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 le mercredi des Cendres

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MessageSujet: le mercredi des Cendres   le mercredi des Cendres EmptyLun 20 Fév 2012, 22:25

Qu’est-ce que le mercredi des Cendres ?

Qu’est-ce que le mercredi des Cendres ? Une célébration comme une autre ? Pourquoi un mercredi ? Quelle est la symbolique des cendres ?

Le mercredi des Cendres marque l’entrée officielle en Carême et dans le cycle pascal. Il peut tomber n’importe quel mercredi entre le 4 février et le 10 mars, en fonction de la date de Pâques.

Les Cendres

Les cendres qui proviennent des rameaux de l’année précédente, brûlés pour l’occasion, sont déposées sur le front des fidèles. Cette coutume de se couvrir la tête de cendres - et à l’origine de se revêtir aussi d’un sac - est une ancienne pratique pénitentielle qui remonte au peuple hébreu (Jon 3,5-9 ; Jr 6,26 ; 25, 34 ; Mt 11,21).

Du commencement du christianisme au VIIè siècle

Aux commencements du christianisme, ce rite des cendres n’était pas directement associé au début du Carême. Vers l’an 300, il fut adopté par certaines Églises locales et intégré au rite d’excommunication temporaire ou de renvoi des pécheurs publics de la communauté. Ces personnes s’étaient rendues coupables de péchés ou de scandales « majeurs » : apostasie, hérésie, meurtre et adultère (considérés comme des péchés « capitaux »).

Au VIIe siècle environ, cette coutume donna lieu, dans certaines églises, à un rite public du mercredi des Cendres. Les pécheurs confessaient d’abord leurs péchés en privé. Puis ils étaient présentés à l’évêque et mis publiquement au rang des pénitents. Ils devaient se préparer pour recevoir l’absolution donnée le Jeudi saint. Après une imposition des mains et des cendres, ils étaient renvoyés de la communauté comme Adam et Eve l’avaient été du paradis. Bien sûr, on leur rappelait que la mort est la conséquence du péché : « Oui, tu es poussière et à cette poussière tu retourneras » (Gn 3,19). Les pénitents vivaient en marge de leur famille et du reste de la communauté chrétienne pendant les quarante jours du Carême (d’où l’expression de « quarantaine »).

Le « sac » qu’ils avaient revêtu et la cendre dont ils étaient couverts permettaient de les reconnaître lors des assemblées ou, le plus souvent, aux portes de l’église où ils étaient relégués. Cette pratique pénitentielle impliquait généralement de s’abstenir de viande, d’alcool, de bain. Il était également interdit de se faire couper les cheveux, de se raser, d’avoir des relations sexuelles et de gérer ses affaires. Selon les diocèses, il arrivait que certaines pénitences durent plusieurs années, voire toute la vie.

Au Moyen Age

Au cours du Moyen Âge, c’est la dimension personnelle du péché, plutôt que son caractère public, qui fut objet d’insistance. Par conséquent, les traditions associées au mercredi des Cendres furent appliquées à tous les adultes de la paroisse, mais sous une forme mitigée. Au XIe siècle, les pratiques en usage étaient fort semblables à celles que nous connaissons aujourd’hui. Depuis quelques années, il existe une alternative à la formule traditionnelle pour l’imposition des cendres. Elle met en valeur un aspect beaucoup plus positif du Carême : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Me 1,15).

Dans les Églises de Bretagne insulaire et d’Irlande, une nouvelle modalité pénitentielle se développa, entre le VIe et le VIIIe siècle, sous l’influence des moines celtes. Il s’agissait d’une forme de pénitence personnelle et privée pour des péchés moins graves que ceux évoqués ci-dessus. Cette pratique, plus que le rite du mercredi des Cendres, allait contribuer à faire évoluer les modalités du sacrement de la réconciliation.

Pour aujourd’hui

Comme toute fête de l’année au calendrier chrétien, le mercredi des cendres se situe en référence à la fête des fêtes qu’est Pâques qui célèbre le passage de la mort à la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ. Fête tellement importante qu’elle est célébrée durant cinquante jours (de là vient le mot Pentecôte), et qu’elle est précédée d’une préparation de quarante jours (d’où vient le mot Carême). Cette préparation est un temps de cheminement spirituel, tout entier orienté vers Pâques, pour ceux qui se préparent à être baptisés à la veillée pascale et pour tous les fidèles. Il est marqué par le jeûne (privation), la prière et le partage (charité, solidarité), et pas seulement comme pratique à observer - d’ailleurs le plus discrètement possible (voir Matthieu 6, 5-18 "Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu… mais parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes") - mais véritable démarche spirituelle. La durée de quarante jours est d’ailleurs à mettre en relation avec les 40 jours de Jésus au désert précédant sa vie publique, eux-mêmes en relation symbolique avec les quarante ans de traversée du désert par les Hébreux avant l’entrée en Terre promise.

C’est pour tenir les quarante jours de jeûne et de privation, en dehors des dimanches qui sont toujours jour de fête et de résurrection - même en temps de Carême - que le début de celui-ci fut avancé au mercredi. La cendre évoque la faiblesse de l’homme (cf. Genèse 3, 19 "Souviens-toi que tu es poussière…"), elle évoque aussi le péché et la fragilité de l’homme (cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30). Pour les chrétiens, l’imposition des cendres est avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle." (Marc 1, 15).

Source : Guide des traditions et coutumes catholiques, pp 138-140



Mercredi des Cendres : entrée en Carême le 22 février

Méditation +André cardinal Vingt-Trois


« Venir recevoir les cendres, c’est prendre notre place dans la file des pécheurs et nous engager avec eux dans le chemin de la conversion. Nous n’avons pas trop de ces quarante jours pour nous laisser conduire à la racine du péché.

Nous ne sommes pas pécheurs simplement parce que nous avons accumulé des fautes ; nous sommes pécheurs parce que notre cœur s’est détourné de Dieu. Ce mouvement radical est la cause et l’explication des différentes fautes que nous pouvons commettre. Leur liste se renouvellera toujours, si nous n’acceptons pas d’attaquer le péché à sa racine, si nous n’acceptons pas la conversion radicale à la foi en Dieu.

S’il nous est possible de nous reconnaître pécheurs et d’entrer dans un chemin de conversion, c’est parce que la miséricorde divine nous permet de voir le mal en nous comme nous le voyons hors de nous. Ce que nous apercevons de la miséricorde de Dieu est cela même qui nous permet de reconnaître l’action du mauvais en ce monde parce que nous la voyons dans la lumière de la victoire du Christ. C’est parce que nous croyons que Dieu est un Dieu de tendresse et de miséricorde, parce que nous savons que le Christ a donné sa vie pour nous délivrer du péché, que nous pouvons oser regarder en face le péché de notre cœur.

On dit souvent que notre société a perdu le sens du péché. Peut-être faudrait-il expliquer un peu plus que la perte du sens du péché n’est que la conséquence de la perte du sens de la miséricorde. Si notre société est incapable d’identifier et de nommer le péché, c’est qu’elle a oublié être sous la main miséricordieuse d’un Père dont le souci permanent est d’accorder son pardon et de réconcilier les hommes avec lui.

Il ne sert à rien d’exhorter les gens à se reconnaître pécheurs si d’abord on ne leur annonce pas la bonne nouvelle du salut et si on ne leur donne pas la possibilité de faire face à la mort parce qu’ils sont déjà dans le Ressuscité. »



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rosedumatin
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MessageSujet: Re: le mercredi des Cendres   le mercredi des Cendres EmptyMer 22 Fév 2012, 17:29

Dans son message publié le 7 février 2012 à l’occasion du Carême, Benoît XVI insistait sur le mal et sa dénonciation. « Les chrétiens ne peuvent se taire face au mal et ont la mission prophétique de la dénonciation envers une génération qui s’adonne au mal ». Pour illustrer cette dimension, le pape relève que la tradition de l’Eglise « a compté parmi ses œuvres de miséricorde spirituelle celle d’admonester les pécheurs ». Dans son message, le souverain pontife invite les fidèles à récupérer cette dimension de la charité chrétienne.

Face à la déchristianisation, il dénonce l’attitude des chrétiens qui, par respect humain ou par simple commodité, s’adaptent à la mentalité commune. Toutefois, nuance Benoît XVI, les reproches doivent être animés par l’amour et la miséricorde, sans esprit de condamnation. D’où l’importance de la « correction fraternelle », « nous sommes tous faibles et imparfaits« , explique le pape, « il est donc très utile d’aider et de se laisser aider à jeter un regard vrai sur soi-même pour améliorer sa propre vie et marcher avec plus de rectitude sur la voie du Seigneur ».

En fin d’après-midi, le pape se rendra devant l’église bénédictine Saint-Anselme, pour un temps de prière et d’adoration. Entouré des cardinaux et évêques, des moines bénédictins et des Pères dominicains, Benoît XVI se rendra ensuite en procession jusqu’à la basilique Sainte Sabine, à une centaine de mètres de là, où il célébrera l’eucharistie et le rite d’imposition des cendres.
Selon une très ancienne tradition, les fidèles à Rome sont invités à prier pendant le Carême, chaque jour dans une église différente, dédiée à un martyr. L’église paléochrétienne qui porte le nom d’une jeune martyre du IIe siècle, Sainte-Sabine, est ainsi la première station de Carême.

Les jeunes invités au silence

Temps de partage, de jeune et de prière, le Carême sera vécu avec des accents différents selon le lieu. Ainsi le patriarche melkite catholique d’Antioche, Gregorios III, invite particulièrement les jeunes à découvrir le silence. Le thème de sa lettre de Carême reprend l’invitation du Christ « Entre dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte à clef » (Mt 6,6).

Pour le patriarche, il est particulièrement important » d’éduquer la jeunesse et de l’inviter au silence, au calme, surtout dans les sorties et activités des jeunes. Diminuer le volume des chants dans les réunions et les activités paroissiales ». Le patriarche appelle la jeunesse à saisir cette pause du carême comme un temps de prière et d’intercession, la Syrie et les pays arabes étant au cœur de sa préoccupation.

« Dans les situations actuelles tragiques de nos pays arabes, surtout en Syrie, Nous invitons nos prêtres et nos fidèles à faire de ce temps du Carême un temps de prières et d’intercessions, de pénitence, à l’intention de la paix, de la solidarité, de l’unité, de la concorde, du dialogue et du respect entre tous les citoyens. Que Dieu protège nos pays arabes, surtout la Syrie! Plaise au Sauveur que ce temps du Carême nous mène vers les vraies voies de la résurrection et de la paix ! »

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