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 Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?

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MessageSujet: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptyMar 10 Mai 2011, 15:41

Le verset 2/256 abrogé ?

Par Moussa Youssouf

À propos de la tolérance religieuse et de l'Islam, il est souvent clamé par les ennemis de cette religion notamment parmi les Orientalistes ou les missionnaires chrétiens qu'il existe dans le Coran, des versets tolérants et des versets guerriers et que les seconds ont abrogé les premiers, annulant toute forme de tolérance vis-à-vis des non-musulmans. Le célèbre verset 2:256 qui stipule, "Pas de contrainte en religion" est particulièrement cité comme ayant été abrogé  par le "verset de l'épée", c'est-à-dire le verset coranique 9:5. Cette assertion est-elle correcte ? La réponse est négative.

Sheikh Abû Ammaar Yasir Qadhi aborde la question relative à l'abrogation alléguée du verset 9:5, et après avoir cité les différentes affirmations, il conclut :

Il peut être observé à la lumière des exemples et catégories cité précédemment, qu'en réalité, la plupart de ces versets ne peuvent pas être considérés comme ayant été abrogés, pas le moins du monde. (…) Presque tous ces versets mansûkhs [c.à.d, abrogés ou bien dont la portée a été modifiée] peuvent s'appliquer quand les musulmans se retrouvent dans une situation similaire à la situation dans laquelle le verset fut révélé. Ainsi, le verset de l'épée en réalité n'abroge pas un nombre important de versets. En fait, az-Zarqani conclu qu'il n'en abroge aucun ! (fn. Az-Zarqani, v.2, pps.275-282) [1]

Sheikh Jamal Al-Dîn Zarabozo traite également cette question dans ses écrits sur le verset « Pas de contrainte en religion » ». Il mentionne l'avis que ce verset a été abrogé puis dit:

Al-Dausiri rejette ce rapport en raison de ce qui suit : Un verset ne peut pas abroger un autre verset à moins qu'il ne supprime complètement la règle du verset antérieur et qu'il n'y ait aucune manière de réconcilier les significations contradictoires des versets. [2]

Prenant en considération l'avis de ceux qui affirment que le verset 9:5 a abrogé le verset 2:256,  Muhammad Salim al-Awwa énonce dans son étude sur l'apostasie et le châtiment de l'apostat :

Le principe général c'est qu'il n'y a pas de contrainte en matière de religion. Allâh dit :

Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle [at-Tagut] tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. (Coran 2 :256)

Spécifier un châtiment pour apostasie, sur la base de ce qui précède contredit la parole d'Allâh le Tout-puissant dans les versets suivants, [Qu'il n'y a pas de contrainte en religion] (Al-Baqqara 2:256). Ibn Hazm (Puisse Allah avoir pitié de lui) a réalisé cette contradiction, et pour la résoudre, il a dit que ce dernier verset a été abrogé et, que par conséquent, sa règle n'est plus en vigueur, ce qui signifie, selon lui, qu'il peut y avoir de la contrainte en matière de en religion.

Mais dire que ce verset est abrogé est inacceptable. L'abrogation de versets ne peut pas être prouvée, sauf si il existe une claire déclaration qui aurait été faite par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui), ou l'un de ses compagnons, disant: "Le verset numéro un tel a été abrogée par le verset numéro un tel".

L'abrogation de versets ne peut pas être prouvée par les rapports des exégètes, ou par des raisonnements personnels sans des déclarations authentiques à ce sujet ou sans qu'il y ait contradiction évidente entre deux versets. C'est parce que l'abrogation de versets indiquent qu'une décision provenant d'un certain verset est tombé en désuétude, tandis qu'un autre se prononçant sur la même question dans un autre verset a été prévue durant la vie du Prophète (bénédiction et salut soient sur). Cela implique que l'abrogation d'un certain verset est quelque chose qui est soumis à la fois à l'authenticité historique et à une transmission solide remontant au Prophète ou à ses compagnons. L'abrogation, par-dessus tout, n'est pas assujettie au raisonnement collectif ou personnel (Ijtihad) ou une déduction juridique.

De même, il est intenable de dire que les paroles d'Allâh, [Qu'il n'y a pas de contrainte en religion,] ont été abrogées par des Hadîths authentiques, qui seront mentionnés plus tard sur le meurtre d'apostats. En effet, il est établi dans l'usul al-fiqh (les principes de la jurisprudence islamique), que les versets du Coran ne peuvent être abrogés que par d'autres versets du Coran ou des Hadîths mutawatir (Hadîths qui portent le plus haut degré d'authenticité).



(....)

As-Suyuti (Puisse Allah avoir pitié de lui) a compilé les versets coraniques dont il a  été prouvé qu'ils ont été abrogés selon les érudits musulmans ; il y a vingt et un versets. As-Suyuti a dit aussi : "Toute affirmation selon laquelle d'autres versets que ceux-ci (vingt et un versets) ont été abrogés est fausse." L'examen de ces versets, nous constatons que le verset suivant, [Qu'il n'y a pas de contrainte en religion,] ne figure pas parmi eux.

Ainsi, ce verset est toujours en vigueur et n'a pas été abrogé. Ce constat est d'ailleurs renforcé par les autres versets dans le Coran qui insistent sur la liberté de choix, de pensée et d'opinion de l'homme. Cela indique que ce sont des principes fondamentaux de l'islam qui ne peuvent être modifiés ou abrogés.

http://www.islamonline.net/English/contemporary/2006/04/article01d.shtml

Le Sheikh Abû Zahra (rahimahullâh) écrivait à ce sujet :

Supposons qu'il était licite de tuer les infidèles et que le verset prohibant l'agression fut abrogé, il en découlerait la légitimité de contraindre les infidèles à se convertir à l'Islam. Or, nous avons déjà souligné que cela était erroné : Le texte précité : "Nulle contrainte en religion"  fait partie du Coran et l'on ne peut prétendre qu'il ait été abrogé. Ibn Taymiyah dit à propos de ce texte : « Les prédécesseurs ont confirmé à l'unanimité que ce verset n'avait pas été abrogé et qu'il n'était pas spécifique. Ils disent : "Nous n'imposons l'Islam à personne mais nous combattons ceux qui nous attaquent. S'ils se rallient à l'Islam, ils préservent leurs vies et leurs biens. Nous ne tuons pas ceux qui ne combattent pas et nous ne contraignons personne à adopter l'Islam [3]

Egalement, Abû Zahra (rahimahullâh) cite un cas intéressant, celui du Calife bien guidé, Oumar Ibn Al-Khattâb et sa considération à l'égard du verset 2/256 durant son Califat.

Un jour, une vieille femme vint trouver `Omar Ibn Al-Khattâb pour lui présenter une requête. Comme elle n'était pas musulmane, `Omar la convia à embrasser l'Islam, mais elle refusa et `Omar la quitta. Mais du fait qu'il était Prince des Croyants, il craignit qu'il n'y eut dans ses propos quelque contrainte, il se tourna vers Dieu disant avec humilité : "Mon Dieu, je désirais guider et non point contraindre." Puis il récita les paroles du Très-Haut : "Nulle contrainte en religion.. La Rectitude se distingue de L'Aberration." [3]

A la lumière du comportement d'Oumar, r.a, nous voyons que dans son esprit, cette règle n'est pas abrogée. La présente étude concernait seulement le verset 2/256, souvent cités par les détracteurs (comme Benoit XVI par exemple...)

De manière générale, pour savoir si l'ensemble les versets dits "pacifistes" ont véritablement été abrogés/annulés par les versets dits "violents" comme le clament beaucoup de personnes, prière de se reporter à l'étude d'Anas Ahmed Lala :

http://islampaix.blog4ever.com/blog/lire-article-145578-589367-_le_verset_2_256_abroge__.html
http://www.maison-islam.com/article.php?id=342

Références :

[1] Qadhi, An Introduction to the Sciences of the Qur'aan; UK Al-Hidaayah Publishing and Distribution, 1999, p. 254

[2] Zarabozo, Il n'y a pas de contrainte en religion, Al-Bashir

[3] Cité dans Al-'Alâqât ad-duwaliyya fil-islâm

[4] Ibid. Egalement mentionné dans le commentaire du Mufti Shafi Usmani.
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Roger76




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MessageSujet: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptySam 09 Juil 2011, 10:25

Salam Cebräïl
Je ne suis pas savant musulman loin de là et depuis des années je ne déchiffre plus la langue arabe mais dans le verset controversé je ne lis pas textuellement "pas de contrainte en religion" mais "Pas de contrainte dans la religion"
Alors que faut-il lire? Ce verset concerne-t-il toute religion ou la religion islamique?
Souhaitant qu'un dialogue éclairant s'instaure sur ta question.


_____________________________________________
Il faut savoir reculer les limites de ce que l'on croit savoir
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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptySam 09 Juil 2011, 18:00

Roger76 a écrit:

Alors que faut-il lire? Ce verset concerne-t-il toute religion ou la religion islamique?


Bonjour cher Roger,

Ça fait plaisir de voir une personne s'intéresser à l'Islam, car comme vous le constatez, la section "spiritualité islamique" reste (très) souvent vierge de commentaires....

En fait, le sens de ce passage est très clair :

Il s'agit ici pour les musulmans de ne pas imposer de contrainte en matière de religion. En termes clairs, la conversion par l'oppression, l'intimidation voire la terreur est évidemment à l'opposé des Lois de Dieu. Il est évident que lorsqu'il y a conversion religieuse, cela se fait tout naturellement ; on ne convertit pas par la force, c'est absurde. Dieu Seul peut convertir les cœurs.

Vouloir convertir par la force, la violence, l’oppression, ou l'intimidation, est complètement idiot. Cela dit, c'est hélas une caricature à laquelle nous sommes habitués. Malheureusement comme vous le savez, ces versets sont généralement utilisés pour tourner en dérision la religion islamique, indépendamment de leur contexte de révélation....

....Vous comprenez bien qu'on ne peut pas dissocier un livre de 1500 ans de son contexte historique d'écriture. C'est évident. Il y a un certain nombre de versets coraniques qui sont évidemment à lire dans leur contexte historique, dans leur contexte de révélation.

Je m'intéresse beaucoup à l'histoire de l'Islam. Pour le dire en une phrase :

L'Islam s'est répandu par une sorte d'effet d'agglomération ou "d'agrégation" des individus autour du message coranique. Le message divin a eu pour effet de créer une brisure, une fracture dans un contexte de "grand péché spirituel" (ce qu'on pourrait appeler de façon un peu caricaturale "l'idôlatrie" ; qui est d'ailleurs un "péché" beaucoup plus subtil et profond que ce qu'on pourrait croire).

La caricature selon laquelle l'Islam s'est répandu grâce au sabre est évidemment loin de la réalité : il est clair pour tout esprit de bon sens que la "main" de Dieu est derrière tout ça. Un pauvre illettré qui voudrait convertir le monde entier à sa religion au moyen du sabre, quand on connait la sauvagerie de la société de l'époque pré-islamique, ça ne tient pas face au bon sens.

Comme je le disais dans un autre sujet sur ce forum (et sur le forum "Abraham") :

Le Prophète lui-même, Ses Compagnons et la communauté ont dû subir maintes attaques, tortures, insultes, calomnies, humiliations pour être fidèle à leur mission et préserver la Vérité (la Révélation). L'implantation de l'Islam ne s'est évidemment pas faite sans heurts et résistance.

C'est une réalité bien connue dans l'histoire de la prophétie. Attaques, calomnies, insultes, humiliations....voilà ce que les prophètes ont dû enduré. Et évidemment, le Prophète de l'Islam ne fut pas une exception à la règle. Au début de l'Islam, il fut raillé, calomnié, attaqué par son propre peuple. Il n'avait rien du prophète victorieux et plein de gloire.

En se penchant sur l'histoire des religions, on se rend compte de toute la cruauté de l'être humain....Attaques, insultes, tortures, humiliations endurées par la famille du Prophète, la communauté et ses premiers Compagnons. Là voilà la triste réalité.

J'essaierai en tout cas de vous éclairer du mieux que je peux, dans la mesure de mes modestes connaissances.

Au plaisir de vous (re)lire.
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phœnix

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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptySam 09 Juil 2011, 18:37

Question évidente de bon sens .

On peut faire diverses lectures quand on aborde un Texte.

L'aborder avec un esprit critique afin de trouver à y redire...
L'aborder "aveuglément" en lisant sans comprendre (ce qui est malheureusement souvent le cas; chacun se livrant à une "obligation" mais se contentant de "digérer" au travers de ce qu'il a entendu, se fiant à une compréhension étrangère).

On peut aussi adopter une attitude "neutre" afin de laisser le sens du Texte nous pénétrer et non, chercher par avance "quelque chose" .
Ceci doit commencer donc par une lecture "intuitive".

Ensuite, rechercher en quoi ce Texte (ici Le Coran) fait écho aux autres Enseignements; en quoi Il les confirme.
Ce que j'appelle "la triangulation" ou compréhension par recoupement et intuition.
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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptySam 09 Juil 2011, 19:11

phœnix a écrit:

L'aborder avec un esprit critique afin de trouver à y redire...

Ensuite, rechercher en quoi ce Texte (ici Le Coran) fait écho aux autres Enseignements; en quoi Il les confirme.
Ce que j'appelle "la triangulation" ou compréhension par recoupement et intuition.


Entièrement d'accord avec ceci, phoenix. Le reste un peu moins, puisque je pars du fait que le texte coranique est entièrement, ou "directement", la parole de DIEU ; je crois en la Révélation coranique, donc l'expression "trouver à y redire" me gêne un peu. Je préfère parler de quête de la vérité.
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phœnix

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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptySam 09 Juil 2011, 19:43

Cebrâîl a écrit:
phœnix a écrit:

L'aborder avec un esprit critique afin de trouver à y redire...

Ensuite, rechercher en quoi ce Texte (ici Le Coran) fait écho aux autres Enseignements; en quoi Il les confirme.
Ce que j'appelle "la triangulation" ou compréhension par recoupement et intuition.


Entièrement d'accord avec ceci, phoenix. Le reste un peu moins, puisque je pars du fait que le texte coranique est entièrement, ou "directement", la parole de DIEU ; je crois en la Révélation coranique, donc l'expression "trouver à y redire" me gêne un peu. Je préfère parler de quête de la vérité.

Je parlais bien sûr de ceux qui ne lisent Le Coran QUE pour y trouver à redire; donc, les "ennemis" (disons de "mauvaise foi") de l'Islam qui ne sont que trop présents sur les forums !
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Elmakoudi

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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptySam 09 Juil 2011, 23:05

salam alaikoum

ÉTUDE LEXICALE ET TEXTUELLE

Ikrâha :
De la racine verbale kariha l’on obtient la forme IV akraha, verbe signifiant très précisément forcer quelqu’un à faire une chose qu’il a en aversion ; Le mot ikrâha en est le nom d’action.

En S24.V33, le verbe akraha est utilisé à deux reprises et le mot ikrâha une fois. Ce verset est parfaitement représentatif du champ sémantique de la racine kariha : « …par esprit de lucre ne contraignez pas [lâ tukrihû] vos jeunes esclaves à la prostitution alors qu’elles désirent être chastes. Celles qui, malgré tout, y auront été contraintes [yukrihhunna], Dieu, certes, leur sera après cette contrainte [ikrâha] Pardonneur, Tout de miséricorde. »

En français, le verbe contraindre, comme ses quasi synonymes obliger, forcer, exprime le fait de vouloir contraindre quelqu’un à agir contre son gré. Par extension, contraindre est aussi faire entrave à la liberté d’action. Mais, en arabe, le mot ikrâha signifie uniquement action exercée contre une opposition ou une aversion. Notons alors que les divers sens donnés à la formule « Point de contrainte en religion » sont préférentiellement établis en fonction du deuxième sens français du verbe contraindre : « entrave à la liberté individuelle ou collective », sans que nous puissions en ce cas affirmer que ikrâha est aussi une telle acceptation.[1]

Normalement, tant le verbe kariha que la forme akraha et le nom d’action ikrâha entraînent l’usage de la préposition ‘alâ. L’on dit par exemple : lâ yukrihuhum ‘alâ d-dîn : il ne les contraint pas à la religion.

Ainsi, en « lâ ikrâha fî-d-dîn », « point de contrainte en religion », l’emploi particulier de la préposition fî (principalement : dans, sur, au sujet de, en, par rapport) est significatif et doit modifier notre compréhension de l’énoncé.[2] Le sens premier et principal perçu est alors : « le dîn ne peut être en rapport avec une notion de contrainte ».
Ceci étant, nous comprenons, quelle que soit l’idée que nous ayons du mot dîn, que la notion plus générale de « liberté de conscience » ne serait être imposée à ce texte coranique.
Ad-dîn :

Un des mots-concept coraniques par excellence ! Mentionné quatre vingt fois dans le Coran, signifiant communément rétribution en la Fâtiha et, ailleurs, compris grosso modo comme correspondant au terme français « religion ». Cependant, dîn possède plus d’une vingtaine de significations en arabe et plus d’une dizaine en sont retrouvées dans le Coran. Nous ne pourrons en discuter ici, mais nous sommes loin du monolithique dîn = religion.[3]

Notes:
[1] Nous avions effectivement donné douze significations, onze en réalité, la douzième étant l’énoncé lui-même censé toutes les contenir potentiellement : « Point de contrainte en religion ». 1- « L’on ne peut imposer l’Islam par la contrainte ». 2- « L’Islam n’est pas en soi une religion contraignante ». 3- « Aucune religion ne peut être imposée par la contrainte ». 4- « L’on ne peut contraindre à croire ». 5- « La religion n’est pas un principe de contrainte ». 6- « Nul ne peut être contraint à pratiquer ». De ces sens directs et principaux découlent les sens appliqués suivants : 7- « Nul ne peut être contraint à modifier sa pratique ». 8- « Nul ne peut subir de contrainte ou de discrimination du fait de sa religion ». 9- « Tout individu est libre de choisir sa religion ou d’en changer ». 10- « L’on ne peut exercer de contrainte sur un apostat ». 11- « Pour toute religion, libre exercice du culte ». Voir volet I & II.
[2] La traduction française « pas de contrainte en religion » est ainsi fort avantageuse par son manque même de précision, le « en » ayant ici des sens relevant conjointement des prépositions ‘alâ et fî. Nous aurions pu oser : « pas de contrainte à la foi » qui eût été bien plus précis comme nous le verrons.

[3] Naturellement, cela ne signifie en aucune manière que nous validions le propos simpliste de ceux qui, du fait que dîn ne corresponde pas au mot religion en langues occidentales, se refusent donc à le traduire. Pire encore ceux qui, alors, nous produisent d’un affreux sabir : « le dîne ».
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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptySam 09 Juil 2011, 23:29

Elmakoudi a écrit:

ÉTUDE LEXICALE ET TEXTUELLE

Un vrai bonheur ce texte ! Merci frère Elmakoudi.

PS : Faut absolument que je me mette à apprendre l'arabe ! Very Happy
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Roger76




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MessageSujet: Pas de violence en religion   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptyDim 10 Juil 2011, 16:42

Je ne vois vraiment pas en quoi j’ai pu donner à penser que je ne lirais le Coran que pour trouver à y redire : j’ai fait une première lecture du texte coranique… à l’adolescence, alors que j’étais en rupture non pas de ma foi mais de mon Eglise romaine catholique.

Pourquoi cette rupture ? A la fois parce que les prêtres catéchistes (la plupart très conservateurs, émigrés au Maroc pour fuir le régime franquiste) nous enseignaient un Dieu comptable de toutes nos actions pour nous punir sous la menace de l’enfer et parce que je ne supportais pas le « faites ce que je dis ne faites pas ce que je fais » des adultes chrétiens. Les musulmans du Maroc me donnaient par contre un témoignage de « vertu d’exemple » et de dévotion. Mais j’avais retrouvé dans le texte coranique cette menace répétée du châtiment de l’enfer, qui ne me convenait pas ! et ne me convient toujours pas.
C’est bien plus tard que je me suis « réconcilié » avec mon Eglise… et que j’ai relu le Coran dans une tout autre approche, après avoir étudié les grands maîtres et poètes de la mystique islamique. Ceux qui ne s’attachent pas à la lettre mais recherchent le "sens caché", comme des Ghazali, Ibn Arabi,…, ou de nos jours Faouzi Skhali.

Autrement dit je ne me rallie pas au verset 3 :7 (la famille d’Imran)

C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre: il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent: « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur! » Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent.

Je crois comprendre en effet par ce verset que pour le croyant il faudrait prendre « à la lettre » les versets sans équivoque… et croire aux autres sans chercher une interprétation (Dieu seul sait). Cela ne me convient pas, pas plus que je ne prends à la lettre les textes bibliques. Car j'aborde tout texte, qu'il soit Texte Sacré d'une religion ou d'une autre, ou texte philosophique ou scientifique, avec un esprit critique. Pas dans le but de dénigrer mais en quête de vérité. N'y a-t-il pas un verset où Dieu prescrit de se servir de sa raison? Sinon pourquoi aurait-il donné à l'homme cette faculté?
Là encore dans ce verset une question lexicale se pose : que signifie « science » dans ce verset ? Je ne donne pas à "science" le sens sémantique actuel occidental. Les très nombreuses explicitations des versets écrites au cours des siècles seraient-elles donc en infraction à ce verset ? Prendre à la lettre des versets descendus dans un contexte et une langue de l’époque est-il légitime ?
Pour ma part j’aborde les textes sacrés des diverses religions avant tout comme des témoignages de Foi d’hommes et de peuples en quête de Dieu qui ont reçu de Lui la Révélation… et l’ont transcrite et transmise dans les Textes. Dans le langage et les circonstances de l’époque. Raison suffisante pous aborder ces Textes avec un seul a priori : les resituer dans leur environnement et en rechercher le sens.

Un grand merci à vous Cebrâîl et Elmakoudi pour vos apports et vos réponses documentées. Je souhaite vous retrouver encore souvent. Mieux valent de bonnes explications que des affirmations et des certitudes non partagées. Le problème des versets abrogeants et versets abrogés est aussi un problème aigu : le débat sur l’abrogation ou pas du verset 2:256 par le verset 9:5 est bienvenu sachant que la sourate 9 post-Hégire n° 113 est postérieure à la sourate 2 post-Hégire n° 87. Cela me confirme si c’était encore nécessaire qu’il faut se garder de faire du littéralisme et raisonner.

Et pour en revenir au thème proposé : Qu'en est-il de l'injonction "Pas de violence en religion?" Jacques Ellul professeur de droit philosophe a écrit un très intéressant ouvrage quasi théologique "la subversion du christianisme", à connaître 'ed. La table ronde) :
Comment se fait-il que le développement de la société chrétienne et de l'Eglise ait donné naissance à une société, à une civilisation, à une culture en tout inverses de ce que nous lisons dans la Bible, de ce qui est le texte indiscutable à la fois de la Torah, des prophètes, de Jésus et de Paul ?
Hélas même le bouddhisme religion réputée pacifiste de non-nuisance use de violences meurtrières quand il est érigé en religion d'Etat comme en Birmanie, contre les animistes, en Thaïlande contre les minorités du Sud musulmanes...

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phœnix

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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptyDim 10 Juil 2011, 16:45

Nos propos , des uns ou des autres, ne vous visaient absolument pas !
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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptyDim 10 Juil 2011, 17:27

Roger76 a écrit:

Autrement dit je ne me rallie pas au verset 3 :7 (la famille d’Imran)

C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre: il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent: « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur! » Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent.

Je crois comprendre en effet par ce verset que pour le croyant il faudrait prendre « à la lettre » les versets sans équivoque… et croire aux autres sans chercher une interprétation (Dieu seul sait). Cela ne me convient pas, pas plus que je ne prends à la lettre les textes bibliques.


Ce passage coranique 3:7 est en fait assez subtile :

L'idée ici n'est pas de dire : "de tout façon, ne cherchez pas à comprendre, Dieu Seul en connaît l'explication" ;

Au contraire, lorsqu'il est dit que "nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah", cela signifie que l'explication est à chercher dans la Parole, c'est-à-dire dans le texte coranique lui-même, en opérant des rapprochements et recoupements avec d'autres versets, ce qui est confirmé dans la suite de ce verset par la réponse des fidèles :

"Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur !".

Or, que signifie : "nous y croyons, tout est de la part de notre seigneur ?",

Cela signifie simplement : "nous croyons que le Qur'an est entièrement la parole d'Allah".

Le sens de ce verset 3:7 est donc qu'il est parfois utile de lire certains versets à la lumière d'autres passages, car il est clair que c'est en lisant les différents versets à la lumière les uns des autres que l'on découvre le sens véritable des passages "difficiles" ou ambigus.

Voilà l'avantage de faire une recherche lexicale arabe : cela permet de déjouer les pièges de la traduction littérale, et donc éviter de sombrer dans une interprétation qui serait potentiellement biaisée.
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Elmakoudi

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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptyDim 10 Juil 2011, 21:03

Cebrâîl a écrit:
Elmakoudi a écrit:

ÉTUDE LEXICALE ET TEXTUELLE

Un vrai bonheur ce texte ! Merci frère Elmakoudi.

PS : Faut absolument que je me mette à apprendre l'arabe ! Very Happy
salam alaika akhi
tout le bonheur est pour moi de me lire
En effet, toute pratique, rite, culte, procède d’une contrainte a minima. Le verbe arabe ‘abada que nous traduisons par adorer signifie à l’origine fouler du pied. La forme II ‘abbada est mettre en esclavage. Par suite, l’on obtint le sens : être au service de, et, s’agissant d’une divinité, lui rendre un culte. S’agissant de Dieu après la révélation coranique : se faire le Serviteur du Seigneur. [4]

Ainsi, « ad-dîn » désigne-t-il en notre verset soit la religion soit la foi. La présence de l’article « al/ad » a fait dire aux anciens commentateurs qu’il s’agissait de la religion, c’est-à-dire, pour eux, l’Islam. Or, si nous considérons que la détermination par l’article qualifie bien la religion islam, alors le sens du verset en fonction de ce que nous avons jusqu’à présent mis en évidence littéralement est le suivant : « il n’ y a pas de contrainte dans la religion islâm ». Si nous donnons à la détermination « la religion » un sens général, ce qui est grammaticalement tout aussi possible, l’on comprend alors : « Il n’y a pas de contrainte en la religion ». Dans les deux cas, ces énoncés ne peuvent être retenus puisqu’il n’y a pas de religion sans contrainte.[5]

Ayant procédé systématiquement par élimination, le sens à retenir en ce verset pour ad-dîn ne peut être que : la foi.[6]

Littéralement, il sera donc exact de traduire ainsi :

« pas de contrainte en la foi. »

Une telle formulation est à vrai dire assez indéterminée mais, en cela même, elle est fidèle à l’original. Jusque à présent, selon les lignes classiques ou modernes, il nous semblait possible de lire là comme l’interdiction d’un comportement : il n’y aurait pas de contrainte à exercer en matière de religion et ou en matière de foi.

La proposition coranique, tout comme sa traduction, est nominale ; et cette absence de verbe, outre qu’elle génère une certaine indistinction, amène de fait à rechercher quel est le lien ou le rapport exact établi entre le principe de contrainte et celui de foi. Il ne s’agit donc plus de l’énoncé d’une interdiction mais de celui d’une affirmation stipulant que la foi et la contrainte sont pour ainsi dire incompatibles, deux états qui ne peuvent coexister, ou deux cas qui ne peuvent se produirent concomitamment. Ceci est bien évidemment confirmé par le sens premier de ikrâha et l’usage particulier de fî comme précédemment étudié et nous pourrions donc expliciter la formulation coranique ainsi :

« la foi ne peut être en rapport avec une notion de contrainte. »
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Elmakoudi

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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptyDim 10 Juil 2011, 21:17

salam cher roger
Roger76 a écrit:

C’est bien plus tard que je me suis « réconcilié » avec mon Eglise… et que j’ai relu le Coran dans une tout autre approche, après avoir étudié les grands maîtres et poètes de la mystique islamique. Ceux qui ne s’attachent pas à la lettre mais recherchent le "sens caché", comme des Ghazali, Ibn Arabi,…, ou de nos jours Faouzi Skhali.
ravi de lire un soufi et ça me fais plaisir
Roger76 a écrit:
Autrement dit je ne me rallie pas au verset 3 :7 (la famille d’Imran)
la question n'est pas se ralier ou non,le probleme cher roger reside dans l'incomprehension du texte et le savoir pour l'interpreter(l'arabe est indispensable) car la traduction ne donne pas la meilleure traduction
Roger76 a écrit:
Pour ma part j’aborde les textes sacrés des diverses religions avant tout comme des témoignages de Foi d’hommes et de peuples en quête de Dieu qui ont reçu de Lui la Révélation… et l’ont transcrite et transmise dans les Textes. Dans le langage et les circonstances de l’époque. Raison suffisante pous aborder ces Textes avec un seul a priori : les resituer dans leur environnement et en rechercher le sens.
raison de plus a condition de visiter les sites islamiques et non des forums
Roger76 a écrit:
Un grand merci à vous Cebrâîl et Elmakoudi pour vos apports et vos réponses documentées. Je souhaite vous retrouver encore souvent. Mieux valent de bonnes explications que des affirmations et des certitudes non partagées.
un grandmerci revient a toi mon cher pour le temps que tu a donné pour savoir le minimum
et ravi de te relire
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Teddy




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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptyDim 10 Juil 2011, 21:38

Citation :
N'y a-t-il pas un verset où Dieu prescrit de se servir de sa raison? Sinon pourquoi aurait-il donné à l'homme cette faculté?

Bonsoir, cher Roger !
Je ne sais pas si je t'ai bien compris, mais tu dis qu'il n'y a pas de versets qui nous demande de réfléchir ? Very Happy

" [Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu'ils méditent sur ses versets et que les doués d'intelligence réfléchissent. "

" Et vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu'on a fait descendre pour eux et afin qu'ils réfléchissent. "

J’espère t'avoir aidé ! Very Happy
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Elmakoudi

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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptyDim 10 Juil 2011, 22:33

phœnix a écrit:
Question évidente de bon sens .

On peut faire diverses lectures quand on aborde un Texte.

L'aborder avec un esprit critique afin de trouver à y redire...
L'aborder "aveuglément" en lisant sans comprendre (ce qui est malheureusement souvent le cas; chacun se livrant à une "obligation" mais se contentant de "digérer" au travers de ce qu'il a entendu, se fiant à une compréhension étrangère).

On peut aussi adopter une attitude "neutre" afin de laisser le sens du Texte nous pénétrer et non, chercher par avance "quelque chose" .
Ceci doit commencer donc par une lecture "intuitive".

Ensuite, rechercher en quoi ce Texte (ici Le Coran) fait écho aux autres Enseignements; en quoi Il les confirme.
Ce que j'appelle "la triangulation" ou compréhension par recoupement et intuition.
salam phœnix

Trois démarches de lecture peuvent être pratiquées :
-la lecture cursive
est la forme de lecture la plus libre.Ce mode d’appropriation qui amène les élèves à lire régulièrement des romans de thèmes et de longueur variables, n’a rien d’innovant.
-la lecture analytique, (explication de textes ou lecture méthodique) qui a pour but l’examen méthodique des textes suivi d’un travail d’interprétation,
Contrairement à la lecture cursive, la lecture analytique a pour but la construction détaillée de la signification d’un texte. Elle constitue donc un travail d’interprétation. Elle vise à développer la capacité d’analyses critiques autonomes.
donc elle a pour but de mettre en évidence l’originalité et la singularité d’un texte de l’expliquer et de le commenter
-la lecture documentaire.
c'est pour Le chercheur scientifique et le collectionneur, utilisent la même démarche : classifier, désigner, rechercher, réaménager les classifications, réviser les connaissances. Collectionner, c’est avoir au moins un début de projet de recherche


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phœnix

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MessageSujet: Re: Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ?   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptyLun 11 Juil 2011, 07:29

Elmakoudi a écrit:
phœnix a écrit:
Question évidente de bon sens .

On peut faire diverses lectures quand on aborde un Texte.

L'aborder avec un esprit critique afin de trouver à y redire...
L'aborder "aveuglément" en lisant sans comprendre (ce qui est malheureusement souvent le cas; chacun se livrant à une "obligation" mais se contentant de "digérer" au travers de ce qu'il a entendu, se fiant à une compréhension étrangère).

On peut aussi adopter une attitude "neutre" afin de laisser le sens du Texte nous pénétrer et non, chercher par avance "quelque chose" .
Ceci doit commencer donc par une lecture "intuitive".

Ensuite, rechercher en quoi ce Texte (ici Le Coran) fait écho aux autres Enseignements; en quoi Il les confirme.
Ce que j'appelle "la triangulation" ou compréhension par recoupement et intuition.
salam phœnix

Trois démarches de lecture peuvent être pratiquées :
-la lecture cursive
est la forme de lecture la plus libre.Ce mode d’appropriation qui amène les élèves à lire régulièrement des romans de thèmes et de longueur variables, n’a rien d’innovant.
-la lecture analytique, (explication de textes ou lecture méthodique) qui a pour but l’examen méthodique des textes suivi d’un travail d’interprétation,
Contrairement à la lecture cursive, la lecture analytique a pour but la construction détaillée de la signification d’un texte. Elle constitue donc un travail d’interprétation. Elle vise à développer la capacité d’analyses critiques autonomes.
donc elle a pour but de mettre en évidence l’originalité et la singularité d’un texte de l’expliquer et de le commenter
-la lecture documentaire.
c'est pour Le chercheur scientifique et le collectionneur, utilisent la même démarche : classifier, désigner, rechercher, réaménager les classifications, réviser les connaissances. Collectionner, c’est avoir au moins un début de projet de recherche



En effet, les mots "clés" sont là:
- Recherche sincère et objective (ici, de La Vérité).

Ce qui implique de ne pas avoir la prétention de:

- Déjà tout savoir.
- Mieux savoir que les autres.

Et comprendre que:

- La Vérité n'est pas un but, mais un chemin .
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Roger76




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MessageSujet: Nulle contrinte en religion   Nulle contrainte en religion (Cor. 2 :256)...abrogé ? EmptyLun 11 Juil 2011, 16:40

phœnix écrit :

Citation :
En effet, les mots "clés" sont là:
- Recherche sincère et objective (ici, de La Vérité).
Ce qui implique de ne pas avoir la prétention de:
- Déjà tout savoir.
- Mieux savoir que les autres.
Et comprendre que:
- La Vérité n'est pas un but, mais un chemin .

Merci phœnix.
La Vérité certes n’est pas un but mais un chemin.
Un chemin ardu.
Avoir la prétention de :
- Déjà tout savoir.
- Mieux savoir que les autres.
N’est-ce pas une forme renouvelée d’obscurantisme ?

Or c'est l'obscurantisme qui dans les siècles passès a fait le malheur du christianisme. Et il continue de sévir.
Quand Elmakoudi propose la formulation « la foi ne peut être en rapport avec une notion de contrainte. » cela laisse songeur sur une pratique hélas courante dans les religions et les sectes.


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