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 À l’école de prière de Thérèse d’Avila

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MessageSujet: À l’école de prière de Thérèse d’Avila    À l’école de prière de Thérèse d’Avila  EmptyMar 12 Oct 2021, 11:48

12/10/2021

A quelques jours de la fête de sainte Thérèse d'Avila, le 15 octobre, Aleteia propose de se mettre à l'école de la grande mystique espagnole pour apprendre à mieux prier. Aujourd'hui, voici trois conseils de sainte Thérèse pour persévérer.


À l'école de prière de Thérèse d'Avila : ne pas se décourager (aleteia.org)


Dernière édition par Pétunia le Jeu 14 Oct 2021, 10:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À l’école de prière de Thérèse d’Avila    À l’école de prière de Thérèse d’Avila  EmptyMar 12 Oct 2021, 11:50

Qui ne s’est pas découragé en priant ? Qui n’a pas abandonné la prière en se disant finalement « À quoi bon ? 


La prière n’est pas pour moi, ma vie n’a rien à voir avec le sens-même de la prière… ». Pendant presque deux décennies, sainte Thérèse d’Avila, grande mystique espagnole du XVI siècle, a oscillé entre l’amitié avec Dieu et les nombreuses vanités du monde qui l’attiraient fortement. Déchirée intérieurement, elle n’arrivait pas à faire le choix. 


Cependant, c’est grâce à sa « détermination déterminée » (determinada determinación, en espagnol), celle de prier avec une volonté inflexible, qu’elle a été finalement libérée de ses dilemmes intérieurs. 


Trois conseils pour ne pas se décourager.
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MessageSujet: Re: À l’école de prière de Thérèse d’Avila    À l’école de prière de Thérèse d’Avila  EmptyMar 12 Oct 2021, 11:51

1 - RESTER DÉTERMINÉ QUOIQU’IL ARRIVE

On pourrait se dire facilement : Mais je ne suis pas sainte Thérèse ! Celle qui avait tellement d’humilité pour se voir comme une pécheresse, même si en réalité elle était une grande sainte. Pavel Vojtěch Kohut OCD, carme qui anime des cours d’école de prière selon sainte Thérèse d’Avila à Arenzano aime partager sa propre expérience de pratique de la prière : « J’ai erré comme sainte Thérèse pendant vingt ans. Personne ne peut garantir que je ne m’égarerai pas à nouveau un jour. Mais il y a une chose sûre : quoi qu’il soit arrivé dans ma vie, le Seigneur m’a toujours sorti de mon état de faiblesse, il m’a toujours ramené à Lui. Je me demandais pourquoi. Du côté de Dieu, la réponse n’est que miséricorde, grâce et fidélité. Mais qu’en est-il de moi ? La seule explication que je vois est ma fidélité à la prière », témoigne-t-il dans son livre Abécédaire de prière selon sainte Thérèse d’Avila.

La prière est comme un phare dans une tempête. Les bateaux qui s’égarent sont constamment guidés par une lumière scintillante, afin d’atteindre en toute sécurité le port du salut. Il en va exactement de même pour chacun d’entre nous : même si nous nous égarons, nous arriverons à destination grâce à la persévérance dans la prière, cette « détermination déterminée ».


Dernière édition par Pétunia le Mar 12 Oct 2021, 11:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À l’école de prière de Thérèse d’Avila    À l’école de prière de Thérèse d’Avila  EmptyMar 12 Oct 2021, 11:51

2 - PRIER COMME BOIRE DE L’EAU

Pratiquer la prière est comme aller à une source d’eau vive. C’est un acte aussi vital que celui de boire de l’eau pour ne pas mourir de soif. « Mes sœurs, dès le jour où Dieu vous fera boire à cette eau, vous verrez, de quelles délices l’âme est alors inondée. Vous comprendrez comment le véritable amour de Dieu, quand il est dans sa force, libre de toutes les choses de la terre, et planant au-dessus d’elles, devient maître de tous les éléments, et du monde lui-même. Cette eau vive dont je parle, cette eau céleste, cette eau claire, a une telle vertu, quand rien ne la trouble, quand rien ne la souille, mais qu’elle tombe directement du ciel, que d’en boire une seule fois, l’âme, je ne crains pas de l’affirmer, se trouve nette et purifiée de toutes ses fautes » (Chemin de perfection ch.19)
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MessageSujet: Re: À l’école de prière de Thérèse d’Avila    À l’école de prière de Thérèse d’Avila  EmptyMar 12 Oct 2021, 11:53

3 - FIXER LE LIEU ET LE MOMENT DE LA PRIÈRE



Mais concrètement, que faut-il faire pour aller vers la source d’eau vive et ne pas se laisser décourager par les difficultés du voyage ? Tout d’abord, fixer dans la journée un moment et un lieu pour la pratique de la prière et s’y tenir dès le début. Le frère carme conseille d’y consacrer une demi-heure par jour, mais ce qui compte le plus, ce n’est pas la durée mais que la pratique de la prière soit quotidienne. Sinon, « il vous arrivera autrement ce qui arrive quand on cesse d’avoir des rapports avec quelqu’un ; on est gêné avec lui, on ne sait comment lui parler, il semble qu’on ne le connaît pas. Peut-être est-ce un ami ou un parent ; mais ni parenté ni amitié ne résistent à la suppression des rapports réciproques », prévient sainte Thérèse d’Avila. (Chemin de perfection, chapitre 26).
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MessageSujet: Re: À l’école de prière de Thérèse d’Avila    À l’école de prière de Thérèse d’Avila  EmptyMer 13 Oct 2021, 14:02

Aujourd'hui, trois conseils de sainte Thérèse pour ne pas tomber dans l'ennui quand on prie



Qui n’a pas ressenti le vide en priant ? Qui n’a pas connu cette sensation d’être coincé dans l’ennui et d’attendre un Dieu qui ne vient pas ? Qui ne s’est pas surpris à se dire finalement « À quoi bon ? La prière n’est pas pour moi, je ne suis pas fait pour prier ». Si on lit les récits de certains grands moines, on se rend compte que personne n’échappe à l’expérience de l’ennui et du vide pendant la prière. 


Pire encore : celle d’une « sécheresse spirituelle » qui peut durer des années. Même les saints en témoignent ! Thérèse d’Avila, grande mystique espagnole du XVIe siècle qui en a fait une très longue expérience, raconte que parfois lors de l’oraison, elle ne savait avoir « aucune pensée fixe et arrêtée, ni de Dieu ni d’aucun bien ». D’ailleurs, un jour, elle s’ennuyait tellement pendant la prière qu’elle s’est surprise à compter les clous sur la chaussure de la religieuse qui priait juste à côté d’elle. Rien de grave bien sûr, mais comment comprendre cet ennui si lassant et surtout comment ne pas être tenté de tout abandonner ? Voici trois conseils de sainte Thérèse d’Avila.




1 - ACCEPTER DE S’ENNUYER DEVANT DIEU



Pour la mystique espagnole la prière consiste parfois à… s’ennuyer tout simplement devant Dieu. « Il m’arrive d’avoir beaucoup de mal à prier. Pour ne pas vagabonder et tomber dans l’ennui, j’ai besoin de fixer mon regard sur une icône. C’est essentiel de savoir que m’adresse à quelqu’un qui, en plus, m’aime ! On ne se lance jamais seul dans la prière ! Il ne faut donc pas s’affoler. Car si on accepte de s’ennuyer devant Lui, si on le laisse faire, alors Il peut agir », confie à Aleteia Stéphanie Sassi, membre du Carmel séculier (OCDS) depuis vingt ans, coach en orientation scolaire et mère de trois enfants.

Ainsi, sans rien attendre, on met alors toute son espérance dans la grâce de Dieu. Cette expérience de l’impuissance appartient à Dieu, même quand elle se traduit par l’ennui ! Car tout ce qu’on vit, appartient à Dieu. Si la prière est un combat parfois, son ultime but est toujours la remise de son existence entre les mains de Dieu, qui est un Père qui aime infiniment. « Prier, ce n’est pas beaucoup penser, mais beaucoup aimer », dirait sainte Thérèse d’Avila.


2 - LUI RÉPÉTER UN SEUL MOT



L’ennui dans la prière peut venir d’une simple fatigue, d’un mauvais choix du moment, d’un travail stressant. Lorsque cette réelle lassitude dans la prière se laisse trop ressentir, le plus simple est de répéter un seul mot, comme « Jésus », ou une phrase : « Je t’aime, Seigneur, et je sais que tu m’aimes aussi », ou juste réfléchir à cette phrase « Notre père qui es aux cieux ». La mystique espagnole explique que c’est une façon propice à fixer les pensées, et à « aider l’âme à se recueillir ». Car on n’a pas « besoin d’ailes pour aller chercher Dieu », il suffit que l’âme se mette à regarder au-dedans d’elle-même « pour y trouver un si bon hôte ». Thérèse d’Avila invite à Le chercher en son âme, à entrer en relation d’amitié avec Lui.

L’ennui peut être une occasion d’apprendre à écouter le silence de Dieu. Il faut juste Lui permettre d’atteindre les profondeurs de son âme, là où les distractions n’entrent pas, où le vide, l’ennui, le sensible n’ont pas accès. Ce ne sont pas ces distractions qui vont empêcher Dieu de transformer notre âme. La relation d’amitié avec Dieu est première, la prière est avant tout un mouvement du cœur.

3 - RESTER FIDÈLE AU RENDEZ-VOUS


Pour sainte Thérèse d’Avila, l’oraison permet de passer d’une approche utilitaire envers Dieu à une approche d’amitié. Pour cela, il est important de rester un ami fidèle en fixant un rendez-vous avec Lui chaque jour. 
Un rendez-vous que Stéphanie Sassi honore chaque matin entre 6h et 7h avant que commence le marathon quotidien : « Je prie devant mon petit oratoire installé sur la cheminée du salon avec, au centre, l’icône de la Sainte Famille. J’allume la bougie, je prie souvent les textes de la messe, l’Évangile du jour, puis je fais silence », confie-t-elle en avouant que même dans les moments de désespoir, elle n’a jamais loupé ce tête-à-tête avec Dieu. « Pendant la période de grandes épreuves personnelles où j’étais « toute cassée », j’étais quand même présente. C’était vital pour moi d’offrir ainsi à Dieu mon plus intime et mon plus misérable. En faisant cet acte d’offrande et de foi, je sais que Lui permettais d’agir en moi.

Je crois profondément que Dieu a besoin de ces moments d’humilité pour nous manifester sa miséricorde. Il a besoin des « pauvres » pour étendre son amour dans le monde. C’est un acte qui sauve le monde », souligne-elle. Dans une vie bien remplie, parfois secouée par des crises ou des soucis quotidiens, la fidélité peut être un véritable défi. Mais n’est-il plus que vital de laisser entrer Dieu dans notre intériorité la plus intime et la plus pauvre ? La réponse semble lumineuse : « Le ciel n’est-il pas à l’intérieur de nous-mêmes, puisque le Seigneur est en nous ?, se demandait sainte Thérèse d’Avila.


À l'école de prière de Thérèse d'Avila : ne pas s'ennuyer devant Dieu (aleteia.org)
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MessageSujet: Re: À l’école de prière de Thérèse d’Avila    À l’école de prière de Thérèse d’Avila  EmptyMer 13 Oct 2021, 14:06

trois conseils de sainte Thérèse pour passer d’une prière utilitaire à une relation d’amitié avec le Christ. Celle qui change tout.



Qui n’a pas été déçu un jour de voir que rien ne se passe malgré de longues prières ? Qui n’a pas demandé à Dieu de trouver un travail, une maison ou l’âme sœur sans aucun résultat ? A quoi bon alors tous ces efforts si rien ne se réalise ? Force est de constater que la prière n’est pas un distributeur automatique. Si, pour sainte Thérèse d’Avila, la demande à sa place dans la relation avec Dieu, la prière est d’abord une histoire d’amitié avec le Christ. Prier, ce n’est pas négocier ou échanger quelques mots dans une conversation mondaine. Prier, c’est choisir le Christ comme compagnon de vie. C’est une histoire d’amitié qui se fait avec le cœur. Mais comment vivre au quotidien ce que finalement chaque personne désire au plus profond d’elle-même : aimer et être aimé ? Voici trois conseils de sainte Thérèse d’Avila.

1 - TOMBER AMOUREUX DU CHRIST



Bien sûr, avoir un coup de foudre ne se commande pas. Mais si vous lisez ces lignes, c’est probablement parce que le désir de rencontrer le Christ est déjà bien ancré dans votre cœur. Et c’est justement le premier pas vers le chemin d’amitié avec Lui. Une fois que le coup de foudre a eu lieu, il faut veiller et protéger le lien d’amitié qui naît. « Nous devons nous entraîner progressivement. Aimer de plus en plus ardemment sa sainte humanité » (Vie 12), explique Thérèse d’Avila pour qui l’oraison, c’est-à-dire la prière silencieuse, permet de passer d’une approche utilitaire à une approche gratuite : « Elle n’est, à mon avis, qu’un échange intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé » (Vie 12).

Pour la chanteuse Marlène Goulard, engagée en tant que laïque dans l’ordre séculier des carmes depuis trois ans, prier c’est avant tout aimer et ne pas se préoccuper du reste : « On peut être touché par quelque chose sans être conscient que c’est l’amour du Christ qui nous porte », confie-t-elle à Aleteia.


2 - AVOIR SON CORPS EN PRIÈRE



Comme l’explique le Frère Dominique Sterckx dans son récent ouvrage L’oraison, l’intérieur de l’homme trouve son expression dans les attitudes du corps. D’autre part, le comportement du corps évoque une attitude intérieure correspondante. Ainsi, au début de la prière, il est très important de prêter attention aux postures de son corps. Avoir son corps en prière, c’est-à-dire avoir une attitude simple, humble et respectueuse envers l’ami que l’on va rencontrer. Une attitude qui l’accueille, qui l’attend, qui s’appuie sur Lui. Pour Marlène Goulard, trouver une posture détendue mais sans risque de s’endormir, est très important : « Je suis toujours assise dans un fauteuil, les mains ouvertes. C’est une sorte d’activité passive. D’ailleurs, j’aime bien commencer par chanter l’Esprit saint. Le chant élève l’âme. On s’ouvre tout de suite à une autre dimension, celle qui touche à la présence de Dieu », poursuit-elle.


3 - PRENDRE LE TEMPS DE REGARDER LE CHRIST



La rencontre d’amitié avec le Christ commence par un long regard. Le regard du priant sur le Christ et le regard du Christ sur le priant. « Un regard dans un regard », comme le décrit Frère Dominique Sterckx, où « il n’y a pas de place pour une quelconque ambiguïté, ou pour une quelconque utilitarité ». Cette relation doit être complètement ouverte. Car sinon, comment aimer l’Autre et se laisser aimer ? Marlène Goulard a l’habitude de prier devant une croix stylisée et une icône en verre du Sacré cœur de Jésus qu’elle aime contempler : « J’y vois la beauté, la lumière et l’amour de Jésus pour moi. Le fait de la contempler ouvre déjà cet espace en moi », explique-t-elle.

Il reste à faire ce pas vers la prière qui est un chemin d’amitié. « Avec l’aide de Dieu, dans un an, peut-être dans la moitié, vous atteindrez votre but, je vous l’assure. Regardez, quel petit effort comparé à un gain si énorme. Vous aurez ainsi une base solide établie en vous-mêmes. Si le Seigneur veut ériger un grand édifice en vous, il vous trouvera préparé à ses côtés », assure sainte Thérèse d’Avila. (DD 29, 5-8).


Comment passer d'une prière utilitaire à une relation d'amitié avec le Christ (aleteia.org)
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MessageSujet: Re: À l’école de prière de Thérèse d’Avila    À l’école de prière de Thérèse d’Avila  EmptyJeu 14 Oct 2021, 11:00

Aujourd'hui, voici trois conseils de sainte Thérèse pour retrouver la joie. 





Qui, dans sa vie spirituelle, n’a pas été envahi un jour par le doute, par une grande déception et finalement une envie très tentante de tout envoyer balader ? Qui n’a pas été profondément triste à cause du silence de Dieu alors qu’un petit signe de sa part changerait tout ? Si la foi est un exercice, même un combat, comment le mener à bien, alors que parfois, il nous déprime ? Comment vaincre ses propres démons qui semblent si convaincants et retrouver la joie et la bonne énergie pour avancer dans la vie ? Trois conseils de sainte Thérèse d’Avila :

1 - SE LAISSER PORTER PAR L’ESPRIT SAINT



Béatrice, 69 ans, professeure de lettres, mère de deux enfants et grand-mère de six petits-enfants, laïque engagée dans l’Ordre des carmesséculier, pratique l’oraison (prière silencieuse) depuis plus de 40 ans. Elle a connu dans sa vie spirituelle des moments de tristesse, de peur ou de doute. Mais elle a toujours persévéré grâce à ce conseil donné un jour par un jésuite : « À 25 ans, dans une école de prière, on m’a invité à découvrir l’adoration de 4 heures par jour… Me sentant complètement dépassée par un tel engagement, un jésuite m’a alors dit de lâcher prise, de vivre juste le moment présent car c’est l’Esprit Saint qui priera en moi », confie-t-elle à Aleteia.

Depuis cette retraite, Béatrice consacre une demi-heure par jour à l’oraison. « Quand mes enfants étaient petits, la première difficulté était de trouver le meilleur moment dans la journée. Bien sûr, il y a ceux qui sont du matin, d’autres plutôt du soir… Quant à moi, entre mon bébé, mes études et le rythme de mon mari, 21h30 était le moment le plus tranquille de la journée pour prier. Il me fallait toujours un support concret comme ancrage de mon temps d’oraison  : un passage de la Bible, un texte de méditation d’un saint, un psaume. Ensuite, un seul mot ou un seul verset lu suffisait pour me mettre dans la prière », explique-t-elle.

2 - SE LAISSER GUÉRIR PAR DIEU



Selon sainte Thérèse d’Avila, Dieu peut conduire les âmes à lui à travers de nombreuses routes, mais la prière est le « chemin sûr ». Et quitter ce chemin signifie se perdre (Vie 19, 6). Béatrice a eu des moments arides longtemps, la tentation de laisser tomber la prière était là. Puis un jour, elle a vécu un déclic lumineux lors d’une retraite : « J’ai pris conscience ce jour-là que le Seigneur est amour, qu’il m’aime et qu’il est présent. Une grande grâce qui m’a appris à vivre mieux ensuite les temps de prière » confie-t-elle émue. « Bien sûr, on n’a pas tous les jours des grâces sensibles, il y a des moments durs, mais une chose est sûre : même pendant les temps de sécheresse spirituelle, la prière guérit et la parole de Dieu aide à prendre conscience d’un point précis à guérir », insiste-elle encore.
 


3 - RENDRE LE CŒUR ATTENTIF ET ÉVEILLÉ


Mais quel est alors le lien entre l’oraison et les grâces qu’on reçoit, même si on est dans le doute ? Pourquoi ceux qui pratiquent l’oraison parlent des lumières fulgurantes et imprévues ? Pour Dieu, « tous les temps sont bons pour accorder ses grâces à quiconque le sert sincèrement » répond Thérèse d’Avila. (Fondations 4, 5). C’est l’expérience spirituelle de Béatrice : « Je crois que l’un des fruits de la vie de prière régulière est de rendre le cœur attentif et éveillé. Lorsqu’on reçoit pareilles lumières, on saisit immédiatement que le Seigneur est là, présent en notre intérieur. Il est celui qui illumine gracieusement une blessure, une relation, un événement ». La gratitude envers Dieu, qui est un élément fondamental d’une vie d’oraison, « manifeste qu’on accueille l’amour de Dieu : un amour concret, précis, sauveur », souligne encore Béatrice qui essaye de transmettre aujourd’hui à ses petits-enfants la joie immense d’être aimé par Dieu et de l’aimer. En appliquant cette parole de la mystique espagnole : pour prier « l’essentiel n’est pas de penser beaucoup mais d’aimer beaucoup » (Demeures 4, 1), le seul moteur pour « vaincre le pessimisme et engendrer les bonnes initiatives. » (Demeures 7, 4).


À l'école de prière de Thérèse d'Avila, retrouver la joie (aleteia.org)
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MessageSujet: Re: À l’école de prière de Thérèse d’Avila    À l’école de prière de Thérèse d’Avila  EmptyVen 15 Oct 2021, 10:58

 Aujourd'hui, trois conseils de sainte Thérèse pour devenir soi-même. 



« Qui suis-je ? » Qui ne s’est pas posée la question face à Dieu ? Qu’est-ce qui, en moi, est vraiment moi ? Quelles valeurs sont-elles vraiment miennes ? Qu’est-ce qui me rapproche de moi ? Sainte Thérèse d’Avila a consacré sa vie.
A la quête exigeante de la connaissance de soi, dans son célèbre Château intérieur, elle répète avec insistance que la connaissance de soi est le travail de toute une vie, en démontrant que la prière permet de devenir soi-même. C’est ce que Rosalie, 57 ans, a expérimenté. Mère de trois enfants travaillant dans la profession libérale et laïque engagée dans l’Ordre des carmes séculier depuis 2009, elle a toujours été en quête d’une dimension intérieure. Puis un jour, il y a eu un déclic : « Depuis ce jour, l’oraison a changé ma vie. Je ne parle pas des impressions ni du ressenti. Elle a réellement et objectivement changé ma vie. Ce n’était pas une transformation radicale, mais une évolution personnelle et spirituelle à la fois. Elle m’a permis de devenir moi-même », confie-t-elle à Aleteia. Voici les conseils de sainte Thérèse d’Avila pour devenir soi-même grâce à la prière.



1 - S’APPUYER SUR LA PRIÈRE DES AUTRES



Pour Rosalie tout commence quand elle déménage avec son mari et leurs trois enfants en bas âge dans une nouvelle ville. Elle ne connaît personne. Et c’est en fréquentant un carmel de religieuses cloitrées à Amiens, non loin de sa maison, que la jeune mère vit un déclic lumineux : « J’étais attirée par leur silence. Il ressemblait au silence intérieur que je ressentais. J’y ai trouvé une vie rythmée, enracinée dans la contemplation et la prière silencieuse. Je me suis mise sur ce chemin en accrochant mon petit wagon à la locomotive de cette communauté », raconte-elle avec émotion.

Pour sainte Thérèse d’Avila, le chemin de prière passe par la voie de la fraternité. C’est la raison pour laquelle la mystique fonde de petites communautés de femmes qui, à l’imitation du «collège apostolique», suivent le Christ qui « lui, Jésus-Christ, serait au milieu de nous » (Vie 32, 11). Marcher ensemble avec le Christ, telle est la recommandation de la mystique espagnole.

2 - AVANCER SUR LE CHEMIN DES PETITES CHOSES



« Je suis impressionnée par la force de caractère des femmes carmélites. Dépouillées de tout ce qui fait nos quotidiens, ne pouvant décider de rien, elles sont très fortes intérieurement », constate Rosalie en décrivant ainsi les étapes marquantes dans le cheminement de sa vie de prière : « Au début, c’est l’émerveillement, l’enthousiasme, la libération d’une extraordinaire énergie. Un moment de densité et d’intensité riche et précieux à ne pas négliger. Mais une fois qu’on s’inscrit dans le quotidien, cet enthousiasme diminue naturellement. Il y a une descente. On retombe alors sur terre… Et c’est là que les choses deviennent intéressantes ! Il n’y a plus d’émotions trompeuses, et la prière s’intègre dans la vérité de la vie. Une vie qui n’est jamais grandiose, qui a ses limites, ses médiocrités…

Un chemin personnel nous est demandé, pas un coup de baguette magique. Les choses murissent, deviennent plus vraies, plus sérieuses », explique-t-elle. Et conseille de ne surtout pas remettre en question les décisions antérieures. C’est le moment d’avancer petit à petit, pas à pas, sans revenir en arrière. C’est là que le Seigneur est présent. Pour sainte Thérèse d’Avila, qui connaissait un élan hors norme dans son action quotidienne, c’était une évidence : «le Seigneur se trouve» même «au milieu des marmites» (Fondations 5, 8).



3 - FAIRE APPEL AUX SAINTS



Les saints sont des amis à qui on peut faire toujours appel si on n’arrive plus à prier. On n’est jamais seul : « Il faut chercher une nourriture spirituelle qui nous comble et à un moment on tombe sur la parole d’un saint qui nous dit quelque chose de très fort, quelque chose qui résonne particulièrement. Pour ne pas l’oublier, je note, et quand je le reprends ensuite, je le revis. Cela me permet de me remettre en route. À ce moment, on se rend compte que la puissance de Dieu se communique sans cesse par d’innombrables moyens », conclut-elle.


Comme faire appel à sainte Thérèse d’Avila pour avancer dans une amitié avec le Christ, «véritable ami» avec qui «tout peut se supporter», parce que toujours, «Il nous aide et nous donne du cœur, jamais il ne nous manque» (Vie 22, 6).




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MessageSujet: Re: À l’école de prière de Thérèse d’Avila    À l’école de prière de Thérèse d’Avila  EmptyVen 15 Oct 2021, 11:02

L’incroyable héritage spirituel de Thérèse d’Avila




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Public Domain



Athénaïs Clicquot - Anna Ashkova - Publié le 13/10/18 - Mis à jour le 15/10/21




Sainte Thérèse d'Avila, fêtée ce 15 octobre, est la première femme déclarée Docteur de l’Église. Réformatrice des couvents carmélites et sainte patronne de l’Espagne, elle a laissé de nombreux écrits, témoignages de son expérience mystique.



Doña Teresa de Cepeda y Ahumada naît le 28 mars 1515 dans une famille aisée et pieuse d’Ávila. Lorsqu’en adolescence elle perd sa mère, elle décide de se placer sous la protection de la Vierge Marie. Deux ans après, son père décide de l’envoyer dans une pension de jeunes filles. C’est ainsi que chez les augustines de Notre-Dame-de-Grâce qu’elle se décide à devenir religieuse.

Elle entre au carmel de l’Incarnation à l’âge de 20 ans et devient Thérèse de Jésus. Elle s’engage avec ferveur dans sa vie religieuse mais tombe gravement malade au point de frôler la mort. C’est par l’intercession de saint Joseph qu’elle est guérie. À partir de ce moment et jusqu’à la fin de sa vie, elle va promouvoir partout la dévotion à saint Joseph. Lors d’une cure pour sa maladie, elle découvre un livre sur l’oraison. Dès lors cette prière personnelle silencieuse devient pour elle le lieu de l’amitié et de l’intimité avec le Christ.

Réformatrice des couvents carmélites

Pendant longtemps, son cœur se déchire entre deux regards qui l’attirent, celui de Jésus et celui des autres. Et c’est la lecture des Confessions de saint Augustin qui va la marquer, à l’âge de 40 ans. « Jusqu’ici c’était ma vie à moi : celle qui a commencé depuis est bien la vie de Dieu en moi. » , écrira-t-elle (Vie XXIII, 1). Elle décide alors de mener une vie religieuse plus exigeante et fidèle à la Règle du Carmel du XIIIe siècle. En 1562, elle fonde à Avila le petit couvent de Saint-Joseph. Sur l’ordre de ses conseillers spirituels, elle écrit l’histoire de sa vie. Le Livre de la vie sera achevé en 1564. Elle en écrit aussi un autre, Le Chemin de la perfection. Elle y définit la manière de prier et de vivre des carmélites. Et dans un récit biographique, La Fondation, Thérèse évoque les fondations des couvents de carmélites, depuis celui de Saint-Joseph à Avila, jusqu’à celui de Burgos en 1582. Elle détaille le rôle de la supérieure dans l’accompagnement spirituel des carmélites, ainsi que des enseignements sur la vie de prière et d’oraison pour les religieuses.


Citation :

Jusqu’ici c’était ma vie à moi : celle qui a commencé depuis est bien la vie de Dieu en moi.
A partir de 1567, elle parcourt l’Espagne. En 20 ans, elle fonde 17 monastères en faisant preuve d’une audace et d’un courage déconcertants pour mener à bien l’œuvre de Dieu face aux oppositions et aux persécutions en tous genres. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui-même mystique. Ensemble, ils créent l’Ordre des Carmes déchaux. Sainte Thérèse s’unit de plus en plus à Dieu jusqu’à recevoir la grâce du mariage spirituel avec le Christ. La réformatrice de l’Ordre du Carmel espagnol meurt le 4 octobre 1582. Elle est béatifiée le 24 avril 1614 par le pape Paul V. Le pape Grégoire XV la canonise le 12 mars 1622. Et le 4 octobre 1970, le bienheureux Paul VI la proclame Docteur de l’Église. C’est la première femme à recevoir ce titre. Sa fête liturgique est fixée le 15 octobre.

Une vraie guide de l’oraison contemplative


Considérée comme une figure majeure de la spiritualité chrétienne, sainte Thérèse d’Avila se classe parmi les meilleurs guides de l’oraison contemplative grâce à son écrit Le château intérieur de l’âme. Sainte Thérèse d’Avila, ce sont aussi des prières fortes qui peuvent aider au quotidien, comme celle pour passer de bonnes vacances en famille ou pour chasser toute anxiété.




L'incroyable héritage spirituel de Thérèse d'Avila (aleteia.org)
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