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 Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien

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MessageSujet: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 23 Fév 2011, 19:10

Le « printemps arabe », par le père Samir Khalil Samir


ROME, Mercredi 23 février 2011 (ZENIT.org) - En Libye comme dans plusieurs pays d'Afrique du Nord et du monde arabe, les populations qui ont connu des régimes autoritaires semblent désormais unies dans une sorte de « printemps arabe ».

C'est ce qu'affirme sur les ondes de Radio Vatican le père jésuite Samir Khalil Samir, spécialiste de l'islam, professeur d'histoire de culture arabe et d'islamologie à l'université Saint-Joseph de Beyrouth. Il rappelle aussi l'importance d'Internet et des réseaux sociaux dans ce mouvement.

Dans cette interview, le père Samir affirme que « le monde arabe est en train de vivre son ‘printemps arabe' ». « Les gens sont fatigués des règnes ou des républiques qui durent depuis des décennies, qui ne laissent pas de place à la démocratie, à la liberté, à l'égalité, au partage des décisions et surtout dans une situation économique et sociale où beaucoup se trouvent mal à l'aise », explique-t-il.

« C'est un mouvement qu'on ne peut désormais plus arrêter. En particulier grâce à Internet, Youtube, Facebook, Twitter, la communication instantanée arrive en une minute dans le monde entier, dans toutes les agences », affirme-t-il.

« La globalisation, pour moi, c'est cela : la mondialisation des idées, des désirs, des attentes du peuple passent à travers Internet ». Nos populations « trouvent normal qu'il nous arrive ce qui est arrivé ailleurs. Peut-être ne savent-elles rien de ce qui s'est passé en Europe de l'est dans les années 1980, mais tous savent désormais qu'ils ont le droit d'avoir les mêmes droits humains que tous ».

En Tunisie, en Egypte, en Libye, les mouvements populaires disent qu'ils ne veulent plus de ces gouvernements et réclament la liberté. « Mais comment se concrétisera-t-elle ? Voilà la question. Il manque un leader dans ces pays », affirme-t-il.

Le père Samir évoque alors « la peur de l'Occident » : celle de savoir « qui prendra la tête de ces mouvements ? Les extrémistes musulmans ? ».

« Je ne pense pas que cela soit possible, justement parce que ce ‘printemps', cette révolution est contre tous ce qui nous accable. 90 % de la population se dit musulmane, mais les gens ne veulent pas être musulmans à la manière islamique de tel ou tel groupe. Ils préfèrent dire : que chacun suive sa propre conscience », explique-t-il.

Le père Samir rappelle que jusqu'à maintenant, aucun de ces mouvements ne s'est élevé contre l'étranger. « Le problème est interne. Nous voulons le résoudre entre musulmans ».

« L'Occident peut nous aider en encourageant la justice, la démocratie, sans peur et sans intervenir parce que c'est un aspect détesté : l'ingérence dans les affaires locales », affirme-t-il. Il invite enfin à se souvenir « des principes qui sont aussi à la base de l'Europe et de l'Occident pour démontrer qu'il s'agit d'un mouvement mondial et que nous sommes à la recherche d'un monde plus juste ».

Marine Soreau
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 23 Fév 2011, 20:18

QUE CE PRINTEMPS NE SE TRANSFORME SUTOUT PAS EN UN HIVER , AVEC L'AIDE DE DIEU!
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyJeu 24 Fév 2011, 10:17


L'EXEMPLE DE LA TUNISIE


Propos de Hélé Béji, écrivain, fondatrice du Collège international de Tunis (Auteur d’Islam Pride, derrière le voile, Gallimard,)

Hélé Béji : L’histoire va plus vite que nos esprits. La révolution est dévoreuse d’énergie. Il y a des coups de théâtre, des commissions qui se montent, des élans de cœur magnifiques, des retours au religieux et quelques dérives aussi.

Tunis s’est transformée en agora. Il s’y tient une manifestation toutes les cinq minutes. Et la télévision est devenue un immense cahier de doléances.
Moi-même, je suis à la recherche de toutes les formes d’innovations sociales et politiques.

Quand le vent de la liberté se met à souffler ainsi, personne ne peut résister. Tout le monde descend dans la rue et chacun veut apporter sa pierre à l’édifice. Des initiatives citoyennes surgissent de partout pour soutenir les victimes de la révolution et aider les régions du centre du pays.

La révolution tunisienne tient à la fois de la Révolution de 1789 dans sa dimension chute du monarque et de l’Ancien Régime, de l’effondrement du mur de Berlin en 1989 avec la dissolution de l’État-parti et de Mai 68 pour son ambiance de fête permanente de la liberté. Le pays est un peu ingouvernable, chacun de nous est ingouvernable !

Nous sommes par moments dans l’illusion de la toute-puissance, d’autant plus que les revendications ont jusqu’ici eu gain de cause. Pour un oui, pour un non, on descend dans la rue dès qu’on est mécontent. La rue fait un peu la loi. C’est naturel, après tant d’années d’absence de débat public. Il reste encore beaucoup de colère rentrée qui a besoin de s’exprimer.

Il y a des outrances et des surenchères rhétoriques qui troublent l’entrée en démocratie. La Révolution française a produit aussi la Terreur et le despotisme, nous avons cela en tête. Mais, en dépit des symptômes d’anarchie, je reste profondément optimiste. La population a assuré l’ordre et protégé les quartiers avec un civisme exemplaire. Pas une personne n’a été lynchée ou violentée. Nous avons un État qui fonctionne. Nous assistons à des signes forts de restauration de l’état de droit, annonciateurs d’un apprentissage de l’encadrement de la liberté et d’un retour à la normalité. Il va falloir pour cela sortir de l’ambiance de vacances révolutionnaires et se mettre à travailler. Aux contestataires d’apprendre à reconnaître l’autorité de l’État et au gouvernement d’accepter d’être critiqué.

Mais encore faudra-t-il aussi créer les conditions du développement économique et encourager le retour des touristes. Il faudra aussi mener un travail de réconciliation nationale. L’idée d’épuration serait tragique pour la Tunisie, beaucoup de monde a travaillé dans l’État sous la présidence de Ben Ali. L’État doit être différencié du pouvoir déchu en tant que tel. Voyez ce que Nelson Mandela a fait en Afrique du Sud.

Une Tunisie laïque est-elle possible ?

La révolution tunisienne est une révolution civile pour les droits humains, la justice, la dignité et le travail, sans signes religieux. Il s’agit d’une révolution à fondement humaniste, profondément moderne. Certes, les risques de dérive existent. L’assassinat du prêtre polonais – c’est la première fois qu’un tel crime est commis en Tunisie – a beaucoup choqué, même s’il s’agit finalement d’un crime crapuleux.

Le ministère de l’intérieur a fermement condamné cet assassinat, le chef du parti islamiste Ennahda aussi. Des manifestants ont défilé au cri de : « Musulmans, juifs, chrétiens, nous sommes tous tunisiens. » C’est réconfortant.

La Tunisie est montrée en exemple en matière d’émancipation des femmes.

Il faut rendre hommage à la sœur de Mohamed Bouazizi – dont l’immolation a été interprétée comme un sacrifice pour le peuple tunisien. Elle a joué un rôle remarquable en appelant à l’union des Tunisiens. Les juristes, les avocates, mais aussi les femmes de toutes conditions ont été aux premières loges des manifestations. Ce n’est pas un hasard si la révolution a démarré en Tunisie, là où les femmes jouissent de la liberté et de l’égalité. La domination a été extirpée des droits domestiques. Les femmes ne subissent pas l’arbitraire masculin, elles ont la liberté d’étudier et de travailler. Le paradoxe tunisien tient dans la capacité à offrir les libertés privées et à leur interdire de s’exprimer dans la sphère publique. Cela avait atteint une situation limite et a fini par éclater. L’on peut dire que les droits des femmes ont servi de fer de lance à la révolution. Les libertés privées ont préparé le terrain de la démocratie.

C’est dans cette Tunisie laïque et libérée que se diffuse le voile…

Le voile fait son retour en Tunisie comme en France. La France ne comprend pas le voile. J’ai dû moi-même faire un travail pour aller au-delà de mon refus du voile, afin de comprendre pourquoi des femmes font ce choix. Le voile est un symptôme multiple : défendre le monde musulman, se révolter contre un sentiment d’injustice, protéger les valeurs de la famille qui reste au cœur de la vie sociale musulmane, retrouver une éthique, etc.

Pour autant, il n’est pas un retour à la tradition. Les femmes voilées ne sont pas des attardées, elles vivent et travaillent comme les autres. Il faut comprendre le voile comme un symptôme culturel post-moderne, une expression visible, voyante de sa vie intime, dans la ligne des libertés individuelles modernes, bien plus qu’une atteinte à la laïcité.

Les excès de la démocratie mêlent désormais le public et l’intime, imposent à tous les goûts personnels de chacun. Pour autant, la démocratie n’a pas d’autre choix que d’accepter ces contre-conduites, cette dissidence intérieure. Autrement, elle se renierait."

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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyVen 25 Fév 2011, 09:44

Qu'est ce que l'Islamisme ?


Les mouvements islamistes ne sont ni à l’origine ni même à la pointe de la contestation. En ce sens, toute comparaison avec la révolution iranienne de 1979 organisée par le clergé chiite, ou avec la lutte menée par le Front islamique du salut en Algérie au début des années 1990, fait bondir les islamologues.

La question de leur participation au pouvoir après un éventuel changement de régime n’en reste pas moins une question très suivie dans les chancelleries, même si cette nébuleuse recouvre des réalités diverses. Le terme même d’« islamiste » est d’ailleurs critiqué par les spécialistes : spécifiquement français (les Anglo-Saxons parlent de « fondamentalistes »), il est jugé trop fourre-tout.

« C’est un peu l’épouvantail de l’Occident », constate ainsi Jean-Yves Moisseron, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement. De fait, cette mouvance regroupe plusieurs courants ou mouvements aux origines et structures très différentes.

Tous ont en commun d’aspirer à une société en étroite conformité avec la charia, la loi musulmane tirée du Coran et de la tradition. Mais si certains en font un projet politique, il ne s’agit pour d’autres que d’une quête personnelle.

Les Frères musulmans

Le réformisme musulman, dont se réclament la plupart des partis islamistes actuels, relève indéniablement du premier groupe.

Né au tournant du XXe siècle du constat de la faiblesse des sociétés musulmanes face aux puissances colonisatrices occidentales, et théorisé par l’intellectuel syrien Rachid Rida ou encore Hassan El Banna, fondateur égyptien de la confrérie des Frères musulmans en 1928, il voit dans l’islam une idéologie politique à même de résoudre tous les problèmes de la société.

Le slogan des Frères musulmans est d’ailleurs « le Coran est notre Constitution ». En pratique, leurs membres, que ce soit en Égypte, en Syrie, en Jordanie ou encore à Gaza (via le Hamas) cherchent donc à islamiser leur environnement social, familial ou professionnel.

Les salafistes et les chiites

À l’autre extrémité du spectre, les salafistes (de salaf, les anciens) défendent une doctrine rigoureuse née en Arabie saoudite prônant le retour aux sources de l’islam, mais rejettent catégoriquement toute implication politique. Ils exècrent d’ailleurs les Frères musulmans.

Le salafisme, dont la diffusion au-delà du Golfe a indéniablement bénéficié de la manne pétrolière, mais aussi de l’instrumentalisation des États-Unis, a produit le djihadisme, sorte de troisième courant islamiste, radical et violent celui-là. Il ne faudrait pas oublier, dans ce panel de « l’islamisme » mondial, les radicaux chiites au pouvoir en Iran, ni peut-être même les membres du Tabligh, mouvement piétiste destiné à faire découvrir ou redécouvrir leur foi aux musulmans…

Mais ne pas omettre non plus que de nombreux musulmans, qui ont vécu sous le joug de régimes laïques autoritaires, souhaitent une plus grande prise en compte de leur religion dans la sphère publique et notamment dans la législation, sans pour autant se revendiquer d’un parti ou d’un mouvement islamiste.

"Des gouvernements laïcs associant des valeurs islamiques »

Quel pourrait être le poids de ces différents partis ou courants dans l’hypothèse d’une transition démocratique ? C’est la question que se posent chercheurs et diplomates. Nombreux sont ceux qui, comme le politologue Olivier Roy estiment que les partis proches des Frères musulmans seraient minoritaires en cas d’élection.

Selon le rôle que conservera l’armée dans ces pays, selon les recompositions internes que connaîtront des formations politiques passant du rôle d’opposant à celui de candidat, ils pourraient, comme en Turquie, faire le choix d’intégrer le jeu démocratique, ou faire pression sur les gouvernements pour obtenir des législations davantage inspirées du Coran.

Mais pour Jean-Yves Moisseron, une chose est sûre : « Les Frères musulmans eux-mêmes sont conscients qu’ils ne gagneront pas les élections en proposant une société théocratique. »

« La réislamisation rapide de ces sociétés, dont témoigne par exemple le retour en force du port du voile, n’y change rien, car elle est allée de pair avec une individualisation des comportements religieux, assure le chercheur. Les jeunes qui animent ces mouvements de révolte ne veulent pas des États islamiques à l’iranienne. Ce que l’on observe c’est une aspiration à la modernité sous la forme de gouvernements laïcs associant des valeurs islamiques »."

Anne-Bénédicte Hoffner



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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyJeu 03 Mar 2011, 13:25

De révoltes sanglantes en espoir de liberté, difficile de voir clair dans ces "révolutions" arabes auxquelles l’Europe semble assister en spectateur impuissant. À de rares exceptions près, l’Histoire nous apprend que les révolutions se terminent généralement mal, au mieux par la prise de pouvoir d’un clan ou d’un parti, le plus souvent contre le peuple.

Pourtant, les images qui nous parviennent sont en majorité des figures de jeunes , et s’il est une certitude dans cette confusion, c’est bien leur aspiration à un avenir meilleur.


Gardons espoir , malgré tout , que cette aspiration légitime ne soit pas déçue !!!


Cordialement.
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyJeu 03 Mar 2011, 18:20

petitsoleil a écrit:
De révoltes sanglantes en espoir de liberté, difficile de voir clair dans ces "révolutions" arabes auxquelles l’Europe semble assister en spectateur impuissant. À de rares exceptions près, l’Histoire nous apprend que les révolutions se terminent généralement mal, au mieux par la prise de pouvoir d’un clan ou d’un parti, le plus souvent contre le peuple.

Pourtant, les images qui nous parviennent sont en majorité des figures de jeunes , et s’il est une certitude dans cette confusion, c’est bien leur aspiration à un avenir meilleur.


Gardons espoir , malgré tout , que cette aspiration légitime ne soit pas déçue !!!


Cordialement.

Bonjour PetitSoleil,

J'ai lu que le Pape Benoît XVI est très préoccupé par la situation en Libye scratch
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyJeu 10 Mar 2011, 21:25

rosedumatin a écrit:
petitsoleil a écrit:
De révoltes sanglantes en espoir de liberté, difficile de voir clair dans ces "révolutions" arabes auxquelles l’Europe semble assister en spectateur impuissant. À de rares exceptions près, l’Histoire nous apprend que les révolutions se terminent généralement mal, au mieux par la prise de pouvoir d’un clan ou d’un parti, le plus souvent contre le peuple.

Pourtant, les images qui nous parviennent sont en majorité des figures de jeunes , et s’il est une certitude dans cette confusion, c’est bien leur aspiration à un avenir meilleur.


Gardons espoir , malgré tout , que cette aspiration légitime ne soit pas déçue !!!


Cordialement.

Bonjour PetitSoleil,

J'ai lu que le Pape Benoît XVI est très préoccupé par la situation en Libye scratch


Je dois dire que je n'aimerais pas être libyen à cette heure !!!
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyJeu 10 Mar 2011, 21:32

pinson a écrit:
rosedumatin a écrit:
petitsoleil a écrit:
De révoltes sanglantes en espoir de liberté, difficile de voir clair dans ces "révolutions" arabes auxquelles l’Europe semble assister en spectateur impuissant. À de rares exceptions près, l’Histoire nous apprend que les révolutions se terminent généralement mal, au mieux par la prise de pouvoir d’un clan ou d’un parti, le plus souvent contre le peuple.

Pourtant, les images qui nous parviennent sont en majorité des figures de jeunes , et s’il est une certitude dans cette confusion, c’est bien leur aspiration à un avenir meilleur.


Gardons espoir , malgré tout , que cette aspiration légitime ne soit pas déçue !!!


Cordialement.

Bonjour PetitSoleil,

J'ai lu que le Pape Benoît XVI est très préoccupé par la situation en Libye scratch


Je dois dire que je n'aimerais pas être libyen à cette heure !!!

J'ai vu les infos de 13 h et je ne crois pas que Khadafi est prêt à céder ou a partir !

La situation risque de s'envenimer de ce côté !
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyLun 18 Avr 2011, 18:20


Lors d’un colloque organisé par le ministère des affaires étrangères à Paris, le chef de la diplomatie française a tendu la main aux mouvements islamistes qui respectent l’état de droit, les principes démocratiques et le refus de la violence

" La France veut jeter un regard positif sur le « printemps arabe ». Sa diplomatie entend être plus à l’écoute des sociétés qui réclament libertés, dignité et emplois. Elle juge que cette région renoue avec une tradition d’ouverture qui s’était déjà manifestée plusieurs fois à travers l’Histoire.

Et elle entend œuvrer pour soutenir les mouvements démocratiques et peser sur les régimes réfractaires au changement. Telles sont les indications données samedi 16 avril au soir par Alain Juppé, en conclusion d’un colloque d’une journée qui s’est déroulé à l’Institut du monde arabe à Paris sur ce thème du « printemps arabe ».

Sous l’impulsion du ministère des affaires étrangères, des chercheurs et des acteurs des mouvements en cours dans le monde arabe ont présenté leurs visions des événements. Alain Juppé lui-même a passé toute la journée dans l’amphithéâtre où se déroulaient les échanges, ainsi que les ambassadeurs de la France dans la région, qu’il avait réunis la veille au Quai d’Orsay.

Outre le débat d’idées et la confrontation des points de vue, les tables rondes ont été l’occasion de tendre une perche à des représentants de partis islamistes arabes. Parmi eux, Mohamed Ben Salem, du parti tunisien Ennahda, tout récemment légalisé à Tunis, et Mohamed Affan, du parti égyptien homonyme, issu du mouvement des Frères musulmans.

Se succédant à la tribune, des chercheurs comme le politologue Zaki Laïdi ou l’économiste Guy Sorman ont souligné la portée historique des événements en cours dans le monde arabe... mais aussi en Occident.

Un « mur de la peur » est tombé notamment en France
Pour le politologue François Burgat, un « mur de la peur » est tombé notamment en France. D’une part, le monde arabe s’est réintroduit dans la marche du monde, alors qu’il s’était laissé marginaliser. D’autre part, les Européens ont abandonné le prisme avec lequel ils observaient ces peuples, et qui entretenait une « incommunicabilité ».

« Le monde européen a accepté de considérer que les sociétés arabes n’avaient des revendications que banalement universelles », a-t-il commenté en jouant du paradoxe. « On a tourné la page du 11 septembre 2001 », qui avait permis aux régimes autoritaires ou dictatoriaux de criminaliser leurs oppositions, notamment islamistes.

« Nous parlons le même langage car nous sommes du même temps », a renchéri Guy Sorman. « La relation névrotique entre l’Orient et l’Occident va s’apaiser », a souligné Zaki Laïdi.

« Nous allons vous surprendre », a lancé de son côté Mohamed Ben Salem. En Tunisie, le parti Ennahda ne vise pas l’hégémonie, a-t-il assuré. Il s’est prononcé pour la parité homme/femme lors des élections, récemment décidé par l’instance supra partisane chargée d’organiser la réforme du système politique.

En Égypte, Mohamed Affan a plaidé pour un rôle accru des femmes et des jeunes dans les instances des partis islamistes. « C’est un devoir pour les islamistes de s’intégrer à la vie politique », a-t-il assuré.

Des sociétés à la recherche d’elles-mêmes
Cette bonne volonté affichée par des opposants de longue date ne tempère pas les doutes sur la poursuite des « révolutions » tunisiennes et égyptiennes. Deux militantes tunisiennes des droits de l’homme, Souhayr Belhassen et Radhia Nasraoui se sont publiquement inquiétées des risques de « contre-révolution » dans leur pays.

Président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), la première a détaillé les trois menaces qui pèsent sur le mouvement de démocratisation : l’incohérence et l’instabilité du processus démocratique qui tend à la disparition de l’État ; l’appauvrissement économique alors que l’activité industrielle et touristique tarde à reprendre ; le désenchantement. En outre, certaines structures et pratiques de l’ancienne police politique semblent se remettre en place.

Plus largement, les mouvements de révolte dans le monde arabe sont le plus souvent sans chef, sans idéologie, sans modèle, a constaté Joseph Maïla, directeur de la prospective au ministère des affaires étrangères. Ces sociétés sont à la recherche d’elles-mêmes et il leur faudra du temps pour se trouver.

.Dans cette situation, le développement économique et social apparaît comme une condition de la réussite des mouvements Guy Sorman a expliqué qu’un taux de croissance de 8 % à 10 % était nécessaire pour garantir le développement démocratique. » C’est possible », a-t-il assuré mais à condition de définir les bonnes politiques, de mettre les jeunes et les femmes au travail, de générer une croissance créatrice d’emplois, de développer la croissance régionale.

Pour Alain Juppé, en tout cas, le jeu en vaut la chandelle et il est temps d’écrire une nouvelle page. « Trop longtemps, nous avons brandi le prétexte de la menace islamiste pour justifier une certaine complaisance à l’égard de gouvernements qui bafouaient la liberté et freinaient le développement de leur pays », a-t-il déclaré à la fin du colloque.
« La flamme de la liberté se propage dans toute la région »

Aujourd’hui, c’est « la flamme de la liberté qui se propage dans toute la région ». « Ce printemps arabe ne doit pas nous faire peur, a-t-il poursuivi. Il est le fruit d’un courage hors du commun ». Dans cette volonté de « changer notre regard sur le monde arabe », il a appelé ses ambassadeurs à dialoguer dans les pays où ils sont en poste « avec tous ceux qui respectent les règles du jeu démocratique et bien sûr le principe fondamental du refus de toute violence ».

« Ce dialogue, je souhaite qu’il s’ouvre sans complexe avec les courants islamistes dès lors que les principes que je viens d’évoquer, les règles du jeu démocratique, sont respectés », a-t-il ajouté.

Porteur d’un « immense espoir », le « printemps arabe » représente aussi un « immense défi », politique et économique. La France entend y prendre sa part en veillant « au respect des droits fondamentaux de l’homme » et en utilisant de tous les instruments à sa disposition pour y contribuer.

Elle souhaite aussi « accompagner les pays de la rive sud dans leur transition démocratique ». « Nous pouvons partager notre expérience et notre expertise en matière de droit constitutionnel, de systèmes politiques, de libertés publiques ou encore de liberté de la presse », a-t-il précisé. Elle va enfin renforcer son soutien économique et financier, notamment en mobilisant l’Union européenne.

Alain Juppé a en outre évoqué le conflit israélo-palestinien, en affirmant que « au cours des prochains mois, l’idée d’un État palestinien démocratique, viable, continu vivant en paix et en sécurité aux côtés de l’État d’Israël, doit quitter le registre de l’incantation pour devenir une réalité ». Et il évoque une prochaine refondation de l’Union pour la Méditerranée."

Jean-Christophe PLOQUIN
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyVen 13 Mai 2011, 13:28

Ignace Youssef III Younan : « Nous encourageons les droits de l’homme au Proche-Orient »
De passage en France, le responsable de l’Église syrienne-catholique – 175 000 fidèles en Syrie, au Liban et en Irak – s’est exprimé jeudi 12 mai sur les conséquences du « printemps arabe » pour les chrétiens d’Orient.


Alors que le monde arabe est en proie à un vent de révolte, notamment au Proche-Orient, quel message souhaitez-vous faire passer ?

[b]Patriarche Ignace Youssef III Younan
: Nous demandons à nos dirigeants, chrétiens ou musulmans, de recourir à la raison pour résoudre les problèmes dans chacun de ces pays. Pour nous, l’évolution est préférable à la révolution.

Nous comprenons et nous soutenons ces mouvements de libération, mais nous ne voulons pas passer d’un régime totalitaire fondé sur des clans, des familles ou des partis politiques à une dictature fondée sur une religion qui n’accepterait pas les autres religions. Ce que nous encourageons, c’est un progrès des droits de l’homme au Proche-Orient.

Vous venez de rencontrer Alain Juppé, ministre français des affaires étrangères. Que lui avez-vous dit ?

Que l’Europe doit faire attention : on ne peut pas exporter n’importe où la démocratie telle qu’elle est vécue en France ou en Europe occidentale. À mon sens, l’Union européenne ferait mieux de favoriser le dialogue entre opposants, notamment en Syrie.

J’ai expliqué au ministre que nous attendions une évolution raisonnable du régime, avec des réformes concrètes, plutôt qu’une révolution qui risquerait de déclencher une guerre civile atroce, dont on ne mesure pas toutes les répercussions que cela pourrait avoir, notamment au Liban et en Irak.

D’après vos informations, dans quel état d’esprit sont les chrétiens de Syrie ?

Certains soutiennent ces révoltes, même dans la violence, parce qu’ils estiment que les gouvernements gérés par des partis uniques ne sont plus acceptables. Mais la plupart préféreraient une évolution en douceur.

Car ce chaos risque de se répercuter sur les populations les plus vulnérables, autrement dit les chrétiens, pris entre la majorité sunnite et la minorité alaouite. Or, ces deux communautés nourrissent depuis longtemps une haine réciproque, malgré les tentatives de réconciliation du gouvernement.

Si le régime de Bachar Al Assad était renversé, quel scénario redoutez-vous ?

Je crains que le pays ne soit livré au chaos et que la frange sunnite fondamentaliste prenne les rênes du pouvoir. Certes, il y a des Syriens musulmans cultivés, tolérants… Mais il semble peu probable qu’ils puissent exercer un pouvoir réel dans un nouveau régime.

En Égypte, pendant la révolution, les Frères musulmans ont réussi à s’infiltrer dans la population sous couvert de défendre la liberté. Ils en ont profité pour imposer leurs idées religieuses dans le débat politique. Et il y a fort à parier qu’ils seront majoritaires au prochain scrutin.

Le problème de fond, c’est qu’il n’y a pas de séparation entre religion et État chez les musulmans. Les Coptes d’Égypte sont victimes de discriminations, bien qu’ils soient considérés sous protection des musulmans, en vertu des préceptes de l’islam. Mais nous n’avons pas besoin d’être protégés par une majorité : nous voulons seulement être des citoyens de plein droit.

Les chrétiens d’Orient se sentent-ils soutenus par les musulmans modérés face aux fondamentalistes ?

Après le massacre de la cathédrale de Bagdad, le 31 octobre 2010, j’ai reçu des chefs religieux, des hommes politiques sunnites et chiites. Je les ai remerciés pour leurs condoléances, en leur disant aussi que nous aimerions qu’ils mettent en place une instance religieuse afin de condamner les actes terroristes.

Nous attendons que les responsables affirment tout haut qu’il n’est pas acceptable, dans l’islam, de s’en prendre aux chrétiens.

Ces responsables peuvent-ils avoir une influence sur les terroristes ?

Il faut que les chefs musulmans veillent à leur discours religieux. Nous qui comprenons l’arabe, nous voyons bien que leurs prêches se réfèrent beaucoup trop souvent à des versets du Coran qui dénotent une violence envers les autres croyants.


Recueilli par FRANCOIS-XAVIER MAIGRE , pour le journal "La Croix".

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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptySam 14 Mai 2011, 10:31

Demain au Liban ...

Au Liban, une marche pour la laïcité
Les organisateurs attendent 10 000 personnes à la deuxième édition de la manifestation, dimanche 15 mai à Beyrouth.


Régi par un système politique confessionnel, le Liban n’autorise les mariages mixtes et ne possède pas de code civil.

À Beyrouth, Nadia fait partie des jeunes Libanais qui attendent dimanche 15 mai avec impatience. « C’est le jour de la Laïque Pride, le seul moment de l’année où je vais pouvoir être à la fois chrétienne maronite et laïque ! », remarque, amusée, la jeune étudiante.

Dans ce pays où les 18 communautés confessionnelles sont assurées d’être représentées en politique et dans l’administration grâce à des quotas, l’initiative de la Laïque Pride – une marche de la « fierté laïque » qui défend la cause de la laïcité au Liban et espère réunir jusqu’à 10 000 personnes pour sa deuxième édition – ne fait pas l’unanimité.

« Beaucoup craignent que si on fait sauter les verrous du système, leur communauté ne soit plus représentée dans l’espace public », explique Ghassan Nader, l’un des organisateurs. « D’autres nous accusent d’être contre Dieu ; mais on peut être laïque et croire en Dieu, non ? »

Liberté confessionnelle et égalité citoyenne

Pour la Laïque Pride, la priorité est l’élaboration d’un code civil. « La société libanaise est très moderne, mais on s’appuie encore sur des codes religieux qui datent de l’Empire ottoman », accuse le jeune homme.

« Le Liban n’accepte même pas le mariage mixte : une de mes amies chiite a été obligée de se marier à Chypre parce que son mari est sunnite. Ce n’est pas normal dans une démocratie ! », s’insurge Nadia.

« Tout ce qu’on veut, c’est la liberté confessionnelle et l’égalité de chaque citoyen libanais », martèle Ghassan Nader. C’est là que le bât blesse, selon Fadi Bitar, auteur du blog Life With Subtitles, très populaire chez les jeunes libanais.

« Comment peut-on vouloir parler à des citoyens libanais qui n’existent pas, puisque chacun se définit d’abord comme citoyen de sa religion ? »,
s’interroge-t-il.

Suivre le printemps arabe sans se précipiter

Comme les mouvements populaires qui ont secoué la Tunisie, l’Égypte, la Libye et maintenant le voisin syrien, la Laïque Pride libanaise « est dans la logique démocratique », explique Ghassan Nader.

« Sauf qu’au Liban, il faut lutter contre une pieuvre qui a infiltré tous les réseaux : l’école, la santé, l’administration sont toutes régies par le système confessionnel… ». Mais pour le blogueur Fadi Bitar, « il ne faut pas que les révolutions arabes nous donnent envie d’aller trop vite ».


ANAÏS LLOBET
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyDim 15 Mai 2011, 21:10

rosedumatin a écrit:
Le « printemps arabe », par le père Samir Khalil Samir


ROME, Mercredi 23 février 2011 (ZENIT.org) - En Libye comme dans plusieurs pays d'Afrique du Nord et du monde arabe, les populations qui ont connu des régimes autoritaires semblent désormais unies dans une sorte de « printemps arabe ».

C'est ce qu'affirme sur les ondes de Radio Vatican le père jésuite Samir Khalil Samir, spécialiste de l'islam, professeur d'histoire de culture arabe et d'islamologie à l'université Saint-Joseph de Beyrouth. Il rappelle aussi l'importance d'Internet et des réseaux sociaux dans ce mouvement.

Dans cette interview, le père Samir affirme que « le monde arabe est en train de vivre son ‘printemps arabe' ». « Les gens sont fatigués des règnes ou des républiques qui durent depuis des décennies, qui ne laissent pas de place à la démocratie, à la liberté, à l'égalité, au partage des décisions et surtout dans une situation économique et sociale où beaucoup se trouvent mal à l'aise », explique-t-il.

« C'est un mouvement qu'on ne peut désormais plus arrêter. En particulier grâce à Internet, Youtube, Facebook, Twitter, la communication instantanée arrive en une minute dans le monde entier, dans toutes les agences », affirme-t-il.

« La globalisation, pour moi, c'est cela : la mondialisation des idées, des désirs, des attentes du peuple passent à travers Internet ». Nos populations « trouvent normal qu'il nous arrive ce qui est arrivé ailleurs. Peut-être ne savent-elles rien de ce qui s'est passé en Europe de l'est dans les années 1980, mais tous savent désormais qu'ils ont le droit d'avoir les mêmes droits humains que tous ».

En Tunisie, en Egypte, en Libye, les mouvements populaires disent qu'ils ne veulent plus de ces gouvernements et réclament la liberté. « Mais comment se concrétisera-t-elle ? Voilà la question. Il manque un leader dans ces pays », affirme-t-il.

Le père Samir évoque alors « la peur de l'Occident » : celle de savoir « qui prendra la tête de ces mouvements ? Les extrémistes musulmans ? ».

« Je ne pense pas que cela soit possible, justement parce que ce ‘printemps', cette révolution est contre tous ce qui nous accable. 90 % de la population se dit musulmane, mais les gens ne veulent pas être musulmans à la manière islamique de tel ou tel groupe. Ils préfèrent dire : que chacun suive sa propre conscience », explique-t-il.

Le père Samir rappelle que jusqu'à maintenant, aucun de ces mouvements ne s'est élevé contre l'étranger. « Le problème est interne. Nous voulons le résoudre entre musulmans ».

« L'Occident peut nous aider en encourageant la justice, la démocratie, sans peur et sans intervenir parce que c'est un aspect détesté : l'ingérence dans les affaires locales », affirme-t-il. Il invite enfin à se souvenir « des principes qui sont aussi à la base de l'Europe et de l'Occident pour démontrer qu'il s'agit d'un mouvement mondial et que nous sommes à la recherche d'un monde plus juste ».

Marine Soreau




J'aimerai que le monde entier soit dans la Paix et que tous les chrétiens et les musulmans s'aiment profondément.

Amitiés,
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyDim 15 Mai 2011, 21:14

fabienne a écrit:
rosedumatin a écrit:
Le « printemps arabe », par le père Samir Khalil Samir


ROME, Mercredi 23 février 2011 (ZENIT.org) - En Libye comme dans plusieurs pays d'Afrique du Nord et du monde arabe, les populations qui ont connu des régimes autoritaires semblent désormais unies dans une sorte de « printemps arabe ».

C'est ce qu'affirme sur les ondes de Radio Vatican le père jésuite Samir Khalil Samir, spécialiste de l'islam, professeur d'histoire de culture arabe et d'islamologie à l'université Saint-Joseph de Beyrouth. Il rappelle aussi l'importance d'Internet et des réseaux sociaux dans ce mouvement.

Dans cette interview, le père Samir affirme que « le monde arabe est en train de vivre son ‘printemps arabe' ». « Les gens sont fatigués des règnes ou des républiques qui durent depuis des décennies, qui ne laissent pas de place à la démocratie, à la liberté, à l'égalité, au partage des décisions et surtout dans une situation économique et sociale où beaucoup se trouvent mal à l'aise », explique-t-il.

« C'est un mouvement qu'on ne peut désormais plus arrêter. En particulier grâce à Internet, Youtube, Facebook, Twitter, la communication instantanée arrive en une minute dans le monde entier, dans toutes les agences », affirme-t-il.

« La globalisation, pour moi, c'est cela : la mondialisation des idées, des désirs, des attentes du peuple passent à travers Internet ». Nos populations « trouvent normal qu'il nous arrive ce qui est arrivé ailleurs. Peut-être ne savent-elles rien de ce qui s'est passé en Europe de l'est dans les années 1980, mais tous savent désormais qu'ils ont le droit d'avoir les mêmes droits humains que tous ».

En Tunisie, en Egypte, en Libye, les mouvements populaires disent qu'ils ne veulent plus de ces gouvernements et réclament la liberté. « Mais comment se concrétisera-t-elle ? Voilà la question. Il manque un leader dans ces pays », affirme-t-il.

Le père Samir évoque alors « la peur de l'Occident » : celle de savoir « qui prendra la tête de ces mouvements ? Les extrémistes musulmans ? ».

« Je ne pense pas que cela soit possible, justement parce que ce ‘printemps', cette révolution est contre tous ce qui nous accable. 90 % de la population se dit musulmane, mais les gens ne veulent pas être musulmans à la manière islamique de tel ou tel groupe. Ils préfèrent dire : que chacun suive sa propre conscience », explique-t-il.

Le père Samir rappelle que jusqu'à maintenant, aucun de ces mouvements ne s'est élevé contre l'étranger. « Le problème est interne. Nous voulons le résoudre entre musulmans ».

« L'Occident peut nous aider en encourageant la justice, la démocratie, sans peur et sans intervenir parce que c'est un aspect détesté : l'ingérence dans les affaires locales », affirme-t-il. Il invite enfin à se souvenir « des principes qui sont aussi à la base de l'Europe et de l'Occident pour démontrer qu'il s'agit d'un mouvement mondial et que nous sommes à la recherche d'un monde plus juste ».

Marine Soreau




J'aimerai que le monde entier soit dans la Paix et que tous les chrétiens et les musulmans s'aiment profondément.

Amitiés,

Chère Fabienne, je formule la même prière !

Amitiés fraternelles.
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MessageSujet: Le Printemps Arabe   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyVen 20 Mai 2011, 18:34

On ne voit pas beaucoup de musulmans s'exprimer sur ce sujet.
Pourtant ils sont concernés au premier chef.

Un Islam, Un Coran, Un seul prophète et des milliard de divisions en son sein chaque musulman étant individuellement musulman.
Sauf pour descendre dans les rues pour critiquer les chrétiens et les juifs.
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyVen 20 Mai 2011, 18:49

ChrisLam a écrit:
On ne voit pas beaucoup de musulmans s'exprimer sur ce sujet.
Pourtant ils sont concernés au premier chef.

Un Islam, Un Coran, Un seul prophète et des milliard de divisions en son sein chaque musulman étant individuellement musulman.
Sauf pour descendre dans les rues pour critiquer les chrétiens et les juifs.


Mon cher Chrislam, nos forumeurs musulmans ne sont pas des "révolutionnaires", et ils craignent que ce printemps arabe ne devienne source de dérives fondamentalistes ; Souviens-toi de l'exemple des élections de décembre 1991, en Algérie, quand le gouvernement annula immédiatement les élections après les résultats du premier tour, anticipant une victoire du Front islamique du salut (FIS), craignant de perdre le pouvoir et que ce dernier mette en place une république islamique.

Fallait-il laisser le FIS gouverner l'Algérie , comme les talibans ont gouverné l'Afghanistan ???

Résultat : une décennie sanglante et 100000 morts !


Fraternellement[/quote]

Sur ce "Printemps arabe" , exprime-toi ici, mon cher RACHID :

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MessageSujet: avis   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptySam 21 Mai 2011, 07:13

mario-franc_lazur a écrit:
ChrisLam a écrit:
On ne voit pas beaucoup de musulmans s'exprimer sur ce sujet.
Pourtant ils sont concernés au premier chef.

Un Islam, Un Coran, Un seul prophète et des milliard de divisions en son sein chaque musulman étant individuellement musulman.
Sauf pour descendre dans les rues pour critiquer les chrétiens et les juifs.


Mon cher Chrislam, nos forumeurs musulmans ne sont pas des "révolutionnaires", et ils craignent que ce printemps arabe ne devienne source de dérives fondamentalistes ; Souviens-toi de l'exemple des élections de décembre 1991, en Algérie, quand le gouvernement annula immédiatement les élections après les résultats du premier tour, anticipant une victoire du Front islamique du salut (FIS), craignant de perdre le pouvoir et que ce dernier mette en place une république islamique.

Fallait-il laisser le FIS gouverner l'Algérie , comme les talibans ont gouverné l'Afghanistan ???

Résultat : une décennie sanglante et 100000 morts !


Fraternellement

Conclusion c'est de l'interrieur que les changement doivent se faire et quand je parle d'intérieur je parle de la consience de chacun.

Quand on nourrit le loup il ne faut pas se pleindre qu'il mange le troupeau.
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptySam 21 Mai 2011, 20:52

ChrisLam a écrit:
mario-franc_lazur a écrit:
ChrisLam a écrit:
On ne voit pas beaucoup de musulmans s'exprimer sur ce sujet.
Pourtant ils sont concernés au premier chef.

Un Islam, Un Coran, Un seul prophète et des milliard de divisions en son sein chaque musulman étant individuellement musulman.
Sauf pour descendre dans les rues pour critiquer les chrétiens et les juifs.


Mon cher Chrislam, nos forumeurs musulmans ne sont pas des "révolutionnaires", et ils craignent que ce printemps arabe ne devienne source de dérives fondamentalistes ; Souviens-toi de l'exemple des élections de décembre 1991, en Algérie, quand le gouvernement annula immédiatement les élections après les résultats du premier tour, anticipant une victoire du Front islamique du salut (FIS), craignant de perdre le pouvoir et que ce dernier mette en place une république islamique.

Fallait-il laisser le FIS gouverner l'Algérie , comme les talibans ont gouverné l'Afghanistan ???

Résultat : une décennie sanglante et 100000 morts !


Fraternellement

Conclusion c'est de l'interrieur que les changement doivent se faire et quand je parle d'intérieur je parle de la consience de chacun.

Quand on nourrit le loup il ne faut pas se pleindre qu'il mange le troupeau.


Certes, mon cher CHRISLAM ..............[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyJeu 26 Mai 2011, 13:37

" Alors que les lenteurs de la transition démocratique inquiètent, les Tunisiens veulent être à la hauteur des espoirs qu’ils ont fait naître.

Plus de quatre mois après la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011, les Tunisiens ne s’étonnent plus de la vague de révoltes en cours dans le monde arabe. Ils s’enorgueillissent d’avoir montré la voie à leurs voisins et, face aux manifestations qui secouent l’Espagne, commencent à se rêver en instigateurs d’un mouvement plus large encore.

« Nous sommes fiers que notre révolution ait ouvert les yeux à beaucoup de citoyens, y compris dans l’Occident », dit Fakri Dennouri, vendeur ambulant à Tunis. L’image d’une société civile « chassant un dictateur après des années d’oppression » a encouragé « les peuples à exercer un regard critique sur ceux qui les gouvernent », explique-t-il.

Une analyse partagée par Dorra Ben Romdhane, étudiante en chimie. « Les peuples pensaient que se révolter ne mènerait à rien. Le 14 janvier, ils ont réalisé qu’ils pouvaient changer les choses », estime-t-elle. Une prise de conscience qui serait « profonde en Espagne, pays proche géographiquement, et riverain comme nous de la Méditerranée ».

« Aspect universel »

Abdelaziz Belkhodja, membre de l’Alliance républicaine, une formation née de la fusion de deux partis créés après le 14 janvier, souligne « l’aspect universel » de la révolution tunisienne. « Elle a lancé un débat de fond sur les valeurs qui sont au cœur de nos sociétés », dit-il.

Pour lui, l’Europe pourrait d’autant plus être touchée par « l’onde de choc révolutionnaire » que « la collusion entre les démocraties occidentales et les régimes autoritaires est apparue au grand jour ».

Convaincus d’avoir initié un mouvement historique, les Tunisiens veulent désormais mener à bien leur transition démocratique. « Nous devons montrer la voie jusqu’au bout », estime Hajer Ajroudi, journaliste. La jeune femme craint que « l’Égypte, qui évolue plus vite que nous, devienne l’exemple ».

L’annonce de la chute du régime de Hosni Moubarak, le 11 février, avait donné lieu à des explosions de joie dans les rues de Tunis. Petit pays de 10 millions d’habitants, sans grande portée géopolitique, la Tunisie avait été « imitée » par le géant égyptien, centre stratégique du Moyen-Orient.

Depuis, les Tunisiens ont réalisé que la transition vers un régime démocratique va prendre du temps. « Le sentiment que le monde nous regarde renforce notre sens de la responsabilité, dit Abdelaziz Belkhodja. Mais nous craignons de ne pas être à la hauteur. » "


CAMILLE LE TALLEC, à Tunis
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyLun 29 Aoû 2011, 18:19

En Tunisie, les désillusions d’une révolution


À deux mois de l’élection d’une Assemblée constituante, le 23 octobre, les Tunisiens s’impatientent, car leur quotidien ne s’améliore pas. Le chômage continue de progresser et la croissance ne devrait pas dépasser 1,5 %

Les familles de victimes attendent plus de justice

Le 15 août dernier, des milliers de personnes ont de nouveau manifesté dans les rues de Tunis, pour réclamer une « nouvelle révolution », « la chute du système », « une justice indépendante », ou encore une Tunisie débarrassée des « voleurs ». Des revendications aussi nombreuses que les inquiétudes, les désillusions et les frustrations qui gagnent la société, plus de sept mois après la chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali.

« Rien n’a changé, déplore Mohamed Aymen, 30 ans, vendeur dans un souk de la médina de Tunis. On n’arrive pas à payer l’électricité, le téléphone et le loyer, avec nos salaires de misère ».

Ces difficultés ne devraient pas s’arranger. En 2011, la croissance de l’économie tunisienne ne devrait pas dépasser 1,5 %, après avoir régressé de 3 % au premier semestre. Résultat : le pays a dépassé le seuil des 700 000 chômeurs, soit 19 % de la population active, contre 14 % fin 2010. Parmi eux, quelque 170 000 diplômés du supérieur.
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Situation difficile

Leïla Akkar en fait partie. « J’ai 29 ans et je n’ai rien fait dans ma vie », dit cette jeune diplômée en génie civil en 2007 qui patiente, les yeux dans le vide, dans un bureau de la municipalité de Tunis. Elle est venue pointer pour continuer à percevoir ses 200 dinars mensuels (environ 100 €), l’allocation aux diplômés chômeurs mise en place par le gouvernement provisoire pour encourager la « recherche active d’emploi ». Mais elle n’a guère d’espoir d’en trouver un rapidement. « Il n’y a que le piston qui fonctionne », affirme-t-elle.

En cette période de Ramadan, qui voit généralement la consommation augmenter de 30 %, les prix grimpent. Le kilo de poivrons, habituellement vendu un dinar (0,5 €), atteint 1,8 dinar (0,90 €). Le prix des figues a presque doublé.

Certains produits, comme l’eau minérale, viennent même à manquer dans les rayons des supermarchés. Une situation inadmissible, pour Asma Ben Fredj, une retraitée. « 5 dinars le litre d’huile d’olive, ici chez nous, dans notre pays. Vous vous rendez compte ! », s’emporte-t-elle.
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Justice
Les Tunisiens réclament aujourd’hui justice. Après le décès de son frère, tué par balle au cours d’une manifestation à Tunis, le 13 janvier, Lamia Farhani a créé l’Association des familles des martyrs et des blessés de la révolution. « L’auteur du coup de feu est un agent de police, clairement identifiable sur une vidéo, raconte la jeune femme. J’ai pourtant dû mobiliser tous mes contacts, organiser des manifestations et rencontrer le premier ministre pour qu’il soit arrêté, le 18 mai ».
Elle se prépare désormais au procès. « Le ministère de l’intérieur et le syndicat des policiers font tout pour que les agents ne soient pas jugés, dit-elle. Ils disent qu’ils n’ont fait qu’exécuter des ordres ».

L’association qu’elle préside tente aussi d’apporter une aide matérielle et psychologique. « Des personnes blessées pendant la révolution ont besoin d’une prise en charge à l’étranger, explique-t-elle, mais les autorités les abandonnent ». Ils ont pour l’instant reçu une « tranche d’indemnisation » de 3 000 dinars (1 500 €).

Les familles des « martyrs » ont quant à elles obtenu 20 000 dinars (10 000 €). Une somme « dérisoire au regard du préjudice subi », que la famille de la jeune femme a refusée, en signe de protestation. Aujourd’hui, Lamia Farhani pose un regard amer sur un geste qu’elle juge sans effet. « Les autorités s’en fichent, que tu prennes l’argent ou pas », dit-elle.

La demande de justice concerne aussi les tenants du système. Les procès par contumace de l’ancien président, réfugié avec son épouse en Arabie saoudite, laissent les Tunisiens sur leur faim. « Ces procédures sont un écran de fumée, dit Salah Belgacem, un libraire 63 ans. Ben Ali ne reviendra jamais et les sentences ne seront jamais appliquées. Il doit bien rire de nous ».
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« Le système reste le même »

Le départ vers la France, début août, de Saïda Agrebi, une personnalité du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), l’ancien parti unique, est apparu comme une preuve supplémentaire du laxisme du gouvernement, accusé de ne pas en faire assez pour obtenir l’extradition de l’ancien couple présidentiel.

« Les puissants sont toujours là, certains proches du régime continuent de mener leurs affaires en toute impunité », déplore Mohamed Aymen. Pour lui, « il n’y a pas de démocratie en Tunisie. On a changé les individus mais le système reste le même ». Un dépit qui explique sans doute la faible mobilisation pour s’inscrire sur les listes électorales, en vue de l’élection de l’Assemblée constituante.

Les bureaux ont eu beau rester ouverts plus longtemps que prévu, seuls 55 % des 7 millions d’électeurs potentiels se sont fait enregistrer. L’instance indépendante pour les élections a finalement annoncé que la carte d’identité suffirait pour voter, se résignant à utiliser les données du ministère de l’intérieur, en charge de l’organisation des élections sous l’ancien régime.

Mohamed Aymen ne pense pas se déplacer, le 23 octobre. « Voter ne changera rien, dit-il. Les partis ne pensent qu’à se faire élire ».



Camille Le Tallec, à Tunis


Dernière édition par mario-franc_lazur le Mer 12 Oct 2011, 14:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 12 Oct 2011, 11:04

l'Orient a apporté la médecine à l'occident
est ce qu'il n'y a pas eu d'échange aujourd'hui ? (ne serai-ce que pour la volonté de pensée libre et la philosophie cartésienne)
c'est peut être ça l'évolution de l'humanité et l’échange prolifique


la science et la philosophie sont indissociables pour l'avancé de l'humanité.

cordialement et paix aux 7 milliard d'humains :)
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 12 Oct 2011, 14:06

Enutrof a écrit:
l'Orient a apporté la médecine à l'occident
est ce qu'il n'y a pas eu d'échange aujourd'hui ? (ne serai-ce que pour la volonté de pensée libre et la philosophie cartésienne)
c'est peut être ça l'évolution de l'humanité et l’échange prolifique


la science et la philosophie sont indissociables pour l'avancé de l'humanité.

cordialement et paix aux 7 milliard d'humains :)



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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMar 25 Oct 2011, 10:11

Selon le journal La Croix :



Les dictatures arabes éliminées en Tunisie, Égypte et Libye, donneront-elles naissance à des sociétés dominées par les mouvements religieux islamiques ? C’est la crainte de l’Occident alors qu’en Tunisie comme en Égypte ces partis, les mieux structurés, pourraient remporter les premières élections. Il est peu probable que la disparition d’une dictature entraîne automatiquement la mise en place d’une démocratie libérale, comme Washington l’espérait pour l’Irak.
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Tunisie : victoire annoncée pour Ennahda


« Il faut avoir confiance dans les Tunisiens ». Yadh Ben Achour, le président de la haute instance de la réforme politique qui a achevé sa mission avant les élections dimanche 23 octobre, veut rassurer face au raz de marée islamiste annoncé dans les urnes. Le parti Ennahda (« renaissance ») était crédité le 24 octobre à lui seul de 40 % des voix et 60 à 65 des 217 sièges de l’assemblée constituante, les résultats officiels devant être connus dans la journée.

Arrivé en tête dans 24 des 27 circonscriptions du pays, le parti islamo-conservateur a d’autant plus la majorité à portée de main que le parti qui s’opposait frontalement à lui, le parti démocrate progressiste (PDP) ne devrait arriver qu’en quatrième position avec quelque 10 % des voix. Le PDP a pris, lundi 24 octobre, acte de sa défaite et annoncé se ranger dans l’opposition. Le projet de coalition des « modernistes » pour marginaliser Ennahda a été ainsi tué dans les urnes. Et Ennahda se trouve quasi maître du jeu pour choisir un président, former un gouvernement et rédiger une constitution.

« Il faut coopérer avec Ennahda, et je vous assure que s’il y a des débordements, les Tunisiens ne se laisseront pas faire », affirme en irréductible optimiste Yadh Ben Achour. À ses yeux, il ne peut y avoir d’hiver islamiste avec une population que l’on dit centriste dans l’âme. Faiza, styliste, qui a voté pour Ennahda ne dit rien d’autre : « Il n’a pas carte blanche. S’il ne tient pas parole, je serai la première à voter contre la prochaine fois », avertit-elle.

Le parti le plus crédible

Mais pour l’heure, elle estime qu’Ennahda est le mieux placé pour « sauver la Tunisie. On veut nous enfermer dans la question du voile, mais ce n’est pas le problème, les vrais problèmes, ce sont le chômage et la liberté ».

Vierge de toute compromission avec l’ancien régime qui a persécuté, pourchassé et emprisonné ses militants, Ennahda est apparu le parti le plus crédible et le plus proche de la population, notamment en œuvrant tel l’État providence auprès de la population défavorisée. « C’est un vote de sanction, un vote contre le passé, analyse le juriste et universitaire Kais Saied. Les Tunisiens ont dû se prononcer par rapport à un débat bipolarisé entre les islamistes et les modernistes ». Or les modernistes étaient éclatés en plusieurs partis et listes indépendantes, quand Ennahda ne faisait qu’un bloc.

Le parti islamiste a lui-même conscience du séisme qu’il vient de provoquer dans le pays. « Il nous faut lancer des messages rassurants », admet Samir Dilou, membre de son bureau politique, surpris par l’ampleur du succès. « Il nous faut former une majorité et rédiger une constitution à l’image du peuple tunisien, ouvert, modéré et tolérant », promet-il.

« Un parti civil moderniste » ?

« Un parti civil moderniste ». C’est ce que plaidait Souad Abderrahim, tête de liste d’Ennahda à Tunis, vendredi 21 octobre lors du dernier grand meeting du parti dans la banlieue de la capitale. « Il est temps de mettre fin à la phobie instrumentalisée par les autres partis », martelait la candidate, tête nue, gage de modernité du parti.

Kais Saied estime cependant que le parti est loin d’avoir clarifié ses positions, ni éclairé sur l’origine de ses financements. « Ses dirigeants se prononcent parfois en leur nom personnel, parfois au nom du parti et ménagent ainsi un électorat ouvert et une frange de la base plus radicale », souligne-t-il. Une manière douce d’évoquer le double langage du parti que dénoncent ses opposants.

Dernier épisode en date : Ennahda s’est bien gardé de condamner la violence après que des Salafistes ont saccagé le 14 octobre dernier le domicile du directeur de la chaîne Nessma TV qui avait diffusé le film Persepolis.
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Agnos




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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMar 25 Oct 2011, 10:35

Le peuple a choisi et s'est massivement prononcé.

D'un point de vue personnel, ce parti ne me fait pas peur, mais plus que le volet "islamique", c'est surtout la cohérence du projet, notamment économique qui a séduit les tunisiens !
De plus comme le dit justement cet article, c'est également une très forte cohérence dans le projet et une implication des membres de ce parti auprès de la population et sa volonté de ne pas en découdre, mais de relever la Tunisie qui ont permit ce résultat.

Ennahda, sais pertinemment que la Tunisie étant entré dans un véritable processus démocratique, celui-ci peut tout autant tout perdre lors de futures élections et c'est la la véritable révolution. De plus ce parti sait également que l'immense majorité de l'économie du pays est tournée vers le tourisme. Une législation basée sur les aspects les plus durs de la charia, ferait d'emblée peur et serait un coup de couteau au tourisme qui emploie des centaines de milliers de tunisiens.

J'ai toute confiance envers les tunisiens pour préserver et surveiller la moindre entorse à leur liberté retrouvée.

Et puis le modèle Turc fonctionne de manière très satisfaisante, je pense qu'Ennahda en est convaincu.

Bravo à tous les tunisiens pour cette mobilisation massive qui vous fait honneur, vous avez choisi votre Tunisie et c'est cela l'essentiel.
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mario-franc_lazur
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMar 25 Oct 2011, 18:27

Agnos a écrit:
Le peuple a choisi et s'est massivement prononcé.

D'un point de vue personnel, ce parti ne me fait pas peur, mais plus que le volet "islamique", c'est surtout la cohérence du projet, notamment économique qui a séduit les tunisiens !
De plus comme le dit justement cet article, c'est également une très forte cohérence dans le projet et une implication des membres de ce parti auprès de la population et sa volonté de ne pas en découdre, mais de relever la Tunisie qui ont permit ce résultat.

Ennahda, sais pertinemment que la Tunisie étant entré dans un véritable processus démocratique, celui-ci peut tout autant tout perdre lors de futures élections et c'est la la véritable révolution. De plus ce parti sait également que l'immense majorité de l'économie du pays est tournée vers le tourisme. Une législation basée sur les aspects les plus durs de la charia, ferait d'emblée peur et serait un coup de couteau au tourisme qui emploie des centaines de milliers de tunisiens.

J'ai toute confiance envers les tunisiens pour préserver et surveiller la moindre entorse à leur liberté retrouvée.

Et puis le modèle Turc fonctionne de manière très satisfaisante, je pense qu'Ennahda en est convaincu.

Bravo à tous les tunisiens pour cette mobilisation massive qui vous fait honneur, vous avez choisi votre Tunisie et c'est cela l'essentiel.

Bonne analyse et [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] mon cher AGNOS
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMar 25 Oct 2011, 18:54

Agnos a écrit:
Le peuple a choisi et s'est massivement prononcé.
.


alors avez vous fini par comprendre que pour nous, démocratie ne signifie pas LAICITE?
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rosarum

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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMar 25 Oct 2011, 23:28

chrisredfeild a écrit:
Agnos a écrit:
Le peuple a choisi et s'est massivement prononcé.
.


alors avez vous fini par comprendre que pour nous, démocratie ne signifie pas LAICITE?

mais cela viendra forcément plus tard. il y aura une nouvelle révolution contre l'islam politique.
il suffit d'attendre l'échec des partis religieux qui sont en train de prendre le pouvoir.
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 26 Oct 2011, 00:23

[quote="rosarum"]
chrisredfeild a écrit:


mais cela viendra forcément plus tard. il y aura une nouvelle révolution contre l'islam politique.
il suffit d'attendre l'échec des partis religieux qui sont en train de prendre le pouvoir.

Et-là je suis d'accord avec toi.Les partis islamistes à long terme,ne pourront qu'échouer,surtout au grand Magreb (Maroc,Tunie,Algérie);ces pays,mêmes s'ils sont profondément islamiques,on sera étonné qu'ils le sont plus que les pays du proche orient,ils sont également profondément occidentaux...trop de proximités avec l’Europe et le grand Maghreb (histoire,religion,culture,guerre,occupation,commerce,émigration)tout les oppose et tout les réuni...Ni en Europe un parti religieux (partie occidentale) ou au Maghreb ne pourra faire long feu au pouvoir s’il ne réadapte son idéologie à cette situation.
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 26 Oct 2011, 08:14

chrisredfeild a écrit:
Agnos a écrit:
Le peuple a choisi et s'est massivement prononcé.
.


alors avez vous fini par comprendre que pour nous, démocratie ne signifie pas LAICITE?

Alors Je vais rebondir là dessus en apportant une petite explication (les musulmans me corrigeront si je dis faux)
Pour un non-musulman du type occidental comme la France par exemple la laïcité permet au moins d'apporter une certaine équité religieuse entre les gens, ou en tous les cas y tendre un maximum.
Rome ne s'est pas fait en un jour comme on dit, je rappelle que les français ont fait la révolution au XVIIIème siècle et qu'il a fallu attendre le XXème siècle pour avoir le droit de vote des femmes (sachant qu'il a été aboli à la révolution française)
l'homosexualité était une maladie. Donc on peu se targuer d'un meilleur système de droit de l'homme et de laïcité aujourd'hui, nous avons une république pour moi dans son modèle très jeune.

Faut pas s'attendre à ce que les Pays du monde arabo-musulmans évoluent dans un sens laïc en quelques mois.
Tous les pays qui ont eu une révolution à commencer par la France, se sont recroquevillés dans du traditionnel. En général on remet en avant ce qui paraissait apporter plus d'équilibre et de stabilité au pays : religion, voir la royauté.

Pour un musulman c'est différent. Les occidentaux ont beaucoup de mal à comprendre leur vision des choses.
Parler laïcité à un musulman du monde arabo-musulman, pour lui, laïcité et athéisme sont liés (ce qui n'est pas faux non plus en soi)
du coup demander à des pays à 90% musulmans de s'engager vers une voie d'athéisme comme ça en claquant des doigts, je sais pas si vous comprenez le choc et le blocage que ça fait.
Je pense que ça va partir plutôt sur un modèle Turc. Qui n'est pas le meilleur du monde, mais c'est de l'Islam qui fonctionne.

Maintenant là où j'ai toujours eu du mal à comprendre les musulmans dans des pays laïc (enfin si je vois y'a qu'à regarder la décadence que ça donne aujourd'hui dans notre société), c'est qu'ils ont également le même regard en étant même dans un pays laïc pour certains depuis plusieurs générations.
Et là c'est l'inverse, faudra qu'ils comprennent un jour qu'un pays comme la France si on regarde bien ça fait 200 ans de révolution et que le développement de l'Islam qui plus est politisé, est pour un pays comme la France un retour en arrière.

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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 26 Oct 2011, 09:26

chrisredfeild a écrit:
Agnos a écrit:
Le peuple a choisi et s'est massivement prononcé.
.


alors avez vous fini par comprendre que pour nous, démocratie ne signifie pas LAICITE?

Qui a dit le contraire ????

En revanche Ennahda a déclaré officiellement qu'il va faire alliance avec des partis Laïcs pour gouverner, ce qui est une bonne chose.
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 26 Oct 2011, 09:29

Enutrof a écrit:
chrisredfeild a écrit:



alors avez vous fini par comprendre que pour nous, démocratie ne signifie pas LAICITE?

Alors Je vais rebondir là dessus en apportant une petite explication (les musulmans me corrigeront si je dis faux)
Pour un non-musulman du type occidental comme la France par exemple la laïcité permet au moins d'apporter une certaine équité religieuse entre les gens, ou en tous les cas y tendre un maximum.
Rome ne s'est pas fait en un jour comme on dit, je rappelle que les français ont fait la révolution au XVIIIème siècle et qu'il a fallu attendre le XXème siècle pour avoir le droit de vote des femmes (sachant qu'il a été aboli à la révolution française)
l'homosexualité était une maladie. Donc on peu se targuer d'un meilleur système de droit de l'homme et de laïcité aujourd'hui, nous avons une république pour moi dans son modèle très jeune.

Faut pas s'attendre à ce que les Pays du monde arabo-musulmans évoluent dans un sens laïc en quelques mois.
Tous les pays qui ont eu une révolution à commencer par la France, se sont recroquevillés dans du traditionnel. En général on remet en avant ce qui paraissait apporter plus d'équilibre et de stabilité au pays : religion, voir la royauté.

Pour un musulman c'est différent. Les occidentaux ont beaucoup de mal à comprendre leur vision des choses.
Parler laïcité à un musulman du monde arabo-musulman, pour lui, laïcité et athéisme sont liés (ce qui n'est pas faux non plus en soi)
du coup demander à des pays à 90% musulmans de s'engager vers une voie d'athéisme comme ça en claquant des doigts, je sais pas si vous comprenez le choc et le blocage que ça fait.
Je pense que ça va partir plutôt sur un modèle Turc. Qui n'est pas le meilleur du monde, mais c'est de l'Islam qui fonctionne.

Maintenant là où j'ai toujours eu du mal à comprendre les musulmans dans des pays laïc (enfin si je vois y'a qu'à regarder la décadence que ça donne aujourd'hui dans notre société), c'est qu'ils ont également le même regard en étant même dans un pays laïc pour certains depuis plusieurs générations.
Et là c'est l'inverse, faudra qu'ils comprennent un jour qu'un pays comme la France si on regarde bien ça fait 200 ans de révolution et que le développement de l'Islam qui plus est politisé, est pour un pays comme la France un retour en arrière.


Mon cher,la méconnaissance de l'islam est une une grande déficience des sciences sociales .Lorsque l'islam s'est répondu il n'a jamais obligé personne à suivre ses préceptes ni appliquer sa charia .Toutefois une obligation des musulmans gouverneurs d'une part et une autre des gouvernés d'autre part s'imposait .
Pour ne pas faire le services militaire l’assurance de la police et la protection de la croyance on devait payer un tribut qui s'appelait "jizya " qui fut remplacé par des impôts civils .

L'islam est le mieux à reconnaitre chaque communauté et le mieux à assurer sa survie .
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 26 Oct 2011, 16:05

ASHTAR a écrit:

L'islam est le mieux à reconnaitre chaque communauté et le mieux à assurer sa survie .

tu me permettras d'en douter à la lecture du Coran.
quelle place pour les athées, les polytheistes, les baha'is, les scientologues ......?????
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 26 Oct 2011, 17:09

ASHTAR a écrit:

L'islam est le mieux à reconnaitre chaque communauté et le mieux à assurer sa survie .

Je vais rebondir de nouveau sur ces paroles mon cher Ashtar.
déja ce n'est pas vraiment ce que l'on constate dans le monde arabo-musulman dans sa généralité (je n'ai pas dit partout attention^^)

A savoir que beaucoup de minorités religieuses en paix le sont que parce l'Etat est relativement autoritaire il faut reconnaitre.
Elles le sont également parce qu'elles acceptent par exemple d'être plus ou moins discrètes. Et quand il y a trop de conversion hop l'Etat ferme les bâtisses ou prend des mesures pour protéger l'Islam (c'est le cas des églises en Algérie par exemple)
Le Maroc on en a déja parlé.
le système islamique fait qu'il y aura toujours une crainte de retomber dans l'intolérance si les autorités religieuses veulent le devenir (c'est la cas des Coptes actuellement qui vivent disons tranquille et bim du jour au lendemain c'est plus le cas),
et je parle même pas des non-musulmans en Turquie qui n'ont pas le droit aux post de hautes fonctions (c'est pourtant le plus démocratique des pays musulmans) et encore moins du Pakistan qui finalement depuis la loi sur le blasphème a oublié pourquoi son drapeau a sa couleur blanche.
ect ect

Le monde musulman question tolérance a encore du chemin à faire. C'est vrai ou pas ?

Ce qui me fait arriver à la France.

La charia se banalise de décennies en décennies :
Par exemple, ne pas proposer de porc, dans les cantines, dans l'armée, dans l’administration ect, c'est quoi au final ? C'est de la charia
je connais pleins de couples mixtes. Y'aura jamais de saucisson dans le réfrigérateur. Les musulmans réussissent petit à petit à imposer l'idée que le porc on peut s'en passer et que de toute façon c'est plus une contrainte qu'autre chose.

Autre exemple, un non musulman n' a pas le droit d'être avec une musulmane, et les musulmans le disent ouvertement sans que ça pose problème à qui que ce soit en France. Les non musulmans trouvent ça eux-mêmes normal aujourd'hui. C'est de la spiritualité islamique...
Mais c'est quoi sur le fond. C'est de la Charia, c'est de l'Islam politique dont la définition dans mon dictionnaire correspond parfaitement au mot "ségrégation" du non musulman. Et je parle en France avec 10/15% de musulmans. J'imagine pas comment ça sera quand il y en aura 50%.
En gros ça sera pour un non musulman entouré de musulmans : "t'as pas le droit de te marier" et "si tu veux fonder une famille t'es forcé d'adhérer à l'Islam". Rien que ça c'est exactement le même modèle et façon de procéder que partout dans le monde islamique.
Il y a un paquets de versets et de hadiths qui autorisent ce genre de pratiques ségrégationnistes légalisées par les musulmans.

Les musulmans devront comprendre tôt ou tard qu'on ne peut pas tracter l'humanité vers l'avenir en étant résolument tourné vers le passé. Il faut qu'ils s'engagent vers une autre voie que le politico-religieux. Je l'ai toujours dit et ne cessera jamais de le répéter :)

Alors je veux bien défendre ce qui est défendable, mais pour le reste je suis très inquiet et je suis résolument contre.
La France a souffert durant des siècles d’obscurantisme, de guerres. Tout ce travail pour voir quelqu'un vivre dans la ségrégation parce qu'il est non musulman. Moi je suis 200% contre. Mad C'est un retour en arrière absolument terrible dans le pays des droits de l'homme.




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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 26 Oct 2011, 18:12

Enutrof a écrit:
Et je parle en France avec 10/15% de musulmans.


Il y en a bien moins cher enutroff !

C'est plutôt aux alentours de 3% Wink

Le spectre de l'Islamisation est vraiment très exagéré !

On estime le nombre de personnes issues du maghreb ou de pays musulmans à 5 à 6 millions en France, mais la plupart des études s'accordent à dire que seul environ 33% se déclarent croyantes et pratiquantes.

La Charia en France n'est pas pour demain, et mon petit doigt me dit que cela n'arrivera jamais...

La plupart des musulmans en France respectent complètement le principe de laïcité et sont très heureux comme cela !
On donne médiatiquement une part bien trop importantes aux revendications religieuses qui ne sont l'apanage que d'une minorité.
2/3 des musulmans de France n'en n'ont absolument rien à faire de mosquées, ni d'horaires réservés etc...Et si beaucoup suivent le ramadan c'est surtout par tradition.

En période de crise, il est très fréquent que les gens aient une vision anxiogène de détails qui seraient passés inaperçus et qui sont exacerbés par les extrêmes (et malheureusement notre gouvernement actuel). Cette angoisse et ces peurs ne font qu'exacerber les sentiments communautaires et pousser des gens qui n'y pensaient pas vraiment à rentrer dans ce jeu Wink

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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 26 Oct 2011, 18:30

mario-franc_lazur a écrit:
QUE CE PRINTEMPS NE SE TRANSFORME SUTOUT PAS EN UN HIVER , AVEC L'AIDE DE DIEU!

cher mario , je reste positive face a cela
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyMer 26 Oct 2011, 18:42

Agnos a écrit:
Enutrof a écrit:
Et je parle en France avec 10/15% de musulmans.


Il y en a bien moins cher enutroff !

C'est plutôt aux alentours de 3% Wink

Le spectre de l'Islamisation est vraiment très exagéré !

On estime le nombre de personnes issues du maghreb ou de pays musulmans à 5 à 6 millions en France, mais la plupart des études s'accordent à dire que seul environ 33% se déclarent croyantes et pratiquantes.

La Charia en France n'est pas pour demain, et mon petit doigt me dit que cela n'arrivera jamais...

La plupart des musulmans en France respectent complètement le principe de laïcité et sont très heureux comme cela !
On donne médiatiquement une part bien trop importantes aux revendications religieuses qui ne sont l'apanage que d'une minorité.
2/3 des musulmans de France n'en n'ont absolument rien à faire de mosquées, ni d'horaires réservés etc...Et si beaucoup suivent le ramadan c'est surtout par tradition.

En période de crise, il est très fréquent que les gens aient une vision anxiogène de détails qui seraient passés inaperçus et qui sont exacerbés par les extrêmes (et malheureusement notre gouvernement actuel). Cette angoisse et ces peurs ne font qu'exacerber les sentiments communautaires et pousser des gens qui n'y pensaient pas vraiment à rentrer dans ce jeu Wink


c'est fort possible, mais ce n'est pas mon vécu donc je n'ai pas la science infuse j'espère que tu as raison cher Agnos.

Je vois par exemple certains modérés, tu crois qu'ils le sont par conviction laïc ou parce que l'Etat impose cette laïcité ?
Si demain le gouvernement disait "hop on est musulman la France est musulmane"
imaginons mon cher ami.
Est ce que tu pense vraiment qu'il y a tous les modérés qui vont descendre dans la rue manifester leur mécontentement ?
j'en suis pas si sur que ça. (T'as pas vu un musulman dans la liesse et la joie à la coupe du monde 1998 en plein Champs Elysées avec un drapeau tricolore et un croissant de lune au milieu)
Je l'ai déja dit la société évolue, l'évolution ne garanti pas qu'elle soit positive ou négative.
il faut faire attention aux chiffres, ça fait une dizaine d'années que les musulmans sont 5 millions en France lol
moi je dis le double :)

il n'y a pas de spectre. la vision de tout le monde est intéressante. tant qu'elle est argumentée, elle est productive, la preuve puisque si nous étions toujours d'accord sur tout, il n'y aurait jamais de débat =)

J'ai une vision des choses un peu décalée et les gens un peu décalés n'ont pas nécessairement tord :)
Au bénéfice du doute. Ce qui est certain c'est que c'est pas pour demain effectivement =)
Bonne soirée
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Agnos




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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyJeu 27 Oct 2011, 13:23

Enutrof a écrit:

il faut faire attention aux chiffres, ça fait une dizaine d'années que les musulmans sont 5 millions en France lol
moi je dis le double :)

Il n'y a pas de chiffres officiels, et il faut faire la distinction entre musulmans et personnes issues de pays ou l'Islam est majoritaire.

Les chiffres que j'avance sont ceux de notre ministère de l'intérieur actuel, dont on ne peut pas vraiment targuer d'être trop tolérants sur le sujet Wink

5 à 6 millions de ressortissants issus de pays du maghreb ou de pays "musulmans" et seulement 1/3 soit 1.5 à 2 millions qui se déclarent ouvertement pratiquants et "musulmans", les autres suivant plutôt une tradition culturelle qu'une véritable dévotion, voir une pratique...
Il y a très peu de musulmans en France qui pratiquent la prière 5 fois par jour, il n'y a pas tant que ça de femmes voilées, encore moins qui portent le niqab...
Je travaille dans une grande entreprise privée et clairement les 2/3 de mes collègues maghrébins ne sont pas pratiquants, il respectent le mois de ramadan pour la plupart mais c'est bien la seule chose qu'ils respectent dans la pratique et plus dixit leurs mots pour suivre une tradition culturelle...100% de mes collègues musulmanes ne portent pas le voile ni au bureau ni chez elle, en somme, des musulmans non pratiquants qui ne revendiquent rien de spécial et qui d'ailleurs ne souhaitent même pas qu'on leur colle l'étiquette de musulmans.
Tout comme il y a énormément de chrétiens qui se disent chrétiens mais ne pratiquent pas, ne vont pas a l'Eglise mais s'y marient par tradition pour faire plaisir à la famille ou parce que c'est "plus joli"...
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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyJeu 27 Oct 2011, 17:36

Agnos a écrit:
Enutrof a écrit:

il faut faire attention aux chiffres, ça fait une dizaine d'années que les musulmans sont 5 millions en France lol
moi je dis le double :)

Il n'y a pas de chiffres officiels, et il faut faire la distinction entre musulmans et personnes issues de pays ou l'Islam est majoritaire.

Les chiffres que j'avance sont ceux de notre ministère de l'intérieur actuel, dont on ne peut pas vraiment targuer d'être trop tolérants sur le sujet Wink

5 à 6 millions de ressortissants issus de pays du maghreb ou de pays "musulmans" et seulement 1/3 soit 1.5 à 2 millions qui se déclarent ouvertement pratiquants et "musulmans", les autres suivant plutôt une tradition culturelle qu'une véritable dévotion, voir une pratique...
Il y a très peu de musulmans en France qui pratiquent la prière 5 fois par jour, il n'y a pas tant que ça de femmes voilées, encore moins qui portent le niqab...
Je travaille dans une grande entreprise privée et clairement les 2/3 de mes collègues maghrébins ne sont pas pratiquants, il respectent le mois de ramadan pour la plupart mais c'est bien la seule chose qu'ils respectent dans la pratique et plus dixit leurs mots pour suivre une tradition culturelle...100% de mes collègues musulmanes ne portent pas le voile ni au bureau ni chez elle, en somme, des musulmans non pratiquants qui ne revendiquent rien de spécial et qui d'ailleurs ne souhaitent même pas qu'on leur colle l'étiquette de musulmans.
Tout comme il y a énormément de chrétiens qui se disent chrétiens mais ne pratiquent pas, ne vont pas a l'Eglise mais s'y marient par tradition pour faire plaisir à la famille ou parce que c'est "plus joli"...

attention là on part sur ce que je n'ai pas voulu dire mon cher Agnos
Il y a dans l'Islam (donc pas celui de tes collègues apparemment) de l'obscurantisme politico-religieux
on le sait tous, musulmans, comme non musulmans
l'Islam est une "jeune religion" qui se cherche encore. Mais le problème c'est que derrière l'Islam spirituel, y'a des gens qui vivent dans l'obscurantisme, et ces gens là sont pas de passage en occident genre on est en vacance on fait que passer tac on rentre au bled. non ils s'implantent petit à petit. Et ça y'a pas beaucoup de gens qui le voient, où ils feintent de ne pas le voir (c'est gens là je les renvois à ma citation ci-dessous)

ce genre de personnes existent partout ne nous le cachons pas.
donc il y a un souci avec une partie de l'Oumma)
et c'est ça le fond de mes post précédents. qu'il y ait 5 million ou 10 million de musulmans sur le fond je m'en fiche un peu mon ami :)
mais laisser pénétrer un certain obscurantisme pour la démocratie que les occidentaux, et notamment les français ont mis plusieurs siècles à imposer chez eux. là ça me pose souci.
le monde oriental et occidental se sont tractés chacun leur tour pour évoluer jusqu'à nos jours.
Qui doit aider à faire évoluer l'autre au 21ème siècle ?
je viens de poser la question sur un autre post, peut être que toi tu y répondras :
Combien de musulmans dits "modérés" ne seraient pas pris pour hérétiques par le Prophète qu'ils adorent, s'ils avaient la possibilité d'aller lui faire un petit coucou par un voyage dans le temps ?
ou si leur Prophète vivait de nos jours combien auraient du souci à se faire avec cette personne qu'ils aiment autant ?
peu importe la façon de poser la question ^^'.
Ils (modérés) ont une vision et une adoration du Prophète de l'Islam, comment cette personne elle (le Prophète), les aimerait-il vu leur (les modérés) vision et leur application de l'Islam ?

Pose leur la question ça mange pas de pain :)
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ASHTAR

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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyJeu 27 Oct 2011, 18:49

Pourquoi avoir peur ?
Si la France devient musulmane il n'y aura ps plus de propblème car si elle est musulman elle n'est plus laique ! et la Charia est la loi divine qui est accepté par les musulmans !

Vous aurez peur si c'est un pays laïc avec la moitié musulmane oui car les musulman chercherons à appliquer la Charia et les laic leur loi démocratiques !

Je préfère cette chrétienne qui parle mieux :
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oumaazedine

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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyJeu 27 Oct 2011, 20:10

voila ce que pensent certains "du printemps arabe"et je les appuie fortement
LE « PRINTEMPS ARABE » – L’AGRESSION CONTRE LA SYRIE

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26.10.2011

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LE « PRINTEMPS ARABE », UN SOULÈVEMENT APOLITIQUE ?

Le « Printemps arabe » est-il un mouvement de libération néo-coloniale spontané, anarchique et apolitique, issu de la rue et visant à hisser cette civilisation séculaire au diapason de la modernité contemporaine (« démocratie » bourgeoise, laïcité hypocrite, « liberté » d’expression factice, désintégration familiale, narcissisme social, criminalité effrénée, décadence morale, chômage chronique, pauvreté endémique, guerre de rapine et génocide, etc.) ? Ou plutôt, n’est-ce qu’une vaste conspiration pilotée depuis Washington et exécutée dans chacune des capitales arabes concernées selon une projection machiavélique concoctée par les maîtres du monde ?

Tariq Ramadan, analyste politique reconnu, tout en se défendant d’être suspicieux, suggère que Washington sait tout et manipule tout en coulisse. L’auteur pense même, à l’instar du général américain David Petraeus, que les jeunes « Twitters » du Caire et de Tunis – qui auraient provoqué la débâcle arabe (!) – ont été formés en Serbie et exfiltrés vers les pays arabes, notamment par la firme américaine Google, pour y soulever les populations en vue d’un réalignement des politiques états-uniennes dans cette région du monde convoitée par l’impérialisme chinois (1).

Monsieur Ramadan a aussi découvert dans la foulée de la rédaction de son opuscule sur « L’Islam et les soulèvements arabes » (à paraître) que, pour comprendre un phénomène politique de cette envergure, il faut également considérer les facteurs économiques et historiques dans lesquels s’inscrivent ces événements. Conclusion juste et pertinente, dirons-nous. L’économie est l’assise du politique et le politique soutient le développement des rapports de production sociaux. Nous le savions depuis Marx, il est toujours rassurant de l’entendre confirmer (2).

Selon le docteur Ramadan, la force et la faiblesse du « Printemps arabe » résideraient dans son « apolitisme ». Aucune idéologie n’orienterait ses protagonistes qui seraient ainsi « libres » de leurs mouvements – toutefois dirigés en sous main par David Petraeus, de son propre aveu – ! Tout cela est fallacieux comme nous allons le démontrer.

L’idéologie qui oriente et dirige les divers mouvements du « Printemps arabe » (car chaque soulèvement national a sa propre historicité), c’est l’idéologie petite-bourgeoise (classe moyenne) réformiste – opportuniste – qui souhaite conserver le capitalisme mais sans les tares du capitalisme, une sorte de capitalisme humanitaire et débonnaire, à l’image des slogans que l’on retrouve ces temps-ci sur les affiches des « indignés » de Wall Street soutenus par Jim Flaherty (ministre conservateur des finances du Canada) et par le multimilliardaire George Soros (3). Un capitalisme réformé sans néo-colonies exploitées, sans dictateurs imposés, sans inégalités sociales, sans injustices, sans guerres de rapines, sans supers riches, sans ultras pauvres, sans chômage, sans spéculations boursières, sans crise économique et sans guerres de repartage des régions d’exploitation. Un capitalisme où la grande bourgeoisie milliardaire (1 % de la population, selon les indignés), ainsi que les petits-bourgeois – courroies de transmission du système social – conserveraient la propriété des moyens de production et leurs biens – mal acquis.

Cette « nouvelle » idéologie apolitique, altermondialiste, post-néolibéraliste, écologiste, verte, social-démocrate en fait, est aussi vieille que le monde ouvrier lui-même. Proudhon, Saint-Simon et Kautsky professaient cette religion préscientifique bien avant les internautes, les Twitters des réseaux sociaux – formés à Belgrade – ou encore les conférenciers indignés formés à Paris.

LE CAS SYRIEN – LES CHRÉTIENS SYRIENS SACRIFIÉS

Afin de mieux comprendre le « Printemps arabe » et de mieux connaître les orientations idéologiques et politiques promues par ses protagonistes « apolitiques », nous allons examiner le soulèvement syrien.

Les impérialistes français ciblent la communauté chrétienne d’Orient en ce moment, pourquoi ? Comparons la position politique impérialiste envers la communauté religieuse juive et envers la communauté chrétienne au Proche-Orient. Chaque fois que l’on fait allusion à la désintégration de l’État sioniste israélien, les diacres et les sous-diacres des lobbys israéliens implantés en sol occidental crient au génocide contre les millions de descendants d’Abraham, qui seraient retournés candidement, leur Exode millénaire terminé, sur la « terre de leurs ancêtres, laquelle leur aurait été donnée » par leur dieu Yahvé – en contradiction avec Jésus-Christ, Allah et tous les autres dieux imaginés par l’homme… Vous avez donc le choix, vous êtes pour ou contre Yahvé, selon eux.

Évidemment, le fait que ces centaines de milliers de descendants de la « race religieuse juive » soient pour la plupart athées ou agnostiques et aucunement de descendance araméenne, phénicienne, cananéenne, ou de l’un quelconque des peuples du Proche-Orient pré chrétien, ne fait pas sourciller le moins du monde les monastiques du retour « d’exode » des douze tribus d’Israël pourtant jamais déportées, selon l’historien Shlomo Sand (4).

Récemment, le petit empereur des Français réglait prestement le sort de quelques millions de chrétiens d’Orient, d’authentiques autochtones convertis depuis plusieurs siècles à la religion du Christ (un ex-juif en cavale). Voici le morceau d’ignominie proféré par Sarkozy, tel que nous le rapporte un observateur de la scène politique :

« Reçu à l’Élysée le 5 septembre 2011, S. B. Bechara Boutros Rai, Patriarche Maronite d’Antioche et de Tout l’Orient (c’est-à-dire chef de la principale Église de rite oriental rattachée à Rome) s’est entendu dire que la France et ses alliés interviendraient prochainement militairement en Syrie pour y porter au pouvoir les Frères musulmans. Les chrétiens d’Orient, qui n’auraient alors plus leur place au Levant, devraient se préparer à l’exode et pourraient trouver refuge en Europe. » (5)

C’est aussi machiavélique que cela. Des syriens nés de mères et de pères syriens sur ce sol qui leur appartient depuis des générations et des millénaires, devraient simplement se préparer à l’exode – c’est-à-dire au même sort que les réfugiés palestiniens – et abandonner leur terre généreuse et leurs frères arabes, et s’expatrier hors de leur continent pour la raison que les agressives puissances occidentales en déclin veulent renverser le gouvernement de Bachar el-Assad qui refuse de se plier à leurs ordonnances et poursuit sa politique indépendante d’alliance avec l’Iran et de rapprochement avec le groupe de Shanghai (impérialisme chinois).

Ceux-là (maronites, melkites, orthodoxes, arméniens, etc.) peuvent bien être déracinés pour toujours de leur terre millénaire mais pas les ashkénazes occidentaux importés récemment (moins de soixante ans) d’Europe, ni les pseudos religieux juifs – athées –, transplantés de Russie et des États-Unis, car, nous dit-on, on ne déracine pas un « peuple » de sa terre, encore faudrait-il que ce soit « sa » terre (6) !

LE DÉROULEMENT DU « SOULÈVEMENT » SYRIEN

Malheureusement, le petit Gengis Khan de notre temps a pris les devants inconsidérément et l’agression impérialiste occidentale (États-Unis, France, Royaume-Uni et Israël) contre la petite Syrie « démunie » (croient-ils) a dû être retardée car l’écrasement de la petite Libye esseulée ne s’est pas déroulé comme prévu par les services secrets français et américains. On peut penser, d’une certaine façon, que le peuple libyen par sa résistance a protégé, pour un temps du moins, le peuple syrien de la mainmise occidentale. Maintenant que la Libye semble rapatriée dans le giron des puissances impérialistes atlantiques (OTAN) et sortie de la besace impérialiste chinoise… – « La guerre (libyenne) a désespéré nos partenaires. Les Chinois ont ici 20 milliards de dollars de contrats, les Turcs 12 milliards. Viennent ensuite les Italiens, les Russes, puis les Français. Ce n’était pas leur intérêt de laisser faire cette agression, encore moins d’y participer. Probablement certains ont–ils reçu des compensations en dessous de table (…) » – Depuis l’exécution extra judiciaire du chef d’État Mouammar Kadhafi, l’OTAN peut maintenant porter toute son agression sur sa proie syrienne, un autre pays qu’elle veut ravir à l’alliance de Shanghai concurrente (7).

Cependant l’agression occidentale contre la Syrie marque le pas et ne parvient pas à atteindre ses objectifs stratégiques, ni même à provoquer la guerre civile généralisée promise par les potentats occidentaux. Cela est dû en partie aux minorités religieuses arabes syriennes qui n’ont pas suivi le mot d’ordre des mercenaires et des agents des services secrets étrangers (notamment du Mossad) infiltrés à partir de la frontière du Golan Syrien – occupé – tout proche (8).

Même que ces minorités religieuses, qui se considèrent comme des syriens de langue et de culture arabe et de confession chrétienne (sentiment d’appartenance nationale forgé par les rapports de production capitalistes bourgeois), s’érigent en rempart face au néo-colonialisme occidental. Les syriens arabes chrétiens ont bien compris que les puissances impérialistes en déclin les sacrifieront sans pitié sur l’hôtel de leur cupidité et de leur guerre inter impérialiste (OTAN contre Alliance de Shanghai).

Mère Agnès Mariam de la Croix ne disait pas autrement devant Thierry Meyssan :

« La survie des chrétiens en Orient ne pourra plus être débitrice d’un quelconque protectorat ou Sublime Porte ; notre avenir dépend du mariage convaincu des chrétiens avec leurs frères qui cohabitent avec eux en Orient, en qui ils reconnaissent des frères de sang par delà les divergences confessionnelles qui sont moins grandes qu’elles ne paraissent. » (9).

LES OBJECTIFS DE L’AGRESSION IMPÉRIALISTE EN SYRIE

En Syrie l’objectif des puissances impérialistes en déclin (OTAN) n’est pas de mettre la main ni de contrôler une production quelconque de pétrole ou de gaz naturel (comme en Libye). La Syrie, territoire découpé dans l’empire Ottoman déclinant (1916, accords secrets Sykes-Picot), par les deux plus grandes puissances impérialistes de l’époque – France et Grande-Bretagne – est située sur un vaste plateau calcaire et métamorphique (Hamada) peu propice aux hydrocarbures (10).

En Syrie, l’objectif de l’agression impérialiste occidentale – stoppée momentanément au Conseil de sécurité par le veto russe et chinois – est de briser le maillon faible de l’Alliance de Shanghai dans cette région ; d’affaiblir les forces de la résistance au Liban en leur coupant leur base arrière et leur voie de ravitaillement (en prévision d’une prochaine agression contre le Liban) ; de chasser les organisations de la résistance palestinienne qui trouvent refuge à Damas ; d’affaiblir l’Iran, allié de la Syrie et de la Chine ; de faire pression sur la Turquie (via la communauté Kurde syrienne) pour qu’elle cesse le déploiement de sa politique étrangère indépendante en direction de l’Orient ainsi que son rapprochement avec la Chine. Voilà les raisons pour lesquelles les chrétiens d’Orient devraient périr sur le mausolée de la cupidité de leurs ex-suzerains.

Afin de parvenir à ces objectifs et renverser le gouvernement Baas légalement au pouvoir en Syrie, les puissances occidentales, trop faibles pour mener seules l’offensive, comme elles l’ont démontré en Libye, ont imaginé soutenir les Frères musulmans – des intégristes islamistes réactionnaires que le maelström médiatique occidental a tant décriés un certain temps – et qui deviennent soudainement la solution de rechange « démocratique » au gouvernement laïque légalement élu en Syrie.

Quelle hypocrisie que de se camoufler derrière l’obscurantisme religieux pour proclamer et imposer les valeurs impérialistes occidentales à des peuples qui n’en veulent pas. Comme le clame un syrien de la rue, « Qui a décidé que les valeurs décadentes de l’Occident et sa farce « démocratique » étaient des valeurs et des dogmes universels, valables pour toute l’humanité ? ». Les colonialistes des siècles passés ne disaient pas différemment pour justifier le massacre des noirs africains, des indiens d’Amérique, celui des chinois pendant la guerre de l’Opium.

« Malheureusement l’Occident a balayé le concept d’appartenance à la terre, à la famille, à l’ethnie, et somme toute celui d’identité ontologique. Son modèle est basé, non pas sur la reconnaissance de l’individu, mais sur des intérêts périphériques (…) des multinationales… ». Mère Agnès Mariam de la Croix (11).

Voilà les propos d’une soeur qui vit dans une société où le tsunami de l’industrialisation capitaliste n’a pas encore tout ravagé. Malheureusement, cela viendra et les rapports de production industriels capitalistes saccageront tous ces concepts et toutes ces valeurs d’altérité qui lui tiennent tant à cœur.

Ainsi va la vie du développement impérialiste qui balaie toute autre modèle de développement économique et social sur son passage, ne tolérant aucun concurrent. Les enragés de Tunis, du Caire, de Tripoli, d’Alger, de Damas et de Sanaa devront confronter ce système d’exploitation le jour où ils souhaiteront le renverser afin d’éradiquer totalement ses méfaits et ses calamités.

L’impérialisme, qu’il soit de source américaine ou d’origine chinoise, c’est l’anarchie de la production développée non pas pour le bien-être des peuples et des travailleurs mais essentiellement pour l’accumulation des profits dans les mains d’immenses oligopoles multi milliardaires; et la Syrie devra y passer, elle aussi, mais la Syrie choisira elle-même la voie de son intégration au camp impérialiste. Il semble que la bourgeoisie syrienne ait choisi l’Alliance de Shanghai en ascension plutôt que l’OTAN déclinant et elle paie présentement le prix de ses choix. C’est son droit.

Le droit et le devoir des travailleurs syriens consistent à renverser ce régime et cette oligarchie Baasiste, non pas pour les remplacer par les Frères musulmans obscurantistes à la solde de l’Occident, mais pour s’emparer de tout le pouvoir d’État à leurs propres fins (c’est la conscience politique de classe pour soi, écrivait Marx).

____________________________________

(1) Nick Fielding et Ian Cobain, 18.03,2011. Déclaration de David Petraeus. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
(2) Tariq Ramadan 7.09.2011 Montréal. Conférence de la CAM. Sur Youtube.
(3) Les « indignés » [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
(4) Shlomo Sand. Sur Dailymotion. http.com/video/x7okoe_peuple-juif-invent-shlomo-sand_news
(5) Thierry Meyssan. 7.10.2011. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
(6) [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
(7) [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
(8) [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
(9) [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
(10) [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
(11) [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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MessageSujet: Re: Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien   Le Printemps Arabe et l'exemple tunisien EmptyJeu 27 Oct 2011, 20:44

ASHTAR a écrit:
Pourquoi avoir peur ?
Si la France devient musulmane il n'y aura ps plus de propblème car si elle est musulman elle n'est plus laique ! et la Charia est la loi divine qui est accepté par les musulmans !

Vous aurez peur si c'est un pays laïc avec la moitié musulmane oui car les musulman chercherons à appliquer la Charia et les laic leur loi démocratiques !

le problème sera le même si la moitié des citoyens des pays arabes deviennent laics.

ce que tu mets en évidence, c'est qu'il est impossible de cohabiter tranquillement entre musulmans et non musulmans.

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