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 Des Juifs modérés contre la politique israélienne

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mario-franc_lazur
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MessageSujet: Des Juifs modérés contre la politique israélienne   Des Juifs modérés contre la politique israélienne EmptyMer 05 Mai 2010, 07:36

LU dans la presse .( journal "La Croix" )

" Des personnalités juives européennes, au sein de JCall, veulent apporter une voix différente de celles des organisations juives traditionnelles sur le conflit israélo-palestinien

JCall, pour « European Jewish Call For Reason », a été présenté lundi 3 mai au Parlement européen. L’un de ses membres, Élie Barnavi, historien, ancien ambassadeur d’Israël en France, qui vit à Bruxelles, explique que JCall « a pris corps » au Centre communautaire laïque juif (CCLJ), à Bruxelles, et que « l’idée n’est pas de créer un second mouvement comme “La Paix maintenant”. Nous voulons dépasser les clivages politiques, car nous pensons que nombreux sont les juifs européens modérés qui n’approuvent pas la politique du gouvernement israélien, qui n’est ni légitime ni raisonnable, mais plutôt suicidaire ! »

Les auteurs du texte de JCall s’inquiètent de la situation de blocage au Proche-Orient et demandent l’intervention volontariste de l’Union européenne et des États-Unis, alors que « l’existence d’Israël est à nouveau en danger ». Sans nier « la menace des ennemis extérieurs », ils soulignent aussi le « danger » lié à « l’occupation » et à « la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est », qualifiées d’« erreur politique » et de « faute morale ».

Parmi les signataires figurent Serge Blisko, député PS, Élie Chouraqui, cinéaste, Daniel Cohn-Bendit, député Vert européen, Boris Cyrulnik, psychiatre, Élisabeth de Fontenay, philosophe, Georges Kiejman, ancien ministre et avocat, Bernard-Henri Lévy, philosophe, Pierre Nora, historien, membre de l’Académie française, Élisabeth Roudinesco, psychanalyste, Maurice Szafran, PDG de Marianne.
Un appel inspiré par un mouvement américain JStreet, un mouvement juif fondé par Jeremy Ben-Ami à Washington en 2008, proche du président Barack Obama. « Nous essayons de définir ce que signifie être pro-Israël. Cela ne doit pas impliquer un alignement systématique sur la ligne du parti au pouvoir. Ni empêcher d’être critique à son encontre. Notre position n’est pas : Israël envers et contre tout », déclarait récemment Jeremy Ben-Ami.

Une approche qui trouve de plus en plus d’écho chez les juifs américains. « Notre priorité absolue, confiait-il au New York Times, c’est de faire tout ce qui est en notre pouvoir au Congrès pour soutenir la position d’Obama », qui a fait de la résolution du conflit israélo-palestinien, la priorité de son mandat.

JStreet reste encore très modeste au regard de l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), un important groupe d’intérêts que John Mearsheimer et Stephen Walt, deux politologues américains (1), qualifient « d’agent d’un gouvernement étranger » qui, selon eux, « maintient le Congrès sous pression » ; aussi, ajoutent-ils « la politique américaine envers Israël n’y est pas débattue, alors que cette politique a des conséquences considérables pour le monde entier ».

L’appel de JCall crée un débat dans la communauté juive française. Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a déploré des « formulations pas acceptables dans ce texte »."

Agnès ROTIVEL

(1) Auteurs du Lobby pro-israélien et la Politique étrangère américaine, Éd. La Découverte, 499 p., 20 €.
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ysov

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MessageSujet: Re: Des Juifs modérés contre la politique israélienne   Des Juifs modérés contre la politique israélienne EmptyMar 31 Aoû 2010, 04:08

Que de plus en plus de juifs se prononcent contre une attitude aveugle d'Israël ne me surprend guère. J'ajoute que même des rabbins sont contre l'existence
même de cet Israël, car selon eux, le sionisme crée au début du XXe s. et qui fut renforcé par la shoah est une imposture allant à l'encontre même des
desseins de Dieu. Cet état d'Israël voulu par le sionisme avec l'aval de l'ONU précipite dangereusement ce retour espéré lors de Machiah attendu, mais
seulement quand les signes de Dieu précèderont. Ces rabbins l'affirment.
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Seraphine

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MessageSujet: Re: Des Juifs modérés contre la politique israélienne   Des Juifs modérés contre la politique israélienne EmptyMar 31 Aoû 2010, 08:03

ysov a écrit:
Que de plus en plus de juifs se prononcent contre une attitude aveugle d'Israël ne me surprend guère. J'ajoute que même des rabbins sont contre l'existence
même de cet Israël, car selon eux, le sionisme crée au début du XXe s. et qui fut renforcé par la shoah est une imposture allant à l'encontre même des
desseins de Dieu. Cet état d'Israël voulu par le sionisme avec l'aval de l'ONU précipite dangereusement ce retour espéré lors de Machiah attendu, mais
seulement quand les signes de Dieu précèderont. Ces rabbins l'affirment.

Bonjour,

Le sionisme est une idéologie condamnée par l'Eglise dans sa partie politique.

Voici la Déclaration de Jérusalem :

Document : déclaration des patriarches et chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem sur le statut de la Ville Sainte
jeudi 12 octobre 2006



Jérusalem, 29 Septembre 2006

Une fois encore, nous avons connu une nouvelle période de violence mortelle dans la guerre au Sud Liban. Et, jusqu’aujourd’hui, nous ne cessons d’être affrontés à la mort et à la démolition à Gaza, et à plus d’insécurité dans la société israélienne. C’est pourquoi nous disons qu’il est grand temps de commencer un effort sérieux, par toutes les parties, pour une paix totale, juste et définitive. De plus, nous croyons que la paix doit commencer dans la cité sainte de Jérusalem.

C’est pourquoi nous présentons la déclaration suivante espérant qu’elle apportera une modeste contribution à la naissance de la paix dans notre terre.

En 1994, nous, Patriarches et Chefs des Eglises chrétiennes locales à Jérusalem, nous avons publié un mémorandum sur la « Signification de Jérusalem pour les Chrétiens » qui insistait sur le caractère chrétien de Jérusalem et sur l’importance de la présence chrétienne en elle. Le mémorandum parlait aussi du statut politique spécial qui doit s’accorder avec sa nature de ville sainte. Depuis ce temps-là, nous avons vu une tendance croissante chez les autorités politiques à décider du sort de la ville et à définir son statut de façon unilatérale. L’accès de nos fidèles à Jérusalem, de même que celui du personnel religieux, reste toujours difficile. Avec la construction du mur, une grande partie de nos fidèles de Jérusalem se trouve exclue de la ville sainte, et, selon les plans publiés par la presse locale, un nombre plus grand encore en sera exclu dans l’avenir. Entourée de murs, Jérusalem n’est plus le centre et le cœur de la vie comme elle devrait l’être.

Nous voyons qu’il est de notre devoir d’attirer l’attention des Autorités locales, comme de la communauté internationale et des Eglises du monde, sur cette situation très grave et d’appeler à un effort concerté afin de chercher à trouver une vision commune pour le statut de la ville sainte, basée sur les résolutions internationales et prenant en considération les droits des deux peuples et des trois religions en elle.

Dans cette cité, dans laquelle Dieu voulut parler à l’humanité et réconcilier les peuples avec lui-même et entre eux, nous élevons notre voix pour dire que les chemins suivis jusqu’à maintenant n’ont pas porté la paix à la ville et n’ont pas ramené la vie normale à ses habitants. C’est pourquoi, ils doivent être changés. Les chefs politiques doivent arriver à une nouvelle vision et trouver de nouveaux moyens d’action.

Dans le plan même de Dieu, trois religions et deux peuples furent amenés à vivre ensemble dans cette ville. Nous estimons qu’ils doivent continuer à vivre ensemble dans l’harmonie, le respect, la coopération et l’acceptation mutuelle.

1. Jérusalem, ville sainte et ville de la vie quotidienne pour deux peuples et trois religions

Jérusalem, patrimoine de l’humanité et ville sainte, est aussi la ville de la vie quotidienne pour ses habitants, Palestiniens et Israéliens, Juifs, Chrétiens et Musulmans, et pour tous ceux qui sont liés à eux par des liens de parenté et pour qui elle est le lieu de la prière, de l’école, de l’hôpital ou du gagne-pain de chaque jour. Non seulement les souvenirs historiques et les lieux saints de pèlerinage, mais aussi les communautés vivantes des croyants, juifs, chrétiens et musulmans, rendent la ville de Jérusalem chère et unique pour chacune des trois grandes religions monothéistes. Lieux saints et communautés humaines vivantes sont inséparables.

De plus, le caractère sacré de la ville sainte et les besoins de ses habitants y ont attiré et y attirent aujourd’hui encore de nombreuses institutions religieuses. Celles-ci furent reconnues et acquirent des gouvernements successifs, au long des siècles, des droits qui leur permirent de s’acquitter de leurs obligations à l’égard de la ville sainte et de ses habitants. En conséquence, les droits fondamentaux des personnes et des communautés doivent y être respectés : pour les personnes, les droits fondamentaux qui leur permettent d’exercer leurs devoirs religieux, politiques et sociaux, et de répondre à leurs besoins éducatifs, culturels et médicaux ; et pour les communautés, le droit de posséder, de gérer librement les oeuvres nécessaires pour leur ministère et leur développement humain intégral - églises, monastères, écoles, hôpitaux, œuvres sociales, instituts pour études théologiques et bibliques, services d’accueil des pèlerins, etc. - Cela inclut aussi le droit d’importer le personnel et de disposer des moyens nécessaires pour le bon fonctionnement de ces institutions.

2. Exigences pour une solution juste et durable à la question de Jérusalem

L’avenir de la ville doit se décider d’un commun accord, par la collaboration et la consultation, et ne doit pas être imposé par la puissance ou la force. Les décisions unilatérales ou une solution imposée continueront à mettre en danger la paix et la sécurité.

Diverses solutions sont possibles. La ville de Jérusalem pourrait rester unifiée, avec une souveraineté partagée, exercée à égalité par les Israéliens et les Palestiniens. Elle pourrait être aussi divisée, si tel était le désir de ses deux peuples, avec deux souverainetés distinctes, afin d’arriver à une véritable unité des cœurs dans les deux parties de la ville. Le mur qui a déchiré la ville en plus d’un point et qui a exclu un grand nombre de ses habitants devrait faire place à une éducation à la confiance et à l’acceptation mutuelle.

Face à l’incapacité des parties impliquées à trouver, jusqu’aujourd’hui, une solution juste et durable, l’aide de la communauté internationale est nécessaire. Dans l’avenir aussi, cette aide devrait continuer sous la forme de garanties qui assurent la stabilité des accords auxquels les deux parties seront arrivées.

Nous recommandons de créer aussitôt que possible un comité ad hoc afin de réfléchir sur l’avenir de la vielle. A ce comité les Églises locales doivent pouvoir participer.

3. Statut spécial - Ville ouverte

Jérusalem, ville sainte, patrimoine de l’humanité, et ville de deux peuples et de trois religions, a un caractère unique qui la distingue de toutes les villes du monde et qui dépasse toute souveraineté politique locale. « Jérusalem est trop précieuse pour dépendre exclusivement d’autorités politiques nationales ou municipales » (cf. mémorandum 1994). Ses deux peuples sont les gardiens de sa sainteté et portent la double responsabilité d’y organiser leur vie et d’y accueillir tous les « pèlerins » du monde. La collaboration internationale requise n’est pas supposée remplacer le rôle et la souveraineté de ses deux peuples. Elle est plutôt requise afin d’aider ses deux peuples à arriver à la définition et à la stabilité du statut spécial de la ville. C’est pourquoi, au plan concret, politique, économique et social, ses deux peuples doivent donner à Jérusalem un statut spécial qui corresponde à son double caractère, d’un côté, de ville sainte et universelle et, de l’autre, de ville ordinaire et locale où se déroule leur vie quotidienne. Une fois ce statut trouvé et défini, la communauté internationale est appelée à le confirmer par des garanties internationales qui assureront la paix stable et le respect pour tous.

Les composantes de ce statut spécial sont les suivantes : a- Le droit humain de liberté de culte et de conscience pour tous, individus et communautés religieuses (cf. mémorandum 1994.)
b- L’égalité devant les lois, de tous ses habitants en conformité avec les résolutions internationales.
c- Le libre accès à Jérusalem, pour tous, citoyens, résidents ou pèlerins, en tout temps, de guerre ou de paix. C’est pourquoi Jérusalem doit être une ville ouverte.
d- « Les droits de propriété, de garde et de culte que les différentes Églises ont acquis à travers l’histoire doivent continuer à être détenus par les mêmes communautés. Ces droits, déjà protégés par le Statu Quo des Lieux Saints selon les ‘firmans’ et les autres documents historiques, doivent continuer à être reconnus et respectés » (cf. mémorandum 1994).
e- Quelle que soit la solution envisagée, les divers Lieux Saints chrétiens de la ville, partout où ils sont, doivent rester géographiquement unis entre eux.

Conclusion

Pour les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans, Jérusalem est un haut-lieu de la Révélation et de la rencontre de Dieu avec les hommes. C’est pourquoi, nous ne pouvons rester indifférents à son sort et nous ne pouvons garder le silence face à ses souffrances présentes : « Pour la cause de Jérusalem, je ne me tiendrai pas tranquille, jusqu’à ce que ressorte, comme une clarté, sa justice, et son salut, comme un flambeau qui brûle » (Is 62,1).

Nous lançons un appel solennel à tous les chefs religieux dans cette Terre Sainte à la collaboration afin d’arriver à une vision commune de la ville qui puisse unifier les cœurs de tous les croyants. Nous appelons nos autorités politiques à rechercher de commun accord et en collaboration avec les autorités religieuses une solution qui réponde au caractère sacré de la ville.

Nous espérons que notre appel puisse être entendu et que les chefs politiques puissent respecter la nature de cette ville sainte et se montrer capables enfin d’arriver à un accord définitif qui fasse de Jérusalem vraiment le signe de la présence de Dieu et de sa paix parmi tous les peuples.

+ Patriarche Theophilos III, Patriarcat Grec Orthodoxe.
+ Patriarche Michel Sabbah, Patriarcat Latin
+ Patriarche Torkom II, Patriarcat Arménien Apostolique Orthodoxe
P. Pier Battista Pizzaballa, ofm, Custode de Terre Sainte
+ Anba Abraham, Patriarcat Copte Orthodoxe
+ Swerios Malki Mourad, Patriarcat Syrien Orthodoxe
+ Abune Grima, Patriarcat Ethiopien Orthodoxe
+ Paul Nabil Sayah, Exarchat Patriarcal Maronite
+ Riah Abu Al-Assal, Eglise Episcopalienne à Jérusalem et au Moyen Orient
+ Mounib Younan, Eglise Luthérienne Evangélique en Jordanie et en Terre Sainte
+ Pierre Malki, Exarchat Patriarcal Syrien Catholique
+ George Bakar, Exarchat Patriarcal Grec Melkite Catholique
P. Raphael Minassian, Exarchat Patriarcal Arménien Catholique.

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MessageSujet: Re: Des Juifs modérés contre la politique israélienne   Des Juifs modérés contre la politique israélienne EmptyMar 31 Aoû 2010, 09:17

ysov a écrit:
Que de plus en plus de juifs se prononcent contre une attitude aveugle d'Israël ne me surprend guère. J'ajoute que même des rabbins sont contre l'existence
même de cet Israël, car selon eux, le sionisme crée au début du XXe s. et qui fut renforcé par la shoah est une imposture allant à l'encontre même des
desseins de Dieu. Cet état d'Israël voulu par le sionisme avec l'aval de l'ONU précipite dangereusement ce retour espéré lors de Machiah attendu, mais
seulement quand les signes de Dieu précèderont. Ces rabbins l'affirment.


J'abonde dans ton sens, mon cher YSOV, et MERCI à notre soeur Séraphine d'avoir posté la déclaration de Jérusalem ...
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MessageSujet: Re: Des Juifs modérés contre la politique israélienne   Des Juifs modérés contre la politique israélienne EmptyJeu 02 Sep 2010, 10:31

Aujourd'hui, jeusi 2 septembre s’ouvrent à Washington des « négociations directes » entre Israéliens et Palestiniens.

C’est la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, qui lèvera le rideau de la rencontre entre le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le président palestinien, Mahmoud Abbas.

Ces négociations se déroulent dans un contexte peu favorable : violence sur le terrain, alors que, avant-hier, quatre colons juifs ont été tués dans un attentat revendiqué par le Hamas, et méfiance côté palestinien, alors que la présence de près de 500 000 colons dans les territoires palestiniens obère l’avenir d’un futur État, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Le scepticisme domine et pourtant, malgré tout, Barack Obama prend le risque. Dès son arrivée à la Maison-Blanche, il s’est engagé en faveur d’une solution à deux États, et donc à la création d’un État palestinien. Il y va de son avenir politique aussi. Les obstacles, nombreux, seront-ils franchis ? Les participants ont-ils le choix ?

Le conflit israélo-palestinien, qui dure depuis soixante-deux ans, mine les relations des États-Unis avec le monde arabe, alimente les extrémismes et nuit au développement économique et humain de tout le Proche-Orient. Autant de raisons de faire la paix.

Quel est l’objectif de ces négociations ?

Un règlement final du conflit israélo-palestinien. Le président Barack Obama s’est engagé à la création d’un État palestinien dans un délai d’un an.

« Nous pensons que c’est réaliste, a estimé l’envoyé spécial américain au Proche-Orient, George Mitchell, nous pensons que cela peut être fait. Et je pense que l’on peut défendre l’idée claire et solide (…) qu’une solution pacifique mettant fin à ce conflit, à toutes les revendications, et qui crée un État palestinien viable (…) vivant pacifiquement à côté d’Israël est dans leur meilleur intérêt. »

De quel État parle-t-on ?

Les Palestiniens veulent fonder leur État sur l’ensemble des territoires occupés par Israël en 1967. Mais, du fait de la croissance des colonies, surtout autour de Jérusalem, il faudra que les Palestiniens acceptent des échanges de terres. Ils s’y sont engagés, mais cela ne suffira pas à régler la question du statut de Jérusalem : Israël considère la Ville sainte comme sa « capitale indivisible », même si le premier ministre israélien évite depuis plusieurs semaines de le rappeler. Les Palestiniens, de leur côté, veulent que l’est de la ville soit leur capitale.

Pour Benyamin Netanyahou, tout accord devra stipuler que les Palestiniens reconnaissent qu’Israël est « l’État du peuple juif ». Ce qui couperait court au droit de retour en Israël de 4,5 millions de réfugiés palestiniens. Il exige aussi que soit mentionnée « la fin du conflit » pour stopper toute velléité de revendication autonomiste des 1 400 000 Arabes israéliens, vivant dans l’État hébreu (Palestiniens qui ont opté en 1948 pour la nationalité israélienne).

Enfin, l’État palestinien devra être démilitarisé et ne pourra signer aucun traité d’alliance militaire. Son espace aérien et la vallée du Jourdain devront être contrôlés par Israël.
Sur quels dossiers porte la négociation ?

Ils n’ont pas changé depuis les négociations d’Oslo : le tracé des frontières, le sort des réfugiés palestiniens, la colonisation en Cisjordanie occupée, le statut de Jérusalem et les pouvoirs de l’État palestinien. À moins d’un miracle, les positions sont irréconciliables sur la colonisation et le statut de Jérusalem.

« La colonisation est un phénomène irréversible, estime l’avocat palestinien Ziyad Clot, ancien conseiller juridique lors des négociations d’Annapolis (1) et elle ne pourra pas être stoppée. Elle a fait l’objet d’un véritable bras de fer entre le président américain Barack Obama et le premier ministre israélien. Mais Barack Obama, qui exigeait son arrêt, a dû abandonner. »

L’administration américaine n’a obtenu qu’un « moratoire », qui prend fin le 26 septembre et qui concerne la colonisation en Cisjordanie et pas à Jérusalem-Est, où elle se poursuit. « Obama n’a pas les moyens de faire plier les Israéliens sur ce dossier, poursuit l’avocat palestinien, sauf à adopter des mesures radicales comme l’arrêt du financement et du soutien politique à l’État hébreu, ce qu’Obama ne peut pas se permettre. »
Que vont faire les Américains ?

Washington aura une « présence active et soutenue » lors des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, a réaffirmé George Mitchell. « Cela ne veut pas dire que les États-Unis doivent être représentés dans chaque rencontre en particulier… cependant, cela ne veut pas dire non plus que les États-Unis restent en marge et ne participeront pas activement. Nous opérerons de façon raisonnable et sensée, selon les circonstances. » Ce qui, en termes moins diplomatiques, signifie : nous interviendrons quand nous l’estimerons nécessaire.

La méthode de négociation ne sera pas celle des sommets de Camp David, au cours desquels Israéliens et Palestiniens étaient confinés sous l’égide américaine. Le premier ministre israélien a proposé des rencontres en tête-à-tête deux fois par mois avec le président Mahmoud Abbas, après l’ouverture des négociations directes.
Quelle est la marge de manœuvre des acteurs ?

Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas ne combattent pas dans la même catégorie. « Le rapport de force est inégal, estime Ziyad Clot, avocat, ancien conseiller juridique dans les négociations d’Annapolis. Les Israéliens n’ont jamais été aussi forts, les Palestiniens n’ont jamais été aussi faibles. »

Le premier ministre israélien dispose d’une solide coalition, malgré l’opposition des colons à toute concession sur les colonies – 12 ministres sur 30 au total préconisent la reprise de la colonisation, après le 26 septembre – et du soutien de son ministre de la défense, Ehoud Barak, chef du Parti travailliste.

En revanche, la division entre Palestiniens, qui se traduit par d’un côté, la Cisjordanie, dirigée par l’Autorité palestinienne et de l’autre, la bande de Gaza, dirigée par le mouvement islamique Hamas – considéré comme une organisation terroriste, il n’est pas admis aux négociations –, affaiblit la position de Mahmoud Abbas. Ce dernier, qui ne voulait pas d’une reprise des négociations avant qu’un arrêt total de la colonisation n’ait été décrété, est totalement dépendant de l’aide financière de la communauté internationale.

L’arrêt de cette assistance signifierait l’effondrement de l’Autorité palestinienne. Or, à l’automne, la conférence de Paris devrait décider du prolongement de l’aide accordée à l’Autorité palestinienne, qui est conditionné à l’aboutissement du processus de création d’un État palestinien. Il n’est pas sûr que l’Europe, par ailleurs grande absente de ces négociations – à part la présence de Tony Blair, envoyé spécial du quartette (il regroupe les Nations unies, la Russie, les États-Unis et l’Union européenne) – bien que premier contributeur des Palestiniens, veuille poursuivre son aide, si aucune solution à ce conflit n’est en vue.

Agnès ROTIVEL

(1) Auteur de : Il n’y aura pas d’État palestinien – Journal d’un négociateur en Palestine, sortie le 23 septembre 2010.

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