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 contes arabes

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MessageSujet: contes arabes   contes arabes EmptyVen 21 Aoû 2015, 14:14

21.08.2015

Chers amis musulmans

Je serais très intéressée par des contes arabes, particulièrement d'Afrique du nord. De vieux contes populaires ou pour les enfants.

Il est fascinant de voir l'influence du lointain passé sur notre présent. En Europe nous sommes toujours influencés dans notre culture par les Celtes qui étaient présents avant les Romains et les invasions germaniques et c'est cette culture invisible non biblique qui peut parfois nous faire agir sans même que nous en ayons  conscience, une influence incroyable vieille de 2000 à 3000 ans!

Donc merci pour vos conseils et recommandations
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mario-franc_lazur
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyJeu 27 Aoû 2015, 11:40

cailloubleu a écrit:
21.08.2015

Chers amis musulmans

Je serais très intéressée par des contes arabes, particulièrement d'Afrique du nord. De vieux contes populaires ou pour les enfants.

Il est fascinant de voir l'influence du lointain passé sur notre présent. En Europe nous sommes toujours influencés dans notre culture par les Celtes qui étaient présents avant les Romains et les invasions germaniques et c'est cette culture invisible non biblique qui peut parfois nous faire agir sans même que nous en ayons  conscience, une influence incroyable vieille de 2000 à 3000 ans!

Donc merci pour vos conseils et recommandations




Djeha, son fils et l'âne

Djeha dit un jour à son fils, alors qu'il atteignait sa douzième année :
- "Demain, tu viendras avec moi au marché."

Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha s'installa sur le dos de l'âne, son fils marchant à côté de lui. A l'entrée de la place du marché, Djeha et son fils furent l'objet de railleries acerbes:
- "Regardez-moi cet homme, il n'a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied."

Djeha dit à son fils:
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras encore avec moi au marché!"

Le deuxième jour, Djeha et son fils firent le contraire de la veille: le fils monta sur le dos de l'âne et Djeha marcha à côté de lui. A l'entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s'écrièrent
- "Regardez cet enfant, il n'a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l'âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché!"

Le troisième jour, Djeha et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l'âne derrière eux, et c'est ainsi qu'ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d'eux :
- "Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n'en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l'âne est fait pour porter des hommes."

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le quatrième jour, lorsque Djeha et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l'âne. A l'entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :
- "Regardez ces deux-là, ils n'ont aucune pitié pour cette pauvre bête!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le cinquième jour, Djeha et son fils arrivèrent au marché portant l'âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :
- "Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l'âne au lieu de monter sur son dos."

Et Djeha-Hoja dit à son fils:
- "As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer."

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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyMer 02 Sep 2015, 01:46

mario-franc_lazur a écrit:
cailloubleu a écrit:
21.08.2015

Chers amis musulmans

Je serais très intéressée par des contes arabes, particulièrement d'Afrique du nord. De vieux contes populaires ou pour les enfants.

Il est fascinant de voir l'influence du lointain passé sur notre présent. En Europe nous sommes toujours influencés dans notre culture par les Celtes qui étaient présents avant les Romains et les invasions germaniques et c'est cette culture invisible non biblique qui peut parfois nous faire agir sans même que nous en ayons  conscience, une influence incroyable vieille de 2000 à 3000 ans!

Donc merci pour vos conseils et recommandations




Djeha, son fils et l'âne

Djeha dit un jour à son fils, alors qu'il atteignait sa douzième année :
- "Demain, tu viendras avec moi au marché."

Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha s'installa sur le dos de l'âne, son fils marchant à côté de lui. A l'entrée de la place du marché, Djeha et son fils furent l'objet de railleries acerbes:
- "Regardez-moi cet homme, il n'a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied."

Djeha dit à son fils:
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras encore avec moi au marché!"

Le deuxième jour, Djeha et son fils firent le contraire de la veille: le fils monta sur le dos de l'âne et Djeha marcha à côté de lui. A l'entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s'écrièrent
- "Regardez cet enfant, il n'a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l'âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché!"

Le troisième jour, Djeha et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l'âne derrière eux, et c'est ainsi qu'ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d'eux :
- "Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n'en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l'âne est fait pour porter des hommes."

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le quatrième jour, lorsque Djeha et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l'âne. A l'entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :
- "Regardez ces deux-là, ils n'ont aucune pitié pour cette pauvre bête!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le cinquième jour, Djeha et son fils arrivèrent au marché portant l'âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :
- "Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l'âne au lieu de monter sur son dos."

Et Djeha-Hoja dit à son fils:
- "As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer."

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pas mal du tout
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyMer 02 Sep 2015, 07:49

Djeha et les brochettes



Un jour, Djeha passe devant un marchand de brochettes. Humm! Que cela sent bon! Djeha a faim, mais il n'a pas beaucoup d'argent. Comment faire? Il va acheter un morceau de pain et il revient. Il s'arrête devant le marchand de brochettes.


- "Tu veux acheter des brochettes?" demande le marchand. "Combien en veux-tu?"
- "Non, non, je ne veux rien acheter", répond Djeha.
- "Alors va-t-en!"
- "Attends un peu", dit Djeha.


Il prend le morceau de pain et le tient au-dessus des brochettes qui cuisent. La fumée monte vers le pain. Le marchand, étonné, demande:


- "Que fais-tu?"
- "Attends un peu" répond Djeha. "Tu vas voir."


Au bout d'une minute, le morceau de pain est couvert de fumée et de graisse qui sent bon. Djeha alors porte le morceau à sa bouche et le mange.


- "C'est très bon!" dit il. "Merci et au revoir."
- "Mais tu me dois de l'argent" crie le marchand en colère.
- "Je ne te dois rien", répond Djeha. "Je n'ai pas mangé tes brochettes, j'ai mangé seulement la fumée."
- "Allons chez le cadi!"
- "D'accord! Alons chez le cadi."


Ils arrivent chez le cadi et expliquent l'affaire. Le cadi demande au marchand:


- "Combien d'argent lui demandes-tu?"
- "Je veux un dinar", répond le marchant.
- "Donne moi un dinar", dit le cadi à Djeha.


Il prend le dinar, le passe sous le nez du marchand, une fois, deux fois, puis il le rend à Djeha.


- "Mais, monsieur le cadi", dit le marchand, "ce dinar est pour moi. Pourquoi est-ce que vous le lui rendez?"
- "Voyons!" répond le juge. "Djeha a senti l'odeur de tes brochettes, et toi tu as senti l'odeur de son argent. Maintenant personne ne doit rien à l'autre."


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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyJeu 03 Sep 2015, 13:59

mario-franc_lazur a écrit:




Djeha, son fils et l'âne

Djeha dit un jour à son fils, alors qu'il atteignait sa douzième année :
- "Demain, tu viendras avec moi au marché."

Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha s'installa sur le dos de l'âne, son fils marchant à côté de lui. A l'entrée de la place du marché, Djeha et son fils furent l'objet de railleries acerbes:
- "Regardez-moi cet homme, il n'a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied."

Djeha dit à son fils:
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras encore avec moi au marché!"

Le deuxième jour, Djeha et son fils firent le contraire de la veille: le fils monta sur le dos de l'âne et Djeha marcha à côté de lui. A l'entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s'écrièrent
- "Regardez cet enfant, il n'a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l'âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché!"

Le troisième jour, Djeha et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l'âne derrière eux, et c'est ainsi qu'ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d'eux :
- "Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n'en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l'âne est fait pour porter des hommes."

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le quatrième jour, lorsque Djeha et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l'âne. A l'entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :
- "Regardez ces deux-là, ils n'ont aucune pitié pour cette pauvre bête!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le cinquième jour, Djeha et son fils arrivèrent au marché portant l'âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :
- "Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l'âne au lieu de monter sur son dos."

Et Djeha-Hoja dit à son fils:
- "As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer."

Lu sur :   http://www.yabiladi.com/forum/histoires-djeha-7-2873121.html

Ah! Ah! Ah! Excellent! Merci Mario d'avoir pris la peine d'écrire cette longue histoire. J'ai dû déjà l'entendre une fois, mais où?

J'édite ma réponse après avoir lu le second conte. Je le connais aussi et pourtant je n'ai aucun livre de contes arabes. est-ce que ces contes de sagesse populaire ont fait le tour du monde sous une autre forme?

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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyJeu 03 Sep 2015, 15:42

cailloubleu a écrit:
mario-franc_lazur a écrit:

Djeha, son fils et l'âne

Djeha dit un jour à son fils, alors qu'il atteignait sa douzième année :
- "Demain, tu viendras avec moi au marché."

Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha s'installa sur le dos de l'âne, son fils marchant à côté de lui. A l'entrée de la place du marché, Djeha et son fils furent l'objet de railleries acerbes:
- "Regardez-moi cet homme, il n'a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied."

Djeha dit à son fils:
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras encore avec moi au marché!"

Le deuxième jour, Djeha et son fils firent le contraire de la veille: le fils monta sur le dos de l'âne et Djeha marcha à côté de lui. A l'entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s'écrièrent
- "Regardez cet enfant, il n'a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l'âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché!"

Le troisième jour, Djeha et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l'âne derrière eux, et c'est ainsi qu'ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d'eux :
- "Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n'en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l'âne est fait pour porter des hommes."

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le quatrième jour, lorsque Djeha et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l'âne. A l'entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :
- "Regardez ces deux-là, ils n'ont aucune pitié pour cette pauvre bête!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le cinquième jour, Djeha et son fils arrivèrent au marché portant l'âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :
- "Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l'âne au lieu de monter sur son dos."

Et Djeha-Hoja dit à son fils:
- "As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer."

Lu sur :   [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ah! Ah! Ah! Excellent! Merci Mario d'avoir pris la peine d'écrire cette longue histoire. J'ai dû déjà l'entendre une fois, mais où?

J'édite ma réponse après avoir lu le second conte. Je le connais aussi et pourtant je n'ai aucun livre de contes arabes. est-ce que ces contes de sagesse populaire ont fait le tour du monde sous une autre forme?

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Tu sais , j'ai connu ces contes sur Djeha lorsque j'étais au Maroc : j'ai vécu 20 ans dans ce merveilleux pays !
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyJeu 03 Sep 2015, 18:02

Le teigneux

Il était une fois un homme appelé « Harmajjoud », « le teigneux rusé », connu pour sa malice et ses fourberies. Un jour, une vieille femme l’engagea comme berger. Le contrat de travail devait expirer à la fin du mois de mars, période à laquelle l’oiseau « dikou » envahit l’espace de ses cris, pique et excite les bovins.
Harmajjoud n’hésita pas à abuser de la confiance de sa maîtresse. Il avait vendu toutes les vaches après leur avoir coupé la queue. Ensuite, il repéra un terrain marécageux et y planta les queues. Et puis il courut retrouver la vieille. Haletant, il lui dit :
- C’est horrible ! Oh là là ! Quelle catastrophe Madame ! Si tu savais…
- Raconte ! Au nom de Dieu !
- C’est horrible, toutes les vaches se sont aventurées dans un terrain marécageux ; elles se sont enfoncées dans la boue, il n’y a plus que les queues qui sont visibles. Viens voir, c’est vraiment incroyable !
La vieille se lamenta sur son sort et celui de ses vaches. Au bout d’un moment, elle se résigna et se dit : « ce qui devait arriver arrive, on n’y peut rien ».
Une fois l’argent de la vente des bovins dépensé, il s’attaqua aux autres têtes de bétail. La vieille femme n’avait pas besoin de compter pour s’apercevoir que le nombre de ses bêtes était en diminution. Elle se voyait impotente et complètement ruinée ! C’est ainsi qu’elle réfléchit à une ruse qui la débarrasserait de ce filou. Elle était pressée de le congédier mais le contrat était clair : elle devait attendre la fin du mois de mars. Dans l’espoir de faire croire à son berger que le contrat était arrivé à terme, elle grimpa sur un arbre et pendant un long moment elle s’évertua à imiter le cri de l’oiseau qui annonce le printemps : « dicoo, dicoo, dicoo… ! ».
Le berger tendit l’oreille et repéra le lieu d’où venait le cri. Il resta sceptique.
- Comme il est étrange le cri de ce volatile ! Son cri s’apparente à celui du hibou !
Pour tirer l’affaire au clair, il ramassa une pierre, la plaça dans sa fronde qu’il fit tournoyer avant de viser l’arbre. Il s’en suivit un fracas et un gémissement terrifiant. Au même instant, une masse se détacha de l’arbre et s’écrasa au sol dans un bruit mat. Il se mit à sauter en se répétant ce dicton : « le hibou qui ne s’est pas envolé n’en est pas un ».


Un chat vertueux

Dans les temps les plus anciens, existait un chat vertueux, appelé « chat d’Ighnaïn ». Il était connu pour sa bonté, son intégrité et sa fidélité. Il était très apprécié dans son entourage. Comme il ne pouvait pas s’acquitter des travaux assumés par les hommes, la famille qui l’avait adopté l’affecta aux courses. Un jour d’été, il fût chargé d’apporter le déjeuner aux moissonneurs. Dans son panier, il avait une grande quantité de nourriture : pain, huile, beurre, miel, lait… Sur son chemin, il tomba sur un hérisson qui semblait souffrir. Il marchait péniblement en poussant des gémissements de douleur : « aïe, aïe, aïe… ». Il s’apitoya sur son sort, s’approcha de lui et lui proposa son aide :
- Que puis-je pour vous ?
Celui-ci, d’une petite voix à peine audible, le supplia :
- Âme charitable, je vous prie de me transporter jusqu’à ma demeure, elle est sur votre chemin. J’ai trop mal, je n’arrive pas à marcher.
Sans hésiter, le chat se pencha sur lui, le ramassa délicatement et le posa doucement au fond du panier. Une fois bien installé dans le panier, le hérisson se frotta les pattes. Il arbora un large sourire et se mit à saliver. Il jubila face à un tel banquet. Ce fut avec voracité, qu’il puisa dans le miel, le beurre… Une fois rassasié, il s’adressa à son bienfaiteur :
- Âme charitable, je vous prie de me déposer ici, je suis arrivé à destination. Je vous serai reconnaissant toute ma vie.
Mais avant de s’en aller, feignant une révérence en signe d’adieu, il prit soin d’enduire de beurre rance la queue du chat. Ne se doutant de rien, bercé par l’euphorie d’avoir accompli un geste charitable, le chat continua son chemin en chantonnant : « miaou, miaouou… ». Quand ils l’aperçurent, les moissonneurs tenaillés par la faim se précipitèrent à sa rencontre et lui arrachèrent le panier. Dès qu’ils y jetèrent un regard, ils se figèrent et échangèrent des regards consternés : il y avait très peu de nourriture. Ils interrogèrent le chat qui nia catégoriquement avoir puisé dans le contenu du panier.
- Si ce n’est pas toi, qui est le coupable à ton avis ?
- Je vous jure que je ne sais pas. C’est vraiment un mystère.
Décontenancés, les moissonneurs s’approchèrent du suspect à la recherche d’un indice qui prouve sa culpabilité. Il dût ouvrir la bouche : il n’y avait ni trace de nourriture ni odeur du beurre. On passa au crible fin ses pattes, il n’y eut rien à signaler. Mais dès que les nez flairèrent la queue, ils furent envahis par l’odeur du beurre rance et crièrent tous :
- C’est elle la coupable ! C’est elle la voleuse ! C’est ta queue !
Furieux contre sa queue, le chat se tourna vers elle, la secoua, lui fit mordre la poussière en lui disant :
- Quand tu me suivais et m’obéissais, je te reconnaissais mienne. À présent, tu oses me trahir et manger à mon insu, tu me fais honte espèce de chapardeuse. Je te renie ! Je te renie ! lui cria-t-il fou de rage. Et d’un coup de dents, il la cisailla. Comme une ordure, il la jeta loin de lui.
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyJeu 03 Sep 2015, 21:48

couleuvre a écrit:
Un chat vertueux

Dans les temps les plus anciens, existait un chat vertueux, appelé « chat d’Ighnaïn ». Il était connu pour sa bonté, son intégrité et sa fidélité. Il était très apprécié dans son entourage. Comme il ne pouvait pas s’acquitter des travaux assumés par les hommes, la famille qui l’avait adopté l’affecta aux courses. Un jour d’été, il fût chargé d’apporter le déjeuner aux moissonneurs. Dans son panier, il avait une grande quantité de nourriture : pain, huile, beurre, miel, lait… Sur son chemin, il tomba sur un hérisson qui semblait souffrir. Il marchait péniblement en poussant des gémissements de douleur : « aïe, aïe, aïe… ». Il s’apitoya sur son sort, s’approcha de lui et lui proposa son aide :
- Que puis-je pour vous ?
Celui-ci, d’une petite voix à peine audible, le supplia :
- Âme charitable, je vous prie de me transporter jusqu’à ma demeure, elle est sur votre chemin. J’ai trop mal, je n’arrive pas à marcher.
Sans hésiter, le chat se pencha sur lui, le ramassa délicatement et le posa doucement au fond du panier. Une fois bien installé dans le panier, le hérisson se frotta les pattes. Il arbora un large sourire et se mit à saliver. Il jubila face à un tel banquet. Ce fut avec voracité, qu’il puisa dans le miel, le beurre… Une fois rassasié, il s’adressa à son bienfaiteur :
- Âme charitable, je vous prie de me déposer ici, je suis arrivé à destination. Je vous serai reconnaissant toute ma vie.
Mais avant de s’en aller, feignant une révérence en signe d’adieu, il prit soin d’enduire de beurre rance la queue du chat. Ne se doutant de rien, bercé par l’euphorie d’avoir accompli un geste charitable, le chat continua son chemin en chantonnant : « miaou, miaouou… ». Quand ils l’aperçurent, les moissonneurs tenaillés par la faim se précipitèrent à sa rencontre et lui arrachèrent le panier. Dès qu’ils y jetèrent un regard, ils se figèrent et échangèrent des regards consternés : il y avait très peu de nourriture. Ils interrogèrent le chat qui nia catégoriquement avoir puisé dans le contenu du panier.
- Si ce n’est pas toi, qui est le coupable à ton avis ?
- Je vous jure que je ne sais pas. C’est vraiment un mystère.
Décontenancés, les moissonneurs s’approchèrent du suspect à la recherche d’un indice qui prouve sa culpabilité. Il dût ouvrir la bouche : il n’y avait ni trace de nourriture ni odeur du beurre. On passa au crible fin ses pattes, il n’y eut rien à signaler. Mais dès que les nez flairèrent la queue, ils furent envahis par l’odeur du beurre rance et crièrent tous :
- C’est elle la coupable ! C’est elle la voleuse ! C’est ta queue !
Furieux contre sa queue, le chat se tourna vers elle, la secoua, lui fit mordre la poussière en lui disant :
- Quand tu me suivais et m’obéissais, je te reconnaissais mienne. À présent, tu oses me trahir et manger à mon insu, tu me fais honte espèce de chapardeuse. Je te renie ! Je te renie ! lui cria-t-il fou de rage. Et d’un coup de dents, il la cisailla. Comme une ordure, il la jeta loin de lui.

Un conte très intéressant avec une conclusion très inattendue.
Je veux dire que les contes européens se ressemblent beaucoup dans leurs conclusions et là c'est différent, c'est donc différent pour l'Européenne que je suis. Dans un conte européen le hérisson aurait été puni à la fin et le chat récompensé de son honnêteté, par exemple. Je ne connais pas de conte sans "happy end". Sauf si le perdant est un animal détesté comme le loup par exemple.

Merci beaucoup couleuvre  contes arabes 175602


couleuvre a écrit:
Le teigneux

Il était une fois un homme appelé « Harmajjoud », « le teigneux rusé », connu pour sa malice et ses fourberies. Un jour, une vieille femme l’engagea comme berger. Le contrat de travail devait expirer à la fin du mois de mars, période à laquelle l’oiseau « dikou » envahit l’espace de ses cris, pique et excite les bovins.
Harmajjoud n’hésita pas à abuser de la confiance de sa maîtresse. Il avait vendu toutes les vaches après leur avoir coupé la queue. Ensuite, il repéra un terrain marécageux et y planta les queues. Et puis il courut retrouver la vieille. Haletant, il lui dit :
- C’est horrible ! Oh là là ! Quelle catastrophe Madame ! Si tu savais…
- Raconte ! Au nom de Dieu !
- C’est horrible, toutes les vaches se sont aventurées dans un terrain marécageux ; elles se sont enfoncées dans la boue, il n’y a plus que les queues qui sont visibles. Viens voir, c’est vraiment incroyable !
La vieille se lamenta sur son sort et celui de ses vaches. Au bout d’un moment, elle se résigna et se dit : « ce qui devait arriver arrive, on n’y peut rien ».
Une fois l’argent de la vente des bovins dépensé, il s’attaqua aux autres têtes de bétail. La vieille femme n’avait pas besoin de compter pour s’apercevoir que le nombre de ses bêtes était en diminution. Elle se voyait impotente et complètement ruinée ! C’est ainsi qu’elle réfléchit à une ruse qui la débarrasserait de ce filou. Elle était pressée de le congédier mais le contrat était clair : elle devait attendre la fin du mois de mars. Dans l’espoir de faire croire à son berger que le contrat était arrivé à terme, elle grimpa sur un arbre et pendant un long moment elle s’évertua à imiter le cri de l’oiseau qui annonce le printemps : « dicoo, dicoo, dicoo… ! ».
Le berger tendit l’oreille et repéra le lieu d’où venait le cri. Il resta sceptique.
- Comme il est étrange le cri de ce volatile ! Son cri s’apparente à celui du hibou !
Pour tirer l’affaire au clair, il ramassa une pierre, la plaça dans sa fronde qu’il fit tournoyer avant de viser l’arbre. Il s’en suivit un fracas et un gémissement terrifiant. Au même instant, une masse se détacha de l’arbre et s’écrasa au sol dans un bruit mat. Il se mit à sauter en se répétant ce dicton : « le hibou qui ne s’est pas envolé n’en est pas un ».

Hou! Là tu as choisi un conte complètement immoral, tout y est, le voleur qui dupe une vieille femme et finit par la tuer. Le conte s'arrête là ou bien y a-t-il une morale, un commentaire? Le voleur sera-t-il puni? Mais c'est très intéressant et différent

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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyJeu 03 Sep 2015, 22:06

mario-franc_lazur a écrit:
cailloubleu a écrit:
21.08.2015

Chers amis musulmans

Je serais très intéressée par des contes arabes, particulièrement d'Afrique du nord. De vieux contes populaires ou pour les enfants.

Il est fascinant de voir l'influence du lointain passé sur notre présent. En Europe nous sommes toujours influencés dans notre culture par les Celtes qui étaient présents avant les Romains et les invasions germaniques et c'est cette culture invisible non biblique qui peut parfois nous faire agir sans même que nous en ayons  conscience, une influence incroyable vieille de 2000 à 3000 ans!

Donc merci pour vos conseils et recommandations




Djeha, son fils et l'âne

Djeha dit un jour à son fils, alors qu'il atteignait sa douzième année :
- "Demain, tu viendras avec moi au marché."

Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha s'installa sur le dos de l'âne, son fils marchant à côté de lui. A l'entrée de la place du marché, Djeha et son fils furent l'objet de railleries acerbes:
- "Regardez-moi cet homme, il n'a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied."

Djeha dit à son fils:
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras encore avec moi au marché!"

Le deuxième jour, Djeha et son fils firent le contraire de la veille: le fils monta sur le dos de l'âne et Djeha marcha à côté de lui. A l'entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s'écrièrent
- "Regardez cet enfant, il n'a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l'âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché!"

Le troisième jour, Djeha et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l'âne derrière eux, et c'est ainsi qu'ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d'eux :
- "Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n'en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l'âne est fait pour porter des hommes."

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le quatrième jour, lorsque Djeha et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l'âne. A l'entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :
- "Regardez ces deux-là, ils n'ont aucune pitié pour cette pauvre bête!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le cinquième jour, Djeha et son fils arrivèrent au marché portant l'âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :
- "Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l'âne au lieu de monter sur son dos."

Et Djeha-Hoja dit à son fils:
- "As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer."

Lu sur :   [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Cette histoire  ressemble cher mario a un des comtes de la fontaine intitule " le meunier son fils et l’Âne "que feu mon père me racontait très souvent !!
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyJeu 03 Sep 2015, 23:28

SKIPEER a écrit:


Lu sur :   http://www.yabiladi.com/forum/histoires-djeha-7-2873121.html

Cette histoire  ressemble cher mario a un des comtes de la fontaine intitule " le meunier son fils et l’Âne "que feu mon père me racontait très souvent !!

Mais bien sûr!! Tu as raison, Skipeer. C'est rigolo, moi c'est mon grand-père qui nous la racontait.
La Fontaine retranscrivait dans son français inimitable des traductions d'Esope et de contes orientaux. Ce conte est donc bien vieux.
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyLun 07 Sep 2015, 23:41

Bonsoir et que la Paix de Dieu soit sur tous !


L'HABILETE DU JUGE IYYAS

Un homme déposa de l'argent chez un dépositaire puis revint le lui réclamer par la suite; mais ce dernier nia avoir jamais reçu cet argent, une plainte fût alors adressée au juge Iyyas.

Le plaignant prie la parole et déclara:

- J'ai réclamé à cet homme l'argent que je lui avais confié, à savoir telle et telle somme.

- Qui était présent avec toi? S'enquit le juge Iyyas

- Dieu le Tout-Puissant ! Répondit l'homme.

- Et où lui as-tu remis cet argent?

- A tel endroit.

- Qu'avait cet endroit de particulier qui aurait retenu ton attention?

- Il y avait là un arbre gigantesque.

- Retourne à cet endroit et observe cet arbre, peut-être que Dieu le Tout-Puissant t'amènera à découvrir un quelconque indice qui te mettra sur la bonne voie, ou peut-être as-tu enterré ton argent sous cet arbre puis tu l'as oublié? Peut-être qu'en revoyant cet arbre tu te souviendras où l'aurais-tu caché?


Ce plaignant reparti sur le champ à vive allure.

Mais Iyyas demande à l'accusé de rester là jusqu'au retour de son accusateur et se remit à rendre des jugements entre les différentes parties, au bout d'un moment il lança un regard à l'accusé et lui demanda:

- Crois-tu que ton accusateur est arrivé à l'arbre qu'il avait mentionné?

- Oh que non ! Répondit-il.

- O ennemi de Dieu ! Tu es un tricheur, je le jure !

- Epargne moi ! Dieu t'épargnera ! Supplie t-il.

Le juge ordonna son arrestation; et voici que le plaignant était de retour ! Iyyas lui dit alors:

- Il vient d'avouer, reprend donc ton dû.


Que Dieu nous guide tous !
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyMar 08 Sep 2015, 09:13

Je te propose, chère CAILLOUBLEU, de changer ton titre "culture arabe" en "contes arabes" : ce serait plus juste ! Es-tu d'accord ?

En voici un autre :



Le clou de Djeha


Un jour, Djeha n'a plus d'argent. Il décide de vendre sa maison. Quelqu'un veut l'acheter, alors Djeha lui dit:
- "Je vends ma maison, mais dans cette maison, il y a un clou, planté dans un mur. Ce clou, je ne le vends pas, il est à moi. Et tu n'as pas le droit de l'enlever ni de l'enfoncer.
- "D'accord dit l'acheteur, j'achète la maison."

Et tous les deux vont chez le notaire pour signer la vente. Sur le papier, le notaire écrit que le clou qui est dans le mur ne peut être ni enlevé ni enfoncé.

Quelques jours plus tard, Djeha trouve un vieux cheval mort, jeté dans la rue. il donne de l'argent à des gens et leur dit:
- "Allez porter ce cheval mort devant la porte de la maison de Djeha."

Quand ils l'ont porté, Djeha frappe à la porte et dit aux gens de la maison:
- "Je veux accocher ce cheval à mon clou!"
- "Quoi, mais tu est fou! Cette maison est à nous!"
- "Cette maison est à vous mais le clou est à moi." répond Djeha.
- "Mais il est mort ton cheval, et déjà il sent mauvais."
- "Le clou est à moi", répète Djeha. "Allons chez le cadi."

Djeha et l'acheteur vont chez le cadi.
- "Montre-moi le papier écrit au moment de la vente", dit le cadi. Djeha montre le papier; le cadi le lit.
- "C'est vrai", dit le cadi, "le clou est à Djeha. Il peut faire ce qu'il veut avec."
- "Mais, monsieur le cadi", dit l'acheteur, "aujourd'hui, nous avons un mariage chez nous. Cet homme apporte un cheval mort et qui sent mauvais et il veut l'accrocher au clou."
- "tu as signé le papier", répond le cadi. "Il est trop tard."
- "Monsieur le cadi", dit l'acheteur, "c'est d'accord. Je laisse toute la maison à cet homme. Je lui demande seulement qu'il nous laisse finir la fête chez nous et après je lui donnerai la clef."

C'est ainsi que Djeha a retrouvé sa maison...


source : yabiladi.
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http://evangileetcoran.unblog.fr/2009/07/31/une-reponse-chretien
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyMar 08 Sep 2015, 10:18

Le pigeon, le loup et la cigogne un conte marocain

Sur la plus haute branche d’un arbre, il y avait un nid et dans ce nid vivaient une pigeonne et ses pigeonneaux. Un jour, un loup à l’estomac vide et à la langue pendante remarqua le nid de la mère pigeon et sa couvée. Cela lui mit l’eau à la bouche et de sa grosse voix il dit :
- Tante pigeonne, j’ai très, très faim ! Offre-moi vite un de tes petits enfants sinon tu goûteras ma furie. J’hurlerai, je gronderai, je mugirai et je soufflerai sur ton arbre, il se cassera et toi et tes petits je vous mangerai sans vous déplumer d’une seule bouchée.
Terrifiée, la pigeonne tremblait de tout son corps. Paniquée, elle sacrifia un de ses pigeonneaux pour protéger ses autres enfants. D’une bouchée, le loup l’avala, il se pourlécha les babines et se dit qu’il avait trouvé là un délicieux garde-manger.
Le lendemain, il revint au pied de l’arbre et de sa terrible voix dit :
- Tante pigeonne, j’ai encore très, très faim ! Offre-moi vite un de tes petits, sinon tu goûteras à ma furie. J’hurlerai, je gronderai, je mugirai et je soufflerai sur ton arbre, il se cassera et toi et tes petits je vous mangerai d’une seule bouchée.
Glacée d’effroi, elle se résolut, les larmes au cœur, à sacrifier un autre pigeonneau. Sans pitié, d’une bouchée, le loup l’avala. Il se pourlécha les babines et se dit qu’il avait trouvé là un délicieux garde-manger.
La pauvre maman ne savait plus que faire. Les larmes aux yeux, désemparée, elle quitta son nid et se posa au milieu d’un champ. Ses larmes coulaient abondamment sur son jabot, la pauvre pigeonne se lamentait toujours et encore sur son sort. Une cigogne survola le champ et entendit la complainte de l’oiseau. Curieuse et intriguée, elle se posa près de la mère pigeonne.
- Pauvre cousine, quelle est donc la raison de cette grande tristesse ?
- Un grand malheur s’est abattu sur ma famille. Tous les jours le loup nous menace moi et mes enfants. De sa méchante voix il me dit :
- Tante pigeonne, j’ai encore très, très faim ! Offre-moi vite un de tes petits sinon tu goûteras à ma furie. J’hurlerai, je gronderai, je mugirai et je soufflerai sur ton arbre, il se cassera et toi et tes petits je vous mangerai d’une seule bouchée. À chaque fois j’ai obéi et j’ai sacrifié un de mes petits. Il ne m’en reste pas beaucoup.
La cigogne éclata de rire et lui dit :
- Idiote que tu es ! A-t-on déjà vu un loup souffler un arbre ? A-t-on déjà vu un loup casser un arbre ? A-t-on déjà vu un loup grimper à un arbre ? Non ! Alors écoute mon conseil. Quand il reviendra dis-lui qu’il peut hurler, gronder, mugir, souffler tant qu’il le voudra, surtout ne fais rien. Tout ce que je viens de te dire est un secret. Ne lui dis rien.
Le jour suivant, le loup revint au pied de l’arbre et entonna son refrain :
- Tante pigeonne, j’ai toujours très faim ! Offre-moi vite un de tes petits, sinon tu goûteras à ma furie. J’hurlerai, je gronderai, je mugirai et je soufflerai sur ton arbre, il se cassera et toi et tes petits je vous mangerai d’une seule bouchée.
La pigeonne prit tout son courage, gonfla son jabot et d’un air moqueur lui répondit :
- Pauvre loup ! Tu peux hurler, gronder, mugir et souffler autant que tu le voudras, tu n’auras rien ! Tu veux mes petits, grimpe sur cet arbre si tu le peux !
- Houps !
Le loup n’en croyait pas ses oreilles.
- Dis-moi qui t’as dit de me répondre comme ça ?
- Ma cousine la cigogne m’a fait jurer de ne rien dire !
- La Cigogne !
Le loup était affamé. Il s’allongea sous l’arbre. Il avait la langue qui pendait et de la mousse lui sortait par les trous de nez. Quand il retrouva un peu de force, il décida de s’occuper de la maudite cigogne. Au bord du champ, il y avait une plaque de ciment. Sur cette plaque, il vomit toute l’écume qu’il lui restait encore dans son estomac. De loin il aperçut la cigogne qui l’observait. Il l’appela.
- Cigogne, chère cigogne ! Que je suis heureux de te revoir, cela faisait si longtemps ! Je suis tellement en joie que je t’offre ce repas.
Méfiante, la cigogne s’approcha de quelques pas.
- Allez ! Approche, regarde ce bon repas ! Il est pour toi !
N’ayant plus aucune crainte, elle s’avança encore de quelques pas, allongea son long coup et picora les vomissures et tout ce que le loup avait régurgité. Elle se régalait.
Soudain le loup se jeta sur la cigogne, l’attrapa, la coinça entre ses grosses pattes et de sa méchante voix lui dit :
- Cigogne trop bavarde ! Tu vas payer pour tes mauvais conseils. À cause de toi la pigeonne ne m’offre plus ses petits. J’avais trouvé là un délicieux garde-manger. Maintenant c’est toi qui va le remplacer. Je vais te déplumer et te dévorer !
- Me manger ! Mais regarde-moi ! Je n’ai que de la peau sur les os. En revanche je connais un endroit où la nourriture coule en abondance. Si tu montais sur mon dos, je t’y emmènerai. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le loup grimpa sur le dos de la cigogne et tous deux s’envolèrent très haut dans les cieux.
La cigogne interrogea le loup :
- Que vois-tu en dessous?
- En dessous ! Je vois un immense champ de blé.
La cigogne, de quelques battements d’ailes, vola encore plus haut.
- Et loup que vois-tu maintenant ?
- La terre est devenue comme un tapis !
La cigogne vola encore plus haut. Elle avait atteint le firmament du ciel.
- Et maintenant ?
- Houuu la la ! J’ai le vertige.
- Mais que vois-tu ?
- Un plat de tagine !
- Nous avons trouvé le plat ! Il nous reste à trouver la nourriture, lui répondit la cigogne.
- Et maintenant qu’aperçois-tu tout en bas ?
- Je vois une petite lentille bleue.
Elle était arrivée au-dessus de l’océan, de son regard perçant elle apercevait l’écume blanche des vagues. La mer était déchainée. Mais le loup n’entendait rien et ne voyait rien.
- Vois-tu sur cette petite lentille, il y a de la belle mousse blanche ? C’est une crème délicieuse qui coule sans fin, lui dit la cigogne.
Le loup en avait l’eau à la bouche. La cigogne lui dit :
- Nous allons descendre ! Desserre tes pattes autour de mon cou et je me poserai.
À peine le loup desserra-t-il son étreinte que la cigogne se retourna, vola sur le dos. Le loup tomba. Dans un hurlement sans fin, il tombait, tombait, tombait. Du haut du ciel, elle vit le pauvre animal qui se débattait dans une mer déchainée. Il disparut.
De retour sur la terre ferme, la cigogne, fâchée, retourna voir la pigeonne et la questionna.
- Ingrate ! Pourquoi n’as-tu pas gardé notre secret ? À cause de toi j’ai failli être mangée moi aussi !
Toute honteuse, le regard baissé, la pigeonne lui répondit d’une petite voix :
- Mille excuses ma cousine. Quoi que je fasse, devant le loup je perds tous mes moyens. Je n’ai pas pu me retenir de lui dire la vérité. Ne me confie plus de secret.
- La vérité est que tu me fais pitié. Et je n’aurai plus confiance en toi.
La cigogne s’envola et oublia vite cette histoire. Quant à la pigeonne, une fois que ses petits volèrent de leurs propres ailes, elle raconta cette terrible histoire à toutes ses amies.
J’étais allongé sous un arbre, je l’ai écoutée moi, et puis j’ai marché jusqu’ici juste pour vous la raconter.


Le roi tisserand conte algérien

Dans les temps anciens, il y avait un puissant sultan du nom de Haroun El-Rachid. Il était le calife de Baghdâd. Ce monarque avait une femme de grande intelligence et de bon conseil. Un jour, elle insista auprès de lui : « Monseigneur, le pouvoir est capricieux et la vie pleine de surprises ! Apprends un métier manuel. Les mains, on les emporte toujours avec soi. Un jour ou l’autre l’apprentissage d’un métier révèlera son utilité ! ».
Le Calife accepta et choisit l’art du tissage et de la broderie. Il fit venir un grand maître tisserand-brodeur et commença son apprentissage. Plus que le tissage des tapis, il affectionnait la broderie au fil d’or. Par amour du cheval, il inclinait au travail minutieux sur le cuir destiné aux selleries. Mais son érudition le poussait à la calligraphie pour orner les couvertures des manuscrits. Durant sept longues années, il partagea son temps entre ses responsabilités et sa nouvelle passion pour la broderie fine.
Mais Haroun El-Rachid était réputé pour son sens aigu de la justice et du bien public. Accompagné de son vizir, il avait l’habitude de se déguiser en simple marchand et de se glisser au milieu de la foule pour s’enquérir de la vie de ses sujets. Un soir, pour une raison inconnue, il s’en fut seul à travers de sombres ruelles. Il marchait quand, soudain, il tomba au fond d’un trou. C’était un piège préparé par des bandits détrousseurs qui devinrent furieux de le trouver sans bourse et les poches vides. Il n’eut la vie sauve qu’en leur faisant une juteuse promesse: « Je suis tisserand et jamais vous ne trouverez une personne qui sache tisser et broder mieux que moi ».
C’est ainsi qu’il se retrouva esclave parmi les esclaves. De l’aube au crépuscule, il tissait des tapis et exécutait de magnifiques broderies que le maître revendait à prix d’or.
Tandis que sa police le recherchait inlassablement dans tout le royaume, le roi mûrissait un projet pour recouvrer sa liberté. Il attendait patiemment le moment propice car l’infinie cupidité de son geôlier était un atout. Un jour, alors que ce dernier lui exprimait sa satisfaction en soupesant les pièces d’or dans ses mains, le calife lui proposa : « Apporte-moi une étoffe en velours noir et du fil d’or de belle facture ! Je te façonnerai une somptueuse broderie, jamais vue de mémoire de commerçant. L’épouse du Calife t’en donnera une fortune ». Aussitôt, on fit remettre à l’esclave le tissu et une bobine de fil d’or. Il ne fallait pas perdre un instant. Le roi tisserand, maître de son art, tissa à l’aiguille une broderie en relief représentant un oiseau posé sur un délicat épi de blé. Un véritable chef d’œuvre !
Le maître des esclaves se précipita au palais avec sa précieuse étoffe sous le bras. Il demanda audience et fut reçu. Il déroula la magnifique pièce devant la sultane qui poussa un murmure de ravissement : « Ho ! Cela ferait un somptueux vêtement de cérémonie ! ».
Mais à l’observation, un détail attira son attention. En effet, l’épi de blé sur lequel l’oiseau était posé demeurait bien droit. Or le poids de l’oiseau aurait dû le faire pencher. Intriguée, elle regarda de plus près. Elle sentit soudain son cœur bondir dans sa poitrine. Elle venait de reconnaître la dextérité de l’aiguille de son mari. Ne laissant rien paraître de son émotion, elle poursuivit attentivement l’observation des motifs. Méthodiquement. Jusqu’à y déceler le message secret calligraphié qu’elle avait pressenti. Le roi indiquait l’endroit précis où il était détenu. Sur le champ, elle fit arrêter le maître des esclaves et fit libérer le sultan.
C’est depuis cette époque que l’ont dit : « L’apprentissage d’un métier révèle toujours un jour ou l’autre son utilité ! »
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyJeu 17 Sep 2015, 22:49

Just a man a écrit:
Bonsoir et que la Paix de Dieu soit sur tous !


L'HABILETE DU JUGE IYYAS

Un homme déposa de l'argent chez un dépositaire puis revint le lui réclamer par la suite; mais ce dernier nia avoir jamais reçu cet argent, une plainte fût alors adressée au juge Iyyas.

Le plaignant prie la parole et déclara:

- J'ai réclamé à cet homme l'argent que je lui avais confié, à savoir telle et telle somme.

- Qui était présent avec toi? S'enquit le juge Iyyas

- Dieu le Tout-Puissant ! Répondit l'homme.

- Et où lui as-tu remis cet argent?

- A tel endroit.

- Qu'avait cet endroit de particulier qui aurait retenu ton attention?

- Il y avait là un arbre gigantesque.

- Retourne à cet endroit et observe cet arbre, peut-être que Dieu le Tout-Puissant t'amènera à découvrir un quelconque indice qui te mettra sur la bonne voie, ou peut-être as-tu enterré ton argent sous cet arbre puis tu l'as oublié? Peut-être qu'en revoyant cet arbre tu te souviendras où l'aurais-tu caché?


Ce plaignant reparti sur le champ à vive allure.

Mais Iyyas demande à l'accusé de rester là jusqu'au retour de son accusateur et se remit à rendre des jugements entre les différentes parties, au bout d'un moment il lança un regard à l'accusé et lui demanda:

- Crois-tu que ton accusateur est arrivé à l'arbre qu'il avait mentionné?

- Oh que non ! Répondit-il.

- O ennemi de Dieu ! Tu es un tricheur, je le jure !

- Epargne moi ! Dieu t'épargnera ! Supplie t-il.

Le juge ordonna son arrestation; et voici que le plaignant était de retour ! Iyyas lui dit alors:

- Il vient d'avouer, reprend donc ton dû.


Que Dieu nous guide tous !

Merci Just a man, c'est un conte très moral, où le vilain est puni. Merci pour ce conte contes arabes 2129354088
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyJeu 17 Sep 2015, 22:55

mario-franc_lazur a écrit:
Je te propose, chère CAILLOUBLEU, de changer ton titre "culture arabe" en "contes arabes" : ce serait plus juste ! Es-tu d'accord ?

En voici un autre :



Le clou de Djeha


Un jour, Djeha n'a plus d'argent. Il décide de vendre sa maison. Quelqu'un veut l'acheter, alors Djeha lui dit:
- "Je vends ma maison, mais dans cette maison, il y a un clou, planté dans un mur. Ce clou, je ne le vends pas, il est à moi. Et tu n'as pas le droit de l'enlever ni de l'enfoncer.
- "D'accord dit l'acheteur, j'achète la maison."

Et tous les deux vont chez le notaire pour signer la vente. Sur le papier, le notaire écrit que le clou qui est dans le mur ne peut être ni enlevé ni enfoncé.

Quelques jours plus tard, Djeha trouve un vieux cheval mort, jeté dans la rue. il donne de l'argent à des gens et leur dit:
- "Allez porter ce cheval mort devant la porte de la maison de Djeha."

Quand ils l'ont porté, Djeha frappe à la porte et dit aux gens de la maison:
- "Je veux accocher ce cheval à mon clou!"
- "Quoi, mais tu est fou! Cette maison est à nous!"
- "Cette maison est à vous mais le clou est à moi." répond Djeha.
- "Mais il est mort ton cheval, et déjà il sent mauvais."
- "Le clou est à moi", répète Djeha. "Allons chez le cadi."

Djeha et l'acheteur vont chez le cadi.
- "Montre-moi le papier écrit au moment de la vente", dit le cadi. Djeha montre le papier; le cadi le lit.
- "C'est vrai", dit le cadi, "le clou est à Djeha. Il peut faire ce qu'il veut avec."
- "Mais, monsieur le cadi", dit l'acheteur, "aujourd'hui, nous avons un mariage chez nous. Cet homme apporte un cheval mort et qui sent mauvais et il veut l'accrocher au clou."
- "tu as signé le papier", répond le cadi. "Il est trop tard."
- "Monsieur le cadi", dit l'acheteur, "c'est d'accord. Je laisse toute la maison à cet homme. Je lui demande seulement qu'il nous laisse finir la fête chez nous et après je lui donnerai la clef."

C'est ainsi que Djeha a retrouvé sa maison...


source : yabiladi.

Merci beaucoup pour cet autre conte, cher Mario. contes arabes 2129354088  
Excuse-moi je suis partie 15 jours en congé et je n'ai pas pu te remercier avant.
Bien sûr tu peux changer le nom, ce sera beaucoup plus juste. contes arabes 871642

Dans ce conte là le héros est un peu plus retors, c'est la débrouillardise des pauvres, mais aussi un bon avertissement de toujours bien lire les contrats  Very Happy


Dernière édition par cailloubleu le Jeu 17 Sep 2015, 23:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyJeu 17 Sep 2015, 23:03

couleuvre a écrit:
Le roi tisserand conte algérien

Dans les temps anciens, il y avait un puissant sultan du nom de Haroun El-Rachid. Il était le calife de Baghdâd. Ce monarque avait une femme de grande intelligence et de bon conseil. Un jour, elle insista auprès de lui : « Monseigneur, le pouvoir est capricieux et la vie pleine de surprises ! Apprends un métier manuel. Les mains, on les emporte toujours avec soi. Un jour ou l’autre l’apprentissage d’un métier révèlera son utilité ! ».
Le Calife accepta et choisit l’art du tissage et de la broderie. Il fit venir un grand maître tisserand-brodeur et commença son apprentissage. Plus que le tissage des tapis, il affectionnait la broderie au fil d’or. Par amour du cheval, il inclinait au travail minutieux sur le cuir destiné aux selleries. Mais son érudition le poussait à la calligraphie pour orner les couvertures des manuscrits. Durant sept longues années, il partagea son temps entre ses responsabilités et sa nouvelle passion pour la broderie fine.
Mais Haroun El-Rachid était réputé pour son sens aigu de la justice et du bien public. Accompagné de son vizir, il avait l’habitude de se déguiser en simple marchand et de se glisser au milieu de la foule pour s’enquérir de la vie de ses sujets. Un soir, pour une raison inconnue, il s’en fut seul à travers de sombres ruelles. Il marchait quand, soudain, il tomba au fond d’un trou. C’était un piège préparé par des bandits détrousseurs qui devinrent furieux de le trouver sans bourse et les poches vides. Il n’eut la vie sauve qu’en leur faisant une juteuse promesse: « Je suis tisserand et jamais vous ne trouverez une personne qui sache tisser et broder mieux que moi ».
C’est ainsi qu’il se retrouva esclave parmi les esclaves. De l’aube au crépuscule, il tissait des tapis et exécutait de magnifiques broderies que le maître revendait à prix d’or.
Tandis que sa police le recherchait inlassablement dans tout le royaume, le roi mûrissait un projet pour recouvrer sa liberté. Il attendait patiemment le moment propice car l’infinie cupidité de son geôlier était un atout. Un jour, alors que ce dernier lui exprimait sa satisfaction en soupesant les pièces d’or dans ses mains, le calife lui proposa : « Apporte-moi une étoffe en velours noir et du fil d’or de belle facture ! Je te façonnerai une somptueuse broderie, jamais vue de mémoire de commerçant. L’épouse du Calife t’en donnera une fortune ». Aussitôt, on fit remettre à l’esclave le tissu et une bobine de fil d’or. Il ne fallait pas perdre un instant. Le roi tisserand, maître de son art, tissa à l’aiguille une broderie en relief représentant un oiseau posé sur un délicat épi de blé. Un véritable chef d’œuvre !
Le maître des esclaves se précipita au palais avec sa précieuse étoffe sous le bras. Il demanda audience et fut reçu. Il déroula la magnifique pièce devant la sultane qui poussa un murmure de ravissement : « Ho ! Cela ferait un somptueux vêtement de cérémonie ! ».
Mais à l’observation, un détail attira son attention. En effet, l’épi de blé sur lequel l’oiseau était posé demeurait bien droit. Or le poids de l’oiseau aurait dû le faire pencher. Intriguée, elle regarda de plus près. Elle sentit soudain son cœur bondir dans sa poitrine. Elle venait de reconnaître la dextérité de l’aiguille de son mari. Ne laissant rien paraître de son émotion, elle poursuivit attentivement l’observation des motifs. Méthodiquement. Jusqu’à y déceler le message secret calligraphié qu’elle avait pressenti. Le roi indiquait l’endroit précis où il était détenu. Sur le champ, elle fit arrêter le maître des esclaves et fit libérer le sultan.
C’est depuis cette époque que l’ont dit : « L’apprentissage d’un métier révèle toujours un jour ou l’autre son utilité ! »

Un magnifique conte, et celui de la cigogne et du loup aussi☀

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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyVen 18 Sep 2015, 11:48

Épouser une jolie femme c'est un gros risque un conte mauritanien

Fatouma était une belle femme, on aurait dit une perle en diamant, sucée et crachée par Dieu en personne.
Elle habitait avec son mari Moussa, une cabane située dans la forêt, non loin de Keur Mour, mon village. Moussa était un grand chasseur. En ce temps là toute la région faisait partie du royaume du roi tout puissant "Bour doley".
Un jour, le roi "Bour doley" qui se promenait sur son cheval aperçoit Fatoumata, habillée d'une robe en soie, coiffée d'un foulard assorti, assise sur le seuil de la porte de sa cabane en train de préparer du couscous pour le repas du soir. Son mari était encore à la chasse. Le roi manqua de tomber de son cheval en voyant cette beauté si rare. Ses courtisans l'aidèrent à continuer son chemin. A cette époque le royaume était en guerre contre un royaume voisin. Le lendemain, le roi Bour doley envoie le mari de Fatoumata au front.
Tous les jours qui suivent, le roi passe voir Fatoumata et lui apporte des cadeaux. Une nuit, il va voir Fatoumata dans sa cabane et lui dit :
- Je ne peux plus m'empêcher de te le dire, je suis follement amoureux de toi, je veux que tu sois ma maîtresse maintenant, et si ton mari ne revient pas je te prendrai comme seconde épouse. Tu vivras dans mon palais tu seras ma reine favorite.
Fatoumata, calmement, répond :
- Sire, vous avez le droit de vie et de mort sur tous les citoyens de votre royaume y compris sur moi bien sûr, si vous voulez me prendre par la force je ne peux pas résister. Mais si vous me demandez mon avis, j'aime un homme c'est mon mari !
À ces paroles le roi reste comme pétrifié sur le lit où il était assis. Au bout d'un long moment de silence, il se lève et rentre chez lui. Mais ce que ni le roi, ni Fatoumata ne savaient c'est que Moussa était revenu, juste au moment où le roi entrait dans la cabane et qu'il a tout entendu. Après le départ du roi, il passe le reste de la nuit dehors avec ses soucis.
Au petit matin, il entre dans la case et réveille sa femme et lui apprend que la guerre est finie. Fatoumata, jubile, embrasse son mari de tous les côtés mais ce dernier reste silencieux et calme. Elle s'inquiète, lui pose des questions sur sa santé, et tout, mais lui reste très calme. Au bout d'un moment il dit à sa femme de rentrer chez ses parents jusqu'à ce qu'il y voie plus clair.
- Pourquoi, répond-elle, qu'est-ce que j'ai fait ?
Mais là aussi pas de réponse précise…
Fatoumata fait son sac et rentre chez ses parents. Une semaine se passe. Moussa ne va pas donner d’explication aux parents de Fatoumata. Ils décident d'amener l'affaire chez le juge. En ce temps là le roi était aussi le juge. Le roi reçoit les deux parties et donne d’abord la parole à Fatoumata qui dit :
- Moi je n'ai rien compris, mon mari est parti au front, j’étais contente et pressée de le voir rentrer, mais le jour où il est arrivé il m'a dit de partir chez mes parents.
Alors le roi juge se tourne vers Moussa, et lui demande :
- Tu n'aimes plus cette femme.
- Je l'aime aujourd’hui plus qu'hier.
- Alors, pourquoi lui as-tu dit de partir, demande le roi.
- C'est parce que j'ai peur.
- Peur de quoi, demandent le roi et ses notables qui l'entouraient.
- Une nuit, continue Moussa, j'ai vu les traces d'un lion dans ma maison. Comme je n’ai pas la force de protéger ma femme, ni de me protéger, je lui ai demandé de partir chez ses parents.
Le roi reste longtemps silencieux, puis dit à Moussa :
- Est-ce que tu as remarqué des dégâts après le passage du lion ?
- Non, dit ce dernier.
Alors retournez chez vous tous les deux ; le lion ne viendra plus vous déranger.


L'autruche un conte mauritanien

De mémoire d'homme, on n’a jamais vu d'autruche à Fondé, le village de Moussa. Un matin, un animal géant, haut sur pattes, qui ne ressemble pas à un oiseau parce qu'il est grand comme un chameau, mais qui ne ressemble pas non plus à un mammifère parce qu'il a des plumes et qu'il a seulement deux pattes. Cet animal bizarre entre dans le village, se dirige sur la place du marché où sont déjà réunis Moussa le vieux commerçant et plusieurs personnes.
En voyant la bête, tous, vieux et jeunes, s’enfuient. L'animal, seul sur la place, se promène tranquillement. Au bout d'un moment, un enfant qui était caché sous une peau de chameau non loin de l'autruche, claque de ses deux mains pour lui faire peur, et là, on voit l'autruche qui esquisse des pas de danse, l'enfant recommence et l'autruche se met à danser, aussitôt les enfants puis les adultes se regroupent autour de lui en tapant des mains et l'autruche continue de danser de plus belle.
La nouvelle se répand dans tous les villages et jusqu'aux confins de la forêt car en ce temps-là, les animaux et les hommes parlaient le même langage. Aussitôt, le lion apprend la nouvelle, justement cela coïncide avec la naissance de son fils, un beau petit lionceau. Le lion invite tout le monde à une grande fête, l'autruche et tous les grands danseurs du pays.
À cette occasion le lion décide de faire des cadeaux et de donner beaucoup de privilèges au meilleur danseur, ainsi qu’à sa famille et à ses proches parents. Tout le monde répond à l'appel et la fête commence. Chacun danse de son côté. Le roi lion s'installe au milieu de tout le monde avec sa femme et le petit bébé bien installé dans sa couchette.
Bouki l’hyène, qui ne savait pas danser, mais qui voulait attirer les faveurs du lion, s'active en faisant des va et vient entre la foule et la famille royale. Au bout d'un moment, l'autruche danse si bien qu’elle attire l'attention de tout le public. Tous les animaux s’arrêtent de danser pour la regarder et l'applaudir. C’est alors que Bouki s'approche du lion et lui chuchote au creux de l'oreille :
- C’est ma nièce, c’est ma nièce !
L’autruche continue sa danse en sautant, virevoltant partout, et dans son élan, elle piétine et éventre le petit lionceau, puis sans attendre s'envole dans les airs. Après avoir constaté le drame, le lion dit à l'assemblée :
- Nous allons venger mon fils, car si l'autruche s'est enfuie, son oncle est parmi nous.
Et il désigne Bouki l’hyène. Bouki, les larmes aux yeux, dit :
- Ce n'est pas possible, ce n’est pas possible, il n'y a aucun lien de parenté entre l'autruche qui est un oiseau et le mammifère que je suis.
Mon conte est fini, le premier qui respire ira au Paradis.
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptyVen 18 Sep 2015, 14:59

cailloubleu a écrit:

Merci beaucoup pour cet autre conte, cher Mario. contes arabes 2129354088  
Excuse-moi je suis partie 15 jours en congé et je n'ai pas pu te remercier avant.
Bien sûr tu peux changer le nom, ce sera beaucoup plus juste. contes arabes 871642

D




Voilà, c'est fait, ma chère CAILLOUBLEU ....
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MessageSujet: Re: contes arabes   contes arabes EmptySam 25 Nov 2017, 14:57

cailloubleu a écrit:
21.08.2015

Chers amis musulmans

Je serais très intéressée par des contes arabes, particulièrement d'Afrique du nord. De vieux contes populaires ou pour les enfants.

Il est fascinant de voir l'influence du lointain passé sur notre présent. En Europe nous sommes toujours influencés dans notre culture par les Celtes qui étaient présents avant les Romains et les invasions germaniques et c'est cette culture invisible non biblique qui peut parfois nous faire agir sans même que nous en ayons  conscience, une influence incroyable vieille de 2000 à 3000 ans!

Donc merci pour vos conseils et recommandations


Je "upe" cette histoire que mario a posté en réponse, elle est vraiment édifiante Very Happy


__________________________________________________________________________



Djeha, son fils et l'âne

Djeha dit un jour à son fils, alors qu'il atteignait sa douzième année :
- "Demain, tu viendras avec moi au marché."

Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha s'installa sur le dos de l'âne, son fils marchant à côté de lui. A l'entrée de la place du marché, Djeha et son fils furent l'objet de railleries acerbes:
- "Regardez-moi cet homme, il n'a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied."

Djeha dit à son fils:
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras encore avec moi au marché!"

Le deuxième jour, Djeha et son fils firent le contraire de la veille: le fils monta sur le dos de l'âne et Djeha marcha à côté de lui. A l'entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s'écrièrent
- "Regardez cet enfant, il n'a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l'âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché!"

Le troisième jour, Djeha et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l'âne derrière eux, et c'est ainsi qu'ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d'eux :
- "Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n'en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l'âne est fait pour porter des hommes."

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le quatrième jour, lorsque Djeha et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l'âne. A l'entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :
- "Regardez ces deux-là, ils n'ont aucune pitié pour cette pauvre bête!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le cinquième jour, Djeha et son fils arrivèrent au marché portant l'âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :
- "Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l'âne au lieu de monter sur son dos."

Et Djeha-Hoja dit à son fils:
- "As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer."

Lu sur :   http://www.yabiladi.com/forum/histoires-djeha-7-2873121.html
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