Polémique. Le syndicat Alliance Police nationale a exigé en 2013 l'arrêt de la surveillance de Charlie Hebdo. Il a qualifié à l'époque cette protection policière d"'inadmissible" et de "luxe". Ce tract rendu public par le Canard enchaîné est un pavé dans la mare quand on sait que douze personnes ont été tuées le 7 janvier dernier dans les locaux du journal satirique...Le Canard enchaîné jette un pavé dans la mare. Deux semaines après l’attentat qui a endeuillé Charlie Hebdo, le journal satirique affirme, document à l’appui, que le syndicat Alliance Police nationale a exigé l’arrêt de "la mission Charlie Hebdo" dès avril 2013. Selon l’extrait publié du tract, il  trouvait "inadmissible" que "depuis plus de sept mois, les compagnies d'intervention fournissent jusqu'à neuf collègues par jour pour la protection des locaux privés d'un journal". Alliance allait même plus loin en assimilant la surveillance de Charlie Hebdo à une  "tâche indue" et à un "luxe". "Le 4 avril, lors d’une audience auprès du directeur de la DOPC, nous avons exigé l’arrêt immédiat de la mission “ Charlie Hebdo !", peut-on lire sur le tract du syndicat.