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samuel777444

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MessageSujet: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyLun 27 Mar 2017, 21:42

27.03.2017


Dernière édition par samuel777444 le Mar 28 Mar 2017, 01:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyLun 27 Mar 2017, 21:45

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La Vraie Repentance

Par Charles Haddon Spurgeon

En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance (2 Corinthiens 7:10) Authentique, l'affliction spirituelle à cause du péché est l'œuvre de l'Esprit de Dieu. La repentance est aussi une fleur de choix pour croître dans le jardin de la nature. Les perles poussent naturellement dans les huîtres, mais la pénitence ne se manifeste jamais chez les pécheurs, excepté lorsque la grâce divine y œuvre. Si tu as une parcelle de haine réelle pour le péché, c'est que Dieu a dû te la donner, car les épines de la nature humaine ne produisent jamais une seule fleur. Ce qui est né de la chair est chair.

La vraie repentance a une référence qui rappelle le Sauveur. Quand nous nous repentons du péché, nous devons avoir un œil sur le péché et un autre sur la croix, et il serait encore préférable de fixer les deux yeux sur Christ et de regarder nos transgressions seulement à la lumière de son amour. La vraie tristesse à cause du péché est éminemment pratique, personne ne peut dire qu'il hait le péché, s'il vit dans le péché. La repentance nous fait regarder l'horreur du péché, pas seulement en théorie, mais par expérience, comme un enfant qui a touché le feu. Nous serons autant effrayés de ce péché que quelqu'un qui vient d'être agressé et volé est effrayé à la pensée d'un voleur même sur un chemin fréquenté; et nous le fuirons, nous en écartant en toutes choses, pas seulement dans les grandes, mais aussi dans les petites. Aussi bien des petites vipères que des gros serpents.

Le vrai deuil pour le péché nous rendra très jaloux quant à notre propre langue, de peur qu'elle ne dise des paroles mensongères; nous serons très vigilants quant à nos actions quotidiennes, de peur de commettre quelque offense en quoi que ce soit, et chaque soir nous terminerons la journée par de douloureuses confessions de nos manquements, et chaque matin nous nous éveillerons avec d'angoissantes prières, qu'en ce jour Dieu veuille nous tenir debout afin de ne pas pécher contre lui. La sincère repentance est continuelle.

Les croyants se repentent jusqu'au jour de leur mort. Cette descente dans le puits n'est pas intermittente. Toute autre tristesse temporaire produit peu mais cette chère tristesse croît avec notre croissance, et c'est une amertume si douce!

Que nous remercions Dieu pour nous permettre de nous en réjouir et de le supporter jusqu'à ce que nous soyons entrés dans notre repos éternel.
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samuel777444

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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyLun 27 Mar 2017, 21:48

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L'Ancienne et la Nouvelle Croix

Par A.W. Tozer

Dans les temps modernes, sans être annoncée et passant presque inaperçue, une nouvelle croix est apparue dans les milieux évangéliques. Elle ressemble à l'ancienne croix, tout en lui étant différente. Les similitudes sont superficielles mais les différences fondamentales.

De cette nouvelle croix a jailli une nouvelle philosophie de la vie chrétienne, et de cette nouvelle philosophie est née une nouvelle technique évangélique, un nouveau genre de réunion et une nouvelle manière de prêcher. Cette évangélisation nouvelle emploie le même langage que l'ancienne mais son contenu n'est pas pareil, l'accent ne porte plus sur les mêmes valeurs.

L'ancienne croix n'avait rien à voir avec le monde. Pour la chair orgueilleuse d'Adam, elle signifiait la fin du voyage. Elle exécutait la condamnation prononcée par la loi du Sinaï. La nouvelle croix ne s'oppose pas à la vieille nature pécheresse, elle en devient presque un complice : qu'on la comprenne bien, et la voilà source de plaisirs innocents, divertissement à souhait ! Elle laisse vivre Adam sans ingérence : la force motrice de sa vie n'est pas changée, il œuvre toujours pour son propre plaisir, seulement il préfère maintenant chanter des cantiques religieux et regarder des films religieux au lieu de chanter des chansons grossières et avaler des boissons enivrantes. Toujours l'accent est mis sur la facilité, à la différence près qu'on le vit à un niveau plus élevé, moralement sinon intellectuellement.

La nouvelle croix encourage une nouvelle attitude évangélique où l'on ne reconnaît plus l'ancienne. L'évangéliste n'exige plus de son auditeur qu'il renonce à lui-même avant de recevoir la vie nouvelle. Il ne prêche plus les contrastes mais insiste sur les similitudes. Il cherche l'intérêt du public en démontrant que le christianisme n'a pas d'exigences désagréables, qu'il offre plutôt les mêmes distractions que le monde, seulement à un niveau plus élevé !

Ce que demande un monde enivré par le péché est habilement démontré comme étant exactement ce qu'offre l'Evangile, mais le produit religieux est supérieur.

La nouvelle croix ne brise pas le pécheur : elle ennoblit les caractéristiques de sa vieille nature pour les mettre au service de sa foi, service qui s'annonce dès lors enthousiasmant puisqu'elle épargne son amour propre. Au type agressif elle dit : "Viens et sois agressif pour Christ !" A l'orgueilleux elle dit : "Viens et glorifie-toi pour Christ !" A celui qui cherche les fortes émotions elle dit : "Viens goûter la communion chrétienne, c'est si passionnant !" Le message chrétien est ainsi modifié selon la mode du jour pour être acceptable au public.

La philosophie derrière cette idée est peut-être sincère, mais cette sincérité ne l'empêche pas d'être fausse. Elle est fausse parce qu'elle est aveugle. Elle ne voit pas du tout le sens de la croix.

L'ancienne est un symbole de mort. Elle représente la fin subite et violente d'un être humain. Au temps des Romains, celui qui sortait chargé de sa croix, avait déjà fait ses adieux. Il ne reviendra plus. C'était pour lui la fin de tout. L'homme entier était mis à mort, totalement et pour de bon. Elle ne restait pas en bons termes avec sa victime. Elle frappait cruellement et durement, et lorsqu'elle avait terminé sa besogne, l'homme n'était plus. La race d'Adam est sous la sentence de la mort; il n'y a commutation de peine ni délivrance. Dieu ne peut approuver aucun des fruits du péché, si innocents qu'ils puissent paraître aux yeux des hommes. Dieu récupère le pécheur en le faisant mourir à lui-même pour le ressusciter ensuite en résurrection de vie. L'évangélisation qui cherche des parallèles bénins entre les voies de Dieu et les voies des hommes trahit l'Evangile et trompe les auditeurs. La foi en Christ ne s'accommode pas du monde mais le condamne. En venant au Seigneur nous ne rehaussons pas le niveau de notre nature adamique, nous la laissons à la croix. Le grain de blé doit tomber dans la terre et y mourir.

Nous qui prêchons l'Evangile, nous ne devons pas nous considérer comme des agents de publicité envoyés pour établir une meilleure collaboration entre Christ et le monde. Il ne faut pas nous imaginer que nous sommes chargés de rendre Christ acceptable au monde des affaires, à la presse, au monde du sport ou à l'éducation moderne. Nous ne sommes pas des diplomates mais des prophètes. Nous n'annonçons pas une compromission mais un dernier avertissement. Dieu nous offre la vie et non pas l'amélioration de notre ancienne existence. La vie qu'Il offre est la vie sortie de la mort. Elle se tient toujours de l'autre côté de la croix. Quiconque veut la posséder doit passer par cette croix, se renier lui-même et accepter de Dieu sa juste condamnation. Qu'est-ce que cela signifie pour celui qui veut trouver la vie en Jésus-Christ ? Comment lui traduire cette théologie en termes de vie ? Qu'il se repente simplement et qu'il mette en Dieu toute sa confiance ! Qu'il ne cherche pas un arrangement avec Dieu, mais courbe la tête sous le coup de la désapprobation sévère de Dieu et s'avoue digne de la mort.

Ayant fait cela, qu'il regarde, dans une confiance absolue au Sauveur ressuscité, et de Lui jailliront la vie, la régénération, la purification et la puissance. La croix, qui a mis un terme à la vie terrestre de Jésus, maintenant met à mort le pécheur et la puissance qui a fait ressusciter Christ d'entre les morts le ressuscite pour une vie nouvelle avec Christ.

A celui qui proteste ou considère que c'est ici une vision étroite et personnelle de la vérité, laissez-moi lui dire que Dieu a mis le sceau de son approbation sur ce message depuis les jours de Paul jusqu'à présent. C'est le contenu de toute la prédication qui a apporté la vie et la puissance au monde à travers les siècles. Les mystiques, les réformateurs et les prédicateurs du réveil mettaient l'accent sur ce message et des signes, des miracles et des opérations de la puissance du Saint-Esprit témoignaient de l'approbation de Dieu.

Oserons-nous, nous qui sommes héritiers d'un tel legs de puissance, toucher négligemment à la vérité ? Oserons-nous, avec nos crayons rouges, effacer les lignes du plan ou changer le modèle sur la montagne ? Loin de là ! Prêchons l'ancienne croix et nous connaîtrons l'ancienne puissance.


Dernière édition par samuel777444 le Mar 28 Mar 2017, 00:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyLun 27 Mar 2017, 22:46

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Marie, "mère de Dieu"? Non.

Par Augustin (st-augustin)

Invité aux noces, le Seigneur s'y rendit ; certainement ce n'est pas sans mystère que Jésus, pendant le banquet nuptial, semble y méconnaître sa mère en lui disant : " Femme, qu'y a-t-il de commun entre vous et moi ? Mon heure n'est pas encore venue." (Jean 2:4)

Eh quoi ! Est-il venu aux noces pour enseigner aux enfants à mépriser leur mère ? Non, sous cette conduite du Sauveur il y a un grand mystère.

Cherchons ensemble pourquoi le Seigneur a ainsi répondu à sa mère. Notre Seigneur était Dieu et homme tout ensemble : en tant que Dieu, il n'avait pas de mère ; en tant qu'homme il en avait une. Marie était donc la mère de son corps, la mère de son humanité, la mère de l'infirmité qu'il avait prise à cause de nous.

Or, le miracle qu'il allait faire, Il allait le faire selon sa divinité, et non selon son humanité, en tant qu'il était Dieu et non en tant qu'il était né dans la faiblesse.

Sa mère lui demanda donc un miracle ; mais comme il allait faire un œuvre divine, il semble oublier qu'il était né d'elle et lui dire : Ce qui en moi fait des miracles, vous ne l'avez pas enfanté ; ce n'est pas vous qui avez donné l'être à ma divinité ; mais comme vous avez donné le jour à mon infirmité, je vous reconnaîtrai lorsque mon infirmité sera attachée à la croix ; voilà le sens de ces mots : mon heure n'est pas encore venue.

Alors, en effet, il l'a reconnue, quoiqu'il ne l'eût jamais méconnue ; avant de naître d'elle, et au moment où Il la prédestinait, il l'avait connue comme sa mère ; avant de créer, comme Dieu, celle dont Il devait être formé comme homme, Il la connaissait comme sa mère ; mais à une certaine heure, il la méconnaît mystérieusement, comme encore à une certaine heure, qui n'était pas encore venue, Il devait mystérieusement la reconnaître.

Alors, en effet, Il la reconnut, lorsque mourait ce qu'elle avait enfanté ; car ce qui mourut en ce moment, ce fut, non pas ce qui avait formé Marie, mais ce qui avait été formé par Marie ; non pas la divinité, mais l'infirmité de la chair.

Il a donc répondu ainsi, afin de distinguer en lui dans la fol de ceux qui devaient croire, ce qu'il était, de celle par qui il était venu.

Donc, comme Marie n'était pas mère de la divinité, et comme c'était la divinité qui devait opérer le miracle demandé par Marie, il lui dit : Femme, qu'y a-t-il de commun entre vous et moi ?

Ne croyez pas cependant que je vous renie pour ma mère : on heure n'est pas encore venue. Je vous reconnaîtrai au moment où mon infirmité, dont vous êtes la mère, sera attachée à la croix.

Voyons si cela est vrai. Quand fut venue l'heure de la passion du Christ, voici ce qui se passa : La mère de Jésus était là, près de la croix, et Jésus dit à sa mère : Femme, voici votre fils ; et au disciple : Voici votre mère (Jean 19:25-27).

Il recommande sa mère à son disciple ; car il devait mourir avant elle et ressuscite avant sa mort ; Il la recommande à Jean homme, il recommande à un homme l'humanité d'où Il est sorti. Voilà ce que Marie avait enfanté.

Alors était venue l'heure dont il dit aux noces de Cana : "Mon heure n'est pas encore venue."


Dernière édition par samuel777444 le Mar 28 Mar 2017, 15:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyLun 27 Mar 2017, 23:08

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Où Sont les Elie de Dieu?

Par Leonard Ravenhill

"Quand nous allons vers Dieu dans la prière, le diable sait que nous allons chercher à nous fortifier pour lutter contre lui, et par conséquent il s’oppose à nous autant qu’il le peut." - R. Sibbes
A la question : "Où est le Dieu d’Elie ?", nous répondons : " Là où Il a toujours été – sur le trône ! " Mais où sont les Elie de Dieu ? Nous savons qu’Elie était " un homme de la même nature que nous ", mais hélas ! nous ne sommes pas des hommes ayant la même carrure de prière que lui. Un seul homme de prière constitue la majorité avec Dieu ! Aujourd’hui, Dieu court-circuite les hommes – non pas parce qu’ils sont ignorants, mais parce qu’ils sont trop suffisants. Frères, nos capacités sont nos handicaps, et nos talents, nos pierres d’achoppement !
Venu du fond de l’obscurité, Elie apparut à l’époque de l’Ancien Testament. La Reine Jézabel, cette fille de l’enfer, avait mis en déroute les prêtres de Dieu et les avait remplacés par une multitude de fausses divinités. L'obscurité recouvrait le pays et d’épaisses ténèbres le peuple, et ce dernier buvait l’iniquité comme de l’eau. Chaque jour, le pays, souillé par des temples païens et des rites idolâtres, voyait des fumées s’élever en spirales au dessus d’un millier de cruels autels.
Elie vivait avec Dieu. Il considérait le péché de la nation comme Dieu le faisait; il s’affligeait à cause du péché comme Dieu ; il dénonçait le péché comme Dieu. Il était tout passionné dans ses prières et sa dénonciation du mal dans le pays. Il n’avait pas une prédication molle. La passion enflammait sa prédication, et ses paroles imprimaient les cœurs des hommes comme du métal fondu sur leur chair. Frères, si nous désirons accomplir le travail de Dieu selon les voies de Dieu, avec la puissance de Dieu, nous devrons avoir les bénédictions de Dieu et les malédictions du diable. Quand Dieu ouvrira les fenêtres du ciel pour nous bénir, le diable ouvrira les portes de l’enfer pour nous engloutir. Le sourire de Dieu signifie un froncement de sourcils du diable ! De simples prédicateurs n’aideront personne et ne blesseront personne; mais les prophètes remueront tout le monde et rendront fou quelqu’un. Le prédicateur ira avec la foule; le prophète ira à son encontre. Un homme libéré par Dieu, enflammé et rempli de Lui, sera montré du doigt comme anti-patriotique parce qu’il parle contre les péchés de la nation; comme dur parce que sa bouche est une épée à deux tranchants; déséquilibré parce que le poids de l’opinion exigeante est contre lui. Les prédicateurs rendent les pupitres célèbres; les prophètes rendent les prisons célèbres. Le prédicateur sera acclamé; le prophète chassé.
Ah ! frères prédicateurs, nous aimons les anciens saints, missionnaires, martyrs, réformateurs : nos Luther, Bunyan, Wesley, Asbury, etc.. Nous écririons leurs biographies, honorerions leur mémoire, encadrerions leurs épitaphes, et construirions leurs monuments. Nous ferions tout sauf les imiter. Nous chérissons leur dernière goutte de sang mais observons attentivement la première goutte de notre propre sang !
Nous essayons d’aider Dieu lorsque nous nous trouvons dans des difficultés. Souvenez-vous comment Abraham a tenté de le faire, et jusqu’à ce jour, la terre est maudite par sa folie à cause d’Ismaël. En revanche, Elie a rendu les choses aussi difficiles qu’il le pouvait pour le Seigneur. Il voulait le feu, mais il aspergea de l’eau sur le sacrifice ! Dieu aime une telle audace sainte dans nos prières : " Demande-Moi et Je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession. " (Psaumes 2 :8).

Oh, mes frères dans le ministère ! La plupart de nos prières ne sont rien d’autre que des conseils prodigués à Dieu. Notre prière se décolore avec l’ambition, soit pour nous-mêmes, soit pour notre dénomination. A mort cette pensée ! Notre but doit être Dieu seul. C’est Son honneur qui est souillé, Son Fils béni qui est mis de côté, Ses lois qui sont brisées, Son nom profané, Son livre mis aux oubliettes, Sa maison qui devient un cirque d’efforts sociaux.

N’a t-Il jamais eu plus besoin de patience avec Son peuple que lorsque ce dernier est en train de " prier " ? Nous Lui disons ce qu’il faut faire, et ensuite comment le faire. Nous émettons nos opinions et nos jugements dans nos prières. En bref, nous faisons tout excepté prier ! Aucune école biblique ne peut nous enseigner cet art. Quelle école biblique a la " prière " inscrite sur son programme ? La chose la plus importante qu’un homme puisse étudier, c’est la partie concernant la prière dans le Livre. Mais où enseigne-t-on cela ? Otons les derniers pansements en affirmant que beaucoup de nos présidents et enseignants ne prient pas, ne versent pas de larmes, ne connaissent aucun labeur dans la prière. Peuvent-ils enseigner ce qu’ils ne connaissent pas?

L’homme qui pourra amener les croyants à prier, serait, en dessous de Dieu, celui qui propulserait le monde dans le plus grand réveil qu’il ait jamais connu. La faute n’incombe pas à Dieu. Il a tout pouvoir. Dieu " est capable de faire selon la puissance qui œuvre en nous. " Le problème de Dieu aujourd’hui, ce n’est pas le communisme, ni même le Catholicisme romain, ni même le libéralisme, ni même le modernisme. Le problème de Dieu, c’est le fondamentalisme mort !

" Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. " - Apocalypse 3:16

Cette génération de prédicateurs est responsable de cette génération de pécheurs. Au seuil même de nos églises, se trouvent des foules – des foules qui ne sont pas gagnées à Christ parce qu’elles sont hors d’atteinte, hors d’atteinte, parce que non aimées. Dieu merci pour tout ce qui est accompli pour les missions d’outre-mer. Pourtant, il est étrangement vrai que nous pouvons avoir plus de "préoccupation" en apparence pour les gens dans le monde que pour nos voisins qui périssent de l’autre côté de la rue ! Avec toute notre évangélisation de masse, les âmes ne sont gagnées que par centaines. Qu’une bombe atomique vienne et il en tomberait par millions en enfer.

Le péché aujourd’hui est à la fois présenté sous une lumière scintillante, et rendu populaire, bombardé aux oreilles par la radio, bombardé devant les yeux par la télévision, et aspergé sur les couvertures des magazines populaires. Les paroissiens, malades des sermons, et fatigués des enseignements, quittent la réunion comme ils sont rentrés – sans vision et sans passion ! Oh Dieu, donne à cette génération mourante un millier de Jean Baptiste !

Tout comme Moïse ne pouvait pas se tromper devant le spectacle du buisson ardent, une nation ne peut pas se méprendre devant la vue d’un homme embrasé ! Dieu répond au feu par le feu. Jean-Baptiste était un homme nouveau avec un message nouveau. Comme un homme accusé de meurtre entend le cri terrifiant du juge : " Coupable ! ", et pâlit à ce cri, la foule aussi entendait le cri de Jean : " Repentez-vous ! " jusqu’à ce qu’il résonne au fond des couloirs de leurs pensées, remue leur mémoire, courbe leur conscience et l’amène, frappée de terreur, à la repentance et au baptême ! Après la Pentecôte, l’assaut de Pierre, tout frais de son ardent baptême de l’Esprit, remua la foule au point que comme d’un seul homme elle lança ce cri : " Hommes frères, que ferons-nous ? " Imaginez que quelqu’un ait dit à ces hommes frappés par la conviction de péché : " Signez juste une carte ! Fréquentez l’église régulièrement ! Payez vos offrandes " Non ! Mille fois non !

"Oh, mon Dieu ! Si dans notre incrédulité que nous avons cultivée et notre crépuscule théologique et notre manque de puissance spirituelle, nous avons attristé et continuons d'attrister le Saint-Esprit, alors, dans Ta miséricorde, vomis-nous de Ta bouche ! Si Tu ne peux rien faire pour nous et par nous, alors s’il te plaît Dieu, fais quelque chose sans nous ! Contourne-nous et lève un peuple qui ne Te connaît pas encore !"
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samuel777444

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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 01:48

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Une Pentecôte Sans Christ

Par David Wilkerson

Ce qui suit est un avertissement prophétique venant de la rue Azusa, il y a 75 ans. Il concerne le danger d’une Pentecôte sans Christ. Frank Bartlemen fut un témoin oculaire de l’effusion du Saint-Esprit en 1907 à la rue Azusa, de Los Angeles. On a pu l’appeler " le reporter du Réveil d’Azusa Street ". Voici près de 75 ans, pendant cette effusion, il écrivit un traité mettant en garde contre une Pentecôte sans Christ. Il donna cet avertissement :
Mise en spoiler:
Spoiler:
 

J'ai remis en spoiler car les messages ne doivent pas dépasser 80 lignes. Il y en a plus de cent. Merci de (re)lire la charte.

La charte a écrit:
Nous demandons par ailleurs à tous les intervenants que leurs messages ne dépassent pas les 80 lignes afin d'avoir une certaine lisibilité sur la page que les autres intervenants suivent. 80 lignes, avec y compris les citations ! Ne gardez dans les citations que ce qui correspond à votre réponse !


Les messages introductifs d'un nouveau sujet, eux, ne doivent pas dépasser 15 lignes et ont pour but d'annoncer le sujet : ils seront rappelés au début de chaque nouvelle page du sujet.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 12:51

Tu crois vraiment qu'on va lire ta propagande évangélique ?
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Tonton




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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 13:13

Joanni a écrit:
Tu crois vraiment qu'on va lire ta propagande évangélique ?

ben lis seulement le premier document, il est pas très long, et il n'a rien qui fait penser à de la propagande, tu vas t'y retrouver sans te sentir offensé, enfin toi, moi, nous.


le reste je lirai plus tard car c'est trop pour une seule fois. Le premier suffit pour déjà bien discuter.
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samuel777444

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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 15:22

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La Loi du Dirigeant

Par A.W. Tozer

On pousse le bétail; on conduit les moutons; et le Seigneur compare Son peuple à des moutons, et non du bétail. Il est très important que chaque ministre chrétiens connaisse la loi du conducteur - qu'il sache ne peut mener les autres qu'aussi loin que là où il est lui-même allé. Il est physiquement impossible à un berger de mener ses moutons s'il n'est pas devant eux. Pour tenter de les faire entrer dans des pâturages où il n'est pas entré lui-même, il ne peut qu'essayer de les y pousser, ce qui reviendrait à les prendre pour du bétail, et perdre ainsi son caractère de vrai berger.

Un ministre doit commencer par vivre ce qu'il voudrait enseigner, sans quoi il serait comme un berger qui essaie de pousser ses moutons. C'est pourquoi, il doit chercher à cultiver son propre cœur avant d'enseigner au cœur des autres. Si une bonne connaissance de la doctrine biblique représente pour lui de verts pâturages, il peut, par de longues études et un enseignement soigné, conduire les autres aussi loin qu'il l'a été lui-même, c'est-à-dire, les amener à une connaissance intellectuelle de la doctrine. Mais il lui sera impossible de leur donner une compréhension de cœur de ce qu'il n'a pas vraiment vécu. Peut-être cherchera-t-il à les y pousser; et il n'y a rien d'aussi décourageant que de voir un berger confus et irrité, qui use du fouet sur son troupeau, dans le vain espoir de les persuader d’aller au-delà du point qu'il a lui-même atteint.

Il existe, bien sûr, certaines vérités qu'on ne peut expérimenter. De par leur nature-même, on ne peut que les accepter et y croire. Il en est ainsi, par exemple, des écrits historiques de la Bible, et des prophéties qui ne sont pas encore accomplies, pour le moment. On ne peut que croire à ces vérités comme faisant partie de la révélation rédemptrice des Ecritures. Mais il y a aussi un autre ensemble de vérités qui n'ont de sens pour nous que si nous les vivons. La grâce, la miséricorde, le pardon, la purification, la foi personnelle en Christ, l'obéissance, la croix, la mort à soi, l'habitation du Saint-Esprit en nous, et la marche avec Christ : ce ne sont pas simplement des doctrines auxquelles il faut croire, mais des expériences spirituelles qu'on doit vivre personnellement. On ne peut pas pousser les hommes dans de telles vérités, il faut qu'ils y soient menés par quelqu'un qui les a déjà vécues.

Cette loi du conducteur est démontrée tout d'abord dans la vie du Seigneur. Jamais Il n'a poussé Son peuple; Il le précède, et permet ainsi à ceux qui Le suivent de venir après Lui. Il a souffert aux mains des hommes, et Il peut donc réclamer de Son peuple de souffrir comme Lui. Pendant la durée de Sa vie sur cette terre, il a marché dans la pauvreté, et a fait le bien partout où Il allait; ce n'est donc pas injustice s'Il appelle Ses disciples à vivre dans la simplicité et la frugalité. Il vivait dans le sein de Son Père, même alors qu'Il était ici-bas (Jean 1:18), et ainsi, Il nous a ouvert la voie pour que nous puissions faire de même. Il a porté Sa croix, et Il y est mort, et donc Il est moralement logique que le Nouveau Testament exige de chaque croyant une crucifixion personnelle. Enfin, Il a été ressuscité des morts, et Il est monté dans les lieux célestes, et ainsi, Il a justifié les paroles de Paul dans sa lettre aux Colossiens : "Si donc vous êtes ressuscités avec Christ cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Attachez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu." (Colossiens 3:1-3).

La loi du conducteur nous dit à nous pasteurs, qu'il vaut mieux cultiver son cœur que sa voix. Il vaut mieux polir son cœur que son éloquence, quoique, si le premier a été effectué avec succès, il puisse nous être profitable de soigner le second. On ne peut pas amener ses ouailles plus loin qu'on ne l'a été soi-même, et il est donc essentiel que nous soyons des hommes de Dieu au plus grand sens du terme.

Ce qui est vrai des prédicateurs reste vrai pour le témoignage de chaque autre chrétien. Chaque écrivain, chaque éditeur, chaque animateur de l'école du dimanche, chaque chanteur, chaque diacre tombe sous la loi du conducteur. Il ne peut pas mener les autres là où il n'a pas été. Tout échec dans sa propre vie sera une perte pour ceux qui le suivent. C'est peut-être à cause de cela que Jacques a écrit : "Mes frères, qu'il n'y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement." (Jacques 3:1).
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 15:52

Tonton a écrit:
Joanni a écrit:
Tu crois vraiment qu'on va lire ta propagande évangélique ?

ben lis seulement le premier document, il est pas très long, et il n'a rien qui fait penser à de la propagande, tu vas t'y retrouver sans te sentir offensé, enfin toi, moi, nous.


le reste je lirai plus tard car c'est trop pour une seule fois. Le premier suffit pour déjà bien discuter.

Ouf, pour un instant j'ai cru que Joanni avait été élu porte parole de tout les inscripts du forum. Wink

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Tonton




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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 16:57

samuel777444 a écrit:
Tonton a écrit:


ben lis seulement le premier document, il est pas très long, et il n'a rien qui fait penser à de la propagande, tu vas t'y retrouver sans te sentir offensé, enfin toi, moi, nous.


le reste je lirai plus tard car c'est trop pour une seule fois. Le premier suffit pour déjà bien discuter.

Ouf, pour un instant j'ai cru que Joanni avait été élu porte parole de tout les inscripts du forum. Wink


non, mais si personne ne participe vraiment c'est parce que tu as donné trop de texte d'un seul coup dont certains peuvent, par le titre, créer le sentiment que tu viens faire campagne contre les convictions catholiques entrainant un rejet de l'ensemble des textes.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 17:22

J'étais simplement ironique en disant cela face à la gratuité de Joanni néanmoins je n'en prends pas rigueur car je suis en même temps conscient des différences entre le catholiscime romain d'aujourd'hui et les protestants ce que Joanni a dit est malheureusement ma propre perception sur énormément de points du catéchisme mais a l'inverse de Joanni moi j'ai lu et je peux donc me permettre de le dire en bonne conscience.., mais sinon chacun est libre de lire ou non les écrits ( posté dans cette section, permis par la charte si je ne m'abuse) ceci incluant les personnes en recherche et même les catholiques qui n'ont pas trop de préjugés préconçu...


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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 17:25

oui chacun est libre de lire ou pas, essaye juste de penser à la quantité, trop c'est rébarbatif.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 17:32

Quantité d'écrits pas très long, que l'on peut​ lire individuellement quand on le désire....
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 18:25

oui, le soir, confortablement installé dans son lit, ça va, c'est sur, mais sur ce forum, crois en mon expérience ( 5 ans ), c'est trop long.

je te dis pas ça pour t'embêter, je partage juste mon expérience.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 18:52

D'accord.., merci. Peut-être a tu raison néanmoins comme je ne vois pas l'utilité d'ouvrir centaines de sujet je risque de continuer à poster ces extraits.


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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 19:07

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John Wyclif, Des vérités de la Bible (De veritate scripturae) (1378)

Ainsi, pour que la chrétienté ait un fondement autonome, Dieu a donné la loi de l’Écriture comme règlement que les chrétiens doivent respecter dans tout ce qui touche à ses paroles et à la signification de ses concepts...
Bien que certains professeurs pensent qu’aux temps de l’Antéchrist et de ses disciples, les chrétiens imaginaient de nombreux de moyens pour déjouer leurs intrigues, il me semble que la foi en l’Écriture est le meilleur moyen de déterminer si quelqu’un enseigne et vit en accord avec la loi de Jésus-Christ. ...Car si l’amour de la loi correspond à l’amour du législateur, comment quelqu’un peut-il aimer Jésus-Christ par-dessus tout s’il méprise sa loi ou ne la respecte pas et préfère vivre selon des lois humaines ? N’est-ce pas, dans ce cas, plus un amour pour les fruits de sa loi préférée et, par conséquent, un amour supérieur pour les biens terrestres que pour les biens éternels ? Il en est de même pour l’étude, car l’étude de la loi de Jésus-Christ apporterait à l’étudiant un plus grand amour de Dieu, et donc un bien supérieur. Et la même chose vaut pour ceux qui multiplient les lois des hommes et qui réduisent ainsi en pièces l’étude de la théologie. La loi de Jésus-Christ, telle que transmise dans l’Écriture, n’est-elle pas suffisante ?
... Devons-nous croire que ceux qui étudient d’autres lois sous prétexte de mieux connaître la loi de Jésus-Christ, de la conserver et de la protéger auront une excuse crédible devant le tribunal du juge suprême ?Ne sont-ils pas mis en accusation par leurs propres actions ? Ils devraient tout d’abord s’interroger pour savoir s’ils connaissent aussi bien la loi de Jésus-Christ qu’ils le devraient, si toutefois ils se donnent autant de mal pour acquérir la connaissance pratique des lois du Seigneur qu’ils ne s’en donnent pour acquérir la connaissance des règlements des hommes. Puis, ils devraient s’interroger pour savoir si l’objectif de leurs études est de vivre la vie pauvre et difficile de Jésus ou si leur objectif est au contraire de vivre dans la volupté et la splendeur de ce monde et d’en tirer un maximum de profits
pour eux-mêmes et pour leurs familles ! En dernier lieu, ils devraient se questionner pour savoir s’ils se donnent le même mal pour observer et défendre la loi de Jésus-Christ que pour défendre leur propre loi ! N’est-il
pas évident, au contraire, qu’en politique les juristes débattent de la supériorité de leur loi sur la loi de Jésus-Christ, renforçant ainsi leur persécution des partisans de la loi de Jésus ? Et lorsqu’on les questionne sur les Dix Commandements, ils savent à peine citer le nombre et l’ordre des commandements ! Il en résulte ainsi que ce sont particulièrement nos théologiens, nos moines fortunés et nos prêtres juristes qui barrent le chemin à la loi de Jésus.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 19:48

samuel777444 a écrit:
D'accord.., merci. Peut-être a tu raison néanmoins comme je ne vois pas l'utilité d'ouvrir centaines de sujet je risque de continuer à poster ces extraits.


tout dépend si tu veux juste donner une lecture, ou si tu veux débattre après la lecture.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 20:09

Non, justement je n'ai pas ouvert le sujet pour débattre.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 20:19

samuel777444 a écrit:
En effet de simples lectures, je n'ai pas ouvert le sujet pour débattre.

ok, ben c'est bon alors, regarde le nombre de vue et le nombre de réponse, les gens lisent sans forcement débattre, donc c'est ok, mais si tu veux débattre, suis mes conseils, c'est mieux.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 20:38

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Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Le commandement)


Par C.H. Surgeon

Avant tout, occupons-nous DU COMMANDEMENT. Jésus-Christ l'a appelé, vous le savez, le second commandement. " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force," ce qui revient à dire: " Tu aimeras ton Dieu plus que toi-même," - voilà le premier commandement.

Et voici le second dont les exigences sont, à la vérité, un peu moindres, mais qui n'en est pas moins d'une prodigieuse élévation : " Tu aimeras ton prochain comme toi-même. " Et d'abord, qui dois-je aimer ? - Mon prochain. - Par le mot prochain, nous devons entendre premièrement toute personne qui vit près de nous, et par extension, tout membre, quel qu'il soit, de la grande famille humaine. Dans son sens propre, ce mot signifie voisin ou proche, en sorte que celui-là est essentiellement mon prochain qui vit, demeure ou se trouve près de moi. Ainsi , par exemple, le pauvre blessé, gisant à demi mort sur le chemin de Jéricho, était le prochain du bon Samaritain et avait droit à sa compassion, par le seul fait qu'il se trouvait sur sa route.

Aime donc ton prochain, ô mon frère. Peut-être est-il riche, tandis que tu es pauvre. Peut-être son habitation seigneuriale s'élève-t-elle à côté de ton humble chaumière. Tu vois ses vastes domaines, son fin lin, ses habits magnifiques. Le même Dieu qui lui a donné ces biens a jugé bon de te les refuser; c'est pourquoi ne convoite pas ses richesses, et ne nourris dans ton cœur aucune pensée amère à son égard.

Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, il y aura toujours inégalité de fortune parmi les hommes : soumets-toi donc sans murmures à cette loi de la société. Sois content de ton sort si tu ne peux l'améliorer; surtout ne regarde pas ton prochain d'un œil d'envie; ne souhaite pas de le voir réduit, comme toi, à la pauvreté. Et si des gens sans principes ni conscience cherchaient à lui ravir ses biens, fût-ce même à ton profit, garde-toi de les aider ou de les soutenir en aucune manière. Aime ton prochain, et alors tu ne saurais lui porter envie.

Et toi, riche de ce monde, ne méprise point ton voisin parce qu'il est d'une condition autre que la tienne. Peut-être auprès de toi vit un pauvre: ne rougis point de l'appeler ton prochain; ne rougis point de reconnaître que tout pauvre qu'il est, il a droit à ton amour. Le monde l'appelle ton inférieur: mais, je te prie, en quoi consiste cette infériorité ? S'il n'est pas ton égal en position, il l'est en réalité. Dieu a fait naître d'un seul sang tout le genre humain (Actes 27:26). Ne te persuade donc pas que tu vailles plus que lui. Il est homme: et toi, qu'es-tu de plus? Il peut être un homme en haillons, mais un homme en haillons est toujours un homme, c'est-à-dire un être crée à l'image de Dieu ; et quand même tu serais un homme vêtu de pourpre, encore ne serait-tu, après tout, qu'un homme.

Ne manque donc pas d'aimer ton prochain, ô mon frère, quelle que soit sa pauvreté, et garde-toi de le mépriser, fût-t-il même tombé au dernier degré de l'échelle sociale. Aime aussi ton prochain, quelles que puissent être ses convictions religieuses. Tu crois que la fraction de l'Eglise à laquelle tu appartiens est la plus près de la vérité, et tu ne doutes ni de ton salut ni de celui de tes amis qui pensent comme toi. Ton prochain, lui, pense différemment. Sa religion, selon toi, est erronée et mensongère: aime-le malgré cela. Que les divergences qui séparent vos opinions ne séparent point vos cœurs. Peut-être a-t-il tort, peut-être a-t-il raison, je ne prétends point décider entre vous; quoi qu'il en soit, je sais une chose: c'est que celui-là pratique le mieux l'Evangile; qui aime le plus son prochain. Mais il se peut que tu aies affaire à un homme qui n'ait pas de religion du tout. Il insulte Dieu, il viole ses sabbats, il est sceptique et il s'en fait gloire. N'importe; tu dois l'aimer. Des paroles hautaines ne pourraient que l'éloigner davantage de la pitié; une conduite dure à son égard ne le disposerait pas à devenir chrétien. Aime-le, malgré son impiété. Aussi bien, son péché n'est pas contre toi; il est contre ton Dieu.

Or, ce Dieu, tu le sais, se charge lui-même de tirer vengeance des péchés commis contre lui: laisse donc ton prochain entre les mains du juste Juge; mais en attendant, si tu peux lui rendre service, lui témoigner de l'intérêt ou de la bienveillance, fais-le sans hésiter, fais-le de nuit ou de jour. Et si tu établis quelque distinction entre lui et un autre, qu'elle soit plutôt en sa faveur qu'à son préjudice. Que ta conduite tout entière lui dise clairement: " Parce que tu n'es pas de ma religion, parce que mon Dieu n'est pas ton Dieu, je veux chercher d'autant plus à t'être agréable, afin de te gagner, si je le puis, à la bonne cause. Quoique tu sois un Samaritain hérétique et moi un Israélite orthodoxe, je te considère pourtant comme mon prochain, et je veux t'aimer, dans l'espérance que bientôt tu ne montreras plus à ton faux temple de Garizim, mais que tu viendras adorer Dieu avec moi dans son sanctuaire de Jérusalem. "


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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 20:44


Tu aimeras ton prochain comme toi-même (suite)


Par C.H. Spurgeon

Oui mon cher auditeur, aime ton prochain, je le répète, quoique sa religion soit autre que la tienne. Tu dois l'aimer également, quoiqu'il te fasse concurrence et que ses intérêts soient opposés aux tiens. C'est là une maxime qu'il serait difficile, je le sais, d'introduire à la Bourse ou dans les affaires ; néanmoins, c'est une maxime, industriels et commerçants, qu'il est de mon devoir de vous faire entendre.

Un jeune homme vient peut-être de se lancer dans une entreprise et vous craignez que, s'il réussit, il ne vous cause du dommage. Gardez-vous de lui désirer du mal. Gardez-vous surtout de rien faire ou de rien dire qui puisse porter atteinte à son honneur ou à son crédit. Votre devoir est de l'aimer; car bien qu'il soit votre compétiteur en affaires, il n'en est pas moins votre prochain.

Peut-être aussi un de vos confrères est-il votre débiteur. Si vous exigez le paiement de sa dette, vous le ruinez du coup; si, au contraire vous lui laissez la somme qu'il a entre ses mains, il pourra faire face à l'orage et sortir heureusement de la crise qu'il traverse. Quel est votre devoir envers lui ? Vous devez l'aimer comme vous vous aimez vous-mêmes et agir à son égard comme vous voudriez qu'on agît au vôtre, fussiez-vous placé dans les mêmes circonstances.

Quel que soit celui avec lequel tu entretiens des relations commerciales, souviens-toi donc, ô homme, qu'il est ton prochain. Quel que soit celui avec lequel tu trafiques, qu'il soit plus grand ou plus petit que toi, il est ton prochain, et la loi chrétienne te commande d'avoir de l'affection pour lui. Elle ne t'exhorte pas simplement à ne le point haïr: elle t'ordonne de l'aimer; et quand même il entraverait tes projets, quand même il t'empêcherait d'acquérir des richesses, quand même il t'enlèverait ta clientèle, ton crédit, ou, ce qui est mille fois pire, ta réputation - encore serais-tu obligé de l'aimer comme toi-même. Cette loi n'admet point d'exception : Tu aimeras ton prochain. Tu dois encore aimer ton prochain, ô mon frère, quoiqu'il t'afflige par son péché.

Souvent, n'est-il pas vrai ? nos esprits se soulèvent, nos cœurs se serrent au dedans de nous, en voyant les iniquités qui s'accomplissent dans les rues de nos grandes villes. Nous voudrions pouvoir mettre au ban de la société, comme des malédictions vivantes, le pêcheur scandaleux, le débauché, la femme de mauvaise vie….. Ce sentiment n'est pas bon, il n'est pas chrétien. Nous devons aimer les plus grands pécheurs, et loin d'en bannir aucun de la douce région de l'espérance, nous devons faire tous nos efforts pour les ramener au bien. Mon prochain est-il un brigand, un [......], un scélérat ?

Evidemment je ne puis aimer sa scélératesse, autrement je serais un scélérat moi-même. Je ne puis aimer son [......], autrement je serais moi-même un homme faux. Néanmoins, je suis tenu de l'aimer, lui, personnellement, et s'il m'a fait du mal, je ne dois nourrir à son égard aucun désir de vengeance, aucune pensée de ressentiment, mais comme je souhaite que Dieu me pardonne, ainsi dois-je lui pardonner.

Bien plus: si, ayant violé les lois du pays, mon prochain doit subir la peine de son forfait - ( et il est de toute justice qu'il le fasse ) - je dois l'aimer jusque dans son châtiment. Magistrat, tu dois le condamner, non point dans un esprit de haine ou de colère, mais pour son bien, et avec l'espoir que sa punition le conduira au repentir. Tu dois le punir de la manière et dans la mesure qui te paraissent les plus propres, non à expier son crime, mais à lui en faire sentir l'odieux, et à le porter à ne plus le commettre. Mais condamne-le, je t'en supplie, les yeux humides, avec regret, avec compassion; condamne-le en l'aimant encore. Et quand il est jeté dans un cachot, veille à ce que ses geôliers ne lui fassent pas subir de traitements inhumains, car souvient-toi que si la fermeté et la sévérité sont indispensables dans la discipline des prisons, il ne faut pas qu'elles soient excessives, de peur qu'elles ne dégénèrent en cruauté, et qu'au lieu d'être utiles, elles ne deviennent criminelles.

Oui, je dois aimer mon semblable, alors même qu'il est enfoncé dans la boue et dégradé par le vice! Le commandement ne me laisse aucun échappatoire : il réclame mon amour en faveur de mon prochain, quel qu'il soit. Sans doute, je ne suis point tenu de le recevoir dans ma maison, ni de le traiter comme un membre de ma famille. Il y a tel acte de bonté qui serait un acte d'imprudence, car en l'accomplissant, je pourrais causer la ruine de cœurs honnêtes et récompenser le vice. Il est des cas où la justice exige que je me pose en adversaire déclaré de mon prochain, mais dans ces cas mêmes la charité veut que mon cœur ne lui soit point fermé; car, si grande que soit son indignité, il est mon semblable, il est mon frère; et quoique le démon ait souillé son front de fange; quoiqu'il ait fait rejaillir son venin jusque dans son âme, tellement que lorsqu'il parle, sa bouche vomit des blasphèmes, et lorsqu'il court, ses pieds sont légers pour répandre le sang, cependant le Créateur l'a revêtu, comme moi, de la dignité d'homme: or, en tant qu'homme, il est mon frère, et en cette qualité, il a droit à mon affection.

Si donc, en me baissant vers lui, je puis espérer de le relever en quelque mesure et de réveiller dans son âme ne fût-ce qu'une faible lueur de dignité morale, je pèche si je ne le fait point, car le Seigneur m'ordonne de l'aimer comme je m'aime moi-même.

Oh ! plût à Dieu que ce grand principe fût pleinement mis en pratique! Plût à Dieu que du moins ceux qui m'écoutent en ce moment le prissent pour règle de leur conduite! Mais je vous le demande, mes chers auditeurs, en est-il ainsi ? Non, vous n'aimez pas votre prochain - vous savez que vous ne l'aimez pas! C'est à peine si vous aimez les personnes qui viennent tous les dimanches invoquer le Seigneur avec vous dans le même lieu de culte : comment pourriez-vous songer à aimer ceux qui ne partagent pas vos croyances ? Que dis-je ? C'est à peine ( ô humiliant aveu ! ) c'est à peine si vous aimez ceux qui vous sont unis par les liens du sang, qui ont sucé le même lait que vous, ont grandi sous le même toit, ont eu part aux mêmes tendresses.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 20:49

Tu aimeras ton prochain comme toi-même (suite)

Par C.H. Spurgeon

Si donc vous n'aimez pas vos amis eux-mêmes, est-il surprenant que vous n'aimiez pas vos ennemis? Que de familles, en effet, qui sont déchirées par des divisions intestines! Que de frères en guerre contre leurs frères, de proches contre leurs proches! Peut-être y a-t-il un homme dans cet auditoire qui ce matin, avant de venir dans la maison de Dieu, a échangé des paroles amères avec un des siens.

Ah! mes chers auditeurs, si vous n'aimez pas ceux de votre famille, vous êtes pire que des païens et que des infidèles! Comment donc, encore une fois, pourrait-on s'attendre à ce que vous pratiquiez dans toute son étendue ce grand et solennel commandement : Tu aimeras ton prochain ?

Mais que vous le pratiquiez ou non, mon désir est de le prêcher hautement sans ménager les oreilles susceptibles de cette génération rebelle et contredisante. Aussi je tiens à le redire en termes aussi clairs que possible : mon texte nous impose l'obligation, d'abord, d'honorer et d'aimer tous les hommes, simplement parce qu'ils sont hommes ; puis d'aimer d'une façon particulière nos voisins, nos connaissances, toute personne, en un mot, avec laquelle nous sommes en rapport ; et cela, non point à cause de sa position sociale ou en raison de ses qualités, mais simplement parce qu'elle est notre prochain, et parce que Dieu nous a dit : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais quoi ? est-il bien vrai que je doive AIMER mon prochain ?

Oui, je dois l'AIMER. Le mot est fort, j'en conviens, mais c'est celui dont le Sauveur a fait usage ; par conséquent, on ne saurait le remplacer.

" Eh bien! " dira quelqu'un ", à tout prendre, je crois que j'obéis à ce commandement. Je ne parle de personne en termes malveillants. Je n'ai jamais nui, que je sache, à la réputation de qui que ce soit. J'évite soigneusement de faire du tort à mes voisins. Même dans les affaires d'intérêt, je veille à ce que l'esprit mercantile n'étouffe pas en moi l'esprit de charité. Je cherche à être juste et poli envers tout le monde. "

Mon cher auditeur, jusque-là, c'est très bien, mais ce n'est point assez. Il ne suffit pas que tu puisses dire : " Je ne hais point mon prochain ; " il faut que tu l'aimes . Il ne suffit pas, quand tu le rencontres sur ton chemin, que tu t'abstiennes de lui courir sus, ou quand il est retiré dans sa maison pour la nuit, que tu respectes son repos.

Le commandement de mon texte n'est pas négatif : il est positif. Il nous dit, non ce qu'il ne faut pas faire, mais ce qu'il faut faire. Il va sans dire que tu ne dois nuire en aucune façon à ton prochain ; mais parce que tu as accompli cette partie de ton devoir, ne te persuade pas avoir tout fait. Tu dois l'aimer : Voilà ce que Dieu demande de toi.

" Mais ", dit un autre, " non-seulement je ne fais pas de mal à mon prochain, mais je cherche à lui faire du bien. Lorsque mes voisins sont malades, je leur donne des marques d'intérêt ; s'ils sont pauvres, je leur envoie des mets de ma table, afin qu'ils mangent et qu'ils reprennent des forces ; s'ils sont dénués de toute ressources, je donne mon argent, afin qu'ils soient convenablement soignés. "

Tu fais bien, mon cher auditeur ; on ne peut assurément qu'approuver ta conduite ; toutefois, sache-le, tu peux donner, et pourtant ne pas aimer. Souvent j'ai vu une aumône jetée à un malheureux, à peu près comme un os est jeté à un chien, sans un seul atome de vraie charité. J'ai vu de l'argent donné à un pauvre avec beaucoup moins de civilité qu'on n'en met d'ordinaire pour présenter du foin à un cheval. " Allons ! prenez cela, et allez-vous-en. Je suis bien fâché que vous soyez venu chez moi. Pourquoi ne vous adressez-vous pas à d'autres ? Vraiment, je ne sais où cela finira ; je suis assailli par des mendiants ! " Voilà de quelles paroles la plupart des aumônes sont accompagnées ; puis, on ajoute à part soi : " Il faut bien que je lui donne, je suppose, sans quoi on dirait que je suis avare! "

Oh! mes amis, je vous le demande, est-ce là aimer son prochain ? est-ce là le moyen de s'en faire aimer ? Lui eussiez-vous parlé avec bonté tout en lui refusant votre argent, il vous en aurait su plus de gré que de votre aumône donnée d'une façon si blessante.

O toi qui nourris le pauvre et qui visites le malade, non, tu n'as point obéi au commandement de mon texte, à moins que ton cœur n'ait donné l'impulsion à ta main, et que la bénéficence de ta vie ne soit que la fidèle expression de l'intime charité de ton âme. " Tu aimeras ton prochain. "

Mais ici je prévois une interruption d'un autre genre. " Prédicateur, me dira-t-on, avec la meilleure volonté du monde, je ne puis pas aimer mon prochain. Peut-être pouvez-vous aimer le vôtre, parce qu'il est meilleur que le mien ; mais les personnes avec lesquelles j'ai affaire ont l'esprit si mal tourné, qu'en vérité on perd son temps à vouloir les aimer. J'ai souvent essayé ; mais à tous mes témoignages de bon vouloir et d'affection, elles n'ont répondu que par l'ingratitude, la froideur et l'insulte. "

Eh bien ! mon frère, ne te décourage pas ; aime-les toujours, et tu n'en seras que plus héroïque. Soldat efféminé, voudrait-tu donc n'avoir rien à souffrir dans la sainte guerre de l'amour ? Sur ce terrain, sache-le, la victoire reste toujours au plus vaillant ; c'est pourquoi, quelque rude que soient tes premiers pas dans la carrière, avance hardiment, avance sans te laisser rebuter par les obstacles, avance en aimant ton prochain envers et contre tous, en l'aimant, s'il le faut, malgré lui-même. Amasse des charbons de feu sur sa tête. Que s'il est de sa nature difficile à contenter, ne t'en mets point en peine : cherche , non à lui plaire, mais à plaire à ton Maître. Et si ton affection est méprisée par les hommes, souviens-toi que ton Maître, lui, ne la méprise pas, mais que tout acte de charité et de dévouement, quoique méconnu par celui qui en est l'objet, n'en est pas moins agréable à ton miséricordieux Sauveur. Tu aimeras ton prochain.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 20:54


Tu aimeras ton prochain comme toi-même (suite)

Par C.H. Spurgeon

Du jour où ce commandement serait mis en pratique, toute colère, toute violence et toute animosité disparaîtrait évidemment de la terre. Qui est jamais en colère contre lui-même ? Sans doute, dans un certain sens, tout homme sage l'est quelquefois : pour ma part, j'avoue que je ferais bien peu de cas de celui qui, en présence, soit du mal qu'il sent dans son cœur, soit du mal qui se commet autour de lui, pourrait toujours conserver son sang-froid.

Mais souviens-toi, ô homme ! que tu n'as pas le droit de t'irriter contre ton frère plus que tu ne t'irrite contre toi-même. Tu es parfois indigné de ta propre conduite, et tu peux t'indigner également de la sienne, s'il commet une mauvaise action. Mais ta colère contre toi est de très courte durée, n'est-il pas vrai? Tu pardonnes bientôt, je n'en doute pas, à ta chère personne: eh bien ! tu dois tout aussitôt, pardonner à ton prochain. Si tu lui as dit quelques paroles trop vives, va et retire-les- sur-le-champ, et si tu n'as fait que le reprendre selon la vérité, n'ajoute rien qui pourrait augmenter sa confusion. Quand tu es y es appelé, proteste hardiment contre le péché, mais fais-le avec toute la charité possible. Ne sois pas plus raide qu'il ne faut. Agis envers autrui comme tu agirais envers-toi même. Surtout, ne conserve aucune rancune. Que le soleil ne se couche jamais sut ta colère. Ce n'est qu' à ces conditions que tu pourras aimer ton prochain, car il est absolument impossible d'obéir aux paroles de mon texte en en nourrissant dans son cœur la moindre pensée de ressentiment ou de vengeance.

Mais il y a plus. Tu es tenu d'aimer ton prochain: prends donc garde de ne pas le traiter avec indifférence. Ne néglige pas; intéresse-toi à ce qui le concerne. Peut-être est-il triste, ou malade, ou abattu; une simple visite de ta part pourrait lui faire du bien; mais quoiqu'il habite près de ta demeure, il ne t'envoie pas chercher, car, dit-il, "je ne veux importuner personne."

C'est donc à toi, mon cher auditeur, qu'il appartient de rechercher les douleurs de ton frère. Les personnes les plus dignes d'égards sont celles qui en sollicitent le moins. La pauvreté la plus digne de respect est celle qui ne demande pas la pitié.

N'attends pas que l'on vienne t'informer de la détresse de tes voisins, mais soi le premier à la découvrir, et, autant qu'il te sera possible, viens en aide à chacun selon ses besoins. Et lorsque tu vas voir le pauvre dans sa demeure, ne prends pas, je t'en supplie, cet air de condescendance hautaine que revêt trop souvent la charité; vas-y non comme si tu étais quelque créature d'un ordre supérieur qui se prépare à octroyer un bienfait, mais comme un frère qui vient s'acquitter envers son frère d'une dette à laquelle la nature et l'Evangile lui donnent des droits sacrés. Assieds-toi à son côté, parle-lui, témoigne-lui de l'affection.

Et si tu as affaire à un homme aux sentiments fiers et élevés, agis à son égard avec beaucoup de prudence ; garde-toi bien de lui donner ouvertement une aumône, mais assiste-le d'une manière détournée, de peur que tu n'affliges son esprit en voulant le soulager, et que tu ne le blesses avec la boîte même de parfum dont tu avais l'intention d'oindre sa tête. Ne lui fais pas de la peine par ta maladresse ; respecte sa susceptibilité. Laisse ton offrande sans rien dire, et il oubliera bientôt ce qu'il y a de pénible à recevoir, mais il se souviendra toujours de ta bonté et de ta sympathie.

Il me serait impossible, vous le comprenez, mes chers amis, d'entrer dans tous les développements qu'exigerait le vaste sujet qui nous occupe. Je me bornerai donc à observer que l'amour du prochain réduit aussi à néant tout péché qui ressemble à la convoitise, à l'envie ou à la malveillance. Il nous dispose en tout temps à rendre à nos semblables toutes sortes de bons offices, à leur pardonner tout le mal qu'ils peuvent nous faire, et à consentir même à leur servir en quelque sorte de marchepied, si par là nous pouvons leur prouver que nous sommes de vrais disciples du Seigneur Jésus.

" Mais, enfin de compte ", objectera peut-être quelqu'un, " je ne vois pas que je sois tenu de toujours pardonner. Il y a chez toute créature vivante un irrésistible instinct qui la porte à se révolter contre celui qui l'opprime. Voyez le ver lui-même: ne se redresse-t-il pas sous le pied qui l'écrase? "

Et prends-tu donc un ver pour ton modèle, mon cher auditeur? Oui, un ver se redresse, mais un chrétien supporte. Amère dérision, en vérité de me proposer un ver pour exemple, tandis que j'ai Christ pour modèle! Christ a supporté. Quand on lui disait des outrages, il n'en rendait point. Quand on le crucifia, quand on le cloua au bois maudit, il s'écria: "Père, pardonne-leur!"

Oh! chrétien, imite ton Sauveur dans son incomparable charité. Qu'un amour invincible, un amour à toute épreuve, un amour si puissant que beaucoup d'eaux ne pourraient l'éteindre et que les fleuves mêmes ne pourraient le noyer (cant 8 :7), qu'un tel amour habite dans ton cœur. Tu aimeras ton prochain.

Et maintenant, il nous reste à examiner quelle doit être la mesure de cet amour.

Plût au ciel que telle grande dame aimât son prochain autant qu'elle aime son épagneul!

Plût au ciel que certains riches propriétaires s'intéressassent autant à leurs semblables qu'à leurs chevaux ou à leur meute de chiens!

Très sérieusement, mes chers amis, je crois que l'amour fraternel serait en grand progrès parmi nous si chacun voulait consentir à accorder à ses voisins une aussi grande part dans son affection que celle qu'il accorde à un animal favori.

Mais quoi? N'est-ce pas ravaler l'amour du prochain que de le réduire à un tel niveau? Oui, sans doute, et pourtant, je le crains fort, ce niveau est bien supérieur à celui que la plupart d'entre vous lui avez donné jusqu'ici. N'est-il pas vrai que vous aimez vos frères que vos champs, votre maison ou votre bourse? Qu'elle est donc élevée, qu'elle est donc sublime la règle d'or de l'évangile: " tu aimeras ton prochain comme toi-même! "

Ici, une question se présente: Combien les hommes s'aiment-ils eux-même? Je réponds: Aucun, trop peu; la plupart, trop. Tu peux t'aimer autant qu'il te plaira, mon cher auditeur, mais à la condition que tu aimes ton prochain dans le même mesure. Je suis assuré qu'il n'est nullement nécessaire de t'exhorter à t'aimer toi-même. Ton bien-être, tes affaires, ta santé, forment, je n'en doute pas, le principal objet de ta sollicitude. Tu ne négligeras rien, j'en suis parfaitement sûr, pour garnir ton nid d'un moelleux duvet, afin de le rendre aussi doux que possible.

Il serait superflu, je le répète, de t'exhorter à chérir ta propre personne: tu n'a rien à apprendre à cet égard. Comme donc tu t'aimes toi-même, ainsi aime ton prochain. Et n'oublie pas que ce mot de prochain est d'une largeur infinie; n'oublie pas qu'il embrasse tous les rangs de la société, qu'il comprend même ton compétiteur, ton ennemi, celui dont tu as le plus à te plaindre.
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samuel777444

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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 20:57


Tu aimeras ton prochain comme toi-même (suite)

Par C.H. Spurgeon

Oh! quelle révolution radicale s'accomplirait dans le monde si ce grand principe de l'amour fraternel avait force de loi parmi les hommes! Quel puissant levier serait cette simple parole du Sauveur: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, pour renverser de fond en comble une foule d'abus et de préjugés qui sont passés dans nos mœurs!

Dans nos sociétés civilisées, quoi qu'on en dise, il règne un esprit de caste presque aussi tranché qu'en Hindoustan. Monseigneur regarde avec dédain quiconque n'est pas son égal en dignité, et celui qui le suit dans la hiérarchie sociale considère l'industriel et le commerçant comme des êtres d'un ordre subalterne.

Le commerçant à son tour regarde le travailleur comme infiniment au-dessous de lui, et il n'est pas jusqu'aux diverses catégories d'ouvriers qui ne se piquent d'une certaine supériorité les uns sur les autres.

Oh! quand donc luira le jour où ces absurdes préjugés s'écrouleront tous ensemble; où l'humanité, sentant enfin qu'un même sang circule dans ses veines, ne formera plus qu'une grande famille; où chacun aimera son frère, et où toutes les classes de la société comprendront qu'elles sont dépendantes les unes des autres!

Mais en attendant ce jour bénit, travaillons chacun pour son propre compte à nous pénétrer de l'esprit de mon texte, et à nous dépouiller de plus en plus de ce misérable orgueil dont les meilleurs mêmes ne sont pas exempts.

O vous ma sœur, tout enveloppée de soie et de velours, depuis des années vous vous asseyez peut-être dans la maison de Dieu côte à côte avec une pauvre femme, vêtue, il est vrai d'un habit grossier, mais qui n'en n'est pas moins un enfant de Dieu aussi sincère que vous pouvez l'être. Lui avez-vous jamais parlé? Non, jamais. Et pourquoi cela? Voulez que je vous le dise? Parce qu'il se trouve que vous avez plus de francs à dépenser par jour qu'elle, la pauvre âme, n'a de centimes!

Et vous, c'est M. le comte, vous entrez dans le sanctuaire, la tête haute, vous attendant à ce que chacun vous témoigne le plus grand respect. Et en effet, vous avez droit à notre respect, car vous êtes homme; or le même passage qui nous dit: "Honorez le roi, " nous dit aussi: "Rendez l'honneur à tout le monde (1 Pierre 2 :17)." Nous sommes donc tenu de nous honorer mutuellement. Mais quand à vous, tout en croyant que plus que personne vous êtes digne de la vénération publique, vous vous dispensez fort bien d'user de condescendance envers qui que ce soit. Que votre seigneurie me permette de le lui dire: elle serait bien plus grande aux yeux des autres, si elle l'était un peu moins à ses propres yeux.

Oh! que bénit soit notre Père céleste, que béni soit le Seigneur Jésus de nous avoir donné ce commandement, car, je le répète, une ère de bonheur se lèvera sur le monde quand ses paroles seront accomplies à la lettre: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même."
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brigit ^^

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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 23:48

Tonton a écrit:
samuel777444 a écrit:


Ouf, pour un instant j'ai cru que Joanni avait été élu porte parole de tout les inscripts du forum. Wink


non, mais si personne ne participe vraiment c'est parce que tu as donné trop de texte d'un seul coup dont certains peuvent, par le titre, créer le sentiment que tu viens faire campagne contre les convictions catholiques entrainant un rejet de l'ensemble des textes.

Aucune importance. Qu'il découpe et c'est très bien ainsi, on piochera.
Il faudrait juste qu'il évite les textes se définissant en opposition.
On ne se déclare pas par le négatif mais par le positif,
Je suis cela et ainsi, et non je ne suis pas cela ou je ne suis pas ainsi.
EGO SUM, la foi véritable est celle du coeur pour le don de soi dans l'Amour, par l'Amour, pour l'Amour.
Entre chrétiens sur cette roche il ne devrait y avoir aucune polémique mais que de l'accueil des pensées.
Dieu ne nous demande pas d'être un mais bien divers dans l'un, avec notre particularité dans l'un.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMar 28 Mar 2017, 23:57

En fait, l'esprit de ces messages ne se définit pas par la négation... En trois mots je les décrirais simplement par: avertissements, exhortations, enseignements.

Néanmoins, oui comme tu le dis fondamentalement la foi chrétienne véritable ne peut être que charitable car c'est une semence en nous qui croise dans l'Union avec Dieu par Dieu et pour Dieu. Dieu est amour.


Dernière édition par samuel777444 le Mer 29 Mar 2017, 06:24, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMer 29 Mar 2017, 00:23

samuel777444 a écrit:
J'étais simplement ironique en disant cela face à la gratuité de Joanni néanmoins je n'en prends pas rigueur car je suis en même temps conscient des différences entre le catholiscime romain d'aujourd'hui et les protestants ce que Joanni a dit est malheureusement ma propre perception sur énormément de points du catéchisme mais a l'inverse de Joanni moi j'ai lu et je peux donc me permettre de le dire en bonne conscience.., mais sinon chacun est libre de lire ou non les écrits ( posté dans cette section, permis par la charte si je ne m'abuse) ceci incluant les personnes en recherche et même les catholiques qui n'ont pas trop de préjugés préconçu...

Si je veux m’instruire sur les évangéliques et sortir de mon sentiment négatif via à vis de cette mouvance chrétienne, je ne vais pas chercher mes informations ici, surtout si dans tes premiers messages ce sont des pavés indigestes.

On voit un arbre à ses fruits, j'écoute les divagations des évangéliques ça me suffit pour l'instant pour me faire une bonne idée. Votre sectarisme et votre intransigeance me donne parfois l'impression de discuter avec des islamistes. D'un certain côté vous êtes plus proche d'eux que vous pouvez le croire.
Cela étant je veux bien admettre que certains soient plus ouverts d'esprits mais j'attends encore des preuves pour le croire vraiment.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMer 29 Mar 2017, 00:33

Oui très vrai l'on reconnait un arbre à ses fruits: Sauf que pour le moment tu démontre très bien mon soi-disant sectarisme et mon intransigeance par tes propos sectaires et intransigeant...

Oui très vrai l'on reconnait un  à arbre à ses fruits : Et si tu connaissais moindrement la vie de ces hommes de Dieu (Wilkerson, Ravenhill, Tozer, etc) tu partirais en rougissant de tes paroles.

J'dois te dire aussi peu m'importe tes railleries tu gaspille ta salive et ton temps, car la conclusion est Dieu reconnaîtra les siens.

Bonne soirée quand même ma chère


Dernière édition par samuel777444 le Mer 29 Mar 2017, 19:45, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMer 29 Mar 2017, 19:40

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Tu aimeras ton prochain comme toi-même (suite)

Par C.H. Spurgeon

Aimez votre prochain, vous dirai-je encore, parce que c'est le moyen de faire du bien dans le monde. Vous êtes philanthropes; vous vous intéressez à tout ce qui se fait pour soulager ou améliorer l'humanité; vous souscrivez aux sociétés de missions, aux établissements d'orphelins et autres institutions charitables. Sans doute, toutes ces œuvres sont excellentes: Dieu me garde de les déprécier en aucune manière!

Mais tout excellentes qu'elles sont, je me demande souvent si elles ne nuisent pas en quelque mesure aux efforts individuels des chrétiens, et si elles n'encouragent point notre paresse naturelle, dans ce sens que nous nous croyons autorisés à nous décharger sur elles, moyennant une légère contribution, du devoir de faire du bien à nos semblables.

Encore une fois, qu'on ne se méprenne point sur le sens de mes paroles. Je ne médis nullement de nos sociétés religieuses; je vous exhorte, au contraire, à les soutenir autant qu'il vous sera possible; seulement, voici ce que je vous dis, mes biens-aimés: Si vous désirez réellement le bien de l'humanité, ne vous contentez pas d'y concourir, en quelque sorte, par procuration, mais mettez vous-même la main à l'œuvre.

N'ayez pas constamment recours à des intermédiaires pour témoigner à votre prochain que vous l'aimez. Soyez vous-mêmes les distributeurs de vos aumônes; nourrissez le pauvre, visitez le malade, habillez l'indigent, recueillez même l'orphelin dans vos maisons. De la sorte, n'en doutez pas, vous travaillerez efficacement au bien de la société.

Chers amis , souvenez-vous qu'il n'est pas de plus sûr moyen d'améliorer le monde, que d'être bon soi-même. Etes-vous ministre de l'Evangile? Annoncez la vérité d'un ton bourru et grondeur: vous aurez bientôt une église où l'on haïra la religion.

Etes-vous moniteur dans une école du dimanche? Instruisez vos élèves en fronçant le sourcil: vous verrez quel profit ils retireront de vos leçons.

Etes-vous chef de famille et célébrez-vous le culte domestique? Mettez-vous en colère contre vos serviteurs; après cela, dites: "Prions Dieu:" quelle grande somme de dévotion vous développerez en eux!

Etes-vous geôlier d'une prison et avez-vous des détenus à surveiller? Rudoyez-les, maltraitez-les, puis conduisez-leur le chapelain: comme ils seront bien préparés à recevoir la Parole de Dieu!

Vous avez des pauvres autour de vous; vous voudriez les relever, les éclairer, les moraliser. Allez de maison en maison, et tancez-les vertement sur la malpropreté de leurs demeures, sur la grossièreté de leurs goûts, sur l'état d'abaissement moral dans lequel ils sont plongés: bon moyen, en vérité, de les engager à profiter de vos conseils! Mais essayez d'un tout autre système.

Laissez là, croyez-moi, le front dur et le regard sévère; oignez votre visage de l'huile parfumée de la bienveillance, et, le sourire aux lèvres, allez vers votre prochain en lui disant: "Je vous aime. Je ne fais pas de grandes phrases sur la fraternité, mais vous pouvez compter sur moi, et autant qu'il me sera possible, je vous prouverai mon affection. Voyons: que puis-je faire pour vous? Quel service puis-je vous rendre? Dois-je vous aider à franchir un fossé, vous secourir dans un moment difficile? Vous encourager quand vous êtes abattu? Il me semble que je pourrais m'occuper de votre petite fille ou envoyer le médecin à votre femme qui est malade." Pratiqué sur une large échelle, un tel système de bienveillance et de bons procédés ferait plus, j'en suis convaincu, pour le relèvement moral des masses, que tout ce grand déploiement de rigueur par lequel on cherche à les contenir. Vos gibets et vos échafauds n'ont point amélioré le monde. Pendez les hommes aussi longtemps qu'il vous plaira: vous n'en serez pas plus avancés. La corde n'a jamais moralisé personne, et elle ne le fera jamais. La peine de mort n'est point une nécessité (l'auteur exprime ici son opinion personnelle, dont nous lui laissons toute la responsabilité; car quelles que puissent être, comme individus, nos sympathies pour cette opinion, nous croyons devoir comme éditeurs nous imposer une grande réserve sur une question aussi grave et aussi délicate que celle de la peine de mort - Note des Editeurs).

Encore une fois, traitez-le avec miséricorde, traitez-le avec amour; et, moyennant la bénédiction de Dieu, vous verrez qu'il n'est pas de loup, sous les traits d'un homme, dont le cœur ne s'amollisse à la sainte flamme de la charité; pas de tigresse, sous la forme d'une femme, qui ne soit bientôt vaincue par la voix sympathique et tendre d'une amie chrétienne.

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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMer 29 Mar 2017, 20:00

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Tu aimeras ton prochain comme toi-même (suite)

Par C.H. Spurgeon


Je vous le dis donc, mes bien-aimés, dans l'intérêt de l'humanité, aimez votre prochain. Aimez- le aussi, vous souvenant que par votre manque d'affection, vous pouvez augmenter sa part de douleurs. Il est dans le monde bien des misères dont nous ne soupçonnons pas l'existence. Souvent, nous avons adressé de dures paroles à de pauvres âmes désolées; nous ne l'aurions point fait si nous avions connu leurs douleurs, mais notre ignorance ne nous excuse pas, car nous aurions dû les connaître.

Te rappellerai-je, mon cher auditeur, que pas plus tard qu'hier, tu as expulsé de ta maison une pauvre femme, mère de trois enfants? Cette femme, veuve et délaissée, te devait quelque semaines de loyer. La dernière fois qu'elle te paya, elle vendit la montre de son mari et son anneau de mariage : c'étaient les seuls objets qui fussent chers à son cœur; néanmoins, elle les vendit et te paya….. Cette fois-ci, elle n'avait plus rien à vendre. Elle te pria de patienter quelques jours; tu l'as fait, et tu crois avoir agi d'une manière exemplaire en le faisant. Mais ce délai expiré, tu t'es dit: " Cette femme ne m'inspire pas une grande confiance; en tous cas, je sais qu'elle est mauvaise payeuse. Elle a trois enfants, c'est vrai, mais finalement cela ne me regarde pas. Où en seraient les propriétaires s'ils devaient s'occuper de ces détails? Les affaires comme les affaires! " Et là-dessus, tu as fait signifier à la pauvre veuve qu'elle eût à déloger sur-le-champ. Ah! Si tu avais pu voir ce qui se passait dans son cœur brisé, alors que sans argent et sans abri elle franchissait le seuil de ta maison, se demandant avec effroi où ses enfants trouveraient un gîte pour la nuit, sûrement tu aurais eu pitié d'elle, et une voix intérieure t'aurait dit : "Non, tu ne peux pas jeter ainsi à la rue la veuve et l'orphelin! " Mais tu n'as pas connu son angoisse; tu n'as pas même voulu voir l'infortunée, et tu as commis une mauvaise action. Les lois humaines, je le sais, te donnent droit, mais la loi de Dieu te condamne, car cette loi te dit: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Un mot aussi à vous, mon riche auditeur. Un jeune homme s'est présenté chez vous l'autre jour. Il vous a dit : " Vous connaissez mon petit commerce. Les temps sont difficiles, ma clientèle n'est pas encore établie; j'ai beaucoup à lutter pour me maintenir sur l'eau.

Cependant, je suis loin de désespérer. Je crois, au contraire, que mon avenir serait assuré et que d'ici quelques mois, j'aurais acquis un bonne position, si seulement vous pourriez me faire quelques avances." - " Jeune homme ", avez-vous répondu d'un ton froid, " j'ai eu beaucoup de mauvaises dettes dernièrement. D'ailleurs, vous ne pouvez offrir aucune garantie sérieuse. Il m'est impossible de vous prêter. " Le jeune homme s'est incliné en silence et s'est retiré.

Voilà ce que vous savez, ô mon frère; mais ce que vous ignorez, c'est que ce jeune homme, intègre et honnête autant que vous, vous a quitté la mort dans l'âme. Ce que vous ignorez , c'est qu'unique soutien d'une mère âgée et de deux sœurs incapables de subvenir à leurs besoins, il a entrepris son commerce dans le but de leurs donner du pain. Ce que vous ignorez encore, c'est que depuis un mois la pauvre famille s'impose toutes sortes de privations , afin de faire honneur à ses affaires. Eussiez-vous aider ce jeune homme, vous n'auriez probablement rien perdu, et vous auriez assuré le sort de toute une famille. Mais maintenant le malheureux ne sait que devenir. Son cœur se gonfle, son âme défaille en songeant à sa vieille mère, à ses jeunes sœurs, qui, selon toute apparence, sont à la veille de se trouver sans ressources…."Si j'avais su tout cela," me dites-vous peut-être, "je l'aurais aidé." Et qui est responsable de votre ignorance, si ce n'est vous-même, mon cher auditeur? Votre devoir n'était-il pas avant de prendre une décision, de questionner celui qui vous demandait un service, et de prendre des renseignements sur son compte?

" Ce n'est point ainsi que se traitent les affaires ", me répondez-vous. C'est possible, mais c'est ainsi qu'un chrétien devrait les traiter. Périssent vos affaires si elles vous obligent à vous conduire en enfant du diable et non en enfant de Dieu!

Si vous faites profession de pitié, cherchez à servir Dieu, même dans vos affaires, et n'oubliez pas qu'il vous dit : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Un dernier exemple. Il y a ici une grande dame, à qui Dieu a donné non-seulement l'abondance, mais aussi le superflu, et pour qui l'argent n'a guère plus de valeur que les épingles n'en ont pour d'autres. Elle va parfois visiter les pauvres. Dès qu'elle entre, on s'empresse de lui avancer un siège, et quand elle est assise , elle commence à discourir fort doctement sur le devoir de la modération et de l'économie. Les pauvres gens qui l' écoutent se demandent tout surpris, comment il serait possible d'économiser plus qu'ils ne font, car souvent, ils ne mangent que du pain, et ils ne voient pas ce qu'il pourrait retrancher à ce maigre ordinaire. En suite, la dame leur fait un cours complet d'ordre et de propreté, et se permet, à ce sujet, une infinité de remarques impertinentes sur les vêtements des enfants, qui, hélas! n'en possède pas de rechange….Puis, elle se lève, et dit à la mère de famille:" Ma bonne femme, voici un petit livre dont je veux vous faire cadeau: il traite de l'ivrognerie; je vous engage à le donner à votre mari." (Pauvre créature! Si elle le fait, elle sera battue, n'en doutez pas.) "Tenez," ajoute enfin la visiteuse, "je vous donne encore ceci;" et elle lui met dans la main une pièce d'argent. Après cela, la dame s'en va, en se disant avec satisfaction: "J'aime mon prochain." - Vous l'aimez, ma sœur? Avez-vous donc traité cette femme avec affection?

"Non." - Lui avez-vous parlé comme une amie parle à son amie? - "Non, sans doute; elle est mon inférieure." - Alors ne vous flattez point d 'avoir obéi à cette loi divine: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Et vous dirai-je, chère sœur, ce qui est arrivé après que vous fûtes partie? La mère de famille fondit en larmes, et courut chez son pasteur afin d'être consolée. "Oh! monsieur, " s'écria-t-elle, "je suis bien reconnaissante envers Dieu du petit secours qu'il vient de m'envoyer, mais j'ai cru que mon cœur allait se briser! Une dame est venue me voir, elle m'a donné quelque argent, mais elle m'a parlé d'une manière si offensante, qu'en vérité j'ai eu envie de refuser son aumône. Elle m'a fait affront en présence des enfants, elle m' a humiliée de mille manières, elle m'a tenu les propos les plus pénibles! Oh! qu'il est dur de se voir ainsi traitée, surtout lorsque, comme moi, l'on a connu de meilleurs jours! "

Voilà, ma sœur, quel a été le résultat de votre visite. Non, vous n'aimez pas votre prochain sans quoi vous n'auriez ajouté une nouvelle douleur aux douleurs de votre pauvre sœur. Vous lui avez donné de l'argent, c'est vrai, mais qu'est-ce que de l'argent sans un peu d'amour? La valeur de votre offrande eût été décuplée si vous y aviez joint la moindre parcelle de vraie charité. Tu aimeras ton prochain.

Oh! plût à Dieu que je pratiquasse toujours moi-même ce saint commandement, et que je parvinsse à le faire pénétrer dans le cœur de tous ceux qui m'écoutent ! Le dernier argument dont je ferai usage s'applique exclusivement aux enfants de Dieu. Chrétien, mes frères leur dirai-je, vous devez aimer votre prochain, parce que Christ vous a aimés. Il vous a aimés le premier. Il vous a aimés quand il n' y avait rien en vous qui fût aimable. Il vous a aimés quoique vous l'eussiez méconnu, méprisé, insulté. Il vous a aimés avec persévérance, il vous aime d'un amour éternel. Il vous a aimés dans vos chutes, Il vous a aimés dans vos relèvements. Il vous a aimés malgré vos péchés, vos ingratitudes et vos folies. Son cœur aimant n'a jamais changé et il a répandu tout le sang de ses veines pour vous prouver son amour.

Il vous donne ici-bas tout ce dont vous avez besoin, et vous prépare dans les cieux une habitation éternelle. O chrétiens, la religion que vous professez exige que vous aimiez comme votre Maître a aimé. Il vous a dit, vous le savez: Je vous laisse un exemple, afin que vous suiviez mes traces.

Or, comment pourriez-vous suivre ces traces à moins que vous n'aimiez? Laissez au mahométan, au juif et au païen, la dureté de cœur et l'insensibilité: de leur part, ces sentiments sont, à quelque degré, excusables; mais en vous, rachetés de Christ, ils seraient la plus étrange des anomalies, la plus choquante des contradictions; et si vous n'aimiez pas votre prochain, en vérité, je ne sais comment il serait possible que vous fussiez les vrais disciples du Seigneur Jésus.
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MessageSujet: Re: Messages pour l'Église   Messages pour l'Église EmptyMer 29 Mar 2017, 20:04

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Tu aimeras ton prochain comme toi-même (conclusion)

Par C.H. Spurgeon

Et maintenant, il ne me reste plus qu'a vous faire remarquer, très-sommairement, quelques-unes DES IMPORTANTES VERITES QUI RESSORTENT DE MON TEXTE.

La première, c'est que nous sommes tous coupables. En effet, mes bien-aimés, devant ce commandement qui de nous ne sent condamné par sa conscience? Puisque la loi de Dieu m'ordonne d'aimer mon prochain, du haut de cette chaire, moi tout le premier, je dois confesser mon péché!

Hier soir, vous le dirai-je? en méditant sur ce texte, j'ai versé des larmes amères au souvenir de tant de paroles dures qui se sont échappées de mes lèvres, de tant d'occasions de faire le bien dont je n'ai pas profité.

J'ai chercher à m'humilier sincèrement devant Dieu, et je suis assuré qu'il n'est personne dans cet auditoire qui sentît le besoin de s'humilier avec moi, si la parole de mon texte était appliquée à son âme, par la puissance de l'Esprit de Dieu.

Oui, nous sommes tous coupables! O vous les plus tendres des cœurs, les plus charitables des âmes, dites, n'êtes-vous pas forcés, chacun pour son propre compte, de vous joindre à ce triste aveux?

Et ceci nous suggère naturellement une seconde remarque. Si tout le monde a violé ce commandement, qui peut espérer être sauvé par ses propres mérites? Y a-t-il ici quelqu'un qui, pendant toute sa vie, ait aimé son prochain de tout cœur? Si un tel homme existe, il sera certainement sauvé par ses œuvres, à condition toutefois qu'il n'ait pas enfreint non plus les autres commandements.

Mais si vous n'avez pas aimé vos semblables - (et vous savez que vous ne l'avez point fait) - écoutez la sentence de la loi: L'âme qui péchera sera celle qui mourra . N'espérez donc pas être sauvé par les ordonnances de la loi. Quiconque se confie dans la loi périra par loi.

Oh! combien ceci est propre à me faire aimer l'Evangile! Si j'ai transgressé le commandement de mon texte, - et je l'ai fait; si d'un autre coté je ne puis entrer au ciel sans y avoir parfaitement obéis, précieux à mon âme est ce Sauveur plein d'amour qui peut laver tous mes péchés dans son sang! Cher à mon cœur est Celui qui veut bien me pardonner mon manque de charité, mon peu de dévouement, ma rudesse et mon égoïsme; jeter un voile sur toutes mes paroles acerbes, sur mes médisances, sur mon étroitesse, sur ma dureté, et qui, malgré tous mes péchés, me donnera enfin une place dans le ciel grâce à son sacrifice expiatoire!

Mes chers amis, vous êtes tous pécheurs: si vous l'aviez ignoré jusqu'à ce jour, l'examen que nous venons de faire a sûrement dû vous convaincre de cette triste vérité. C'est donc comme à des pécheurs que je viens vous annoncer l'évangile. Quiconque croira au Seigneur Jésus sera sauvé.

Et non-seulement Dieu pardonnera le pécheur, mais il mettra en lui un nouveau cœur et un esprit droit, en sorte qu'il sera rendu capable à l'avenir d'observer à quelque degré la loi de son Père céleste, et qu'il recevra un jour dans la vie éternelle la couronne incorruptible de gloire.

Plus qu'un mot. Je ne sais si dans quelques parties de mon discours j'ai paru m'adresser personnellement à l'un de vous. Je l'espère. En tout cas, c'était mon désir et mon intention. Je sais qu'il y a beaucoup de gens dans le monde qui à moins qu'on ne fasse des habits tout exprès pour eux, ne veulent pas les porter: j'ai donc essayé de leur en tailler exactement à leur mesure, afin qu'ils n'aient aucune excuse pour ne pas s'en vêtir.

Si au lieu de vous écrier: " Comme ce sermon s'appliquait bien à mon voisin!" vous consentez à vous dire: "Comme il s'appliquait bien à moi ! " j'espère qu'avec l'aide de Dieu, mes exhortations ne resteront pas sans fruit.

Et si quelque personne, aux tendances antinomiennes, disait avec dédain, en sortant de cette enceinte: " On ne nous a prêché aujourd'hui que la légalité ", que cette personne reçoive l'assurance de mon affection, mais qu'elle me permette en même temps de lui dire que son opinion me touche peu.

Mon Sauveur a prêché la morale et je veux suivre son exemple. Je crois qu'il est bon de souvent rappelé aux chrétiens que leur foi doit se montrer par leurs œuvres, et aux mondains, que les œuvres sont la conséquences de la foi. Je crois que le ministre de Christ est tenu d'élever devant tous le plus parfait idéal de l'amour, de la bonté et de la sainteté, et de ne jamais souffrir que cet idéal soit rabaissé ou amoindri.

Que Dieu vous bénisse tous, mes bien-aimés, et qu'il soit avec vous pour l'amour de Jésus!
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