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 les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ?

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mario-franc_lazur
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MessageSujet: les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ?   les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ? EmptySam 26 Nov 2011, 17:05

Les 7 péchés capitaux : on n'en parle plus et pourtant !............

Lu sous la plume de Pascal Ide, avec Luc Adrian, dans la revue "Famille chrétienne"

Péchés véniels, péchés mortels, péchés capitaux… On n’en entend plus guère parler, même au catéchisme ! Pourtant, ne font-ils pas souvent la une de l’actualité ? Dans cette série, nous vous proposons d’explorer, tour à tour, les sept péchés capitaux, ces grands vices qui menacent le cœur de l’homme et mènent le monde. Luttez contre votre péché capital… et vous n’aurez pas perdu votre temps !

La plus belle ruse du Diable est de faire croire qu’il n’existe pas, ou qu’il existe là où il n’est pas. Il aime brouiller les cartes, obscurcir le jeu. Il sait grimer le péché, l’habiller de sainteté, en dissimuler les racines. Le vice est contre la vertu, tout contre parfois, quitte à se laisser confondre. C’est ce que montre l’expérience de la confession : on avoue toujours les mêmes fautes ; et l’on a bien du mal à descendre en soi pour trier le bon grain et l’ivraie. N’est-ce pas désespérant, souvent ?
Et puis, l’Église n’a-t-elle pas tout compliqué ? Péchés véniels, péchés mortels, sept péchés capitaux… On emmêle les interdictions de stationner, les limitations de vitesse, les sens interdits. Comment s’y retrouver ?

Les péchés qu’on voit…

D’accord, il y a des fautes évidentes. Grosso modo, celles qui sont contraires aux Dix Commandements. Difficile de ne pas s’apercevoir qu’on a blasphémé, manqué la messe dominicale, tué, menti, volé, trompé son conjoint, etc. Ces péchés ressemblent à la barbe à papa : ils sont visibles, très séduisants avant d’y goûter, et très décevants après. Surtout, on en ressort poissé, avec un seul désir : se laver.

Encore que, le laxisme ambiant et nos complicités intérieures aidant, l’on puisse aussi s’aveugler avec certains de ces péchés-là : monter dans le train sans ticket même pour « se venger des grèves », c’est voler ; imaginer des aventures avec sa secrétaire, ce n’est pas se détendre en rêvant, c’est déjà être adultère. Etc.

… et ceux qu’on ne voit pas


Mais un péché peut en cacher un autre. Il y a toute la cohorte des péchés que l’on ne voit pas. « L’impie se voit d’un œil trop flatteur pour trouver et haïr sa faute », dit le psaume 35. Dans La Femme pauvre, Léon Bloy a cette juste parole : « Notre décrépitude est si profonde que nous ne savons même pas que nous sommes des idolâtres ».

À la base de chaque péché, il y a une idolâtrie : nous choisissons de prendre pour dieu ce qui ne l’est pas. Et nous nous aveuglons sur cette idolâtrie pour trois raisons principales : parce que les péchés sont passés en nous à l’état d’habitude ; parce qu’ils sont justifiés, ou excusés, ou tolérés, par l’entourage, la société ; parce qu’ils se mêlent à des blessures psychologiques.

Des vices sont à la tête

En fait, on n’a pas attendu la psychologie pour savoir que certains plis de l’âme sont trop habituels, trop autojustifiés, et trop enracinés dans nos psychismes, pour être aisément discernés.

Les Pères du désert, au IVe siècle, recevaient quantité de personnes dans leurs ermitages. Ils ont acquis de cette écoute une profonde connaissance de la nature humaine et ont ainsi observé que les péchés habituels sont en nombre limité. On doit à l’un d’eux, Évagre le Pontique, d’avoir arrêté une liste de huit « pensées » mauvaises, qui prendront plus tard, avec Hugues de Saint-Victor, au Moyen Âge, le nom de « vices capitaux ».

Capital n’est pas mortel


Ne confondons pas, comme trop souvent, péché capital et péché mortel. « Capital » n’a pas ici le sens de grave. La gourmandise fait partie des péchés capitaux, mais est plutôt vénielle de par sa nature.

« Capital » vient de caput, la tête. Une faute capitale est à la tête, à la source d’autres fautes. C’est un péché que l’on commet pour lui-même. L’avare accumule de l’argent pour accumuler. Et ne dit-on pas de la paresse qu’elle est la mère de tous les vices ? En revanche, on ne ment pas pour mentir, mais pour se protéger ou se mettre en valeur.

Il y a des « péchés fils ». Le péché capital, lui, est un « péché mère », un péché originaire.

Pécher, c’est se tromper de bonheur

Après tout, qu’est-ce que pécher ? En hébreu, le mot signifie : manquer son but, se tromper de cible. Quelle cible ? Le bonheur. Pécher, c’est se tromper de bonheur. Ce n’est pas une sorte d’infraction à un code de la route divin, c’est un détournement, un dévoiement. L’homme qui ment lit le panneau indicateur « Mensonge » et traduit volontairement « Bonheur ». La doctrine des péchés capitaux montre les sept voies par lesquels l’homme peut se détourner de son véritable bonheur.

Les péchés capitaux sont capiteux. Ils offrent les valeurs les plus séduisantes, celles qui se rapprochent le plus de notre vrai bonheur : la communion avec Dieu. Ils en détournent d’autant plus efficacement qu’ils lui ressemblent le plus. Les péchés capitaux sont des miroirs aux alouettes, des routes trompe-l’œil, des impasses masquées, des valeurs de substitution, des drogues hallucinogènes. Ce sont les sept idoles de l’âme – puisque le propre de l’idole est de mimer Dieu.

Faire d’un bien fini son idole

« Les vices de l’homme, si pleins d’horreurs qu’on les suppose, contiennent la preuve (quand ce ne serait que leur infinie expansion !) de son goût de l’infini ; seulement c’est un goût qui se trompe souvent de route », écrit le poète Charles Baudelaire, grand observateur de l’homme blessé, dans « Le poème du haschisch » (Les Paradis artificiels). « C’est dans cette dépravation du sens de l’infini que gît, selon moi, la raison de tous les excès coupables. »

Les honneurs, les plaisirs, les richesses, sont des biens réels, des valeurs gratifiantes, mais terrestres. Par sa liberté, l’homme, pour son malheur, est capable d’investir sa vie, de placer son bonheur, dans des biens limités. Le péché consiste à aimer infiniment ces réalités finies, à en faire son absolu, son idole : l’orgueil fait de sa propre excellence son idole ; la luxure fait de même pour les jouissances sexuelles.

S’attaquer à la tête


Quand on s’attaque à un péché capital, on attaque la « tête » de l’hydre, le péché qui bloque notre vie spirituelle. C’est comme démailler un tricot : l’important est de tirer le bon fil, le reste suit.

Un Père du désert confiait s’être battu pendant de longues années contre la colère : « Un jour, dit-il, je m’en suis débarrassé ; alors, étonné, j’ai pu voir combien mes autres défauts avaient régressé ». Jean Cassien, un autre Père de l’Église, donne l’image des gladiateurs qui entrent dans l’arène et affrontent les bêtes fauves : « Après avoir considéré quelles sont les plus remarquables pour leur vigueur ou les plus terribles pour leur férocité, c’est contre elles tout d’abord qu’ils engagent le combat. Lorsqu’ils les ont tuées, ils abattent plus facilement les autres, qui sont moins terribles et moins furieuses ».

« Rien de grand ne se fait sans passion », disait le philosophe allemand Hegel. Les péchés capitaux sont les grandes passions qui mènent le monde, pour son désastre. Comme ils sont devenus des habitudes, il est difficile de les voir à l’œuvre dans nos vies. Nos sept prochains articles les passeront en revue, un par un.

Camarades lecteurs, la lutte continue contre le (péché) capital ! Si la grâce, c’est le pardon, la grâce des grâces, c’est de savoir de quoi on est pardonné.

(fin de citation -- à suivre )[b]
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MessageSujet: Re: les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ?   les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ? EmptySam 26 Nov 2011, 20:15

Ami mario bonsoir c'est bien vrai, il y a 7 péchés capitaux cependant pour moi celui qui est à la base de tous les péchés c'est l'orgueil .
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MessageSujet: Re: les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ?   les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ? EmptyDim 27 Nov 2011, 11:49

Eliza2 a écrit:
Ami mario bonsoir c'est bien vrai, il y a 7 péchés capitaux cependant pour moi celui qui est à la base de tous les péchés c'est l'orgueil .


Je pense que tu as raison, ma chère ELIZA, avec , en deuxième position : l'avarice qui est la source de l'égoïsme et de la dureté du coeur !
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MessageSujet: Re: les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ?   les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ? EmptyMer 07 Déc 2011, 09:47

Eliza2 a écrit:
Ami mario bonsoir c'est bien vrai, il y a 7 péchés capitaux cependant pour moi celui qui est à la base de tous les péchés c'est l'orgueil .


Oui, l'ORGUEIL ... Je cite la revue "Famille chrétienne " :


C'est le roi du peloton, le maillot jaune. Il se surnomme amour-propre, fatuité, gloriole, suffisance, vanité, dédain, arrogance, mégalomanie. C'est le capitaine des capitaux. Ce péché de tête roule en tête, fanfaron, mais sait aussi se dissimuler parmi les six équipiers qu'il envoie en échappée : gourmandise, luxure, avarice, jalousie, paresse, colère. Les sept vices mènent la course, entraînant derrière eux les sévices dérivés, des tas de gagne-petit qui tentent de ne pas se laisser distancer et font de la surenchère : lâcheté, médisance, discorde, infidélité, ambition, mensonge, cruauté.

La liste est interminable. Elle s'étire sur toute l'Histoire de l'humanité. Elle se résume en un maître-mot, père de mille traîtres maux : orgueil.

L'orgueil est non seulement un péché capital, mais le péché capital par excellence. Le péché primordial. En effet, «le commencement de tout péché, c'est l'orgueil», affirme l'Ecriture (Si 10, 13). Au fond de tout péché sommeille une secrète préférence de soi. L'orgueil est justement cet amour de soi-même. Mais un amour désordonné.

L'orgueilleux souffre d'un cancer (volontaire) de l'ego. Il place sa personne au centre du monde, au centre de lui-même. Le français utilise aussi le mot «superbe» : il désigne «ce qui se trouve au-dessus». Le superbe se croit supérieur aux autres. Il est arrogant, suffisant, présomptueux. Parfois, sous les atours de l'humilité. Les métastases de l'orgueil se glissent partout.

L'Ecriture n'est pas tendre avec l'orgueil. L'Ancien Testament, et le Nouveau, répètent que «Dieu résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles» (Pr 3, 34 ; Jc 4, 6 ; 1 P 5, 5) Le Seigneur disperse les superbes (Lc 1, 51) et abaisse celui qui s'élève (Mt 23, 12). Jésus fait de l'humilité le cœur de sa première Béatitude : «Bienheureux les pauvres, les humbles de cœur» (Mt 5, 3). Il donne l'exemple en s'abaissant (Ph 2, 6-11) et en se faisant serviteur.

Le péché est dans la démesure. Attention : si l'orgueil est un amour démesuré de soi, c'est que l'amour de soi n'est pas mauvais. Au contraire. Le moi n'est pas haïssable. Se haïr, c'est aussi de l'orgueil. L'estime de soi est une qualité indispensable pour vivre. Devenir adulte, c'est s'affirmer, avoir ses goûts, ses opinions propres, penser par soi-même, décider par soi-même. Combien de personnes se prétendent écrasées par les autres (leur conjoint, leur supérieur, etc.), qui sont d'abord des personnes privées de cette estime d'elles-mêmes qui leur permettrait de refuser ce piétinement.

L'orgueil a son opposé : le manque de souci de sa propre perfection. C'est aussi une faute. «A vouloir trop descendre, écrivait Bernanos, on risque de passer la mesure. Or, en humilité comme en tout, la démesure engendre l'orgueil, et cet orgueil-là est mille fois plus subtil et plus dangereux que celui du monde, qui est le plus souvent qu'une vaine gloriole.»

Un jour qu'il prêchait, saint Bernard sent monter en lui ce qu'il croit être un mouvement de vaine gloire. Il s'apprête à descendre de chaire, lorsque l'Esprit Saint lui intime l'ordre : «Reste ici». C'était du scrupule, non de l'orgueil.

L'orgueilleux vit pour lui. Comment distinguer le péché d'orgueil du juste amour de soi ou d'une légitime fierté ? Il existe deux critères majeurs : d'abord, l'orgueilleux vit pour soi. Il n'aime pas l'autre ou s'il l'aime, c'est pour lui. Faites un test. A qui pensez-vous en premier le matin : à vous ? A votre conjoint ? A vos enfants ? à Dieu ?

Lors d'un dîner entre amis, Monsieur lance à la cantonade : «Cette année, je finis ma thèse ; je commence une licence en socio ; si j'ai le temps, je m'inscris aussi à des cours d'anglais et je... - Je, je, je, l'interrompt sa femme, avec un sourire. Et nous, chéri, dans tout cela ?»

Cette forme d'orgueil est ce que l'on appelle l'égoïsme. Un enfant l'a défini ainsi : «L'égoïste, c'est celui qui ne pense pas à moi !» Lorsque, dans La grande vadrouille, Funès et Bourvil sont faits prisonniers par les Allemands, Bourvil affirme : «Ils pourront me faire tout ce qu'ils veulent, me torturer, je ne parlerai pas. - Moi aussi, renchérit Funès. - Vous aussi ? interroge Bourvil, touché de cette solidarité. - Oui, explique Funès. Ils pourront vous faire tout ce qu'ils veulent, vous torturer, je ne parlerai pas».

Plus terrible la confidence de Swann sur Odette, à la fin de Du côté de chez Swann, de Proust : «Dire que j'ai gâché des années de ma vie, que j'ai voulu mourir, que j'ai eu mon plus grand amour pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n'était pas mon genre !»

L'orgueilleux est tellement au centre de ses préoccupations que Dieu en est évacué. Or, si Dieu n'est pas au centre, Il est nulle part. L'orgueilleux n'agit ni pour la gloire de Dieu, ni pour l'amour d'autrui, mais pour sa propre personne. Voilà pourquoi saint Paul dit de la superbe qu'elle est une bouffissure (Col 2, 18).

... et il vit par lui. L'orgueilleux vit non seulement pour soi, mais par soi. C'est le second critère de discernement. Cette autre forme d'orgueil, plus subtile encore, semble pouvoir s'insinuer partout, jusque dans la bonté, la sainteté. On peut être généreux, se dépenser pour autrui, être pieux, et orgueilleux - vivre pour l'autre et pour Dieu, mais par soi.

Cet orgueilleux-là, c'est l'indépendant. Le Curé d'Ars prévenait : «Lorsque nous péchons par orgueil, [...] nous disons au Bon Dieu que nous sommes indépendants de toutes choses». L'indépendant contrôle tout et ne veut être contrôlé en rien. Il maîtrise son existence, et renâcle à prendre conseil. Ce modèle est exalté par notre société. Il est significatif que «suffisance» soit synonyme d'«orgueil» : l'orgueilleux, c'est l'homme qui veut se suffire à lui-même.

Là est le péché du Démon. Il n'est pas mégalomane, il sait bien qu'il n'est pas Dieu. Sa superbe - et sa désespérance - consiste à ne pas tout attendre de Dieu. Et tout son travail est de construire l'homme à son image...

L'orgueil se dissimule. L'orgueil est un serpent ; il se faufile dans les meilleures intentions du monde, on l'a vu. «L'aveuglement des hommes, écrit La Rochefoucauld, est le plus dangereux effet de leur orgueil : il sert à la nourrir et à l'augmenter, et nous ôte la connaissance des remèdes qui pourraient soulager nos misères et nous guérir de nos défauts».

La superbe est difficile à déceler, pour trois raisons.

D'abord, elle prend des masques. Elle sait même se grimer en vertu (voir encadré «Le masque de la vertu») : «On érige en vertus, pour compenser son inertie ou sa vaine fébrilité, le sentiment d'indignité, le mépris de soi-même, bref une humilité qui donne le change, mais qui recouvre bien souvent un colossal narcissisme», dénonçait le Dr Berge dans Les Maladies de la vertu. L'humilité n'est pas la petitesse. Mgr Guy Gaucher, spécialiste de sainte Thérèse de Lisieux, remarque : «Beaucoup de personnes s'imaginent que "la petite voie" d'enfance thérésienne, c'est : j'ai un petit appartement, j'ai une petite voiture, j'ai une petite vie. Non !»

Ensuite, l'orgueilleux se justifie. Ainsi de la bouderie, une des formes méconnues de l'orgueil. «Trois fois dans la soirée qu'il me coupe la parole devant les enfants, ça suffit ! s'exclame intérieurement Nicole, exaspérée par son mari. Je ne lui adresse plus la parole du week-end.» Le lendemain matin, son mari lui offre son plus beau sourire. Nicole s'apprête à répondre une gentillesse quand elle se reprend : «Ah non, j'oubliais... je boude !»

La preuve que la bouderie est bien de l'orgueil, c'est qu'il faut beaucoup d'humilité pour se rouvrir. Revenir en arrière suppose qu'on avoue, à soi et à l'autre, avoir eu tort - au moins de s'être fermé.

Enfin, l'orgueil est souvent étroitement entrelacé à nos blessures, notamment les blessures d'abandon (lire le témoignage de Julie).

«La charité ne fanfaronne pas, elle ne se gonfle pas», dit saint Paul (1 Co 13, 4). Si l'homme doit se vanter, qu'il «se vante du Seigneur» (1 Co 1, 31). Saint Paul se vante de telle ou telle qualité, mais parce qu'il sait que Dieu en est la source autant que le destinataire (2 Co 10, 8). En cela consiste l'humilité : se tourner vers Dieu, tout recevoir de Lui, et reconnaître ses faiblesses.

Le salut réside aussi dans la capacité à rire de soi-même. «Humour» commence comme «humilité» et finit comme «amour». Grâce à l'humilité, l'orgueilleux apprend qu'il existe non par soi mais par les autres ; et grâce à l'amour, il apprend qu'il existe non pour soi mais pour les autres.

Pascal Ide, avec Luc Adrian

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MessageSujet: Re: les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ?   les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ? EmptyJeu 08 Déc 2011, 19:15

Bonsoir ami mario , oui pour moi perso il est bon de pouvoir comprendre ce que le Seigneur , désire me faire comprendre à travers les 7 péchés capitaux qui bien souvent , ils me mène la vie dure afin de me détourner du chemin de la vie éternelle .
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MessageSujet: Re: les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ?   les 7 péchés capitaux : faut-il en parler ? EmptyJeu 08 Déc 2011, 22:49

Eliza2 a écrit:
Ami mario bonsoir c'est bien vrai, il y a 7 péchés capitaux cependant pour moi celui qui est à la base de tous les péchés c'est l'orgueil .

Assalam alaykum,

intéressant ce texte...

Oui pour moi aussi, l'orgueil universel est un sacré obstacle à franchir.

Quant à la bouderie, c'est de la rancune. Je ne sais pas si c'est toujours lié à l'orgueil mais ce n'est pas le détachement spirituel, c'est sur.
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