (1831-1877)
Sts Proclus et Hilarion, martyrs († IIe s.)
Sts Hermagoras (évêque) et Fortunat, martyrs († IIIe s.)
Sts Nabor et Félix, soldats et martyrs († 304)
St Paterniano, évêque à Fano dans le Picenum († IVe s.)
St Viventiole (ou Juventiole), évêque de Lyon († 523)
St Leone I, abbé à Cava de' Tirreni en Campanie († 1079)
Bx David Gunstan, chevalier o.h. et martyr († 1541)
St Jean Jones, prêtre o.f.m. et martyr († 1598)
BBx Matthias Araki et sept comp., martyrs († 1626)
Bse Marguerite de Justamont, vierge et martyre († 1794)
BBses Madeleine-Thérèse Tallien et Marie Cluse, martyres
Bse Jeanne-Marie de Romillon, v. et martyres († 1794)
St Clément-Ignace Delgado Cebrian, martyr († 1838)
Ste Agnès Lê Thi Than (Dê), martyre († 1842)
St Pierre Khanh, prêtre et martyr († 1842)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyDim 12 Juil 2015, 23:52

13 juillet

Sainte Thérèse de Jésus de Los Andes
Novice chez les Carmélites déchaussées

Commémorée le 12 avril (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 13 juillet par l'ordre du Carmel.

Thérèse de Jésus de Los Andes (dans le siècle Juanita Fernández Solar) est la première chilienne et la première carmélite américaine élevée à l'honneur des autels. Elle naît à Santiago du Chili le 13 juillet 1900, dans une famille chrétienne aisée. Ses parents s'appelaient Miguel Fernández et Lucía Solar.
À partir de 6 ans elle accompagna sa mère à la messe presque chaque jour avec le grand désir de communier, ce qu'elle fit pour la première fois le 11 septembre 1910. Dès lors elle aimait à communier chaque jour et à s'entretenir longuement avec Jésus, « son ami ».

Elle vécut aussi dès son enfance une intense vie mariale, qui fut un des piliers de sa vie spirituelle. La connaissance et l'amour de la Mère de Dieu anima et soutint chaque étape de son chemin à la suite de Jésus.

Elle fit ses études au collège du Sacré-Cœur (1907-1918). Profondément attachée à sa famille, elle pensait ne jamais pouvoir s'en séparer. Sa générosité lui fit vaincre l'épreuve de trois années d'internat, qui la préparèrent à la séparation définitive d'avec les siens le 7 mai 1919 où elle entra dans la communauté des carmélites de Los Andes.

Juanita avait entendu l'appel du Carmel à 14 ans. Par la lecture des saints de l'Ordre et une correspondance fréquente avec la prieure de Los Andes, elle se prépara si bien qu'on admire la lucidité avec laquelle à 17 ans elle comprenait l'idéal de la carmélite, et l'ardeur avec laquelle elle défendait la vie contemplative que « le monde traite d'inutile ». Elle la choisit par amour du monde, estimant lui être plus utile en témoignant de la dimension spirituelle de l'homme et en contribuant par son sacrifice à ce que le sang du Christ touche l'humanité et la purifie.
Comme carmélite, elle prit le nom de Thérèse de Jésus. Elle ne vécut pas même une année entière au monastère, où elle mourut le 12 avril 1920. Les religieuses assuraient qu'elle était déjà sainte à son entrée. Elle put ainsi consommer en si peu de temps sa course vers la sainteté qu'elle avait commencée très sérieusement bien avant sa première communion.
« Le Christ, ce fou d'amour, m'a rendue folle », disait-elle. Son rêve et son constant effort furent de lui ressembler, de se configurer au Christ. Pour se faire totalement semblable à lui, elle était prête à aller au bout du monde, à traverser le feu s'il l'eût fallu pour lui demeurer fidèle.
Toujours disponible aux autres, s'oubliant elle-même pour les servir joyeusement, elle rendait la vertu aimable et attrayante. Sa vie fut tout à fait ordinaire, équilibrée. Elle atteignit une maturité enviable par la synthèse harmonieuse du divin et de l'humain: oraison, études, devoirs domestiques et le sport qu'elle aimait passionnément, surtout la natation et l'équitation.

Belle jeune fille, sympathique, sportive, joyeuse, équilibrée, serviable et responsable, Thérèse de Los Andes peut entrainer les jeunes à la recherche du Christ et rappeler à tous que vivre l'évangile de l'amour est chemin d'accomplissement personnel.

Par son intercession, le Seigneur répand une abondante pluie de grâces et attire à lui d'innombrables enfants prodigues. Son sanctuaire, où se pressent plus de cent mille pèlerins chaque mois, est devenu le centre spirituel du Chili. Ainsi Thérèse de Los Andes remplit la mission qu'on lui reconnut peu après sa mort : susciter la faim et la soif de Dieu dans notre monde matérialiste.

Thérèse de Jésus de Los Andes a été béatifiée le 3 avril 1987 à Santiago du Chili et solennellement canonisée, le 21 mars 1993, à Rome, par le même Souverain Pontife : saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : santuarioteresadelosandes.cl/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

BBses Élisabeth Verchière et cinq compagnes († 1794)
St Henri II, empereur d'Allemagne (972-1024)
Bx Ferdinando Maria Baccilieri, prêtre (1821-1893)
St Silas, disciple de saint Paul († Ier s.)
St Sérapion, martyr († v. 201-211)
Ste Myrope, martyre († v. 251)
Sts Alexandre et trente autres soldats, martyrs († IVe s.)
Sts Eugène, évêque de Carthage et martyr († 505)
St Turiau, évêque et abbé en Bretagne († VIIe ou VIIIe s.)
Bx Giacomo de Varazze, évêque o.p. († 1298)
Bx Thomas Tunstal, prêtre bénédictin et martyr († 1616)
Bx Louis-Armand Adam, prêtre et martyr († 1794)
Bx Barthélemy Jarrige de la ..., prêtre et martyr († 1794)
St Emmanuel Lê Van Phung, martyr († 1859)
Ste Clelia Barbieri, vierge et fondatrice († 1870)
St Paul Liu Jinde, homme d’âge avancé et martyr († 1900)
St Joseph Wang Guiji, martyr († 1900)
Bx Marien de Jésus Euse Hoyos, prêtre († 1926)
Bx Charles-Emmanuel Rodriguez Santiago, laïc († 1963)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMar 14 Juil 2015, 00:01

14 juillet

Saint Camille de Lellis
Prêtre et fondateur des :
« Clercs réguliers ministres des infirmes »
(Camilliens)

Camillo da Lellis, naît à Bucchianico près de Chieti dans les Abruzzes, le 25 mai 1550 ; il fut privé de sa mère dès le berceau. Malgré les heureux présages donnés par un songe qu'avait eu sa mère avant sa naissance, il eut une enfance peu vertueuse ; sa jeunesse fut même débauchée. Jusque vers l'âge de vingt-cinq ans, on le voit mener une vie d'aventures ; il se livre au jeu avec frénésie, et un jour en particulier il joue tout, jusqu'à ses vêtements.
Sa misère le fait entrer dans un couvent de Capucins, où il sert de commissionnaire. Un jour, en revenant d'une course faite à cheval, pour le service du monastère, il est pénétré d'un vif rayon de la lumière divine et se jette à terre, saisi d'un profond repentir, en versant un torrent de larmes : « Ah ! Malheureux que je suis, s'écria-t-il, pourquoi ai-je connu si tard mon Dieu ? Comment suis-je resté sourd à tant d'appels ? Pardon, Seigneur, pardon pour ce misérable pécheur ! Je renonce pour jamais au monde ! »

Transformé par la pénitence, Camille fut admis au nombre des novices et mérita, par l'édification qu'il donna, le nom de « frère Humble ». Dieu permit que le frottement de la robe de bure rouvrît une ancienne plaie qu'il avait eue à la jambe, ce qui l'obligea de quitter le couvent des Capucins. Lorsque guéri de son mal, il voulut revenir chez ces religieux, saint Philippe de Néri, consulté par lui, lui dit : « Adieu, Camille, tu retournes chez les Capucins, mais ce ne sera pas pour longtemps. » En effet, peu après, la plaie se rouvrit, et Camille, obligé de renoncer à la vie monastique, s'occupa de soigner les malades et d'édifier des hôpitaux.

Il est frappé par la détresse des autres malades et s'engage comme infirmier. L'indifférence de ses collègues, des mercenaires ou repris de justice, vis-à-vis des malades le bouleverse. Il ressent le besoin de réunir autour du Crucifix des hommes qui partagent son amour des malades. Il est guidé, en cette démarche, par son père spirituel, saint Philippe Néri. En prenant soin des malades, ce sont les plaies du Christ qu'il soigne. Sa charité rayonnante lui attire de jeunes disciples. Ces volontaires, qui se réunissent pour prier ensemble et rivalisent de tendresse envers les malades, constituent le noyau initial des « Clercs Réguliers Ministres des Infirmes » que l'on appellera par la suite les « Camilliens » ou « Serviteurs des Malades ».

C'est en 1586 que le pape Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590) reconnaît la Congrégation et autorise le port de la grande Croix rouge sur leur soutane. La mission de ces nouveaux religieux est « l'exercice des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde envers tous les malades, tant dans les hôpitaux et prisons que dans les maisons privées, partout où il faudra. »

Partout où se déclare une peste, il accourt ou envoie ses frères. Il finit par mourir d'épuisement à Rome, le 14 juillet 1614.

Camillo da Lellis a été béatifié le 07 avril 1742 et canonisé le 29 juin 1746 par Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758).

Il est déclaré patron céleste des hôpitaux et des malades en 1886 par Léon XIII (Gioacchino Pecci, 1878-1903) et proclamé patron céleste des soignants en 1929 par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939). Le Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978), en 1974, en a fait le protecteur particulier du service de santé de l'armée italienne. « La musique que je préfère, c’est celle que font les pauvres malades lorsque l’un demande qu’on lui refasse son lit, l’autre qu’on lui rafraîchisse la langue ou qu’on lui réchauffe les pieds. »

Pour un approfondissement :
>>> Ordre des Camilliens

Source principale : camilliens.fr/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Ghébré Mikaël, prêtre lazariste et martyr (1791-1855)
St Optatien, évêque à Brescia en Lombardie († Ve s.)
St Vincent, fond. de l’abbaye de Soignies († 677)
St Marchelme, prêtre et moine à Deventer († 775)
Bx Hroznata, moine o.praem. et martyr († 1200)
Ste Toscane (Toscana), veuve puis bénévole o.h.
Bse Angéline (Angelina) de Marsciano, religieuse († 1435)
Bx Gaspar de Bono, prêtre o.m. († 1604)
St François Solano, prêtre o.f.m. († 1610)
Bx Richard Langhorne, avocat et martyr († 1610)
St Jean Wang Guixin, martyr de la foi († 1900)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMar 14 Juil 2015, 23:57

15 juillet

Saint Bonaventure
Cardinal-Évêque, Docteur de l’Église
(1217-1274)

Bonaventura, au baptême Giovanni, naît, probablement en 1217, à Civita de Bagnoregio (Toscane, Italie) de Giovanni Fidanza, médecin, et Maria di Ritello.
À l’âge de quatre ans, il fut attaqué d’une maladie si dangereuse, que les médecins désespérèrent de sa vie. Sa mère alla se jeter aux pieds de saint François d’Assise, le conjurant d’intercéder auprès de Dieu pour un enfant qui lui était si cher. Le Saint, touché de compassion, se mit en prière, et le malade se trouva parfaitement guéri. Par reconnaissance, Giovanni entra dans l’Ordre fondé par saint François, et en devint l’ornement et la gloire. Le saint patriarche, près de finir sa course mortelle, lui prédit toutes les grâces dont la miséricorde divine le comblerait, et s’écria tout à coup, dans un ravissement prophétique : « O buona ventura ! O la bonne aventure ! » De là vint le nom de Bonaventure qui fut donné à notre Saint.

Durant les années 1232-1246 Bonaventure est étudiant à l’Université de Paris, où il devait lier avec saint Thomas une amitié qui sembla faire revivre celle de saint Grégoire de Nazianze et de saint Basile. Tous deux couraient plus qu’ils ne marchaient dans la carrière des sciences et de la vertu, et, d’étudiants de génie, ils parvinrent en peu de temps à la gloire des plus savants professeurs et des docteurs les plus illustres. Les études de Bonaventure n’étaient que la prolongation de sa fervente oraison.

Saint Thomas d’Aquin vint un jour le visiter et lui demanda dans quels livres il puisait cette profonde doctrine qu’on admirait en lui. Bonaventure lui montra quelques volumes : mais, son ami faisant l’incrédule, il finit par montrer un crucifix qui était sur sa table, et lui dit : « Voilà l’unique source de ma doctrine ; c’est dans ces plaies sacrées que je puise mes lumières ! »

De 1253 à 1255, il est maître régent, titulaire de la chaire franciscaine de la faculté de théologie de l'Université de Paris, au moment où Thomas enseigne chez les Dominicains.

Élu général de son Ordre malgré ses larmes, il continua ses travaux ; mais, de tous, celui qui lui fut le plus cher fut la Vie de saint François d’Assise, qu’il écrivit avec une plume trempée dans l’amour divin, après avoir visité tous les lieux où avait passé son bienheureux père. Saint Thomas vint un jour lui rendre visite, et, à travers sa porte entrouverte, l’aperçut ravi, hors de lui-même et élevé de terre, pendant qu’il travaillait à la vie du saint fondateur ; il se retira avec respect, en disant : « Laissons un Saint faire la vie d’un Saint. »

Bonaventure avait à peu près cinquante six ans quand, le 3 juin 1273, le Bx Grégoire X (Tebaldo Visconti, 1271-1276) le nomma cardinal-évêque d’Albano. Les envoyés du Pape le trouvèrent, lui, général de l’Ordre, occupé, avec plusieurs frères, à laver la vaisselle.

Il meurt ministre général des Franciscains, le 15 juillet 1274.

Bonaventura a été inscrit dans le livre des saints, le 14 avril 1482, par le pape franciscain Sixte IV (Francesco della Rovere, 1471-1484). En 1588, un autre pape franciscain, Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590), le déclara “Docteur de l’Église”.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
3 mars 2010, Saint Bonaventure
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
10 mars 2010, Saint Bonaventure (2)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
17 mars 2010, Saint Bonaventure (3)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
Pour un approfondissement plus complet :
>>> Les Œuvres complètes de St Bonaventure

Sources principales : franciscan-archive.org ; wikipédia.com (« RIV.»).

Les autres saints du jour :

Bse Anne-Marie Javouhey, fondatrice (1779-1851)
St Jacques, Ier évêque de Nisibe en Mésopotamie († 338)
Sts Eutrope, Zosime et Bonose, martyrs († IIIe s.)
St Félix, évêque de Thibiuca et martyr († 303)
Sts Catulin (diacre) et compagnons, martyrs († 303)
Sts Philippe et dix enfants, martyrs († IVe s.)
St Abudème, martyr († IVe s.)
St Pléchelme, évêque dans le Brabant († v. 717)
St Gombert, chorévèque († VIII s.)
St Joseph, évêque de Thessalonique († 832)
St Athanase (Atanasio), évêque de Naples († 872)
St Vladimir, grand prince de Kiev († 1015)
St Ansuère, abbé et martyr († 1066)
St David, évêque en Suède († v. 1082)
Bx Czesław (Ceslas), prêtre o.p. en Silésie († 1242)
Bx Bernhard II. von Baden (D), marquis († 1458)
BBx Ignace d'Azevedo et 38 comp. s.j., martyrs († 1570)
St Pompilio Maria Pirrotti, prêtre s.p. († 1766)
Bx Michel-Bernard Marchand, prêtre et martyr († 1794)
St Pierre Nguyên Ba Tuan, prêtre et martyr († 1838)
St André Nguyên Kim Thong Nam, martyr († 1855)
Bx Antoine Beszta-Borowski, prêtre et martyr († 1943)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMer 15 Juil 2015, 22:53

16 juillet

Bx Bartolomeu Fernandes dos Martires
Archevêque o.p. de Braga

Commémoration :
Martyrologium Romanum le 16 juillet (dies natalis).
Ordo Fratrum Praedicatorum le 04 novembre.

Bartolomeu Fernandes naît le 3 mai 1514 à Lisbonne. Le 11 novembre 1528 il reçoit l'habit dominicain. Il fait son noviciat au couvent de Lisbonne et achève ses études philosophiques et théologiques en 1538.
Il enseigne aux couvents de Batalha de Lisbonne et d'Evora, de 1538 à 1557, puis il devient prieur du couvent de Benfica de Lisbonne (1557-58). Pour succéder à l'archevêque de Braga, la reine Catherine du Portugal présente le Vénérable Louis de Bois, célèbre par ses écrits, mais celui-ci conseille à la reine de présenter plutôt le Père Barthélemy dont il est le Prieur provincial, et ce dernier accepte par obéissance.

Il ajoute à son nom « dos Mártires » en souvenir de l'église de Sainte Marie des Martyrs où il a été baptisé. Sa nomination est confirmée par le Pape Paul IV (Giovanni Pietro Carafa, 1555-1559) le 27 janvier 1559 et il est ordonné le 3 septembre suivant à Lisbonne.

Le 4 octobre il commence sa mission apostolique dans son vaste diocèse : il fait les visites pastorales de ses 1400 paroisses ; pour l'évangélisation du peuple, il rédige un « Catéchisme ou Doctrine chrétienne et pratique spirituelle » (15 éditions). Ayant une grande sollicitude pour la formation culturelle et la sanctification du clergé, il compose quelques ouvrages de doctrine et institue des écoles de théologie morale dans de nombreuses villes du diocèse.

En tout, sa production littéraire comptera 32 œuvres. Il s'engage concrètement pour la réforme catholique. En 1560 il confie les études publiques aux Jésuites, lesquels transforment le collège Saint-Paul. De 1561 à 1563, il participe activement au Concile de Trente, présentant 268 pétitions et propositions pour la réforme de l'Église. On accepte la franchise de ses remarques, car ce pittoresque prélat passe pour un saint. A propos de la Curie, il dit par exemple : « M'est avis que les illustrissimes Seigneurs ont grand besoin d'une illustrissime réforme ». C'est pour les Pères du Concile qu'il écrit son plus célèbre ouvrage, le « Stimulus pastorum » sur la mission apostolique des évêques, œuvre qui connaîtra 22 éditions et qui, ayant gardé toute son actualité, sera distribuée aux Pères des Conciles Vatican I et Vatican II. Après avoir suscité l'émotion et l'enthousiasme des évêques au Concile de Trente en faveur de la Réforme, Mgr Barthélemy des Martyrs s'emploie à la réaliser lui-même avec courage et une persévérance invincible.

En 1564, il organise un synode diocésain suivi, en 1566, d'un synode provincial. Il privilégie ceux qui n'ont presque rien, ou rien, pour vivre et il se prive pour donner aux pauvres. Critiqué pour son apparence misérable due au peu qui lui reste, il répond : « Vous ne me verrez jamais perdre la raison au point de dépenser avec les oisifs ce avec quoi je peux faire vivre de nombreux pauvres. » L'ignorance religieuse étant la plus grande des pauvretés, il fait tout son possible pour y porter remède en commençant par la réforme morale et l'élévation culturelle du clergé, car « il est évident - dit-il à ses prêtres - que si votre zèle correspondait à votre charge, le troupeau du Christ ne dévierait pas autant des chemins du Ciel. »

En 1571 (ou 1572) il commence la construction d'un séminaire conciliaire à Campo da Vinha, le premier du Portugal. Dans son action il rencontre des obstacles, dont l'écho se fait parfois sentir jusqu'à Rome, mais à propos du Frère Barthélemy, le Pape Pie IV (Giovanni Angelo Medici, 1559-1565) s'exprime ainsi : « Il nous a donné une telle satisfaction à l'époque où il participa au Concile, en raison de sa bonté, de sa religion et de sa dévotion, que nous continuons à le tenir en grande considération, en ayant une telle opinion de son honneur et de sa vertu qu'elle ne pourra être altérée par les critiques d'aucune personne. »

Après 23 ans de service épiscopal, âgé et épuisé, il renonce à sa charge d'Archevêque et se retire dans un couvent dominicain qu'il avait créé en 1561 : le couvent de Sainte Croix à Viana do Castelo. Il meurt huit ans plus tard, le 16 juillet 1590, reconnu et vénéré par le peuple comme « le saint Archevêque, père des pauvres et des infirmes ».

Bartolomeu Fernandes dos Martires a été béatifié le 04 novembre 2001, à Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), qui fixe sa mémoire liturgique au 4 novembre pour l'unir à celle de St Charles Borromée qui, comme lui, s'est consacré assidûment à mettre en pratique les décisions du Concile de Trente.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Barthelemy des Martyrs

Source principale : voiemystique.free.fr/ (« Rév. x gpm »).    

Les autres saints du jour :

BBses Marie-Rose de Gordon et 6 comp., martyres († 1794)
St Antioche, médecin et martyr († IIIe ou IVe s.)
St Athenogène, chorévèque et martyr († v. 305)
St Hélier, ermite et martyr († VIe s.)
Sts Monulphe et Gondulphe, évêques († VIe ou VIIe s.)
Sts Reinelde, Grimoald et Gondulphe, martyrs († 680)
St Sisenand, diacre et martyr († 851)
Bse Irmengarde, abbesse en Bavière († 866)
Bx Simon de Costa, religieux s.j. et martyr († 1570)
BBx Jean Sugar et Robert Grissold, martyrs († 1604)
BBx André de Soveral et Dominique Carvalho, martyrs
BBx Nicolas Savouret et Claude Béguignot, martyrs († 1794)
Ste Marie-Madeleine Postel, vierge († 1846)
Sts Lang Yangzhi et Paul Lang Fu, martyrs († 1900)
Ste Thérèse Zhang Hezhi, martyre († 1900)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyJeu 16 Juil 2015, 23:16

17 juillet

BBses Thérèse de Saint-Augustin et ses compagnes
Carmélites de Compiègne, martyres
(† 1794)

En 1790, il y avait 21 sœurs au Carmel de Compiègne dont la plus âgée avait 75 ans et la plus jeune 26 ans. Chassées de leur Carmel en 1792, elles s'installèrent dans 3 maisons voisines.

Lors d'une perquisition des révolutionnaires, ceux-ci trouvèrent des images du Sacré-Cœur (emblème vendéen et royaliste) ainsi que des lettres destinées à des prêtres réfractaires.

Arrêtées, elles furent escortées jusqu'à Paris et là, jugées sommairement et guillotinées, sur la Place du Trône (aujourd'hui, Place de la Nation), le 16 juillet 1794.
En montant sur l'échafaud, elles chantaient le « >>> Veni Creator Spiritus » et la mère supérieure donna la bénédiction à chacune avant d'être elle-même guillotinée. Seule une sœur en réchappa, absente le jour de l'arrestation, et publia un récit en 1836, basé sur de nombreux témoignages.

Noms, dates et lieux de naissances des seize Martyres :

1 - Mère Thérèse de St. Augustin : Madeleine-Claudine Lidoine, 1752, Paris, St Sulpice
2 - Sœur Saint Louis : Marie-Anne-Françoise Brideau, 1751, Belfort
3 - Sœur de Jésus Crucifié : Marie-Amie Piedcourt,1715, Paris, St. Innocents
4 - Sœur Charlotte de la Résurrection : Anne-Marie-Madeleine-Françoise Thouret, 1715, Mouy (Oise)
5 - Sœur Euphrasie de l’Immaculée Conception : Marie-Claude-Cyprienne Brard, 1736, Bourth (Eure)
6 - Mère Henriette de Jésus : Marie-Françoise de Croissy, 1745, Paris, St. Roch
7 - Soeur Thérèse du Cœur de Marie : Marie-Anne Hanisset, 1742, Reims
8 - Sœur Thérèse de St. Ignace : Marie-Gabrielle Trézel, 1743, Compiègne, St. Jacques
9 - Sœur Julie-Louise de Jésus : Rose Crétien de Neuville, 1741, Évreux (Eure)
10 - Sœur Marie-Henriette de la Providence : Anne Pelras, 1760 Cajarc (Lot)
11 - Sœur Constance de Jésus : Marie-Geneviêve Meunier, 1765, St. Denis
12 - Sœur Marie du Saint-Ésprit : Angélique Roussel, 1742, Fresne-Mazancourt (Somme)
13 - Sœur Ste Marthe : Marie Dufour, 1741, Bannes (Sarthe)
14 - Sœur St. François-Xavier : Elisabeth-Juliue Verolot, 1764, Lignières (Aube)
15 - Sœur Catherine : Marie-Anne Soiron, 1742, Compiègne, St. Jacques
16 - Sœur Thérèse : Marie-Thérêse Soiron, 1748, Compiègne, St. Jacques

Le seize Martyres de Compiègne furent béatifiées le 13 mai 1906 par saint Pie X (Giuseppe Sarto, 1903-1914).

Source principale : carmel.asso.fr/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Alexis, homme de Dieu († Ve s.)
Sts Martyrs Scillitains († 180)
St Hyacinthe, martyr († v. le IIIe s.)
Stes Juste et Rufine, vierges et martyres († v. 287)
Ste Marcelline (Marcellina), vierge († v. 398)
St Théodose, évêque d’Auxerre († VIe s.)
St Ennode (Ennodio), évêque de Pavie († 521)
St Frédégand (Frégaud), moine irlandais († VIIIe s.)
St Kenelm, prince de Mercie et martyr († 812)
St Léon IV, pape (103e) de 847 à 855
St Colman, pèlerin pour le Christ et martyr († 1012)
Sts Zoerard ou André et Benoît, ermites († v. 1031-34)
Ste Hedwige, reine de Pologne († 1399)
St Pierre Liu Ziyu, martyr de la foi († 1900)
Bx Paul Gojdich, évêque en Slovaquie et martyr († 1960)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyJeu 16 Juil 2015, 23:18

18 juillet

Saint Simon de Lipnica
Prêtre o.f.m.

Simon naît à Lipnica, dans le sud de la Pologne, dans les années 1435-1440, au sein d'une famille qui, malgré sa modeste condition, lui donna une solide formation culturelle. Il grandit avec un caractère pieux et responsable, doté d'une prédisposition naturelle à la prière et faisant preuve d'un grand amour pour la Mère de Dieu.
En 1454, il se transféra à Cracovie pour fréquenter l'Académie jagellonne, au moment où saint Jean de Capistran enthousiasmait la ville par la ferveur de ses prédications, attirant à la vie franciscaine un grand nombre de jeunes. En 1457, le jeune Simon, fasciné par l'idéal franciscain, demanda à être accueilli dans le couvent de Stradom (Cracovie).

Il fut ordonné prêtre vers 1460. Il exerça tout d'abord son ministère dans le couvent de Tarnów, puis il s'établit à Stradom, où il se consacra inlassablement à la prédication, obtenant la conversion d'innombrables pécheurs. En 1463, il fut le premier Frère mineur à occuper la position de prédicateur de la cathédrale de Wawel.

Il se rendit en Italie en 1472, à l'occasion de la translation du corps de saint Bernardin de Sienne, puis en 1478, pour le chapitre général des Frères mineurs à Pavie. Il se rendit ensuite sur les tombes des apôtres Pierre et Paul à Rome, puis jusqu'en Terre Sainte, sur les traces de saint François, vivant cette expérience dans un esprit de pénitence, en disciple fervent de la passion du Christ, avec l'aspiration cachée de verser son sang pour le salut des âmes si Dieu le désirait.

Son amour pour ses frères se manifesta d'une façon extraordinaire lorsqu'une épidémie de peste éclata à Cracovie, de 1482 à 1483. Entouré par une désolation générale, il se prodigua inlassablement avec les frères du couvent franciscain de Saint Bernardin pour soigner les malades. Il se rendit partout pour réconforter, porter secours, administrer les sacrements et annoncer la Parole réconfortante de Dieu aux mourants. Il fut à son tour contaminé et supporta avec une patience extraordinaire les souffrances de la maladie, puis, proche de la fin, il exprima le désir d'être enseveli sous le seuil de l'église pour que tous puissent le fouler aux pieds.

Le 18 juillet 1482, il rendit l'âme à Dieu. Authentique témoin de la pauvreté, de l'humilité et de la simplicité, Simon de Lipnica sut admirablement conjuguer l'engagement pour l'évangélisation et le témoignage de la charité, qui naissait de son grand amour pour la Parole de Dieu et pour ses frères les plus pauvres et malades.

Le culte « ab immemorabili », qui lui était rendu, fut confirmé par le Bx Innocent XI (Benedetto Odescalchi, 1676-1689), le 24 février 1685; puis sa cause de canonisation fut reprise par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), le 25 juin 1948.

Simon de Lipnica a été canonisé le 03 juin 2007 par le Pape Benoît XVI en même temps que : Georges Preca, Charles de Saint-André Houben, Marie Eugénie de Jésus Milleret.

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Frédéric, évêque à Utrecht et martyr († 838)
Ste Symphorose et sept compagnons, martyrs († v. 285)
St Materne, évêque à Milan († IVe s.)
St Émilien, martyr († 362)
St Philastre (Filastrio), évêque à Brescia († 397)
St Ruffile (Ruffillo), évêque en Émilie († Ve s.)
St Arnoul, évêque de Metz († 640)
Ste Théodosie, moniale et martyre († VIIIe s.)
St Bruno, évêque à Segni dans le Latium († 1123)
Bx Jean-Baptiste de Bruxelles, prêtre et martyr († 1794)
St Dominique-Nicolas Dinh Dat, soldat et martyr († 1839)
Bse Tarcisia (Olga Mackiv), vierge et martyre († 1944)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyJeu 16 Juil 2015, 23:20

19 juillet

Saint Ambroise Autpert
Moine († 784)

Ambroise Autpert, né en Provence, dans une bonne famille, - selon son biographe Tardif Jean - vécut à la cour du roi franc Pépin le Bref où, en plus de sa charge d'officier, il exerça également d'une certaine façon celle de précepteur du futur empereur Charlemagne.
Probablement à la suite du Pape Etienne II, qui en 753-54 s'était rendu à la cour franque, Autpert vint en Italie et eut l'occasion de visiter la célèbre abbaye bénédictine Saint-Vincent, à la source du Volturne, dans le duché de Bénévent. Fondée au début de ce siècle par les trois frères du Bénévent Paldone, Tatone et Tasone, l'abbaye était connue comme une oasis de culture classique et chrétienne.

Peu après sa visite, Ambroise Autpert décida d'embrasser la vie religieuse et il entra dans ce monastère, où il put se former de façon adaptée, en particulier dans le domaine de la théologie et de la spiritualité, selon la tradition des Pères.

Autour de l'année 761, il fut ordonné prêtre et, le 4 octobre 777, il fut élu abbé avec le soutien des moines francs, tandis que les moines lombards s'opposaient à lui, soutenant le lombard Potone. La tension à caractère nationaliste ne se calma pas pendant les mois qui suivirent, de sorte que l'année suivante, en 778, Autpert décida de donner sa démission et de se retirer avec quelques moines francs à Spolète, où il pouvait compter sur la protection de Charlemagne. Mais malgré cela, la divergence dans le monastère Saint-Vincent ne fut pas aplanie et quelques années plus tard, quand à la mort de l'abbé qui avait succédé à Aupert fut précisément nommé Potone (782), le conflit reprit avec vigueur et l'on arriva à la dénonciation du nouvel abbé auprès de Charlemagne. Celui-ci renvoya les adversaires devant le tribunal du Pape, qui les convoqua à Rome. Il appela également Autpert comme témoin, mais celui-ci mourut de manière inattendue pendant le voyage, peut-être assassiné, le 30 janvier 784.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Ambroise Autpert
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Symmaque, pape (51e) de 498 à 514
St Épaphras, disciple de saint Paul († Ier s.)
Sts Macédonius, Théodule et Tatien, martyrs († v. 362)
Ste Macrine, vierge († 379)
St Die, surnommé le Thaumaturge, archimandrite († 430)
Ste Aure, veuve et martyre († 854)
St Bernold ou Bernulphe, évêque à Utrecht († 1054)
Bse Stilla, vierge consacrée († XIIe s.)
St Pietro Crisci de Foligno (I), pénitent († 1323)
St Jean Plessington, prêtre et martyr († 1679)
St Jean-Baptiste Zhou Wurui, jeune martyr († 1900)
Sts Élisabeth Qin Bianzhi et Simon Qin Chunfu († 1900)
Bx Herman Stepien, prêtre o.f.m. conv. et m. (1910-1943)
Bx Achilles Puchala, prêtre o.f.m. conv. et m. (1911-1943)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyJeu 16 Juil 2015, 23:22

20 juillet

Saint Apollinaire
Évêque et martyr
(† c. 87)

Apollinaire vint d'Antioche à Rome avec saint Pierre, fut ordonné évêque par le Prince des Apôtres et envoyé par lui à Ravenne pour y prêcher la foi. Sa première œuvre, en arrivant dans cette ville, fut de rendre la vue au fils d'un soldat auquel il avait demandé l'hospitalité ; quelques jours après, il guérit la femme d'un tribun, atteinte d'une maladie incurable. C'en fut assez pour provoquer la conversion d'un grand nombre de personnes, et bientôt il se forma dans la ville une chrétienté florissante. Traduit devant le gouverneur païen, il prêche Jésus-Christ, méprise l'idole de Jupiter et se voit chassé de la ville par la fureur du peuple, qui le laisse à demi mort.
Après quelques prédications dans les pays voisins, Apollinaire revient à Ravenne et se rend à la maison d'un noble patricien qui l'avait fait demander pour guérir sa fille près de mourir. Mais l'apôtre ne parut qu'au moment où la malade rendait le dernier soupir. Arrivé près du lit funèbre, le Saint adresse à Dieu une fervente prière : « Au nom du Christ, jeune fille, lève-toi, dit-il, et confesse qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Lui ! » La jeune fille se lève aussitôt, pleine de vie, et s'écrie : « Oui, le Dieu d'Apollinaire est le vrai Dieu ! » À la suite de ce nouveau prodige, trois cents païens se convertirent et reçurent le baptême, à l'exemple de la jeune fille et de son heureux père.

Mais les succès croissants du christianisme à Ravenne soulevèrent bientôt de nouvelles persécutions contre l'apôtre de Jésus-Christ. Il dut subir un nouvel interrogatoire, qui ne servit qu'à faire briller son courage et à lui donner occasion d'expliquer les mystères de notre foi. Apollinaire eut à subir les plus affreux supplices, la flagellation, le chevalet, l'huile bouillante, puis les horreurs de la faim, dans une infecte prison ; mais Dieu se chargea de le nourrir par ses Anges. Ses bourreaux l'exilèrent en Illyrie. Cet exil lui donna le moyen de prêcher la foi à des peuples nouveaux et de répandre ainsi la lumière de l'Évangile. La persécution le ramena à Ravenne après trois ans d'absence.

Ce fut la dernière période de sa vie. Saisi presque aussitôt après son débarquement, il étonne ses persécuteurs en faisant crouler, d'un mot de prière, le temple d'Apollon. Il rend la vue au fils de son juge, en lui disant : « Au nom de Jésus-Christ, ouvre tes yeux et vois ! » Une multitude de païens se convertit à la foi ; mais la rage des endurcis ne fait que s'accroître, et bientôt Apollinaire couronne sa vie par un glorieux martyre.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

Bx Luigi Novarese, prêtre et fondateur (1914-1984)
St Élie, prophète de l’A.T. († IXe s. av JC)
St Joseph Barsabbas, disciple du Seigneur († Ier s.)
Ste Marine, vierge et martyre († début IVe s.)
St Frumence, évêque en Éthiopie († IVe s.)
St Aurèle, évêque de Carthage († 430)
St Wulmar, prêtre et moine à Boulogne († v. 700)
St Paul, diacre à Cordoue et martyr († 851)
Bx Bernard, évêque d'Hildesheim († 1153)
Stes Madeleine Yi Yong-hui, Thérèse Yi Mae-im, martyres
Stes Marthe Kim Song-im, Lucie Kim, Rose Kim, martyres
Stes Anne Kim Chang-gum, Marie Won Kwi-im, martyres
St Jean-Baptiste Yi Kwang-nyol, catéchiste et martyr
St Joseph-Marie Diaz Sanjurjo, évêque o.p. et martyr
Sts Léon-Ignace Mangin et Paul Denn, prêtres s.j. († 1900)
Ste Marie Zhou Wuzhi, martyre († 1900)
St Pierre Zhou Rixin, martyr († 1900)
Ste Marie Fu Guilin, maîtresse d’école et martyre († 1900)
Ste Marie Zhao Guozhi et ses filles , martyres († 1900)
St Xi Guizi, catéchumène et martyr († 1900)
Bse Rita de la Vierge des Douleurs du Cœur de J., martyre
Bse Françoise du Cœur de Jésus, vierge et martyre († 1936)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyLun 20 Juil 2015, 21:37

21 juillet

Saint Laurent de Brindes
Capucin et docteur de l’Église

Lorenzo (dans le siècle : Giulio Cesare) da Brindisi, prédicateur et théologien de la trempe de saint Antoine de Padoue et de saint Bonaventure, eut une féconde activité apostolique. Parlant plusieurs langues, dont l’hébreu, il fut professeur de théologie et d’Écriture Sainte. Il construisit une synthèse doctrinale puissante, comme ses contemporains jésuites, Pierre Canisius et Robert Bellarmin. On conserve de lui 840 homélies, dont 84 sur la Vierge Marie, et des commentaires sur 35 000 textes bibliques. Cela lui valut d’être déclaré Docteur de l’Église en 1959 par saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).

Laurent naît à Brindisi le 22 juillet 1559, ville portuaire faisant le trait d’union entre le monde oriental et le monde romain. On lui donne comme prénom Jules-César. Âgé de dix ans, il perd son père et entre à 16 ans chez les capucins de Vérone.

Le 24 mars 1576, à 19 ans, il fait profession, prenant le nom de Laurent, comme le fameux diacre martyr. La réforme capucine, avec son retour aux sources, est alors en pleine expansion. Lancée en 1526, par Mathieu de Basci, Louis et Raphaël de Fossombrone, cette réforme compte déjà 5000 frères, après 50 ans. Elle en comptera bientôt 17 000, en son premier siècle d’existence, 32 000 en deux siècles. On envoie étudier Laurent à Padoue, ville universitaire. Doué d'une mémoire prodigieuse, il s'applique aux sciences sacrées, devenant maître en exégèse et en patrologie. Son originalité est de devenir un étonnant polyglotte, maîtrisant sept langues : latin, grec, syriaque, hébreu, italien, allemand et français.

Ordonné prêtre le 18 décembre 1582, Laurent est employé au ministère de la prédication pour lequel il montre de remarquables dispositions. Très éloquent, il évangélise l'Italie, l'Allemagne et d'autres pays. Grégoire XIII (Ugo Boncompagni, 1572-1585) l'appelle à Rome et le charge des relations avec les Juifs de la ville. Laurent se prépare à cette mission par la prière, l’étude et la réflexion. Il parle si bien l'hébreu, qu'on l’invite à prêcher dans les synagogues. Durant trois ans, il prêche tous les samedis, jours de Sabbat, aux Juifs de Rome. Ses succès sont retentissants à Rome qu’un autre Pape l'envoie prêcher aux Juifs des principales villes d'Italie.

En 1599, Laurent est envoyé en Autriche et en Bohême, avec onze confrères capucins, pour œuvrer à la Réforme catholique. À cette occasion, Laurent implante son Ordre à Prague, Vienne et Gratz. Le Saint-Siège lui confie des missions diplomatiques. Nonce apostolique à Prague il réconcilie entre eux plusieurs souverains, prévenant ainsi de désastreuses guerres civiles. Il est également Nonce en d’autres pays, dont l’Allemagne et la Tchékoslovaquie, luttant contre les hérésies, au risque de sa vie.

En 1611, il sauve l’Italie d’une invasion de 80 000 Turcs, en prêchant jusque sur les champs de bataille. Il exerce toutes les charges de son Ordre, y compris celle de Ministre général, visitant les couvents et incitant à l’observance de la Règle. À ses frères il recommande l'obéissance et l'humilité. Il veut aussi qu’on soit sobre dans les constructions des maisons et des églises.

Voici en bref son itinéraire :
1583-1586 : Professeur de théologie et de Bible à Venise
1586-1588 : Supérieur et maître des novices
1590-1592 : Ministre provincial en Toscane
1596-1602 : Membre du définitoire général
1602-1605 : Ministre général, à 43 ans.

Il est au Portugal quand il meurt de dysenterie, le 22 juillet 1619, à l’âge de 60 ans, après 45 ans de vie religieuse.

Lorenzo da Brindisi a été béatifié en 1783 par Pie VI (Giovanni Angelo Braschi, 1775-1799) et canonisé, en 1881, par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Laurent de Brindisi
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Source principale : ofmqc.ca/fra/franciscains/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Albéric(o) Crescitelli,prêtre et martyr en Chine († 1900)
St Victor de Marseille, martyr († v. 292)
St Syméon le Fou et Jean, ermite, son comp. († IVe s.)
Ste Praxède, vierge et martyre († 164)
St Arbogast, évêque de Strasbourg († VIe s.)
Bx Gabriel Pergaud, prêtre et martyr († 1794)
St Joseph Wang Yumei, laïc martyr en Chine († 1900)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMar 21 Juil 2015, 22:17

22 juillet

Sainte Marie-Madeleine
(Ier siècle)

Marie-Marie-Madeleine, sœur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents, Marie vivait dans les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu'on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu'au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan. Dieu avait fait naître en ce cœur coupable le désir de voir Jésus ; ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Marie-Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence.
C'est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole : « Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé. »

Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l'Évangile ; elle contemple Jésus et L'écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa sœur Marthe s'occupe seule du service de la maison : « Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part. »

Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Marie-Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d'épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité : « Marie ! » s'écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d'amour : « Ô mon Maître ! »

D'après une tradition française, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes. Quant à Marie-Madeleine, elle s'enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu'humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d'amour.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

Bse María Inés Teresa del Santísimo Sacramento (1904-1981)
Bx Agostino (Augustin) de Biella, prêtre o.p. († 1493)
St Platon, jeune martyr († IIIe ou IVe s.)
Sts Martyrs Massilitains († IIIe ou IVe s.)
St Cyrille, évêque d’Antioche de Syrie et martyr († 306)
St Anastase, moine dans les monts du Caucase († 662)
St Wandrille, abbé à Fontenelle († v. 668)
St Ménelé, abbé à Menat en Auvergne († v. 700)
St Jérôme (Girolamo), évêque de Pavie († VIIIe s.)
St Gautier (Gualtero), fondateur († 1224)
St Lorenzo de Brindisi, docteur de l'Église (1559-1619)
Sts Philippe Evans et Jean Lloyd, prêtres et martyrs († 1679)
Bx Jacques Lombardie, prêtre de Limoges et martyr († 1794)
Ste Anne Wang, martyre († 1900)
Sts Lucie Wang Wangzhi et son fils André, martyrs († 1900)
Ste Marie Wang Lizhi, martyre de la foi († 1900)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMer 22 Juil 2015, 21:49

23 juillet

Sainte Brigitte de Suède
Co-patronne de toute l’Europe
(1303-1373)

Brigitte naît à Finster, en Suède, de famille royale. Sa mère avait été sauvée d'un naufrage en considération de l'enfant qu'elle portait dans son sein. Bien qu'à sa naissance un saint personnage eût reçu de la Sainte Vierge l'assurance que cette enfant ferait entendre sa voix dans tout l'univers, Brigitte fut muette, jusqu'à l'âge de trois ans ; mais, ce temps écoulé, elle parla tout à coup aussi bien qu'une grande personne.
À l'âge de dix ans, elle fut singulièrement touchée par un sermon sur la Passion du Sauveur. La nuit suivante, elle vit le divin Crucifié tout couvert de plaies et de sang, et l'entendit dire : « Regarde, ma fille, comme J'ai été traité. “Et qui Vous a traité si cruellement ?” dit-elle. Ce sont ceux qui me méprisent et sont insensibles à mon amour pour eux. » À partir de cette époque, la seule pensée des mystères de la Passion faisait couler ses larmes.

Une nuit qu'elle était en prière, sa tante, chargée de son éducation après la mort de sa mère, la surprit et voulut la frapper ; mais la verge se rompit entre ses mains. Brigitte, tout enfant, était souvent assaillie par le démon qui prévoyait en elle une grande ennemie ; mais elle trouvait un secours assuré en courant dans sa chambre se jeter aux pieds du Crucifix qui lui avait parlé.

Malgré son goût pour la virginité, Brigitte accepta le mariage par obéissance ; elle et le prince, son mari, se préparèrent par un an de prières et de bonnes œuvres aux obligations de leur état. Dieu donna à ces pieux époux huit enfants. Brigitte fut le modèle des mères par sa sollicitude envers sa famille ; elle éloignait de sa maison tout ce qui n'y aurait pas apporté l'édification et la vertu : « Après la lecture de la Bible, répétait-elle à ses enfants, n'ayez rien de plus cher que la vie des Saints.»

À la mort de son mari, elle s'adonna aux saintes œuvres avec plus de liberté que jamais, apprenant à ses enfants à laver les pieds des pauvres, à soigner les plaies des malades, à soulager toutes les misères. Mais la grande mission de sa vie, Brigitte l'accomplit pendant ses dernières années, qu'elle passa dans la pénitence et la contemplation de Jésus Crucifié. Ses révélations étonnantes ont fait d'elle la merveille de son siècle.

C'est à Rome, où elle aimait à séjourner près des tombeaux des Saints, que le Sauveur lui fit connaître l'heure de sa mort prochaine ; le 23 juillet 1373, à l’âge de 70 ans, elle rendit le dernier soupir en prononçant avec amour les dernières paroles de Jésus expirant : « Mon Père, je remets mon âme entre vos mains. »

Brigitte de Suède a été canonisée en 1391, à peine 18 ans après sa mort, par le pape Boniface IX (Pietro Tomacelli, 1389-1404).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Sainte Brigitte de Suède
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints...) ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Jean Cassien, fond. Abbaye St Victor à Marseille († 435)
Bse Margarita María López de Maturana,fondatrice (1884-1934)
St Ézéchiel, prophète A.T. († Ve s. av JC)
St Apollinaire, Ier évêque de Ravenne († IIe s.)
St Sévère de Bizya en Thrace, martyr († v. 304)
St Valérien, évêque de Cimiez († v. 460)
Bse Giovanna (Jeanne) d'Orvieto, religieuse (1264-1306)
BBx Nicéphore de Jésus et Marie et 5 comp., martyrs
BBx Germain de Jésus et Marie et 8 compagnons († 1936)
Bx Pierre Ruiz de Los Paños, prêtre et martyr († 1936)
Bx Joseph Sale Pico, prêtre et martyr († 1936)
Bx Kristin Gondek, prêtre o.f.m. et martyr († 1942)
Bx Basile Hopko, évêque de Presov et martyr († 1976)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyJeu 23 Juil 2015, 22:36

24 juillet

Saint Charbel Makhlouf
Prêtre et moine maronite
(1828-1898)

Charbel, au siècle Youssef Antoun, Makhlouf naît à Beqaa-Kafra (Liban Nord) le 08 mai 1828. Sa formation chrétienne et l'exemple de ses deux oncles maternels, ermites au monastère de Saint-Antoine-Kozhaya, le vouèrent dès son jeune âge à la prière et à la vie monastique.
En 1851, il quitta ses parents et son village pour se diriger vers le monastère Notre-Dame-de-Mayfouq pour sa première année de noviciat. Dirigé ensuite vers le monastère Saint-Maroun d'Annaya, il s'engagea dans l'Ordre Libanais Maronite, choisissant le nom de Charbel, martyr antiochien du IIe siècle. Il y prononça ses vœux solennels le 1er novembre 1853 puis poursuivit ses études théologiques au monastère Saint Cyprien de Kfifane, Batroun. Il fut ordonné prêtre à Bkérké, siège patriarcal maronite, le 23 juillet 1859.

Il vécut au monastère Saint-Maroun d'Annaya durant seize ans après lesquels il se retira définitivement dans l'ermitage des saints Pierre et Paul dudit monastère. Il en sortait rarement, demeurait continuellement en prière, modèle exemplaire d'ascèse et de sainteté. Il vécut vingt-trois ans à l'ermitage et y meurt dans la nuit du 24 décembre 1898, vigile de la fête de Noël. Il fut enterré au cimetière d'Annaya.

Quelques mois après la mort de Père Charbel, des lumières éblouissantes apparurent autour de son tombeau. Son corps, qui continuait à suer de la sueur et du sang, fut déposé dans un nouveau cercueil. Beaucoup de pèlerins venaient implorer sa protection. On dénombre alors bien des guérisons physiques et des grâces spirituelles.

En 1925, s'ouvrit le procès de sa canonisation. En 1950, le tombeau du Père Charbel fut ouvert en présence d'un comité officiel et de médecins qui procédèrent à la vérification de l'intégrité du corps. Dès l'ouverture du tombeau, les guérisons de toutes sortes se sont multipliées d'une manière subite et inaccoutumée. De toutes les régions du Liban les pèlerins de toutes confessions venaient implorer le « Saint » Charbel.

Bientôt, les miracles dépassèrent les frontières. Des milliers de correspondances et de témoignages conservés dans les archives d'Annaya restent les meilleurs témoins de la propagation de sa sainteté. Ce phénomène exceptionnel a été la cause immédiate de plusieurs conversions et d'une grande revivification des vertus dans les cœurs des fidèles. Le si pauvre tombeau est devenu le pôle d'attraction qui attire vers lui les gens de tout âge et de toute classe, rassemblés devant le « Saint » sans distinction de religion ni de condition. Ils sont tous là, fils de Dieu.

En 1954, le Vénérable Pie XII signa la décision du procès de la Béatification de l'ermite Charbel Makhlouf.

Le 5 décembre 1965, le Bx Paul VI présida la cérémonie de la béatification, durant la clôture du Concile œcuménique Vatican II.

En 1975, le Bx Paul VI signa son accord pour le miracle requis pour proclamer la sainteté du Bienheureux Charbel, proclamée dans une cérémonie mondiale le 9 octobre 1977.

Parmi les nombreux miracles attribués à l'intercession de l'homme de Dieu, l'Église en retint deux pour la béatification et un troisième pour la canonisation.

1) Sœur Marie Abel Qamari, de la Congrégation des Saints Cœurs, opérée à deux reprises d'un ulcère très grave, supportait depuis quatorze ans des douleurs indescriptibles. Elle guérit à Annaya le 12 juillet 1950.
2) Iskandar Naïm Obeid, de Baabdate, avait perdu en 1937 l'usage d'un œil. Comme on lui avait conseillé de le faire enlever pour sauver le second, il pria le Père Charbel d'intercéder pour lui et redécouvrit la vue, après sa visite à Annaya en 1950.
3) Miriam Aouad, de Hammana, avait un cancer de la gorge. Les médecins déclaraient leur incapacité de la soigner. Elle pria Saint Charbel et en 1967, elle fut guérie par son intercession.
L'Église universelle célèbre sa mémoire le 24 juillet. L'Église du Liban le célèbre également le 24 décembre, jour de sa naissance au ciel.


Prière pour obtenir des grâces


Dieu, infiniment saint et glorifié dans tes saints, qui as inspiré au saint moine et ermite Charbel de vivre et de mourir dans une parfaite ressemblance avec Jésus, lui accordant la force de se détacher du monde afin de faire triompher, dans son ermitage, l'héroїsme des vertus monastiques : la pauvreté, l'obéissance et la chasteté, nous te supplions de nous accorder la grâce de t'aimer et de te servir à son exemple.
Seigneur Tout-Puissant, qui as manifesté le pouvoir de l'intercession de saint Charbel par de nombreux miracles et faveurs, accorde-nous la grâce que nous implorons par son intercession. Amen.

Les autres saints du jour :

Bx Cristóbal de Santa Catalina, prêtre et fond. (1638-1690)
Ste Christine (Cristina), vierge et martyre († v. 300)
St Victorin, martyr († v. IVe s.)
St Fantino l'aîné, thaumaturge en Calabre († IVe s.)
Ste Euphrasie de Constantinople, vierge († Ve s.)
St Déclan, Ier évêque d'Ardmore en Irlande († v. Ve s.)
Ste Ségolène, abbesse en Aquitaine († v. VIe s.)
Sts Boris et Gleb, princes russes et martyrs († 1015)
St Baudoin, moine de Clairvaux († 1140)
Ste Christine l'Admirable, mystique († 1224)
Ste Cunégonde (ou Kinga), fille du roi Bela IV († 1293)
Bx Jean (Giovanni) Tavelli, évêque de Ferrare († 1446)
Bx Antoine (Antonio) Torriani, médecin et prêtre († 1494)
Bse Louise de Savoie, clarisse († 1503)
BBx Nicolas Garlick, Robert Ludlam, prêtres et martyrs
Bx Richard Simpson, prêtre et martyr († 1588)
Bx Joseph Lambton, prêtre et martyr († 1592)
St Jean Boste, prêtre et martyr († 1594)
St José Fernández, prêtre o.p. et martyr († 1838)
Bx Modestino de Gesù et Maria, prêtre o.f.m. († 1854)
Bse Maria-Pilar et compagnes, martyres († 1936)
Bse Marie de la Merci Prat, vierge et martyre († 1936)
Bx Xavier Bordas Piferrer, religieux s.d.b. († 1936)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyVen 24 Juil 2015, 23:09

25 juillet

Saint Jacques le Majeur
Apôtre et martyr
(† v. 42)

Jacques , fils de Zébédée et Jacques fils d'Alphée (cf. Mc 3, 17.18; Mt 10, 2-3), sont distingués communément par les appellations de Jacques le Majeur et Jacques le Mineur. Ces désignations n'entendent bien sûr pas mesurer leur sainteté, mais seulement prendre acte de l'importance différente qu'ils reçoivent dans les écrits du Nouveau Testament et, en particulier, dans le cadre de la vie terrestre de Jésus.
Jacques put participer, avec Pierre et Jean, au moment de l'agonie de Jésus dans le jardin de Gethsémani, et à l'événement de la Transfiguration de Jésus.

Au début des années 40 du I siècle, le roi Hérode Agrippa, neveu d'Hérode le Grand, comme nous l'apprend Luc, "se mit à maltraiter certains membres de l'Église. Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter" (Ac 12, 1-2). La concision de la nouvelle, privée de tout détail narratif, révèle, d'une part, combien il était normal pour les chrétiens de témoigner du Seigneur par leur propre vie et, de l'autre, à quel point Jacques possédait une position importante dans l'Église de Jérusalem, également en raison du rôle joué au cours de l'existence terrestre de Jésus.

Une tradition successive, remontant au moins à Isidore de Séville, raconte un séjour qu'il aurait fait en Espagne, pour évangéliser cette importante région de l'empire romain. Selon une autre tradition, ce serait en revanche son corps qui aurait été transporté en Espagne, dans la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce lieu devint l'objet d'une grande vénération et il est encore actuellement le but de nombreux pèlerinages, non seulement en Europe, mais du monde entier. C'est ainsi que s'explique la représentation iconographique de saint Jacques tenant à la main le bâton de pèlerin et le rouleau de l'Évangile, caractéristiques de l'apôtre itinérant et consacré à l'annonce de la "bonne nouvelle", caractéristiques du pèlerinage de la vie chrétienne.

Jacques le Majeur se présente à nous comme un exemple éloquent de généreuse adhésion au Christ. Lui, qui avait demandé au début, par l'intermédiaire de sa mère, à s'asseoir avec son frère à côté du Maître dans son Royaume, fut précisément le premier à boire le calice de la passion, à partager le martyre avec les Apôtres.

Pour lire la catéchèse intégrale du pape Benoît XVI :
>>> Jacques le Majeur
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Source principale : vatican.va

Les autres saints du jour :

BBx José Luis Palacio Muñiz et 3 comp., martyrs († 1936)
Bse María del Carmen Sallés y Barangueras , fond. († 1911)
Bx Ángel Darío Acosta Zurita, prêtre et martyr (1908-1931)
St Christophe, martyr († v. 250)
St Cucuphat, martyr († début IVe s.)
Sts Valentine, Théa et Paul, martyrs († 308)
Ste Olympiade, veuve et diaconesse († v. 410)
St Magnéric, évêque de Treves († 596)
Sts Béat et Bantus, prêtres et ermites († VIe s.)
Ste Glossinde, abbesse à Metz († VIe s.)
St Théodemir, moine et martyr († 851)
St Jean Soreth, prêtre o.carm. († 1491)
Bx Pietro Corradini de Mogliano, prêtre o.f.m. († 1490)
Bx Rodolphe Aquaviva, prêtre s.j. et martyr († 1583)
Bx Pierre Berna, prêtre s.j. et martyr († 1583)
Bx Alphonse Pacheco, prêtre s.j. et martyr († 1583)
Bx Antoine Francisco, prêtre s.j. et martyr († 1583)
Bx François Aranha, religieux s.j. et martyr († 1583)
Bx Antonio Lucci, évêque o.f.m. conv. († 1762)
Bx Michel-Louis Brulard, prêtre o.carm. et martyr († 1794)
BBx Pierre du Coeur et 2 comp. c.p., († 1936)
BBx Frédéric Alvarez et 3 comp. o.h., martyrs († 1936)
Bx Denis Pamplona, prêtre et martyr († 1936)
BBx Deogratias Palacios et 4 comp., martyrs († 1936)
Bse Marie-Thérèse Kowalska, clarisse et martyre († 1941)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptySam 25 Juil 2015, 22:50

26 juillet

Saints Anne et Joachim
Mère et père de la Vierge Marie

Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes ; elle était de la tribu de Juda et de la race de David. Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l'éclat d'une vie pleine de bonnes œuvres et de vertus. Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l'aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables.
Après Marie, aucune femme plus que sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres. Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie ! Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge. Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité ! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite !

Puis, quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière. Dieu lui refusa longtemps de devenir mère ; elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification. Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement celle qui devait être la Mère du Sauveur et, dans l'ordre de la grâce, la Mère du genre humain. C'est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu ; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le cœur de Marie à la vertu et à l'innocence !

L'Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de sainte Anne, et la gloire de sa Fille rejaillira sur elle de génération en génération. Le culte de sainte Anne a subi diverses alternatives. Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l'ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l'église d'Apt, en Provence, à l'époque des persécutions. À la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l'objet d'un pèlerinage. Mais c'est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit.

De tous les sanctuaires de sainte Anne, le plus célèbre est celui d'Auray, en Bretagne ; son origine est due à la miraculeuse découverte d'une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre. Sainte-Anne d'Auray est encore aujourd'hui l'objet d'un pèlerinage national.

Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres. Ils firent trois parts de leurs biens : l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille.
Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile. Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices au Seigneur, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes. Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche : « Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité ? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu ? » Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.

Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur. Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ?

Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur : « Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses.» Après ces mots, l'Ange disparut.

Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur. Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus. Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.

Source principale : Abbé L. Jaud -Vie des Saints...- (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Georges Preca, prêtre et fondateur († 1962)
BBx Edward Thwing et Robert Nutter, martyrs († 1600)
BBses Marie-Marguerite et 4 comp., martyres († 1794)
St Éraste, disciple de saint Paul (Ier s.)
St Siméon (Simeone) , moine et ermite († 1016)
St Austinde, évêque d'Auch († 1068)
BBx Évangéliste et Pérégrin, prêtres et ermites († XIIIe s.)
Bx Hugues des Actes (Ugo de Actis), moine († 1250)
Bse Camille (Camilla) Gentili, martyre († XIVe ou XVe s.)
Bx Jean Ingram, prêtre et martyr († 1594)
Bx Georges Swallowell, martyr († 1594)
Bx Guillaume Webster, prêtre et martyr († 1641)
Bx André, catéchiste vietnamien et martyr († 1644)
Bx Pierre-Joseph Le Groing, prêtre et martyr († 1794)
Bx Marcel Gaucher Labigne, prêtre et martyr († 1794)
Ste Bartolomea Capitanio, vierge et co-fond. († 1833)
Bx Emmanuel Martin Sierra, prêtre et martyr († 1936)
BBx Vincent Pinilla Ibañez et Augustin Recollet, martyrs
Bx Titus Brandsma, prêtre carme et martyr († 1942)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyDim 26 Juil 2015, 23:02

27 juillet

Saint Pantaléon
Médecin, martyr
(† v. 303)

Pantaléon vivait à Nicomédie. Son père était païen et sa mère chrétienne ; celle-ci mourut malheureusement bien trop tôt pour son enfant. Pantaléon, élevé dans la religion de Jésus-Christ, quoique non encore baptisé, subit l'influence de son père et finit par oublier les principes que sa mère lui avait inculqués dans son enfance.
Il s'attacha à l'étude de la médecine et y devint si célèbre, que l'empereur Maximien-Galère le choisit pour son médecin et voulut l'avoir à sa cour. Un prêtre chrétien, nommé Hermolaüs, résolut de ramener à la foi chrétienne un homme qui avait de si brillantes qualités ; il s'introduisit dans sa confiance et en vint à lui rappeler les vérités de la religion :
« À quoi, lui dit-il, vous serviront vos connaissances, si vous ignorez la science du salut ? »

Hermolaüs, voyant que ses paroles faisaient impression sur Pantaléon, le pressa davantage, et celui-ci lui déclara qu'il y penserait sérieusement. Ces heureuses dispositions s'affermirent par un miracle qu'il opéra en invoquant le nom de Jésus-Christ. Un jour qu'il se promenait dans la campagne, il rencontra un enfant mort, et, tout près de lui une vipère. Il ne douta point que l'enfant n'eût été la victime de ce reptile venimeux. Inspiré par la grâce, il s'adressa, plein de confiance, à Jésus-Christ, et dit : « Enfant, lève-toi, au nom de Jésus-Christ ! » Puis, se tournant vers la vipère : « Et toi, méchante bête, reçois le mal que tu as fait. » À l'instant l'enfant se relève vivant, et la vipère demeure inerte sur le sol. Pantaléon n'hésita plus à se faire baptiser.

Le salut de son père fut sa première pensée, et il employa tout pour y réussir, la raison, le sentiment, la piété filiale et surtout la prière ; il acheva sa conquête par un miracle. Un jour, un aveugle vint le trouver et lui dit : « J'ai depuis longtemps employé sans effet tous les remèdes ; on m'a dit que vous êtes très habile médecin ; pourriez-vous me secourir ? - Je vous guérirai, dit le médecin, si vous vous engagez à devenir chrétien. » L'aveugle promit avec joie et fut aussitôt guéri par l'invocation de Jésus-Christ. Son père, témoin de ce miracle, reçut le baptême avec l'aveugle guéri.

Pantaléon devint de plus en plus un apôtre de la foi ; à la mort de son père il vendit tous ses biens, les employa en bonnes œuvres et ne se réserva que le produit de l'exercice de sa profession. Des médecins jaloux le dénoncèrent comme chrétien à l'empereur. Pantaléon fut condamné à divers supplices et fut enfin décapité.

Les autres saints du jour :

BBses Ramona Fossas Románs et consœurs, martyres († 1936)
St Célestin Ier, pape (43e) de 422 à 432
Sts Sept Dormants d'Éphèse († 362)
St Désiré, évêque de Besançon († 414)
St Siméon Stylite l'Ancien, ascète en Syrie († 459)
Sts Ours et Leubais, ermites et abbés († VIe s.)
St Ecclesius, évêque de Ravenne († v. 532)
St Galactoire, évêque et martyr († VIe s.)
Ste Anthuse, moniale à Constantinople († 811)
Sts Nathalie et ses compagnons, martyrs († 852)
St Clément d'Ochrida, évêque († IXe ou Xe siècle)
Bx Berthold de Rachez, Ier abbé à Garsten († 1142)
Bx Raimond (Raimondo) Palmerio, veuf et fond. († 1200)
Bx Nevolone, ermite à Faenza († 1280)
Bse Lucie (Lucia) Bufalari, vierge († v. 1350)
Bx Robert Sutton, prêtre et martyr († 1588)
Bx Guillaume Davies, prêtre et martyr († 1593)
Bse Maria Maddalena Martinengo, abbesse († 1737)
Bx Joachim Vilanova Camallonga, prêtre, martyr († 1936)
Bx Modeste Vegas Vegas, prêtre o.f.m. et martyr († 1936)
Bx Philippe Hernandez Martinez, religieux et martyr († 1936)
Bx Zacharie Abadia Buesa, religieux et martyr († 1936)
Bx Jacques Ortiz Alzueta, religieux s.d.b., martyr († 1936)
Bse Marie-Clémence de Jésus Crucifié, martyre († 1943)
Bse Marie de la Passion, religieuse et mystique (1866-1912)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyLun 27 Juil 2015, 22:31

28 juillet

Saint Pedro Poveda Castroverde
Prêtre et martyr
(1874-1936)

Pedro Poveda Castroverde naît à Linares (Jaén, Espagne), le 3 décembre 1874. Il fut attiré dès l'enfance par le sacerdoce, puis entra au séminaire de Jaén et termina ses études au séminaire de Guadix, diocèse dans lequel il reçut l'ordination sacerdotale en 1897.
Il commença son ministère au sein du séminaire, en consacrant également son attention pastorale à ceux qui vivaient dans les grottes situées à l'extérieur de l'enceinte de la ville, et pour qui il créa une école.

Nommé chanoine de Covadonga, il s'occupa de la formation chrétienne des pèlerins, tout en commençant, à la même époque, à rédiger ses premières œuvres sur l'éducation et le rapport entre la foi et la science.

C'est à cette époque qu'il étudie les rapports entre l'Église et la société de son temps, il pense que les laïcs chrétiens ont un rôle très important à jouer pour construire un monde plus juste. Il écrit de nombreuses brochures à ce sujet, participe à des sessions d'étude et de controverse théologiques à l'université d'Oviedo. Il affirme qu'« Il n’est pas possible de croire et en même temps de se taire ».

A partir de 1911, avec un petit nombre de jeunes collaboratrices, il commença à fonder des académies et des centres de formation, qui devaient se traduire dans l'Institution Thérésienne pour la formation des professeurs laïcs et chrétiens.

Il s'installa à Jaén pour consolider l'Institution, qui y reçut par la suite l'approbation diocésaine, puis, alors qu'il se trouvait à Madrid comme chanoine royal, l'approbation pontificale.

Prêtre sage et audacieux, pacifique et ouvert au dialogue, il offrit sa vie pour la cause de la foi le 28 juillet 1936, en prononçant les paroles d'aveu: « Je suis prêtre du Christ » face à ceux qui devaient le conduire au martyre.

Pedro Poveda Castroverde a été béatifié le 10 octobre 1993 et canonisé le 4 mai 2003, à Madrid, par le même pape : Saint Jean-Paul II (Homélie du Pape Jean-Paul II).

Sources principales : vatican.va ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Melchor Garcia Sanpedro, évêque et martyr († 1858)
St Victor I, pape (14e) de 189 à 199
Sts Procore, Nicanor, Timon, Parménas, Nicolas, diacres
Sts Martyrs de La Thébaide († 248)
St Acace de Milet, martyr († entre 308 et 311)
Sts Nazaire et Celse, martyrs († v. 56)
St Camélien, évêque de Troyes au VIe siècle
St Samson, évêque de Dol (490-565)
St Botrid de Suède, martyr († 1100)
BBx Emmanuel Segura et David Carlos, martyrs († 1936)
St Jaime Hilario, frère s.p. et martyr (1898-1937)
Bx Joseph Casello Moncho, prêtre s.d.b. et martyr († 1936)
Bx Joseph Castell Camps, prêtre s.d.b. et martyr († 1936)
Ste Alphonsine de l'Immaculée Conc., clarisse (1910-1946)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMar 28 Juil 2015, 22:40

29 juillet

Sainte Marthe
Vierge
(† vers l'an 81)

Marthe était la sœur de Marie Madeleine et de Lazare. C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s'en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa charité envers les pauvres et par l'hospitalité si dévouée qu'elle offrait au Sauveur et à ses disciples.
Un jour, Marthe était absorbée par les soins domestiques, tandis que Madeleine se tenait aux pieds de Jésus. Marthe se plaignit : « Seigneur, dites donc à Marie de venir m'aider, ne voyez-vous pas qu'elle me laisse toute la charge ? » “Marthe, Marthe, lui dit le Maître, vous vous agitez trop. Une seule chose est nécessaire ; Marie a choisi la meilleure part, et elle ne lui sera point enlevée.” »

C'est Marthe qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare : « Seigneur, Lui dit-elle, dès qu'elle L'aperçut, si Vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort. » Et Jésus lui donnant des paroles d'espérance : « Seigneur, ajouta-t-elle, je crois que Vous êtes le Christ, Fils du Dieu Vivant. »

Une tradition raconte qu'après la mort de la Très Sainte Vierge, Marthe subit le sort de Lazare et de Madeleine : exposée par les Juifs endurcis sur une frêle barque, à la merci des flots irrités, elle est portée avec les siens vers les beaux rivages de la Provence. Là elle participe à l'apostolat de son frère Lazare, qui devint évêque de Marseille, et à la sainte vie de Madeleine.

Marthe est devenue célèbre par l'enchaînement d'un dragon. Au moment où elle commençait à prêcher la foi sur les rives du Rhône, un monstre effroyable, connu sous le nom de Tarasque, jetait la terreur dans toute la contrée. Un jour que Marthe annonçait la parole divine dans la ville de Tarascon, la foule s'écria : « Si vous détruisez le dragon, nous embrasserons votre foi. » “Si vous êtes disposés à croire, répondit Marthe, tout est possible à celui qui croit.” Et seule elle s'avance vers la caverne du monstre. Pour combattre cet ennemi, Marthe se munit du signe de la Croix ; le monstre baisse la tête et tremble. Elle s'avance, l'enlace avec sa ceinture et l'amène comme un trophée de victoire aux habitants, et bientôt la Tarasque tombe écrasée sous les coups vengeurs de tout le peuple. En triomphant de ce monstre, Marthe avait triomphé du dragon infernal.

Marthe s'établit dans la ville, devenue chrétienne, se fit la servante des pauvres, et fonda une communauté de vierges.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

BBx Lucio Martinez Mancebo et 6 comp., martyrs († 1936)
Bx Urbain II, pape (157e) de 1088 à 1099
St Lazare, frère de sainte Marte (Ier s.)
St Callinique, martyr († siècle inc.)
St Félix (Felice) de Rome, martyr († siècle inc.)
Sts Simplice, Faustin, Viatrix, Rufus, martyrs († 304)
St Loup, évêque de Troyes († v. 478)
St Prosper, évêque d’Orléans († Ve siècle)
St Olaf, roi de Norvège et martyr († 1030)
St Guillaume Pinchon, évêque de Saint-Brieuc († 1234)
Bx Louis, Mancius et Pierre, martyrs († 1627)
Bx Charles-Nicolas-Antoine Ancel, prêtre et martyr († 1794)
Sts Joseph, Paul, Jean-Baptiste et Marthe, martyrs († 1861)
Bx Jean-Baptiste Egozcuezabal Aldaz, religieux († 1936)
Bx Joseph de Calasanz Marqués, prêtre et martyr († 1936)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMer 29 Juil 2015, 22:40

30 juillet

Saint Léopold (Bogdan) Mandic
Prêtre o.f.m. cap.

L’Ordre, après la canonisation, a demandé de fixer la fête au 12 mai (jour de la naissance sur la terre) ; le Martyrologe Romain le commémore le 30 juillet (dies natalis).

Né le 12 mai 1866 à Herceg Novi (Dalmatie), Bogdan Mandic entra chez les Capucins de Bassano del Grappa (Vénétie) en 1884 et reçut le nom de Léopold.

Après son ordination sacerdotale en 1890, il resta sept ans à Venise comme confesseur, puis fut nommé supérieur de l'hospice capucin de Zara. Trois ans après il redevint confesseur dans différents couvents : Bassano, Capodistria, Thiene et Padoue.

Destin étrange que le sien : en 1887, pendant ses études, il se sentit appelé à prier et à travailler à l'unité de l’Église ; il demanda à maintes reprises d'être envoyé comme missionnaire en Orient ; il fit même le vœu de travailler au retour de son pays à l'unité de la foi ; en 1912 il s'offre en victime pour la rédemption de ses frères d'Orient. Mais ses supérieurs en décideront autrement.

Ce n'est qu'en 1936, à l'âge de soixante-dix ans, qu'il se dit : « Toute âme qui recourra à mon ministère de la confession sera mon Orient. »

Six ans plus tard il mourait à Padoue, le 30 juillet 1942.

Léopold (Bogdan) Mandic a été élevé à la gloire des autels, le 2 mai 1976, par le Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisé, le 16 octobre 1983, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : capucinsorient.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Sts Abdon et Sennen, nobles et martyrs († 254)
St Pierre Chrysologue, évêque et docteur de l'Église
Ste Julitte, vierge et martyre († 303)
Stes Maxima, Donatille et Seconde, v. et martyres († 304)
St Ours (Ursus ou Urse), évêque d'Auxerre de 502 à 508
Ste Godelieve, martyre († 1070)
Bx Mannes Guzman, frère de saint Dominique († 1225)
BBx Edouard Powell et Thomas Abel, martyrs († 1540)
Bx Richard Featherstone, prêtre et martyr († 1540)
St Joseph Yuan Gengyin, marchand et martyr († 1900)
BBx Braulion-Marie et 14 compagnons, martyrs († 1936)
BBx José Maria Muro et Joaquín Prats, o.p., martyrs († 1936)
Bx Serge Cid Pezo, prêtre s.d.b. et martyr († 1936)
Bse Marie-Vincente de Sainte-Dorothée, fond. († 1949)
Ste Marie de Jésus du Saint-Sacrement, fond. († 1959)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyJeu 30 Juil 2015, 22:27

31 juillet

Saint Ignace de Loyola
Prêtre et fondateur de la
« Compagnie de Jésus »
(1491-1556)

Ignace (en espagnol : Íñigo López de Loyola) naît au château de Loyola, en Espagne, le 24 décembre 1491 ; il est le dernier de 13 enfants de Beltran Ibañez de Oñaz et de Marina Sanchez de Licona.
Il fut d'abord page du roi Ferdinand V ; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l'orgueil et l'amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l'un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges.

Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l'extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s'endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. À son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe.

Pour se distraire, il demanda des livres ; on lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints. Il les lut d'abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat ; mais enfin la grâce l'emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur ; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l'entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en ses bras l'Enfant Jésus.

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze, pour s'y livrer à des austérités qui n'ont guère d'exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes : vivant d'aumônes, jeûnant au pain et à l'eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison. Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C'est dans cette solitude qu'il composa ses Exercices spirituels, l'un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes.

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1534), que l'on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l'une des plus grandes gloires de l'Église catholique ; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d'Ignace.

Les vertus du fondateur égalaient ses grandes œuvres ; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui : « Ad maiorem Dei gloriam! » (À la plus grande gloire de Dieu !).

Pour un approfondissement :
>>> Ignace de Loyola

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints...) ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Germain, évêque d'Auxerre († à Ravenne en 448)
Bse Zdenka Schelingová, vierge et martyre (1916-1955)
St Calimero, évêque de Milan et martyr († fin IIe s.)
Sts Démocrite, Second et Denis, martyrs († IIIe s.)
St Fabius, martyr († 303 ou 304)
St Tertullin (Tertullino), martyr († IVe s.)
Ste Hélène de Skövde, veuve et martyre († 1160)
Bx Giovanni Colombini, fondateur des Jésuates († 1367)
Bx Évrard Hanse, prêtre et martyr († 1584)
Bx Jean-François Jarrige, prêtre et martyr († 1794)
St Emmanuel Le Van Phung, martyr († 1859)
St Pierre Doan Công Quy, prêtre et martyr († 1859)
St Justin de Jacobis, évêque en Éthiopie († 1860)
Bx Denis Ramos, prêtre o.f.m. conv. et martyr († 1936)
Bx François Remon Jativa, o.f.m. et martyr († 1936)
Bx Jacques Buch Canals, s.d.b. et martyr († 1936)
Bx Michel Ozieblowski, prêtre et martyr († 1942)
Bx François Stryjas, catéchiste et martyr († 1944)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptySam 01 Aoû 2015, 00:34

1 août

Saint Alphonse-Marie de’ Liguori
Évêque, fondateur de la :
“Congregatio Sanctissimi Redemptoris”
Docteur de l'Église

Alfonso Maria de’ Liguori naît à Marianella, près de Naples, le 27 septembre 1696, dans une famille noble.
Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique à seize ans, il embrassa la carrière d'avocat. Pendant les dix années qu'il remplit cette charge, il fut le modèle du parfait chrétien.

Il commençait à se relâcher, quand il échoua dans un plaidoyer superbe où il avait déployé tous ses talents ; « Ô monde ! s'écria-t-il, désormais je te connais; tu ne m'auras plus. »

Peu après, il entendit une voix lui dire : « Laisse le monde de côté, livre-toi à Moi tout entier... » Aussitôt il répondit, fondant en larmes : « Ô Dieu ! Me voici, faites de moi ce qu'il Vous plaira. » Aussitôt Alphonse va déposer à l'église de la Sainte Vierge son épée de gentilhomme, prend bientôt l'habit ecclésiastique, fait ses études de théologie, et au bout de trois ans reçoit le sacerdoce. Désormais le voilà embrasé du zèle des âmes ; il se mêle au peuple des campagnes et s'éprend d'un amour spécial pour lui.

C'est alors que l'idée lui vint de fonder, pour exercer l'apostolat parmi cette classe si intéressante de la société, la « Congrégation des Rédemptoristes ». Traité d'insensé par son père, ses proches et ses amis, persécuté et abandonné bientôt par plusieurs de ses premiers collaborateurs, délaissé et méprisé par son directeur lui-même, Alphonse endura toutes les souffrances morales qui peuvent tomber sur un homme : rien ne put l'abattre ni le décourager.

Il eut plusieurs visions de la très Sainte Vierge ; une fois, pendant un sermon sur les gloires de Marie, il fut ravi, et environné d'une éblouissante lumière.

Un jour, son pauvre accoutrement le fit prendre pour le cocher des autres missionnaires, et, à son premier sermon, son éloquence fit dire au peuple : « Si le cocher prêche si bien, que sera-t-il des autres ! » Aux travaux apostoliques, Alphonse joignait les travaux intellectuels, et il composa un grand nombre d'ouvrages de piété et de morale qui l'ont fait élever au rang des docteurs.

Sacré évêque, Alphonse égala par ses vertus les plus saints pontifes. Il passa de la terre au ciel, à l'âge de quatre-vingt-onze ans, le Ier août 1787, à Pagani, en Campanie.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Alphonse de Liguori
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]
>>> Téléchargement gratuit des œuvres complètes de St Alphonse-Marie de’ Liguori

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints...) ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Pierre Favre, Ier prêtre jésuite (1506-1546)
Sts Sept frères martyrs († 168 av. JC)
St Secundinus, martyr († siècle inc.)
St Félix, martyr († début IVe siècle)
St Eusèbe, évêque à Verceil en Piémont († 371)
St Exupère, Ier évêque de Bayeux († IV s.)
St Sever, prêtre à Rustan († v. 502)
Sts Friard et Secondel, ermites († VIe s.)
St Jonat, abbé à Marchiennes († vers 690)
St Éthelwold, évêque à Winchester († 984)
Bx Émeric de Quart, évêque à Aoste († 1313)
Bx Jean Bufalari des Ermites de Saint-Augustin († v. 1336)
Bx Thomas Welbourne, martyr († 1605)
St Dominique Nguyên Van Hanh, o.p. et martyr († 1838)
St Bernard Vû Van Duê, prêtre et martyr († 1838)
St Pierre-Julien Eymard, prêtre († 1868)
Bx Bienvenu (Joseph de Miguel), prêtre et martyr († 1936)
Bx Alexis Sobaszek, prêtre de Gniezno et martyr († 1942)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptySam 01 Aoû 2015, 23:01

2 août

Saint Eusèbe de Verceil
Évêque de Verceil
(283-371)

Eusèbe, naît à Cagliari, en Sardaigne, vers le 283. Il perdit son père pendant la persécution de Dioclétien. Sa mère le conduisit à Rome où il reçut le baptême des mains du pape Eusèbe qui lui donna son nom. À Verceil, Eusèbe étudia avec soin les Saintes Lettres, les arts libéraux, et fut reçu lecteur. Il menait une vie si sainte en fréquentant les écoles qu'on le regardait comme un ange. Ses éminentes vertus le distinguèrent au sein du clergé de la ville de Verceil et lorsque le siège épiscopal vint à vaquer en l'an 340, le pape Jules Ier l'élut pour remplir la charge d'évêque.
Eusèbe s'appliqua tout d'abord à former de dignes ministres de Jésus-Christ et un clergé instruit. Il organisa dans son palais épiscopal une école où les jeunes ecclésiastiques unissaient la vie monastique à la vie cléricale. Saint Ambroise en parle avec admiration : « C'est, disait-il, une milice toute céleste et toute évangélique, occupée jour et nuit à chanter les louanges de Dieu, à apaiser sa colère et à implorer sa miséricorde. Ils ont toujours l'esprit appliqué à la lecture ou au travail. » Le succès couronna ses efforts apostoliques, car de son clergé sortit un grand nombre de saints prélats aussi vertueux qu'éclairés. Plusieurs Églises sollicitèrent la faveur d'être gouvernées par les disciples de saint Eusèbe.

L'hérésie d'Arius, favorisée par l'empereur Constance, commençait à se répandre en Occident. Le saint évêque de Verceil résista ouvertement à l'empereur et lui reprocha hautement son impiété. En l'an 355, dans un concile tenu à Milan par le pape Libère, Eusèbe demanda qu'on souscrivît avant tout au symbole de Nicée et refusa de signer la sentence prononcée par les hérétiques contre saint Athanase d'Alexandrie.

Les évêques ariens s'opposèrent et le firent exiler en Palestine, à Scythopolis, où on lui fit subir d'indignes traitements. L'empereur Constance le transféra plus tard en Cappadoce et ensuite, dans la Haute-Thébaïde. Les ariens le traînaient par terre à demi-nu ou lui faisaient descendre un escalier très élevé la tête en bas et l'accablaient de coups. Saint Eusèbe souffrait tout sans se plaindre. Dans son exil, il écrivit aux Églises d'Italie pour les exhorter à demeurer fermes au milieu des persécutions.

Remis en liberté après la mort de Constance, survenue en 361, Eusèbe alla rallumer le flambeau de la foi dans les Églises d'Orient infestées par l'hérésie, et eut le bonheur de rencontrer le grand Athanase à Alexandrie.

Ce vaillant et fidèle défenseur de la foi termina sa vie laborieuse et pénitente le Ier août 371 à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Ses précieuses reliques enchâssées reposent dans la cathédrale de Verceil.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Eusèbe de Verceil
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Source principale : livres-mystiques.com/ ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

St Pierre-Julien Eymard, prêtre et fondateur (1811-1868)
St Étienne Ier, pape (23e) de 254 à 257
Bse Jeanne d'Aza, mère de saint Dominique († v. 1203)
St Rutilius, martyr († avant 212)
Ste Centolle, vierge et martyre († 304)
St Maxime, évêque de Padoue († IIIe ou IVe s.)
St Sérénus, évêque à Marseille († après 601)
St Bethaire, évêque de Chartres († v. 623)
St Pierre, évêque d’Osma en Espagne († 1109)
Bx Jean Diaz Nosti, prêtre et martyr († 1936)
Bx Léonce Pérez Ramos, prêtre et martyr († 1936)
Bx Felipe de Jésus Azcona, prêtre et martyr († 1936)
Bx Zéphyrin Giménez Malla, tsigane et martyr († 1936)
Bx François Calvo Burillo, prêtre o.p. et martyr († 1936)
Bx François Tomas Serer, o.f.m. et martyr († 1936)
St Sever, prêtre (Vème siècle)
Bx Justin-Marie Russolillo, prêtre et fond. (1891-1955)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyLun 03 Aoû 2015, 00:01

3 août

Bx Augustin Kažotić
Évêque o.p. et martyr

Augustin Kažotić, fils d'une famille patricienne, naît à Trogir (en Dalmatie) vers 1260.
Entré, à quinze ans, dans l’Ordre Dominicain, probablement à Trogir ou à Split, il se distingua rapidement durant ses études, qu’il alla poursuivre à Paris.

Impressionné par sa réputation d’érudit et de religieux dévot, le Bx Benoît XI (Nicola Boccasini, 1303-1304) – lui même dominicain – nomma Augustin Kažotić évêque de Zagreb en 1303. Il y promut de nombreuses activités pastorales et initia une réforme de la liturgie et de l’éducation. Il fonda également une école cathédrale accueillant les étudiants défavorisés.

Sa défense inflexible des droits de tous contre les abus du Roi Charles Robert d’Anjou (1308-1342) lui valut d’être exilé du Royaume de Croatie et de Hongrie. Il se rendit alors en Avignon et demanda l’aide du Pape Jean XXII (Jacques Duèse, 1316-1334), en 1318.
Le nom d’Augustin Kažotić est généralement lié à deux petits traités écrits lors de son séjour à Avignon (1318-1322) : le premier fait partie de la consultation judiciaire et doctrinale demandée par le Pape Jean XXII, qui aboutira à la bulle Super illius specula de 1320, qui assimile désormais la sorcellerie à l’hérésie ; le second, sur la pauvreté du Christ, est lié aux débats sur les mouvements de pauvreté, en particulier l’usus pauper des franciscains.
Dans un tout autre domaine, son nom est lié à l’histoire de la musique, puisqu’il est, semble-t-il, l’un des premiers auteurs connus en Croatie.

Augustin Kažotić attendit en vain pendant quatre ans l’autorisation de pouvoir rentrer dans son pays. En 1322, le Pape lui donna enfin la charge du Diocèse de Lucera, ville des Pouilles dans le Sud de l’Italie, qui venait d’être restauré.

Pendant le règne de l’Empereur Frédéric II de Hohenstaufen, des milliers de Musulmans Sarazins, qui servaient dans les troupes impériales d’élite, habitaient à Lucera. Après la chute de la dynastie Hohenstaufen, la restauration de la chrétienté pouvait commencer dans la ville et cette mission fut confiée à Augustin Kažotić. Son travail fut si efficace qu’un an plus tard, les musulmans encore présents décidèrent de le supprimer.

Il fut assassiné par un sarazin qui le frappa à la tête avec une lance de fer : il meurt de ses blessures le 3 août 1323, ajoutant l’honneur du martyre aux nombreux mérites qu’il eut de son vivant.

Dès sa mort, il fut considéré comme saint. Il fut béatifié par le Pape Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) le 4 avril 1702. Le procès de Béatification est conservé aux archives diocésaines de Lucera. Son culte s'est développé à travers les siècles, en Italie, en Croatie et dans l’ordre des Frères Prêcheurs.
En avril 2010, a été lancé le procès de sa Canonisation. Le diocèse de Lucera-Troia s'est constitué acteur principal de la cause, tandis que la Province dominicaine de Croatie et l'Archevêché de Zagreb en sont co-acteurs.

Pour un approfondissement :
>>> Homélie pour la Messe anniversaire du bienheureux ...

Sources principales : reflexionchretienne.e-monsite.com ; trogir.op.org (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Miguel Remon Salvador, o.f.m. conv. et martyr (1907-1936)
St Asprenos, premier évêque de Naples († III s.)
St Euphrone, évêque à Autun († après 475)
St Martin, ermite en Campanie († v. 580)
St Pierre (Pietro), évêque d’Anagni († 1109)
Bx Sauveur Ferrandis Seguì, prêtre et martyr († 1936)
Bx Alphonse Lopez Lopez, o.f.m. et martyr († 1936)
Bx François Bandres Sanchez, s.d.b. et martyr († 1936)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyLun 03 Aoû 2015, 22:35

4 août

Saint Jean-Marie Vianney
Curé d'Ars
Extraits de la Catéchèse de Benoît XVI
5 août 2009, Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Chers frères et sœurs, [...]
Jean-Marie Vianney naît dans le petit village de Dardilly le 8 mai 1786, dans une famille de paysans, pauvre en biens matériels, mais riche d'humanité et de foi. Baptisé, comme le voulait le bon usage à l'époque, le jour même de sa naissance, il consacra les années de l'enfance et de l'adolescence aux travaux dans les champs et à paître les animaux, si bien qu'à l'âge de dix-sept ans, il était encore analphabète. Mais il connaissait par cœur les prières que lui avait enseignées sa pieuse mère et il se nourrissait du sentiment religieux que l'on respirait chez lui. Les biographes racontent que, dès sa prime jeunesse, il essaya de se conformer à la divine volonté même dans les tâches les plus humbles.

Il nourrissait dans son âme le désir de devenir prêtre, mais il ne lui fut pas facile de le satisfaire. Il parvint en effet à l'ordination sacerdotale après de nombreuses adversités et incompréhensions, grâce à l'aide de sages prêtres, qui ne s'arrêtèrent pas à considérer ses limites humaines, mais surent regarder au-delà, devinant l'horizon de sainteté qui se profilait chez ce jeune homme véritablement singulier.

Ainsi, le 23 juin 1815, il fut ordonné diacre et le 13 août suivant, prêtre. Enfin, à l'âge de 29 ans, après de nombreuses incertitudes, un certain nombre d'échecs et beaucoup de larmes, il put monter sur l'autel du Seigneur et réaliser le rêve de sa vie.

Le saint curé d'Ars manifesta toujours une très haute considération du don reçu. Il affirmait: « Oh! Quelle grande chose que le sacerdoce! On ne le comprendra bien qu'une fois au Ciel... si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non d'effroi mais d'amour! » (Abbé Monnin, Esprit du Curé d'Ars, p. 113). En outre, dans son enfance, il avait confié à sa mère: « Si j'étais prêtre, je voudrais conquérir beaucoup d'âmes » (Abbé Monnin, Procès de l'ordinaire, p. 1064). Et il en fut ainsi. Dans le service pastoral, aussi simple qu'extraordinairement fécond, ce curé anonyme d'un village isolé du sud de la France parvint si bien à s'identifier à son ministère, qu'il devint, également de manière visible et universellement reconnaissable, alter Christus, image du Bon Pasteur, qui à la différence du mercenaire, donne la vie pour ses brebis (cf. Jn 10, 11).

A l'exemple du Bon Pasteur, il a donné la vie au cours des décennies de son service sacerdotal. Son existence fut une catéchèse vivante, qui trouvait une efficacité toute particulière lorsque les personnes le voyaient célébrer la Messe, s'arrêter en adoration devant le tabernacle ou passer de longues heures dans le confessionnal.

Au centre de toute sa vie, il y avait donc l'Eucharistie, qu'il célébrait et adorait avec dévotion et respect. Une autre caractéristique fondamentale de cette extraordinaire figure sacerdotale, était le ministère assidu des confessions. Il reconnaissait dans la pratique du sacrement de la pénitence l'accomplissement logique et naturel de l'apostolat sacerdotal, en obéissance au mandat du Christ : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cf. Jn 20, 23).

Saint Jean-Marie Vianney se distingua donc comme un confesseur et maître spirituel excellent et inlassable. En passant « d'un même mouvement intérieur, de l'autel au confessionnal », où il passait une grande partie de la journée, il cherchait par tous les moyens, par la prédication et par le conseil persuasif, à faire redécouvrir aux paroissiens la signification et la beauté de la pénitence sacramentelle, en la montrant comme une exigence intime de la Présence eucharistique.

Les méthodes pastorales de Jean-Marie Vianney pourraient apparaître peu adaptées aux conditions sociales et culturelles actuelles. Comment en effet un prêtre d'aujourd'hui pourrait-il l'imiter, dans un monde qui a tant changé? S'il est vrai que les temps changent et que de nombreux charismes sont typiques de la personne, et donc inimitables, il y a toutefois un style de vie et un élan de fond que nous sommes tous appelés à cultiver. A bien y regarder, ce qui a rendu saint le curé d'Ars a été son humble fidélité à la mission à laquelle Dieu l'avait appelé; cela a été son abandon constant, empli de confiance, entre les mains de la Providence divine. Il a réussi à toucher le cœur des personnes non en vertu de ses dons humains, ni en s'appuyant exclusivement sur un effort, même louable, de la volonté, il a conquis les âmes, même les plus réfractaires, en leur communiquant ce qu'il vivait de manière intime, à savoir son amitié avec le Christ. [...]

Les Pères du Concile œcuménique Vatican II avaient bien présents à l'esprit cette "soif de vérité" qui brûle dans le cœur de tout homme, lorsqu'ils affirmèrent que c'est aux prêtres, "comme éducateurs de la foi", qu'il revient de former "une authentique communauté chrétienne" capable de "frayer la route à tous les hommes vers le Christ" et d'exercer "une véritable maternité" à leur égard, en indiquant ou en facilitant à celui qui ne croit pas "un chemin vers le Christ et son Église" et "pour réveiller les fidèles, les nourrir, leur donner des forces pour le combat spirituel" (cf. Presbyterorum ordinis, n. 6).

L'enseignement que continue de nous transmettre le saint curé d'Ars à cet égard est que, à la base de cet engagement pastoral, le prêtre doit placer une union personnelle intime avec le Christ, qu'il faut cultiver et accroître jour après jour. C'est seulement s'il est amoureux du Christ que le prêtre pourra enseigner à tous cette union, cette amitié intime avec le divin Maître, qu'il pourra toucher les cœurs des personnes et les ouvrir à l'amour miséricordieux du Seigneur. C'est seulement ainsi, par conséquent, qu'il pourra transmettre enthousiasme et vitalité spirituelle aux communautés que le Seigneur lui confie. Prions pour que, par l'intercession de saint Jean-Marie Vianney, Dieu fasse don à son Église de saints prêtres, et pour que croisse chez les fidèles le désir de soutenir et d'aider leur ministère.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Sanctuaire du Saint Curé d'Ars
>>> Saint Jean-Marie Vianney, Curé D'Ars [PDF]

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Frédéric Janssoone, prêtre o.f.m. (1838-1916)
St Aristarque, compagnon de saint Paul (Ier s.)
Sts Justin et Crescentius, martyrs († 258)
St Eleuthère, martyr. († IV s.)
Ste Ia, martyre († v. 362)
St Euphrone, évêque à Tours († 367)
St Onuphre, ermite en Calabre († 995)
St Rainier, évêque à Split en Dalmatie et martyr († 1180)
Bse Cécile (Cecilia Cesarini), moniale o.p. († 1290)
Bx Guillaume Horne, moine et martyr († 1540)
Bx Gonzalve Gonzalo, religieux o.h. et martyr († 1936)
Bx Joseph Batalla Parramon, prêtre et martyr († 1936)
Bx Joseph Rabasa Bentanachs, s.d.b. et martyr († 1936)
Bx Gilles Gil Rodicio, religieux s.d.b. et martyr († 1936)
Bx Henri Krzysztofik, prêtre o.f.m. et martyr († 1942)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
mario-franc_lazur
Administrateur - Fondateur
Administrateur - Fondateur
mario-franc_lazur


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMar 04 Aoû 2015, 09:24

Julie a écrit:
4 août

Saint Jean-Marie Vianney
Curé d'Ars
............................................


Saint Jean Vianney, le curé d‘Ars.


Jean-Marie Vianney a grandi en pleine période de troubles révolutionnaires, c'est à dire aussi de persécution religieuse. Ainsi, Jean-Marie recevra sa première communion dans la clandestinité. Le jeune campagnard, qui n'a jamais fréquenté l'école, voudrait devenir prêtre mais son père est réticent. A vingt ans, il commence ses premières études, mais il est si peu doué pour les études que le séminaire de Lyon, où il a fini par entrer, décide de le renvoyer. Il parvient quand même à se présenter à l'ordination sacerdotale à Grenoble, grâce à l'aide d'un prêtre qui lui fit apprendre le latin ..... Après un premier ministère à Ecully, il est nommé curé dans une petite paroisse de 230 habitants, le village d‘Ars, à 40 km de Lyon. Il y restera jusqu'à sa mort. Sa bonté, la joie dont il rayonne, ses longues heures de prière devant le Saint-Sacrement, impressionnent peu à peu ses paroissiens. Pour écouter, réconforter et apaiser chacun, il reste jusqu'à seize ou dix huit heures par jour au confessionnal.

Pendant les dernières années de sa vie, jusqu'à 100.000 pèlerins viendront chaque année pour entendre une parole de réconfort et de paix de la part de ce curé ignorant de tout, mais non pas du cœur des hommes ni de celui de Dieu. Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie: «Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.

Nommé patron de tous les curés du monde par Pie X en 1905.


Dernière édition par mario-franc_lazur le Jeu 06 Aoû 2015, 08:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://evangileetcoran.unblog.fr/2009/07/31/une-reponse-chretien
rosedumatin
Administrateur - Fondateur
Administrateur - Fondateur
rosedumatin


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMar 04 Aoû 2015, 09:57

mario-franc_lazur a écrit:
Julie a écrit:
4 août

Saint Jean-Marie Vianney
Curé d'Ars
............................................


Saint Jean Vianney, le curé d‘Ars.


Jean-Marie Vianney a grandi en pleine période de troubles révolutionnaires, c'est à dire aussi de persécution religieuse. Ainsi, Jean-Marie recevra sa première communion dans la clandestinité. Le jeune campagnard, qui n'a jamais fréquenté l'école, voudrait devenir prêtre mais son père est réticent. A vingt ans, il commence ses premières études, mais il est si peu doué pour les études que le séminaire de Lyon, où il a fini par entrer, décide de le renvoyer. Il parvient quand même à se présenter à l'ordination sacerdotale à Grenoble, grâce à l'aide d'un prêtre qui lui fit apprendre le latin ..... Après un premier ministère à Ecully, il est nommé curé dans une petite paroisse de 230 habitants, le village d‘Ars, à 40 km de Lyon. Il y restera jusqu'à sa mort. Sa bonté, la joie dont il rayonne, ses longues heures de prière devant le Saint-Sacrement, impressionnent peu à peu ses paroissiens. Pour écouter, réconforter et apaiser chacun, il reste jusqu'à seize ou dix huit heures par jour au confessionnal.

Pendant les dernières années de sa vie, jusqu'à 100.000 pèlerins viendront chaque année pour entendre une parole de réconfort et de paix de la part de ce curé ignorant de tout, mais non pas du cœur des hommes ni de celui de Dieu. Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie: «Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.

Nommé patron de tous les curés du monde par Pie X en 1905.



En effet, aujourd'hui, nous fêtons un grand saint : Saint Jean-Marie Vianney , Curé d' Ars, patron de tous les curés.

J'ai eu ce bonheur de me rendre à Ars plusieurs fois et de voir son corps " incorrompu " ......  de prier auprès de lui, de visiter sa petite maison où l'on voit sa petite cuisine misérable, la petite église ...... le lit qui fut incendié par satan .... car toute sa vie " le grappin " comme il disait l'a persécuté.

Prions par son intercession, pour notre Pape, nos évêques, nos prêtres et nos diacres.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Le saint curé dont le corps est intact !



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Saint Curé d' Ars en ce jour de votre fête intercédez pour le monde, pour ceux qui sont persécutés pour leur Foi, pour ceux qui ont soif et faim de Dieu, priez pour tous les sacerdotaux.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.dialogueislam-chretien.com
mario-franc_lazur
Administrateur - Fondateur
Administrateur - Fondateur
mario-franc_lazur


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMar 04 Aoû 2015, 10:14




Saints du jour- année 2015  - Page 6 175602 ma chère ROSE pour toutes ces informations !
Revenir en haut Aller en bas
http://evangileetcoran.unblog.fr/2009/07/31/une-reponse-chretien
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMar 04 Aoû 2015, 23:26

5 août

BBx Manuel Moreno Martínez, Maximino Fernández Marínas,
Víctor García Ceballos, Eduardo González Santo Domingo
Prêtres o.p. et martyrs en Espagne († 5 août 1936)

Le 28 octobre 2007, le card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, représentant le Pape Benoît XVI, a présidé, à Rome, la Messe de béatification de 498 martyrs des “persécutions religieuses” de la guerre civile espagnole. Ces catholiques ont été tués dans diverses circonstances en 1934, 1936 ou 1937 ; parmi eux il y avait deux évêques, vingt-quatre prêtres, quatre cent soixante-deux religieux, trois diacres ou séminaristes et sept laïcs qui « versèrent leur sang pour rendre témoignage de l'Evangile de Jésus Christ…soient dorénavant appelés du nom de bienheureux et que leur fête soit célébrée chaque année le 6 novembre dans les lieux et selon les modalités établies par le droit. » (>>> Lettre du Pape Benoît XVI).

Commémoration propre à l’Ordo Fratrum Praedicatorum :

Manuel, né à Rincón de Soto (La Rioja) le 17 juin 1862, baptisé le 20, profession le 24 septembre 1878 au couvent d’Ocaña, profession solennelle le 30 septembre 1881 à Ávila. Encore diacre, en 1884 on l’envoie à Manille, où il termine ses études et est ordonné prêtre en juillet 1885. Envoyé aux missions de Chine (Fokien), il prêche l’évangile avec un grand zèle durant 26 ans; il écrit sur la Chine des récits du plus grand intérêt religieux et historique. Il est vicaire provincial de la mission de Fogan (en 1902 et 1906). Ensuite il exerce l’apostolat aux Philippines pendant 6 ans, au couvent Saint Dominique à Manille (1911-1913) et à Pampanga (1913-1917). De retour en Espagne en 1917, il vit dans divers couvents : Ávila (1917-1921), La Mejorada (1921-1931) comme confesseur des aspirantes et des moniales dominicaines d’Olmedo (Valladolid), chez qui il laisse une réputation de sainteté; puis il est à Santa María de Nieva (Segovia) (1931-1934), puis supérieur de la maison de Barcelone-Saint Gervais 1934-1935, où il est élu prieur d’Ocaña. Il avait un charme extraordinaire en raison de sa douceur et de sa largeur de jugement, sans rien perdre de son sérieux et de sa rigueur, il fit fleurir l’Ordre séculier dominicain à Ocaña.

Bien qu’il se soit occupé de faire passer au Portugal les frères les plus âgés, le 22 juillet ils furent surpris par l’assaut du couvent où se trouvaient 32 religieux; sous sa responsabilité il laissa les frères partir où ils voulaient et leur donna de l’argent; les assaillants saccagèrent le couvent, profanèrent l’église, brûlèrent les images et les archives. Avec le P. Maximino Fernández et le frère Eduardo González, il se réfugia dans une maison, de laquelle il se préoccupa de ses subordonnés; ils restèrent là jusqu’au 5 août. Alors il décida d’aller à Madrid chercher un hébergement pour tous. A la gare d’Ocaña on leur donna un sauf-conduit qui en réalité menait à la mort. Ils furent emprisonnés à la « poste de Cuenca »; arrivés à la gare de Madrid-Atocha, ils furent arrêtés et fusillés. Ils moururent en criant « Vive le Christ Roi ! Vive l’Église catholique! ». Il avait 74 ans.

Maximino, naît à Castañeo (Asturies) le 2 novembre 1867. Profession à Ocaña (Tolède) le 9 septembre 1885, profession solennelle à Ávila le 9 septembre 1888. Envoyé aux Philippines en 1892, ordonné prêtre à Manille en1893. Il reste 6 ans à Cagayán, au nord de Luzón. En 1898, au cours de la guerre d’indépendance des Philippines, il fut arrêté et maltraité. Libéré en 1899, il revient à Manille et de là, très malade, il s’embarque pour l’Espagne en 1902. Il passe deux ans à Ocaña, puis est envoyé au collège Santa María de Nieva (Segovia). En 1914 il est nommé vicaire provincial en Espagne, puis visiteur des maisons de la vicairie. En 1919 il va en Italie, où il est confesseur dans les sanctuaires de Pompéi et Madonna dell’Arco ; économe et sacristain au couvent de la Trinité à Rome (1919-1920). De retour en Espagne (septembre 1920), il réside à Ocaña, sauf pour des missions: chapelain des moniales dominicaines de Santa Inés, à Saragosse (1927-1931); directeur de retraites spirituelles chez les dominicaines d’Olmedo (Valladolid) et Ajofrín (Toledo).
En mai 1936, il retourne à Ocaña pour protéger les Pères âgés. Le 22 juillet, au début de la guerre, le couvent fut attaqué. Blessé mortellement à la gare Atocha à Madrid, le 5 août, il est transporté à demi-inconscient à l’hôpital près de la gare, avec 11 balles dans le corps. Il meurt 10 jours plus tard, le 15 août, après un supplice atroce, au milieu du plus grand abandon et des moqueries.

Victor, naît à Carrión le 24 juillet 1880, prêtre au couvent d’Ocaña. Le 22 juillet 1936 les milices pillèrent le couvent et les frères durent fuir; le P. Víctor se réfugia chez le vicaire d’Ocaña. Mais les frères ne se sentent pas en sécurité et pensent qu’ils seraient mieux à Madrid avec d’autres frères. Le 4 août ils cherchèrent un sauf-conduit pour rejoindre leurs frères de Madrid, une sœur malade se joignit à eux, et une femme qui l’accompagnait. Le lendemain ils prirent le train, mais le sauf-conduit s’avéra être un piège car il ordonnait de les tuer en chemin. À l’arrivée à la gare d’Atocha, ils furent assassinés, mais les deux femmes purent se sauver et témoigner de l’événement. Du P. Víctor García on garde à Carrión des bannières qu’il peignit pour les processions.

Eduardo, naît à Ávila le 5 janvier 1884 ; baptisé le 13, confirmé en 1891. Orphelin de père à 3 ans, sa mère (tertiaire dominicaine) dut travailler comme employée de maison chez Antonio Mata, chapelain des carmélites de San José, qui l’emmena à la résidence provinciale d’Ávila. À 11 ans il revint chez sa mère. Après un temps à Ocaña, il fit profession comme frère coopérateur à Ávila le 27 décembre 1914. Il travailla fidèlement aux offices de sa profession au collège de La Mejorada (1917-1923), Ocaña (1924), Ávila (1925-1930), maison de la Passion à Madrid (1932-1933), couvent du Rosaire, aussi à Madrid (1935-1936). Plein de bonté, travailleur et charitable, joyeux, recueilli et humble. Il se rendait très bien compte de l’hostilité antichrétienne qui régnait à Madrid depuis le début de 1936, il prévoyait le martyre et même le désirait. Le 6 juin il fut nommé à Ocaña, où le 22 juillet il fut victime de l’assaut du couvent. Il alla à Madrid avec les pères Maximino Fernández, Manuel Moreno et Víctor García Ceballos et mourut, avec eux, le 5 août 1936. Il avait 52 ans.

Source principale : docteurangelique.forumactif.com/(« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Frédéric Janssoone, prêtre o.f.m. (1838-1916)
St Abel, archevêque de Reims († 764)
St Memmie, Ier évêque de Châlon († III/IV siècle)
St Paride, Ier évêque de Teano en Campanie († IVe s.)
St Cassien, Ve évêque d'Autun († IVe s.)
Ste Nonne, femme et mère de saints († 374)
St Emigde, Ier évêque d’Ascoli Piceno et martyr († v. 303)
St Venance, évêque de Viviers sur le Rhône († après 535)
St Viâtre, ermite en Sologne († VIe s.)
St Oswald, roi de Northumbrie et martyr († 642)
Bx François (Francesco) Zanfredini (1270-1350)
Ste Marguerite (Margherita) de Cesolo, veuve († 1385)
Bx Pierre-Michel Noël, prêtre de Rouen et martyr († 1794)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyMer 05 Aoû 2015, 21:40

6 août

Saint Sixte II Pape
et ses compagnons, martyrs
(† 258)

Grec de naissance, Sixte était diacre de l'Église romaine quand il succéda en 257 au pape saint Étienne. Saint Cyprien lui rend ce témoignage qu'il était « amateur de la paix et excellent en toutes sortes de vertus ». Saint Denis d'Alexandrie lui écrivit trois lettres pour le consulter.

Sixte occupait le trône pontifical depuis un an lorsqu'il subit le martyre. Au diacre Laurent qui se désolait de le voir aller au supplice et de ne pouvoir mourir avec lui, il dit : « Dans trois jours, tu me suivras ».

Sixte fut décapité dans le cimetière de Calixte en 258.

Avec lui furent martyrisés ses diacres Félicissime et Agapit ainsi que les sous-diacres Magne, Vincent et Étienne. St Cyprien ajoute à ces noms celui de Quartus.

Martyrologe Romain : À Rome, sur la voie Appienne, au cimetière de Calliste, en 258, la passion de saint Sixte II, pape, et de ses diacres, dont la mémoire sera célébrée le lendemain.

Les autres saints du jour :

St Hormisdas, pape (52e) de 514 à 523
Sts Juste et Pasteur, enfants martyrs († 304)
Bx Octavien, évêque de Savone en Ligurie († 1132)
Bx Schécelin, ermite († 1138)
St Dominique (Domenico), prêtre à Bologne († 1221)
Bse Marie-Françoise de Jésus (Rubatto), vierge († 1904)
Bx Charles Lopez Vidal, laïc marié et martyr († 1936)
Bx Thaddée Dulny, séminariste et martyr († 1942)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Tomi




Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyJeu 06 Aoû 2015, 00:36

rosedumatin a écrit:



Le saint curé dont le corps est intact !





La conservation du corps est due à une momification naturelle... et à la science.
Lors de son exhumation en 1904, le corps momifié a été autopsié puis traité pour éviter toute corruption ultérieure. Un masque de cire a été posé sur son visage.
Revenir en haut Aller en bas
rosedumatin
Administrateur - Fondateur
Administrateur - Fondateur
rosedumatin


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyJeu 06 Aoû 2015, 09:15

Tomi a écrit:
rosedumatin a écrit:



Le saint curé dont le corps est intact !





La conservation du corps est due à une momification naturelle... et à la science.
Lors de son exhumation en 1904, le corps momifié a été autopsié puis traité pour éviter toute corruption ultérieure. Un masque de cire a été posé sur son visage.

En effet, Tomi, le corps est intact et il est bien précisé que juste le visage a été recouvert d'un très léger masque de cire afin de ne pas heurter les âmes sensibles, le curé d' Ars était très malade, il était très amaigri et donc son visage dans la mort est altéré par la souffrance et la fatigue...

Quand l' Eglise déclare un corps incorrompu elle ne triche pas, l' Eglise est transparente et dit ce qu'il en est exactement.
L' Eglise n'y est pour rien dans la momification des corps de certains saints...... c'est un processus que la science n'a pas encore expliqué !!!!!!!!!

Je te conseille de lire ce lien :


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
http://www.dialogueislam-chretien.com
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyJeu 06 Aoû 2015, 22:04

7 août

BBses María del Carmen Zaragoza y Zaragoza,
María Rosa Adrover Martí
Religieuses dominicaines et martyres
(† 07 août 1936)

Le 28 octobre 2007, le card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, représentant le Pape Benoît XVI, a présidé, à Rome, la Messe de béatification de 498 martyrs des “persécutions religieuses” de la guerre civile espagnole. Ces catholiques ont été tués dans diverses circonstances en 1934, 1936 ou 1937 ; parmi eux il y avait deux évêques, vingt-quatre prêtres, quatre cent soixante-deux religieux, trois diacres ou séminaristes et sept laïcs qui « versèrent leur sang pour rendre témoignage de l'Evangile de Jésus Christ…soient dorénavant appelés du nom de bienheureux et que leur fête soit célébrée chaque année le 6 novembre dans les lieux et selon les modalités établies par le droit. » (>>> Lettre du Pape Benoît XVI).

Commémoration propre à l’Ordo Fratrum Praedicatorum :

María del Carmen, naît à Villajoyosa (Alicante) le 1er juin 1888. Fille d’un capitaine de la marine marchande, elle fit partie des Filles de Marie, puis déménagea à Barcelone. Elle visitait les pauvres âgés, les orphelins et les malades accueillis dans les asiles et les hôpitaux. Le 22 juillet 1916 elle entra dans la communauté des dominicaines de Sainte Catherine de Sienne à Barcelone (qui appartiennent aujourd’hui à la congrégation de l’Enseignement de l’Immaculée) et fit profession le 18 février 1918. Elle s’occupait des classes de filles et remplit l’office de portière.
La communauté dispersée le 18 juillet 1936, les religieuses cherchèrent refuge chez des parents ou des bienfaiteurs. Avec Sœur María Rosa Adrover, elle fut accueillie dans des foyers amis; elles priaient pour la conversion de leurs persécuteurs et étaient prêtes au martyre. Le 7 août la prieure vint les voir et leur remit de l’argent pour un possible déménagement à Valence, dans leur famille. Devant l’imminence de fouilles, ce même jour elles décidèrent de partir définitivement et sortirent dans la rue. Prises peu après, dans la nuit du 7 au 8 août elles furent emmenées sur la route de Molins de Rei et, sur le territoire de la commune de Vallirana (Barcelone), dans le bois de Lladoner, elles reçurent le martyre
María Rosa, naît à San Roque (Cádiz) en 1888 ; elle vécut à Villajoyosa de 8 à 27 ans. Elle fit partie des Filles de Marie et de la confrérie del Carmen. En 1915 elle s’installa à Barcelone; elle travailla comme couturière et au service du comte de Güell. Admise dans la communauté des dominicaines de Sainte Catherine de Sienne à Barcelone le 31 juillet 1920, elle fit profession le 18 février 1922. Elle faisait l’école aux petites filles et remplissait la charge de sacristine. Très douée pour la pédagogie, elle éveillait une grande confiance parmi les élèves; elle réalisa un labeur durable. Elle avait 48 ans.

Source principale : cite-catholique.org/ (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Sts Sixte II (pape) et comp., martyrs († 258)
St Gaétan (Gaetano) de Thiene, fondateur (1480-1547)
Ste Afra, ancienne pécheresse et martyre († 304)
St Donato, évêque d’Arezzo et martyr († IV s.)
St Donatien, évêque à Châlons († IV s.)
St Victrice, évêque de Rouen († v. 420)
St Donat, évêque à Besançon († après 656)
Bx Giordano Forzaté, abbé à Venise († v. 1248)
St Alberto des Abbés, prêtre o.c. en Sicile († 1307)
Bx Alberto de Sassoferrato, religieux o.s.b. cam. († 1350)
Bx Vincent (Vincenzo), religieux o.f.m. († 1504)
Bx Agathange de Vendôme, o.f.m. cap. et martyr († 1638)
Bx Cassien de Nantes, prêtre cap. et martyr († 1638)
Bx Thomas Whitaker, prêtre et martyr († 1646)
Bx Martin de Saint-Félix, prêtre et martyr († 1646)
Bx Édouard Bamber, prêtre et martyr († 1646)
Bx Nicolas Postgate, prêtre et martyr († 1679)
Bx Edmond Bojanowski, laïc et fondateur († 1871)
St Michel de la Mora, prêtre et martyr († 1927)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
rosedumatin
Administrateur - Fondateur
Administrateur - Fondateur
rosedumatin


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyVen 07 Aoû 2015, 09:30

Et en Belgique, nous fêtons également une " grande sainte " !!!

La fête du Saint-Sacrement, devenue si populaire sous le nom de "Fête-Dieu", a été instituée au XIIIe siècle, grâce à l'intervention d'une humble religieuse belge nommée Julienne.


Née en 1193, au village de Retinne, près de Liège, elle eut à peine le temps de connaître ses parents, car elle devint orpheline à cinq ans. Julienne et sa soeur Agnès furent alors confiées aux Augustines de Mont-Cornillon où elles furent formées à la piété. Ayant atteint sa quatorzième année, elle entra dans la communauté des Augustines.

La simplicité et l'humilité lui furent toujours chères. Elle évitait de se produire, surtout auprès des visiteurs de distinction. Parfois, ceux-ci lui demandaient quelque entretien spirituel.

"Je suis la servante de la cuisine, répondait-elle, que voulez-vous apprendre de moi? Je sais traire les vaches, donner à manger aux poussins de la basse-cour, et autres choses semblables. Pour ce qui est de parler de Dieu, vous le ferez mieux que moi, car vous êtes instruit; et je vous écouterai volontiers."

Dès sa plus tendre enfance, Julienne avait eu une admirable dévotion envers le sacrement de l'Eucharistie; Dieu la préparait, à son insu, à la mission qu'Il devait lui confier. Un jour de l'année 1208, comme Julienne se mettait en oraison, elle aperçut un astre semblable à la lune dans son plein, mais avec une échancrure. La même vision continua à se présenter à ses regards tous les jours. Craignant d'être victime d'une illusion diabolique, elle supplia le divin Maître de l'éclairer.

Notre-Seigneur lui révéla deux ans plus tard:

"La lune représente l'Église, et l'échancrure signifie le manque d'une solennité dont Je désire l'institution. Pour réveiller la foi des populations et pour le bien spirituel de Mes élus, Je veux qu'une fête spéciale soit établie en l'honneur du sacrement de Mon Corps et de Mon Sang. Cette fête aura une solennité que ne peut avoir le Jeudi-Saint déjà occupé par la mémoire de Ma Passion. C'est toi que Je charge de t'occuper la première de cette fête et de faire connaître la nécessité de l'établir. C'est toi qui commenceras, et des personnes humbles continueront."

Persuadée d'accomplir la Volonté de Dieu, Julienne, après plusieurs années d'hésitations, alla faire connaître aux autorités religieuses la mission qu'elle avait reçue. Dès 1246, l'évêque de Liège, Robert de Torote, publia un mandement instituant la Fête-Dieu pour son diocèse. Un ancien archidiacre de Liège, devenu pape sous le nom d'Urbain IV institua la fête pour l'Église universelle, en 1264.

Julienne n'eut pas la consolation d'assister à ce triomphe survenu six ans après sa mort. Élue Prieure de Mont-Cornillon, elle fut victime d'une odieuse cabale, chassée de son couvent et alla finir ses jours comme recluse, près de l'église de Fosses, le 5 avril 1258.

J.M. Planchet, Vies des Saints, édition 1946, p. 227-228



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
http://www.dialogueislam-chretien.com
mario-franc_lazur
Administrateur - Fondateur
Administrateur - Fondateur
mario-franc_lazur


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyVen 07 Aoû 2015, 18:15

rosedumatin a écrit:
Et en Belgique, nous fêtons également une " grande sainte " !!!

La fête du Saint-Sacrement, devenue si populaire sous le nom de "Fête-Dieu", a été instituée au XIIIe siècle, grâce à l'intervention d'une humble religieuse belge nommée Julienne.


Née en 1193, au village de Retinne, près de Liège, elle eut à peine le temps de connaître ses parents, car elle devint orpheline à cinq ans. Julienne et sa soeur Agnès furent alors confiées aux Augustines de Mont-Cornillon où elles furent formées à la piété. Ayant atteint sa quatorzième année, elle entra dans la communauté des Augustines.

La simplicité et l'humilité lui furent toujours chères. Elle évitait de se produire, surtout auprès des visiteurs de distinction. Parfois, ceux-ci lui demandaient quelque entretien spirituel.

"Je suis la servante de la cuisine, répondait-elle, que voulez-vous apprendre de moi? Je sais traire les vaches, donner à manger aux poussins de la basse-cour, et autres choses semblables. Pour ce qui est de parler de Dieu, vous le ferez mieux que moi, car vous êtes instruit; et je vous écouterai volontiers."

Dès sa plus tendre enfance, Julienne avait eu une admirable dévotion envers le sacrement de l'Eucharistie; Dieu la préparait, à son insu, à la mission qu'Il devait lui confier. Un jour de l'année 1208, comme Julienne se mettait en oraison, elle aperçut un astre semblable à la lune dans son plein, mais avec une échancrure. La même vision continua à se présenter à ses regards tous les jours. Craignant d'être victime d'une illusion diabolique, elle supplia le divin Maître de l'éclairer.

Notre-Seigneur lui révéla deux ans plus tard:

"La lune représente l'Église, et l'échancrure signifie le manque d'une solennité dont Je désire l'institution. Pour réveiller la foi des populations et pour le bien spirituel de Mes élus, Je veux qu'une fête spéciale soit établie en l'honneur du sacrement de Mon Corps et de Mon Sang. Cette fête aura une solennité que ne peut avoir le Jeudi-Saint déjà occupé par la mémoire de Ma Passion. C'est toi que Je charge de t'occuper la première de cette fête et de faire connaître la nécessité de l'établir. C'est toi qui commenceras, et des personnes humbles continueront."

Persuadée d'accomplir la Volonté de Dieu, Julienne, après plusieurs années d'hésitations, alla faire connaître aux autorités religieuses la mission qu'elle avait reçue. Dès 1246, l'évêque de Liège, Robert de Torote, publia un mandement instituant la Fête-Dieu pour son diocèse. Un ancien archidiacre de Liège, devenu pape sous le nom d'Urbain IV institua la fête pour l'Église universelle, en 1264.

Julienne n'eut pas la consolation d'assister à ce triomphe survenu six ans après sa mort. Élue Prieure de Mont-Cornillon, elle fut victime d'une odieuse cabale, chassée de son couvent et alla finir ses jours comme recluse, près de l'église de Fosses, le 5 avril 1258.

J.M. Planchet, Vies des Saints, édition 1946, p. 227-228



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]




Et c'est ta fête, ma chère ROSE, puisque tu t'appelles Julienne et que c'est cette Julienne ta sainte patronne ...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
http://evangileetcoran.unblog.fr/2009/07/31/une-reponse-chretien
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyVen 07 Aoû 2015, 22:45

mario-franc_lazur a écrit:
rosedumatin a écrit:
Et en Belgique, nous fêtons également une " grande sainte " !!!

La fête du Saint-Sacrement, devenue si populaire sous le nom de "Fête-Dieu", a été instituée au XIIIe siècle, grâce à l'intervention d'une humble religieuse belge nommée Julienne.


Née en 1193, au village de Retinne, près de Liège, elle eut à peine le temps de connaître ses parents, car elle devint orpheline à cinq ans. Julienne et sa soeur Agnès furent alors confiées aux Augustines de Mont-Cornillon où elles furent formées à la piété. Ayant atteint sa quatorzième année, elle entra dans la communauté des Augustines.

La simplicité et l'humilité lui furent toujours chères. Elle évitait de se produire, surtout auprès des visiteurs de distinction. Parfois, ceux-ci lui demandaient quelque entretien spirituel.

"Je suis la servante de la cuisine, répondait-elle, que voulez-vous apprendre de moi? Je sais traire les vaches, donner à manger aux poussins de la basse-cour, et autres choses semblables. Pour ce qui est de parler de Dieu, vous le ferez mieux que moi, car vous êtes instruit; et je vous écouterai volontiers."

Dès sa plus tendre enfance, Julienne avait eu une admirable dévotion envers le sacrement de l'Eucharistie; Dieu la préparait, à son insu, à la mission qu'Il devait lui confier. Un jour de l'année 1208, comme Julienne se mettait en oraison, elle aperçut un astre semblable à la lune dans son plein, mais avec une échancrure. La même vision continua à se présenter à ses regards tous les jours. Craignant d'être victime d'une illusion diabolique, elle supplia le divin Maître de l'éclairer.

Notre-Seigneur lui révéla deux ans plus tard:

"La lune représente l'Église, et l'échancrure signifie le manque d'une solennité dont Je désire l'institution. Pour réveiller la foi des populations et pour le bien spirituel de Mes élus, Je veux qu'une fête spéciale soit établie en l'honneur du sacrement de Mon Corps et de Mon Sang. Cette fête aura une solennité que ne peut avoir le Jeudi-Saint déjà occupé par la mémoire de Ma Passion. C'est toi que Je charge de t'occuper la première de cette fête et de faire connaître la nécessité de l'établir. C'est toi qui commenceras, et des personnes humbles continueront."

Persuadée d'accomplir la Volonté de Dieu, Julienne, après plusieurs années d'hésitations, alla faire connaître aux autorités religieuses la mission qu'elle avait reçue. Dès 1246, l'évêque de Liège, Robert de Torote, publia un mandement instituant la Fête-Dieu pour son diocèse. Un ancien archidiacre de Liège, devenu pape sous le nom d'Urbain IV institua la fête pour l'Église universelle, en 1264.

Julienne n'eut pas la consolation d'assister à ce triomphe survenu six ans après sa mort. Élue Prieure de Mont-Cornillon, elle fut victime d'une odieuse cabale, chassée de son couvent et alla finir ses jours comme recluse, près de l'église de Fosses, le 5 avril 1258.

J.M. Planchet, Vies des Saints, édition 1946, p. 227-228



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]




Et c'est ta fête, ma chère ROSE, puisque tu t'appelles Julienne et que c'est cette Julienne ta sainte patronne ...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Bonne fête ma chère Julienne Saints du jour- année 2015  - Page 6 766225 roserouge
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyVen 07 Aoû 2015, 23:09

8 août

Saint Dominique de Guzman
Fondateur de :
« Ordo Fratrum Prædicatorum »
(Ordre des Frères prêcheurs : dominicains)

Dominique de Guzman naît aux alentours de 1170 au château de Caleruega près de Silos en Vieille-Castille, de Félix de Guzman et Jeanne d'Asa qui sera béatifiée par l'Église. L'enfant reçoit le nom de Dominique en l'honneur du saint abbé de l'abbaye voisine de Silos, mort un siècle auparavant.
Devenu de bonne heure chanoine d'Osma, Dominique accompagne son évêque Diego dans ses voyages. Il se rend à plusieurs reprises en Languedoc et constate les dégâts causés par l'hérésie cathare. À Rome, où Diego et Dominique viennent demander à Innocent III (Lotario dei Conti di Segni, 1198-1216) d'approuver l'inspiration qu'ils avaient eue d'aller évangéliser les Cumans d'Ukraine, ils reçoivent l'ordre du pape d'assister les cisterciens qui tentent en vain de rechristianiser les albigeois.

Dès 1206, Dominique fonde à Prouille un monastère destiné à accueillir les jeunes filles tentées par les « maisons des parfaites » et qui constituera le noyau des futures dominicaines. À la mort de son évêque, Dominique prend la tête de la mission et, assuré du concours de quelques prêtres instruits, développe une œuvre de prédication et de pénitence. Ensemble, ils organisent des débats contradictoires avec les cathares qui durent parfois plusieurs jours, s'imposent une vie austère qui contraste avec le faste des légats pontificaux. L'apostolat de Dominique parmi les Cathares et les Albigeois échoue. Mais le jeune ordre reçoit l'approbation de l'évêque de Toulouse, puis celle d'Innocent III (Lotario dei Conti di Segni, 1198-1216) que Dominique va trouver à Rome où avait lieu le IVe concile du Latran.

À la mort d'Innocent III en 1216, son successeur, Honorius III (Cencio Savelli, 1216-1227) confirme le nouvel institut et le premier couvent s'ouvre à Rome. En 1219, Dominique prêche le Carême à Toulouse, puis part à Paris afin d'installer un couvent de ses religieux rue Saint-Jacques, d'où leur surnom de « Jacobins ».

Dominique retourne en Italie et se fixe à Bologne. C'est là qu'il quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu, le 6 août 1221.

Le 3 juillet 1234 le pape Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) le canonise et fait lever son corps de terre afin de l'exposer à la vénération des fidèles.

L'effort intellectuel que Dominique demandait à ses frères porte bientôt ses fruits. À sa mort, on dénombrait à peine 25 docteurs en théologie dans toute l'Europe ; cinquante ans après, l'ordre en comptait environ 700... Bien que n'ayant jamais été aussi populaire que saint François d'Assise, il était vénéré dans toute l'Italie, en Espagne et dans le sud de la France.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Dominique Guzman
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Sources principales : missionet.fr ; vativan.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Ste Bonifacia Rodriguez Castro, v. et fond. (1837-1905)
Sts Cyriaque, Large, Crescentien et comp., martyrs († 306)
Sts Victorin, Sévérien et 2 autres, martyrs († v. 305)
Sts Second, Carpophore, et 2 autres, martyrs († v. 305)
St Marin, vieillard († entre 303 et 311)
St Eusèbe, évêque à Milan († v. 462)
St Sever, prêtre à Vienne en Gaule († Ve s.)
St Mommole, abbé de Fleury s/Loire († 608)
St Émilien, évêque de Cyzique dans l’Hellespont († IX s.)
St Altmann, évêque de Passau en Bavière († 1091)
St Famien (Famiano), ermite en Toscane († v. 1150)
Bx Jean Felton, martyr († 1570)
Bx Jean Fingley, prêtre et martyr († 1586)
Bx Robert Bickerdike, martyr, († 1586)
St Paul Ke Tingzhu, martyr († 1900)
Ste Mary of the Cross, vierge et fond. (1842-1909)
Bse Marie-Marguerite Caiani, vierge et fond. († 1921)
Bx Antoine Silvestre Moya, prêtre et martyr († 1936)
Bse Marie de l’Enfant Jésus et comp., martyres († 1936)
Bx Vladimir Laskowski, prêtre et martyr († 1940)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
rosedumatin
Administrateur - Fondateur
Administrateur - Fondateur
rosedumatin


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptySam 08 Aoû 2015, 09:46

Julie a écrit:
mario-franc_lazur a écrit:
rosedumatin a écrit:
Et en Belgique, nous fêtons également une " grande sainte " !!!

La fête du Saint-Sacrement, devenue si populaire sous le nom de "Fête-Dieu", a été instituée au XIIIe siècle, grâce à l'intervention d'une humble religieuse belge nommée Julienne.


Née en 1193, au village de Retinne, près de Liège, elle eut à peine le temps de connaître ses parents, car elle devint orpheline à cinq ans. Julienne et sa soeur Agnès furent alors confiées aux Augustines de Mont-Cornillon où elles furent formées à la piété. Ayant atteint sa quatorzième année, elle entra dans la communauté des Augustines.

La simplicité et l'humilité lui furent toujours chères. Elle évitait de se produire, surtout auprès des visiteurs de distinction. Parfois, ceux-ci lui demandaient quelque entretien spirituel.

"Je suis la servante de la cuisine, répondait-elle, que voulez-vous apprendre de moi? Je sais traire les vaches, donner à manger aux poussins de la basse-cour, et autres choses semblables. Pour ce qui est de parler de Dieu, vous le ferez mieux que moi, car vous êtes instruit; et je vous écouterai volontiers."

Dès sa plus tendre enfance, Julienne avait eu une admirable dévotion envers le sacrement de l'Eucharistie; Dieu la préparait, à son insu, à la mission qu'Il devait lui confier. Un jour de l'année 1208, comme Julienne se mettait en oraison, elle aperçut un astre semblable à la lune dans son plein, mais avec une échancrure. La même vision continua à se présenter à ses regards tous les jours. Craignant d'être victime d'une illusion diabolique, elle supplia le divin Maître de l'éclairer.

Notre-Seigneur lui révéla deux ans plus tard:

"La lune représente l'Église, et l'échancrure signifie le manque d'une solennité dont Je désire l'institution. Pour réveiller la foi des populations et pour le bien spirituel de Mes élus, Je veux qu'une fête spéciale soit établie en l'honneur du sacrement de Mon Corps et de Mon Sang. Cette fête aura une solennité que ne peut avoir le Jeudi-Saint déjà occupé par la mémoire de Ma Passion. C'est toi que Je charge de t'occuper la première de cette fête et de faire connaître la nécessité de l'établir. C'est toi qui commenceras, et des personnes humbles continueront."

Persuadée d'accomplir la Volonté de Dieu, Julienne, après plusieurs années d'hésitations, alla faire connaître aux autorités religieuses la mission qu'elle avait reçue. Dès 1246, l'évêque de Liège, Robert de Torote, publia un mandement instituant la Fête-Dieu pour son diocèse. Un ancien archidiacre de Liège, devenu pape sous le nom d'Urbain IV institua la fête pour l'Église universelle, en 1264.

Julienne n'eut pas la consolation d'assister à ce triomphe survenu six ans après sa mort. Élue Prieure de Mont-Cornillon, elle fut victime d'une odieuse cabale, chassée de son couvent et alla finir ses jours comme recluse, près de l'église de Fosses, le 5 avril 1258.

J.M. Planchet, Vies des Saints, édition 1946, p. 227-228



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]




Et c'est ta fête, ma chère ROSE, puisque tu t'appelles Julienne et que c'est cette Julienne ta sainte patronne ...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Bonne fête ma chère Julienne Saints du jour- année 2015  - Page 6 766225 roserouge


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


MERCI, ma chère JULIE !
Revenir en haut Aller en bas
http://www.dialogueislam-chretien.com
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyDim 09 Aoû 2015, 00:08

9 août

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix
Édith Stein (1891-1942)
Carmélite déchaussée, martyr
Co-patronne de l'Europe

Édith Stein naît dans une famille juive de sept enfants vivants (sur onze naissances), le 12 octobre 1891 (jour du Yom Kippour, jour de l’expiation), à Breslau (alors en Allemagne, aujourd’hui Wroclaw en Pologne).
Son père, marchand de bois, décède alors qu’elle n’a que deux ans. Sa mère, une femme très religieuse, s’occupe de la famille tout en gérant l’entreprise, mais elle ne réussit pas à maintenir la foi de ses enfants.

Très indépendante, Edith poursuit des études universitaires (allemand et histoire) à Breslau en 1911 puis de philosophie - sa véritable passion - en 1913 à Göttingen, devenant ensuite assistante de son professeur Edmund Husserl. La période de guerre la voit travailler pendant quelque temps dans un hôpital militaire autrichien où elle soigne des maladies infectieuses et œuvre en salle opératoire. Elle passe sa thèse en 1917 mais ne peut enseigner puisqu’elle est une femme ; ce serait la première femme docteur en philosophie en Allemagne.

A cette époque, elle abandonne toute pratique religieuse et découvre le catholicisme avec plusieurs autres étudiants auprès de ses professeurs de phénoménologie. Elle est alors en total désaccord avec sa mère, mais elle n’en abandonne pas pour autant ses origines, dans un véritable partage spirituel entre judaïsme et catholicisme, surtout avec la montée du nazisme en 1933.

Influencée par sainte Thérèse d’Avila et saint Ignace de Loyola, Kierkegaard et Newman, elle se convertit en 1921, demande le baptême le 1er janvier 1922 et choisit d’entrer au Carmel. Mais les autorités religieuses lui refusent son entrée dans l’Ordre et lui proposent de poursuivre son activité d’enseignante. Elle fait cependant vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance et travaille au séminaire pour enseignants du couvent dominicain de Spire, donne de nombreuses conférences, traduit de nombreux ouvrages religieux, écrit plusieurs ouvrages philosophiques.

En 1932, elle est à Münster, à l’institut catholique de pédagogie scientifique, et elle peut associer la science à sa foi. Parallèlement à cette démarche religieuse, elle a milité très tôt en faveur de la condition féminine et du droit de vote des femmes. Elle développa entre autre l’idée novatrice d’une « théologie catholique de la femme », affirmant également que toutes les professions sont ouvertes aux femmes.

Le 14 octobre 1933 elle peut, enfin, entrer au Carmel de Cologne et échapper ainsi aux premières mesures antisémites, interdisant en particulier aux juifs d’enseigner. Elle prend l’habit le 14 avril 1934 et devient sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Ses vœux temporaires sont prononcés le 21 avril 1935. Le 14 septembre 1936, au moment du renouvellement des vœux, sa mère meurt à Wroclaw. « Jusqu'au dernier moment ma mère est restée fidèle à sa religion. Mais puisque sa foi et sa grande confiance en Dieu [...] furent l'ultime chose qui demeura vivante dans son agonie, j'ai confiance qu'elle a trouvé un juge très clément et que maintenant elle est ma plus fidèle assistante, en sorte que moi aussi je puisse arriver au but ».

Le 21 avril 1938, elle prononce ses vœux perpétuels mais à la fin de l’année commence dans toute l’Allemagne une chasse systématique des juifs et la destruction des synagogues. La mère supérieure la fait conduire dans un monastère de Carmélites au Pays-Bas, à Echt, où, véritable théologienne, elle poursuit la rédaction de ses ouvrages.

Elle est arrêtée par la Gestapo, dans la chapelle, le 2 août 1942 avec sa sœur Rose qui s’était également fait baptiser. Ces deux arrestations, et celles de nombreux autres juifs convertis, suivaient en fait la protestation des évêques néerlandais contre les pogroms et les arrestations de juifs.

Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix fait partie du convoi de 987 juifs qui part vers Auschwitz le 7 août. Tous sont morts dans les chambres à gaz dès le 9 août.

« Fille d’Israël » devenue le symbole de la tolérance et de la rencontre entre les peuples juif et chrétien, Edith Stein reste donc un précurseur de Vatican II.

Thérèse-Bénédicte de la Croix à été béatifiée le Ier mai 1987, à Cologne, dans le stade de " Köln-Müngersdorf " et canonisée le 11 octobre 1998, à Rome, par le même Pape : Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Depuis le 1er octobre 1999, par une lettre apostolique en forme de Motu Proprio, le Saint-Père a proclamé sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix co-patronne de l’Europe, avec sainte Brigitte de Suède et sainte Catherine de Sienne, aux côtés des trois co-patrons : saint Benoît, saint Cyrille et saint Méthode. Son rôle de femme, de théologienne, de missionnaire, de martyre, de mystique, était ainsi reconnu, de même que le lien qu’elle avait tissé entre ses racines juives et la religion catholique. Saint Jean-Paul II a ajoute qu’« elle est devenue ainsi l’expression d’un pèlerinage humain, culturel et religieux qui incarne le noyau insondable de la tragédie et des espoirs du continent européen ».

Pour un approfondissement :
>>> Thérèse Bénédicte de la Croix Édith Stein
[Anglais, Espagnol, Français, Italien,]
>>> La conversion d'Édith Stein (vidéo)

Sources principales : catholique-verdun.cef.fr ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Franz Jägerstätter, agriculteur et martyr (1907-1943)
St Romain, martyr († v. 258)
St Nathy, évêque et abbé en Irlande († VIe s.)
St Fedlin, évêque à Kilmore en Irlande († VIe siècle)
Sts Julien et ses compagnons, martyrs († v. 729)
Bx Falcus de Palene (Abuzzes, Italie), ermite († v. XIVe s.)
Bx Jean (Giovanni) de Salerne, prêtre o.p. († v. 1242)
Bx Jean (Giovanni) de Fermo, prêtre o.f.m. († 1322)
Bx Richard Bere, prêtre chartreux et martyr († 1537)
Bx Claude Richard, prêtre bénédictin et martyr († 1794)
Ste Candide-Marie de Jésus, vierge et fond. († 1912)
Bx Florentin Asensio Barroso, évêque et martyr († 1936)
BBx Ruben de Jésus et six comp., religieux o.h. († 1936)
BBx Faustin Oteiza et Florentin Felipe († 1936)
Bx Guillaume Plaza Hernandez, prêtre et martyr († 1936)
Bx Germain, prêtre o.f.m. cap. et martyr († 1936)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyDim 09 Aoû 2015, 23:24

10 août

Saint Laurent
Diacre et Martyr
(† 258)

Laurent fut l'un des plus illustres martyrs de l'Église. Ses vertus, son mérite, lui gagnèrent l'affection du Pape Sixte II, qui le choisit comme son premier diacre.
L'an 258, le Pape fut arrêté et condamné à mort. Comme on le conduisait au supplice, Laurent, son diacre, le suivait en pleurant : « Où allez-vous, mon père, disait-il, sans votre fils ? Où allez-vous, saint Pontife, sans votre diacre ? Jamais vous n'offriez le sacrifice sans que je vous servisse à l'autel. En quoi ai-je eu le malheur de vous déplaire ? » Le saint Pape, ému, lui dit : « Je ne vous abandonne point, mon fils ; une épreuve plus pénible et une victoire plus glorieuse vous sont réservées ; vous me suivrez dans trois jours. » Puis il lui ordonna de distribuer aux pauvres tous les trésors de l'Église, pour les soustraire aux persécuteurs : mission que Laurent accomplit avec joie.

Le préfet de Rome, à cette nouvelle, fit venir Laurent et lui demanda où étaient tous les trésors dont il avait la garde, car l'empereur en avait besoin pour l'entretien de ses troupes : « J'avoue, lui répondit le diacre, que notre Église est riche et que l'empereur n'a point de trésors aussi précieux qu'elle ; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer. » Le préfet accorda trois jours de délai.

Pendant ce temps, Laurent parcourut toute la ville pour chercher les pauvres nourris aux dépens de l'Église ; le troisième jour, il les réunit et les montra au préfet, en lui disant : « Voilà les trésors que je vous ai promis. J'y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à Dieu ; l'Église n'a point d'autres richesses. “Comment oses-tu me jouer, malheureux ? dit le préfet ; est-ce ainsi que tu outrages en moi le pouvoir impérial ?” » Puis il le fit déchirer à coups de fouets.

Laurent, après ce supplice, fut conduit en prison, où il guérit un aveugle et convertit l'officier de ses gardes, nommé Hippolyte. Rappelé au tribunal, il fut étendu sur un chevalet et torturé cruellement ; c'est alors qu'un soldat de la garde, nommé Romain, vit un Ange essuyer le sang et la sueur du martyr : « Vos tourments, dit Laurent au juge, sont pour moi une source de délices. » Laurent fut ensuite rôti à petit feu sur un gril de fer, et quand il eut un côté tout brûlé : « Je suis assez rôti de ce côté, dit-il au juge en souriant ; faites-moi rôtir de l'autre. » Bientôt, les yeux au Ciel, il rendit l'âme.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Les autres saints du jour :

Bx Arcangelo Piacentini, prêtre o.f.m. conv. (1390-1460)
Sts Martyrs d’Alexandrie d’Égypte († 258)
St Blain, évêque en Écosse († VIe s.)
Bx Augustin Ota, religieux s.j. et martyr († 1622)
Bx Claude-Joseph Jouffret, prêtre et martyr († 1794)
Bx François François, o.f.m. cap. et martyr († 1794)
Bx Lazare Tiersot, prêtre chartreux et martyr († 1794)
Bx Joseph Toledo Pellicer, prêtre et martyr († 1936)
Bx Jean Martorell Soria, prêtre s.d.b. et martyr († 1936)
Bx Pierre Mesonero Rodriguez, s.d.b. et martyr († 1936)
Bx François Drzewiezcki, prêtre et martyr († 1942)
Bx Édouard Grzymala, prêtre et martyr († 1942)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Julie
Moderateur
Moderateur
Julie


Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 EmptyLun 10 Aoû 2015, 23:31

11 août

Sainte Claire d’Assise
Vierge et fondatrice des Clarisses
(1193-1253)

Claire, naît en 1193 en Assise (Italie), dans la noble famille de Favarone di Offreduccio, de Bernardino et de Ortolana. Dès son enfance, on put admirer en elle un vif attrait pour la retraite, l'oraison, le mépris du monde, l'amour des pauvres et de la souffrance ; sous ses habits précieux, elle portait un cilice.
À l'âge de seize ans, fortement émue de la vie si sainte de François d'Assise, elle va lui confier son désir de se donner toute à Dieu. Le Saint la pénètre des flammes du divin amour, accepte de diriger sa vie, mais il exige des actes : Claire devra, revêtue d'un sac, parcourir la ville en mendiant son pain de porte en porte. Elle accomplit de grand cœur cet acte humiliant, et, peu de jours après, quitte les livrées du siècle, reçoit de François une rude tunique avec une corde pour lui ceindre les reins, et un voile grossier sur sa tête dépouillée de ses beaux cheveux.

Elle triomphe de la résistance de sa famille. Quelques jours après, sa sœur Agnès la supplie de l'agréer en sa compagnie, ce que Claire accepte avec joie, en rendant grâce au Ciel. « Morte ou vive, qu'on me ramène Agnès ! » s'écria le père, furieux à cette nouvelle ; mais Dieu fut le plus fort, et Agnès meurtrie, épuisée, put demeurer avec sa sœur. Leur mère, après la mort de son mari, et une de leurs sœurs, vint les rejoindre.

La communauté fut bientôt nombreuse et florissante ; on y vit pratiquer, sous la direction de Claire, devenue, quoique jeune, une parfaite maîtresse de vie spirituelle, une pauvreté admirable, un détachement absolu, une obéissance sublime : l'amour de Dieu était l'âme de toutes ses vertus.

Claire dépassait toutes ses sœurs par sa mortification ; sa tunique était la plus rude, son cilice le plus terrible à la chair; des herbes sèches assaisonnées de cendre formaient sa nourriture ; pendant le Carême, elle ne prenait que du pain et de l'eau, trois fois la semaine seulement. Longtemps elle coucha sur la terre nue, ayant un morceau de bois pour oreiller.

Claire, supérieure, se regardait comme la dernière du couvent, éveillait ses sœurs, sonnait matines, allumait les lampes, balayait le monastère. Elle voulait qu'on vécût dans le couvent au jour le jour, sans fonds de terre, sans pensions et dans une clôture perpétuelle.

Elle est célèbre par l'expulsion des Sarrasins, qui, après avoir pillé la ville, voulaient piller le couvent. Elle pria Dieu, et une voix du Ciel cria : « Je vous ai gardées et je vous garderai toujours. » ; malade, se fit transporter à la porte du monastère, et, le ciboire en main, mit en fuite les ennemis.

Claire, le 11 août 1253, quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Claire d’Assise
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Et plus encore : >>> Clarisses

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints...) ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Les autres saints du jour :

Bx Maurice Tornay, prêtre et martyr (1910-1949)
Bx Jean-Georges Rehm, prêtre o.p. et martyr († 1794)
St Alexandre le Charbonnier, évêque et martyr († IIIe s.)
St Tiburce, martyr († 288)
Ste Suzanne, martyre romaine († siècle inconnu)
St Rufin (Rufino), Ier évêque en Assise († v. IVe s.)
St Cassien (Cassiano), évêque en Campanie († IVe s.)
St Taurin, Ier évêque d'Évreux († Ve s. ?)
Ste Attracta, abbesse en Irlande († Ve s.)
St Equitius, abbé près de Rome († avant 571)
St Géry, évêque de Cambrai († v. 625)
Ste Rusticole, abbesse à Arles en P.ce († 632)
Bx Étienne Rowsham, prêtre et martyr († 1586)
Bx Jean Sandys, prêtre et martyr († 1586)
Bx Guillaume Lampley, tailleur et martyr († 1586)
Bx Raphaël Alonso Gutierrez, laïc et martyr († 1936)
Bx Charles Diaz Gandia, laïc et martyr († 1936)
Bx Michel Domingo Cendra, s.d.b. et martyr († 1936)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: Saints du jour- année 2015    Saints du jour- année 2015  - Page 6 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Saints du jour- année 2015
Revenir en haut 
Page 6 sur 9Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant
 Sujets similaires
-
» méditons les évangiles du jour
» Régime des années antérieures à la titularisation
» de l'intercession des saints
» la mécanique du Coeur
» La "Reine des Perles - Education 2013" et ses quatre merveilleuses dauphines de l'année sont...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dialogue islamo-chrétien :: SPIRITUALITE CHRETIENNE et THEOLOGIE CHRETIENNE-
Sauter vers: